Tout ce qu'il faut savoir dans le domaine de la Tech et d'Internet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

1497 épisodes en replay et MP3

Pourquoi les RTX 5080 et 5090 disparaissent-elles des boutiques ?
2m35s5.95 MB

Une carte graphique lancée à 999 dollars qui se retrouve proposée à plus de 2 000 dollars chez certains revendeurs américains. Et qui, en plus, disparaît de la boutique officielle de son fabricant. Voilà la situation étonnante dans laquelle se trouve la GeForce RTX 5080 de Nvidia, alors que sa grande sœur, la RTX 5090, connaît des difficultés comparables.Fin octobre, plusieurs médias spécialisés ont constaté que Nvidia avait retiré les références de ces deux cartes de son catalogue commercial américain. Un détail interpelle : les modèles moins puissants restent affichés, même lorsqu'ils sont en rupture de stock. La disparition d'une fiche commerciale ne signifie pourtant pas nécessairement l'arrêt de fabrication d'un produit. Nvidia a d'ailleurs démenti cette hypothèse concernant la RTX 5090. Jeff Fisher, responsable de sa division GeForce, reconnaît toutefois que l'approvisionnement reste limité. Le phénomène intervient dans un contexte particulier : Nvidia fournit à la fois des cartes graphiques pour les joueurs et des accélérateurs destinés aux entreprises qui développent des intelligences artificielles. Ces deux marchés ne sont pas totalement séparés. Certaines puces reposent sur des technologies et des capacités industrielles communes. Or, les équipements professionnels destinés à l'IA peuvent rapporter beaucoup plus que les cartes vendues au grand public. D'où les interrogations sur les priorités industrielles du fabricant. Des rumeurs évoquent une réorientation de certaines puces vers des produits professionnels, mais Nvidia n'a confirmé aucune décision de cette nature concernant les RTX 5080.Autre difficulté : la mémoire graphique. La demande en composants mémoire est particulièrement forte et peut limiter la quantité de cartes assemblées, même lorsque les processeurs graphiques sont disponibles. Une possible évolution de la gamme alimente également les spéculations. Nvidia préparerait une RTX 5080 équipée de 24 gigaoctets de mémoire, contre 16 actuellement, avec une commercialisation envisagée début 2027. Cette version n'a pas été officiellement annoncée. Pour les joueurs français, les cartes n'ont pas disparu de tous les circuits de vente. Mais les difficultés américaines illustrent un marché où la disponibilité et les prix deviennent de plus en plus imprévisibles. Le contraste est particulièrement frappant pour Nvidia : l'entreprise profite de l'explosion mondiale de l'intelligence artificielle, tandis que les amateurs de jeux vidéo peinent à acheter ses modèles les plus puissants à un tarif raisonnable.Source : Tom's Hardware Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Binance piraté par... la Corée du Nord ?
2m52s2.63 MB

En une vingtaine de minutes, des pirates informatiques sont parvenus à détourner plus de six milliards de dollars en cryptomonnaies sur Binance, la plus grande plateforme d'échange du secteur. Un butin sans précédent, désormais attribué officiellement par le FBI à des cybercriminels liés à la Corée du Nord.L'attaque remonte au 29 octobre. Selon les spécialistes de la sécurité informatique, environ 6,3 milliards de dollars ont été transférés depuis les portefeuilles numériques de Binance. Trois jours plus tard, le FBI désigne le groupe TraderTraitor, déjà impliqué dans plusieurs opérations attribuées au régime nord-coréen. Ce nom n'est pas inconnu des enquêteurs. En février 2025, des pirates associés au même réseau avaient dérobé près d'un milliard et demi de dollars à la plateforme Bybit. Cette fois, le montant est plus de quatre fois supérieur.Les circonstances exactes de l'intrusion restent à établir. Binance soupçonne notamment la compromission de l'ordinateur d'un ingénieur disposant d'accès techniques sensibles. Mais d'autres points d'entrée auraient également été découverts, et le FBI n'a pas rendu publiques les preuves détaillées de son attribution. L'enquête se concentre désormais sur l'argent volé. Contrairement à un transfert bancaire classique, les mouvements de cryptomonnaies sont généralement enregistrés sur des registres publics appelés blockchains. Les enquêteurs peuvent donc suivre les transactions, mais pas nécessairement identifier immédiatement les personnes qui contrôlent chaque portefeuille. Les pirates cherchent justement à compliquer cette surveillance. Ils convertissent les actifs dérobés en différentes cryptomonnaies et les font circuler entre plusieurs services d'échange.Le FBI a publié des centaines d'adresses numériques suspectes afin que les plateformes puissent bloquer les transactions correspondantes. Binance et ses partenaires affirment avoir déjà fait geler plusieurs milliards de dollars. Mais geler des fonds ne signifie pas les avoir récupérés. Et remplacer les sommes manquantes avec les réserves de l'entreprise ne revient pas davantage à reprendre l'argent aux pirates. Binance assure vouloir indemniser intégralement ses clients et a commencé à rétablir les retraits. Les conséquences économiques restent néanmoins importantes : le 2 novembre, Reuters rapporte près de 4,7 milliards de dollars de retraits nets effectués par les clients depuis la reprise du service.Derrière ce piratage, les enquêteurs américains voient aussi un enjeu de sécurité internationale. Les vols de cryptomonnaies attribués à la Corée du Nord constituent, selon les autorités, une source de financement pour le régime, soumis à de lourdes sanctions économiques. La particularité de ces attaques tient à leur double dimension : elles exploitent les faiblesses de la sécurité informatique tout en utilisant l'infrastructure financière mondiale des cryptomonnaies pour déplacer des sommes considérables.Source : FBI Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Taxe sur les gigaoctets : nos téléchargements vont-ils coûter plus cher ?
2m54s6.65 MB

Télécharger un jeu vidéo de 210 gigaoctets pourrait représenter plus de onze euros de taxes supplémentaires. Et pour une entreprise française comme OVHcloud, la facture pourrait atteindre 70 millions d'euros par an. Tout cela à cause d'un amendement adopté à une voix près, avec deux députés qui affirment aujourd'hui s'être trompés de bouton. Vendredi 30 octobre, l'Assemblée nationale a voté, par onze voix contre dix, une contribution de 5,5 centimes sur chaque gigaoctet de données envoyé aux internautes français. La mesure, proposée par le député socialiste Laurent Lhardit dans le cadre du budget 2027, vise les fournisseurs de contenus numériques. Netflix, Google, les plateformes de jeux vidéo ou encore certains hébergeurs seraient concernés. Le député espère récupérer environ dix milliards d'euros par an, principalement auprès des grandes entreprises américaines. Mais le lendemain du scrutin, Éric Coquerel, président insoumis de la commission des finances, explique que lui et son collègue Abdelkader Lahmar ont voté favorablement par erreur. Ils auraient appuyé sur le mauvais bouton pendant une série de votes rapides. Sans leurs deux voix, l'amendement aurait été rejeté.Cette justification interpelle, puisque Coquerel avait cosigné en 2024 une proposition comparable, avec un tarif près de quinze fois supérieur. Ce précédent ne prouve toutefois pas que son dernier vote était volontaire. Au-delà de cet épisode parlementaire, le mécanisme fiscal soulève une difficulté économique.La taxe serait légalement payée par les entreprises qui transmettent les données, et non directement par les internautes. Mais rien ne garantirait qu'elles absorbent ce coût sans augmenter leurs tarifs.Pour un téléchargement de 210 gigaoctets, le calcul atteint 11 euros et 55 centimes. Une heure de vidéo en très haute définition pourrait représenter plusieurs dizaines de centimes. Ce sont des coûts théoriques pour les plateformes, pas des augmentations de prix déjà décidées. La situation préoccupe aussi les entreprises françaises. Octave Klaba, fondateur d'OVHcloud, estime que son groupe pourrait supporter jusqu'à 70 millions d'euros annuels. Un hébergeur ne produit pourtant pas nécessairement les vidéos, les fichiers ou les applications qu'il transmet.Le texte prévoit des plafonds pour limiter la contribution des entreprises, mais son application aux différents intermédiaires techniques resterait délicate. Reste surtout que cette taxe n'existe pas encore. Le gouvernement s'y oppose, et les députés doivent voter le 3 novembre l'ensemble du volet recettes du budget. Si celui-ci est rejeté, l'amendement disparaîtra de cette version du texte.Source : LCP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Sony prépare-t-il la console portable ultime ?
2m44s2.51 MB

Sony pourrait bien préparer son retour sur le marché des véritables consoles portables. Et cette fois, le constructeur japonais disposerait d'un avantage technologique que ses concurrents auraient du mal à reproduire : une puce graphique de nouvelle génération, spécialement conçue avec AMD.L'information vient de Digital Foundry, un média britannique reconnu pour ses analyses techniques du jeu vidéo. Selon son journaliste Richard Leadbetter, des discussions en coulisses évoquent une forme d'exclusivité accordée à Sony sur la future architecture graphique RDNA 5 d'AMD, destinée aux consoles portables. Attention, rien n'a été officialisé. Sony n'a même pas encore annoncé cette machine, connue dans les fuites sous le nom de code Canis.Contrairement au PlayStation Portal, qui permet principalement de jouer à des titres exécutés à distance, cette nouvelle console serait capable de faire fonctionner les jeux directement sur son propre matériel. Les premières rumeurs techniques évoquent un processeur AMD à six cœurs, accompagné de 24 gigaoctets de mémoire et d'une partie graphique reposant sur seize unités de calcul RDNA 5. Mais l'information la plus intéressante concerne les relations entre Sony et AMD.Concevoir une puce spécifiquement pour un appareil coûte extrêmement cher. Il faut mobiliser des ingénieurs, développer une architecture adaptée, puis garantir des volumes de fabrication suffisants pour rentabiliser l'investissement. Sony dispose justement d'un atout : sa capacité à commercialiser plusieurs millions de consoles. AMD pourrait donc accepter de lui réserver une puce particulière, là où des fabricants de machines portables comme Asus, Lenovo ou Valve utilisent davantage de composants proposés à plusieurs clients. Cela ne signifie pas forcément que Sony aurait signé un contrat empêchant ses concurrents d'accéder à RDNA 5. L'exclusivité pourrait simplement concerner une version conçue spécialement pour sa console.Sur le plan technique, une puce plus récente pourrait améliorer les performances graphiques, mais surtout l'efficacité énergétique. Sur une machine portable, chaque watt économisé compte, puisqu'il permet de limiter la chaleur ou de préserver l'autonomie. La future PlayStation pourrait également profiter des technologies de reconstruction d'image développées avec AMD, qui permettent d'obtenir une image plus détaillée sans calculer directement tous les pixels affichés. Reste une inconnue majeure : le prix. Entre la mémoire, la batterie et une puce personnalisée, Sony devra trouver un équilibre entre performances et accessibilité. Les rumeurs situent son arrivée autour de 2027 ou 2028, sans confirmation officielle.Source : Notebook Check Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Vos données Gmail et Photos vendues sans prévenir par Google ?
2m14s2.06 MB

Vous recevez une confirmation de réservation d'hôtel dans Gmail. Quelques jours plus tard, vous demandez à l'intelligence artificielle de Google de vous conseiller des restaurants près de cet hôtel. Elle retrouve votre réservation, identifie votre destination et vous propose des adresses adaptées. Jusqu'ici, rien de surprenant. Mais ces informations pourraient désormais contribuer aussi à choisir les publicités qui accompagnent vos recherches.Depuis le 16 octobre, Google a modifié sa politique de confidentialité. Le changement tient à une exception ajoutée à une règle que l'entreprise appliquait depuis des années : ne pas utiliser le contenu de Gmail, Google Drive et Google Photos pour personnaliser les annonces publicitaires. Cette protection existe toujours, mais elle cesse d'être absolue lorsque l'utilisateur autorise d'autres services Google à accéder à ses données personnelles. À l'origine de ce changement, on trouve notamment Personal Intelligence, une fonction qui permet à Gemini et au moteur de recherche Google de consulter certaines informations de nos applications, avec notre autorisation. L'objectif est de fournir des réponses plus pertinentes. Si votre messagerie contient un billet d'avion, l'IA peut connaître votre destination sans vous demander de la préciser. Si vous cherchez un produit, elle peut éventuellement tenir compte de vos préférences déjà exprimées.Mais ces réponses personnalisées peuvent également contenir des publicités. Et Google reconnaît désormais que les informations auxquelles son moteur de recherche a été autorisé à accéder peuvent participer à leur personnalisation. Il faut toutefois distinguer ce mécanisme d'une lecture systématique de nos courriels à des fins commerciales. Google affirme que les annonces ne sont pas directement ciblées à partir du contenu de Gmail ou de Google Photos. Les annonceurs ne reçoivent pas non plus nos messages ou nos photographies.L'activation de Personal Intelligence repose sur un choix de l'utilisateur. Pour le moment, cette fonction n'est pas disponible dans l'Espace économique européen, et donc en France. Les utilisateurs français ne sont ainsi pas directement concernés par ce nouveau fonctionnement publicitaire, même si la politique de confidentialité a été modifiée à l'échelle du groupe.Source : Android Authority Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Grok présente les premières images de son Odysée IA ?
2m38s2.42 MB

Sept minutes d'images générées par intelligence artificielle, des navires de guerre, des soldats grecs et un héros de la mythologie. Voilà ce qu'Elon Musk vient de dévoiler pour répondre, à sa manière, au cinéma de Christopher Nolan. Mais derrière cette démonstration technologique, une question se pose : fabriquer des images réalistes suffit-il à réaliser un film ?Le 23 octobre, Grok Imagine, l'outil de génération vidéo développé par xAI, a publié le premier épisode d'une adaptation de L'Odyssée d'Homère. Une production réalisée avec le studio Wonder Studios et le cinéaste Dev Walker. En juillet, Elon Musk avait promis un long-métrage complet avant la fin de l'année, fidèle à l'œuvre antique. L'annonce intervenait alors qu'il critiquait les choix artistiques du réalisateur Christopher Nolan, dont la propre adaptation venait de sortir au cinéma. Trois mois plus tard, le résultat se limite pour l'instant à sept minutes, présentées comme le début d'une série. On y découvre Ulysse quittant sa famille pour partir à la guerre de Troie, sur fond de batailles et de paysages spectaculaires.Certaines images ressemblent effectivement à celles d'une production hollywoodienne. Mais leur fabrication demande encore un travail considérable. Grok Imagine génère des séquences courtes, d'une quinzaine de secondes au maximum avant prolongation éventuelle. Pour obtenir sept minutes, il faut donc produire au minimum l'équivalent de vingt-huit séquences, puis les assembler. Il faut également veiller à ce que les personnages conservent le même visage, les mêmes vêtements et une apparence cohérente d'un plan à l'autre.Cette continuité reste l'une des grandes difficultés de la vidéo générative. Une IA peut produire une scène impressionnante sans nécessairement comprendre comment l'intégrer dans une histoire de deux heures. Et la participation du réalisateur Dev Walker rappelle que le processus n'est pas entièrement automatisé. La part exacte des interventions humaines n'a d'ailleurs pas été détaillée.L'accueil critique a été plutôt froid. Le média américain TechCrunch reconnaît la qualité visuelle de certains plans, mais reproche à l'ensemble des dialogues artificiels et une narration qui peine à susciter l'intérêt. Le projet illustre ainsi les progrès rapides de la génération vidéo, sans démontrer qu'une intelligence artificielle peut remplacer une équipe de cinéma. Pour les studios, ces outils pourraient progressivement faciliter la création de décors, de séquences préparatoires ou d'effets visuels. Mais produire des images et raconter une histoire restent deux compétences bien différentes.Source : TechCrunch Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Face aux licenciements IA, que prévoit la France ?
2m38s2.42 MB

Cinq mille emplois supprimés dans une banque qui vient pourtant d'augmenter ses bénéfices de 12 %. C'est ce qu'a annoncé Barclays, au Royaume-Uni, le 22 octobre. L'établissement explique vouloir réduire ses coûts grâce, notamment, à l'automatisation et à l'intelligence artificielle. Et pendant que certaines entreprises commencent à réduire leurs effectifs, la Chine vient de présenter un plan pour limiter les conséquences de cette transformation sur l'emploi. Le 23 octobre, Pékin a publié dix-huit mesures destinées à accompagner l'arrivée de l'IA dans les entreprises. L'idée est d'éviter que les gains de productivité se traduisent trop brutalement par des suppressions de postes.Le gouvernement chinois demande notamment d'évaluer les risques pour l'emploi avant certains projets d'automatisation importants. Il encourage aussi les entreprises à privilégier l'intelligence artificielle dans les métiers où la main-d'œuvre manque, ou lorsque les tâches présentent des dangers pour les salariés. Autre proposition : instaurer des périodes de transition, pendant lesquelles les travailleurs seraient prévenus suffisamment tôt et accompagnés vers de nouvelles fonctions. Attention toutefois, ces orientations ne constituent pas une interdiction générale des licenciements liés à l'IA.Et en France ? Le gouvernement a présenté en septembre son programme « Impulsion IA 2027 », doté de plus de 80 millions d'euros pour l'année à venir. Douze mesures sont prévues, principalement autour de la formation, de l'accompagnement des entreprises et de l'observation des métiers menacés ou transformés. Les salariés bénéficient également de protections déjà inscrites dans le droit du travail. Dans certaines entreprises, les représentants du personnel doivent être consultés lorsqu'une nouvelle technologie modifie sensiblement l'organisation du travail.En septembre, la justice française a ainsi suspendu un projet de réorganisation chez un éditeur de presse qui souhaitait automatiser une partie du travail de ses secrétaires de rédaction. L'entreprise estimait que l'IA pouvait accomplir environ 70 % de leurs tâches. Le tribunal a demandé des vérifications supplémentaires, notamment sur les conséquences pour les salariés restants. L'exemple de Barclays montre cependant que l'automatisation s'inscrit souvent dans des stratégies plus larges de réduction des coûts. Il serait donc trompeur d'attribuer chacune de ses cinq mille suppressions de postes à l'IA seule.Entre la Chine, qui cherche à ralentir les effets sociaux de l'automatisation, et la France, qui privilégie la formation et les protections existantes, une même difficulté apparaît : les entreprises peuvent décider rapidement de réduire leurs effectifs, alors que la reconversion des salariés demande souvent plusieurs années.Source : Clubic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
BioWare : la fin d'un géant du jeu vidéo ?
2m51s2.62 MB

Pendant plus de trente ans, BioWare a permis aux joueurs d'explorer des galaxies entières, de nouer des amitiés avec des personnages virtuels et de prendre des décisions capables de changer le cours d'une histoire. Le 21 octobre 2026, Electronic Arts a annoncé la fermeture de ce studio canadien, ainsi que l'abandon du prochain Mass Effect. Pour comprendre ce que représente cette disparition, il faut remonter à 1995, lorsque BioWare voit le jour à Edmonton, au Canada. Trois ans plus tard, le studio sort Baldur's Gate, un jeu de rôle dans lequel les décisions du joueur influencent le déroulement de l'aventure. Suivront notamment Star Wars: Knights of the Old Republic, Dragon Age et Mass Effect, qui deviendront des références du genre.BioWare s'était spécialisé dans une forme de jeu vidéo exigeante : de longues aventures, des dialogues nombreux, des personnages complexes et des scénarios qui évoluent selon les choix du joueur. Des productions coûteuses, dont le développement mobilise parfois des centaines de personnes pendant plusieurs années. Racheté par Electronic Arts en 2007, BioWare connaît ensuite une période plus difficile. Mass Effect: Andromeda, sorti en 2017, déçoit une partie des fans. Deux ans plus tard, Anthem, conçu autour d'un modèle multijoueur censé fidéliser durablement les joueurs, échoue à s'imposer. Enfin, Dragon Age: The Veilguard, commercialisé en 2024, n'atteint pas les objectifs fixés par son éditeur.La fermeture intervient également dans un contexte financier particulier. Electronic Arts a été racheté en août 2026 pour 55 milliards de dollars par un consortium notamment soutenu par le fonds souverain saoudien. L'opération a alourdi l'endettement du groupe, désormais engagé dans une politique de réduction des coûts. Selon les informations rapportées par Bloomberg, environ 400 postes seraient supprimés chez Electronic Arts, dont une cinquantaine chez BioWare. L'éditeur préfère désormais concentrer ses investissements sur Battlefield, Apex Legends, ses franchises sportives et un nombre plus réduit de grandes productions. Le prochain Mass Effect, encore au début de son développement, fait les frais de ce recentrage.Cela ne signifie pas que Mass Effect ou Dragon Age disparaissent définitivement. Electronic Arts conserve leurs droits et pourrait un jour confier ces univers à d'autres équipes. Mais aucune suite n'est annoncée à ce stade. Pour les joueurs, la disparition de BioWare représente donc davantage que l'annulation d'un titre attendu. Elle illustre les difficultés économiques d'un modèle de création où chaque nouvelle aventure exige des années d'investissement, sans garantie de succès. Les univers imaginés par BioWare continueront d'exister. Ce qui disparaît aujourd'hui, c'est l'équipe historique qui leur donnait leur identité.Source : Bioware Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Peut-on revendre les licences de nos logiciels Microsoft ?
2m24s2.21 MB

Acheter un logiciel, l'utiliser pendant plusieurs années, puis le revendre lorsqu'on n'en a plus besoin : ce principe paraît parfaitement normal pour un objet physique. Mais dans l'univers numérique, Microsoft tente depuis des années d'en limiter l'application. Un nouveau revers judiciaire vient compliquer la position du géant américain. Au Royaume-Uni, la justice a refusé de lui accorder l'autorisation de poursuivre un appel dans un litige qui l'oppose à ValueLicensing, une entreprise spécialisée dans la revente de licences Microsoft d'occasion.Pour comprendre l'affaire, il faut revenir au fonctionnement des licences perpétuelles. Contrairement à un abonnement Microsoft 365, qui nécessite des paiements réguliers, une licence perpétuelle permet d'utiliser une version donnée d'un logiciel sans renouvellement périodique. Une entreprise qui possède plusieurs centaines de licences Office peut donc souhaiter revendre celles devenues inutiles. C'est précisément le marché sur lequel travaille ValueLicensing. Mais Microsoft contestait notamment la possibilité de séparer des licences achetées en volume pour les revendre individuellement. L'entreprise invoquait également les droits d'auteur protégeant certains éléments graphiques de ses logiciels.Les juges ont rejeté ces arguments dans le cadre du litige. Leur raisonnement repose sur un principe européen déjà reconnu en 2012 : lorsqu'un éditeur vend une copie de logiciel avec un droit d'utilisation permanent, son droit de contrôler les reventes ultérieures peut être épuisé. Autrement dit, il ne peut pas nécessairement interdire une seconde vente simplement parce que le produit est numérique. Une condition demeure essentielle : le vendeur doit cesser d'utiliser les copies correspondant aux licences revendues. Acheter une licence d'occasion ne signifie donc pas pouvoir multiplier librement les installations.Le dernier refus judiciaire ne règle cependant pas toute l'affaire. Microsoft peut encore tenter de saisir directement la Cour suprême britannique, tandis que les accusations de pratiques anticoncurrentielles doivent être distinguées des questions déjà tranchées sur la revente. Pour les entreprises européennes, l'enjeu dépasse le prix d'Office ou de Windows. Un marché de l'occasion permet de prolonger la valeur économique de logiciels déjà achetés, plutôt que de dépendre exclusivement de nouveaux contrats ou d'abonnements.Source : The Register Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Les Ray-Ban Meta vous écoutent-elles sans votre accord ?
2m26s2.24 MB

Des utilisateurs de Ray-Ban Meta ont découvert dans l’application Meta AI des enregistrements audio et des transcriptions de conversations qu’ils n’avaient jamais demandé à sauvegarder. Meta affirme avoir corrigé le problème.L’affaire part de témoignages publiés le 13 octobre. Un propriétaire affirme avoir observé le même comportement sur trois paires de lunettes appartenant aux deuxième et troisième générations. Selon lui, l’option qui permet à l’assistant de poursuivre un échange sans répéter « Hey Meta » était désactivée, mais Meta AI s’activait malgré tout au milieu de conversations ordinaires. Android Authority, qui a révélé l’affaire, n’a pas réussi à reproduire le phénomène et précise que les signalements restent limités. Impossible, donc, d’en conclure que toutes les Ray-Ban Meta étaient concernées ou qu’elles enregistraient continuellement leur environnement.Ce qui rend l’incident plus sensible se passe après ces activations involontaires. Des fichiers audio accompagnés de leur transcription apparaissaient dans l’historique de Meta AI. La différence est importante : un assistant vocal doit nécessairement analyser suffisamment de son pour reconnaître sa phrase d’activation, mais ici certaines conversations devenaient effectivement des données enregistrées. Meta a simplement indiqué que « le problème a été résolu » et rappelé que les utilisateurs peuvent consulter, gérer et supprimer leurs journaux vocaux. L’entreprise n’a communiqué ni la cause exacte du dysfonctionnement, ni le nombre d’appareils touchés, ni la version logicielle concernée. Le lien avec une récente mise à jour, évoqué par le principal témoin, n’est donc pas établi.L’incident intervient alors que ces lunettes deviennent beaucoup plus courantes et que les régulateurs européens s’intéressent justement à la discrétion de leurs capacités d’enregistrement. Meta demande officiellement aux utilisateurs de respecter la vie privée des personnes qui les entourent et leur permet de supprimer leurs enregistrements vocaux. Mais cette logique suppose normalement que le porteur décide quand l’assistant intervient. Avec des lunettes équipées de plusieurs microphones et portées pendant des heures au milieu des conversations, un faux déclenchement n’est plus seulement un bug agaçant : il brouille directement la frontière entre écouter pour reconnaître une commande et enregistrer ce qui vient d’être entendu.Source : Android Authority Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Un simple mail suffit à tromper un agent IA sur votre ordinateur ?
2m06s4.84 MB

Une phrase invisible dans un simple e-mail peut suffire à donner de mauvaises instructions à une intelligence artificielle chargée de le lire. Le problème devient beaucoup plus sérieux lorsque cette IA peut également consulter des fichiers, envoyer des messages ou agir dans l’entreprise. Cette attaque porte un nom : l’injection de prompt. Au lieu d’introduire un logiciel malveillant classique, l’attaquant cache une instruction en langage naturel dans une source que l’IA va consulter : un courrier électronique, une page web, un document ou même une image. L’utilisateur peut ne rien remarquer. L’assistant, lui, ingère à la fois le contenu légitime et l’instruction hostile. C’est précisément pourquoi l’OWASP classe encore l’injection de prompt au premier rang de son Top 10 des risques pour les applications utilisant de grands modèles de langage en 2026. Le risque n’est plus théorique. En 2025, la vulnérabilité EchoLeak avait montré qu’un seul e-mail spécialement construit pouvait manipuler Microsoft 365 Copilot. L’attaque permettait au système de rechercher des informations auxquelles il avait normalement accès dans l’environnement professionnel puis de les exfiltrer, sans que l’utilisateur ait à cliquer sur un lien. Microsoft a corrigé la faille avant sa divulgation publique. La nuance est essentielle : l’intelligence artificielle n’acquiert pas magiquement des droits supplémentaires. Le danger vient justement des autorisations qu’on lui a déjà données. Un chatbot qui ne peut que résumer un texte offre peu de leviers. Un agent connecté aux mails, aux fichiers, au calendrier et à des applications professionnelles peut transformer la même manipulation en véritable incident de sécurité. C’est pourquoi les défenses ne peuvent pas reposer uniquement sur la capacité du modèle à reconnaître une instruction suspecte. Les recommandations actuelles consistent aussi à limiter les permissions, isoler les contenus externes, contrôler les données qui ressortent et demander une validation humaine avant les actions sensibles.Source : OWASP Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Une peau artificielle pour améliorer les sensations en VR ?
2m03s4.72 MB

Des chercheurs du MIT ont créé une feuille de silicone capable de reconstruire sa propre forme en trois dimensions lorsqu’on la plie ou qu’on la tord. Cousue un jour dans un vêtement, elle pourrait permettre à un casque de réalité virtuelle de suivre directement une partie de nos mouvements. Le prototype mesure seize centimètres de côté et cinq millimètres d’épaisseur. À l’intérieur, les chercheurs ont intégré quatorze guides optiques souples fabriqués en caoutchouc et disposés sur deux couches. Le principe repose sur la lumière. Une LED éclaire chaque fibre depuis une extrémité. Lorsque la feuille se courbe, la quantité de lumière reçue à l’autre bout varie. Les chercheurs ont rendu un côté de chaque guide plus rugueux que l’autre : selon le sens de la flexion, la lumière se perd différemment. Le système peut ainsi déterminer non seulement combien la feuille se plie, mais dans quelle direction.Un algorithme combine ensuite les quatorze mesures pour reconstituer la surface en trois dimensions. Sur trois formes imprimées en 3D, l’écart moyen se situait entre 2,8 et 4,5 millimètres. Le mot « peau » peut cependant prêter à confusion. Le dispositif n’est pas un système haptique qui ferait ressentir un coup ou la texture d’un objet virtuel. Il mesure principalement la forme et peut détecter une pression. Pour le jeu vidéo, son intérêt serait donc plutôt de transformer un vêtement souple en capteur de mouvements corporels.Et le prototype est encore beaucoup trop lent pour remplacer les systèmes actuels. La reconstruction fonctionne autour de trois images par seconde dans MATLAB, alors qu’un environnement de réalité virtuelle demande des dizaines d’actualisations chaque seconde. La feuille suit également mal certaines déformations complexes autour du poignet ou du coude. Les chercheurs veulent maintenant amincir les fibres, accélérer les calculs et intégrer davantage d’électronique directement au matériau.Source : MIT Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Qu'est-ce que Petal, le projet de câble sous-marin entre Meta et l'Europe ?
2m11s5.02 MB

Meta prépare un câble sous-marin capable de transporter un pétabit de données par seconde entre les États-Unis et la France. Mais Petal ne donnera pas soudainement une connexion deux fois plus rapide aux particuliers : il augmente surtout la capacité de l’infrastructure qui relie les grands centres numériques des deux continents.Prévu pour entrer en service en 2029, Petal doit parcourir environ 7 000 kilomètres sous l’Atlantique. Meta annonce une capacité totale de 1 000 térabits par seconde, soit deux fois celle des systèmes transocéaniques les plus avancés actuellement. NEC construira et installera le système, Sumitomo Electric fournira la fibre et Orange participera à son arrivée sur la côte atlantique française. La véritable innovation se trouve à l’intérieur de la fibre. Les câbles sous-marins classiques font circuler la lumière dans un seul cœur par fibre. Petal en utilisera deux. Avec 24 paires de fibres multicœurs, Meta obtient ainsi l’équivalent de 48 paires conventionnelles sans devoir doubler physiquement le nombre de fibres.Ce choix répond à une contrainte très concrète. Sur 7 000 kilomètres, le signal doit être amplifié régulièrement par des répéteurs installés au fond de l’océan, eux-mêmes alimentés depuis la terre. Ajouter toujours davantage de fibres finit donc par augmenter la consommation électrique et compliquer l’ensemble du câble. Meta affirme que sa nouvelle architecture double la capacité tout en restant compatible avec les équipements d’alimentation existants. L’intelligence artificielle explique une partie de cette course à la bande passante, mais Petal n’est pas un câble réservé à l’IA. Il transportera le même type de données que les autres grandes artères d’Internet : cloud, vidéo, services numériques et communications entre centres de données. Et surtout, ses performances restent pour l’instant celles d’un projet annoncé. Le câble n’est pas encore posé et le pétabit par seconde correspond à sa capacité de conception.Source : Engineering.fb Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
La France met-elle assez de moyen pour construire son cloud souverain ?
2m08s1.95 MB

La France va investir 20 millions d’euros pour aider cinq acteurs à construire une offre commune de cloud et d’intelligence artificielle destinée aux données sensibles. Mais il ne s’agit pas de créer un nouveau cloud national à partir de zéro.Le programme est piloté par Cloud Temple avec Thales, Bull, Vates et le CEA. Les partenaires ajouteront 27 millions d’euros aux fonds de France 2030, soit 47 millions au total d’ici fin 2028. Chacun fournit une partie de la chaîne. Cloud Temple apporte son infrastructure existante et pilote l’ensemble. Thales intervient sur la cybersécurité et avec sa filiale S3NS. Bull doit intégrer les infrastructures matérielles et logicielles nécessaires à l’intelligence artificielle. Le CEA travaillera sur les architectures futures, tandis que Vates fournit une technologie française de virtualisation open source.L’objectif est de proposer à terme des services d’infrastructure, de plateforme et d’IA pour les administrations et entreprises manipulant des données particulièrement sensibles, dans la santé, la finance ou l’industrie. Le terme important est « cloud de confiance ». En France, la référence est SecNumCloud, qualification délivrée par l’ANSSI. Elle impose des exigences techniques mais aussi juridiques, notamment pour réduire l’exposition aux lois extraterritoriales et maintenir données, opérations sensibles et contrôle du service dans l’Union européenne.Cloud Temple dispose déjà d’offres qualifiées. Mais cela ne signifie pas que chaque nouveau service développé par le consortium recevra automatiquement le label : l’ANSSI rappelle que SecNumCloud qualifie une offre précise, pas simplement une entreprise ou l’infrastructure qui l’héberge. Le défi sera surtout économique. La Direction générale des entreprises estime que les hyperscalers étrangers contrôlent encore plus de 70 % du marché, avec des catalogues de services et des moyens d’investissement considérables. Même certains dirigeants français du cloud doutent que des consortiums suffisent à combler ce retard.Source : Cloud Temple Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Comment les détecteur d'IA authentifient-ils un texte ?
2m33s2.35 MB

Un détecteur d’intelligence artificielle ne sait pas que ChatGPT a écrit un texte. Il calcule surtout à quel point ce texte ressemble à ceux qu’il a appris à reconnaître comme artificiels.C’est une distinction essentielle, car un score affichant 97 ou 99 % peut donner l’impression d’une preuve presque scientifique. Ces outils ne fonctionnent pas comme un logiciel antiplagiat. Ils ne recherchent pas votre paragraphe dans une base contenant toutes les réponses produites par ChatGPT. Les systèmes modernes découpent d’abord le texte en tokens, transforment ces éléments en représentations numériques, puis les font analyser par un réseau neuronal entraîné sur de grandes quantités de textes dont l’origine est connue.Pangram, par exemple, entraîne son modèle avec des documents humains et des productions provenant de dizaines de modèles d’IA. Pour éviter qu’il apprenne simplement qu’un article scientifique est « humain » et qu’une dissertation est « artificielle », l’entreprise génère aussi des textes synthétiques reproduisant le sujet, le ton et la longueur des exemples humains. Cela permet de comprendre pourquoi l’ancienne explication fondée uniquement sur la « perplexité » est devenue insuffisante. Cette mesure évalue à quel point les mots d’un texte sont prévisibles. Elle a beaucoup servi aux premières générations de détecteurs, mais les outils actuels combinent bien davantage de caractéristiques grâce à des modèles d’apprentissage profond.Le problème apparaît lorsque l’écriture devient hybride. Corriger quelques fautes avec une IA, lui faire réécrire plusieurs paragraphes ou lui demander l’intégralité d’un texte sont trois situations très différentes, alors que le détecteur ne voit que le résultat final. Une étude publiée cette année a ainsi montré qu’un détecteur scientifique repérant initialement 99,8 % des textes artificiels tombait à 70,4 % après paraphrase. Un autre projet, AITDNA, qui conserve tout l’historique de rédaction entre humains et IA, constate que les détecteurs sont souvent performants pour certaines définitions du « texte IA », beaucoup moins lorsqu’on mélange toutes les formes de collaboration.Source : Clubic Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Télécharger
Échangez avec la communauté !
Les podcasts, c’est encore mieux quand on en parle ! Partagez vos réactions, discutez avec d’autres auditeurs, posez vos questions.
Aucun post pour le moment :( Soyez le premier !