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L’esprit critique

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui débattent des œuvres et rendre compte des débats esthétiques et politiques qui traversent ce qu’on nous donne à lire ou à voir. Hébergé par Audiomeans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

670 épisodes en replay et MP3

PARTIE 3 -EP186, autour du dernier opus de la trilogie de Carolina Bianchi, "Uma Luz Cordial"
14m22s13.16 MB

Uma Luz Cordial, « Une lumière cordiale » en français, est le dernier volet de la « Trilogie de Chiennes » de la metteuse en scène, écrivaine et performeuse brésilienne Carolina Bianchi. Il a été présenté cet été au Festival d’Avignon et, en cette rentrée, au Théâtre de l'Odéon - Théâtre de l'Europe à Paris, dans le cadre du Festival d'Automne. Dans le premier volet, « La mariée et bonne nuit Cendrillon », l’artiste racontait son viol sous GHB et s’endormait sur scène après avoir absorbé la drogue dite du violeur. Le second, intitulé Brotherhood, débutait sur son réveil puis cherchait à donner une place aux femmes dans une histoire abusivement masculine. Dans ce troisième et dernier chapitre, Carolina Bianchi se concentre sur les liens entre sexe et écriture, en convoquant plusieurs auteurs et autrices, au premier rang desquelles Emily Dickinson et surtout Hilda Hilst, poétesse brésilienne ayant notamment écrit le sulfureux Cahier rose de Lori Lamby dans lequel une narratrice de huit ans décrit le plaisir qu’elle prend aux relations tarifées avec des adultes. Le texte d’Uma Luz Cordial est publié aux Solitaires intempestifs.

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PARTIE 2 -EP186, autour du spectacle "L'hors-présence" mis en scène par Tiphaine Raffier
15m22s14.08 MB

L’hors-présence ou chimères du pays de Morsan est le titre du nouveau spectacle de la metteuse en scène Tiphaine Raffier, créé au Festival d’Avignon et présenté récemment au théâtre des Amandiers à Nanterre, avant de tourner dans de nombreuses villes du pays. Sur scène, une maison d’un petit bourg visible à travers une baie vitrée, dans laquelle Laure, condamné par un cancer, est revenue vivre ses derniers jours, entourée de ses deux frères et de sa sœur, qui n’ont pas le même regard ni sur elle, ni sur la manière d’agir dans cette situation de fin de vie, souvent dérobée aux regards, et que Tiphaine Raffier veut ici à la fois mettre enscène et montrer en gros plan puisque le dispositif théâtral est ici redoublé par un agencement vidéo dont les zooms sur une main qui se crispe ou une trachée qui étouffe sous l’effet d’une fausse route est retransmis sur le toit de la maison à travers un large écran. Autour de Laure, chaque personnage - frères, sœur, amis, voisins, militants, personnel soignant - négocie son rapport à la fin de vie et à la promesse qui a été faite à Laure de l’aider à partir après que celle-ci a rédigé ses directives anticipées, établi un calendrier de son reste à vivre et même commandé deux urnes funéraires. Cela avant une seconde partie où, autour d’une mystérieuse boîte enterrée, le spectacle quitte la veine naturaliste qui le structure au départ pour partir dans des dimensions davantage mythologiques et philosophiques. L’Hors-présence sera prochainement visible à la Comédie de Saint-Etienne, puis à celle de Clermont-Ferrand et de Valence, avant de se rendre au TNP de Villeurbanne.

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PARTIE 1 -EP186, autour de la mise en scène par Pauline Bayle du Mahabharata
17m22s15.9 MB

La metteuse en scène Pauline Bayle présente, au Théâtre public de Montreuil qu’elle dirige, sa version de l’épopée indienne du Mahabharata, texte fondateur issu d’une tradition orale fixée par écrit en sanskrit au Vème siècle avant notre ère. Composé d’environ 250 000 vers, soit 15 fois plus que l’Iliade que Pauline Bayle avait porté sur scène précédemment, le Mahabharata signifie « Grande histoire des Bhârata » et raconte l’histoire d’une guerre sur plusieurs générations entre deux branches d’une même famille, les Pandava et les Kaurava. Même pour un spectacle durant trois heures, la metteuse en scène a donc dû opérer des choix drastiques, pour présenter une version contemporaine de cette épopée, qu’elle a choisi de mettre en scène avec une distribution entièrement féminine, alors que l’histoire est d’abord celle de rois, de guerriers et de princes se disputant le pouvoir. Cette adaptation contemporaine de ce récit mythique datant de plus de 25 siècles parvient-elle à donner au public le sentiment que celui-ci à quelque chose à nous dire aujourd’hui, que ce soit sur la violence, la destruction du monde, la transmission ou la rupture entre générations ? Le Mahabharata de Pauline Bayle était pendant un mois au Théâtre Public de Montreuil, et part ensuite en tournée à Douai, Tourcoing, Lyon, Le Havre, Cherbourg, Tours, Châteauroux, Châtenay-Malabry et Tremblay.

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INTEGRALE -EP186, autour du « Mahabharata » signé Pauline Bayle ; de « L’hors- présence » de la metteuse en scène Tiphaine Raffier et du dernier opus de Carolina Bianchi, « Uma Luz Cordial ».
48m04s44.01 MB

Trois metteuses en scène pour trois spectacles intenses et denses, approchant ou dépassant les trois heures de représentation. L’adaptation contemporaine et féminisée d’une grande épopée de l’humanité ; un huis clos sur ce que la fin de vie produit dans une famille qui y est confrontée et la clôture d’une trilogie où l’on sera passé du viol à la vie sans rarement se départir de la violence. On évoque dans « L’esprit critique » de ce jour la version contemporaine que la metteuse en scène Pauline Bayle propose du Mahabharata au Théâtre Public de Montreuil qu’elle dirige, le nouveau spectacle écrit et scénographié par Tiphaine Raffier, intitulé L’hors-présence ou chimères du pays de Morsan montré aux Amandiers à Nanterre et enfin Uma Luz Cordial de Carolina Bianchi qui vient clore sa « Trilogie des chiennes ». Avec : • Zineb Soulaimani, que vous pouvez lire dans Le Quotidien de l’art et dont vous pouvez aussi écouter le podcast « Le Beau Bizarre ». • Caroline Châtelet, qui écrit pour ScèneWeb et les trimestriel Théâtre, Novo et Jeux. • Vincent Bouquet dont vous pouvez retrouver la plume sur ScèneWeb. « L’esprit critique » est enregistré et réalisé chaque semaine par les équipes de Gong, en l’occurrence par Corentin Dubois.

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PARTIE 3 -EP185, autour du roman de Douglas Stuart, "John, fils de John" (Globe)
12m23s11.34 MB

Nous avions évoqué dans un des premiers podcasts de « L’esprit critique » consacré à la littérature, en en disant beaucoup de bien, Shuggie Bain, le premier roman de Douglas Stuart, qui avait été récompensé par le Booker Prize en 2020 et prenait pour décor le Glasgow pauvre des années 1980 dans lequel se profilait l’ombre des politiques décrétées par la dame de fer, Margaret Thatcher. Douglas Stuart revient en cette rentrée avec un nouveau livre, également publié chez Globe et également traduit de l’anglais, et plus précisément de l’écossais, par Charles Bonnet, intitulé John, fils de John. Il y est, comme dans Shuggie Bain, question de la relation tumultueuse entre un parent et un enfant et d’une petite communauté où l’argent est aussi rare que les difficultés de la vie sont nombreuses. Mais le roman prend cette fois place non pas dans un quartier pauvre de Glasgow mais sur l’île de Harris, dans l’archipel des Hébrides extérieures située au nord-ouest de l’Ecosse. Une île qui ne vivait quasiment que de pêche et d’une petite activité textile avant que le tourisme et les résidences secondaires n’arrivent. Et une île où Dieu règne encore en maître, comme les hommes sur les femmes et les pères sur leurs enfants, dans le cadre d’une opposition existentielle entre les « îliens » et les « terriens ». « Elle avait les pieds violet foie de veau. Voilà ce que lui avait dit son père avant de raccrocher » : ainsi commence ce texte sur un de ces échanges entre le fils de John et son père qui, nous explique d’enbléé le narrateur « n’avait jamais été un grand bavard. Leurs coups de fil ressemblaient donc à un échange avec une hotline. » Le roman commence lorsque le fils de John, Cal, revient sur l’île après quatre ans à étudier à Édimbourg, sans un sou ni perspective d’emploi, mais en ayant la possibilité de vivre son homosexualité tenue secrète dans le milieu traditionnel dont il est issu.

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PARTIE 2 -EP185, autour du roman de Yannick Haenel, "La solitude des professeurs est infinie" (Gallimard)
11m02s10.11 MB

« A bout de nerfs et trempé de sueur : ainsi commença ma vie de prof » écrit Yannick Haenel dans les premières pages de son nouveau livre dans lequel il revient sur son début de carrière comme enseignant de lettres dans différents établissements de la banlieue parisienne. Ce livre s’intitule La solitude des professeurs est infinie et est publié, comme les précédents, aux éditions Gallimard et se trouve sur la dernière liste retenue par le jury Goncourt. Après la description de sa première rentrée comme stagiaire et d’une année qui s’écoule jusqu’à une fête de fin d’année virant à la catastrophe, Yannick Haenel raconte dans un roman qui est d’abord un récit autobiographique (puisqu’il dit se reconnaître « dans la matière de ce roman dont j’ai vécu chaque détail ») à la fois sa vie amoureuse et ses neuf années de prof qui composent dans la mémoire du narrateur, « une séquence unique, opaque et continuelle, dont il m’est impossible de retrouver la chronologie. » Même si Yannick Haenel écrit que la phrase qui donne son titre à son nouveau roman était un mantra qu’il se récitait déjà, tout jeune enseignant et il y a plusieurs décennies, dans le RER le menant à son collège de banlieue, elle sonne différemment à nos oreilles depuis la décapitation de Samuel Paty et l’assassinat de Dominique Bernard à l’ombre desquels ce livre de Yannick Haenel est rédigé. « Pas de vagues », écrit-il en effet. Cette phrase transperce chaque année les salles de profs des collèges et des lycées en France ; elle continuera à les transpercer tant qu’un chef d’établissement étouffera sous le poids de la hiérarchie les problèmes qui affectent notre travail qui le rendent impossible et finalement nous tuent. C’est ainsi, des dizaines d’années plus tard, que Samuel Paty est mort : personne n’a voulu réagir quand on l’a menacé. » Mélange étrange entre le Cercle des Poètes disparus et les Territoires perdus de la République ou ode au métier d’enseignant ? Parabole politique ou récit avant tout personnel ? Quoi qu’il en soit, écrit Yannick Haenel : « J’avais besoin, j’ai toujours besoin de me croire dans un roman : si l’on ne conçoit pas sa vie comme une fiction, existe-t-on vraiment ? »

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PARTIE 1 -EP185, autour du roman de Lucie Rico, "Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ?" (POL)
11m48s10.81 MB

Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? est le titre du nouveau roman de Lucie Rico, publié chez POL, comme ses deux précédents ouvrages, Le Chant du poulet sous vide et GPS. Comme l’autrice, la narratrice, Jennifer donc, est née à Perpignan, avant d’en partir pour Paris, où elle retranscrit des comptes rendus de plans de licenciements. « Trois ans après mon renvoi, j’avais trouvé ce travail, comme si la vie me proposait une répétition générale permanente » écrit Lucie Rico, dans ce texte au ton tragi-comique. Mais il s’avère que soudainement la touche « point » de son clavier refuse de répondre, rendant non seulement son métier impossible, mais annonçant un dysfonctionnement général et la nécessité de poursuivre des phrases et des mémoires laissées en suspens. Le problème de ce clavier qui avale les lettres n’est en effet pas une panne, mais un diagnostic de ce qui ne « s’achève plus » chez la narratrice. Pour se reconstituer elle-même, et reconstituer les souvenirs de mercredis passés chez son grand-père, celle-ci décide donc, poussé par un amant avocat, de suivre une procédure habituellement réservée aux affaires criminelles : reconstituer au plus proche – meubles, papier-peint, odeur - l’appartement de son grand-père pour savoir ce qui lui est vraiment arrivée lorsqu’elle était une enfant de huit ans. Il s’agit bien pour elle « d’habiter son enfance », ainsi qu’elle l’écrit à un moment du livre.

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INTEGRALE -EP185, autour des romans « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer ? » de Lucie Rico ; « La solitude des professeurs est infinie » de Yannick Haenel et Douglas Stuart, « John, fils de John » signé Douglas Stuart
36m03s33.01 MB

Une reconstitution à la fois criminelle et individuelle prenant la forme d’une tragi-comédie ; un récit à haute teneur autobiographique sur ses années d’enseignants signé par un romancier chevronné et les fils d’histoires étouffantes qui se tissent dans une île de l’archipel des Hébrides occidentales située au large de l’Ecosse. On discute aujourd’hui dans « L’esprit critique » de l’ouvrage de Lucie Rico intitulé Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer que publient les éditions POL ; de La solitude des professeurs est infinie que fait paraître Yannick Haenel aux éditions Gallimard et enfin de John, fils de John, le nouveau roman de Douglas Stuart qui s’était fait remarquer avec son premier texte voilà cinq ans intitulé Shuggie Bain. Avec : • Youness Bousenna, qui chronique l’actualité littéraire pour Télérama • Blandine Rinkel, écrivaine, musicienne et critique • Lise Wajeman, professeur de littérature qui chronique l’actualité littéraire pour Mediapart. « L’esprit critique » est un podcast enregistré aujourd’hui par Etienne Bottini et réalisé comme chaque semaine par les équipes de Gong.

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PARTIE 3 -EP184, autour du film "Primetime" de Lance Oppenheim
15m39s14.33 MB

Le tout jeune réalisateur étatsunien Lance Oppenheim, venu du documentaire, signe avec Primetime, son premier long-métrage de fiction, récemment acclamé au festival de Venise et sorti récemment sur nos écrans en France. Robert Pattinson y incarne Chris Hansen, un présentateur de la télévision américaine qui avait mis au point une émission de téléréalité diffusée sur la chaîne NBC, entre 2004 et 2007 et intitulée « To Catch a Predator ». Le principe était de piéger en ligne des prédateurs sexuels en leur donnant rendez-vous dans une maison bardée de caméras. L’homme tombait non sur un ou une mineure mais sur Chris Hansen qui lui faisait la morale en relisant la conversation qu’il avait eu sous pseudo. Au terme de cette confrontation, la police arrêtait le suspect de façon spectaculaire en le plaquant au sol, voire en envoyant parfois des décharges électriques avec un Taser. L’émission avait finalement été arrêtée après qu’un homme traqué par les caméras de la télévision avait fini par se suicider en se tirant une balle dans la tête.

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PARTIE 2 -EP184, autour du film "Digger" d'Alejandro González Iñárritu,
13m06s12 MB

Le cinéaste mexico-hollywoodien Alejandro González Iñárritu, réalisateur notamment de Birdman ou The Revenant signe un nouveau film intitulé Digger, terme forgé sur le verbe « creuser » ou « excaver » et qui se trouve être le prénom de Digger Rockwell, un magnat du pétrole incarné par un Tom Cruise à contre-emploi puisqu’il est ici méconnaissable en vieillard bedonnant intéressé surtout par sa chatte moribonde, et puisqu’il détruit le monde au lieu de le sauver comme à l’accoutumée. Le film commence lorsqu’un énième forage de la compagnie Rockwell provoque, au pôle Nord, le décrochage d’une gigantesque plaque de glace qui menace de submerger l’Europe. Une cellule de crise est constituée, avec le président des Etats-Unis à sa tête et Digger Rockwell en vis-à-vis, hésitant à atomiser le glacier ou à demander à l’Europe de prendre ses responsabilités. Fable sur les effets délétères des énergies fossiles et le cynisme trumpien, ce film qui sera l’une des dernières grandes productions de la Warner avant son absorption par la Paramount, lui-même affilié au trumpisme, est pour l’instant un échec critique et commercial quasiment inégalé dans l’histoire de la société hollywoodienne et dans la carrière de la star de Mission : Impossible.

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PARTIE 1 -EP184, autour de la série "Camarades" diffusée sur Arte
20m31s18.79 MB

A propos de la mini-série Camarades, diffusée en cette rentrée par la chaîne franco-allemande Arte, le journal Le Monde décrit : « la résurrection de l’université de Vincennes dans toute son anarchique splendeur ». L’hebdomadaire Télérama y voit, lui, « une série pop et irrésistible sur l’utopie contestataire de l’université de Vincennes ». Ô surprise, Le Monde et Télérama sont également partenaires de la diffusion de cette série. Ces renvois d’ascenseur récurrents entre la chaîne franco-allemande et le groupe Le Monde suffisent-ils cependant à disqualifier cette série en la qualifiant de folklorique, dépolitisante voire macroniste, comme on a pu le lire ici ou là ? A force de vouloir tenir ensemble l’horizon de la déconstruction et la nécessité d’une forme de linéarité, et de chercher à mêler histoires d’amour, intrigues policières, citations philosophiques et moments politiques, la série Camarades verse-t-elle dans le gloubi-boulga ou rend elle compte adéquatement d’une réalité chaotique ? Les huit épisodes signés par les réalisateurs Benjamin Charbit et Dominique Baumard se situent pendant l’année 1969, quelques mois après l’ouverture du centre universitaire de Vincennes. Merloux nouvellement élu président de la fac, tente de répondre autant aux demandes ministérielles qu’à celles des innombrables groupes gauchistes, tandis que Claudine prostituée qui travaille dans les allées du bois, est chargée par Jacques, son amant policier, d’infiltrer la nouvelle institution

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INTEGRALE -EP184, autour de la série "Camarades" et des films "Digger" et "Primetime"
49m53s45.67 MB

Une série produite par Arte qui veut faire revivre ce qu’a été l’université libre de Vincennes dans l’après mai-68 ; un film à gros budget en forme de farce et fable écologique dont le principal personnage est un Tom Cruise à contre-emploi métamorphosé en vieillard avide et un premier long-métrage de fiction revenant sur une émission emblématique de la télé-réalité poussée à bout dans ses logiques voyeuristes. On évoque aujourd’hui dans « L’esprit critique » les huit épisodes de la série Camarades diffusée par Arte ; le blockbuster mal en point Digger signé Alejandro González Iñárritu et le premier ling métrage de fiction de Lance Oppenheim, Primetime. Avec : • Alice Leroy, qui écrit pour les Cahiers du Cinéma • Occitane Lacurie, membre du comité de rédaction des revues de cinéma Débordements et Emitaï. • Raphaël Nieuwjaer qui écrit à la fois pour les Cahiers du Cinéma et la revue Études « L’esprit critique » est enregistré et réalisé comme chaque semaine par les équipes de Gong et, en l’occurrence, par Etienne Bottini.

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PARTIE 3 -EP183, autour de l'expositon "Patrimoines en résistance" à la Cité de l'architecture
15m02s13.78 MB

Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa est le titre de l’exposition qui a ouvert au printemps dernier et demeure visible jusqu’au début de l’année prochaine à la Cité de l’Architecture situé place du Trocadéro à Paris. Elle propose une réflexion sur les dommages causés, le plus souvent intentionnellement pendant les guerres et conflits au XXIe siècle, au patrimoine de populations concernées par ces violences : patrimoine qui n’est pas seulement monumental et matériel, mais aussi culturel et immatériel. L’exposition est structurée en trois séquences : effacer, résister et réparer. Elle mêle des œuvres d’artistes contemporains, des éléments cartographiques, des entretiens vidéo avec de nombreux acteurs et actrices de la préservation ou de la restauration du patrimoine, ainsi que plusieurs focus sur des sites martyre allant de l’Arménie à Gaza en passant par l’Ukraine, avec des films en forme de « doubles numériques » des sites abîmés, réalisés en 3D pour permettre de préserver la mémoire des lieux. Les visiteurs et visiteuses sont accueillies par deux œuvres monumentales : la première se déploie comme une frise dans le couloir qui mène aux salles. Il s’agit de l’œuvre « Panoramique de la falaise », réalisé par le plasticien français Pascal Convert qui montre les trous laissés par la destruction des bouddhas de Bâmiyân par le régime taliban en 2001. Puis, quand on entre, tout un mur est occupé par une série de photos de trousseau de clés. L’œuvre s’appelle « Au cas où », elle est datée de 2004 et signée de l’artiste gazaoui Taysir Batniji. Il s’agit des clés de maisons de Palestiniens du Nord de Gaza, qui ont dû fuir vers le centre et le Sud de Gaza depuis octobre 2023 et symbolisent leur espoir de retourner un jour chez eux. Quant au commissariat de ce parcours de ruines et de destructions, il est assuré par les universitaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, aidées d’Yves Uberlmann, architecte spécialisé dans le relevé numérique 3D.

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PARTIE 2 -EP183, autour de la rétrospective Eva Gonzalès au Petit Palais
14m48s13.56 MB

Le Petit Palais présente une exposition monographique inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès né en 1847 à Paris et décédée en1883 dans cette même ville, à 36 ans seulement. Pensée en collaboration avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, la rétrospective est la première d’envergure à se tenir non seulement en France mais dans le monde, depuis celle organisée par sa famille deux ans après sa mort.Souvent réduite au fait qu’elle fut l’élève d’Edouard Manet, proche des impressionnistes sans appartenir au groupe, formée dans un style classique et domestique mais évoluant vers des couleurs et des thèmes plus acides, Eva Gonzalès est aujourd’hui redécouverte et mise en majesté, à travers près de 100 œuvres – peintures, pastels et gravures – et un parcours chronologique. Le commissariat général de cette exposition qui a ouvert mi-septembre et se tiendra jusqu’à la fin du mois de janvier 2027 est signé Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et Stéphanie Cantarutti et Fleur Roos Rosa de Carvalho, respectivement conservatrices en chef au Petit Palais et au musée Van Gogh. Eva Gonzalès. Parcours d'une artiste libre, cela a ouvert au Petit Palais à la mi-septembre et il est possible de s’y rendre jusqu’à la fin du mois de janvier.

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PARTIE 1 -EP183, autour de la rétrospective Kerry James Marshall au MAM
16m51s15.44 MB

Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une grande rétrospective, intitulée The Histories, au peintre africain-américain Kerry James Marshall, né à Birmingham en Alabama en 1955 et vivant aujourd’hui à Chicago. Peintre de tableaux de formats monumentaux, mais aussi dessinateur de BD et sculpteur, le travail de Kerry James Marshall se distingue par sa volonté de donner toute sa place aux sujets noirs - africains et africains-américains – ainsi qu’aux évènements qui ont marqué l’histoire étatsunienne d’un point de vue racial, tout en les faisant dialoguer avec l’histoire de l’art européenne et ses codes. Pour rendre compte de l’histoire et de la vie des Noirs, Kerry Jamaes Marshall utilise une large gamme de pigments – noir d’ivoire, de mars ou de carbone – qui lui permettent de faire apparaître ou disparaître, souligner ou troubler, les sujets dont il s’empare. « Je cherche à instaurer une présence phénoménale, indéniablement noire et belle », disait Kerry James Marshall voilà dix, dans une citation mise en exergue de cette exposition qui vient d’ouvrir et demeure visible jusqu’à la fin du mois de janvier prochain. Le commissariat de cette rétrospective, déjà présentée l’an dernier à la Royal Academy of Arts de Londres, est signé Mark Godfrey. Kerry James Marshall. The Histories vient d’ouvrir au Musée d’Art Moderne de Paris et ce sera visible jusqu’au 24 janvier 2027.

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