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L’esprit critique

Cinéma, littérature, spectacles, expos : chaque semaine, L’esprit critique, c’est le nouveau podcast proposé par Mediapart pour inciser l’actualité culturelle, renouveler les voix qui débattent des œuvres et rendre compte des débats esthétiques et politiques qui traversent ce qu’on nous donne à lire ou à voir. Hébergé par Audiomeans. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

658 épisodes en replay et MP3

PARTIE 3 -EP183, autour de l'expositon "Patrimoines en résistance" à la Cité de l'architecture
15m02s13.78 MB

Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa est le titre de l’exposition qui a ouvert au printemps dernier et demeure visible jusqu’au début de l’année prochaine à la Cité de l’Architecture situé place du Trocadéro à Paris. Elle propose une réflexion sur les dommages causés, le plus souvent intentionnellement pendant les guerres et conflits au XXIe siècle, au patrimoine de populations concernées par ces violences : patrimoine qui n’est pas seulement monumental et matériel, mais aussi culturel et immatériel. L’exposition est structurée en trois séquences : effacer, résister et réparer. Elle mêle des œuvres d’artistes contemporains, des éléments cartographiques, des entretiens vidéo avec de nombreux acteurs et actrices de la préservation ou de la restauration du patrimoine, ainsi que plusieurs focus sur des sites martyre allant de l’Arménie à Gaza en passant par l’Ukraine, avec des films en forme de « doubles numériques » des sites abîmés, réalisés en 3D pour permettre de préserver la mémoire des lieux. Les visiteurs et visiteuses sont accueillies par deux œuvres monumentales : la première se déploie comme une frise dans le couloir qui mène aux salles. Il s’agit de l’œuvre « Panoramique de la falaise », réalisé par le plasticien français Pascal Convert qui montre les trous laissés par la destruction des bouddhas de Bâmiyân par le régime taliban en 2001. Puis, quand on entre, tout un mur est occupé par une série de photos de trousseau de clés. L’œuvre s’appelle « Au cas où », elle est datée de 2004 et signée de l’artiste gazaoui Taysir Batniji. Il s’agit des clés de maisons de Palestiniens du Nord de Gaza, qui ont dû fuir vers le centre et le Sud de Gaza depuis octobre 2023 et symbolisent leur espoir de retourner un jour chez eux. Quant au commissariat de ce parcours de ruines et de destructions, il est assuré par les universitaires Elisabeth Essaïan et Mathilde Leloup, aidées d’Yves Uberlmann, architecte spécialisé dans le relevé numérique 3D.

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PARTIE 2 -EP183, autour de la rétrospective Eva Gonzalès au Petit Palais
14m48s13.56 MB

Le Petit Palais présente une exposition monographique inédite consacrée à la peintre Eva Gonzalès né en 1847 à Paris et décédée en1883 dans cette même ville, à 36 ans seulement. Pensée en collaboration avec le musée Van Gogh d’Amsterdam, la rétrospective est la première d’envergure à se tenir non seulement en France mais dans le monde, depuis celle organisée par sa famille deux ans après sa mort.Souvent réduite au fait qu’elle fut l’élève d’Edouard Manet, proche des impressionnistes sans appartenir au groupe, formée dans un style classique et domestique mais évoluant vers des couleurs et des thèmes plus acides, Eva Gonzalès est aujourd’hui redécouverte et mise en majesté, à travers près de 100 œuvres – peintures, pastels et gravures – et un parcours chronologique. Le commissariat général de cette exposition qui a ouvert mi-septembre et se tiendra jusqu’à la fin du mois de janvier 2027 est signé Annick Lemoine, présidente de l’établissement public des musées d’Orsay et de l’Orangerie et Stéphanie Cantarutti et Fleur Roos Rosa de Carvalho, respectivement conservatrices en chef au Petit Palais et au musée Van Gogh. Eva Gonzalès. Parcours d'une artiste libre, cela a ouvert au Petit Palais à la mi-septembre et il est possible de s’y rendre jusqu’à la fin du mois de janvier.

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PARTIE 1 -EP183, autour de la rétrospective Kerry James Marshall au MAM
16m51s15.44 MB

Le Musée d’Art Moderne de Paris consacre une grande rétrospective, intitulée The Histories, au peintre africain-américain Kerry James Marshall, né à Birmingham en Alabama en 1955 et vivant aujourd’hui à Chicago. Peintre de tableaux de formats monumentaux, mais aussi dessinateur de BD et sculpteur, le travail de Kerry James Marshall se distingue par sa volonté de donner toute sa place aux sujets noirs - africains et africains-américains – ainsi qu’aux évènements qui ont marqué l’histoire étatsunienne d’un point de vue racial, tout en les faisant dialoguer avec l’histoire de l’art européenne et ses codes. Pour rendre compte de l’histoire et de la vie des Noirs, Kerry Jamaes Marshall utilise une large gamme de pigments – noir d’ivoire, de mars ou de carbone – qui lui permettent de faire apparaître ou disparaître, souligner ou troubler, les sujets dont il s’empare. « Je cherche à instaurer une présence phénoménale, indéniablement noire et belle », disait Kerry James Marshall voilà dix, dans une citation mise en exergue de cette exposition qui vient d’ouvrir et demeure visible jusqu’à la fin du mois de janvier prochain. Le commissariat de cette rétrospective, déjà présentée l’an dernier à la Royal Academy of Arts de Londres, est signé Mark Godfrey. Kerry James Marshall. The Histories vient d’ouvrir au Musée d’Art Moderne de Paris et ce sera visible jusqu’au 24 janvier 2027.

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INTEGRALE -EP183, autour des rétrospectives Kerry James Marshall et Eva Gonzalès et de l'exposition intitulée "Patrimoines en résistance"
47m25s43.42 MB

Une rétrospective en majesté d’un des grands peintres de l’histoire noire ; une redécouverte d’une artiste de la couleur et du pastel longtemps négligée ; et une plongée dans les patrimoines en périls et les moyens de les préserver, de Gaza à Odessa. On s’intéresse, dans « L’esprit critique » de ce jour, à l’exposition que le Musée d’Art Moderne de Paris consacre à l’artiste africain-américain Kerry James Marshall ; au parcours d’Eva Gonzalès montré en quasi-intégralité au Petit Palais à Paris pour la première fois depuis sa mort prématurée il y a presque un siècle et demi ; et enfin à la proposition de la Cité de l’Architecture intitulée : Patrimoines en résistance. De Tombouctou à Odessa. Avec : • Guslagie Malanda, actrice et curatrice d’exposition indépendante • Margot Nguyen, travailleuse de l’art indépendante • Magali Lesauvage, critique d'art « L’esprit critique » est un podcast enregistré par les équipes de Gong et réalisé aujourd’hui par Etienne Bottini.

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PARTIE 3 -EP182, autour de "Mon Frère" de François Grémaud
16m45s15.34 MB

Sur une scène épurée et dans un cadre sans décor, deux hommes d’une petite cinquantaine d’année, habillés de la même façon et qui se ressemblent étrangement. L’un parle, l’autre pas. L’un s’appelle François, l’autre s’appelle Christian. L’un est metteur en scène, l’autre n’est pas comédien mais est néanmoins l’interprète, en langue des signes, de cette pièce écrite spécialement pour lui et en partie par lui. La pièce s’intitule Mon frère et est signé du metteur en scène François Grémaud qui explique que cette création est venue « d’un désir ancien, mais longtemps contenu : celui de donner la parole – la vraie, la pleine – à Christian », son frère sourd de naissance. Elle tisse trois histoires parallèles : celle de Christian, qui passe par des hauts et pas mal de bas ; celle de la langue des signes et celle, mise en abyme, de la création du spectacle. Après avoir été montré au Festival d’Avignon cet été, Mon Frère est visible en ce moment à au théâtre du Rond-Point à Paris avant une vaste tournée qui mènera les deux frères dans les prochains mois à Marseille, Neuchâtel, Besançon, Brest, Fribourg, Toulouse, Saint-Ouen, Malakoff, Bordeaux, Dunkerque ou encore Genève.

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PARTIE 2 -EP182, autour de "Je meurs de ne pas mourir. (Les deux vies de Thérèse) " d'Aurélia Lüscher
18m14s16.7 MB

Je meurs de ne pas mourir (Les deux vies de Thérèse) est un seul en scène confié à la comédienne Estelle Meyer, mis en scène par Aurélia Lüscher et donné au Théâtre de la Bastille à Paris. Le texte, signé du dramaturge espagnol Paco Bezerra se fonde sur certains écrits de Thérèse d’Avila, sainte patronne espagnole ayant vécu au XVIe siècle et qui fut la première femme proclamée docteure de l’Église. Mais imagine que celle-ci, ressuscitée avant l’heure, récupère ses reliques dispersées aux quatre coins du monde, et se met à arpenter les marges de la société espagnole contemporaine. Alors qu’il devait être montré dans un des principaux théâtres de Madrid, il a été déprogrammé, officiellement pour des raisons budgétaires, mais sans doute aussi sous les pressions de l’extrême-droite choquée de la vision que donne le texte de Paco Bezerra de la sainte espagnole. Des lectures ont été organisées et un mouvement de soutien s'est déployé - de nombreuses personnalités du monde culturel espagnol dont Javier Bardem et Almodovar signant une lettre ouverte de soutien - mais le texte n'a encore jamais été programmé en Espagne. Ce qui ajoute à l’intérêt de pouvoir voir aujourd’hui cette pièce, traduite par Clarice Plasteig aux Solitaires Intempestifs en parallèle du travail d’Aurélia Lüscher et Estelle Meyer.

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PARTIE 1 -EP182, autour du spectacle "The Other Place (After Antigone)" d'Alexander Zeldin
12m30s11.44 MB

Créée au National Thater de Londres, la pièce The Other Place (After Antigone) du metteur en scène britannique Alexander Zeldin est donnée en ce moment au Théâtre de la Ville-Sarah Bernhardt dans le cadre du Festival d’Automne. Comme son titre l’indique, derrière l’histoire de ces deux sœurs, Annie et Issy, qui se retrouvent à l’occasion de l’anniversaire de la mort de leur père suicidé et autour de l’urne contenant ses cendres, se rejoue en réalité un conflit éternel, celui du mythe d’Antigone, fille d’Œdipe décidée à enterrer son frère contre l’avis de son oncle Créon, roi de Thèbes. Ici, l’oncle est prénommé Chris, il porte des baskets New Balance et souhaite disperser les cendres de son frère pour « aller de l’avant » maintenant que le temps a passé, que la maison familiale a été refaite avec une grande baie vitrée donnant sur le jardin et que l’urne n’y aurait plus sa place. Ce qui n’est pas du tout l’avis d’Annie, revenue après de longs mois d’absence et de longues années de silence. The Other Place (After Antigone) sera visible prochainement à Luxembourg et Genève.

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INTEGRALE -EP182, autour des spectacles "The Other Place (After Antigone)", "Je meurs de ne pas mourir" et "Mon Frère"
48m10s44.11 MB

Une réinterprétation du mythe d’Antigone ; une relecture jubilatoire et non conventionnelle des écrits et de la vie de Thérèse d’Avila, et une déclaration d’amour d’un entendant à un sourd. On évoque trois spectacles dans « L’esprit critique » de ce jour. D’abord The Other Place du metteur en scène britannique Alexander Zeldin actuellement représenté au Théâtre de la Ville / Sarah Bernhardt. Ensuite Je meurs de ne pas mourir de la metteuse en scène Aurélia Lüscher qui a été créée au Théâtre de la Bastille. Et enfin, Mon frère du metteur en scène François Grémaud, actuellement visible au Théâtre du Rond-Point avant une large tournée en France et en Suisse.

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PARTIE 3 -EP181, autour du roman de Laura Kasischke, "Baignade surveillée" (Gallimard)
12m17s11.25 MB

Baignade surveillée est le titre du nouveau livre de la poétesse et romancière étatsunienne Laura Kasischke, autrice, parmi de nombreux textes, de La vie devant ses yeux, Rêves de garçons, A moi pour toujours ou encore Esprit d’hiver. L’ouvrage est publié aux éditions Gallimard dans une traduction de l’anglais-américain faite par Céline Leroy. Si la baignade est surveillée dans cette piscine d’un joli et paisible quartier de Los Angeles, cela n’empêche pas un enfant de cinq ans du nom de Richie Manning de s’y noyer. Nous sommes le 16 juillet 1969, le jour même où Apollo 11 décolle pour la lune depuis le centre spatial Kennedy en Floride. L’écriture de Laura Kasischke s’enroule alors autour de ces deux évènements, tissant des liens invisibles entre le ciel en train d’aspirer les astronautes Neil Armstrong, Buzz Aldrin et Michael Collins et celui, parfaitement bleu et trop ensoleillé, qui se reflète au-dessus de la piscine où pas à pas le petit garçon s’avance vers le grand bain sans que la belle maître nageuse ne le voit. « Ceux qui pardonnèrent à la maître-nageuse de ne pas avoir le petit garçon se noyer dans la piscine cet après-midi-là mirent cela sur le compte de l’étrange chaos du moment, écrit la romancière. Non seulement cela s’était passé en pleine semaine et en plein été, par une des journées les plus chaudes de la saison (le Jolly Rogers fit d’ailleurs son meilleur chiffre de l’année, peut-être le meilleur chiffre de ses quatre années d’existence), mais, de surcroît, ce matin-là, trois astronautes avaient quitté la Terre pour rejoindre la Lune. »

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PARTIE 2 -EP181, autour du texte d'Elisa Shua Dusapin, "Sauf la frontière" (Zoé)
11m50s10.84 MB

A seulement 33 ans, l’écrivaine franco-suisse Elisa Shua Dusapin, née en Dordogne d’un père français et d’une mère coréenne, a déjà publié plusieurs ouvrages remarqués et récompensés par de nombreux prix. Le premier, Hiver à Sokcho, prenait place dans cette ville située à la frontière de la Corée du Nord et a obtenu, dans sa version anglaise, le National Book Award. Le second, Les Billes du Pachinko, explorait l’exode de la communauté coréenne vers le Japon dans les années 1950. Le troisième, Le vieil incendie, en forme de tête-à-tête entre deux sœurs au moment de vider la maison familiale, a obtenu le prix Wepler. Pour son quatrième livre, intitulé Sauf la frontière et publié comme le précédent aux éditions Zoé, Elisa Shua Dusapin quitte l’Extrême-Orient pour le Proche-Orient et nous fait partager son périple partant du Liban, avant de s’installer en Jordanie et de faire un détour par la Palestine et Israël, dans cette région fracassée par les retombées du 7-Octobre 2023 et la violence à outrance déployée par le gouvernement de Benyamin Nétanyahou. A Amman, la narratrice apprend l’arabe, mais aussi des rudiments de plomberie en compagnie de Jordaniennes, et se rend à des groupes de paroles dans lesquels s’expriment notamment des réfugiés syriens, avant et après la chute de Bachar al-Assad. A l’un de ses interlocuteurs, elle répond : « je travaille avec l’énergie de la conviction, du doute, et tant de questions : comment protéger l’identité de ceux qui m’ont fait confiance, préserver leur dignité sans atténuer leur parole ? Comment exprimer ce que dit la violence, sans ajouter à la violence du monde. »

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PARTIE 1 -EP181, autour du roman d'Anne Godard, "Nous aussi" (Actes-Sud)
16m14s14.88 MB

Nous aussi est le titre du troisième roman d’Anne Godard, après L’inconsolable il y a vingt ans et Une chance folle voilà dix ans. Il est publié aux éditions Actes Sud et a été retenu sur la première liste révélée par le jury du prix Goncourt. La professeure de littérature et d’écriture créative à l’université Sorbonne-Nouvelle y dresse un vertigineux et douloureux portrait de famille dans un milieu où l’aristocratie des manières et du vocabulaire le dispute au malaise des pratiques et des silences. Roman très personnel, mais écrit quasi entièrement au pronom impersonnel ; récit d’une expérience singulière mais inscrite dans le vécu partagé « d’enfants obéissants » mais pas sages pour autant ; description d’un monde parfait mais qui se trouble et déraille au fil des pages… Le nouveau texte d’Anne Godard s’inscrit explicitement, par son titre, dans une série de publications littéraires catalysées par le mouvement #MeToo, mais veut en renouveler les formes, en maniant autant le scalpel sociologique que l’introspection dans les trous de la mémoire individuelle et les lacunes du récit collectif. Le quatrième de couverture débute ainsi : « On fait partie d’une grande famille. On sait qu’on est privilégiés. On vit ensemble, dans notre immeuble au centre de Paris, on se retrouve l’été dans notre maison à la montagne. On trouve que c’est normal. C’est chez nous, c’est à nous, c’est pour nous. On se ressemble, on se compare, on se confronte, on ne se quitte pas, on se confond, on s’appartient. On ne sait pas comment dire je, on n’en a pas besoin, puisqu’on est nous. »

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INTEGRALE -EP181, autour des romans d'Anne Godard, "Nous aussi", d'Elisa Shua Dusapin, "Sauf la frontière" et de Laura Kasischke, "Baignade Surveillée"
41m14s37.76 MB

Un roman personnel écrit au pronom impersonnel ; une trajectoire individuelle partie à la rencontre des bouleversements du Proche-Orient ; et la rencontre entre le destin tragique d’un petit enfant et l’épopée de la conquête de la Lune… On évoque dans « L’esprit critique » de ce jour trois romans de la rentrée littéraire : Nous aussi troisième roman de l’écrivaine Anne Godard qui paraît aux éditions Actes-Sud et nous plonge dans une autre « Familia Grande ». Sauf la frontière de la jeune écrivaine franco-suisso-coréenne Elisa Shua Dusapin qui après avoir exploré différents territoires d’Extrême-Orient se rend cette fois au Moyen-Orient, du Liban à la Jordanie dans un livre publié chez Zoé. Et enfin Baignade surveillée, le nouveau livre de la poétesse et romancière étatsunienne Laura Kasischke publié aux éditions Gallimard. Avec : • Lise Wajeman, professeure de littérature comparée qui chronique l’actualité littéraire pour Mediapart • Youness Bousenna, qui chronique l’actualité littéraire pour Télérama • Copélia Mainardi qui écrit notamment pour Libération. « L’esprit critique » est un podcast proposé par Joseph Confavreux pour Mediapart, enregistré et réalisé par Corentin Dubois et les équipes de Gong.

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PARTIE 4 -EP180, autour du documentaire "Les survivants du Che" de Christophe Réveille
10m50s9.93 MB

Réalisé par Christophe Réveille, Les survivants du Che raconte une histoire une histoire incroyable et très peu connue, celle de trois guérilleros ayant juré allégeance à Che Guevara et le suivant partout dans sa volonté d’exporter la révolution cubaine qui avait renversé le président Batista en 1959. Après avoir notamment tenté sans succès de soulever le Congo, le Che et ses hommes se retrouvent en Bolivie en 1967. Une partie de l’histoire est connue : le Che est capturé puis exécuté, et photographié sur son lit de mort, nourrissant un imaginaire encore prégnant aujourd’hui. Une autre l’est très peu : une partie de sa garde rapprochée parvient à s’échapper alors qu’ils sont poursuivis par des milliers d’hommes de l’armée bolivienne, parcourant près de 2 400 kilomètres en quelques mois pour rejoindre le Chili. Le documentaire nous donne à voir le témoignage de ses survivants, avec des images d’archives mais aussi un traitement graphique qui situe ce film à mi-chemin du documentaire classique et du film d’animation.

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PARTIE 3 -EP 180 autour du documentaire "Hair, Paper, Water" de Nicolas Graux et Trương Minh Quý
8m09s7.46 MB

Hair, Paper, Water est le titre d’un film documentaire signé Nicolas Graux et Trương Minh Quý qui suit Cao ThịHậu, vieille dame issue d'une région rurale du Vietnam. Elle appartient à la communauté Rục, une minorité ethnique ayant vécu isolée dans des grottes jusqu'aux années 1950, avant d'être déplacée par le gouvernement dans des villages. Vivant avec ses petits-enfants, elle leur transmet la langue fragile des Rục et les savoirs traditionnels forgés dans les grottes où vivait sa communauté alors qu’elle se rend à Saigon pour la première fois afin d’aider sa fille qui vient d’accoucher. Le film a obtenu, en 2025, le Léopard d’or du festival de Locarno dans la compétition intitulée Cinéastes du présent.

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PARTIE 2 -EP180, autour de "Spider-Man. Brand New Day", de Destin Daniel Cretton
14m49s13.58 MB

Autre film où des corps sont subitement habités par d’autres êtres, le blockbuster Spider-Man. Brand New Day, signé Destin Daniel Cretton avec les stars Tom Holland et Zendaya dans les rôles-titres. Dans ce nouvel opus de la franchise Marvel, Peter Parker doit apprendre à vivre sans sa tante May, tuée par le Bouffon vert dans l’opus précédent, mais aussi sans son meilleur ami, Ned Leeds et sans le grand amour de sa vie, MJ partis étudier au MIT, après qu’un sort a effacé de leur mémoire tout souvenir lié à la véritable identité de l’homme-araignée. Face à ces deuils, Peter Parker / Spider-Man consacre toute son énergie à aider la police new yorkaise à lutter contre les crimes, lorsque surgit une nouvelle menace sous la forme d’une puissance capable de prendre le contrôle des personnes qui se trouvent autour d’elles en passant allègrement d’un corps à un autre. Bien que cette nouvelle déclinaison de Spider-Man se situe dans une moindre inflation d’effets et de narration que le précédent opus, le film a dépassé tous les précédents au point de devenir le 3ème succès mondial de tous les temps en termes de box-office.

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