On ne va pas se raconter d’histoire : l’époque n’est pas réjouissante tant les ombres menacent. Mais le risque de cette lucidité, c’est de se laisser abattre. Carte blanche donnée par Mediapart à Edwy Plenel, l’émission « L’échappée » entend dire non à la résignation grâce à des rencontres qui réveillent l’espérance. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

28 épisodes disponibles en replay et MP3

Valérie Masson-Delmotte explique le changement climatique
Durée : 1h08m62.45 MB
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Directrice de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, membre du Haut Conseil pour le climat, longtemps coprésidente d’un groupe de travail du Giec, la climatologue est une pédagogue inlassable. Démonstration sous la coupole de l’Institut de France.

Lilian Thuram : « On ne collabore pas avec la haine »
Durée : 50m43s12-06-202646.44 MB
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« On ne naît pas raciste, on le devient » : tel est le refrain de Lilian Thuram dans son combat de longue haleine, aussi ferme que pédagogique, contre le racisme. Dans cette « Échappée », enregistrée en public, le 6 juin, au Point Fort d’Aubervilliers, il développe, non sans humour et de façon limpide, cette conviction que sa Fondation martèle depuis près de deux décennies : « Le racisme est une construction, politique et économique ». « On ne collabore pas avec la haine », conclut-il, tant sa pédagogie, notamment auprès de la jeunesse, est un appel à connaître les ressorts du racisme pour mieux le combattre, sans concession. Livre fondateur paru en 2020, La pensée blanche condense toute sa démarche. C’est une invite à prendre conscience de la construction, sur une très longue durée, du préjugé qui a inventé les Blancs comme norme dominante pour banaliser et normaliser oppressions, dominations et discriminations. En feuilletant aussi ses autres ouvrages – notamment Mes étoiles noires (2010), puis son Manifeste pour l’égalité (2012), enfin la récente bande dessinée Notre histoire (2026) –, notre échange a revisité cette « ligne de couleur » qui imprègne l’inconscient des dominations occidentales et qui, sans cesse, renvoie les non-Blancs à leur altérité, les enfermant dans la différence qui leur est assignée. Lilian Thuram en compare le mécanisme à l’intériorisation de la domination masculine, cette supériorité naturelle dont se croient dépositaires les hommes, jusqu’à ne pas avoir conscience du privilège qu’il leur octroie et des violences qu’il engendre. Sur le site de sa Fondation, Lilian Thuram a inscrit cette citation de l’anthropologue Françoise Héritier : « La question de l’inégalité des sexes est éminemment politique. Ce modèle inégal est la matrice de tous les autres régimes d’inégalité ». Forcément, à quelques jours de l’ouverture de la Coupe du monde, nous avons également parlé football. Nous avons revisité l’itinéraire du joueur international aux 142 sélections en équipe de France, champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000, depuis la Guadeloupe où il est né en 1972 jusqu’à la banlieue parisienne où il est arrivé à l’âge de neuf ans. Passion que prolongent ses deux fils, Marcus (sélectionné pour la Coupe du monde 2026) et Khéphren, le football est pour lui bien plus qu’une profession : « C’est ma vie, dit-il. Tout ce que je suis, je le dois au football ». Mais une passion qu’il veut intègre, d’où sa critique de sa marchandisation, ce foot saisi et corrompu par le business, et sa colère contre les discriminations qui y persistent. Nous sommes ainsi revenus sur l’affaire des quotas, révélée en 2011 par Mediapart, lors de laquelle il avait pris position à nos côtés. Et nous avons évoqué le récent Foot Manifesto, dirigé par Mickaël Correia et Sébastien Thibault, avec ses « quinze propositions pour sauver le ballon rond », dont la première devait être rédigée par notre confrère de So Foot Chistophe Gleizes, toujours détenu en Algérie.

Elias Sanbar : « Nous avons ramené un nom qui avait été effacé : la Palestine »
Durée : 1h01m29-05-202656.65 MB
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« Nous serons un peuple, si nous le voulons, lorsque nous saurons que nous ne sommes pas des anges et que le mal n’est pas l’apanage des autres. […] Nous serons un peuple lorsque nous respecterons la justesse et que nous respecterons l’erreur » : c’est par ces vers d’un poème de Mahmoud Darwich, dont il est le traducteur en français, qu’Elias Sanbar a choisi de clore son Nouveau Dictionnaire amoureux de la Palestine (Plon), nouvelle version, totalement refondue et largement augmentée, d’un précédent Dictionnaire paru en 2010. Né à Haïfa en 1947, Elias Sanbar est une archive vivante de la Nakba palestinienne puisqu’il avait 15 mois quand sa famille dut s’installer au Liban après la proclamation de l’État d’Israël. Depuis, sa vie entière a été saisie par cette cause nationale d’un peuple acharné à reconquérir son nom que l’expulsion avait voulu effacer. Fondateur de la Revue d’études palestiniennes, puis ambassadeur de la Palestine à l’Unesco, Elias Sanbar témoigne de cet entêtement vital alors que, de nouveau, la disparition menace. « Comment parler aujourd’hui ?, se demande Elias Sanbar. Comment, témoins d’un génocide qui nous vise, venir à bout de l’incroyable pesanteur qu’acquièrent les mots ? Comment, en ces heures où notre disparition est à l’ordre du jour, tenir un discours qui ne consacre pas pour autant notre sortie forcée du paysage ? Comment dire autre chose quand nous sommes menacés comme jamais auparavant ? » À cette interrogation poignante, Elias Sanbar répond dans ce numéro de « L’échappée » par un hymne à la vie dont témoignent ses rires. « Les Vietnamiens travaillent tout le temps. Les Cubains dansent tout le temps. Vous, vous riez tout le temps », lui avait dit son ami le cinéaste Jean-Luc Godard en 1969, lors du tournage en Jordanie d’un film sur les fédayins palestiniens. Ce livre est aussi, sinon surtout, un plaidoyer pour l’égalité, notamment en direction du peuple israélien que ses dirigeants et leurs soutiens conduisent, affirme sans ambages Elias Sanbar, à un suicide collectif. « Pense aux autres », dit un autre célèbre poème de Mahmoud Darwich. Son traducteur lui est rigoureusement fidèle : dans ce Nouveau Dictionnaire comme dans notre entretien, il s’adresse aux Israélien·nes dans l’espoir ténu d’un sursaut moral, dont témoigne son respect pour l’ex-ambassadeur Élie Barnavi qui publie en même temps, aux mêmes éditions, un Dictionnaire amoureux d’Israël. « Quand tu penses aux autres lointains, pense à toi. (Dis-toi : Que ne suis-je une bougie dans le noir ?) » : ce sont les derniers mots du poème de Darwich. Je ne crois pas être le seul à penser qu’Elias Sanbar est cette bougie, éclairant le désastre. Une lumière aussi fragile qu’entêtée. Et faisant de sa fragilité une force.

« Pour un socialisme moral », avec Lea Ypi
Durée : 1h03m12-05-202657.88 MB
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Née à Tirana en 1979, Lea Ypi a grandi dans l’Albanie communiste, sous le régime totalitaire d’Enver Hoxha qui s’est effondré en 1991, six ans après le décès du dictateur. Ami de jeunesse de son grand-père et francophile comme lui, Hoxha le fit néanmoins emprisonner durant quinze années car il avait le tort de défendre un socialisme démocratique, où l’exigence d’égalité ne servirait pas à détruire l’idéal de liberté. Aujourd’hui professeure de théorie politique à la London School of Economics (LSE), Lea Ypi est restée fidèle à la mémoire de ce grand-père qui associait critique du capitalisme de marché et critique du socialisme d’État. C’est l’héritage de ces « socialismes perdus » qu’elle entend réhabiliter par un retour à la philosophie des Lumières face aux ravages d’un capitalisme sans limites où ne règne que la loi du plus fort, au risque de la destruction de l’humanité. Invitée d’une chaire annuelle du Collège de France, consacrée à l’invention de l’Europe par les langues et les cultures, Lea Ypi y a indiqué une voie pour « repenser le socialisme au XXIe siècle ». Présentée dans sa leçon inaugurale, elle la nomme « socialisme moral », ce qu’elle traduit aussi par « démocratie radicale », en soulignant que « la légitimité politique sans la légitimité morale ne dure pas et ne peut pas durer ». Si l’œuvre philosophique de Lea Ypi n’est pas encore disponible en français, notamment The Meaning of Partisanship (avec Jonathan White) et The Architectonic of Reason, ses deux livres autobiographiques le sont. Enfin libre (Seuil), sous-titré Grandir quand tout s’écroule, est le récit plein d’humour d’une enfance en Albanie, alors le plus fermé et le plus stalinien des États communistes en Europe. Sous une forme romanesque parfaitement maîtrisée, Indignité (Calmann-Lévy) entremêle archives et souvenirs dans la quête d’une histoire familiale où la vérité ne cesse de se dérober.

La « mafiosisation du monde », par Roberto Scarpinato
Durée : 1h04m25-04-202659.35 MB
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Le magistrat Roberto Scarpinato est une figure légendaire du combat contre la corruption mafieuse. Aujourd’hui sénateur de la République italienne, il alerte sur un monde où « le pouvoir est devenu mafieux ».

L’espoir démocratique chinois, avec Jean-Philippe Béja
Durée : 1h12m10-04-202666.64 MB
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Depuis un demi-siècle, le sinologue Jean-Philippe Béja met en évidence la longue durée du mouvement démocratique chinois. Entretien à l’occasion de son livre sur le système concentrationnaire du « laogai ».

Les combats de Giovanna Rincon, héroïne trans
Durée : 1h09m27-03-202663.95 MB
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Activiste de la santé publique, Giovanna Rincon se bat pour les droits des personnes trans mais aussi des personnes séropositives et travailleuses du sexe. Elle nous raconte son chemin de vie et de liberté.

Orwell, c’est aujourd’hui, par Raoul Peck
Durée : 1h08m24-02-202662.28 MB
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Et si la vérité disparaissait, assassinée sous nos yeux ? C’est le propos de « Orwell : 2 + 2 = 5 », le nouveau film de Raoul Peck, qui dit l’actualité brûlante de l’auteur de « 1984 ». Son réalisateur est notre invité.

L’optimisme combatif de Christiane Taubira
Durée : 1h16m20-02-202670.08 MB
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Il y a vingt-cinq ans, la loi affirmant que la traite et l’esclavage constituent un crime contre l’humanité était votée à l’unanimité. Christiane Taubira, son initiatrice, est l’invitée de « L’échappée ».

10 L’histoire serviable de Patrick Boucheron
Durée : 1h17m30-01-202671.08 MB
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Avec « Peste noire », le professeur au Collège de France enquête sur la pandémie qui, au XIVe siècle, tua en cinq années plus de 60 % de la population européenne. Un monument d’histoire totale qui nous parle au présent.

11 L’aventure lumineuse de Felwine Sarr
Durée : 1h09m02-01-202663.19 MB
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Figure intellectuelle du continent africain, l’universitaire et écrivain sénégalais refuse que les ombres gagnent. Depuis la Cité internationale des arts à Paris, voici son message d’espérance.

12 L’enquête libératrice d’Adèle Yon
Durée : 1h00m19-12-202555.72 MB
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Premier livre d’Adèle Yon, « Mon vrai nom est Élisabeth » est le phénomène littéraire de 2025. Aussi maîtrisée que bouleversante, cette enquête sur un secret de famille nous concerne toutes et tous. Rencontre avec son autrice.

13 Contre racismes et sexismes, la révolution Rébecca Chaillon
Durée : 1h02m05-12-202556.84 MB
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L’autrice, metteuse en scène et performeuse révolutionne le théâtre en partant à l’assaut de toutes les discriminations et dominations qui traversent nos sociétés.

14 Pierre Charbonnier : « Faire coalition pour le climat »
Durée : 1h08m12-11-202562.37 MB
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Alors que s’ouvre la COP30 au Brésil et dix ans après l’accord de Paris, le philosophe Pierre Charbonnier imagine une stratégie pour former une coalition majoritaire face à la « coalition fossile ». « Au XXIe siècle, toute politique est une politique climatique car l’ordre économique, géopolitique et démocratique tient à la réponse qui sera apportée à l’épuisement du modèle de développement fossile encore largement prédominant » : ainsi s’ouvre le nouveau livre de Pierre Charbonnier, La Coalition climat (Seuil). Après Abondance et liberté, histoire environnementale des idées politiques, et Vers l’écologie de guerre, histoire environnementale de la paix, tous deux aux éditions La Découverte, le philosophe s’est attaché à proposer une stratégie pragmatique et réaliste qui puisse renverser un rapport de force toujours défavorable face à ce qu’il nomme la « coalition fossile ». Une alliance qu’incarnent aussi bien Donald Trump que Vladimir Poutine. « Il manque à l’âge climatique, écrit Pierre Charbonnier, une théorie du changement suffisamment englobante ainsi qu’une désignation sociologique des moteurs de ce changement, et ce livre voudrait contribuer à sa formation. » Prolongé par quatre rebonds, aussi bien d’activistes écologistes que de hauts fonctionnaires, cet essai, ainsi soumis à la discussion collective, tente de « combler l’écart gigantesque qui persiste entre l’ampleur de l’enjeu objectif que représentent les politiques climatiques et la relative étroitesse de la niche politique dans laquelle sont confinés ces acteurs ». Cette démarche s’inscrit dans le sillage de l’œuvre pionnière de Bruno Latour (1947-2022), dont Pierre Charbonnier revendique l’héritage. Dans Où atterrir ?, paru en 2017 et sous-titré « Comment s’orienter en politique », le sociologue faisait ce constat aussi lucide qu’alarmant : « Depuis les années 1980, les classes dirigeantes ne prétendent plus diriger mais se mettre à l’abri hors du monde. De cette fuite, dont Donald Trump n’est que le symbole parmi d’autres, nous subissons tous les conséquences, rendus fous par l’absence d’un monde commun à partager. L’hypothèse est que l’on ne comprend rien aux positions politiques depuis cinquante ans, si l’on ne donne pas une place centrale à la question du climat et à sa dénégation. »

15 Olivier Mannoni : « Le fascisme commence par le langage »
Durée : 1h06m13-10-202561.12 MB
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Traducteur de l’allemand, Olivier Mannoni interroge, à partir du laboratoire nazi, la brutalisation de la langue qui accompagne les fascismes. Il nous explique comment Trump parle comme Hitler, et Poutine comme un gangster. Olivier Mannoni a vécu près de dix ans avec les mots d’Adolf Hitler, en étant chargé d’une retraduction de Mein Kampf dans le cadre d’une édition critique, Historiciser le mal, dirigée par l’historien Florent Brayard, parue en 2021. Traducteur réputé, fondateur de l’École de traduction littéraire, il n’est pas sorti indemne de cette fréquentation, alors même qu’il avait déjà souvent traduit des textes sur le IIIe Reich. C’est que ces mots d’hier, il les entendait aujourd’hui. « Nous assistons à la remontée des égouts de l’histoire. Et nous nous y accoutumons », écrit-il dans Traduire Hitler, paru en 2022, suivi en 2024 de Coulée brune, qui s’attache à montrer « comment le fascisme inonde notre langue ». « Parce qu’il permet le dialogue et la prise de décision commune, le langage est la force de la démocratie, écrit-il. Que ce langage soit perverti, et c’est la démocratie elle-même qui se distord, s’atrophie et perd sa raison d’être. » Durant cette « échappée », Olivier Mannoni nous explique ainsi comment Donald Trump et son entourage parlent comme Adolf Hitler et les propagandistes nazis. Cette « langue du même et de la racine » s’accompagne de mécanismes langagiers que partagent les médias de la haine : simplification outrancière de la réalité, petites phrases comme autant d’uppercuts, vérités alternatives dans une inversion systématique du sens. Cette brutalisation va de pair avec une transgression permanente dont le charlatanisme assumé et la grossièreté illimitée sont autant d’armes langagières pour faire taire les opposant·es, les paralyser et les stupéfier. Cette nouvelle langue des fascismes est aussi un « parler pègre » dont Vladimir Poutine est coutumier, évoqué par le récent essai de la philologue Barbara Cassin La Guerre des mots. « On prend tout ça pour de la frime, on ne prend rien au sérieux et on sera bien étonnés le jour où ce théâtre sera devenu une sanglante réalité » : cette conversation avec Olivier Mannoni actualise l’ancienne mise en garde de Victor Klemperer, célèbre auteur de LTI, la langue du IIIe Reich. Lequel ajoutait ceci : « Les mots peuvent être comme de minuscules doses d’arsenic : on les avale sans y prendre garde, ils semblent ne faire aucun effet, et voilà qu’après quelque temps, l’effet toxique se fait sentir. » Face à cette extrême droite pour laquelle les mots sont des armes, nous devons mener cette bataille du langage. Telle est l’alerte d’Olivier Mannoni, qui écrit dans Coulée brune : « Nous sommes à ce carrefour. Si nous prenons le mauvais chemin, le pire est assuré et la novlangue d’Orwell ne sera qu’une plaisanterie par rapport à ce que nous devrons subir. » - Retrouvez tous les numéros de « L’échappée » sur Mediapart.

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