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Absence de droit de suite des journalistes

Il est de bon ton pour le pouvoir de Brazzaville de s'en référer au Général de Gaulle, sur le changement de constitution de 2002 et voici quelques jours encore, à Kinkala, de la bouche même de Mr Denis Sassou-NGuesso, sur la durée de son mandat, sans aucun droit de suite des journalistes à relever des comparaisons aussi fallacieuses qu'erronées, pour la gouverne des auditeurs. La constitution de 1958 est née de la crise de la guerre d'Algérie et de la volonté de mettre fin à l'instabilité des cabinets inhérentes aurégime parlementaire. Au Congo-Brazzaville il 'y avait ni crise, ni instabilité gouvernementale. Quant à la durée du mandat, le Général De Gaulle dirigea le gouvernement une année après la guerre puis se retira, pour revenir en 1958 et se retirer de nouveau, respectant le verdict populaire issu du référendum de 1968, soit au total 11 ans aux affaires, contre 32 ans de pouvoir pour Mr Dénis Sassou-NGuesso et une participation à son référendum estimée à 5% de participants, ce qui constitue un désaveu du peuple. Il serait plutôt plus juste pour les dirigeants africains de se comparer à Staline, voire Kim Jun IL de Corée du Nord, qu'aux Grands Hommes de l'Histoire de l'Humanité dont jamais ils n'égaleront ni stature ni charisme.

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