16 #384 Qui façonne notre vision de demain avec Samah Karaki (partie 2)
Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai contre les figures d'autorité est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!
C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.
Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité.
Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.
J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du génie, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?
Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à cancel. Elle cherche à déplacer le regard.
On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.
Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?
Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?
Citations marquantes - Nous avons besoin de boussoles, mais pas de sommets.- Le problème n’est pas la signature. C’est pourquoi on voit toujours les mêmes noms.- Quand on sacralise quelqu’un, on suspend notre jugement.- La pensée n’appartient pas à une figure. Elle appartient à ceux qui la manipulent.- L’utopie, c’est un endroit où le sens se négocie en permanence.Big Ideas (Idées centrales)1. Le besoin d’autorité est humainNous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.⏱ ~00:07
2. La visibilité n’est pas le mériteLa reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.⏱ ~00:29
3. Le génie est une construction historiqueRenaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.⏱ ~00:26
4. La sacralisation crée de l’impunitéPlus on idolâtre, plus on pardonne.👉 Important dans le débat sur cancel culture.⏱ ~00:22
5. Nous sommes câblés pour créer des récitsBiais d’intentionnalité : on invente des intentions.👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.⏱ ~00:39
6. L’utopie est déjà làDans les classes, les cafés, les discussions réelles.👉 Important pour redonner de l’espoir concret.⏱ ~00:58
10 Questions structurantes- Pourquoi avons-nous besoin de figures d’autorité ?- À partir de quand admiration devient-elle abdication critique ?- La visibilité est-elle une preuve de compétence ?- Le génie est-il une construction politique ?- Peut-on séparer l’œuvre de l’auteur ?- Faut-il contextualiser ou réécrire les œuvres problématiques ?- Les algorithmes fabriquent-ils nos autorités modernes ?- Est-ce dangereux de devenir soi-même une figure d’autorité ?- Comment ne pas remplacer une idole par une autre ?- À quoi ressemblerait un monde sans sommets mais avec des conversations ?Références citéesPersonnes- Heidegger- Bertolucci- Jordan Bardella- Donald Trump- Alice Carabédian- Blanche Sabat- Pénélope BagieuConcepts- Effet de halo- Biais d’intentionnalité- Humanisme- Mécénat- Génie romantiqueTimestamps clés 00:00 – Pourquoi on adore les figures d’autorité00:02 – Ce qui a poussé Samah à écrire ce livre00:07 – On choisit selon le nom (et ce n’est pas neutre)00:17 – Le vrai danger de la sacralisation00:22 – Cancel culture : que faire des œuvres problématiques ?00:26 – La naissance du génie à la Renaissance00:29 – Mérite ou système de halo ?00:39 – Ce que notre cerveau invente sur les leaders00:48 – Les gourous modernes et les algorithmes00:58 – L’utopie concrète : négocier le sens ensemble
17 #384 Qui façonne notre vision pour demain? Avec Samah Karaki (partie 1)
Samah Karaki est neuroscientifique et essayiste et son dernier essai contre les figures d'autorité est la raison pour laquelle je la reçois de nouveau!
C’est la quatrième fois que je reçois Samah. Et à chaque fois, je sens que quelque chose me bouscule profondément.
Dans cet épisode, nous parlons de notre besoin presque viscéral de figures d’autorité.
Pourquoi nous aimons tant certains visages. Pourquoi nous leur déléguons notre jugement. Pourquoi nous sommes parfois déçus comme si nous avions été trahis personnellement.
J’ai questionné Samah sur la naissance historique de la figure du génie, sur la Renaissance, sur le mythe du héros, sur le mérite, sur la visibilité, sur les médias, sur les algorithmes. Mais aussi sur quelque chose de plus intime : qu’est-ce que ça fait de devenir soi-même une figure d’autorité ?
Ce que j’aime dans cette conversation, c’est qu’elle ne cherche pas à cancel. Elle cherche à déplacer le regard.
On parle de plagiat, de création collective, d’impunité, de Heidegger, de Bertolucci, d’écologie, de réseaux sociaux, de gourous, de soft skills… et surtout d’utopie.
Et si la pensée n’appartenait jamais à une seule personne ?
Et si le vrai pouvoir, c’était de négocier le sens ensemble ?
Citations marquantes - Nous avons besoin de boussoles, mais pas de sommets.- Le problème n’est pas la signature. C’est pourquoi on voit toujours les mêmes noms.- Quand on sacralise quelqu’un, on suspend notre jugement.- La pensée n’appartient pas à une figure. Elle appartient à ceux qui la manipulent.- L’utopie, c’est un endroit où le sens se négocie en permanence.Big Ideas (Idées centrales)1. Le besoin d’autorité est humainNous manquons d’attention. Nous avons besoin de repères.👉 Important car ça évite la culpabilisation individuelle.⏱ ~00:07
2. La visibilité n’est pas le mériteLa reconnaissance circule par halo. Les visibles rendent visibles.👉 Important pour comprendre l’entre-soi médiatique.⏱ ~00:29
3. Le génie est une construction historiqueRenaissance, humanisme, mécénat : naissance de la singularité exceptionnelle.👉 Important pour désacraliser le mythe du créateur solitaire.⏱ ~00:26
4. La sacralisation crée de l’impunitéPlus on idolâtre, plus on pardonne.👉 Important dans le débat sur cancel culture.⏱ ~00:22
5. Nous sommes câblés pour créer des récitsBiais d’intentionnalité : on invente des intentions.👉 Important pour comprendre la narration politique moderne.⏱ ~00:39
6. L’utopie est déjà làDans les classes, les cafés, les discussions réelles.👉 Important pour redonner de l’espoir concret.⏱ ~00:58
10 Questions structurantes- Pourquoi avons-nous besoin de figures d’autorité ?- À partir de quand admiration devient-elle abdication critique ?- La visibilité est-elle une preuve de compétence ?- Le génie est-il une construction politique ?- Peut-on séparer l’œuvre de l’auteur ?- Faut-il contextualiser ou réécrire les œuvres problématiques ?- Les algorithmes fabriquent-ils nos autorités modernes ?- Est-ce dangereux de devenir soi-même une figure d’autorité ?- Comment ne pas remplacer une idole par une autre ?- À quoi ressemblerait un monde sans sommets mais avec des conversations ?Références citéesPersonnes- Heidegger- Bertolucci- Jordan Bardella- Donald Trump- Alice Carabédian- Blanche Sabat- Pénélope BagieuConcepts- Effet de halo- Biais d’intentionnalité- Humanisme- Mécénat- Génie romantiqueTimestamps clés 00:00 – Pourquoi on adore les figures d’autorité00:02 – Ce qui a poussé Samah à écrire ce livre00:07 – On choisit selon le nom (et ce n’est pas neutre)00:17 – Le vrai danger de la sacralisation00:22 – Cancel culture : que faire des œuvres problématiques ?00:26 – La naissance du génie à la Renaissance00:29 – Mérite ou système de halo ?00:39 – Ce que notre cerveau invente sur les leaders00:48 – Les gourous modernes et les algorithmes00:58 – L’utopie concrète : négocier le sens ensemble
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #337 Le piège de l'empathie avec Samah Karaki (https://audmns.com/CVkTKJQ)
- [CONFIDENCES CROISÉES] La face cachée du talent avec Oxmo Puccino et Samah Karaki (https://audmns.com/PsTiLuf)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
18 #383 Comment affronter le cancer sans perdre pied? avec Christophe André (partie 2)
Christophe André est psychiatre et co-auteur de vivre pendant vivre après, un livre sur le cancer écrit en partenariat avec 2 oncologues.
Dans cet épisode, nous parlons de ce moment où la mort cesse d’être un concept pour devenir une possibilité réelle.
Christophe a eu un cancer du poumon. Il a perdu son père d’un cancer. Il a accompagné toute sa vie des patients en souffrance. Et pourtant, lorsque la maladie l’a touché, il a ressenti la même colère que tout le monde : Pourquoi moi ?
J’ai questionné Christophe André sur ce que veut dire être en bonne santé quand on a frôlé la mort. Nous parlons de cette idée que la santé serait un but en soi, alors qu’elle n’est qu’un moyen. Nous parlons de culpabilité, de honte, de cette illusion que si l’on mange bien, si l’on médite, si l’on fait du sport, on serait protégé.
Dans cet épisode, nous parlons de la place du mental : est-ce qu’il guérit vraiment ? Ou est-ce qu’il aide simplement à traverser ?
Nous parlons des médecines alternatives, de la médecine intégrative, du danger de retarder un traitement lourd au nom d’une promesse rassurante.
Mais surtout, nous parlons de vie. Parce que le cancer a cette particularité étrange : il vous tire vers la mort et, en même temps, il intensifie votre amour de la vie.
C’est une conversation douce mais radicale. Sur la fragilité. Sur la responsabilité. Sur ce que signifie vraiment guérir.
Citations marquantes- « La santé, c’est la vie dans le silence des organes. »- « La protection n’est pas une garantie. »- « On ne trouve jamais la vie aussi belle que quand la mort est à côté. »- « La honte, ce n’est pas l’inconfort de ce que j’ai fait, c’est l’inconfort de ce que je suis. »- « Le mental aide à traverser. Il ne fait pas disparaître la maladie. »Les grandes idées 1. La santé n’est pas un idéal moralJe constate que nous avons transformé la santé en performance.Or elle n’est qu’un outil pour vivre.
2. Le cancer détruit l’illusion de contrôleOn peut réduire les risques.On ne peut pas garantir l’immunité.
3. La maladie rend la mort réelleEt c’est précisément cette proximité qui rend la vie plus intense.
4. La honte isoleLa culpabilité peut être discutée.La honte enferme.
5. Le mental est une enduranceIl ne vainc pas biologiquement le cancer.Il aide à ne pas s’effondrer psychiquement.
6. La médecine doit devenir intégrativePas alternative.Pas naïve.Mais coordonnée.
7. Il existe trois guérisonsMédicale.Psychologique.Sociale.Et elles n’avancent pas au même rythme.
QUESTIONS STRUCTURANTES- Qu’est-ce qu’être en bonne santé ?- Pourquoi moi ?- Peut-on vraiment prévenir un cancer ?- Le stress est-il responsable ?- Le mental peut-il guérir ?- Comment accompagner un proche ?- Faut-il tout dire de sa maladie ?- Médecine alternative : danger ou complément ?- Pourquoi les médecins semblent parfois froids ?- Quand est-on réellement guéri ?RÉFÉRENCES CITÉES- Habituation hédonique- Effet ELIZA- Médecine intégrative- Immunothérapie- Thérapies cibléesTIMESTAMPS 00:00 — Pourquoi parler du cancer00:02 — Définir la santé00:09 — L’avant/après maladie00:14 — La mort devient concrète00:22 — Faire tout bien ne suffit pas00:27 — Culpabilité vs honte00:33 — Comment accompagner un proche00:40 — La place du mental00:45 — Médecine alternative : le vrai danger00:54 — L’alimentation et la prévention00:59 — Les médecins sont épuisés01:07 — Les trois guérisons01:20 — L’IA et l’empathie01:29 — Division sociale et responsabilité01:30 — Clôture
19 #383 Comment affronter le cancer sans perdre pied ? Avec Christophe André (partie 1)
Christophe André est psychiatre et co-auteur de vivre pendant vivre après, un livre sur le cancer écrit en partenariat avec 2 oncologues.
Dans cet épisode, nous parlons de ce moment où la mort cesse d’être un concept pour devenir une possibilité réelle.
Christophe a eu un cancer du poumon. Il a perdu son père d’un cancer. Il a accompagné toute sa vie des patients en souffrance. Et pourtant, lorsque la maladie l’a touché, il a ressenti la même colère que tout le monde : Pourquoi moi ?
J’ai questionné Christophe André sur ce que veut dire être en bonne santé quand on a frôlé la mort. Nous parlons de cette idée que la santé serait un but en soi, alors qu’elle n’est qu’un moyen. Nous parlons de culpabilité, de honte, de cette illusion que si l’on mange bien, si l’on médite, si l’on fait du sport, on serait protégé.
Dans cet épisode, nous parlons de la place du mental : est-ce qu’il guérit vraiment ? Ou est-ce qu’il aide simplement à traverser ?
Nous parlons des médecines alternatives, de la médecine intégrative, du danger de retarder un traitement lourd au nom d’une promesse rassurante.
Mais surtout, nous parlons de vie. Parce que le cancer a cette particularité étrange : il vous tire vers la mort et, en même temps, il intensifie votre amour de la vie.
C’est une conversation douce mais radicale. Sur la fragilité. Sur la responsabilité. Sur ce que signifie vraiment guérir.
Citations marquantes- « La santé, c’est la vie dans le silence des organes. »- « La protection n’est pas une garantie. »- « On ne trouve jamais la vie aussi belle que quand la mort est à côté. »- « La honte, ce n’est pas l’inconfort de ce que j’ai fait, c’est l’inconfort de ce que je suis. »- « Le mental aide à traverser. Il ne fait pas disparaître la maladie. »Les grandes idées 1. La santé n’est pas un idéal moralJe constate que nous avons transformé la santé en performance.Or elle n’est qu’un outil pour vivre.
2. Le cancer détruit l’illusion de contrôleOn peut réduire les risques.On ne peut pas garantir l’immunité.
3. La maladie rend la mort réelleEt c’est précisément cette proximité qui rend la vie plus intense.
4. La honte isoleLa culpabilité peut être discutée.La honte enferme.
5. Le mental est une enduranceIl ne vainc pas biologiquement le cancer.Il aide à ne pas s’effondrer psychiquement.
6. La médecine doit devenir intégrativePas alternative.Pas naïve.Mais coordonnée.
7. Il existe trois guérisonsMédicale.Psychologique.Sociale.Et elles n’avancent pas au même rythme.
QUESTIONS STRUCTURANTES- Qu’est-ce qu’être en bonne santé ?- Pourquoi moi ?- Peut-on vraiment prévenir un cancer ?- Le stress est-il responsable ?- Le mental peut-il guérir ?- Comment accompagner un proche ?- Faut-il tout dire de sa maladie ?- Médecine alternative : danger ou complément ?- Pourquoi les médecins semblent parfois froids ?- Quand est-on réellement guéri ?RÉFÉRENCES CITÉES- Habituation hédonique- Effet ELIZA- Médecine intégrative- Immunothérapie- Thérapies cibléesTIMESTAMPS YOUTUBE (COMPLETS JUSQU’À 01:30:35)00:00 — Pourquoi parler du cancer00:02 — Définir la santé00:09 — L’avant/après maladie00:14 — La mort devient concrète00:22 — Faire tout bien ne suffit pas00:27 — Culpabilité vs honte00:33 — Comment accompagner un proche00:40 — La place du mental00:45 — Médecine alternative : le vrai danger00:54 — L’alimentation et la prévention00:59 — Les médecins sont épuisés01:07 — Les trois guérisons01:20 — L’IA et l’empathie01:29 — Division sociale et responsabilité01:30 — Clôture
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #375 Comment soignera t'on le cancer dans 5 ans? avec Nelson Dusetti (https://audmns.com/IfMeTPt)
- [BEST OF] La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/kPIMzbq)
- #308 Libérer la parole sur la santé des femmes avec André Ulmann (https://audmns.com/hAQtMJz)
20 [Moment] Comment j’ai quitté Ledger en 24h. Sans retour avec Eric Larchevêque
Eric Larchevêque est un entrepreneur et cofondateur de Ledger. On se connait depuis longtemps avec Eric.Dans cet moment, nous parlons d’un moment de bascule dans la vie d’un entrepreneur : celui qui suit la réussite. J’ai questionné Eric sur ce vide existentiel qui suit la vente d’une entreprise, sur l’identité qui vacille quand on n’est plus le CEO, sur le rapport à l’ego, la lumière, la création de contenu, la scène. Il évoque la dépression, le Covid, le besoin de ralentir, puis la nécessité de se reconnecter à quelque chose de plus profond : aider les autres. Un témoignage rare, à la fois lucide, vulnérable et inspirant.
3. Citations marquantes- « Il n’y a rien de pire que d’atteindre son rêve. »- « Une idée n’a aucune valeur. Ce qui compte, c’est l’exécution. »- « En 24h, je suis passé de jamais je lâcherai à je pars. »- « Je pense que j’étais en burnout, sans le nommer. »- « C’est en aidant les autres qu’on se reconstruit. »4. Idées centrales discutées (Big Ideas)- Le vide après la réussiteAtteindre son objectif (vendre son entreprise) crée un vide existentiel inattendu.⏱️ 00:35
- Trouver un nouveau sensL’après est une quête de sens : aider, transmettre, créer.⏱️ 01:42
- La création de contenu comme thérapieProduire, partager, échanger devient une nouvelle forme d’existence.⏱️ 02:09
- Le faux mythe de l’idée génialeUne idée ne vaut rien si elle n’est pas exécutée et confrontée.⏱️ 04:13
- L’année 2013, un tournantAbandon d’un projet rentable, découverte du Bitcoin, naissance de Ledger.⏱️ 05:07
- Le moment où tout bascule chez LedgerLâcher prise, burnout, prise de recul sur l’ego.⏱️ 07:34
5. Questions posées dans l’interview- Que se passe-t-il psychologiquement après avoir réussi ?- Pourquoi dis-tu qu’une idée n’a aucune valeur ?- Qu’est-ce que tu retires de la création de contenu aujourd’hui ?- Comment as-tu vécu la transition après Ledger ?- Qu’est-ce qui t’a permis de lâcher prise ?- Comment as-tu su que c’était le moment d’arrêter Prixing ?- En quoi 2013 a-t-elle été une année charnière ?- Qu’est-ce que ça fait de ne plus être CEO ?- Comment gères-tu ton rapport à la scène et à la lumière ?- Tes parents ont-ils eu le temps d’être fiers de toi ?6. Références citées dans l’épisode- Entreprises :- Ledger : entreprise devenue licorne, cofondée par Eric. ⏱️ 01:14, 05:07- Prixing : comparateur de prix abandonné en 2013. ⏱️ 05:45- La Maison du Bitcoin : point de départ de nouvelles opportunités. ⏱️ 06:55- Concepts :- Bitcoin : passion découverte en 2013. ⏱️ 05:07- Burnout : évoqué comme un état latent post-Ledger. ⏱️ 09:037. Timestamps clés (optimisés YouTube)- 00:35 – Le vide après avoir réussiEric raconte la dépression post-vente et la perte de sens.
- 01:42 – Revenir à l’essentiel : aider les autresIl découvre que sa mission, c’est transmettre, créer, guider.
- 02:15 – D’un timide à la scèneComment Eric est passé de l’ombre à la lumière, sans l’avoir prévu.
- 04:13 – L’idée ne vaut rienL’obsession pour l’idée bloque l’action. Ce qui compte, c’est l’exécution.
- 05:45 – 2013, l’année du BitcoinAbandon d’un projet rentable, pari sur une intuition forte.
- 07:34 – Lâcher LedgerEn 24h, Eric décide de quitter l’entreprise qu’il a cofondée.
- 09:03 – Retrouver la vie, la famille, soiSortir de l’épuisement, accepter l’après, ouvrir un nouveau chapitre.
21 Ca veut dire quoi réussir ? avec Christian Junod (partie 2)
Christian Junod, ancien banquier devenu expert de la relation à l’argent, sans doute l'expert le plus reconnu en langue française.
Christian, c’est cette voix douce, posée, qui t’amène là où ça fait mal sans jamais forcer. C’est un homme qui a passé 23 ans dans la banque, au contact quotidien des ultra-riches, et qui a vu de près un paradoxe fondamental : des gens avec plusieurs millions sur leur compte… morts de trouille à l’idée de manquer.
Dans cet épisode, nous parlons d’un sujet intime, glissant, rarement abordé avec sincérité : notre rapport à l’argent. J’ai questionné Christian sur cette peur du manque qui hante même les plus fortunés, sur ce que dit l’argent de nous, de nos blessures, de nos loyautés familiales, de notre besoin de contrôle.
Nous avons aussi parlé de liberté, de frugalité, d’insécurité intérieure, de couples qui explosent à cause d’un compte mal partagé. Ce que Christian révèle, c’est que l’argent n’est jamais le vrai sujet — il n’est que le révélateur.
Et c’est pour ça que cet épisode, dense et essentiel, ne parle pas tant d’économie que d’âme.
Citations marquantes- La plus grande prison n’est pas l’absence d’argent, c’est la peur du regard des autres.- On ne compense jamais un vide intérieur avec de l’extérieur.- Être radin, c’est souvent juste avoir peur.- Travailler dur est la croyance la plus répandue… et la plus toxique.- Plus je suis serein à l’intérieur, moins j’ai besoin de contrôler.Idées centrales discutées 1. La peur du manque n’a rien à voir avec ton compte en banqueMême multimillionnaire, on peut vivre dans l’angoisse de tout perdre.🕒 ~00:02
2. L’argent est une projection : pouvoir, sécurité, amour…Nous collons des symboles sur l’argent, ce qui le rend chargé émotionnellement.🕒 ~06:00
3. La vraie liberté, c’est se détacher du regard des autresEt ce détachement ne dépend jamais de l’argent, mais d’un travail intérieur.🕒 ~10:30
4. Les croyances limitantes nous sabotent sans qu’on s’en rende compteIl faut travailler dur, je ne mérite pas, on ne peut pas tout avoir : autant de scripts inconscients.🕒 ~16:00
5. Le contrôle est toujours une manifestation de la peurContrôler ses dépenses, son couple, ses projets : c’est souvent la peur qui parle.🕒 ~29:00
6. L’argent dans le couple : le grand tabou relationnelTant qu’on ne peut pas parler d’argent avec son partenaire, la tension s’installe.🕒 ~25:30
Questions posées dans l’interview- Quand as-tu compris que tu avais un problème avec l’argent ?- Quelle est la différence entre avoir des problèmes d’argent et avoir un problème avec l’argent ?- Pourquoi a-t-on encore si honte de parler d’argent ?- Comment l’argent peut-il révéler nos blessures d’enfance ?- En quoi croire qu’avoir plus rend libre est un piège ?- Quels sont les signes qu’on est encore sous emprise de ses croyances ?- Quelle place prend l’argent dans les conflits de couple ?- Comment pacifier sa relation à l’argent concrètement ?- Pourquoi les indépendants sont particulièrement stressés par l’argent ?- Est-ce que la frugalité choisie peut être un chemin de sérénité ? Références citées dans l’épisodePersonnes :- Peter Koenig : précurseur dans l’étude de la relation à l’argent, mentor de Christian.🕒 ~04:00- Gabriel Zucman : mentionné pour sa proposition de taxation des ultra-riches.🕒 ~08:45- Rémi Tremblay : auteur québécois évoqué pour son observation sur le lien entre peur et contrôle.🕒 ~28:30Livres :- Ce que l’argent dit de vous, Christian Junod – Mentionné explicitement à la fin.🕒 ~35:00Timestamps clés - 00:00 – Introduction : l’argent, ce tabou central de nos vies- 02:00 – Quand Christian découvre ses propres blocages avec l’argent- 06:00 – L’argent n’est jamais neutre : nos projections inconscientes- 10:30 – Liberté, sécurité : ces promesses que l’argent ne tient pas- 16:00 – Les croyances toxiques autour de l’argent- 25:30 – Argent et couple : le non-dit qui divise- 29:00 – Contrôle, peur, radinerie : tout est lié- 35:00 – Frugalité heureuse ou pauvreté subie ?- 39:00 – Sortir de la compensation pour retrouver le sens
22 #382 Ca veut dire quoi réussir? Avec Christian Junod (partie 1)
Christian Junod, ancien banquier devenu expert de la relation à l’argent, sans doute l'expert le plus reconnu en langue française.
Christian, c’est cette voix douce, posée, qui t’amène là où ça fait mal sans jamais forcer. C’est un homme qui a passé 23 ans dans la banque, au contact quotidien des ultra-riches, et qui a vu de près un paradoxe fondamental : des gens avec plusieurs millions sur leur compte… morts de trouille à l’idée de manquer.
Dans cet épisode, nous parlons d’un sujet intime, glissant, rarement abordé avec sincérité : notre rapport à l’argent. J’ai questionné Christian sur cette peur du manque qui hante même les plus fortunés, sur ce que dit l’argent de nous, de nos blessures, de nos loyautés familiales, de notre besoin de contrôle.
Nous avons aussi parlé de liberté, de frugalité, d’insécurité intérieure, de couples qui explosent à cause d’un compte mal partagé. Ce que Christian révèle, c’est que l’argent n’est jamais le vrai sujet — il n’est que le révélateur.
Et c’est pour ça que cet épisode, dense et essentiel, ne parle pas tant d’économie que d’âme.
Citations marquantes- La plus grande prison n’est pas l’absence d’argent, c’est la peur du regard des autres.- On ne compense jamais un vide intérieur avec de l’extérieur.- Être radin, c’est souvent juste avoir peur.- Travailler dur est la croyance la plus répandue… et la plus toxique.- Plus je suis serein à l’intérieur, moins j’ai besoin de contrôler.Idées centrales discutées 1. La peur du manque n’a rien à voir avec ton compte en banqueMême multimillionnaire, on peut vivre dans l’angoisse de tout perdre.🕒 ~00:02
2. L’argent est une projection : pouvoir, sécurité, amour…Nous collons des symboles sur l’argent, ce qui le rend chargé émotionnellement.🕒 ~06:00
3. La vraie liberté, c’est se détacher du regard des autresEt ce détachement ne dépend jamais de l’argent, mais d’un travail intérieur.🕒 ~10:30
4. Les croyances limitantes nous sabotent sans qu’on s’en rende compteIl faut travailler dur, je ne mérite pas, on ne peut pas tout avoir : autant de scripts inconscients.🕒 ~16:00
5. Le contrôle est toujours une manifestation de la peurContrôler ses dépenses, son couple, ses projets : c’est souvent la peur qui parle.🕒 ~29:00
6. L’argent dans le couple : le grand tabou relationnelTant qu’on ne peut pas parler d’argent avec son partenaire, la tension s’installe.🕒 ~25:30
Questions posées dans l’interview- Quand as-tu compris que tu avais un problème avec l’argent ?- Quelle est la différence entre avoir des problèmes d’argent et avoir un problème avec l’argent ?- Pourquoi a-t-on encore si honte de parler d’argent ?- Comment l’argent peut-il révéler nos blessures d’enfance ?- En quoi croire qu’avoir plus rend libre est un piège ?- Quels sont les signes qu’on est encore sous emprise de ses croyances ?- Quelle place prend l’argent dans les conflits de couple ?- Comment pacifier sa relation à l’argent concrètement ?- Pourquoi les indépendants sont particulièrement stressés par l’argent ?- Est-ce que la frugalité choisie peut être un chemin de sérénité ? Références citées dans l’épisodePersonnes :- Peter Koenig : précurseur dans l’étude de la relation à l’argent, mentor de Christian.🕒 ~04:00- Gabriel Zucman : mentionné pour sa proposition de taxation des ultra-riches.🕒 ~08:45- Rémi Tremblay : auteur québécois évoqué pour son observation sur le lien entre peur et contrôle.🕒 ~28:30Livres :- Ce que l’argent dit de vous, Christian Junod – Mentionné explicitement à la fin.🕒 ~35:00Timestamps clés - 00:00 – Introduction : l’argent, ce tabou central de nos vies- 02:00 – Quand Christian découvre ses propres blocages avec l’argent- 06:00 – L’argent n’est jamais neutre : nos projections inconscientes- 10:30 – Liberté, sécurité : ces promesses que l’argent ne tient pas- 16:00 – Les croyances toxiques autour de l’argent- 25:30 – Argent et couple : le non-dit qui divise- 29:00 – Contrôle, peur, radinerie : tout est lié- 35:00 – Frugalité heureuse ou pauvreté subie ?- 39:00 – Sortir de la compensation pour retrouver le sens
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [BONUS IN ENGLISH] How to change your relationship to money with Peter Koenig (https://audmns.com/LpSmRKt)
- #195 Comprendre les secrets derrière l'argent avec Eric Monnet (https://audmns.com/VtdjZVH)
- Vlan #61 L’impact sociétal des cryptomonnaies avec Eric Larcheveque (https://audmns.com/nprEvEX)
23 [Moment] Comment calmer son stress par la pratique du corps ? Avec Ludovic Leroux
Ludovic Leroux, coach et expert en régulation du système nerveux.Dans cet épisode, nous parlons de la différence cruciale entre savoir et intégrer. J’ai questionné Ludovic sur les chemins concrets d’incarnation du développement personnel, en partant de sa vision de sportif : pourquoi est-ce que tant de gens connaissent les outils… sans jamais les utiliser ?Il explique avec clarté et bienveillance les 4 voies d’accès au système nerveux, en montrant que le retour au calme et à la présence n’est pas un luxe spirituel, mais une hygiène quotidienne, aussi concrète que de se brosser les dents.Un moment fort, dense et utile — à écouter, et surtout à pratiquer.
Citations marquantes- « La vraie question, ce n’est pas est-ce que tu sais ?, mais est-ce que tu le fais ? »- « Utiliser la respiration seulement quand ça ne va pas, c’est comme s’entraîner la veille d’une compétition. »- « Notre système nerveux ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire. »- « Trois soupirs intentionnels suffisent parfois à retrouver un état de calme. »- « La douche froide, c’est une agression choisie pour reprendre le contrôle. »
Idées centrales discutées (Big Ideas)🧠 1. Savoir ne suffit pas, il faut intégrerBeaucoup de gens connaissent les outils du développement personnel mais ne les pratiquent pas. Ludovic insiste sur la nécessité d’un entraînement, comme en sport.Pourquoi c’est important : Sans pratique, il n’y a pas de transformation réelle.⏱️ ~00:36
🌬️ 2. Le souffle, un outil sous-estiméLa cohérence cardiaque ne doit pas être utilisée seulement en cas de stress mais intégrée au quotidien comme une hygiène de vie.Pourquoi c’est important : La respiration influence directement le système nerveux.⏱️ ~02:13
🧘 3. Le corps a besoin de mouvements pour se sentir en sécuritéTensions, immobilité et stress biomécanique envoient de faux signaux d’alerte au cerveau. Bouger, c’est se réguler.Pourquoi c’est important : Le corps tendu alimente un stress inconscient.⏱️ ~04:56
🌳 4. Se reconnecter par le lien et la natureMéditation, lien avec les autres, connexion sensorielle à la nature permettent d’activer le nerf vague et revenir au calme.Pourquoi c’est important : Le système nerveux a besoin de sentir sécurité et lien pour sortir de la survie.⏱️ ~07:33
❄️ 5. La douche froide comme rituel de régulationUne agression volontaire qui permet de s’observer et d’apprivoiser sa réponse au stress.Pourquoi c’est important : Apprendre à rester présent dans l’inconfort est une vraie compétence.⏱️ ~08:58
Questions posées dans l’interview- C’est quoi, l’entraînement, pour passer de la théorie à l’incarnation ?- Pourquoi ne pratique-t-on pas ce qu’on sait déjà ?- Qu’est-ce que la cohérence cardiaque et comment bien l’utiliser ?- Pourquoi faut-il respirer même quand ça va bien ?- Que veut dire réguler son système nerveux ?- Quels petits rituels corporels pour se détendre au quotidien ?- Est-ce que le baillement et le soupir ont un effet sur notre stress ?- Pourquoi la méditation ou la nature nous calment-elles ?- Quel est le sens profond de la douche froide ?- Comment transformer un stress en opportunité d’observation ?Références citées dans l’épisodeMéthodes & Concepts- Cohérence cardiaque : outil de respiration pour réguler le système nerveux- Nerf vague / système nerveux autonome : base physiologique des réponses au stress- Méthode Wim Hof : mentionnée à propos des douches froidesDisciplines / Pratiques- Yoga, pilates, stretching : exemples de régulation par le corps
24 #381 Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdennour Bidar (partie 2)
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action. Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres. Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort le progrès, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un nous trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Citations marquantes- « On est en train de mourir d’une perte de liens. »- « La modernité nous a donné la liberté, mais elle nous a laissé seuls. »- « Le sacré, ce n’est pas Dieu, c’est ce que tu décides de ne jamais profaner. »- « L’individualisme extrême a desséché notre vie intérieure. »- « On vit dans une société qui ne sait plus dire nous. »Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:30
2. Le sacré n’a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:00
3. L’individualisme a fragilisé le vivre ensembleExplication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:45
4. L’hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:20
5. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00
Questions posées dans l’interview- Pourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?- Que nous a coûté le recul des religions ?- Peut-on vivre sans sacré ?- Comment redonner du sens dans une société individualiste ?- Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?- Qu’est-ce que le sacré pour vous ?- Pourquoi avons-nous du mal à nous dire nous ?- L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?- Comment retisser les liens dans une société fracturée ?- Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?
Références citées dans l’épisodeLivres- Les Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)- Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)Timestamps clés- 00:00 – IntroductionPrésentation d’Abdennour et du sujet central : le manque de spiritualité dans nos sociétés.- 10:30 – La crise spirituelle de la modernitéPourquoi l’individu moderne est en souffrance malgré ses libertés.- 18:00 – Redéfinir le sacréLe sacré comme expérience humaine profonde, hors des cadres religieux.- 25:45 – Les dangers de l’individualismeQuand l’ego devient roi, le lien collectif se meurt.- 33:20 – Le monde désenchantéL’absence de mystère rend nos vies mécaniques.- 41:00 – Philosopher pour retisser du lienL’urgence d’une sagesse incarnée, tournée vers le vivant.
25 #381 Penser contre soi-même pour réinventer demain avec Abdenour Bidar (partie 1)
Abdennour Bidar est philosophe. Membre du Conseil des sages de la laïcité, penseur du lien, auteur de Les Tisserands ou encore Révolution spirituelle, il est l’une des voix les plus essentielles et pourtant trop peu entendues pour repenser notre époque à partir du cœur, de l’esprit, et du collectif.
J’ai rencontré Abdennour à un moment où, comme beaucoup d’entre nous, je ressentais une forme de vide. Pas un vide intellectuel. Pas un vide d’action. Mais un vide d’âme comme on peut le ressentir de temps à autres. Un manque de sacré. Une sensation que dans notre monde saturé, hyper-connecté, sur-analysé… quelque chose d’essentiel nous échappe. Le sens. Le lien. L’invisible. La spiritualité. Ce mot qu’on n’ose plus prononcer sans passer pour un illuminé.
Dans cet épisode, nous parlons de ça.
De la manière dont notre société occidentale, en se libérant des dogmes religieux (ce qui était sans doute nécessaire), a aussi tué une part de l’intériorité. De ce qu’on appelle à tort le progrès, qui a laissé beaucoup d’individus seuls, épuisés, incapables de se relier à eux-mêmes, aux autres, au monde. J’ai questionné Abdennour sur cette crise spirituelle silencieuse mais omniprésente.
Nous avons parlé de ce qu’est vraiment le sacré, au-delà de toute religion. De la possibilité d’une spiritualité non dogmatique, fondée sur l’éveil, la responsabilité, la justice intérieure. Nous avons parlé de l’islam, bien sûr, de la manière dont il est vécu en France, entre repli, rigidité, et aussi aspiration profonde à la liberté spirituelle. De l’intégration républicaine, des fractures identitaires, du ressentiment qui grandit, du piège de la victimisation… mais aussi de ce que chacun peut faire pour réhabiliter un nous trop souvent oublié.
Abdennour est un homme brillant, mais surtout profondément habité. Il incarne une pensée vivante, une philosophie du lien, de la présence et du dépassement de soi.
Dans cet épisode, vous n’entendrez pas de réponses toutes faites. Mais vous trouverez peut-être un début de boussole intérieure, ou à tout le moins, la conviction qu’un autre rapport au monde est possible. Plus enraciné. Plus serein. Plus spirituel.
Et que ce ne sont pas des mots à fuir. Ce sont peut-être les seuls qui nous sauveront.
Citations marquantes- « On est en train de mourir d’une perte de liens. »- « La modernité nous a donné la liberté, mais elle nous a laissé seuls. »- « Le sacré, ce n’est pas Dieu, c’est ce que tu décides de ne jamais profaner. »- « L’individualisme extrême a desséché notre vie intérieure. »- « On vit dans une société qui ne sait plus dire nous. »Idées centrales discutées1. La société moderne est spirituellement videExplication : Le recul des religions n’a pas été remplacé par une autre forme de sacré.Pourquoi c’est important : Cela engendre solitude, mal-être, et perte de sens.Timestamp : ~10:30
2. Le sacré n’a pas besoin de religionExplication : On peut honorer la vie, la nature, les liens humains sans Dieu.Pourquoi c’est important : Permet de reconstruire du sens dans un monde sécularisé.Timestamp : ~18:00
3. L’individualisme a fragilisé le vivre ensembleExplication : En se centrant sur l’ego, on a négligé la communauté.Pourquoi c’est important : On ne peut pas se reconstruire seuls.Timestamp : ~25:45
4. L’hypermodernité a désenchanté le mondeExplication : En réduisant tout à la rationalité, on a perdu le mystère.Pourquoi c’est important : L’humain a besoin d’émerveillement pour vivre.Timestamp : ~33:20
5. Le rôle de la philosophie est de retisser du lienExplication : Elle peut réconcilier l’intérieur, les autres et le monde.Pourquoi c’est important : C’est une voie vers la guérison collective.Timestamp : ~41:00
Questions posées dans l’interview- Pourquoi parle-t-on si peu de spiritualité aujourd’hui ?- Que nous a coûté le recul des religions ?- Peut-on vivre sans sacré ?- Comment redonner du sens dans une société individualiste ?- Quelle est la différence entre religion et spiritualité ?- Qu’est-ce que le sacré pour vous ?- Pourquoi avons-nous du mal à nous dire nous ?- L’hypermodernité nous a-t-elle déshumanisés ?- Comment retisser les liens dans une société fracturée ?- Quel rôle la philosophie peut-elle jouer dans cette reconstruction ?
Références citées dans l’épisodeLivres- Les Tisserands – Abdennour Bidar (~09:00)- Révolution spirituelle – Abdennour Bidar (~12:00)Timestamps clés- 00:00 – IntroductionPrésentation d’Abdennour et du sujet central : le manque de spiritualité dans nos sociétés.- 10:30 – La crise spirituelle de la modernitéPourquoi l’individu moderne est en souffrance malgré ses libertés.- 18:00 – Redéfinir le sacréLe sacré comme expérience humaine profonde, hors des cadres religieux.- 25:45 – Les dangers de l’individualismeQuand l’ego devient roi, le lien collectif se meurt.- 33:20 – Le monde désenchantéL’absence de mystère rend nos vies mécaniques.- 41:00 – Philosopher pour retisser du lienL’urgence d’une sagesse incarnée, tournée vers le vivant.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #278 Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber (https://audmns.com/nMPymjS)
- #203 50 ans dans l’Himalaya auprès des Maîtres Bouddhistes avec Matthieu Ricard (https://audmns.com/OJPvcFc)
- #212 La réalité de la culture Bouddhiste avec Marion Chaygneaud- Dupuy (https://audmns.com/IjoIYto)
26 [SOLO] Comment transformer notre peur en carburant?
Crise climatique, montée des autoritarismes, IA, fractures sociales, incertitude géopolitique.La peur est partout. Et si, au lieu de la fuir, on apprenait à l’utiliser ?
Dans cet épisode solo, je pars de mes propres angoisses – celles qui réveillent à 3h du matin – pour interroger une idée simple mais radicale : la peur n’est pas une faiblesse, c’est un signal.Et parfois, un moteur.
Nous vivons une époque de polycrises : climat, eau, biodiversité, inégalités, démocratie, géopolitique, technologie, démographie.Ce n’est pas une impression. Ce n’est pas une hystérie collective.C’est notre réalité.
Face à ça, nous avons développé trois réflexes :
- le nihilisme passif (on est foutus, autant profiter),- l’indignation permanente (qui donne bonne conscience mais n’engage rien),- l’optimisme béat (la technologie va nous sauver).Aucun ne tient vraiment.
Dans cet épisode solo de Vlan, je propose une autre voie :- prendre la peur au sérieux,
- comprendre ce qu’elle nous dit et la transformer en élan d’action.
Je m’appuie sur plusieurs penseurs – Thomas Hobbes, Baruch Spinoza, Aristote, Erich Fromm – pour montrer une chose essentielle : historiquement et philosophiquement, la peur a toujours été un moteur de coopération, de création et de civilisation.
On parle de :
- pourquoi notre peur est rationnelle,- pourquoi vouloir la supprimer est une erreur,- pourquoi nous ne sommes pas égaux face à elle,- comment l’action agit comme une catharsis,- et comment le conatus – cet élan vital décrit par Spinoza – continue d’agir en nous, même quand tout semble bloqué.Ce n’est pas un épisode de développement personnel.Ce n’est pas un épisode solutions miracles.
C’est une tentative honnête de répondre à une question centrale de notre époque :que faire de notre peur, quand le monde devient objectivement inquiétant ?
Citations marquantes- « La peur n’est pas notre ennemie. C’est un moteur de transformation. »- « Le grand mensonge, c’est de croire que la peur est une faiblesse. »- « Nous ne sommes pas faits pour affronter seuls les grandes épreuves. »- « Le conatus ne demande pas la permission au contexte pour exister. »- « Ce qui vous fait peur révèle ce qui compte pour vous. »Idées centrales discutées💥 La peur est un signal, pas un problème (00:04)Nous avons objectivement raison d’avoir peur — mais cette peur peut devenir un moteur d’action si on comprend comment l’utiliser.
🧠 Trois postures toxiques face à la peur (00:08)Le nihilisme passif, l’indignation stérile et l’optimisme béat sont des fuites. Elles donnent l’illusion de faire face mais nous empêchent d’agir en profondeur.
🏛️ Hobbes : la peur fonde les sociétés (00:21)La peur pousse à coopérer. Elle n’est pas le signe de notre déchéance, mais de notre capacité à construire collectivement.
⚙️ Le conatus : l’élan vital en nous (00:42)Concept central chez Spinoza : ce qui nous pousse à persévérer, même au cœur du chaos. Il ne disparaît jamais. Il attend qu’on le libère.
🧭 La peur comme boussole existentielle (00:55)Nos peurs révèlent nos attachements profonds. Ce qui nous effraie pointe vers ce qui mérite notre attention et notre action.
Questions posées dans l’épisode - Pourquoi avons-nous autant peur aujourd’hui ?- Comment notre culture nous a-t-elle menti sur la peur ?- Quelles sont les stratégies d’évitement que nous adoptons face à l’angoisse ?- En quoi la peur peut-elle devenir un carburant ?- Que dit Hobbes sur la fonction sociale de la peur ?- Qu’est-ce que le conatus et pourquoi est-il essentiel ?- Quels sont les obstacles qui bloquent notre élan vital ?- Quelle est la différence entre agir malgré la peur et fuir ?- Comment identifier un « petit pas conatif » ?- Pourquoi nos peurs révèlent ce qui compte vraiment pour nous ?Références citées dans l’épisodePhilosophie- Thomas Hobbes – État de nature, peur comme moteur social (00:21)- Spinoza – Concept de conatus, élan vital (00:42)- Aristote – Catharsis et transformation de la peur en action (00:37)- Erich Fromm – « L'incertitude pousse l'homme à déployer sa puissance » (00:58)Psychologie- Kathy Kolbe – Théorie conative, profil « Quick Start » (00:31)Littérature / Pensée- Marc Aurèle – Sagesse stoïcienne sur le contrôle (00:48)Timestamps clés 00:00 – Pourquoi j’ai peur (et vous aussi probablement)00:04 – Les polycrises qui nous donnent objectivement raison d’avoir peur00:08 – Les trois postures d’évitement : nihilisme, indignation, optimisme00:21 – Hobbes et le vrai sens de « l’homme est un loup pour l’homme »00:31 – Comprendre votre rapport instinctif à la peur avec Kathy Kolbe00:37 – La catharsis selon Aristote : transformer la peur en mouvement00:42 – Spinoza et le conatus : la force vitale qui persévère00:48 – Comment transformer concrètement la peur : les 6 étapes00:55 – La peur comme boussole de ce qui compte vraiment
27 #379 Libérer notre puissance pour réinventer demain avec Pédro Correa
Pedro Correa, photographe, écrivain et conférencier. Ancien ingénieur, il a quitté une carrière toute tracée dans une multinationale pour devenir artiste, puis auteur à succès avec Matin clair, et plus récemment, un roman percutant : Le Cercle des Héros Anonymes.
Pedro et moi avons une relation de confiance construite dans le temps, et cela se ressent dans cette conversation à cœur ouvert. Nous avons en commun d’avoir changé de vie, de trajectoire, de prisme. Nous savons ce que cela coûte, ce que cela offre, et ce que cela implique sur le long terme.
Dans cet épisode, nous parlons de joie, de renoncements, de systèmes, de fiction, d’engagement, de politique, d’argent et surtout de ce que signifie « avoir un impact ». J’ai questionné Pedro sur les illusions autour du changement de vie, sur son rapport à l’argent, sur les contradictions dans lesquelles nous vivons, sur la tentation du repli individuel, et sur le pouvoir insoupçonné du collectif.
Pedro nous livre une vision profondément lucide, sensible, parfois désenchantée, mais toujours tournée vers une forme d’espoir lucide et d’engagement joyeux. Son roman devient ici le prétexte pour explorer une question essentielle : que se passe-t-il quand des individus ordinaires décident de ne plus obéir au système et d’agir ensemble ?
3. Citations marquantes- « J’ai troqué une joie absente contre une sérénité disparue. »- « On n’a pas besoin de superpouvoirs pour faire changer le monde. »- « Le système nous pousse à compenser un quotidien insatisfaisant par des achats inutiles. »- « Ce n’est pas un déclic qui change une vie, c’est un glissement lent. »- « Le militantisme sans joie, c’est laisser la joie à l’extrême droite. »4. Idées centrales discutées (Big Ideas)💥 Changer de vie, ce n’est pas magique (00:03:00)Pedro partage son parcours de reconversion, loin des clichés. Il insiste sur la lenteur, les doutes, la précarité, les renoncements réels, loin du storytelling héroïque.
🌀 Le système nous rend malades (00:05:30)La société actuelle pousse à l’individualisme, à la compétition, à la déconnexion émotionnelle. Pedro décrit une société en rupture avec nos besoins immatériels.
💸 L’argent ne nous protège pas (00:08:30)Pedro raconte comment son rapport à l’argent a changé. L’accumulation, loin de rassurer, est une illusion. Il appelle à la frugalité choisie, nourrie par la joie intérieure.
🧠 Le mythe du développement personnel individuel (00:23:00)Changer le monde ne peut se faire seul. Le roman explore le danger de l’héroïsme isolé et valorise l’action collective.
🌍 Un système injuste designé pour enrichir les riches (00:54:00)Pedro dénonce la concentration des richesses et l’échec des politiques actuelles, avec un appel à la lucidité politique.
5. Questions posées dans l’interview- Qu’est-ce que tu as gagné (et perdu) en changeant de vie ?- Ton rapport à l’argent a-t-il évolué ?- Peut-on vraiment avoir un impact individuel dans un système si massif ?- Pourquoi avoir choisi d’écrire un roman cette fois-ci ?- À quoi ressemble un héros aujourd’hui ?- Peut-on changer les choses de l’intérieur d’un système ?- Est-ce qu’il faut être parfait pour être engagé ?- Quelle est ta vision du militantisme joyeux ?- Que signifie avoir un impact, concrètement ?- À qui s’adresse Le Cercle des Héros Anonymes ?6. Références citées dans l’épisodePersonnalités- Camille Etienne, Salomé Saqué — militantisme écologique et joyeux (00:25:00)- Gabriel Zucman — taxation des ultra-riches (00:54:00)- David Graeber — critique du sens au travail (00:36:00)- Mamdani — figure politique alternative évoquée (00:57:00)Concepts & institutions- Discours viral à Polytech (20 millions de vues) (00:03:50)- HEC — Maître de conférence invité (00:03:50)- Loi Zucman (taxe sur les ultra-riches) (00:54:00)Timestamps clés - 00:02:00 | Quitter une multinationale pour devenir photographe- 00:05:15 | La joie remplace la sécurité- 00:08:30 | L’illusion de protection par l’argent- 00:17:10 | Pourquoi écrire un roman sur les héros- 00:22:00 | Le mythe du changement individuel- 00:25:30 | Le pont entre introspection et engagement politique- 00:31:20 | Peut-on changer le système de l’intérieur ?- 00:36:00 | L’impact comme clé du sens- 00:54:00 | Le scandale de l’accumulation des richesses- 00:58:00 | Un roman comme déclencheur d’actions
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #154 Changer de vie et revenir à l'essentiel avec Pedro Correa (https://audmns.com/yWsWFgE)
- #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba (https://audmns.com/NjHrEpV)
- Vlan #78 Les sorcières ou la puissance féminine avec Odile Chabrillac (https://audmns.com/hMXThgP)
28 Comment WhatsApp peut abîmer nos relations profondes? avec Valérie Gauthier
Valérie Gauthier, professeure à HEC et autrice de la méthode du savoir-relier.
Dans cet moment (extrait d'un épisode plus long en lien), nous parlons d’un sujet à la fois intime et collectif : notre manière de nous relier les uns aux autres. J’ai questionné Valérie sur ce que le dialogue exige de nous, pourquoi nous avons tendance à simplifier l’autre au lieu de faire l’effort de relation, et comment le digital reconfigure profondément nos liens.
On a parlé de leadership, de chevaux, de toucher, de nos biais relationnels… et surtout de ce qui fait qu’une relation humaine peut devenir un espace de transformation. C’est un moment fort, dense, d’où se dégage une vérité simple : se relier, ça s’apprend.
3. Citations marquantes- « Le dialogue, c’est un travail. Ce n’est pas facile, ni évident. »- « Ce qui est important, ce n’est pas l’individu, c’est la relation. »- « Le digital déshumanise, mais il peut aussi recréer du lien s’il est bien géré. »- « Chez les chevaux, le leadership se construit sur la compétence et le contexte. »- « Les sens, ce ne sont pas des émotions. C’est une autre façon de se connecter à l’autre. »Idées centrales discutées- Le dialogue est un effort (00:20 - 01:04)Comprendre vraiment l’autre demande un travail actif d’écoute et d’interprétation. On préfère souvent cataloguer plutôt que dialoguer.- La relation est plus importante que l’individu (02:01)Se concentrer sur des typologies (pervers, toxique…) fait perdre de vue la dynamique relationnelle, qui est le cœur du problème.- Le digital simplifie et polarise les relations (02:55)S’il déshumanise en surface, il peut aussi permettre un lien profond si on en crée les conditions intentionnelles.- Le rôle de la synchronicité dans le lien (06:25)Un vrai dialogue ne peut exister que dans une forme de présence simultanée : être ensemble, au même moment.- L’intelligence relationnelle des chevaux (08:40)Le leadership animal est contextuel, basé sur la compétence, et profondément collectif. Une source d’inspiration pour nos sociétés.- Réhabiliter le sensoriel dans nos relations (10:54)Nos sens — regard, toucher, écoute — sont des outils oubliés du lien humain. Ils permettent une connexion plus fine que l’émotion ou le raisonnement seul.Questions posées dans l’interview- Pourquoi le dialogue est-il devenu si rare ?- En quoi les algorithmes simplifient-ils nos relations ?- Pourquoi avons-nous tant besoin de catégoriser les autres ?- Qu’est-ce que cela change de penser la relation plutôt que l’individu ?- Le digital tue-t-il le lien humain ?- Comment créer un lien profond à distance ?- Pourquoi la communication asynchrone est-elle un piège ?- Qu’est-ce que les chevaux nous enseignent sur le leadership ?- Comment remettre du sensoriel dans nos relations ?- Peut-on encore se parler vraiment dans un monde hyperconnecté ?
Références citées dans l’épisodeMéthodes & concepts
- Savoir-relier : Méthodologie relationnelle développée par Valérie Gauthier (02:49, 03:48)Technologies
- WhatsApp, SMS, MOOC (Massive Open Online Courses) : évoqués pour illustrer les effets du digital sur la communication (05:14, 02:55)Ressources animales
- Fonctionnement des chevaux sauvages : comme métaphore du leadership contextualisé et sensoriel (08:40)Timestamps clés (optimisés YouTube)- 00:20 | Pourquoi dialoguer est un vrai travail- 01:19 | La tentation de la catégorisation : pervers, toxique…- 02:01 | Ce qu’on oublie : la relation avant tout- 02:55 | Le digital peut-il nous reconnecter ?- 04:17 | Créer un lien profond même à distance- 06:25 | Synchronicité vs. asynchronicité : l’erreur du WhatsApp- 08:40 | Ce que les chevaux nous enseignent sur le leadership- 10:54 | Le retour des sens dans les relations humaines
29 #379 Sommes-nous au bord de la 3ème guerre mondiale? avec Jean-Michel Valantin (partie 2)
Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society.
Spécialiste des mutations géopolitiques et de l’impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.
Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l’on voit. J’ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l’Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d’influence, montée en puissance des technologies comme l’IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.
Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d’un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force. Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières. Un monde que l’Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.
Citations marquantes- « Le droit sans la force n’est qu’impuissance. »- « On a cru à la fable de Fukuyama sur la fin de l’Histoire. »- « Le président Trump ne joue pas, il applique une stratégie parfaitement cohérente. »- « Le Venezuela, c’est le retour d’un monde où les États s’arrogent des zones d’influence. »- « L’Arctique est devenu une zone stratégique, avec tous les appétits qu’elle suscite. »Idées centrales discutées 1. La guerre est de retour – mais sous de nouvelles formesTimestamp ~00:01:10Ce n’est plus seulement des conflits armés : c’est la militarisation de l’économie, des réseaux sociaux, de l’information.👉 Pourquoi c’est important : nos outils du quotidien deviennent des armes.
2. L’Europe s’est désarmée – militairement et intellectuellementTimestamp ~00:04:00La croyance en la paix éternelle nous a rendus vulnérables.👉 Ce désarmement rend l’Europe dépendante et naïve face à des puissances réalistes.
3. Les États-Unis redéfinissent l’hémisphère occidentalTimestamp ~00:13:00Doctrine Monroe réactivée : expulsion de toute influence étrangère du continent américain.👉 C’est une reterritorialisation du pouvoir mondial, avec des actes concrets.
4. L’intelligence artificielle est la guerre de demainTimestamp ~00:46:00La présidence Trump 2 est celle de l’IA – et des infrastructures nécessaires (minerais, électricité, data centers).👉 L’IA devient un enjeu stratégique global.
5. L’économie européenne, cible d’un dumping américainTimestamp ~01:13:00Les États-Unis utilisent l’énergie bon marché pour attirer les industries européennes.👉 L’Europe se vide de ses forces vives si elle ne crée pas une stratégie industrielle.
5. Questions posées dans l’interview- Est-ce que la France est en guerre aujourd’hui ?- Quelle différence faites-vous entre concurrence, compétition et guerre ?- L’OTAN a-t-elle encore une pertinence stratégique ?- Que cherche Trump au Venezuela et au Groenland ?- Peut-on parler de néocolonialisme américain ?- Quel est l’intérêt stratégique du Groenland ?- Pourquoi l’Europe ne réussit-elle pas à garder ses talents en IA ?- L’Europe peut-elle réindustrialiser intelligemment ?- ICE : un outil de contrôle ou de terreur intérieure ?- Le projet américain de réindustrialisation condamne-t-il l’Europe à l’impuissance ?Références citées dans l’épisodeLivres / Auteurs :- Francis Fukuyama – La fin de l’Histoire (~00:04:00)- Blaise Pascal – Pensées (citation sur la force et le droit, ~01:08:00)Think Tanks / Institutions :- The Red Team Analysis Society (~00:00:41)- National Security Strategy of the United States (~00:11:41, ~01:04:30)Entreprises et technologies :- TSMC (semi-conducteurs, Arizona) (~00:50:00)- SoftBank (investissement innovation, ~00:50:00)- Enduril, OpenAI, Rheinmetall (~00:39:00)Timestamps clés (optimisés YouTube)- 00:01:10 – Est-ce que la France est en guerre ?- 00:04:00 – L’Europe face à la brutalité du monde- 00:13:00 – Le Venezuela et la stratégie américaine- 00:19:41 – Ports chinois et guerre d’influence en Amérique latine- 00:27:00 – Trump, fou ou stratège rusé ?- 00:41:13 – L’Arctique, nouvelle zone de pouvoir- 00:50:28 – Les opportunités d’IA et la fuite des cerveaux- 01:13:48 – La réindustrialisation américaine et le danger pour l’Europe
30 #379 Sommes-nous au bord de la 3ème guerre mondiale ? avec Jean-Michel Valantin (partie 1)
Jean-Michel Valantin, docteur en sociologie de la défense et chercheur sur la stratégie américaine, il est également l'auteur de Hyper guerre. Enfin il collabore avec le think tank The Red Team Analysis Society.
Spécialiste des mutations géopolitiques et de l’impact des ressources énergétiques sur les relations internationales, il décrypte ici les fractures profondes du monde contemporain.
Dans cet épisode, nous parlons de guerre, bien sûr – mais pas seulement de celle que l’on voit. J’ai questionné Jean-Michel Valantin sur les tensions invisibles qui redessinent la carte du pouvoir mondial : influence chinoise en Amérique latine, remilitarisation de l’Europe, rôle stratégique du Groenland, retour des zones d’influence, montée en puissance des technologies comme l’IA ou le lithium, effondrement du droit international, brutalité de la doctrine Trump...Trump n'est pas si fou. en réalité vou sallez l'entendre.
Ensemble, nous décortiquons un basculement historique majeur : celui d’un monde qui ne croit plus à la paix, ni à la coopération, mais à la force. Un monde qui revient aux logiques de confrontation, de territoire, de contrôle des matières premières. Un monde que l’Europe, trop longtemps désarmée intellectuellement et militairement, peine à comprendre – et donc à affronter.
Citations marquantes- « Le droit sans la force n’est qu’impuissance. »- « On a cru à la fable de Fukuyama sur la fin de l’Histoire. »- « Le président Trump ne joue pas, il applique une stratégie parfaitement cohérente. »- « Le Venezuela, c’est le retour d’un monde où les États s’arrogent des zones d’influence. »- « L’Arctique est devenu une zone stratégique, avec tous les appétits qu’elle suscite. »Idées centrales discutées 1. La guerre est de retour – mais sous de nouvelles formesTimestamp ~00:01:10Ce n’est plus seulement des conflits armés : c’est la militarisation de l’économie, des réseaux sociaux, de l’information.👉 Pourquoi c’est important : nos outils du quotidien deviennent des armes.
2. L’Europe s’est désarmée – militairement et intellectuellementTimestamp ~00:04:00La croyance en la paix éternelle nous a rendus vulnérables.👉 Ce désarmement rend l’Europe dépendante et naïve face à des puissances réalistes.
3. Les États-Unis redéfinissent l’hémisphère occidentalTimestamp ~00:13:00Doctrine Monroe réactivée : expulsion de toute influence étrangère du continent américain.👉 C’est une reterritorialisation du pouvoir mondial, avec des actes concrets.
4. L’intelligence artificielle est la guerre de demainTimestamp ~00:46:00La présidence Trump 2 est celle de l’IA – et des infrastructures nécessaires (minerais, électricité, data centers).👉 L’IA devient un enjeu stratégique global.
5. L’économie européenne, cible d’un dumping américainTimestamp ~01:13:00Les États-Unis utilisent l’énergie bon marché pour attirer les industries européennes.👉 L’Europe se vide de ses forces vives si elle ne crée pas une stratégie industrielle.
5. Questions posées dans l’interview- Est-ce que la France est en guerre aujourd’hui ?- Quelle différence faites-vous entre concurrence, compétition et guerre ?- L’OTAN a-t-elle encore une pertinence stratégique ?- Que cherche Trump au Venezuela et au Groenland ?- Peut-on parler de néocolonialisme américain ?- Quel est l’intérêt stratégique du Groenland ?- Pourquoi l’Europe ne réussit-elle pas à garder ses talents en IA ?- L’Europe peut-elle réindustrialiser intelligemment ?- ICE : un outil de contrôle ou de terreur intérieure ?- Le projet américain de réindustrialisation condamne-t-il l’Europe à l’impuissance ?Références citées dans l’épisodeLivres / Auteurs :- Francis Fukuyama – La fin de l’Histoire (~00:04:00)- Blaise Pascal – Pensées (citation sur la force et le droit, ~01:08:00)Think Tanks / Institutions :- The Red Team Analysis Society (~00:00:41)- National Security Strategy of the United States (~00:11:41, ~01:04:30)Entreprises et technologies :- TSMC (semi-conducteurs, Arizona) (~00:50:00)- SoftBank (investissement innovation, ~00:50:00)- Enduril, OpenAI, Rheinmetall (~00:39:00)Timestamps clés (optimisés YouTube)- 00:01:10 – Est-ce que la France est en guerre ?- 00:04:00 – L’Europe face à la brutalité du monde- 00:13:00 – Le Venezuela et la stratégie américaine- 00:19:41 – Ports chinois et guerre d’influence en Amérique latine- 00:27:00 – Trump, fou ou stratège rusé ?- 00:41:13 – L’Arctique, nouvelle zone de pouvoir- 00:50:28 – Les opportunités d’IA et la fuite des cerveaux- 01:13:48 – La réindustrialisation américaine et le danger pour l’Europe
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #175 Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/DDPnQDW)
- #363 La France dans le chaos mondial avec David Baverez (partie 1) (https://audmns.com/xuhWtBm)
- #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1) (https://audmns.com/WMxgIMf)
31 [SOLO] Ce qui tue notre élan vital
Dans cet épisode solo qui est une lecture de ma newsletter , je poursuis une réflexion entamée dans ma dernière newsletter et dans le précédent épisode : comment redonner envie du futur dans un monde qui semble chaque jour plus incertain, plus complexe, parfois même invivable.
J’ai questionné les trois grandes voies que j’ai explorées ces dernières années : le développement personnel, la connaissance intellectuelle, et la quête de sens. Et j’ai compris pourquoi, malgré leur utilité, elles montrent aujourd’hui leurs limites.
Dans cet épisode, nous parlons de connativité, ce concept peu connu issu de Spinoza et validé par les neurosciences, qui désigne notre capacité à persévérer dans l’existence, à avancer malgré tout, même sans comprendre parfaitement. C’est peut-être là la clé : ne pas tant chercher à comprendre qu’à retrouver l’élan.
J’ai voulu un épisode incarné, profond, qui résonne avec ce que beaucoup ressentent sans forcément savoir le nommer. Mon espoir : que vous puissiez y trouver une brèche, une étincelle, un début d’envie.
Citations marquantes- « Le futur n’appartient pas à ceux qui le comprennent, mais à ceux qui le désirent. »- « Ce n’est pas ce qu’il vous manque qui pose problème, c’est ce qui vous encombre. »- « Le développement personnel repose sur l’idée toxique que vous n’êtes pas assez. »- « L’optimalisme donne une permission : celle d’espérer sans se mentir. »- « Peut-être que le problème, ce n’est pas qu’on manque d’information, mais d’élan. »4. Idées centrales discutées (Big Ideas)1. Les limites du développement personnel – [~02:30]Il individualise des problèmes systémiques et repose sur l’idée que nous devons nous réparer.
2. La connaissance ne suffit pas – [~10:50]Comprendre le monde, oui. Mais sans débouché actionnable, la lucidité peut mener à l’épuisement.
3. Le sens perd sa force quand le futur est invivable – [~15:50]Viktor Frankl, Simon Sinek : leurs approches supposent un futur désirable. Ce n’est plus évident aujourd’hui.
4. L’optimalisme comme posture – [~18:00]Être optimiste sans naïveté, réaliste sans cynisme. Mais cela reste une posture, pas un mouvement.
5. Le conatus comme clé oubliée – [~20:45]Concept spinoziste : l’élan vital fondamental qui nous pousse à persévérer dans l’existence.
6. La connativité comme alternative – [~22:30]Redonner place à l’élan, pas par amélioration de soi, mais par déconstruction de ce qui l’encombre.
7. Les 5 clés pour relancer l’élan – [~24:00]Identifier ce qui épuise, privilégier la continuité, accepter l’inachevé, voir la joie comme un signal, avancer sans tout comprendre.
Questions posées dans l’épisode - Pourquoi ne désirons-nous plus l’avenir ?- Le développement personnel nous aide-t-il vraiment ou nous aliène-t-il ?- La connaissance peut-elle suffire à nous remettre en mouvement ?- Quel est le rôle du sens dans un monde en crise ?- L’optimalisme est-il une illusion ou une réponse adaptée ?- Que dit Spinoza sur notre capacité à avancer malgré tout ?- En quoi la joie peut-elle être un signal plutôt qu’un but ?- Comment les neurosciences expliquent-elles notre perte d’élan ?- Que faire quand la compréhension du monde nous paralyse ?- Comment créer les conditions pour que notre élan vital réémerge ?Références citées dans l’épisodePhilosophie / Pensée- Spinoza – Concept de conatus, moteur vital [~20:45]- Viktor Frankl – Logothérapie, survivre par le sens [~14:17]- Nietzsche – « Celui qui a un pourquoi peut supporter n’importe quel comment » [~15:06]- Deleuze – Le pouvoir a besoin de tristesse [~13:36]- Byung-Chul Han, Armand Trousseau, René Girard – Philosophes cités sur la lucidité et les biais [~11:44]Neurosciences- Ken Berridge (Univ. Michigan) – Distinction liking/wanting, dopamine, systèmes motivationnels [~30:57]Autres- Simon Sinek – Start With Why, TED Talk [~15:06]- Eva Illouz – Critique du développement personnel [~06:20]- Audre Lorde – Le self-care comme acte politique [~07:04]- Sébastien Njugger – Marketing du manque existentiel [~07:04]7. Timestamps clés (optimisés YouTube)- 00:00 – Pourquoi redonner envie du futur est devenu ma mission- 02:30 – Le développement personnel : une impasse toxique ?- 10:50 – Pourquoi la connaissance seule ne suffit plus- 15:06 – Le sens a-t-il encore du pouvoir dans un monde incertain ?- 18:00 – L’optimalisme, une posture mais pas un moteur- 20:45 – Redécouvrir Spinoza et le conatus : l’élan vital oublié- 24:00 – Les 5 clés concrètes pour restaurer votre connativité- 28:16 – Neurosciences : comment notre cerveau bride l’élan- 32:53 – Et maintenant ? Réorienter Vlan vers plus d’élan
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO ] Reprendre goût au futur dans un monde en crise (https://audmns.com/fKSFkcw)
- [SOLO] Pourquoi le temps nous échappe et comment le récupérer? (https://audmns.com/CVBiorO)
- [SOLO] Penser contre soi-même: un acte radical? (https://audmns.com/sWgEvRP)
32 #378 Briser l’omerta familiale autour de l'abus avec Marie Christiane Baudoux
Marie-Christiane Baudoux est psychothérapeute, elle a 80 ans et nous allons parler d’un sujet très particulier puisqu’elle va me raconter ses propres angles mort sur les violences sexuelles sur sa fille de 15 ans à l’époque.
Dans cet épisode, nous parlons de ce qui dérange, de ce qui fait mal, de ce qui reste habituellement caché sous le tapis : la parole des proches quand un enfant est victime de violence sexuelle.J’ai questionné Marie-Christiane sur ce que très peu de mères osent formuler publiquement : ne pas avoir su être là, ne pas avoir su protéger, ne pas avoir su réagir.
Ce qui m’a bouleversé dans cet échange, ce n’est pas seulement le sujet. C’est la lucidité avec laquelle elle revient, à 80 ans, sur ses propres mécanismes d’aveuglement. Elle raconte comment l’histoire transgénérationnelle de sa famille, faite de secrets, de non-dits et de dissociation émotionnelle, a façonné sa manière d’être mère… et ses limites.
Son livre, Nos angles morts, co-écrit avec sa fille, n’est pas un livre d’accusation. C’est un livre de responsabilité. Un texte rare, d’une honnêteté presque inconfortable, qui explore la loyauté, la honte, la sidération, la spiritualité toxique, mais aussi le chemin lent et fragile de la réparation.
Dans cet épisode, nous parlons de transgénérationnel, de mémoire du corps, de silence familial, d’abus dans un contexte spirituel, de pardon, d’excuses, de réconciliation. Nous parlons surtout d’une chose essentielle : la capacité humaine à évoluer, même très tard dans la vie, dès lors qu’on accepte de regarder ses propres zones d’ombre.
Citations marquantes- « Une victime non soutenue, c’est une double agression. »- « J’ai compris que j’avais choisi de ne pas choisir. »- « Ce livre, ma fille m’a dit qu’il l’avait réparée. »- « Les secrets de famille ont façonné ma sidération. »- « Nous avons un devoir d’évolution en tant qu’êtres humains. »Idées centrales discutées1. Le silence des proches est un angle mort du débat publicJe réalise à quel point on parle (un peu plus qu’avant) des victimes, mais presque jamais des parents, des proches, de ceux qui n’ont pas su voir ou pas su agir. Pourtant, comprendre ces mécanismes est essentiel si on veut éviter leur reproduction.🕒 ~00:03👉 Pourquoi c’est important : cela ouvre un espace de responsabilité plutôt que de simple culpabilité.
2. Les secrets familiaux traversent les générationsMarie-Christiane explique comment les non-dits autour de son père, de son grand-père, de l’histoire familiale ont construit chez elle une dissociation émotionnelle profonde.🕒 ~00:07👉 Pourquoi c’est important : on comprend que nos comportements ne naissent pas ex nihilo, mais s’inscrivent dans des lignées invisibles.
3. On peut être thérapeute… et aveugle dans sa propre vieC’est une tension extrêmement forte de l’épisode : même avec des outils, même avec une conscience professionnelle, on peut rester prisonnier de ses propres mécanismes psychiques.🕒 ~00:08👉 Pourquoi c’est important : cela remet en cause l’illusion de maîtrise psychologique.
4. La spiritualité peut devenir un système d’empriseLe rôle du maître spirituel est glaçant : il protège l’agresseur, minimise les faits, renvoie la responsabilité sur l’enfant.🕒 ~00:36👉 Pourquoi c’est important : cela éclaire les dérives de certains environnements élevés en apparence.
5. La réparation est possible sans justice, mais pas sans reconnaissanceCe qui a permis la guérison entre la mère et la fille, ce n’est pas une procédure judiciaire, mais une reconnaissance sincère, des excuses profondes, un travail long à deux.🕒 ~01:03👉 Pourquoi c’est important : cela redonne du pouvoir aux relations humaines.
6. S’excuser réellement transforme la relationLe moment où Marie-Christiane cesse de se défendre et dit simplement « je n’ai pas été à la hauteur » marque un basculement.🕒 ~01:04👉 Pourquoi c’est important : cela montre ce que sont de vraies excuses, incarnées, pas performatives.
7. Évoluer jusqu’à 80 ans est non seulement possible, mais nécessaireSa conclusion est lumineuse : nos défauts, nos failles, nos aveuglements sont aussi des leviers d’évolution.🕒 ~01:16👉 Pourquoi c’est important : cela ouvre une perspective profondément humaniste.
Questions structurantes- Pourquoi est-il si difficile pour les proches de reconnaître leur impuissance ?- Comment les secrets familiaux conditionnent-ils nos réactions inconscientes ?- Peut-on être compétent professionnellement et démuni émotionnellement ?- À partir de quand une spiritualité bascule-t-elle dans l’emprise ?- Qu’est-ce qu’une excuse véritablement réparatrice ?- Comment reconstruire une relation après une trahison parentale ?- La reconnaissance suffit-elle quand il n’y a pas de justice institutionnelle ?- Pourquoi certaines générations ont-elles tant de mal à revisiter le passé ?- Peut-on réparer seul quand l’entourage reste dans le déni ?- Qu’est-ce que cela change de regarder ses propres angles morts ?Références citéesLivres- Nos angles morts – Marie-Christiane BaudouLivre central de l’épisode, écrit avec sa fille, structurant tout le récit.🕒 dès 00:01Documentaire- The WorkMentionné pour illustrer l’impact de l’absence du père dans les trajectoires de violence.🕒 ~00:22
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba (https://audmns.com/NjHrEpV)
- [MOMENT] Les relations hommes-femmes à l’ère post-MeToo avec Esther Perel (https://audmns.com/EqUIfmj)
- #287 Les rouages complexes de la famille avec Sophie Galabru (https://audmns.com/PusbPpV)
33 [Moment] Europe : une paix naïve face au retour de la violence avec Thomas Gomart
Thomas Gomart, historien et directeur de l’IFRI.Dans cet moment percutant et tellement d'actualité même si enregistré il y a 2 ans, je retrouve Thomas Gomart, l’un des meilleurs analystes géopolitiques français, à la fois historien, stratège, et fin observateur de nos aveuglements collectifs. Ce moment, issu d’un échange marquant, revient sur sa capacité quasi prophétique à anticiper le retour brutal de la guerre en Europe, bien avant 2022.
Dans cet épisode, nous parlons de l’erreur de perspective des Européens face à la géopolitique, du mythe de la fin des idéologies, et de la résurgence des logiques de puissance. J’ai questionné Thomas sur notre tendance à croire que le monde serait uniformément pacifié par le commerce, en oubliant les rapports de force.
Avec sa clarté intellectuelle, il rappelle combien la stratégie est une affaire de mémoire longue, de volontés qui s’affrontent, et de frontières qui, loin d’avoir disparu, redeviennent centrales.
Citations marquantes- « La stratégie commence à exister lorsqu’elle se heurte à une autre stratégie. »- « Il y a des gens qui veulent dominer d'autres gens. »- « L’Europe a cru que le monde voulait vivre comme elle. »- « On a vu le mercantilisme chinois, mais pas sa matrice léniniste. »- « La stratégie, ce n’est pas une méthode : c’est une dialectique des volontés. » Idées centrales discutées 1. Le retour des conflits n’est pas une surprise➤ Gomart explique que le conflit armé n’a jamais disparu. L’Europe a vécu dans une illusion post-historique, aveugle à la persistance des logiques de puissance.🕓 00:47
2. Le discours dominant a nié la géopolitique➤ Pendant que les penseurs prônaient un monde plat et individualisé, les stratèges savaient que les rapports de force n’avaient pas disparu.🕓 01:50
3. La stratégie implique une mémoire longue➤ Penser stratégiquement, c’est se souvenir que l’histoire ne se répète pas, mais rime souvent. L’oubli du tragique mène à la naïveté politique.🕓 02:46
4. L’Europe s’est crue protégée➤ Elle a sous-investi dans sa sécurité depuis les années 70, croyant que l’intégration suffisait à produire la paix.🕓 03:45
5. La singularité de l’Europe : la séparation des pouvoirs➤ Face aux régimes fusionnels comme la Chine, l’Europe se distingue encore par ce principe fondamental, aujourd’hui en tension.🕓 06:08
6. La stratégie : une dialectique des volontés➤ La stratégie ne se duplique pas, elle s’adapte. C’est un art plus qu’une science, selon la tradition beaufro-gomartienne.🕓 08:26
Questions posées dans l’interview- Avez-vous anticipé le retour des conflits armés dans votre livre de 2019 ?- Pourquoi le discours dominant a-t-il occulté la géopolitique ?- En quoi les Européens ont-ils été naïfs face à la réalité du monde ?- Comment définissez-vous une « question stratégique » ?- Pourquoi l’Europe a-t-elle négligé sa sécurité depuis les années 70 ?- Le monde est-il vraiment multipolaire aujourd’hui ?- Qu’est-ce que cela change pour votre métier ?- Que révèle la domination européenne : accident ou singularité ?- En quoi la Chine incarne-t-elle une fusion des pouvoirs ?- Quel rôle peut encore jouer l’Europe dans ce monde fragmenté ?Références citées dans l’épisodeLivres :
- Géo-Histoire de Christian Grataloup (mentionné par Thomas Gomart comme lecture de janvier) – 🕓 05:00Concepts :
- « Le monde est plat » – Référence à Thomas Friedman – 🕓 00:47- Matrice léniniste du régime chinois – 🕓 06:08- Introduction à la stratégie, Général Beaufre – 🕓 08:26Timestamps clés- 00:00 – Intro de l’extrait : Pourquoi ce moment a marqué les auditeurs- 00:47 – Retour du conflit armé : une prévision lucide- 01:50 – Le déni de géopolitique par les élites occidentales- 02:46 – Penser en stratège : mémoire, trajectoires, clash- 03:45 – L’illusion européenne d’une paix garantie- 05:00 – La domination européenne : accident ou singularité ?- 06:08 – Chine vs Europe : fusion ou séparation des pouvoirs- 08:26 – La stratégie comme dialectique des volontés
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)
- [BEST-OF] Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/rBULfVZ)
34 #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? avec Pablo Servigne (partie 2)
Pablo Servigne, aest uteur, penseur systémique et biologiste de formation. Il est l’un des premiers à avoir popularisé en France le concept de « collapsologie » avec ses livres devenus cultes, Comment tout peut s’effondrer ou encore Une autre fin du monde est possible. Mais aujourd’hui, Pablo prend ses distances avec cette étiquette. Dans Le réseau des tempêtes, son dernier livre, il trace un sillon nouveau, plus intime, plus incarné, où l’écologie ne peut plus faire l’économie du sensible, de l’émotion, de la relation et de la spiritualité.
Cela faisait des années que je voulais inviter Pablo dans Vlan!. Nous avons attendu le bon moment. Et je crois que c’était maintenant. Parce que son message a profondément évolué, et qu’il entre en résonance totale avec mes propres réflexions sur la complexité, sur la joie, sur la nécessité de ralentir, et sur cette capacité à penser contre soi-même.
Dans cet épisode, nous parlons de la violence – structurelle, politique, sociale, psychologique – et de comment elle s’insinue dans nos quotidiens. J’ai questionné Pablo sur sa conviction que la violence, à terme, ne résout rien et qu’elle ne fait que repousser les problèmes aux générations suivantes. Ce qu’il propose, c’est une bascule vers l’entraide, vers le lien, vers une autre manière d’habiter le monde – non pas dans l’utopie, mais dans une forme de lucidité joyeuse.
Nous avons parlé de la course du temps, de la pression invisible qui nous pousse à toujours aller plus vite, alors même que notre besoin profond est de ralentir. De l’emprise des plateformes numériques sur notre attention. De la désocialisation croissante des jeunes générations. De l’anxiété rampante qui s’installe faute de communautés authentiques.
Mais au-delà des constats, ce que propose Pablo, c’est une autre voie. Une voie du cœur et du corps. Une voie de l’enracinement. Une voie qui fait la paix avec nos émotions, nos ombres, nos vulnérabilités. Une voie qui croit encore à la puissance transformatrice du collectif, de la parole vraie, des récits réparateurs.Cet échange m’a profondément nourri. Il donne envie d’agir depuis un endroit plus juste, plus aligné.
Citations marquantes- « On ne peut pas traverser un effondrement sans passer par le cœur. »- « La science ne suffit plus, il faut réintégrer le sensible et le sacré. »- « Le vrai courage aujourd’hui, c’est de faire face à l’impermanence. »- « Nous avons besoin de récits qui nous rassemblent dans l’incertitude. »- « Accepter de ne pas savoir, c’est déjà commencer à guérir. »Idées centrales discutées1. De la collapsologie à l’écologie du lienPablo revient sur son parcours et sur la limite de la collapsologie comme prisme uniquement scientifique. Il évoque un besoin d’aller vers des dimensions plus sensibles et spirituelles.Pourquoi c’est important : Cela montre la nécessité d’un regard holistique sur les crises.~05:00
2. Le deuil comme passage obligéIl insiste sur l’importance de faire le deuil de l’ancien monde pour mieux accueillir le nouveau.Pourquoi c’est important : Cela permet de transformer la douleur en force de régénération.~12:30
3. Reconnexion au vivant et aux émotionsIl parle de la place des émotions, du corps, et du rituel dans la transition.Pourquoi c’est important : Cela redonne une place centrale à l’humain dans sa globalité.~19:00
4. Les limites du discours rationnel dans la crise écologiqueIl critique la foi aveugle dans la raison et la technique pour résoudre les problèmes écologiques.Pourquoi c’est important : Cela pousse à revaloriser l’intuition, l’art et les savoirs ancestraux.~27:00
5. La joie comme moteur d’actionMalgré la gravité du sujet, Pablo défend une posture de joie active face à l’effondrement.Pourquoi c’est important : Cela ouvre à une écologie de la joie et non de la peur.~38:00
Questions posées dans l’interview- Pourquoi as-tu arrêté de te revendiquer collapsologue ?- Quel a été ton chemin personnel depuis la sortie de Comment tout peut s’effondrer ?- Comment faire le deuil d’un monde en train de disparaître ?- Quelle place donner aux émotions dans la transition écologique ?- Comment réconcilier science, spiritualité et écologie ?- De quoi avons-nous le plus peur face à l’effondrement ?- Quel est le rôle des récits dans cette transformation collective ?- Quelle importance donnes-tu aux rituels et à la communauté ?- Est-ce qu’on peut encore espérer dans un monde en crise ?- Comment cultiver la joie dans l’incertitude ?Références citées dans l’épisodeLivres
- Comment tout peut s’effondrer – Pablo Servigne et Raphaël Stevens (~01:00)- Une autre fin du monde est possible – Pablo Servigne et Gauthier Chapelle (~08:00)Concepts / auteurs
- Vandana Shiva – évoquée pour sa vision de l’écologie spirituelle (~20:00)- Joanna Macy – travail qui relie (~23:00)- Charles Eisenstein – économie sacrée (~30:00)Timestamps clés[00:00] Introduction – Qui est Pablo Servigne ?Un retour sur son parcours, ses engagements, et la naissance de la collapsologie.
[05:00] La fin de la collapsologie ?Pourquoi Pablo ne s’identifie plus à ce courant.
[12:30] Le processus de deuil collectifComprendre les émotions profondes liées à la crise écologique.
[19:00] L’importance du corps, des émotions et des rituelsUn passage par le sensible pour faire face à l’effondrement.
[27:00] Critique de la rationalité pureLes limites du discours scientifique dans les transformations sociétales.
[38:00] Vers une écologie de la joieComment la joie devient un levier d’action puissant.
35 #377 Pourquoi l'avenir appartient aux sociétés solidaires? Avec Pablo Servigne (partie 1)
Pablo Servigne, aest uteur, penseur systémique et biologiste de formation. Il est l’un des premiers à avoir popularisé en France le concept de « collapsologie » avec ses livres devenus cultes, Comment tout peut s’effondrer ou encore Une autre fin du monde est possible. Mais aujourd’hui, Pablo prend ses distances avec cette étiquette. Dans Le réseau des tempêtes, son dernier livre, il trace un sillon nouveau, plus intime, plus incarné, où l’écologie ne peut plus faire l’économie du sensible, de l’émotion, de la relation et de la spiritualité.
Cela faisait des années que je voulais inviter Pablo dans Vlan!. Nous avons attendu le bon moment. Et je crois que c’était maintenant. Parce que son message a profondément évolué, et qu’il entre en résonance totale avec mes propres réflexions sur la complexité, sur la joie, sur la nécessité de ralentir, et sur cette capacité à penser contre soi-même.
Dans cet épisode, nous parlons de la violence – structurelle, politique, sociale, psychologique – et de comment elle s’insinue dans nos quotidiens. J’ai questionné Pablo sur sa conviction que la violence, à terme, ne résout rien et qu’elle ne fait que repousser les problèmes aux générations suivantes. Ce qu’il propose, c’est une bascule vers l’entraide, vers le lien, vers une autre manière d’habiter le monde – non pas dans l’utopie, mais dans une forme de lucidité joyeuse.
Nous avons parlé de la course du temps, de la pression invisible qui nous pousse à toujours aller plus vite, alors même que notre besoin profond est de ralentir. De l’emprise des plateformes numériques sur notre attention. De la désocialisation croissante des jeunes générations. De l’anxiété rampante qui s’installe faute de communautés authentiques.
Mais au-delà des constats, ce que propose Pablo, c’est une autre voie. Une voie du cœur et du corps. Une voie de l’enracinement. Une voie qui fait la paix avec nos émotions, nos ombres, nos vulnérabilités. Une voie qui croit encore à la puissance transformatrice du collectif, de la parole vraie, des récits réparateurs.Cet échange m’a profondément nourri. Il donne envie d’agir depuis un endroit plus juste, plus aligné.
Citations marquantes- « On ne peut pas traverser un effondrement sans passer par le cœur. »- « La science ne suffit plus, il faut réintégrer le sensible et le sacré. »- « Le vrai courage aujourd’hui, c’est de faire face à l’impermanence. »- « Nous avons besoin de récits qui nous rassemblent dans l’incertitude. »- « Accepter de ne pas savoir, c’est déjà commencer à guérir. »Idées centrales discutées1. De la collapsologie à l’écologie du lienPablo revient sur son parcours et sur la limite de la collapsologie comme prisme uniquement scientifique. Il évoque un besoin d’aller vers des dimensions plus sensibles et spirituelles.Pourquoi c’est important : Cela montre la nécessité d’un regard holistique sur les crises.~05:00
2. Le deuil comme passage obligéIl insiste sur l’importance de faire le deuil de l’ancien monde pour mieux accueillir le nouveau.Pourquoi c’est important : Cela permet de transformer la douleur en force de régénération.~12:30
3. Reconnexion au vivant et aux émotionsIl parle de la place des émotions, du corps, et du rituel dans la transition.Pourquoi c’est important : Cela redonne une place centrale à l’humain dans sa globalité.~19:00
4. Les limites du discours rationnel dans la crise écologiqueIl critique la foi aveugle dans la raison et la technique pour résoudre les problèmes écologiques.Pourquoi c’est important : Cela pousse à revaloriser l’intuition, l’art et les savoirs ancestraux.~27:00
5. La joie comme moteur d’actionMalgré la gravité du sujet, Pablo défend une posture de joie active face à l’effondrement.Pourquoi c’est important : Cela ouvre à une écologie de la joie et non de la peur.~38:00
Questions posées dans l’interview- Pourquoi as-tu arrêté de te revendiquer collapsologue ?- Quel a été ton chemin personnel depuis la sortie de Comment tout peut s’effondrer ?- Comment faire le deuil d’un monde en train de disparaître ?- Quelle place donner aux émotions dans la transition écologique ?- Comment réconcilier science, spiritualité et écologie ?- De quoi avons-nous le plus peur face à l’effondrement ?- Quel est le rôle des récits dans cette transformation collective ?- Quelle importance donnes-tu aux rituels et à la communauté ?- Est-ce qu’on peut encore espérer dans un monde en crise ?- Comment cultiver la joie dans l’incertitude ?Références citées dans l’épisodeLivres
- Comment tout peut s’effondrer – Pablo Servigne et Raphaël Stevens (~01:00)- Une autre fin du monde est possible – Pablo Servigne et Gauthier Chapelle (~08:00)Concepts / auteurs
- Vandana Shiva – évoquée pour sa vision de l’écologie spirituelle (~20:00)- Joanna Macy – travail qui relie (~23:00)- Charles Eisenstein – économie sacrée (~30:00)Timestamps clés[00:00] Introduction – Qui est Pablo Servigne ?Un retour sur son parcours, ses engagements, et la naissance de la collapsologie.
[05:00] La fin de la collapsologie ?Pourquoi Pablo ne s’identifie plus à ce courant.
[12:30] Le processus de deuil collectifComprendre les émotions profondes liées à la crise écologique.
[19:00] L’importance du corps, des émotions et des rituelsUn passage par le sensible pour faire face à l’effondrement.
[27:00] Critique de la rationalité pureLes limites du discours scientifique dans les transformations sociétales.
[38:00] Vers une écologie de la joieComment la joie devient un levier d’action puissant.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #240 Marcher séparément mais lutter ensemble? Avec Rejane Senac (https://audmns.com/JCJVxeL)
- L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 1 avec Hugo Paul (https://audmns.com/ntXDwdf)
- [MOMENT] Transformer la violence de la société actuelle par le soin avec Marie Robert (https://audmns.com/EUxsYiz)
36 [SOLO ] Reprendre goût au futur dans un monde en crise
Dans cet épisode solo, je parle partage avec vous un moment charnière de ma vie professionnelle et personnelle et qui va modifier Vlan! pour les semaines à venir.
Je vous parle de mission. Pas d’un mot creux à la mode sur LinkedIn. Pas d’un slogan de communication. D’une mission intérieure, existentielle, que j’ai mis des années à clarifier. Une mission que j’ai longtemps cherchée, parfois à tâtons, souvent en me perdant. Mais aujourd’hui, je sais. Je veux vous redonner envie du futur.
J’ai questionné ces dernières années de fragmentation, d’expérimentations, de tentatives parfois contradictoires : un podcast sur le leadership, une masterclass sur l’IA, un livre sur l’écologie… Tout me ressemble, mais rien n’avait de colonne vertébrale. Je me suis perdu à essayer d’être cohérent. Jusqu’à comprendre que la cohérence pouvait être un piège.
Dans cet épisode, nous parlons de ces neuf polycrises qui façonnent notre époque : écologique, technologique, géopolitique, économique, sociale, politique, démographique, sanitaire… J’explore ces forces invisibles qui rendent le futur si difficile à imaginer, et encore plus à désirer.
J’ai compris que le problème, ce n’est pas seulement l’ampleur des crises – c’est le brouillard. L’impossibilité de s’orienter. Le sentiment d’impuissance. L’angoisse de ne plus savoir quel rôle jouer. Et c’est là que j’ai décidé de me positionner clairement : je suis un prospectiviste. Mon rôle, c’est de décrypter, d’éclairer, d’anticiper. Pas pour faire peur. Pour réhabiliter notre pouvoir d’agir.
Je vous parle aussi d’un concept essentiel : l’optimalisme. Ce n’est ni l’optimisme naïf, ni le fatalisme résigné. C’est une posture exigeante, ancrée dans le réel, qui refuse la paralysie. C’est la conviction que même au cœur du chaos, on peut encore choisir sa manière d’être au monde.
Et puis, j’ai voulu partager une autre boussole : la joie rebelle. Pas la joie fake des good vibes marketées. Une joie lucide, incarnée, indisciplinée. Une joie comme acte de résistance. Une joie comme réponse politique à un système qui prospère sur nos passions tristes.
Vlan! devient un média de prospective vivant. Chaque épisode explorera une force invisible qui façonne le futur. Je vais continuer à recevoir des chercheurs, des penseurs, des activistes. Mais cette fois, avec une intention claire : comprendre pour mieux agir, ensemble.
Ce que je propose, ce n’est pas un nouveau format. C’est une direction. Une mission. Une manière de se tenir debout dans le monde, malgré tout. Une invitation à naviguer ensemble dans la complexité. À cultiver le sens, même sous la contradiction.
Si vous êtes fatigués des illusions, si vous refusez la résignation, si vous cherchez à comprendre plutôt qu’à vous rassurer, alors bienvenue. Cet épisode est pour vous. Et cette mission, elle est aussi la vôtre.
Citations marquantes- « Je veux vous redonner envie du futur. Voilà. C’est dit. »- « Le désespoir naît de l’incompréhension. »- « Cultiver la joie dans un monde qui nous vend de la tristesse, c’est déjà un acte politique. »- « Je vais cesser d’essayer d’être cohérent. Je vais maintenir du sens sous la contradiction. »- « L’optimalisme, c’est refuser de chercher seul dans son coin. »Idées centrales discutées- Redonner envie du futur➤ J’identifie ma mission comme une réponse existentielle et politique à la perte de sens contemporaine.- Les 9 polycrises systémiques➤ Je décris neuf crises majeures qui s’entrecroisent et façonnent notre époque.- La fin de la méritocratie, l’avènement de l’héritocratie➤ Une explication limpide d’une nouvelle injustice silencieuse.- L’optimalisme comme posture de vie➤ Inspiré de Tal Ben-Shahar, ce concept permet d’agir dans la lucidité sans céder au cynisme.- Maintenir du sens sous la contradiction➤ Une capacité essentielle du XXIe siècle pour ne pas s’effondrer intérieurement.- La joie rebelle comme discipline➤ Résister à l'impuissance et aux passions tristes par la joie consciente.- Vlan! devient un média de prospective➤ Je donne une nouvelle orientation à Vlan! pour en faire un outil de compréhension et d’anticipation.Références citées dans l’épisodeLivres & auteurs
- Viktor Frankl – Man’s Search for Meaning (~35 min)- Tal Ben-Shahar – Concept d’optimalisme (~32 min)- René Char – Allégresse consentante (~55 min)- Albert Camus – Le mythe de Sisyphe (~56 min)- Slavoj Žižek – Philosophie de la contradiction (~48 min)Personnalités
- Dr. Eliza Filby – Concept d’héritocratie (~25 min)
Timestamps clés- 00:00 – Pourquoi je vous parle seul aujourd’hui ?➤ Un moment de vérité : je révèle ma mission.- 06:00 – Avez-vous encore envie du futur ?➤ Une question simple, mais fondamentale.- 10:00 – Les 9 polycrises que nous traversons➤ Climat, IA, géopolitique, économie… tout est lié.- 25:00 – L’héritocratie : la nouvelle injustice silencieuse➤ Le rêve méritocratique s’effondre.- 32:00 – L’optimalisme : entre espoir et lucidité➤ Ma réponse philosophique et stratégique.- 45:00 – Maintenir du sens dans la contradiction➤ La compétence clé du XXIe siècle.- 52:00 – La joie rebelle : une discipline politique➤ Résister aux passions tristes.- 60:00 – Ce que ça change concrètement pour Vlan!➤ Nouvelle ligne éditoriale, formats à venir, appel aux auditeurs.
37 #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? avec Arnaud Montebourg (partie 2)
Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, est aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises, dont la Compagnie des Amandes et Alfeor dans le nucléaire. Dans cet épisode, nous parlons de politique économique, de désindustrialisation, de réindustrialisation, de souveraineté et du rôle de l'Europe.
J'ai voulu l’inviter car je constate depuis longtemps les limites de l’action politique en France face aux défis économiques, écologiques et sociaux. Et qui mieux qu’un ancien ministre de l’Économie – aujourd’hui entrepreneur engagé – pour en parler franchement ?
Arnaud ne mâche pas ses mots : critique de l’Union Européenne, inquiet de la vassalisation économique de la France face à la Chine et aux États-Unis, il appelle à un sursaut productif, à la réindustrialisation, et à une refondation profonde de notre appareil productif. On n’est pas toujours d’accord, notamment sur l’écologie, mais sa vision force le respect, tant elle est construite et passionnée.
Cet épisode est aussi l’occasion d’annoncer que je recevrai de plus en plus de personnalités politiques sur Vlan! – car il est temps de reconnecter les enjeux économiques et politiques à notre quotidien.
Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan
10 idées clefs :
1. La France est en déclin économique majeur
Montebourg dresse un constat alarmant : la France est en chute libre sur le plan économique, avec une balance commerciale fortement déficitaire, une désindustrialisation profonde, et une incapacité à financer son modèle social.
2. Une critique sévère de l’Union Européenne
Il accuse l’Union européenne de ne pas protéger ses membres, d’agir comme une technocratie autoritaire, et de contribuer à la vassalisation économique des pays membres, en particulier la France, face aux États-Unis et à la Chine.
3. La nécessité absolue de réindustrialiser la France
Montebourg milite pour une stratégie de redressement productif : relocaliser la production, créer de l’activité dans les territoires, et réorganiser toute l’économie autour de la production nationale plutôt que de la consommation.
4. Un pays colonisé économiquement
Il parle de la France comme d’une colonie numérique et économique, dominée par les GAFAM et les puissances étrangères qui captent l’épargne et la valeur économique nationale, sans contrepartie productive locale.
5. Une politique française centrée sur le consommateur, au détriment du producteur
Selon lui, le pouvoir a trop longtemps favorisé le pouvoir d’achat immédiat en important massivement, plutôt que de soutenir l’appareil productif français (agriculture, industrie, etc.).
6. Le rôle pervers de l’épargne et de la fiscalité
La fiscalité actuelle favorise les retraités (plus aisés et politiquement puissants) et pénalise les actifs. L’épargne française, au lieu de soutenir l’industrie locale, est captée par la tech américaine.
7. Une stratégie de relocalisation précise
Il appelle à relocaliser les productions de base (médicaments, pâtes, chips, huile d’olive, etc.), ce qui pourrait créer des milliers d’emplois et revitaliser les territoires.
8. Des solutions concrètes via l’État et l’investissement
Montebourg insiste sur le rôle central de l’État pour impulser le changement : aides publiques, investissements industriels massifs, réforme du secteur bancaire, orientation de l’épargne vers la production.
9. L’écologie doit être pragmatique et non punitive
Il critique l’écologie politique actuelle comme moralisatrice et contre-productive, et appelle à une transition écologique pilotée par l’État, appuyée sur le nucléaire, la géothermie et les ENR.
10. Un appel à l’engagement politique citoyen
Enfin, il encourage les jeunes à s’engager dans les partis politiques pour renouveler la classe dirigeante et bâtir une nouvelle vision pour le pays.
5 citations marquantes :- « La France est une économie de pays pauvre avec une protection sociale de pays riche. »- « L’Union européenne est devenue une machine à réglementer, pas à protéger. »- « Nous sommes des colonisés économiques. »- « Il faut sortir les hallebardes. »- « Ce n’est pas que Macron, c’est 30 ans de mauvaise stratégie. »10 questions posées - Comment vous envisagez la situation de la France aujourd’hui ?- Est-ce que vous pensez que la France doit sortir de l’Europe ?- Qui est responsable de la désindustrialisation française ?- Que recommandez-vous pour réindustrialiser le pays ?- Pourquoi les politiques n’agissent pas ?- Est-ce que la France devient un pays en voie de développement ?- Que pensez-vous du pouvoir d’achat et de la taxation du travail ?- Pourquoi l’épargne française finance-t-elle la tech américaine ?- Quelle place pour l’écologie dans votre vision ?- Quel type de dirigeants faudrait-il pour changer le pays ?5. Récapitulatif des timestamps clés:- 00:00 – Introduction : Pourquoi Arnaud Montebourg ?- 01:57 – L’économie française est en chute libre- 04:20 – La responsabilité de la France dans son déclin- 08:00 – Critique virulente de l’Union Européenne- 13:30 – Vers une réindustrialisation de la France- 18:00 – La France, colonie numérique ?- 24:00 – Répartition injuste des richesses et retraites- 31:00 – L’enjeu de la production locale- 41:00 – Les retraités gagnent mieux que les actifs ?- 45:00 – Le rôle crucial de l’État dans la transition écologique- 52:00 – Quel type de leadership pour la France ?
38 #376 Quelles stratégies pour reconstruire une France autonome et résiliente? Avec Arnaud Montebourg - Partie 1
Arnaud Montebourg, ancien ministre de l'Économie, est aujourd’hui à la tête de plusieurs entreprises, dont la Compagnie des Amandes et Alfeor dans le nucléaire. Dans cet épisode, nous parlons de politique économique, de désindustrialisation, de réindustrialisation, de souveraineté et du rôle de l'Europe.
J'ai voulu l’inviter car je constate depuis longtemps les limites de l’action politique en France face aux défis économiques, écologiques et sociaux. Et qui mieux qu’un ancien ministre de l’Économie – aujourd’hui entrepreneur engagé – pour en parler franchement ?
Arnaud ne mâche pas ses mots : critique de l’Union Européenne, inquiet de la vassalisation économique de la France face à la Chine et aux États-Unis, il appelle à un sursaut productif, à la réindustrialisation, et à une refondation profonde de notre appareil productif. On n’est pas toujours d’accord, notamment sur l’écologie, mais sa vision force le respect, tant elle est construite et passionnée.
Cet épisode est aussi l’occasion d’annoncer que je recevrai de plus en plus de personnalités politiques sur Vlan! – car il est temps de reconnecter les enjeux économiques et politiques à notre quotidien.
Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan
10 idées clefs :
1. La France est en déclin économique majeur
Montebourg dresse un constat alarmant : la France est en chute libre sur le plan économique, avec une balance commerciale fortement déficitaire, une désindustrialisation profonde, et une incapacité à financer son modèle social.
2. Une critique sévère de l’Union Européenne
Il accuse l’Union européenne de ne pas protéger ses membres, d’agir comme une technocratie autoritaire, et de contribuer à la vassalisation économique des pays membres, en particulier la France, face aux États-Unis et à la Chine.
3. La nécessité absolue de réindustrialiser la France
Montebourg milite pour une stratégie de redressement productif : relocaliser la production, créer de l’activité dans les territoires, et réorganiser toute l’économie autour de la production nationale plutôt que de la consommation.
4. Un pays colonisé économiquement
Il parle de la France comme d’une colonie numérique et économique, dominée par les GAFAM et les puissances étrangères qui captent l’épargne et la valeur économique nationale, sans contrepartie productive locale.
5. Une politique française centrée sur le consommateur, au détriment du producteur
Selon lui, le pouvoir a trop longtemps favorisé le pouvoir d’achat immédiat en important massivement, plutôt que de soutenir l’appareil productif français (agriculture, industrie, etc.).
6. Le rôle pervers de l’épargne et de la fiscalité
La fiscalité actuelle favorise les retraités (plus aisés et politiquement puissants) et pénalise les actifs. L’épargne française, au lieu de soutenir l’industrie locale, est captée par la tech américaine.
7. Une stratégie de relocalisation précise
Il appelle à relocaliser les productions de base (médicaments, pâtes, chips, huile d’olive, etc.), ce qui pourrait créer des milliers d’emplois et revitaliser les territoires.
8. Des solutions concrètes via l’État et l’investissement
Montebourg insiste sur le rôle central de l’État pour impulser le changement : aides publiques, investissements industriels massifs, réforme du secteur bancaire, orientation de l’épargne vers la production.
9. L’écologie doit être pragmatique et non punitive
Il critique l’écologie politique actuelle comme moralisatrice et contre-productive, et appelle à une transition écologique pilotée par l’État, appuyée sur le nucléaire, la géothermie et les ENR.
10. Un appel à l’engagement politique citoyen
Enfin, il encourage les jeunes à s’engager dans les partis politiques pour renouveler la classe dirigeante et bâtir une nouvelle vision pour le pays.
5 citations marquantes :- « La France est une économie de pays pauvre avec une protection sociale de pays riche. »- « L’Union européenne est devenue une machine à réglementer, pas à protéger. »- « Nous sommes des colonisés économiques. »- « Il faut sortir les hallebardes. »- « Ce n’est pas que Macron, c’est 30 ans de mauvaise stratégie. »10 questions posées - Comment vous envisagez la situation de la France aujourd’hui ?- Est-ce que vous pensez que la France doit sortir de l’Europe ?- Qui est responsable de la désindustrialisation française ?- Que recommandez-vous pour réindustrialiser le pays ?- Pourquoi les politiques n’agissent pas ?- Est-ce que la France devient un pays en voie de développement ?- Que pensez-vous du pouvoir d’achat et de la taxation du travail ?- Pourquoi l’épargne française finance-t-elle la tech américaine ?- Quelle place pour l’écologie dans votre vision ?- Quel type de dirigeants faudrait-il pour changer le pays ?5. Récapitulatif des timestamps clés:- 00:00 – Introduction : Pourquoi Arnaud Montebourg ?- 01:57 – L’économie française est en chute libre- 04:20 – La responsabilité de la France dans son déclin- 08:00 – Critique virulente de l’Union Européenne- 13:30 – Vers une réindustrialisation de la France- 18:00 – La France, colonie numérique ?- 24:00 – Répartition injuste des richesses et retraites- 31:00 – L’enjeu de la production locale- 41:00 – Les retraités gagnent mieux que les actifs ?- 45:00 – Le rôle crucial de l’État dans la transition écologique- 52:00 – Quel type de leadership pour la France ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy)
- #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk)
- #315 Le (potentiel) impact économique du R.N au pouvoir avec Vincent Pons (https://audmns.com/ldDawRH)
39 [BEST-OF] Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 2) avec Christopher Laquieze
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Matthieu Dardaillon est entrepreneur social, fondateur de Ticket for Change – une structure qui a accompagné de nombreux projets à impact, dont l’application bien connue Yuka – et il est aussi l’auteur du livre Anti-Chaos. J’avais très envie d’inviter Matthieu, parce que son livre entre incroyablement en résonance avec ce que je cherche à faire avec Vlan! : donner du sens, créer du lien, aider chacun à retrouver de la clarté dans un monde de plus en plus complexe.
Dans cet épisode, nous avons eu une conversation très ouverte, presque intime, sur nos peurs, nos contradictions, nos espoirs aussi.
On vit une époque de bascule, où tout s'accélère, où les repères se brouillent, où l’impuissance peut nous paralyser.
C’est précisément cela que Matthieu aborde dans son ouvrage et dsns notre échange : comment vivre et surtout agir dans un monde chaotique ? Comment retrouver notre pouvoir d’agir dans un système qui semble parfois aller droit dans le mur ?
Ce qui m’a frappé, c’est à quel point nos réflexions se croisent. On parle de polycrises, de fin de modèle, de croissance absurde, mais aussi de rêve, de joie d’agir, d’entrepreneuriat du quotidien.
Matthieu partage des outils concrets, comme le modèle ABZ ou la règle des deux jours, pour passer de la réflexion à l’action. Il explique aussi pourquoi l’écoute – la vraie, l’écoute empathique et générative – est fondamentale pour co-construire le monde de demain.
J’ai aussi osé parler de mes propres contradictions, comme cette tension entre l’envie d’un mode de vie communautaire et l’imaginaire individuel dans lequel j’ai grandi. Et Matthieu, avec beaucoup de bienveillance, m’a aidé à poser des mots là-dessus, à me questionner sur mes valeurs, mes besoins, et sur les petits pas concrets que je peux poser pour avancer vers ce futur désirable.
Ce qui est beau dans la pensée de Matthieu, c’est qu’elle ne moralise jamais.Il ne cherche pas à convaincre, mais à inspirer. Il ne juge pas ceux qui n’en font pas assez, mais célèbre ceux qui essaient. Il croit profondément en la puissance de l’exemple, en la valeur de la recherche collective, et surtout en la capacité de chacun à contribuer, depuis là où il est.
Cet épisode est un souffle. Un moment suspendu pour réfléchir, ressentir, rêver, mais aussi agir. J’espère qu’il vous parlera autant qu’il m’a nourri.
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Citations marquantes
- « On est chacun contributeur, là où on agit au quotidien. »- « Ce qu’il faut, c’est donner envie, pas convaincre. »- « Le rêve est une étoile polaire dans le brouillard. »- « On a besoin d’imaginer de nouvelles boussoles collectives. »- « L’entre-deux-mondes est un lieu d’inconfort, mais aussi de création. »10 questions structurées posées
- Pourquoi as-tu écrit le livre Anti-Chaos ?- Est-il normal de se sentir submergé aujourd’hui ?- Quelles sont les causes profondes de cette sensation d’impuissance ?- À quoi pourrait ressembler le monde de demain ?- Comment peut-on vivre dans l’entre-deux-mondes ?- Est-ce que tout le monde peut être un entrepreneur du changement ?- Comment bien s’entourer pour réussir un projet à impact ?- Quelle est la place du rêve dans un monde en mutation ?- Comment gères-tu tes contradictions personnelles ?- C’est quoi, pour toi, un rapport sain à l’argent ?Timestamps clés pour YouTube
- 00:00 – Introduction par Grégory Pouy- 02:00 – Pourquoi Matthieu a écrit Anti-Chaos- 05:00 – Comprendre le chaos systémique- 10:00 – Vivre dans l’entre-deux-mondes- 13:00 – Le nouveau paradigme est déjà en marche- 18:00 – Reprendre son pouvoir d’agir- 26:00 – La question de la croissance- 30:00 – Le rôle du rêve- 35:00 – Imaginaire collectif vs. réalités personnelles- 40:00 – Le modèle ABZ : de la vision à l’action- 47:00 – Le rapport à l’argent- 51:00 – Les quatre niveaux d’écoute- 55:00 – Les projets actuels de Matthieu
#343 Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 1) avec Christopher Laquieze
Comme pour chaque vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière.
Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens.
Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.
J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos.
Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.
Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.
Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme.
Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde.
J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme tragique et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.
Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie.
Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.
Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.
Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment passer à côté de sa vie ?
C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.
Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan
5 citations marquantes
- « La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »- « Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »- « Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »- « La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »- « On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »10 questions que l'on se pose
- Qu’est-ce que représente pour toi le silence de la joie ?- Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?- Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?- Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?- Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?- Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?- Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?- Que signifie désirer ce que l’on a déjà ?- Comment différencies-tu le réel et la réalité ?- Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?Timestamps
- 00:00 – Introduction : réel vs réalité02:00 – Nos perceptions façonnent notre réalité04:00 – Le langage, la poésie, et la manière de dire le monde06:30 – Mémoire, souvenirs et illusions : quand la fiction transforme le passé09:00 – Solitude, isolement, et rapport à soi12:00 – Peut-on se perdre ? Peut-on passer à côté de sa vie ?15:00 – Nier le réel pour se réfugier dans un récit personnel17:30 – Le deuil, l’imaginaire et les objets symboliques20:00 – Les illusions joyeuses et le risque de désillusion23:00 – L’éternel retour, Spinoza et le désir de ce qui est26:00 – Le conatus et l’énergie vitale du quotidien30:00 – Amour, désir et joie selon Spinoza34:00 – Friction vs confort : le rôle du labeur dans la joie38:00 – Ce que l’on est, ce que l’on n’est pas : se définir par la négation41:00 – Clôture de l’épisode : ouvrir et fermer la porte à l’expérience
40 [BEST-OF] Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 1) avec Christopher Laquieze
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière.
Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens.
Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.
J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos.
Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.
Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.
Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme.
Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde.
J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme tragique et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.
Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie.
Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.
Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.
Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment passer à côté de sa vie ?
C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.
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5 citations marquantes
- « La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »- « Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »- « Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »- « La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »- « On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »10 questions que l'on se pose
- Qu’est-ce que représente pour toi le silence de la joie ?- Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?- Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?- Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?- Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?- Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?- Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?- Que signifie désirer ce que l’on a déjà ?- Comment différencies-tu le réel et la réalité ?- Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?Timestamps
- 00:00 – Introduction : réel vs réalité02:00 – Nos perceptions façonnent notre réalité04:00 – Le langage, la poésie, et la manière de dire le monde06:30 – Mémoire, souvenirs et illusions : quand la fiction transforme le passé09:00 – Solitude, isolement, et rapport à soi12:00 – Peut-on se perdre ? Peut-on passer à côté de sa vie ?15:00 – Nier le réel pour se réfugier dans un récit personnel17:30 – Le deuil, l’imaginaire et les objets symboliques20:00 – Les illusions joyeuses et le risque de désillusion23:00 – L’éternel retour, Spinoza et le désir de ce qui est26:00 – Le conatus et l’énergie vitale du quotidien30:00 – Amour, désir et joie selon Spinoza34:00 – Friction vs confort : le rôle du labeur dans la joie38:00 – Ce que l’on est, ce que l’on n’est pas : se définir par la négation41:00 – Clôture de l’épisode : ouvrir et fermer la porte à l’expérience
41 [BEST-OF] Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon
pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Matthieu Dardaillon est entrepreneur social, fondateur de Ticket for Change – une structure qui a accompagné de nombreux projets à impact, dont l’application bien connue Yuka – et il est aussi l’auteur du livre Anti-Chaos. J’avais très envie d’inviter Matthieu, parce que son livre entre incroyablement en résonance avec ce que je cherche à faire avec Vlan! : donner du sens, créer du lien, aider chacun à retrouver de la clarté dans un monde de plus en plus complexe.
Dans cet épisode, nous avons eu une conversation très ouverte, presque intime, sur nos peurs, nos contradictions, nos espoirs aussi.
On vit une époque de bascule, où tout s'accélère, où les repères se brouillent, où l’impuissance peut nous paralyser.
C’est précisément cela que Matthieu aborde dans son ouvrage et dans notre échange : comment vivre et surtout agir dans un monde chaotique ? Comment retrouver notre pouvoir d’agir dans un système qui semble parfois aller droit dans le mur ?
Ce qui m’a frappé, c’est à quel point nos réflexions se croisent. On parle de polycrises, de fin de modèle, de croissance absurde, mais aussi de rêve, de joie d’agir, d’entrepreneuriat du quotidien.
Matthieu partage des outils concrets, comme le modèle ABZ ou la règle des deux jours, pour passer de la réflexion à l’action. Il explique aussi pourquoi l’écoute – la vraie, l’écoute empathique et générative – est fondamentale pour co-construire le monde de demain.
J’ai aussi osé parler de mes propres contradictions, comme cette tension entre l’envie d’un mode de vie communautaire et l’imaginaire individuel dans lequel j’ai grandi. Et Matthieu, avec beaucoup de bienveillance, m’a aidé à poser des mots là-dessus, à me questionner sur mes valeurs, mes besoins, et sur les petits pas concrets que je peux poser pour avancer vers ce futur désirable.
Ce qui est beau dans la pensée de Matthieu, c’est qu’elle ne moralise jamais.Il ne cherche pas à convaincre, mais à inspirer. Il ne juge pas ceux qui n’en font pas assez, mais célèbre ceux qui essaient. Il croit profondément en la puissance de l’exemple, en la valeur de la recherche collective, et surtout en la capacité de chacun à contribuer, depuis là où il est.
Cet épisode est un souffle. Un moment suspendu pour réfléchir, ressentir, rêver, mais aussi agir. J’espère qu’il vous parlera autant qu’il m’a nourri.
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Citations marquantes
- « On est chacun contributeur, là où on agit au quotidien. »- « Ce qu’il faut, c’est donner envie, pas convaincre. »- « Le rêve est une étoile polaire dans le brouillard. »- « On a besoin d’imaginer de nouvelles boussoles collectives. »- « L’entre-deux-mondes est un lieu d’inconfort, mais aussi de création. »10 questions structurées posées
- Pourquoi as-tu écrit le livre Anti-Chaos ?- Est-il normal de se sentir submergé aujourd’hui ?- Quelles sont les causes profondes de cette sensation d’impuissance ?- À quoi pourrait ressembler le monde de demain ?- Comment peut-on vivre dans l’entre-deux-mondes ?- Est-ce que tout le monde peut être un entrepreneur du changement ?- Comment bien s’entourer pour réussir un projet à impact ?- Quelle est la place du rêve dans un monde en mutation ?- Comment gères-tu tes contradictions personnelles ?- C’est quoi, pour toi, un rapport sain à l’argent ?Timestamps clés pour YouTube
- 00:00 – Introduction par Grégory Pouy- 02:00 – Pourquoi Matthieu a écrit Anti-Chaos- 05:00 – Comprendre le chaos systémique- 10:00 – Vivre dans l’entre-deux-mondes- 13:00 – Le nouveau paradigme est déjà en marche- 18:00 – Reprendre son pouvoir d’agir- 26:00 – La question de la croissance- 30:00 – Le rôle du rêve- 35:00 – Imaginaire collectif vs. réalités personnelles- 40:00 – Le modèle ABZ : de la vision à l’action- 47:00 – Le rapport à l’argent- 51:00 – Les quatre niveaux d’écoute- 55:00 – Les projets actuels de Matthieu
42 [BEST-OF] Le bonheur doit être le projet de notre siècle avec Arthur Auboeuf
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Arthur Auboeuf est le cofondateur de Team for the planet et l’auteur du livre Le meilleur est à venir. J'ai remarqué un truc désormais c'est que si je fais un épisode sur l'écologie, ca n'intéresse plus vraiment. Arthur est du même avis.Et pour cause, si l’on parle beaucoup d’écologie aujourd’hui, c’est souvent sous un angle anxiogène, voire paralysant. Il adopte une approche radicalement différente : il prône un optimisme pragmatique, une vision enthousiasmante du futur et une action collective pour transformer la société.
Dans cet épisode, nous discutons des défis environnementaux, bien sûr, mais aussi et surtout de notre rapport au bonheur.
Arthur partage son parcours personnel : de sa carrière dans le digital et le marketing, où il baignait dans le confort matériel et la reconnaissance sociale, à sa prise de conscience de l’incohérence entre ses valeurs profondes et son mode de vie.
Ce cheminement l’a conduit à quitter une carrière lucrative pour créer Team for the Planet, une entreprise qui finance des innovations capables de décarboner notre société à grande échelle.
Nous abordons ensemble des questions essentielles : Pourquoi avons-nous tant de mal à nous extraire du modèle de consommation actuel ? Comment réconcilier écologie et désir d’un avenir désirable ? Quelles sont les clés pour vivre mieux, en dehors de la spirale du « toujours plus » ?
Un échange dans la lignée de celui avec Marie Robert la semaine dernière qui je l'espère vous fera du bien!
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10 questions que l'on traite ensemble :
· Pourquoi dis-tu que l’écologie militante a un problème aujourd’hui ?
· Qu’est-ce qui t’a fait basculer il y a cinq ans vers une autre manière de vivre ?
· Peux-tu nous expliquer ce qu’est Time for the Planet et comment ça fonctionne ?
· Comment sortir de la mécanique du capitalisme et du consumérisme effréné ?
· Penses-tu que les gestes individuels ont un réel impact ?
· Le capitalisme récupère tout, y compris l’écologie et le bien-être. Comment éviter cela ?
· En quittant une carrière lucrative, as-tu eu des doutes ou des peurs ?
· Pourquoi dis-tu que l’argent ne libère pas et peut être un piège ?
· Quel est, selon toi, le projet de société désirable pour demain ?
· Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent se reconnecter à l’essentiel ?
Timelaps :
· 00:00 Introduction et pourquoi l’écologie n’attire plus
· 02:00 La peur et la colère ne sont pas de bons moteurs d’action
· 04:07 Le déclic d’Arthur Auboeuf : sortir d’une vie en dissonance
· 09:08 Time for the Planet : une entreprise pour décarboner le monde
· 13:23 L’impact réel des gestes individuels et le pouvoir du collectif
· 19:42 Le capitalisme et la course au toujours plus : comment en sortir ?
· 27:44 Pourquoi les ultra-riches ne sont pas plus heureux ?
· 32:15 La nature comme antidote au stress et au mal-être moderne
· 37:59 Changer de vie : par où commencer ?
· 43:42 Le XXIe siècle : vers un changement de paradigme total
43 [BEST-OF] Sommes-nous vraiment libres ? Avec Charles Robin (Le precepteur)
Comme pour chaques vacances, je vous propose un best-of des épisodes qui ont été dernièrement enregistrés.Comme c’est la période de Noel, j’ai rajouté un petit biais plutôt feel-good et associé aux questionnements profonds.Charles Robin est philosophe et créateur de la chaîne YouTube « Le Précepteur », qui réunit aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. Il s'est dernièrement intéressé à une thématique aussi fascinante que complexe : le hasard. C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de l’inviter pour plonger dans cette notion que nous utilisons tous, parfois à tort, souvent avec mystère.
Dans cet épisode, nous nous interrogeons ensemble : est-ce que le hasard existe vraiment ? Ou est-ce simplement un mot que nous utilisons pour désigner ce que nous ne comprenons pas ?
Charles, avec son approche pédagogique et nuancée, nous entraîne sur les traces de Spinoza, Sartre, Jung et d’autres penseurs majeurs pour explorer le déterminisme, la liberté, le sens et nos conditionnements, aussi bien sociaux que biologiques.
J’ai voulu comprendre avec lui si donner du sens à une coïncidence était un acte rationnel ou une nécessité psychologique.
Nous avons parlé de synchronicités, de loi de l’attraction, de spiritualité, mais aussi du besoin très humain de croire que certaines choses sont destinées. Car au fond, dans un monde incertain et parfois brutal, n’est-ce pas réconfortant de penser que les signes existent pour nous guider ?
Avec beaucoup de sincérité, Charles partage aussi son parcours : comment il a commencé à publier des vidéos de philo à une heure du matin, sans plan de carrière, juste porté par une envie de transmettre. Il parle de ses inspirations, de ses lectures, de ce que la philosophie peut nous apporter dans nos vies très concrètes, à travers nos relations amoureuses, nos colères en voiture ou nos moments d’échec.
Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette discussion, c’est cette manière de ramener la pensée philosophique dans notre quotidien, avec simplicité et honnêteté. Nous avons aussi exploré des sujets qui me sont chers : la liberté réelle (ou illusoire), la responsabilité individuelle, le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, et cette capacité à prendre du recul, à observer nos propres conditionnements pour mieux avancer.
Un échange dense, humain, et profondément inspirant. À écouter si vous vous êtes déjà demandé pourquoi certaines choses vous arrivent, ou si vous voulez simplement apprendre à mieux comprendre votre propre façon de voir le monde.
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Citations marquantes
- On ne se croit libre que parce qu’on ignore qu’on est déterminé. — Charles Robin- Prendre les choses personnellement, c’est croire que l’autre agit contre nous. — Charles Robin- Le fatalisme, c’est attendre que le destin fasse à notre place. — Charles Robin- L’émotion, c’est le mouvement de l’âme. — Charles Robin- La liberté, c’est ce moment d’inconfort où tu dois choisir. — Charles RobinLes grandes questions posées
- Pourquoi avoir choisi le thème du hasard pour ton TED Talk ?- Quelle est la vision de Spinoza sur le hasard ?- Peut-on vraiment être libre si tout est déterminé ?- En quoi la spiritualité et l’ésotérisme peuvent-ils mener à la philosophie ?- Est-ce que prendre les choses personnellement est une erreur ?- Peut-on forcer le destin ?- Quelle différence fais-tu entre déterminisme et fatalisme ?- L’amour est-il un terrain privilégié pour comprendre nos conditionnements ?- Comment es-tu venu à faire de la philosophie sur YouTube ?- Est-ce que donner du sens au hasard est vital pour les humains ?Timestamps YouTube
- 00:00 – Introduction sur le hasard et la loi de l’attraction- 01:21 – Rencontre avec Charles Robin, aka Le Précepteur- 03:00 – Pourquoi choisir le hasard comme thème de vulgarisation ?- 05:30 – Synchronicités, clins d’œil de la nature et perception- 08:40 – Spinoza : le hasard comme ignorance des causes- 11:00 – Liberté, déterminisme et responsabilité selon Spinoza- 17:00 – Les Accords Toltèques et la rationalisation des émotions- 23:00 – Conditionnements biologiques et sociaux- 29:00 – L'impact des biais cognitifs sur notre perception- 35:00 – L’émotion : expression du mouvement intérieur- 38:00 – Le déterminisme comme participation au réel- 45:00 – Perception sélective et réalité subjective- 52:00 – Science, croyance et besoin de sens- 56:00 – Origine de la chaîne YouTube Le Précepteur
44 [Moment] La beauté comme acte de résistance avec Marie Robert
Marie Robert, philosophe et autrice, m’a offert un moment d’une rare intensité au cours de notre échange. Moi qui cherche beaucoup à vous reconnecter à la joie et à vous reconcilier avec le futur, cet extrait m'a semblé parfait pour bientôt finir l'annéeDans cet extrait, elle explore avec une sensibilité unique ce que signifie vraiment le beau, au-delà de l'esthétique, comme une manière de se reconnecter à soi, aux autres, et à la vie elle-même.
J’ai questionné Marie sur son rapport à la beauté, qu’elle place au tout début de son livre, comme un point d’ancrage universel. Elle partage des anecdotes puissantes, comme celle des soins palliatifs ou d’une petite fille fascinée par un vieux trombone, pour montrer combien le beau peut surgir dans les moindres recoins de nos vies, pour peu qu’on sache lui faire de la place.
Elle revient également sur une initiative du Louvre qui a installé des reproductions d’œuvres d’art dans les hôpitaux. Le simple fait de poser un regard sur un tableau peut, selon elle, aider à soigner, en offrant une respiration, une parenthèse d’humanité.
Ce moment est aussi l’occasion d’aborder son regard sur l’audace. Marie déconstruit la vision clichée d’un courage tape-à-l’œil pour mieux défendre une audace douce, sincère, enracinée dans une profonde réflexion sur soi.
J’aime cette façon qu’a Marie de concilier la philosophie avec le quotidien, de réconcilier la raison et les émotions, et surtout de rendre le beau accessible à tous. Un extrait qui, je l’espère, vous touchera autant qu’il m’a marqué.
Citations marquantes- « Le beau soigne. Il emmène ailleurs. Il apaise. »- « Ce dont on se souvient, ce sont les moments passés avec ceux qu’on aime. »- « Le beau n’est pas un luxe, c’est une nécessité. »- « L’audace, ce n’est pas sauter dans le vide. C’est agir malgré la peur, avec conscience. »- « Voir un vieux trombone comme une œuvre d’art, c’est déjà un acte de résistance. »10 questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi as-tu commencé ton livre par le thème de la beauté ?- Qu’est-ce que la beauté apporte dans nos vies ?- Peux-tu nous parler de cette initiative du Louvre dans les hôpitaux ?- Est-ce que le beau est quelque chose d’inné ou d’éduqué ?- Est-ce qu’on laisse assez de place pour le beau dans nos vies ?- Qu’est-ce que le beau pour les Indiens Navajos ?- Comment le beau peut-il soigner ?- Pourquoi dis-tu ne pas aimer l’audace ?- Quelle est la différence entre l’audace et le culot ?- Pourquoi avoir choisi Instagram pour publier de la philosophie ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction de Grégory : un moment fort de l’épisode.- 00:26 – Marie évoque les souvenirs et la fin de vie.- 01:16 – Le livre commence par la beauté : un choix réconfortant.- 02:07 – L’histoire de la petite fille et le vieux trombone.- 02:51 – L’exemple des œuvres du Louvre dans les hôpitaux.- 04:23 – La beauté : innée ou éduquée ?- 06:07 – Chez les Navajos, une vie belle est une vie en harmonie.- 07:24 – Beauté = réconciliation entre raison et émotions.- 07:48 – Le contrepied de l’audace selon Marie.- 09:14 – L’éloge d’une audace réfléchie et sincère.
Suggestion d'épisode à écouter : #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra)
45 #375 Comment soignera t'on le cancer dans 5 ans? avec Nelson Dusetti
Nelson Dusetti est directeur de recherche à l’Inserm, spécialiste du cancer du pancréas, un des plus redoutables aujourd’hui encore. Il est aussi le co-fondateur de PredictingMed, une startup qui ambitionne de mieux prédire les traitements les plus efficaces pour chaque patient grâce à l’intelligence artificielle et à l’analyse moléculaire. Ensemble, dans cet épisode, nous avons tenté d'imaginer à quoi pourrait ressembler la prise en charge du cancer dans 5 ans.
Ce sujet est particulièrement difficile à aborder en cette période de fêtes, où l’on voudrait ne penser qu’à la joie et aux retrouvailles. Et pourtant, c’est précisément parce que Noël est un moment de vulnérabilité et d’amour que je crois essentiel de parler du cancer maintenant. J’ai récemment perdu un membre de ma famille, et une de mes plus proches amies vient d’être diagnostiquée. Il n’y a jamais de bon moment pour parler de cette maladie. Alors parlons-en.
Dans cet épisode, j’ai voulu comprendre non seulement la science d’aujourd’hui, mais surtout vers quoi nous allons. Comment on soigne aujourd’hui, certes, mais surtout comment on soignera demain. Quels sont les espoirs concrets que la recherche fait naître ? Quels sont les obstacles, les leviers, les besoins ? Nelson explique avec clarté la différence entre prévention, pronostic et prédiction. Il nous parle aussi de ce qui rend le cancer du pancréas si complexe, mais aussi de ces patients rares qui y survivent, et de ce que la science peut apprendre d’eux.
C’est un épisode riche, technique parfois, mais toujours profondément humain. Une conversation que j'espère engagée, pleine d’humilité, de lucidité et d’espoir sur ce que la médecine personnalisée et les avancées technologiques pourraient permettre très prochainement.
Parce que derrière la complexité du cancer se cache aussi une promesse : celle d’un avenir où chaque patient pourra recevoir le bon traitement, au bon moment. Et ça, c’est une vision qui mérite d’être partagée.
Comme soulignée dans l'épisode, si vous souhaitez bénéficier d'une offre exclusive de 15% de réduction sur Saily, c'est ici : www.saily.com/vlan
5 citations marquantes :- « Le cancer est une conséquence presque inévitable de la vie. »- « On peut vivre sainement et quand même avoir un cancer. »- « Comprendre les patients qui survivent, c’est notre plus grand espoir. »- « L’IA peut nous aider à choisir le bon traitement au bon moment. »- « La science est une école d’humilité. » 10 questions structurées posées pendant l’épisode :- Qu’est-ce qui t’a poussé à travailler sur le cancer du pancréas ?- En quoi ce cancer est-il si difficile à traiter ?- Quelle est la fonction du pancréas dans notre corps ?- Qu’est-ce qu’un cancer, au fond ?- Est-ce que notre mode de vie influence vraiment le risque de cancer ?- Pourquoi l’incidence du cancer du pancréas augmente-t-elle ?- Quelle est la différence entre prévention et prédiction ?- Comment l’IA peut-elle contribuer à la médecine personnalisée ?- Quelles sont les limites actuelles de la recherche ?- Quel message tu veux faire passer aux familles concernées ?Récap des timestamps clés :- 00:00 – Introduction personnelle de Grégory et contexte du cancer- 02:00 – Présentation de Nelson Dusetti et de sa spécialité- 04:00 – Fonction du pancréas et nature du cancer- 09:00 – Impact du mode de vie et limites de la prévention- 14:00 – Augmentation de l’incidence et rôle de l’exposome- 20:00 – Intelligence artificielle et personnalisation des traitements- 24:00 – Importance du don de données et de la recherche collaborative- 29:00 – Essais cliniques et espoirs concrets- 33:00 – Dépistage, diagnostics précoces et inégalités- 38:00 – Humilité scientifique et communication grand public- 44:00 – Activité physique et retour à une vie plus naturelle- 49:00 – Les freins institutionnels à la recherche- 51:00 – Pourquoi Nelson a choisi de rester en France
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [BEST OF] La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/kPIMzbq)
- [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé (https://audmns.com/naYIAVO)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
46 [Moment] Comment aimer sans se perdre : passion ou sécurité ? avec Angelo Foley
Dans cet moment marquant, je reviens sur un échange profond avec Angelo, psychopraticien passionné par les dynamiques amoureuses. Ce moment a suscité de nombreux retours tant il résonne avec nos questionnements les plus personnels.
J’ai interrogé Angelo sur une opposition aussi universelle que troublante : l’amour-passion contre l’amour posé.
Est-ce que ce feu qui nous brûle dans les débuts est synonyme de déséquilibre intérieur ?
Et à l’inverse, la stabilité affective signe-t-elle la fin du désir ? Ensemble, nous avons exploré ces paradoxes : comment conjuguer sécurité et excitation ?
Pourquoi avons-nous tendance à chercher chez l’autre ce qui nous manque ? Et surtout, peut-on vraiment aimer sans projeter nos blessures ?
Dans cet extrait, nous abordons aussi la difficulté d’être surpris quand la routine s’installe, l’impact de nos névroses dans la rencontre amoureuse, et cette quête parfois inconsciente de rejouer nos blessures passées dans l’espoir de les guérir.
Citations marquantes - « Dans l’amour passion, je me sens vivant. Dans l’amour posé, je me sens en sécurité. »- « Le défi d’un couple, c’est de tenter l’aventure de vivre passion et sécurité avec la même personne. »- « Quand tu vas chercher chez l’autre ce qui te manque, ce n’est pas une relation, c’est une béquille. »- « Je crois qu’on ne sait, pour l’instant, que se rencontrer à partir de nos névroses. »- « On reproduit nos blessures dans l’espoir que cette fois, ça se passera autrement. »10 questions posées dans l’échange- Tu pourrais me parler d’amour-passion versus un amour posé ?- Est-ce que l’amour passionnel, c’est forcément des névroses qui se parlent ?- Est-ce que deux personnes bien avec elles-mêmes sont plus dans un amour posé ?- Peut-on se sentir vivant et en sécurité dans une même relation ?- Pourquoi le désir décline-t-il quand la relation devient stable ?- Comment réconcilier imprévu et engagement ?- Est-ce que surprendre l’autre est un moyen de maintenir la libido ?- Peut-on être une personne complète seule et accueillir l’autre comme un bonus ?- Est-ce que l’on commence toujours une relation à partir de nos névroses ?- Pourquoi répète-t-on les mêmes schémas relationnels douloureux ? Timestamps clés pour YouTube (version texte)- 00:00 – Introduction de Grégory : pourquoi cet extrait a marqué.- 00:20 – L’amour passion vs l’amour posé : quelle est la vraie nature du désir ?- 01:30 – Vivre la passion et la sécurité ensemble : est-ce possible ?- 03:30 – La peur de l’engagement et la perte du désir.- 04:20 – Le défi : vivre la surprise et la sécurité avec la même personne.- 06:00 – Quand l’envie de surprendre disparaît.- 07:40 – L’amour comme béquille : chercher chez l’autre ce qui manque.- 08:30 – La rencontre par les névroses : une fatalité ?- 10:30 – Répétition des schémas : espoir ou piège inconscient ?
Suggestion d'épisode à écouter : #190 Pourquoi avons nous peur d'aimer? Avec Angelo Foley (https://audmns.com/hMuYFMX)
47 #374 Comment éduquer sans tomber dans l’autoritarisme ou le laxisme avec Eude Séméria
Eudes Séméria, psychologue et auteur du livre Éduquer, c’est rendre responsable, est mon invité dans cet épisode puissant et nuancé de Vlan.
Dans cet échange, j’ai voulu aborder un sujet central que je traite régulièrement : l’éducation. Mais ici, nous sommes allés bien au-delà des approches classiques, en explorant les fondements existentiels de ce que signifie vraiment éduquer.
J’ai questionné Eudes sur les limites de l’éducation positive, sur les effets parfois délétères de notre société ultralibérale qui infantilise les citoyens au lieu de les faire grandir. Nous avons parlé de la différence cruciale entre obéissance et responsabilité, de l’importance de se situer – géographiquement, socialement, émotionnellement – pour devenir un adulte véritablement autonome.
Ce qui m’a profondément marqué, c’est à quel point cette conversation revient sans cesse sur les parents eux-mêmes : leur posture, leurs repères, leur propre capacité à être responsables. On éduque nos enfants en les accompagnant, certes, mais aussi – et peut-être surtout – en grandissant à leurs côtés.
Avec Eudes, nous avons évoqué la valeur du jeu, le cadre éducatif, les pièges de l’optimisation permanente, la puissance du tact et de la politesse, et ce que signifie vraiment avoir une autorité saine.
Un épisode dense, engagé, qui interroge profondément notre société, notre rapport à la liberté, et notre responsabilité collective envers la génération qui vient.
3. 5 citations marquantes- L’obéissance n’est pas la responsabilité, c’est juste la peur de perdre.- Un adulte véritable, c’est un être capable de se situer dans l’espace, le temps et la relation.- Il n’y a pas de liberté, seulement des efforts de libération.- On ne peut pas grandir seul. L’éducation est un acte partagé.- La politesse, c’est considérer que l’autre est aussi important que soi.4. 10 questions posées dans l’interview- Pourquoi avoir écrit un livre sur l’éducation aujourd’hui ?- C’est quoi, grandir et devenir adulte selon vous ?- En quoi l’obéissance diffère-t-elle de la responsabilité ?- Comment peut-on savoir si l’on est responsable en tant que parent ?- Qui éduque vraiment nos enfants aujourd’hui ?- Comment fixer un cadre sans tomber dans l’autoritarisme ?- Quelles sont les limites de l’éducation positive ?- En quoi le jeu est-il fondamental dans l’apprentissage ?- Comment transmettre l’esprit critique aux enfants ?- Pourquoi attaquez-vous les anglicismes dans votre livre ?5. Timestamps clés optimisés pour YouTube00:00 - Introduction de Grégory Pouy : pourquoi parler d’éducation01:18 - Présentation d’Eudes Séméria et de son livre04:06 - La vraie définition de la responsabilité06:37 - Éduquer, c’est apprendre à se situer11:51 - La technologie, source de déresponsabilisation ?16:31 - Obéissance ou liberté : le vrai enjeu de l’éducation24:36 - Comment forger une pensée propre dès l’enfance27:44 - Autorité vs autoritarisme : une différence essentielle33:59 - Les dérives de l’éducation positive43:19 - Le rôle du jeu dans l’apprentissage51:25 - Intimité, respect, et politesse dans la relation parent-enfant56:26 - La société veut-elle vraiment nous faire grandir ?57:34 - Une éducation fondée sur la tendresse
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #357 Eduquer nos enfants à l'ère de l'intelligence artificielle avec Mathilde Cerioli (partie 1) (https://audmns.com/yftVVet)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
- Vlan #102 Comment éduquer ses enfants dans ce monde complexe avec Joel de Rosnay et Aurélie Jean (https://audmns.com/zuEyWzI)
48 [MOMENT CLEF] Pourquoi j’ai arrêté la viande avec Hugo Clément
Hugo Clément, journaliste engagé et militant pour la cause animale, partage ici un moment fort d’un échange passé, qui résonne encore très justement aujourd’hui.
Dans cet extrait, nous discutons de la réduction de la consommation de viande, de ses motifs profonds – santé, climat, souffrance animale – et surtout de la prise de conscience progressive dans nos sociétés.
J’ai voulu comprendre pourquoi, malgré des preuves scientifiques accablantes, il est encore si difficile de changer nos habitudes alimentaires.
Hugo, avec sa clarté habituelle, insiste : l'argument de la santé ne devrait pas masquer les véritables enjeux éthiques et environnementaux. Il rappelle que la réalité de l’élevage intensif en France est bien éloignée de l’image rassurante de la ferme d’antan.
Un extrait percutant, qui met en lumière la dimension psychologique, culturelle et systémique de notre alimentation carnée.
5 Citations Marquantes- On peut être végétarien ou vegan et en très bonne santé – c’est scientifiquement établi.- Je ne veux pas utiliser l’argument santé, parce qu’on peut être en bonne santé en mangeant un peu de viande.- L’élevage intensif ne profite à personne, pas même aux éleveurs.- On a tous une aversion à la perte – arrêter la viande, c’est renoncer à une habitude.- La clé de tout, c’est l’information : sur l’élevage, la santé, l’économie. 10 Questions Structurées Posées dans l’Interview- Est-ce que l’argument de la santé est aujourd’hui plus puissant que celui de l’écologie ou du bien-être animal ?- Pourquoi n’utilises-tu pas l’argument de la santé humaine ?- Est-ce que le régime végétarien est toujours synonyme de bonne santé ?- Pourquoi ne pas recommander d’arrêter totalement la viande pour des raisons de santé ?- Peut-on quand même utiliser l’argument santé pour inciter à la réduction ?- Quel est le rôle de l’information dans la transition alimentaire ?- Quelle est la réalité de l’élevage intensif aujourd’hui en France ?- Pourquoi l’élevage intensif ne profite-t-il même pas aux éleveurs ?- Comment expliquer la résistance culturelle à arrêter la viande ?- Quels sont les mécanismes psychologiques qui freinent la transition alimentaire ?Timestamps Clés - 00:00 – Grégory introduit le débat sur les motivations de la réduction de la viande- 00:36 – Hugo refuse l’argument santé comme motivation principale- 01:30 – Le risque de dogmatisme sur les régimes sans viande- 02:23 – Consommation excessive de viande et consensus scientifique- 03:14 – Hugo évoque ses propres motivations : éthique et écologie- 04:57 – L’hypocrisie sociale face à la souffrance animale- 05:20 – Aversion à la perte et frein au changement- 06:49 – Le rôle clé de l'information pour éveiller les consciences- 07:33 – La réalité de l’élevage intensif : chiffres et conditions- 09:03 – L’élevage intensif ne profite même pas aux éleveurs
Suggestion d'épisode à écouter : #174 Dépasser l'idéologie végétarienne pour mieux comprendre notre alimentation avec Hugo Clément (https://audmns.com/NETMFVi)
49 #373 Comment déconstruire le mythe de la vieille fille? avec Lauren Bastide
Lauren Bastide est journaliste, autrice et militante féministe et évidemment podcasteuse.Elle vient de publier Enfin seule, un livre intime et politique qui m’a permis de remettre en question mes propres biais intégrés et mes croyances.C’est une conversation que je voulais absolument avoir avec elle depuis longtemps, car nous nous connaissons depuis des années et j’admire énormément son parcours, son intelligence, et la justesse de ses engagements.
Dans cet épisode, nous parlons de solitude féminine, mais surtout de ce que cela signifie de choisir d’être seule loin des injonctions sociales au couple, à la maternité, à la conformité. J’ai voulu comprendre pourquoi tant de femmes ressentent un manque ou une honte à ne pas avoir coché toutes les cases, alors qu’elles mènent des vies passionnantes. Lauren apporte une réponse puissante : ce n’est pas un vide intérieur, mais une pression extérieure.
J’ai questionné Lauren sur la différence entre être seule, vivre seul et se sentir seul, et sur la manière dont le patriarcat a historiquement maintenu les femmes sous surveillance.
Nous avons évoqué des figures oubliées comme Gabrielle Suchon, les dangers d’un retour à un ordre moral réactionnaire – notamment aux États-Unis – mais aussi le rôle de la maison, du corps, de la charge mentale et du soin dans la conquête de soi.
C’est un épisode dense, engagé et profondément humain, où il est aussi question de sororité, de féminisme, de poétique du quotidien et de droit à l’ennui.
5 citations marquantes- « Le célibat, ce n’est pas une position de moins 1. C’est la position zéro. »- « Une femme seule, c’est encore vu comme une anomalie sociale. »- « Vivre seule par choix, c’est un geste politique. »- « On ne peut pas être libre si on reste sous surveillance. »- « La maison peut être une prison ou une cabane, c’est ce que l’on en fait. »10 questions posées - Quelle est ta relation à l’amitié entre hommes et femmes ?- À qui s’adresse ton livre Enfin seule ?- Que réponds-tu aux femmes qui souffrent du célibat ?- Pourquoi la solitude est-elle un enjeu politique ?- Quelle est la différence entre vivre seul, être seul et se sentir seul ?- Comment perçois-tu le recul des droits des femmes aux États-Unis ?- Peux-tu nous parler de Gabrielle Suchon ?- Que signifie pour toi la maison, la cabane ?- Comment vis-tu tes propres contradictions ?- C’est quoi le message central que tu veux faire passer aux femmes ?Timestamps clés - 00:00 – Introduction par Gregory : pression sociale autour du couple- 02:00 – Début de la conversation avec Lauren- 03:50 – Sur l’amitié et les relations non capitalisables- 05:30 – À qui s’adresse Enfin seule- 10:00 – Solitude choisie vs isolement- 14:00 – Injonctions sociales au couple- 19:30 – Le célibat féminin comme stigmate- 22:00 – Surveillance des femmes et contrôle social- 31:00 – Recul des droits aux États-Unis et tradwives- 37:00 – Droit au repos et « linger » selon Bell Hooks- 41:00 – La maison : entre oppression et émancipation- 47:00 – Contradictions personnelles et rôle du soin- 52:00 – Le mythe de la joggeuse et le vrai danger- 56:00 – Trouver une voix intérieure
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #192 Feminisme washing: On claque la porte? Avec Léa Lejeune (https://audmns.com/JfZYqLI)
- #234 Féminisme: de l'argent au corps des femmes avec Elvire Duvelle-Charles (https://audmns.com/ftLsQfz)
- #204 L'Homme préhistorique était aussi une femme avec Marylène Patou-Mathis (https://audmns.com/xdMhFGZ)
50 [MOMENT CLEF] Changer de vie avec des enfants, c’est possible avec Pédro Correa
Pedro Correa est photographe et auteur du livre Matins clairs au moment de l'enregistrement.
Dans cet extrait puissant, nous revenons ensemble sur une question centrale que beaucoup de personnes se posent : comment changer de vie quand on a des enfants, une hypothèque, des responsabilités ? Car le changement ne s'adresse pas uniquement à ceux qui sont jeunes, libres, sans attaches.
Dans cet épisode, je (Grégory Pouy) questionne Pedro sur les implications très concrètes d’un tel bouleversement de vie, quand on est déjà bien installé. Il y partage avec beaucoup d’authenticité les étapes de son cheminement intérieur, les freins, les doutes, mais aussi cette conviction forte : le véritable obstacle n’est pas l’argent, mais la peur.
C’est un moment particulièrement inspirant où Pedro démontre, exemples à l’appui, que même avec une famille, une maison, et une vie confortable, il est possible de redéfinir ses priorités pour vivre plus aligné, plus libre, et surtout plus heureux. Un témoignage qui donne du courage à celles et ceux qui pensent que le changement est réservé aux autres.
5 Citations marquantes :- « Le problème, ce n’est pas financier, ce sont les freins. »- « On a besoin de beaucoup moins que ce qu’on pense. »- « Moins de biens, plus de liens. »- « Ce travail devenait juste une étape de ma vie. »- « Le vrai luxe, c’est d’être aligné avec soi-même. »10 Questions structurées posées dans l’interview :- Comment changer de vie quand on a des enfants à nourrir et une maison à payer ?- Est-ce que c’est vraiment possible de quitter une vie confortable ?- Quelles ont été tes peurs les plus profondes ?- Comment as-tu surmonté tes freins intérieurs ?- Est-ce que tu penses que tout le monde peut le faire ?- Le changement, est-ce forcément une rupture brutale ?- Peut-on vraiment vivre avec moins sans se sentir frustré ?- Quelles ont été les premières étapes concrètes de ton changement de vie ?- Quelle est ta vision du confort aujourd’hui ?- Le sens est-il plus important que la réussite ? Timestamps clés pour YouTube :- 00:00 – La grande question du changement avec enfants et responsabilités- 00:58 – « Le problème, ce n’est pas l’argent » : une réponse nuancée- 02:10 – La vraie richesse : un travail intérieur- 03:07 – « J’avais un matelas par terre, j’étais heureux »- 04:07 – Moins de biens, plus de liens : un nouveau modèle de vie- 04:52 – Répondre à l’argument du privilège : chacun son parcours- 05:42 – L’alignement comme vraie quête, au-delà du succès- 06:36 – Trouver sa voie, même dans des jobs alimentaires- 07:21 – « J’ai mis 6 ans à changer de vie »- 08:22 – Le pouvoir du transitoire : changer sans tout quitter
Suggestion d'épisode à écouter : #154 Changer de vie et revenir à l'essentiel avec Pedro Correa (https://audmns.com/yWsWFgE)
51 #372 Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (partie 2)
Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires.
À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé.
D'ailleurs pour conserver leur indépendance de point de vue, ils font une levée de fond à laquelle vous pouvez participer ici
J’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord.
Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même.
Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie.
J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant.
5 citations marquantes- « On vit dans une société qui valorise les sens de la distance et dévalorise ceux de la proximité. »- « Ce n’est pas aux citoyens de porter seuls la responsabilité écologique : le politique doit assumer. »- « Un achat, c’est une adhésion à un système économique. »- « Ce n’est pas l’économie qui est une science dure, ce sont les limites planétaires. »- « Le rôle des médias, c’est de replacer les faits dans leur contexte et leur temporalité. »10 questions structurées posées dans l’interview- Comment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?- Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?- Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?- Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?- Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?- Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?- Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?- Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?- Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?- Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ?Timestamps clés - 00:00 – Introduction : pourquoi inviter Natacha Polony- 02:00 – Le poids de l’enfance et du territoire- 05:00 – L’ennui créateur et le temps long- 10:00 – Une écologie incarnée et humaine- 15:00 – Économie contre écologie ?- 22:00 – Inégalités, fiscalité et impôts- 30:00 – L’impact de nos choix de consommation- 35:00 – Le rôle des politiques : vision ou opportunisme ?- 42:00 – Le système démocratique en panne ?- 55:00 – Responsabilité des médias et du journalisme
52 #372 Comment réparer une société à bout de souffle? Avec Natacha Polony (partie 1)
Natacha Polony, journaliste et éditorialiste, est la fondatrice de la revue L’Audace, une publication trimestrielle qui tente de réunir dans ses pages des points de vue contradictoires.
À travers cette initiative, elle veut redonner du souffle au débat d’idées dans un paysage médiatique souvent trop polarisé.
D'ailleurs pour conserver leur indépendance de point de vue, ils font une levée de fond à laquelle vous pouvez participer ici
J’avais prévu de recevoir dans Vlan! des personnes avec lesquelles je n’étais pas d’accord.
Et dans cette démarche, on m’a suggéré Natacha Polony. Honnêtement, je pensais que nos points de vue seraient profondément divergents. Et pourtant, la surprise fut grande : au fil de la discussion, j’ai réalisé que nous étions beaucoup plus alignés que je ne l’aurais imaginé et c'est justement cela la beauté des conversations longues quand même.
Dans cet épisode, nous abordons avec sincérité des sujets essentiels comme l’écologie, l’économie, la désindustrialisation de la France, la souveraineté alimentaire, la crédibilité des politiques et des médias. Le tout avec une vision à long terme, un besoin criant de retrouver du sens dans nos vies collectives, et une volonté partagée de redonner sa place au citoyen dans la démocratie.
J’ai questionné Natacha sur le rôle des élites, sur notre rapport à la consommation, sur la déconnexion des élites politiques avec la réalité du terrain, mais aussi sur ce que signifie aujourd’hui « réussir son enfant », et comment nos politiques publiques nous emmènent à perdre pied avec notre humanité.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la capacité de Natacha à parler sans jargon, à s’appuyer sur le réel, et à interroger ses propres convictions. Ce fut un échange dense, riche, parfois inattendu, et toujours stimulant.
5 citations marquantes- « On vit dans une société qui valorise les sens de la distance et dévalorise ceux de la proximité. »- « Ce n’est pas aux citoyens de porter seuls la responsabilité écologique : le politique doit assumer. »- « Un achat, c’est une adhésion à un système économique. »- « Ce n’est pas l’économie qui est une science dure, ce sont les limites planétaires. »- « Le rôle des médias, c’est de replacer les faits dans leur contexte et leur temporalité. »10 questions structurées posées dans l’interview- Comment avez-vous grandi à Montmorency et en quoi cela vous a-t-il façonnée ?- Que signifie pour vous le temps long dans une société d’optimisation permanente ?- Pourquoi dit-on souvent que les enfants d’aujourd’hui manquent d’accès à la nature ?- Quel est votre regard sur le lien entre écologie et économie ?- Que pensez-vous de la taxe Zucman et de la redistribution des richesses ?- Est-ce que l’action individuelle peut réellement changer le système économique ?- Comment les politiques peuvent-ils retrouver une vision à long terme ?- Peut-on encore croire à la démocratie dans un climat politique aussi fracturé ?- Quel rôle les médias devraient-ils jouer dans une société en crise ?- Pourquoi lancer une nouvelle revue comme L’Audace aujourd’hui ?Timestamps clés - 00:00 – Introduction : pourquoi inviter Natacha Polony- 02:00 – Le poids de l’enfance et du territoire- 05:00 – L’ennui créateur et le temps long- 10:00 – Une écologie incarnée et humaine- 15:00 – Économie contre écologie ?- 22:00 – Inégalités, fiscalité et impôts- 30:00 – L’impact de nos choix de consommation- 35:00 – Le rôle des politiques : vision ou opportunisme ?- 42:00 – Le système démocratique en panne ?- 55:00 – Responsabilité des médias et du journalisme
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #371 Comment un assassin est devenu un héros populaire moderne? Avec Nicolas Framont (https://audmns.com/wniYsoE)
- #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy)
- Vlan #89 Travailler plus pour gagner quoi? avec Olivier Maurel (https://audmns.com/IWkmCFs)
53 [HORS SERIE] Microbiote : quel profil ëtes vous?
Bruno Donatini, gastro-entérologue, expert en mycothérapie et formateur en médecine intégrative, revient pour la troisième fois dans un épisode hors-série de Vlan.
À chaque échange, Bruno nous livre avec clarté et passion les fondements d’une médecine de précision, à la croisée des savoirs traditionnels et de la science contemporaine. Dans cet épisode plus court que d’habitude, nous avons souhaité aller droit au but : comprendre les quatre grandes typologies de microbiote intestinal et savoir comment les rééquilibrer rapidement.
J’ai voulu qu’on simplifie au maximum l’approche, sans perdre la richesse du contenu. Nous passons donc en revue les quatre grands entérotypes : le microbiote appauvri (souvent lié au mode de vie moderne), la flore hydrogène (trop de sucres, souvent chez les jeunes), la flore méthanogène (constipation, transit lent) et la flore de type Prévotella (la plus délétère, avec des risques inflammatoires et tumoraux).
Bruno nous guide pas à pas dans l'identification des symptômes (gaz, ballonnements, fatigue, problèmes buccaux…) et les solutions concrètes à mettre en œuvre : ajustements alimentaires ciblés, usage subtil de champignons médicinaux, huiles essentielles bien dosées, drainage du foie, voire stimulation du nerf vague. Il nous rappelle aussi que notre microbiote n’est pas figé, et que nous avons le pouvoir d’agir, à condition d’avoir les bonnes clés.
Ce qui m’a frappé, encore une fois, c’est la précision de son approche et sa volonté de redonner aux patients la capacité d’être acteurs de leur santé. Un épisode pour celles et ceux qui veulent comprendre, prévenir, voire inverser des dynamiques profondes de santé.
3. Citations marquantes- Votre microbiote, c’est votre avenir de santé entre vos mains.- À 65 ans, on a dix ans d'autonomie devant soi. Voulez-vous les vivre en pleine forme ?- La flore Prévotella, c’est la plus délétère : inflammatoire, virale, tumorale.- Il n’y aura pas de place pour tout le monde. Il faut choisir : prévention ou soumission.- Un bon microbiote, c’est un bon sommeil, une bonne mémoire, et de l’enthousiasme.4. 10 questions structurées posées dans l’interview- Quels sont les grands types de microbiote ?- Comment reconnaître la flore hydrogène ?- Quelles sont les conséquences d’une flore méthanogène ?- Comment se manifeste la flore Prévotella ?- Que peut-on faire concrètement pour rééquilibrer son microbiote ?- Est-ce que les gaz produits par le microbiote sont toujours odorants ?- Quels conseils alimentaires pour réduire la flore hydrogène ?- Comment améliorer une flore appauvrie ?- Le vieillissement du microbiote est-il réversible ?- Quels sont les effets concrets sur la longévité et la qualité de vie ?5. Récapitulatif des timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction : les 4 grands types de microbiote- 00:54 – Présentation des 4 entérotypes : flore pauvre, hydrogène, méthanogène, Prévotella- 03:10 – Les gaz : hydrogène, méthane, H2S et leurs conséquences- 04:08 – Comment diagnostiquer son microbiote cliniquement- 05:01 – Flore hydrogène : alimentation et traitement- 05:57 – Flore Prévotella : dangers et protocoles- 08:55 – Flore méthanogène : traitement et transit- 09:59 – Flore pauvre : jeunes vs sujets plus âgés- 12:04 – Syndrome métabolique et flore appauvrie chez les seniors- 14:34 – Microbiote, immunité et vieillissement- 16:48 – Âge biologique vs âge réel : les indicateurs de santé- 19:34 – Prévention, espérance de vie et justice sociale- 22:08 – Conclusion : le triptyque microbiote – immunité – nerf vague
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #323 Les selles l'autre baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 2) (https://audmns.com/gqTdEmk)
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
54 #371 Comment un assassin est devenu un héros populaire moderne? Avec Nicolas Framont
Nicolas Framont est sociologue engagé et auteur du percutant Saint Luigi, un ouvrage aussi provocateur que nécessaire.
Dans cet épisode, nous discutons ensemble d’un fait divers que vous avez forcément vu passer : Luigi Mangione, accusé d’avoir assassiné de sang-froid le CEO de United Healthcare, est pourtant célébré comme un héros sur les réseaux sociaux. Pourquoi une telle admiration pour un homme soupçonné de meurtre ? Que cela dit-il de notre société en particulier aux U.S. ? Pourquoi, dans un monde où l’on vénère la réussite financière, un tel renversement des rôles suscite-t-il autant d’adhésion populaire ?
Avec Nicolas, nous avons décortiqué cette affaire pour aller bien au-delà du fait divers. Dans la lignée des épisodes avec Antoine Foucher sur l'impossibité structurelle de s'enrichir. par son travail en France mais aussi celui avec Caroline Miguel Aguirre sur le scandale de l'argent public, nous avons abordé les dysfonctionnements profonds du neo liberallsme, le sentiment d’injustice sociale, le rôle des grandes entreprises, mais aussi la manière dont le système politique et médiatique amplifie ces déséquilibres.
J’ai aussi voulu comprendre avec lui la place des classes sociales aujourd’hui, ce qu’il appelle la sous-bourgeoisie, et pourquoi tant de décisions prises en col blanc peuvent générer une violence invisible, mais bien réelle.
Cet échange va, je pense, profondément vous questionner sur notre monde, sur le rôle des élites, sur les logiques économiques dans lesquelles nous sommes pris… et sur ce qu’on peut, ou doit, en faire.
Cinq citations marquantes :- « Il y a des gens qui donnent la mort par PowerPoint. »- « Ce n’est pas une critique morale, c’est une critique systémique. »- « On a basculé d’un État-providence pour les gens à un État-providence pour les riches. »- « Le capitalisme ne fait plus rêver. »- « On célèbre des assassins parce qu’ils symbolisent une révolte contre l’ordre établi. »10 questions structurées posées :- Pourquoi avoir choisi d’écrire sur Luigi Mangione et d’en faire une icône ?- Que dit la popularité de cet homme accusé de meurtre sur notre société ?- Le problème est-il l’individu (Brian Thompson) ou le système dans lequel il évolue ?- Peut-on encore parler de responsabilité individuelle dans un système si hiérarchisé ?- Comment expliques-tu qu’on célèbre un assassin et qu’on continue de voter pour Trump ?- La France est-elle réellement un pays aussi social qu’on le prétend ?- Peut-on vraiment imaginer une société sans classe dominante ?- Est-ce que toi aussi, à leur place, tu aurais agi pareil ?- Quelles sont les alternatives concrètes au capitalisme ?- Comment rendre les rapports de pouvoir plus éphémères ou égalitaires ? Timestamps clés- 00:00 - Introduction au podcast et au cas Luigi Mangione- 02:00 - Pourquoi Nicolas Framont parle de Saint Luigi- 04:00 - Que dit cette affaire du capitalisme américain ?- 08:00 - Décisions de bureau et conséquences humaines- 12:00 - La hiérarchie invisible dans le système capitaliste- 16:00 - Classe dominante vs classe d’exécutants- 21:00 - Peut-on vraiment supprimer les dominations ?- 26:00 - Vote, contradictions et réalités politiques- 33:00 - Le vote, entre affect et déconnexion idéologique- 38:00 - La France est-elle encore un pays social ?- 44:00 - Le capitalisme coûte-t-il plus qu’il ne rapporte ?- 47:00 - Quelles alternatives concrètes au capitalisme ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #281 Comprendre l’effondrement des classes moyennes et populaires avec Esther Duflo (https://audmns.com/WthucwC)
- #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy)
- #364 Qui profite vraiment de l'argent public? Partie 1 - avec Caroline Michel-Aguirre (https://audmns.com/TgCnWkc)
55 [SOLO] Pourquoi le temps nous échappe et comment le récupérer?
Dans ce nouvel épisode solo (ma newsletter d'ou est tiré le texte) une réflexion profondément personnelle sur un phénomène que nous ressentons toutes et tous : l'accélération du temps.On a jamais été aussi optimisé et on a jamais eu aussi peu de temps, comment c'est possible?
Depuis des années, je suis obsédé par cette impression que le temps file entre nos doigts, malgré toutes les optimisations et technologies censées nous en faire gagner. Déjà en 2000, je consacrais mon mémoire de fin d'études au temps, facteur clef du succès du 21e siècle. Aujourd’hui, cette question n’a jamais été aussi brûlante.
Dans cet épisode, je plonge dans une analyse nourrie de lectures puissantes comme celles de Hartmut Rosa, Byung-Chul Han ou Jonathan Crary, pour comprendre pourquoi, alors que tout va plus vite, nous avons de moins en moins de temps. J’interroge la logique d’un système qui nous pousse à l’hyper-productivité, à la performance constante, jusqu’à nous priver de notre capacité à ressentir, contempler, ou même simplement… vivre.
J’ai voulu prendre le temps (ironiquement) d'explorer cette aliénation moderne pour voir comment nous pourrions, peut-être, retrouver un autre rapport au temps — plus humain, plus incarné, plus libre.
5 citations marquantes- « Nous sommes collectivement victimes du plus grand vol de l'histoire : celui de notre temps. »- « L'accélération qui devait nous libérer est devenue notre prison. »- « Dans un monde où la valeur d’un individu se mesure à sa productivité, ralentir revient à disparaître. »- « La vraie résonance exige que nous acceptions la finitude – la nôtre et celle du monde. »- « Ce n’est pas que nous ayons peu de temps, c’est que nous en perdons beaucoup. »10 questions structurées posées dans l’analyse- Qui bénéficie réellement de cette accélération permanente ?- Qu’est-ce qui se passerait si nous ralentissions collectivement ?- L’accélération est-elle un accident de l’histoire ou une stratégie systémique ?- Comment nos technologies transforment-elles notre rapport au temps ?- Pourquoi sommes-nous toujours plus stressés malgré nos outils d’optimisation ?- Comment la culture de la performance nous pousse-t-elle à l’auto-exploitation ?- Que devient la création humaine face à l’instantanéité de l’IA ?- Comment retrouver une expérience qualitative du temps ?- La friction est-elle vraiment un mal à supprimer ?- Une révolution de la temporalité est-elle possible ? Timestamps clés pour YouTube - 00:00 – Introduction : pourquoi le temps nous échappe-t-il ?- 03:45 – Qui profite vraiment de l’accélération ?- 08:30 – Hartmut Rosa : l’accélération comme principe structurant- 14:20 – Trois formes d’accélération : technique, sociale, subjective- 21:10 – Le cercle vicieux de la vitesse : entre économie et aliénation- 26:40 – L’effet Reine Rouge : courir pour rester sur place- 32:15 – La dictature de l’instant selon Byung-Chul Han- 38:00 – L’IA : dernière étape de l’accélération ?- 44:05 – Retrouver le kairos : le temps vécu contre le temps optimisé- 50:30 – Vers une révolution de la temporalité
56 #370 Comment le numérique redéfinit la souverainté, la pensée et le pouvoir avec Gilles Babinet (partie 2)
Gilles Babinet, multi-entrepreneur, président de Café IA et ancien président du Conseil National du Numérique, est une figure incontournable pour décrypter les enjeux numériques européens.
J’ai la chance de connaître Gilles depuis près de 15 ans et, à chaque conversation, je suis toujours frappé par la richesse de sa pensée et la profondeur de ses analyses.
Il a ce talent rare de rendre limpide des sujets complexes, sans jamais céder à la facilité ni au sensationnalisme.
Dans cet épisode, nous plongeons ensemble dans une réflexion aussi essentielle qu’urgente : celle de la souveraineté numérique. En tant qu’Européens, nous utilisons massivement des services américains ou chinois – des réseaux sociaux à l’IA en passant par le cloud – sans toujours saisir les implications profondes que cela entraîne sur notre liberté de penser, notre démocratie et notre modèle de société.
J’ai questionné Gilles sur des sujets qui me tiennent à cœur : la domination des plateformes, le rôle des IA génératives dans la manipulation de l’opinion, le techno-féodalisme, l’inaction européenne, mais aussi les possibles voies de résistance.
Nous avons parlé des alternatives européennes, de la culture du risque, de la productivité réelle de l’IA mais également du paradoxe de Solow.
C’est un épisode dense, sans concession, mais qui propose aussi des pistes de solutions concrètes.
Parce qu’il ne s’agit pas seulement de critiquer, mais de reprendre le contrôle de notre destin technologique. Bonne écoute !
5 citations marquantes- La technologie est le nerf invisible de la puissance.- Si on ne fait rien, l’Europe disparaîtra en tant qu’acteur numérique.- Les réseaux sociaux nous contaminent avec la vision du monde de leurs créateurs.- L’IA n’est pas neutre, elle a une induction programmée.- Faire, même crado, vaut mieux qu’un rêve parfait.10 questions posées pendant l’interview- Pourquoi l’Europe a-t-elle perdu la course au numérique ?- Qu’est-ce que la souveraineté numérique, concrètement ?- Comment les réseaux sociaux influencent-ils nos démocraties ?- En quoi l’IA aggrave-t-elle ces enjeux ?- Peut-on encore construire des alternatives européennes crédibles ?- Que révèle le cas Spotify sur nos usages numériques ?- Pourquoi les médias deviennent-ils eux aussi putaclic ?- Comment développer une culture numérique populaire en Europe ?- Quel est l’impact réel de l’IA sur la productivité ?- L’IA va-t-elle vraiment remplacer massivement les emplois ?Timestamps clés - 00:00 – Introduction sur la vassalisation numérique de l’Europe- 02:15 – Le parcours atypique de Gilles Babinet, autodidacte- 04:00 – Qu’est-ce que la souveraineté numérique ?- 08:30 – Trump, Microsoft et les risques de dépendance géopolitique- 13:30 – L’impact cognitif des réseaux sociaux- 17:30 – Peut-on concilier démocratie et IA ?- 20:00 – TikTok et la manipulation électorale- 24:00 – Le paradoxe de nos choix technologiques (cloud, IA)- 29:00 – Pourquoi l’Europe n’a pas de champions numériques ?- 34:00 – IA et productivité : déconstruire les fantasmes- 42:00 – L’Europe : autostoppeur ou puissance d’avenir ?
57 #370 Comment le numérique redéfinit la souverrainté, la pensée et le pouvoir avec Gilles Babinet (partie 1)
Gilles Babinet, multi-entrepreneur, président de Café IA et ancien président du Conseil National du Numérique, est une figure incontournable pour décrypter les enjeux numériques européens.
J’ai la chance de connaître Gilles depuis près de 15 ans et, à chaque conversation, je suis toujours frappé par la richesse de sa pensée et la profondeur de ses analyses.
Il a ce talent rare de rendre limpide des sujets complexes, sans jamais céder à la facilité ni au sensationnalisme.
Dans cet épisode, nous plongeons ensemble dans une réflexion aussi essentielle qu’urgente : celle de la souveraineté numérique. En tant qu’Européens, nous utilisons massivement des services américains ou chinois – des réseaux sociaux à l’IA en passant par le cloud – sans toujours saisir les implications profondes que cela entraîne sur notre liberté de penser, notre démocratie et notre modèle de société.
J’ai questionné Gilles sur des sujets qui me tiennent à cœur : la domination des plateformes, le rôle des IA génératives dans la manipulation de l’opinion, le techno-féodalisme, l’inaction européenne, mais aussi les possibles voies de résistance.
Nous avons parlé des alternatives européennes, de la culture du risque, de la productivité réelle de l’IA mais également du paradoxe de Solow.
C’est un épisode dense, sans concession, mais qui propose aussi des pistes de solutions concrètes.
Parce qu’il ne s’agit pas seulement de critiquer, mais de reprendre le contrôle de notre destin technologique. Bonne écoute !
5 citations marquantes- La technologie est le nerf invisible de la puissance.- Si on ne fait rien, l’Europe disparaîtra en tant qu’acteur numérique.- Les réseaux sociaux nous contaminent avec la vision du monde de leurs créateurs.- L’IA n’est pas neutre, elle a une induction programmée.- Faire, même crado, vaut mieux qu’un rêve parfait.10 questions posées pendant l’interview- Pourquoi l’Europe a-t-elle perdu la course au numérique ?- Qu’est-ce que la souveraineté numérique, concrètement ?- Comment les réseaux sociaux influencent-ils nos démocraties ?- En quoi l’IA aggrave-t-elle ces enjeux ?- Peut-on encore construire des alternatives européennes crédibles ?- Que révèle le cas Spotify sur nos usages numériques ?- Pourquoi les médias deviennent-ils eux aussi putaclic ?- Comment développer une culture numérique populaire en Europe ?- Quel est l’impact réel de l’IA sur la productivité ?- L’IA va-t-elle vraiment remplacer massivement les emplois ?Timestamps clés - 00:00 – Introduction sur la vassalisation numérique de l’Europe- 02:15 – Le parcours atypique de Gilles Babinet, autodidacte- 04:00 – Qu’est-ce que la souveraineté numérique ?- 08:30 – Trump, Microsoft et les risques de dépendance géopolitique- 13:30 – L’impact cognitif des réseaux sociaux- 17:30 – Peut-on concilier démocratie et IA ?- 20:00 – TikTok et la manipulation électorale- 24:00 – Le paradoxe de nos choix technologiques (cloud, IA)- 29:00 – Pourquoi l’Europe n’a pas de champions numériques ?- 34:00 – IA et productivité : déconstruire les fantasmes- 42:00 – L’Europe : autostoppeur ou puissance d’avenir ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #348 I.A. entre mythes et réalités avec Tariq Krim (partie 1) (https://audmns.com/cNpkHUt)
- #302 Quand la technologie se transforme en arme de guerre avec Asma Mhalla (https://audmns.com/oBtUPgb)
- #178 Les technologies vont-elles nous permettre de faire face au défi climatique? avec Philippe Bihouix (https://audmns.com/ktZSlzb)
58 [MOMENT] Pourquoi refuse-t-on d’être médiocres ? avec Guillaume Meurice
Guillaume Meurice, humoriste, chroniqueur pour Radio Nova était mon invité il y a 2 ans et j'avais adoré le recevoir. Cet épisode était à la fois drôle, lucide et profondément humain et c'est pourquoi je vous propose de réécouter un moment (le debut) de cette conversation.
J’avais invité Guillaume pour parler de son dernier livre consacré à un sujet aussi étonnant que provocateur : la médiocrité. Un thème qu’il embrasse non pas comme une résignation mais comme une forme de lucidité sur notre condition humaine.
Dans cet épisode, nous parlons de l’illusion de la supériorité humaine, de la compétition imposée dès l’école, de la validation sociale sur les réseaux, ou encore de ce que révèle vraiment le phénomène Hanouna.
J’ai questionné Guillaume sur sa vision de l’humain comme animal médiocre, sur les termites, les lions, les chats... et surtout, sur notre incapacité collective à reconnaître nos limites. Avec beaucoup d’humour, il démonte les injonctions à la réussite, tout en affirmant qu’en mettant nos médiocrités en commun, on peut faire émerger de belles choses.
5 citations marquantes- « La médiocrité, c’est un chemin vers la lucidité. »- « On est tous des animaux un peu chelous dans un système chaotique. »- « L’entraide à l’école est vue comme de la triche, alors que dans la vie, c’est fondamental. »- « Ce n’est pas Hanouna le problème, c’est la structure qui permet Hanouna. »- « Les réseaux sociaux rendent la validation sociale encore plus perverse, parce qu’elle est quantifiée. »10 questions structurées posées- Est-ce que la médiocrité est le meilleur chemin vers le bonheur ?- Pourquoi mettre nos médiocrités en commun serait une force ?- L’être humain est-il un animal médiocre ?- Pourquoi l’humain se pense-t-il au sommet de la hiérarchie ?- Les termites sont-ils plus intelligents que les humains ?- Pourquoi les animaux semblent-ils mieux gérer leur écosystème que nous ?- Pourquoi a-t-on autant de mal à accepter notre médiocrité ?- Quel est l’impact de la structure sociale sur notre perception de nous-mêmes ?- Que penses-tu de la validation sociale sur les réseaux ?- Que penses-tu de la diatribe d’Hanouna contre le service public ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction : médiocrité et bonheur- 00:45 – Lucidité collective et entraide- 01:35 – Supériorité humaine : un mythe ?- 02:25 – Les termites et l’intelligence collective- 03:49 – L’humain, pas si parfait : retour à l’humilité- 04:25 – Pourquoi on nie notre médiocrité ?- 05:57 – Les ultra-riches : vraiment gagnants ?- 06:05 – Réseaux sociaux : validation et perversion- 07:35 – Le cas Hanouna et la structure médiatique- 08:30 – Capitalisme, audience et absurdité du système
59 L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 2 avec Hugo Paul
Hugo Paul, ingénieur de formation et auteur du livre Faire Tribu, fait partie de cette jeune génération qui ne se contente pas de constater les crises de notre époque — écologiques, sociales, relationnelles — mais qui choisit d’expérimenter des réponses concrètes. J'étais hyper content de rencontrer Hugo car le vivre ensemble, les communautés est un sujet qui me trotte depuis un moment dans la tête (vous le savez si vous m'écoutez régulièrement).Et Hugo, plutôt que d’attendre une solution extérieure, il a décidé de se mettre en marche, littéralement. Pendant un an, il est parti vivre dans différentes communautés à travers l’Europe — des monastères, des écoles alternatives, des peuples autochtones, des habitats partagés — pour comprendre en profondeur ce que signifie faire ensemble.
Dans cet épisode, nous avons parlé d’un sujet fondamental pour moi : la communauté. J’ai toujours été convaincu que la famille nucléaire telle qu’on la connaît aujourd’hui est une aberration historique, une construction sociale très récente qui nous isole plus qu’elle ne nous relie. Et c’est précisément ce que Hugo est allé questionner sur le terrain : pourquoi avons-nous perdu cette capacité à vivre collectivement ? Et surtout, comment la réapprendre ?
Hugo partage avec une clarté étonnante — et beaucoup de douceur — ce qu’il a découvert : que nous sommes faits pour le lien, que notre bonheur dépend de notre capacité à créer des relations authentiques, que la coopération est une compétence qu’il faut réapprendre. Il nous parle de la solitude, du care, des rites de passage qui structurent une vie, du rôle de la religion comme créateur de sens collectif, mais aussi des contradictions profondes qu’il a vécues — notamment celle d’écrire seul un livre sur le collectif.
J’ai adoré sa capacité à parler avec humilité de son cheminement, à mettre des mots sur des intuitions que nous sommes nombreux à ressentir sans forcément réussir à les formuler. Nous avons aussi abordé des sujets plus intimes : la masculinité, le rapport à l’ego, le besoin d’être aimé pour ce que l’on est vraiment, pas seulement pour ce qu’on projette.
Ce que j’ai trouvé particulièrement inspirant, c’est qu’Hugo ne donne pas de leçon. Il partage son vécu, ses apprentissages, ses doutes. Il n’est pas dans une posture de savoir, mais dans celle du chemin. Et c’est cette posture-là qui, à mon sens, fait toute la différence aujourd’hui. Il ne s’agit pas de trouver un modèle unique de communauté, mais de s’autoriser à expérimenter d’autres manières de vivre ensemble, à remettre du lien là où l’individualisme a tout fragmenté.
Dans un monde en quête de repères, son témoignage est une bouffée d’oxygène. Et peut-être, une boussole précieuse pour nous aider à réinventer le vivre-ensemble.5 citations marquantes
- « Faire du lien, être en relation, c’est tout sauf de l’efficacité. C’est de la fécondité. »- « On ne peut pas se connecter à l’autre si on n’est pas connecté à soi. »- « L’homme n’est pas un loup pour l’homme. L’homme est un loup... pour sa meute. »- « Toute grande chose s’est toujours faite à plusieurs. »- « La solitude a le même impact sur la santé que fumer 15 cigarettes par jour. »
10 questions structurées
- Qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser aux communautés ?- Pourquoi as-tu décidé d’écrire un livre à partir de ton expérience ?- Que t’ont appris tes engagements précédents en lien avec l’écologie ?- Comment as-tu choisi les communautés dans lesquelles tu es allé ?- Quel est selon toi le rôle de la religion dans la création de communauté ?- Que signifie pour toi « passer de l’efficacité à la fécondité » ?- Que penses-tu des contradictions dans notre parcours personnel ?- En quoi les rites de passage sont-ils importants ?- As-tu observé des doutes chez les moines que tu as côtoyés ?- Comment travailles-tu ta relation à l’ego ?
Timestamps clés
- 00:00 - Introduction de Grégory : Pourquoi vivre en communauté ?- 02:00 - Le parcours d’Hugo et ses engagements écologiques- 07:00 - La société individualiste et ses limites- 12:00 - La coopération comme clé du bonheur- 18:00 - Le rôle de la religion dans les communautés- 24:00 - Contradictions personnelles et cheminement- 29:00 - Les rites de passage : repères nécessaires- 34:00 - Masculinité, cercles d’hommes et transformation- 40:00 - L’ego et le besoin d’être aimé tel que l’on est- 47:00 - L’irénisme : ce qui nous rassemble- 50:00 - Les Samis, dernier peuple autochtone d’Europe
60 L'individualisme nous tue-t-il a petit feu? partie 1 avec Hugo Paul
Hugo Paul, ingénieur de formation et auteur du livre Faire Tribu, fait partie de cette jeune génération qui ne se contente pas de constater les crises de notre époque — écologiques, sociales, relationnelles — mais qui choisit d’expérimenter des réponses concrètes. J'étais hyper content de rencontrer Hugo car le vivre ensemble, les communautés est un sujet qui me trotte depuis un moment dans la tête (vous le savez si vous m'écoutez régulièrement).Et Hugo, plutôt que d’attendre une solution extérieure, il a décidé de se mettre en marche, littéralement. Pendant un an, il est parti vivre dans différentes communautés à travers l’Europe — des monastères, des écoles alternatives, des peuples autochtones, des habitats partagés — pour comprendre en profondeur ce que signifie faire ensemble.
Dans cet épisode, nous avons parlé d’un sujet fondamental pour moi : la communauté. J’ai toujours été convaincu que la famille nucléaire telle qu’on la connaît aujourd’hui est une aberration historique, une construction sociale très récente qui nous isole plus qu’elle ne nous relie. Et c’est précisément ce que Hugo est allé questionner sur le terrain : pourquoi avons-nous perdu cette capacité à vivre collectivement ? Et surtout, comment la réapprendre ?
Hugo partage avec une clarté étonnante — et beaucoup de douceur — ce qu’il a découvert : que nous sommes faits pour le lien, que notre bonheur dépend de notre capacité à créer des relations authentiques, que la coopération est une compétence qu’il faut réapprendre. Il nous parle de la solitude, du care, des rites de passage qui structurent une vie, du rôle de la religion comme créateur de sens collectif, mais aussi des contradictions profondes qu’il a vécues — notamment celle d’écrire seul un livre sur le collectif.
J’ai adoré sa capacité à parler avec humilité de son cheminement, à mettre des mots sur des intuitions que nous sommes nombreux à ressentir sans forcément réussir à les formuler. Nous avons aussi abordé des sujets plus intimes : la masculinité, le rapport à l’ego, le besoin d’être aimé pour ce que l’on est vraiment, pas seulement pour ce qu’on projette.
Ce que j’ai trouvé particulièrement inspirant, c’est qu’Hugo ne donne pas de leçon. Il partage son vécu, ses apprentissages, ses doutes. Il n’est pas dans une posture de savoir, mais dans celle du chemin. Et c’est cette posture-là qui, à mon sens, fait toute la différence aujourd’hui. Il ne s’agit pas de trouver un modèle unique de communauté, mais de s’autoriser à expérimenter d’autres manières de vivre ensemble, à remettre du lien là où l’individualisme a tout fragmenté.
Dans un monde en quête de repères, son témoignage est une bouffée d’oxygène. Et peut-être, une boussole précieuse pour nous aider à réinventer le vivre-ensemble.5 citations marquantes
- « Faire du lien, être en relation, c’est tout sauf de l’efficacité. C’est de la fécondité. »- « On ne peut pas se connecter à l’autre si on n’est pas connecté à soi. »- « L’homme n’est pas un loup pour l’homme. L’homme est un loup... pour sa meute. »- « Toute grande chose s’est toujours faite à plusieurs. »- « La solitude a le même impact sur la santé que fumer 15 cigarettes par jour. »10 questions structurées - Qu’est-ce qui t’a amené à t’intéresser aux communautés ?- Pourquoi as-tu décidé d’écrire un livre à partir de ton expérience ?- Que t’ont appris tes engagements précédents en lien avec l’écologie ?- Comment as-tu choisi les communautés dans lesquelles tu es allé ?- Quel est selon toi le rôle de la religion dans la création de communauté ?- Que signifie pour toi « passer de l’efficacité à la fécondité » ?- Que penses-tu des contradictions dans notre parcours personnel ?- En quoi les rites de passage sont-ils importants ?- As-tu observé des doutes chez les moines que tu as côtoyés ?- Comment travailles-tu ta relation à l’ego ?Timestamps clés - 00:00 - Introduction de Grégory : Pourquoi vivre en communauté ?- 02:00 - Le parcours d’Hugo et ses engagements écologiques- 07:00 - La société individualiste et ses limites- 12:00 - La coopération comme clé du bonheur- 18:00 - Le rôle de la religion dans les communautés- 24:00 - Contradictions personnelles et cheminement- 29:00 - Les rites de passage : repères nécessaires- 34:00 - Masculinité, cercles d’hommes et transformation- 40:00 - L’ego et le besoin d’être aimé tel que l’on est- 47:00 - L’irénisme : ce qui nous rassemble- 50:00 - Les Samis, dernier peuple autochtone d’Europe
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon (https://audmns.com/yOgbycm)
- Vlan #28 Créer un mouvement communautaire mondial à partir d’un hashtag avec Youmna ChamCham (https://audmns.com/OZTndPj)
- Vlan #112 Que peut on apprendre des autres peuples avec Frédéric Lopez (https://audmns.com/CiVAXSb)
61 [SOLO] Penser contre soi-même: un acte radical?
Dans cet épisode solo, je vous lis ma newsletter (abonnez-vous ici) qui touche à un sujet à la fois personnel, politique et profondément humain : la capacité à penser contre soi-même.
Je vous parle ici sans filtre, comme je le ferais à un ami proche. Ce texte est né d’un inconfort, d’une réflexion sur mes propres biais et sur notre incapacité collective à dialoguer sereinement. J’ai moi-même été tenté par la facilité de la disqualification, du blocage, de l’entre-soi idéologique. Et pourtant, j’en suis venu à cette conclusion difficile : notre démocratie ne survivra pas sans une forme de radicalité inversée – celle de l’écoute, du doute, de l’alliance improbable.
Dans cet épisode, je m’interroge : pourquoi ne supportons-nous plus la contradiction ? Quel est le prix à payer pour préserver l’espace du désaccord ? Pourquoi devons-nous parfois désobéir à nos propres convictions pour défendre le bien commun ?
C’est un épisode inconfortable, mais je crois essentiel. Parce que penser contre soi-même, c’est peut-être le seul moyen qu’il nous reste pour sauver notre capacité à vivre ensemble.
5 citations marquantes- Nous sommes devenus les idiots utiles d’un système qui prospère sur notre division.- Le vrai clivage n’est plus entre gauche et droite, mais entre démocrates et autocrates.- Penser contre soi-même, c’est refuser le confort de la cohérence narrative.- Nous avons tous des angles morts, et la démocratie commence par les reconnaître.- La démocratie n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité.10 questions structurées posées dans l’épisode- A quel sacrifice seriez-vous prêt pour sauver la démocratie ?- Avez-vous déjà rompu une amitié à cause d’un désaccord politique ?- Pourquoi est-il devenu si difficile de dialoguer avec ceux qui ne pensent pas comme nous ?- Le clivage gauche/droite est-il encore pertinent ?- Que signifie véritablement penser contre soi-même ?- Pourquoi est-il crucial d’écouter les arguments des personnes avec qui nous sommes en désaccord ?- Pouvons-nous encore faire confiance à nos institutions démocratiques ?- Comment l’autoritarisme s’installe-t-il progressivement dans une société ?- Quelle est notre responsabilité individuelle dans la préservation de la démocratie ?- Peut-on vraiment dialoguer sans chercher à convaincre ?Timestamps clés optimisés- 00:00 – Introduction : pourquoi ce solo et pourquoi ce thème- 02:30 – Le prix de nos désaccords : quand la démocratie vacille- 06:45 – L’illusion de la supériorité morale : mon propre piège- 11:10 – L’état de la démocratie en France (et ailleurs)- 16:20 – Kasparov, Juppé, Meurice : quand les alliances improbables deviennent nécessaires- 20:55 – Le rôle central de la justice et de l’écoute active- 26:00 – Pourquoi penser contre soi-même est devenu vital- 30:15 – Biais cognitifs, héritages culturels et autodérision- 34:45 – Exemples pratiques pour cultiver la pensée critique- 39:20 – Conclusion : sauver l’arène du débat avant nos idées
Suggestion d'épisode à écouter : #368 Un juge face aux fractures françaises avec Youssef Badr (https://audmns.com/jatTwwX)
62 #368 Un juge face aux fractures françaises avec Youssef Badr
Youssef Badr est juge à Bobigny, ancien porte-parole du ministère de la Justice, et auteur du livre Pour une justice aux mille visages.
Youssef est le frère de mon amie Requia mais il a surtout été beaucoup invité par les médias ces derniers mois.Tout simplement parce qu'il possède cette intelligence fine, cette lucidité sans aigreur, et cette capacité à mettre des mots justes sur des réalités sociales qu’on peine parfois à nommer.
Dans cet épisode, on a parlé de transclasse, de solitude, de l’école qui n’accueille pas tout le monde de la même manière, de racisme, et bien sûr, de justice. Pas celle qu’on voit dans les séries, mais celle qu’on rend tous les jours, dans les tribunaux, face à des vies cabossées, souvent invisibles.
Ce qui m’a touché chez Youssef, c’est sa manière d’incarner ce métier avec exigence, mais aussi avec humanité. Il a traversé des chemins que beaucoup n’imaginent même pas. Et son livre, très fort, est un appel à une justice plus représentative, plus incarnée, plus équitable.
J’ai voulu comprendre ce que cela change de juger quand on vient soi-même d’un milieu populaire. Est-ce qu’on juge différemment ? Est-ce qu’on ressent un poids plus lourd sur les épaules ? On a aussi discuté de l’état de la justice aujourd’hui, de ses limites, du manque de moyens, de la surpopulation carcérale, et de ce que signifie, profondément, rendre la justice.
Un épisode riche, engagé, sans langue de bois, où on parle autant de système que d’intime. Un échange que je suis fier de vous partager.
5 citations marquantes- La première des injustices, c’est celle de l’information.- On ne peut pas rêver de devenir juge quand on ne sait même pas que ce métier existe.- Il faut arrêter de dire ‘quand on veut on peut’ à des jeunes qui vivent à six dans 40m².- Il n’y a pas de monstres en prison, il y a des gens qui ont fait des choses monstrueuses.- Je suis juge, pas militant. Je rends la justice, je ne la commente pas.
10 questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi avez-vous commencé votre livre par le thème de la solitude ?- Est-ce que la solitude est plus forte quand on est transclasse ?- Qui vous a aidé à franchir les étapes dans votre parcours ?- Est-ce que votre famille comprenait ce que vous faisiez ?- Qu’est-ce qui vous a donné envie de devenir juge ?- À quoi ressemble aujourd’hui la magistrature ?- Est-ce que la justice française est représentative de sa population ?- Est-ce que la justice a un rôle à jouer dans l’égalité des chances ?- Que répondez-vous à ceux qui parlent d’un système trop à gauche ?- Est-ce que vous avez parfois l’impression d’être jugé plus sévèrement à cause de votre origine sociale ou ethnique ?Timestamps clés (optimisés pour YouTube)- 00:00 – Introduction et présentation de Youssef Bader- 02:00 – La solitude dans le parcours de transclasse- 04:30 – Le rôle des professeurs, entre soutien et abandon- 07:00 – L’importance de la famille malgré l’incompréhension- 12:00 – Comment l’idée de devenir juge a émergé- 17:00 – Les limites de l’école face à l’égalité des chances- 24:00 – Le racisme systémique dans le système éducatif- 29:00 – L’état critique de la justice aujourd’hui- 35:00 – Pour qui Youssef a-t-il écrit son livre ?- 44:00 – Surpopulation carcérale et alternatives à la prison- 52:00 – La justice a-t-elle un rôle dans l’égalité des chances ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [CONFIDENCES CROISÉES] La face cachée du talent avec Oxmo Puccino et Samah Karaki (https://audmns.com/PsTiLuf)
- #164 Peut-on allier lutte contre la pauvreté et écologie? avec Elise Huillery (https://audmns.com/jLFRyqX)
- #144 Transformer une crise en opportunité avec Marie Robert (https://audmns.com/pmltJzo)
63 [MOMENT LES + ECOUTES] La vérité choquante sur votre âge réél avec Christophe de Jaeger
Christophe de Jaeger, médecin physiologiste, est l’un des rares spécialistes français à s’intéresser à la sénescence sous toutes ses formes. Il est aussi auteur de plusieurs ouvrages sur la longévité.Ceci est un moment dans une interview dont je vous mets le lien plus bas.
Dans cet épisode, je vous partage un extrait marquant d’un entretien avec lui, un moment de lucidité brutale qui m’a personnellement beaucoup fait réfléchir. On y parle de l’âge réel, pas celui inscrit sur votre carte d’identité, mais celui de vos artères, de votre cerveau, de votre peau, de votre ressenti.
J’ai questionné Christophe sur les différences fondamentales entre l’âge chronologique, physiologique, ressenti et cérébral. Et croyez-moi, on prend une vraie claque. Il explique pourquoi certains ont 70 ans mais semblent en avoir 50, quand d’autres sont déjà vieux à 45.
Il démonte aussi les illusions liées à la chirurgie esthétique, cette tentation rapide et dangereuse de tricher avec le temps, tout en nous offrant une piste concrète : retrouver un corps plus jeune est possible, mais demande de la méthode, du suivi, et surtout… d’arrêter de croire aux miracles.
5 CITATIONS MARQUANTES- On a l’âge de ses artères, et c’est juste.- À 50 ans, votre cerveau croit encore que vous en avez 20.- La chirurgie esthétique, c’est repeindre une vieille voiture déglinguée.- L’âge physiologique peut s’améliorer, contrairement à l’âge chronologique.- À 70 ans, vous pouvez être plus jeune qu’à 50, si vous faites les bons choix.10 QUESTIONS STRUCTURÉES POSÉES DANS L’INTERVIEW- Quels sont les différents types d’âges que vous distinguez dans votre livre ?- L’apparence peut-elle réellement tromper notre perception de la longévité ?- Pourquoi l’âge chronologique est-il une mesure inadaptée de notre état de santé ?- Comment mesure-t-on l’âge physiologique d’un individu ?- Quel rôle jouent nos artères dans l’évaluation de notre vieillissement ?- Est-il possible de rajeunir physiologiquement ? Si oui, comment ?- Quelle est la part de génétique vs. environnement dans le vieillissement ?- En quoi l’âge ressenti peut-il nous induire en erreur ?- Que pensez-vous de la chirurgie esthétique comme solution au vieillissement ?- Peut-on réellement vivre vieux et heureux sans se mentir sur son état réel ?TIMESTAMPS CLÉS - 00:00 – Introduction par Greg : pourquoi cet extrait m’a marqué- 00:48 – L’âge physiologique, une réalité mesurable- 02:00 – Golf et vieillissement : le corps parle avant la date de naissance- 03:40 – L’état de vos artères = votre vrai âge- 04:10 – L’âge physiologique peut rajeunir… avec effort- 06:00 – Le cerveau nous ment : il croit encore avoir 20 ans- 07:53 – L’intérieur prime sur l’extérieur : la peau reflète la santé- 08:33 – Chirurgie esthétique : fausse jeunesse, vraie illusion- 09:24 – Les réserves vitales diminuent, mais on peut rester heureux
Suggestion d'épisode à écouter : #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
64 #367 Où fera-t-il bon vivre en France dans 10 ans ? Partie 2) avec Priscille Beguin
Priscille Béguin, présidente de Climera, est mon invitée dans cet épisode de Vlan. Hydrolyticienne de formation, Priscille analyse le risque climatique à travers un prisme essentiel : l’eau.
Quand je l'ai rencontré à une conférence et qu'elle m'a expliqué ce qu'elle faisait, j'ai immédiatement pensé que ça serait un super épisode de podcast à vous proposer.
Ensemble, nous avons exploré une question que je me pose personnellement depuis longtemps : où fera-t-il bon vivre en France dans 10, 15 ou 20 ans ? Et ce n’est pas qu’une question existentielle, c’est aussi une interrogation très concarète – notamment quand on envisage d’acheter un bien immobilier sur le long terme.
Dans cet épisode, nous parlons en profondeur des critères climatiques essentiels à considérer avant d’investir : températures extrêmes, risques d’inondations, accès à l’eau potable, îlots de chaleur urbains ou encore phénomènes comme l’arrêt possible du Gulf Stream.
Priscille a développé un modèle prédictif qui cartographie avec précision les zones de France les plus résilientes – et celles à éviter – face aux bouleversements climatiques.
J’ai voulu faire un tour de France avec elle, région par région, pour comprendre quels territoires seront les plus habitables dans les prochaines décennies : Marseille, le Luberon, Annecy, Clermont-Ferrand, le Sud-Ouest, Bordeaux, le Pays basque… Chaque lieu soulève des enjeux spécifiques, parfois contre-intuitifs.
Ce que vous entendrez ici, ce sont des clés pour anticiper, comprendre, et surtout faire des choix éclairés dans un monde en mutation.
5 citations marquantes :- « La première chose que le changement climatique change, c’est le cycle de l’eau. » – Priscille Béguin- « Acheter une maison aujourd’hui, c’est aussi parier sur le climat de demain. » – Grégory Pouy- « Paris est à la même latitude que Montréal. Sans le Gulf Stream, on vivrait avec des hivers à -20°C. » – Priscille Béguin- « L’îlot de chaleur urbain est comme un radiateur géant qui s’active la nuit. » – Priscille Béguin- « Une ville à risque qui agit vaut mieux qu’une ville tranquille qui ignore les enjeux. » – Priscille Béguin10 questions structurées posées dans l’interview :- Pourquoi t’es-tu intéressée à la question de l’eau et du climat ?- Quel est le lien entre urbanisme et accès à l’eau ?- En quoi le Gulf Stream est-il un facteur déterminant pour le climat français ?- Quels sont les principaux risques liés au réchauffement climatique ?- Marseille est-elle vraiment une bonne idée pour investir aujourd’hui ?- Que faut-il penser des régions intérieures comme le Luberon ou Annecy ?- Comment la sécheresse affecte-t-elle les ressources en eau douce ?- Pourquoi le Pays basque est-il un cas particulier ?- Quelles régions sont les plus exposées aux inondations ?- Comment analyser concrètement les risques avant d’acheter un bien ? Timestamps clés pour YouTube :- 00:00 – Introduction de Grégory Pouy : pourquoi cette question le taraude- 02:00 – Rencontre avec Priscille Béguin et ses motivations- 03:00 – Le rôle de l’eau dans le changement climatique- 07:00 – Le Gulf Stream : fonctionnement et risques d’arrêt- 13:00 – Marseille et le Sud : chaleur, accès à l’eau, inondations- 26:00 – Le Luberon, Annecy, Clermont : différences régionales- 35:00 – Sud-Ouest, Pays basque, Bordeaux : les pièges à éviter- 42:00 – Les argiles, un risque méconnu pour l’immobilier- 45:00 – Vers une nouvelle cartographie des zones habitables
65 #367 Où fera t'il bon vivre en France dans 10 ans? (partie 1) Avec Priscille Beguin
Priscille Béguin, présidente de Climera, est mon invitée dans cet épisode de Vlan. Hydrolyticienne de formation, Priscille analyse le risque climatique à travers un prisme essentiel : l’eau.
Quand je l'ai rencontré à une conférence et qu'elle m'a expliqué ce qu'elle faisait, j'ai immédiatement pensé que ça serait un super épisode de podcast à vous proposer.
Ensemble, nous avons exploré une question que je me pose personnellement depuis longtemps : où fera-t-il bon vivre en France dans 10, 15 ou 20 ans ? Et ce n’est pas qu’une question existentielle, c’est aussi une interrogation très concarète – notamment quand on envisage d’acheter un bien immobilier sur le long terme.
Dans cet épisode, nous parlons en profondeur des critères climatiques essentiels à considérer avant d’investir : températures extrêmes, risques d’inondations, accès à l’eau potable, îlots de chaleur urbains ou encore phénomènes comme l’arrêt possible du Gulf Stream.
Priscille a développé un modèle prédictif qui cartographie avec précision les zones de France les plus résilientes – et celles à éviter – face aux bouleversements climatiques.
J’ai voulu faire un tour de France avec elle, région par région, pour comprendre quels territoires seront les plus habitables dans les prochaines décennies : Marseille, le Luberon, Annecy, Clermont-Ferrand, le Sud-Ouest, Bordeaux, le Pays basque… Chaque lieu soulève des enjeux spécifiques, parfois contre-intuitifs.
Ce que vous entendrez ici, ce sont des clés pour anticiper, comprendre, et surtout faire des choix éclairés dans un monde en mutation.
5 citations marquantes :- « La première chose que le changement climatique change, c’est le cycle de l’eau. » – Priscille Béguin- « Acheter une maison aujourd’hui, c’est aussi parier sur le climat de demain. » – Grégory Pouy- « Paris est à la même latitude que Montréal. Sans le Gulf Stream, on vivrait avec des hivers à -20°C. » – Priscille Béguin- « L’îlot de chaleur urbain est comme un radiateur géant qui s’active la nuit. » – Priscille Béguin- « Une ville à risque qui agit vaut mieux qu’une ville tranquille qui ignore les enjeux. » – Priscille Béguin10 questions structurées posées dans l’interview :- Pourquoi t’es-tu intéressée à la question de l’eau et du climat ?- Quel est le lien entre urbanisme et accès à l’eau ?- En quoi le Gulf Stream est-il un facteur déterminant pour le climat français ?- Quels sont les principaux risques liés au réchauffement climatique ?- Marseille est-elle vraiment une bonne idée pour investir aujourd’hui ?- Que faut-il penser des régions intérieures comme le Luberon ou Annecy ?- Comment la sécheresse affecte-t-elle les ressources en eau douce ?- Pourquoi le Pays basque est-il un cas particulier ?- Quelles régions sont les plus exposées aux inondations ?- Comment analyser concrètement les risques avant d’acheter un bien ? Timestamps clés pour YouTube :- 00:00 – Introduction de Grégory Pouy : pourquoi cette question le taraude- 02:00 – Rencontre avec Priscille Béguin et ses motivations- 03:00 – Le rôle de l’eau dans le changement climatique- 07:00 – Le Gulf Stream : fonctionnement et risques d’arrêt- 13:00 – Marseille et le Sud : chaleur, accès à l’eau, inondations- 26:00 – Le Luberon, Annecy, Clermont : différences régionales- 35:00 – Sud-Ouest, Pays basque, Bordeaux : les pièges à éviter- 42:00 – Les argiles, un risque méconnu pour l’immobilier- 45:00 – Vers une nouvelle cartographie des zones habitables
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #266 S'organiser pour affronter le chaos à venir avec Arthur Keller (https://audmns.com/OOxiCQp)
- [HORS SERIE] Ecologie et mode de vie: comment réagir sans tout sacrifier? (https://audmns.com/iDvwTfO)
- #170 Ecologie: dépasser les fausses bonnes idées avec Hélène de Vestele (https://audmns.com/NsiNltm)
66 [SOLO] Imposteur moi ? L'histoire de cette voix qui me sabote depuis des années
Dans cet épisode solo, j’aborde un sujet qui me touche personnellement : le phénomène de l’imposteur. Il est tiré d’une de mes newsletters (abonnez-vous ici) les plus intimes et les plus partagées, dans laquelle je me suis livré sans filtre sur ce sentiment tenace de ne jamais se sentir à la hauteur, même quand tout semble prouver le contraire.
Je ne compte plus les fois où j’ai douté de ma légitimité, où j’ai eu l’impression d’avoir trompé mon entourage, où j’ai attribué mes réussites à la chance plutôt qu’à mes compétences. Peut-être que vous aussi, vous connaissez cette petite voix qui minimise tout.
Dans cet épisode, je déconstruis le fameux syndrome de l’imposteur — ou plutôt, je vous explique pourquoi il ne s’agit ni d’un syndrome, ni d’un bug psychologique. Je vous partage mes recherches, mes réflexions personnelles, mais aussi les mécanismes systémiques, sociaux et culturels qui alimentent ce doute.
J’explique pourquoi les personnes les plus compétentes sont souvent celles qui doutent le plus, comment nos schémas familiaux et notre éducation jouent un rôle, et pourquoi, selon moi, se libérer de ce sentiment relève d’un acte politique.
Ce n’est pas un épisode de développement personnel positif toxique. Ce n’est pas une incitation à prendre confiance à la légère. C’est une invitation à comprendre profondément ce qui se joue derrière ce phénomène, pour enfin retrouver sa légitimité et cesser de s’excuser d’exister.
5 citations marquantes- « Ce ne sont pas les imposteurs qui se sentent imposteurs. Ce sont les vrais experts. »- « Le doute est rentable. Pour l'entreprise. Pas pour vous. »- « Vous n’êtes pas un imposteur déguisé en expert. Vous êtes un expert déguisé en imposteur. »- « Le phénomène de l’imposteur n’est pas un bug individuel – c’est une caractéristique systémique. »- « Vous êtes compétent. Vous avez appris à douter de vos compétences. »10 questions structurées posées dans l’interview/newsletter- Et si ce doute n’était pas un bug personnel, mais une fonctionnalité du système ?- Pourquoi les personnes les plus compétentes doutent-elles le plus ?- D’où vient réellement ce sentiment d’imposture ?- Pourquoi appelle-t-on cela à tort un syndrome ?- En quoi les femmes sont-elles particulièrement concernées ?- Quelles croyances nourrissent le sentiment d’imposture ?- Quels sont les impacts du mindset fixe sur notre perception de nous-mêmes ?- Comment notre histoire familiale influence-t-elle ce sentiment ?- Quelles structures sociales renforcent ce phénomène ?- Comment transformer le doute en moteur plutôt qu’en frein ?Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 – Introduction : Confession personnelle sur le sentiment d’imposture- 02:30 – Démystification : Le syndrome de l’imposteur n’existe pas- 06:45 – Trois piliers du doute selon la psychologie- 12:50 – Mécanismes internes : mindset fixe vs mindset de croissance- 17:30 – Origines familiales du phénomène- 21:40 – Enjeux sociaux et stéréotypes- 27:00 – Culture d’entreprise et exploitation du doute- 31:15 – Doute : fardeau ou qualité ?- 35:00 – Stratégies concrètes pour se libérer- 42:10 – Le doute comme acte politique- 47:00 – Conclusion : Vous n’avez jamais été un imposteur
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance (https://audmns.com/YGGCTKa)
- [SOLO] L'amitié homme-femme : le tabou qui révèle nos hypocrisies sociales (https://audmns.com/lmcvaZu)
- [SOLO] Qu’est-ce qu’une bonne vie et autres questions métaphysiques de rentrée (https://audmns.com/DHiQJnu)
67 #366 Pouquoi votre bureau vous rend malade? Avec Alexandre Dana
Alexandre Dana est entrepreneur et fondateur de LiveMentor, mais surtout, c’est un ami proche, avec qui j’ai eu la joie d’avoir de nombreuses discussions profondes. Il anime le podcast Métamorophose parfois et il est aussi l’auteur du livre La chaise tue, un ouvrage choc, nécessaire, qui explore une réalité bien trop ignorée : notre sédentarité nous détruit à petit feu.
Dans cet épisode, j’ai eu envie de reprendre le micro avec Alexandre, justement parce que ce sujet me tient profondément à cœur. Comme vous le savez, je suis passionné par notre capacité à mieux comprendre le monde pour y vivre plus sereinement, et ici, on va se concentrer au niveau individuel sur un sujet que j'ai déjà traité mais qui me semble crucial parce que souvent relégué au second plan : le mouvement.
Nous avons tous conscience qu’il faut faire du sport, qu’il est important de bouger... mais savons-nous que l'on peut être un sportif sédentaire ?Alexandre nous explique pourquoi notre environnement moderne – nos bureaux, nos villes, notre rapport au travail, aux écrans, à nos loisirs – nous condamne à rester assis, et pourquoi cela met en danger notre corps, notre santé mentale, nos émotions... et même notre créativité.
J’ai questionné Alexandre sur son chemin personnel, sur ce qui l’a amené à écrire ce livre, et sur les solutions concrètes qu’il propose, à la fois individuelles et collectives. On a parlé du rôle des entreprises, de la responsabilité de l’État, de l’école, mais aussi de toutes les petites actions que chacun peut entreprendre au quotidien pour remettre du mouvement dans sa vie.
Et croyez-moi, c’est bien plus qu’une question de sport. C’est une révolution culturelle à mener – douce, joyeuse, mais essentielle.
5 citations marquantes- La chaise tue notre corps, mais aussi notre bien-être, nos émotions, notre clarté d’esprit.- On surestime le sport, et on sous-estime le simple fait de bouger.- Notre environnement nous rend sédentaires. Ce n’est pas qu’une affaire de volonté.- Plus tu es confortablement assis, plus tu mets ta santé en péril.- Le mouvement n’est pas un luxe, c’est un besoin vital.10 questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi avoir choisi ce titre radical : La chaise tue ?- En quoi la sédentarité est-elle si dangereuse pour notre santé ?- Qu’est-ce qu’une bonne chaise selon toi ?- Pourquoi l’entreprise et l’État doivent-ils s’emparer du sujet ?- Que peut-on faire concrètement si on est obligé de rester assis au travail ?- En quoi la culture du développement personnel renforce-t-elle la culpabilité ?- Pourquoi les pauses actives sont-elles essentielles ?- Quelle est la différence entre sport et mouvement ?- Pourquoi les villes doivent-elles être repensées pour encourager le mouvement ?- Comment réintroduire le mouvement dans notre vie familiale et sociale ?Timestamps clés pour YouTube - 00:00 – Introduction : Pourquoi le mouvement est un enjeu de société.- 04:30 – Alexandre explique pourquoi La chaise tue.- 10:15 – L’impact psychologique et physiologique de la sédentarité.- 18:00 – La fausse bonne idée des chaises confortables.- 24:45 – L’histoire de la chaise et le monde du travail.- 32:00 – Que faire quand on n’a pas le choix de rester assis ?- 40:20 – Le poids des environnements urbains sur notre inactivité.- 52:30 – Marcher pour penser : le lien entre créativité et mouvement.- 01:00:00 – L’expérience personnelle d’Alexandre face à la sédentarité.- 01:10:00 – Des solutions concrètes, accessibles et progressives.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #322 Démystifier le bien-être avec Major Mouvement (https://audmns.com/IfubNER)
- Vlan #135 Se reconnecter à l'intelligence du corps avec Eve Berger Grosjean (https://audmns.com/ETKQSfx)
- #171 Mieux se connaitre pour trouver une posture juste avec Thierry Janssen (https://audmns.com/jeikAHO)
68 [MOMENT] Le jour où la France a dit non à la religion catholique avec Patrick Weil
Patrick Weil, historien et chercheur au CNRS, revient dans cet extrait sur un épisode clé de l’histoire de France : la séparation de l’Église et de l’État. Dans un contexte politique et géopolitique tendu aujourd’hui, où la place du religieux dans le débat public est plus que jamais questionnée, il m’a semblé essentiel de remettre en lumière ce moment charnière.Le terme de laicité est très utilisé mais pour servir des propos qui sont en décalage avec le sujet initial.
Dans cet épisode, nous parlons de la manière dont l’Église s’est mêlée des affaires politiques françaises à la fin du XIXe siècle, en soutenant des causes monarchistes ou en s’opposant ouvertement à la République, jusqu’à provoquer un tournant historique. J’ai questionné Patrick Weil sur le rôle décisif d’Aristide Briand et de Clémenceau, sur la crise des inventaires, mais aussi sur la stratégie politique mise en place pour préserver la paix civile tout en affirmant fermement la laïcité.
Cet échange met en lumière une leçon essentielle : la loi de 1905 n’est pas née d’un affrontement brutal, mais d’une volonté de compromis éclairé, pour garantir la liberté de culte tout en protégeant l’espace public des pressions religieuses. Une réflexion toujours aussi brûlante aujourd’hui.
5 citations marquantes- « Aucun chandelier ne vaut une vie humaine. » – Clémenceau- « Le pape voulait faire des martyrs, il ne fallait pas lui en donner l’occasion. »- « La loi de 1905, c’est la liberté pour tous, sans domination d’aucun. »- « L’Église appelait depuis ses chaires à voter contre les républicains. »- « Comment le pape peut-il ordonner au président de la République où voyager ? »10 questions posées dans l’interview- Comment l’Église a-t-elle réagi à la volonté de séparation d’avec l’État ?- Pourquoi a-t-on voulu séparer la religion de l’État en France ?- Quelle était la place de l’Église dans la République avant 1905 ?- Quelles conséquences a eu le soutien de l’Église à la monarchie ?- Quel rôle l’Église a-t-elle joué dans l’affaire Dreyfus ?- Comment a été élaborée la loi de séparation de 1905 ?- Quelle a été la réaction du Vatican à cette loi ?- Pourquoi y a-t-il eu des violences lors des inventaires ?- Quelle stratégie Aristide Briand et Clémenceau ont-ils choisie ?- En quoi cette crise nous éclaire-t-elle sur notre rapport actuel à la laïcité ?Timestamps clés (optimisé YouTube)- 00:00 – Introduction de l’épisode par Grégory Pouy- 00:28 – Le mélange religion/État sous l’Ancien Régime et Napoléon- 02:18 – L’implication politique de l’Église jusqu’à l’affaire Dreyfus- 03:15 – Les prémices de la loi de 1905 avec Aristide Briand- 04:06 – L’incident diplomatique déclencheur avec le pape- 05:19 – Réaction de l’Église de France et opposition du Vatican- 06:14 – Briand et Clémenceau : une mise en œuvre politique risquée- 07:53 – L’hésitation face à la déchéance de nationalité des évêques- 08:48 – Offensives contre l’école publique et ripostes légales
Suggestion d'épisode à écouter : #207 Comprendre la tension autour de la laïcité avec Patrick Weil (https://audmns.com/oavleuD)
69 [CONFIDENCES CROISÉES] La face cachée du talent avec Oxmo Puccino et Samah Karaki
Oxmo Puccino, poète et rappeur incontournable de la scène française, et Samah Karaki, neuroscientifique et autrice du livre Le talent est une fiction, sont mes invités pour un échange aussi puissant qu’intime sur le thème du talent. Ils ne se connaissaient pas avant cette rencontre mais ce sont 2 amis que je connais depuis longtemps pour Oxmo et plus récemment pour Samah.Cet épisode est réalisé en partenariat avec Breakbuild (merci mille fois Amaury)Ensemble, nous avons décidé de faire dialoguer deux personnes qui ne se connaissaient pas encore, mais que je connais profondément.
L’idée ? Croiser deux regards – artistique et scientifique – sur une notion qui structure nos vies : le talent.
Dans cet épisode, nous parlons du mythe du génie solitaire, des conditions matérielles invisibles qui rendent possible (ou non) l’expression du talent, du soft power des artistes, et de la pression sociale exercée sur ceux qui ont « réussi ».
J’ai questionné Samah sur l’origine de son livre, sur l’illusion méritocratique, sur les biais sociaux qui invisibilisent tant de trajectoires.
Et j’ai demandé à Oxmo comment il s’est construit en tant qu’artiste, comment il pense la création, la beauté, la transmission, et sa liberté vis-à-vis des injonctions économiques du monde de l’art.
On parle aussi de Mozart, de Picasso, des pyramides d’Égypte, de l’enfance et de cette capacité incroyable que nous avons à nous émerveiller… ou à nous habituer. Une conversation sensible, posée, sans posture.
Merci à Samah et Oxmo pour leur justesse, leur douceur, leur intelligence vive.
C’est un épisode rare, comme je les aime.
5 citations marquantes- « Le talent est une promesse. » – Oxmo Puccino- « Ce que nous sommes est en grande, grande partie fait de circonstances. » – Samah Karaki- « Le talent est fait pour être gâché. Beaucoup moins le travail. » – Oxmo Puccino- « Comprendre ne tue pas l’émerveillement. » – Samah Karaki- « On ne crée pas pour vendre. On partage une émotion. » – Oxmo Puccino10 questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi as-tu écrit un livre sur le talent ?- Comment t’es-tu construit en tant qu’artiste ?- Qu’est-ce que le talent signifie pour toi ?- Que penses-tu de la notion de mérite ?- En quoi les conditions sociales influencent-elles l’émergence du talent ?- Peut-on séparer la personne de son œuvre ?- Comment abordes-tu ton processus créatif ?- Penses-tu que la création artistique doit être rentable ?- Que reste-t-il de la beauté universelle aujourd’hui ?- Comment la stabilité affective influence-t-elle un parcours ?
Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction de l’épisode et rencontre des invités- 01:00 – Samah explique la genèse de son livre sur le talent- 03:00 – Oxmo raconte sa construction artistique- 06:00 – Débat sur la notion de talent comme construction sociale- 10:00 – L’influence des conditions socio-économiques- 15:00 – Le népotisme et la complexité de l’héritage familial- 20:00 – La beauté, le mystère et le rôle de l’émerveillement- 30:00 – Le talent face à la norme et aux attentes du public- 40:00 – Le processus créatif : émotion ou stratégie ?- 50:00 – Peut-on encore créer librement ?- 1:02:00 – Clôture, gratitude et réflexions finales
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #358 Raphaël Quenard & Charles Pépin : la solitude comme force vitale - confidences croisées (https://audmns.com/vZzkTNd)
- #337 Le piège de l'empathie avec Samah Karaki (https://audmns.com/CVkTKJQ)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
70 [SOLO] L'amitié homme-femme : le tabou qui révèle nos hypocrisies sociales
Dans cette édition de cet épisode solo et provenant de ma newsletter, je vous parle d’un sujet qui me touche intimement : l’amitié entre hommes et femmes.
Pendant longtemps, cela m’a semblé évident : oui, l’amitié homme-femme existe, profondément, sincèrement, durablement. Et pourtant, au fil des années, j’ai constaté à quel point cette évidence ne l’est pas pour tout le monde. Une rupture amoureuse m’a même forcé à reconsidérer mes certitudes.
Dans cet épisode, j’ai voulu creuser ce tabou persistant. Pourquoi nos sociétés sexualisent-elles systématiquement les relations mixtes ? Pourquoi est-ce encore si difficile d’assumer une amitié profonde entre un homme et une femme sans arrière-pensée ? De l’histoire de la philia grecque aux analyses de bell hooks, en passant par mes propres expériences, j’explore cette question sous toutes ses facettes.
J’y parle de mes amies – Émilie, Julie, Aurélie, et tant d'autres – qui m’ont formé, nourri, transformé. Je questionne les injonctions genrées, les scripts relationnels, les jalousies de couple, et je partage les outils que j’ai développés pour naviguer ces amitiés avec clarté, respect et authenticité.
Parce qu’au fond, ces amitiés m’ont appris à aimer mieux. Et je suis convaincu qu’elles sont un laboratoire relationnel d’une richesse infinie.
5 citations marquantes- « Une femme est un être humain avant d’être un être sexué. »- « L’amitié homme-femme est un laboratoire de justice relationnelle. »- « Ce que mes amies m’ont appris, aucun homme ne me l’aurait transmis. »- « Paradoxalement, c’est en étant ami avec des femmes que j’ai appris à les aimer sans les posséder. »- « L’amitié, ce n’est pas un sentiment : c’est une pratique. »10 questions posées dans le texte- Une amitié profonde entre hommes et femmes est-elle possible ?- Pourquoi est-ce encore un tabou social ?- Comment l’histoire a-t-elle conditionné notre regard sur ces relations ?- Quels sont les obstacles concrets aux amitiés mixtes ?- Que révèle notre inconscient collectif sur ce sujet ?- Quelles différences de motivation existent entre les hommes et les femmes dans ces amitiés ?- Pourquoi la jalousie des partenaires est-elle si fréquente ?- L’ambiguïté dans l’amitié est-elle toujours un problème ?- Comment construire des limites saines dans ces relations ?- Que peuvent-elles nous apprendre sur notre société ?Timestamps clés (YouTube)- 00:00 – Introduction : pourquoi parler d’amitié homme-femme ?- 02:30 – Mon expérience personnelle et une rupture marquante- 06:40 – Histoire de l’exclusion des femmes de l’amitié- 13:00 – La révolution moderne des liens mixtes- 18:15 – Ce que disent les recherches en psychologie évolutionniste- 24:00 – Pourquoi j’ai plus d’amies que d’amis- 32:45 – L’amitié comme lieu de transformation personnelle- 38:20 – Les défis concrets à naviguer- 46:00 – Ambiguïté et richesse relationnelle- 51:10 – L’amitié homme-femme comme acte politique
71 #364 Qui profite vraiment de l'argent public? Partie 2 avec Caroline Michel Aguirre
Caroline Michel-Aguirre est journaliste à L’Obs et co-autrice, avec Matthieu Aron, du livre choc Le Grand Détournement (éditions Allary). Un livre d’enquête d’intérêt public, au sens le plus noble du terme, qui révèle avec rigueur et pédagogie ce que l’on préfère souvent taire : l’État français verse chaque année entre 211 et 270 milliards d’euros d’aides aux entreprises… sans que ces aides ne soient ni encadrées, ni évaluées, ni même réellement connues du grand public.Je le dis tout de suite, l'idée est évidemment de soutenir les entreprises et les entrepreneurs mais qui comment et pourquoi? C'est le sujet de cet épisode car vous allez voir que ce n'est pas très clair.
J’ai voulu consacrer deux épisodes à ce sujet majeur car il éclaire à lui seul une part de notre fonctionnement économique, fiscal et démocratique. Une somme colossale d’argent public est redistribuée, parfois à des entreprises florissantes, sans aucun contrôle de retour à l’intérêt collectif. Cela interroge profondément notre rapport à la justice sociale, à l’efficacité économique, mais surtout à la transparence républicaine.
Dans cet échange dense, passionnant et engagé, j’ai interrogé Caroline sur les résultats accablants de leur enquête, mais aussi sur la manière dont les entreprises concernées – parfois les plus grandes – arrivent à ne pas payer d’impôts en France, tout en percevant des centaines de millions d’euros d’aides publiques. STMicroelectronics, par exemple, a reçu 487 millions d’euros en 2023 tout en ne payant que 100 000 euros d’impôts en France cette même année. Légal ? Oui. Juste ? Pas sûr.Et pourtant je pense que cette société est notre seul rempart Européen sur les processeurs.
Nous avons parlé de l'opacité volontaire de ces dispositifs, de l’absence de ligne budgétaire « aides aux entreprises » dans les comptes de l'État, de la manière dont ces aides échappent au débat public. Caroline souligne que « ce qu’on ne nomme pas ne peut être discuté ». Et c’est là tout le nœud du problème : l’ignorance collective autour d’un sujet pourtant fondamental. Il ne s’agit pas ici d’être contre les entreprises, mais de reposer les termes du contrat social, de remettre des conditions là où il n’y en a plus, de redonner du sens à l’utilisation de l’argent public.
Nous avons aussi discuté de la politique de l’offre menée depuis plus de 15 ans, de la promesse du ruissellement qui n’a jamais eu lieu, des effets pervers d’un système où les très riches optimisent tout, pendant que les classes moyennes et populaires s’appauvrissent. Le taux d’épargne explose… mais la pauvreté aussi. Le tout, sur fond de désindustrialisation assumée dans les années 90, où la France a choisi de garder « les cerveaux » tout en envoyant les usines ailleurs – avec les conséquences que l’on connaît aujourd’hui.
Mais cet épisode, comme le livre, n’est pas seulement un constat accablant. C’est un outil. Un outil pour comprendre, pour discuter, pour voter, pour interpeller ses représentants politiques. Caroline rappelle qu’en Espagne ou en Italie, les aides publiques sont conditionnées : si vous supprimez des emplois, vous remboursez. Pourquoi pas chez nous ? Par manque de volonté politique, sans doute.
Ce que je retiens de notre échange, c’est cette invitation à la lucidité et à l’action citoyenne. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer, non pas en criant au scandale, mais en nous informant, en lisant les programmes politiques, en posant les bonnes questions aux élus. L’argent public n’est pas abstrait. C’est notre argent. Il doit être utilisé avec rigueur, justice et clarté.
Un grand merci à Caroline pour son courage, sa clarté, et pour ce travail salutaire. Écoutez, partagez, armez-vous intellectuellement. Ce que vous allez entendre pourrait bien changer votre regard sur l’économie française.
5 citations marquantes- « On ne peut pas discuter ce qu’on ne nomme pas. »- « Optimiser, c’est légal. Mais est-ce pour autant légitime ? »- « La politique de l’offre n’a pas ruisselé. Elle a enrichi ceux qui n’en avaient pas besoin. »- « Ce n’est pas aux entreprises qu’il faut en vouloir, c’est aux décideurs publics. »- « Le débat public, le projet collectif, c’est notre seule porte de sortie. »10 questions structurées posées pendant l’interview- Pourquoi ce chiffre de 270 milliards d’aides publiques n’est-il pas un scandale d’État ?- Comment expliquer le silence des médias et des politiques sur ce sujet ?- Quelles ont été les conclusions de la commission d’enquête sénatoriale ?- Pourquoi les aides ne sont-elles pas conditionnées à des résultats économiques ou sociaux ?- Comment se fait-il que des entreprises comme STMicro payent si peu d’impôts en France ?- Est-ce qu’un remboursement des aides par les entreprises bénéficiaires est envisageable ?- Comment d'autres pays comme l’Italie ou l’Espagne gèrent-ils ce type d’aide ?- Pourquoi la politique de l’offre n’a-t-elle pas fonctionné ?- Que répondre à l’argument de l’exil fiscal des ultra-riches ?- Comment réindustrialiser la France avec une vraie vision politique ?Timestamps clés optimisés pour YouTube (jusqu’à 40’24)- 00:00 – Introduction de la seconde partie et rappel du contexte- 01:00 – La commission d’enquête et ses résultats- 02:50 – Pourquoi ce sujet reste tabou politiquement- 04:30 – Le discours manichéen sur les aides aux entreprises- 08:55 – Cas STMicroelectronics : aides massives, impôts dérisoires- 11:00 – Peut-on demander aux entreprises de rembourser ?- 12:50 – L’exemple de la commande publique comme levier économique- 14:32 – Aides aux multinationales vs tissu local : un débat d’efficacité- 17:30 – L’exemple Sanofi et la question d’indépendance industrielle- 20:00 – L’origine du capitalisme et l’échec du ruissellement- 22:15 – Explosion de la pauvreté malgré la baisse du chômage- 24:00 – Injustice fiscale et optimisation des ultra-riches- 26:30 – Exil fiscal : un faux problème ?- 30:00 – La dépense publique, un moteur économique- 33:00 – LVMH, luxe et dépendance à la consommation locale- 36:00 – L’échec de la modération salariale et de la désindustrialisation- 38:10 – L’illusion d’une industrie propre et technologique- 40:00 – Pourquoi la réindustrialisation nécessite une vision politique
72 #364 Qui profite vraiment de l'argent public? Partie 1 - avec Caroline Michel-Aguirre
Caroline Michel-Aguirre est journaliste à L’Obs et co-autrice, avec Matthieu Aron, du livre choc Le Grand Détournement (éditions Allary). Un livre d’enquête d’intérêt public, au sens le plus noble du terme, qui révèle avec rigueur et pédagogie ce que l’on préfère souvent taire : l’État français verse chaque année entre 211 et 270 milliards d’euros d’aides aux entreprises… sans que ces aides ne soient ni encadrées, ni évaluées, ni même réellement connues du grand public.Je le dis tout de suite, l'idée est évidemment de soutenir les entreprises et les entrepreneurs mais qui comment et pourquoi? C'est le sujet de cet épisode car vous allez voir que ce n'est pas très clair.
J’ai voulu consacrer deux épisodes à ce sujet majeur car il éclaire à lui seul une part de notre fonctionnement économique, fiscal et démocratique. Une somme colossale d’argent public est redistribuée, parfois à des entreprises florissantes, sans aucun contrôle de retour à l’intérêt collectif. Cela interroge profondément notre rapport à la justice sociale, à l’efficacité économique, mais surtout à la transparence républicaine.
Dans cet échange dense, passionnant et engagé, j’ai interrogé Caroline sur les résultats accablants de leur enquête, mais aussi sur la manière dont les entreprises concernées – parfois les plus grandes – arrivent à ne pas payer d’impôts en France, tout en percevant des centaines de millions d’euros d’aides publiques. STMicroelectronics, par exemple, a reçu 487 millions d’euros en 2023 tout en ne payant que 100 000 euros d’impôts en France cette même année. Légal ? Oui. Juste ? Pas sûr.Et pourtant je pense que cette société est notre seul rempart Européen sur les processeurs.
Nous avons parlé de l'opacité volontaire de ces dispositifs, de l’absence de ligne budgétaire « aides aux entreprises » dans les comptes de l'État, de la manière dont ces aides échappent au débat public. Caroline souligne que « ce qu’on ne nomme pas ne peut être discuté ». Et c’est là tout le nœud du problème : l’ignorance collective autour d’un sujet pourtant fondamental. Il ne s’agit pas ici d’être contre les entreprises, mais de reposer les termes du contrat social, de remettre des conditions là où il n’y en a plus, de redonner du sens à l’utilisation de l’argent public.
Nous avons aussi discuté de la politique de l’offre menée depuis plus de 15 ans, de la promesse du ruissellement qui n’a jamais eu lieu, des effets pervers d’un système où les très riches optimisent tout, pendant que les classes moyennes et populaires s’appauvrissent. Le taux d’épargne explose… mais la pauvreté aussi. Le tout, sur fond de désindustrialisation assumée dans les années 90, où la France a choisi de garder « les cerveaux » tout en envoyant les usines ailleurs – avec les conséquences que l’on connaît aujourd’hui.
Mais cet épisode, comme le livre, n’est pas seulement un constat accablant. C’est un outil. Un outil pour comprendre, pour discuter, pour voter, pour interpeller ses représentants politiques. Caroline rappelle qu’en Espagne ou en Italie, les aides publiques sont conditionnées : si vous supprimez des emplois, vous remboursez. Pourquoi pas chez nous ? Par manque de volonté politique, sans doute.
Ce que je retiens de notre échange, c’est cette invitation à la lucidité et à l’action citoyenne. Nous avons toutes et tous un rôle à jouer, non pas en criant au scandale, mais en nous informant, en lisant les programmes politiques, en posant les bonnes questions aux élus. L’argent public n’est pas abstrait. C’est notre argent. Il doit être utilisé avec rigueur, justice et clarté.
Un grand merci à Caroline pour son courage, sa clarté, et pour ce travail salutaire. Écoutez, partagez, armez-vous intellectuellement. Ce que vous allez entendre pourrait bien changer votre regard sur l’économie française.
5 citations marquantes- « On ne peut pas discuter ce qu’on ne nomme pas. »- « Optimiser, c’est légal. Mais est-ce pour autant légitime ? »- « La politique de l’offre n’a pas ruisselé. Elle a enrichi ceux qui n’en avaient pas besoin. »- « Ce n’est pas aux entreprises qu’il faut en vouloir, c’est aux décideurs publics. »- « Le débat public, le projet collectif, c’est notre seule porte de sortie. »10 questions structurées posées pendant l’interview- Pourquoi ce chiffre de 270 milliards d’aides publiques n’est-il pas un scandale d’État ?- Comment expliquer le silence des médias et des politiques sur ce sujet ?- Quelles ont été les conclusions de la commission d’enquête sénatoriale ?- Pourquoi les aides ne sont-elles pas conditionnées à des résultats économiques ou sociaux ?- Comment se fait-il que des entreprises comme STMicro payent si peu d’impôts en France ?- Est-ce qu’un remboursement des aides par les entreprises bénéficiaires est envisageable ?- Comment d'autres pays comme l’Italie ou l’Espagne gèrent-ils ce type d’aide ?- Pourquoi la politique de l’offre n’a-t-elle pas fonctionné ?- Que répondre à l’argument de l’exil fiscal des ultra-riches ?- Comment réindustrialiser la France avec une vraie vision politique ?Timestamps clés optimisés pour YouTube (jusqu’à 40’24)- 00:00 – Introduction de la seconde partie et rappel du contexte- 01:00 – La commission d’enquête et ses résultats- 02:50 – Pourquoi ce sujet reste tabou politiquement- 04:30 – Le discours manichéen sur les aides aux entreprises- 08:55 – Cas STMicroelectronics : aides massives, impôts dérisoires- 11:00 – Peut-on demander aux entreprises de rembourser ?- 12:50 – L’exemple de la commande publique comme levier économique- 14:32 – Aides aux multinationales vs tissu local : un débat d’efficacité- 17:30 – L’exemple Sanofi et la question d’indépendance industrielle- 20:00 – L’origine du capitalisme et l’échec du ruissellement- 22:15 – Explosion de la pauvreté malgré la baisse du chômage- 24:00 – Injustice fiscale et optimisation des ultra-riches- 26:30 – Exil fiscal : un faux problème ?- 30:00 – La dépense publique, un moteur économique- 33:00 – LVMH, luxe et dépendance à la consommation locale- 36:00 – L’échec de la modération salariale et de la désindustrialisation- 38:10 – L’illusion d’une industrie propre et technologique- 40:00 – Pourquoi la réindustrialisation nécessite une vision politique
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #363 La France dans le chaos mondial avec David Baverez (partie 1) (https://audmns.com/xuhWtBm)
- #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy)
- #281 Comprendre l’effondrement des classes moyennes et populaires avec Esther Duflo (https://audmns.com/WthucwC)
73 [MOMENT LES + ECOUTES] Attention aux faux maîtres avec Matthieu Ricard
Matthieu Ricard, moine bouddhiste, partage dans cet extrait sa vision profonde de la liberté intérieure. J’ai adoré cette conversation dans son ensemble car elle touche à une question universelle : comment être libre… vraiment ? Pas dans un sens politique ou matériel, mais au plus profond de soi.
Dans cet échange, je l’interroge sur cette quête de liberté que tant d’entre nous poursuivent, souvent en pensant qu’elle viendra de l’extérieur : l'argent, le confort, ou l'absence de contraintes. Et pourtant, comme Matthieu le rappelle avec sagesse, la véritable liberté commence dans notre esprit. Il nous invite à déconstruire nos automatismes mentaux, à comprendre comment nous sommes les jouets de nos émotions, et surtout à nous familiariser avec ce qu’est vraiment la méditation – loin des clichés.
Ce moment m’a aussi marqué par sa mise en garde précieuse sur les faux maîtres spirituels. Dans un monde où les repères s'effacent parfois, sa parole est une boussole essentielle.
5 citations marquantes- « La liberté, ce n’est pas faire tout ce qu’on veut, c’est être maître de son esprit. »- « On est souvent le jouet de nos émotions toxiques, donc pas libres du tout. »- « La méditation, ce n’est pas faire le vide, c’est un entraînement de l’esprit. »- « Un vrai maître spirituel n’a rien à gagner, rien à perdre, tout à donner. »- « Il faut examiner un maître pendant douze ans avant de s’engager. »10 questions structurées posées- Comment définiriez-vous la liberté intérieure ?- Pourquoi pense-t-on à tort que la liberté vient de l’extérieur ?- Comment devenir libre de ses conditionnements mentaux ?- Quel est le rôle de la méditation dans cette quête de liberté ?- Quelle est votre définition personnelle de la méditation ?- Est-ce un chemin spirituel réservé à certains ou accessible à tous ?- Quelle a été l’importance de vos maîtres dans votre parcours ?- Pourquoi avoir ressenti le besoin de leur rendre hommage dans votre livre ?- Comment reconnaître un vrai maître spirituel ?- Quels sont les signes d’un imposteur spirituel à éviter absolument ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction sur la notion de liberté et les illusions qu’on y projette- 00:38 – Matthieu Ricard définit la vraie liberté et ses dérives modernes- 01:42 – Le lien entre émotions, conditionnements et absence de liberté- 02:28 – L’analogie du marin : être maître de son esprit- 03:21 – La méditation comme familiarisation avec l’esprit- 04:04 – Distinguer détente et vraie méditation- 05:19 – La méditation comme entraînement vers la sagesse- 06:09 – L’importance des maîtres spirituels dans son parcours- 07:42 – Les dangers des faux maîtres spirituels- 09:55 – Les critères d’un vrai maître selon les textes bouddhistes
74 #363 La France face au chaos mondial avec David Baverez (partie 2)
David Baverez est investisseur et vit depuis des années à Hong Kong. Il est aussi l’auteur du percutant ouvrage Bienvenue en économie de guerre et je suis content de revenir un peu à l'économie et à la géopolitique.Il observe notre monde avec un regard aussi lucide que tranché avec ses biais bien sûr.
Dans cet épisode, j’ai voulu comprendre pourquoi il parle d’économie de guerre, ce que cela implique pour la France, pour l’Europe, et comment cela rebat les cartes du monde tel que nous le connaissions.
Nous avons beaucoup parlé de la Chine, évidemment, un pays que David connaît intimement. Mais aussi des États-Unis, de leur dette publique, de leur rapport à l’innovation, à la puissance.
De la France et de sa désindustrialisation volontaire.
D’une Europe qui vacille, accrochée à des illusions de puissance passée, et qui peine à reconnaître sa dépendance économique, numérique, énergétique, militaire… La France est passée d’une place de 4ème à 24ème en PIB/habitant en 20 ans. Et ce n’est pas un simple chiffre.
J’ai questionné David sur ce qu’il appelle un monde apolaire, un monde dans lequel il n’existe plus de centre de gravité unique. Un monde fait de chaos, où les puissances intermédiaires, comme l’Arabie Saoudite ou la Turquie, jouent leur partition au gré de leurs intérêts.
Dans cet épisode, nous abordons :
- les ruptures de 2022 et pourquoi cette date est si symbolique,- le rôle de la Chine dans la nouvelle économie mondialisée,- le piège de la dette française et notre perte de souveraineté,- la montée des extrêmes et l’impact des plateformes numériques comme TikTok sur les démocraties,- et surtout, ce que nous pouvons encore faire pour redonner du sens, réinvestir notre liberté d’agir, de penser, et sortir de notre posture d’autostoppeur économique.David propose même un modèle inédit de gouvernance, à base de 7 papy-mamie flingueurs pour sauver la France du chaos. Un épisode dense, remuant, mais ô combien nécessaire pour comprendre le monde qui vient.
Citations marquantes- « L’économie de guerre, c’est le moyen d’éviter la guerre. »- « La France est devenue le dernier auto-stoppeur mondial. »- « Aujourd’hui, la liberté d’agir est en Chine, la liberté de penser aux US, mais les deux s’effritent. Seule l’Europe a les deux. »- « Ce qu’on appelle démocratie peut aboutir à faire élire des anti-démocrates. »- « En économie de guerre, la réussite se mesure par la dépendance qu’on impose aux autres. »
Dix questions structurées posées dans l’épisode- Qu’entends-tu par économie de guerre ?- Pourquoi 2022 marque-t-elle une rupture historique ?- Comment analyses-tu la chute de la France dans les classements économiques ?- La désindustrialisation française est-elle un choix politique ?- Quels sont les trois grands défis qui définissent la prochaine décennie ?- Pourquoi dis-tu que nous vivons dans un monde apolaire ?- En quoi la Chine est-elle maîtresse du chaos ?- Pourquoi l’Europe ne parvient-elle pas à négocier avec la Chine ?- Quelle solution proposes-tu face à l’effondrement démocratique ?- Que peut-on espérer du modèle allemand pour relancer l’Europe ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 - Introduction et présentation de l’épisode- 01:00 - Définition de l’économie de guerre- 03:30 - Pourquoi 2022 est une rupture géopolitique majeure- 06:00 - Désindustrialisation : un choix cynique- 08:30 - Le modèle économique chinois post-Covid- 12:00 - Le monde devient apolaire : explication- 15:00 - La dépendance énergétique, numérique et militaire de l’Europe- 20:00 - Déficit de souveraineté de la France- 28:00 - Le modèle allemand : un espoir pour l’Europe ?- 33:00 - Réflexion sur la démocratie à l’ère des réseaux sociaux
75 #363 La France dans le chaos mondial avec David Baverez (partie 1)
David Baverez est investisseur et vit depuis des années à Hong Kong. Il est aussi l’auteur du percutant ouvrage Bienvenue en économie de guerre et je suis content de revenir un peu à l'économie et à la géopolitique.Il observe notre monde avec un regard aussi lucide que tranché avec ses biais bien sûr.
Dans cet épisode, j’ai voulu comprendre pourquoi il parle d’économie de guerre, ce que cela implique pour la France, pour l’Europe, et comment cela rebat les cartes du monde tel que nous le connaissions.
Nous avons beaucoup parlé de la Chine, évidemment, un pays que David connaît intimement. Mais aussi des États-Unis, de leur dette publique, de leur rapport à l’innovation, à la puissance.
De la France et de sa désindustrialisation volontaire.
D’une Europe qui vacille, accrochée à des illusions de puissance passée, et qui peine à reconnaître sa dépendance économique, numérique, énergétique, militaire… La France est passée d’une place de 4ème à 24ème en PIB/habitant en 20 ans. Et ce n’est pas un simple chiffre.
J’ai questionné David sur ce qu’il appelle un monde apolaire, un monde dans lequel il n’existe plus de centre de gravité unique. Un monde fait de chaos, où les puissances intermédiaires, comme l’Arabie Saoudite ou la Turquie, jouent leur partition au gré de leurs intérêts.
Dans cet épisode, nous abordons :
- les ruptures de 2022 et pourquoi cette date est si symbolique,- le rôle de la Chine dans la nouvelle économie mondialisée,- le piège de la dette française et notre perte de souveraineté,- la montée des extrêmes et l’impact des plateformes numériques comme TikTok sur les démocraties,- et surtout, ce que nous pouvons encore faire pour redonner du sens, réinvestir notre liberté d’agir, de penser, et sortir de notre posture d’autostoppeur économique.David propose même un modèle inédit de gouvernance, à base de 7 papy-mamie flingueurs pour sauver la France du chaos. Un épisode dense, remuant, mais ô combien nécessaire pour comprendre le monde qui vient.
Citations marquantes- « L’économie de guerre, c’est le moyen d’éviter la guerre. »- « La France est devenue le dernier auto-stoppeur mondial. »- « Aujourd’hui, la liberté d’agir est en Chine, la liberté de penser aux US, mais les deux s’effritent. Seule l’Europe a les deux. »- « Ce qu’on appelle démocratie peut aboutir à faire élire des anti-démocrates. »- « En économie de guerre, la réussite se mesure par la dépendance qu’on impose aux autres. »
Dix questions structurées posées dans l’épisode- Qu’entends-tu par économie de guerre ?- Pourquoi 2022 marque-t-elle une rupture historique ?- Comment analyses-tu la chute de la France dans les classements économiques ?- La désindustrialisation française est-elle un choix politique ?- Quels sont les trois grands défis qui définissent la prochaine décennie ?- Pourquoi dis-tu que nous vivons dans un monde apolaire ?- En quoi la Chine est-elle maîtresse du chaos ?- Pourquoi l’Europe ne parvient-elle pas à négocier avec la Chine ?- Quelle solution proposes-tu face à l’effondrement démocratique ?- Que peut-on espérer du modèle allemand pour relancer l’Europe ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 - Introduction et présentation de l’épisode- 01:00 - Définition de l’économie de guerre- 03:30 - Pourquoi 2022 est une rupture géopolitique majeure- 06:00 - Désindustrialisation : un choix cynique- 08:30 - Le modèle économique chinois post-Covid- 12:00 - Le monde devient apolaire : explication- 15:00 - La dépendance énergétique, numérique et militaire de l’Europe- 20:00 - Déficit de souveraineté de la France- 28:00 - Le modèle allemand : un espoir pour l’Europe ?- 33:00 - Réflexion sur la démocratie à l’ère des réseaux sociaux
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher (https://audmns.com/chQnSYy)
- #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1) (https://audmns.com/yGmnzUq)
- #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)
76 [SOLO] A-t-on encore besoin d'apprendre aujourd'hui ? Regard critique sur l'I.A.
Voilà près de 3 ans que l'on vit au quotidien avec Chat GPT et si vous êtes comme moi, vous êtes tombés dedans. Et quand je dis « tombé »...parfois, je demande des choses tellement stupides par paresse intellectuelle que je me dis Non mais Greg, qu'est-ce que tu es en train de devenir ? Oui je me parle à la 2eme personne pas vous ?
Cette question dérangeante m'obsède depuis des semaines.Nous sommes en train de vivre la plus grande révolution cognitive de l'histoire de l'humanité, on a ce double effet « whaouh » devant l'étendue de ce qui est possible de faire avec l'IA et cet effet « outch » en se demandant ce qui va bien pouvoir nous rester.Mais personne ne semble se demander si nous ne sommes pas en train de nous lobotomiser nous-mêmes avec le sourire et l'enthousiasme de celui qui vient de découvrir qu'il peut faire ses devoirs sans réfléchir.
Vous aussi, vous ressentez cette sensation troublante ? Cette facilité presque obscène avec laquelle vous déléguez votre réflexion à une machine ? Cette petite culpabilité qui vous prend quand vous réalisez que vous n'avez plus ouvert un livre depuis que vous avez découvert que ChatGPT pouvait vous résumer n'importe quel ouvrage ?Déjà qu'avec les réseaux sociaux on avait du mal à se concentrer plus de 1 page et demi, maintenant, de plus en plus... on lâche l'affaire carrément (heureusement que j’aime lire et que pour Vlan! j’y suis contraint en quelque sorte).
Rassurez-vous, nous sommes tous dans le même bateau mais il prend l'eau. Et c'est justement parce que nous sommes tous complices de cette paresse intellectuelle qu'il devient urgent d'ouvrir les yeux sur les vrais enjeux de l'I.A..
J'en ai tellement marre d'entendre que l'I.A. est un danger pour l'humanité et qu'elle va remplacer le travail...il faut prêter attention à qui tient ce genre de discours et se demander leurs motivations.Spoiler alert : aucun modèle d'I.A. n'est rentable et ils ont besoin de lever des fonds et donc d'affirmer qu'ils représentent le futur.
D'ailleurs, si vous avez peur de vous faire remplacer par l'IA., j'ai interrogé des centaines de personnes et j'ai passé tout l'été à transformer ce que j'avais appris en un test pour calculer votre score de survie professionnel face à l'I.A. C'est gratuit et c'est ici.Mais surtout, je vous l’annonce en avant première, j'ai créé une masterclass pour vraiment comprendre les impacts de l'I.A. dans le monde du travail.
D’ailleurs, exclusivement pour vous, j’ai créé un coupon de réduction de 50 Euros (99 Euros au lieu de 149) : NEWSLETTERGREG.Le coupon n’est valable qu’une semaine donc profitez-en!En tous cas, c'est un niveau de discours et de contenus que je ne vois nulle part mais qui devrait vraiment transformer votre perspective sur le sujet.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse (https://audmns.com/UouEwvn)
- [SOLO] Le piège du désir prêt à consommer (https://audmns.com/GzeJqRP)
- [SOLO] Apprendre à gérer une discussion compliquée! (https://audmns.com/ciholDL)
77 #362 Déconstruire le mythe du père parfait avec Papatriarcat (Cédric Ronstein) - Partie 2
Cédric Ronstein est créateur de contenu, podcasteur et père engagé. Ceci est la partie 1 du podcast.
Il est surtout connu pour Papatriarcat, un compte instagram et un podcast incontournable sur la parentalité consciente. On se suit mutuellement depuis longtemps donc j'étais vraiment ravi de recevoir Cédric sur le podcastDans cet épisode, nous parlons de paternité, mais aussi de parentalité dans son ensemble, avec une perspective très engagée : celle de remettre l’enfant au centre tout en questionnant les fondements patriarcaux de notre éducation.
J’ai questionné Cédric sur son parcours personnel, sur ce qui l’a poussé à créer ce podcast, et sur sa prise de conscience en tant que père. Nous avons discuté du poids des injonctions sociales, de l’adultisme, de l’infantisme, et de ce que cela signifie d’être un nouveau père aujourd’hui. Il nous partage son cheminement, de la violence éducative subie dans son enfance à sa volonté de bâtir une parentalité respectueuse, non violente et égalitaire.
J’aborde aussi, avec lui, la place des hommes dans la parentalité, leur rôle trop souvent secondaire, et la pression immense qui continue de peser sur les mères. Nous parlons sans détour de charge mentale, de burn-out parental, mais aussi de ces fausses représentations de pères exemplaires qu'on applaudit pour avoir simplement... fait leur part.
Un épisode riche, parfois dur, souvent éclairant, que j’ai adoré enregistrer. J’espère qu’il suscitera chez vous autant de réflexions que chez moi.
5 citations marquantes- « Les enfants sont la dernière roue du carrosse dans notre société. »- « Le premier privilège des pères, c’est le privilège du choix. »- « 81% des parents en France utilisent encore des violences éducatives. »- « Le burn-out parental n’est pas causé par les enfants, mais par la société. »- « À l’école, on confond apprendre et apprendre par cœur. »10 questions posées - Qu’est-ce qui t’a amené à lancer un podcast sur la paternité ?- Pourquoi avoir choisi le nom Papatriarcat ?- Qu’est-ce qui t’a le plus choqué dans ce que tu as appris ?- Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu’est l’adultisme et l’infantisme ?- Quel regard portes-tu sur la loi de 2019 contre les violences éducatives ?- Que penses-tu de la pression que subissent les parents aujourd’hui ?- Est-ce que c’est le rôle de l’école de parler d’éducation affective et sexuelle ?- Que penses-tu de la notion d’« enfant moyen » proposée par le Dr Shefali ?- Pourquoi y a-t-il autant de pression sur les mères ?- Qui sont ces « nouveaux pères » dont on parle tant ?5. Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction et présentation de Cédric Ronstein- 02:00 – Origine du podcast Papatriarcat- 06:00 – Prise de conscience personnelle et thérapie- 08:00 – L’enfant, grande victime invisible de la société- 12:30 – Chiffres alarmants sur les violences éducatives- 15:00 – La loi anti-violence éducative : un texte sans moyens- 18:00 – Le mythe de l’enfant roi- 23:00 – Le rôle de l’école : éducation ou instruction ?- 26:00 – L’éducation à la sexualité et la protection des enfants- 32:00 – Charge mentale, pression sur les mères et faux nouveaux pères
78 #362 Déconstruire le mythe du père parfait avec Papatriarcat (Cédric Ronstein) - partie 1
Cédric Ronstein est créateur de contenu, podcasteur et père engagé. Ceci est la partie 1 du podcast.
Il est surtout connu pour Papatriarcat, un compte instagram et un podcast incontournable sur la parentalité consciente. On se suit mutuellement depuis longtemps donc j'étais vraiment ravi de recevoir Cédric sur le podcastDans cet épisode, nous parlons de paternité, mais aussi de parentalité dans son ensemble, avec une perspective très engagée : celle de remettre l’enfant au centre tout en questionnant les fondements patriarcaux de notre éducation.
J’ai questionné Cédric sur son parcours personnel, sur ce qui l’a poussé à créer ce podcast, et sur sa prise de conscience en tant que père. Nous avons discuté du poids des injonctions sociales, de l’adultisme, de l’infantisme, et de ce que cela signifie d’être un nouveau père aujourd’hui. Il nous partage son cheminement, de la violence éducative subie dans son enfance à sa volonté de bâtir une parentalité respectueuse, non violente et égalitaire.
J’aborde aussi, avec lui, la place des hommes dans la parentalité, leur rôle trop souvent secondaire, et la pression immense qui continue de peser sur les mères. Nous parlons sans détour de charge mentale, de burn-out parental, mais aussi de ces fausses représentations de pères exemplaires qu'on applaudit pour avoir simplement... fait leur part.
Un épisode riche, parfois dur, souvent éclairant, que j’ai adoré enregistrer. J’espère qu’il suscitera chez vous autant de réflexions que chez moi.
5 citations marquantes- « Les enfants sont la dernière roue du carrosse dans notre société. »- « Le premier privilège des pères, c’est le privilège du choix. »- « 81% des parents en France utilisent encore des violences éducatives. »- « Le burn-out parental n’est pas causé par les enfants, mais par la société. »- « À l’école, on confond apprendre et apprendre par cœur. »10 questions posées - Qu’est-ce qui t’a amené à lancer un podcast sur la paternité ?- Pourquoi avoir choisi le nom Papatriarcat ?- Qu’est-ce qui t’a le plus choqué dans ce que tu as appris ?- Est-ce que tu peux nous expliquer ce qu’est l’adultisme et l’infantisme ?- Quel regard portes-tu sur la loi de 2019 contre les violences éducatives ?- Que penses-tu de la pression que subissent les parents aujourd’hui ?- Est-ce que c’est le rôle de l’école de parler d’éducation affective et sexuelle ?- Que penses-tu de la notion d’« enfant moyen » proposée par le Dr Shefali ?- Pourquoi y a-t-il autant de pression sur les mères ?- Qui sont ces « nouveaux pères » dont on parle tant ?5. Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction et présentation de Cédric Ronstein- 02:00 – Origine du podcast Papatriarcat- 06:00 – Prise de conscience personnelle et thérapie- 08:00 – L’enfant, grande victime invisible de la société- 12:30 – Chiffres alarmants sur les violences éducatives- 15:00 – La loi anti-violence éducative : un texte sans moyens- 18:00 – Le mythe de l’enfant roi- 23:00 – Le rôle de l’école : éducation ou instruction ?- 26:00 – L’éducation à la sexualité et la protection des enfants- 32:00 – Charge mentale, pression sur les mères et faux nouveaux pères
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #357 Eduquer nos enfants à l'ère de l'intelligence artificielle avec Mathilde Cerioli (partie 1) (https://audmns.com/yftVVet)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
- Vlan #98 Comment développer l'intelligence émotionnelle de vos enfants avec Catherine Gueguen (https://audmns.com/iZejiEp)
79 Moment les plus réécoutés] Réapprendre à écouter son corps avec Eve Berger Grosjean
Ceci est un moment très réécouté d'un épisode passé, en l'occurrence le 135.
Eve Berger, docteure en sciences de l’éducation, ex-thérapeute et aujourd’hui coach de dirigeants, explore avec sensibilité et profondeur ce que signifie honorer le vivant. Auteure d’un livre sur l’intelligence du corps, elle nous partage son parcours riche, passant du soin à l’accompagnement, avec un fil rouge : remettre le corps au cœur de nos vies.
Dans cet épisode, nous parlons du lien brisé entre notre esprit et notre corps, d’un rapport au vivant que notre société occidentale a peu à peu oblitéré. J’ai questionné Eve sur les signes avant-coureurs du burn-out, ces alertes silencieuses que notre corps envoie parfois pendant des années — mais que nous n’entendons plus.
Nous avons parlé de lenteur, de perception intérieure, de la manière dont certaines cultures — souvent plus proches de la nature — entretiennent une connexion fine avec leur intériorité corporelle. Eve évoque aussi son chemin personnel, de la psychomotricité à la fasciathérapie, et comment ces approches l'ont conduite à développer une manière d’accompagner fondée sur quatre piliers : le toucher, le mouvement, la méditation et le verbe.
Ce que j’ai trouvé fascinant, c’est sa manière de tisser les dimensions du corps, de l’esprit, du collectif et du vivant, sans jamais opposer ces mondes, mais en cherchant à les relier. Car comme elle le dit si bien, faire vivre le vivant en nous, entre nous et autour de nous, c’est peut-être là le vrai projet.
Citations marquantes- « Le corps n’est pas un objet à optimiser, c’est un vivant à écouter. »- « L’intériorité corporelle est notre premier organe de perception de la nature. »- « Ce que je cherche, c’est faire vivre le vivant, en moi et autour de moi. »- « Toucher, c’est écouter le vivant chez l’autre. »- « La vraie question n’est pas comment reconnecter au corps, mais comment ne plus en être coupé. »10 questions structurées posées- Comment fait-on pour réécouter son corps ?- Que signifie pour toi la lenteur du corps ?- Pourquoi ne perçoit-on pas les signes avant-coureurs du burn-out ?- En quoi notre société occidentale nous coupe-t-elle du corps ?- Comment éduquer à l’intériorité corporelle ?- Quel rôle joue le toucher dans cette reconnexion ?- Quelle place le mouvement occupe-t-il dans ton approche ?- Comment éviter que l’intériorité devienne elle-même un objet de performance ?- Peux-tu nous parler de ton parcours de thérapeute à coach ?- Quels sont les piliers de ton approche pour faire vivre le vivant ?Timestamps clés (format YouTube)- 00:00 – Introduction : Comment écouter son corps ?- 00:48 – Le lien entre intériorité corporelle et nature- 01:57 – Une société qui oublie le corps- 03:35 – Le toucher comme langage fondamental- 05:51 – Le parcours d’Eve : soin, recherche, coaching- 07:55 – Les fascias et le mouvement interne- 08:47 – Relier corps et esprit : un défi moderne- 09:43 – Se toucher soi-même : vers une auto-reconnaissance- 10:34 – Libérer le corps de la performance- 12:46 – Honorer le vivant dans toutes nos actions
80 #361 L'ADN environnemental révolutionne la science avec Alain Damasio et Benjamin Allegrini
Alain Damasio, est un immense auteur de science-fiction et à ses coté Benjamin Allegrini, naturaliste, chercheur et auteur du livre L’ADN fantôme.Une technologie nouvelle et qui pourrait bouleverser notre rapport au vivant.
Dans cet épisode, j’ai eu la chance de réunir ces deux voix pour une discussion à la croisée des chemins entre science, poésie, philosophie et politique.
Nous avons parlé de cette obsession contemporaine de tout voir, tout comprendre, tout contrôler. De l’illusion de la maîtrise, face à un vivant toujours fuyant, mystérieux, grouillant.
J’ai questionné Benjamin sur sa passion pour les animaux invisibles, comme les chauves-souris, sur la genèse de son livre, et sur les limites éthiques et philosophiques de l’ADN environnemental. Alain, fidèle à sa puissance d’imaginaire, a partagé ses doutes, ses fascinations, et cette inquiétude légitime : que devient notre lien au vivant quand il est médié par des machines ?
Dans cet épisode, on parle de pollinisateurs invisibles, de microbiote, de poissons géants introuvables, d’espèces oubliées de la Seine, et de la différence entre le réel et la réalité.
J’ai voulu avec cet échange, dense et vibrant, proposer une autre manière d’habiter le monde, plus humble, plus curieuse, et peut-être un peu plus émerveillée.
5 citations marquantes- Le vivant devient un être lu, pas un être rencontré. – Alain Damasio- L’ADN environnemental, c’est une révolution épistémologique. – Benjamin Allegrini- On est poreux au vivant, à chaque respiration, des millions de bactéries entrent et sortent de nous. – Alain Damasio- Ce que l’œil humain perçoit n’est que la surface de l’iceberg. – Benjamin Allegrini- La science-fiction sert à offrir du possible au réel. – Alain Damasio10 questions structurées posées dans l’épisode- Qu’est-ce que l’ADN environnemental et comment fonctionne-t-il ?- Pourquoi avoir écrit L’ADN fantôme comme premier livre ?- Quel est ton rapport personnel au vivant, Benjamin ?- Pourquoi avoir intégré une nouvelle de fiction au milieu du livre ?- Comment l’ADN environnemental transforme-t-il notre perception du monde ?- Quel est ton rapport, Alain, à la coupure entre humains et nature ?- Est-ce que la technologie peut réconcilier ou accentuer cette coupure ?- En quoi les chauves-souris et le monde inaudible t’ont-ils inspiré ?- Est-ce qu’il existe des utopies écologiques crédibles aujourd’hui ?- Quel est le rôle d’un auteur de science-fiction dans une société en crise ?
Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 — Introduction de l’épisode et présentation des invités- 02:30 — Qu’est-ce que l’ADN environnemental ?- 06:00 — Le rôle de la fiction dans la vulgarisation scientifique- 10:45 — Surveiller ou comprendre : les dangers de la techno- 15:00 — Chauves-souris, inaudible et monde invisible- 20:00 — Réel vs réalité : comment perçoivent les animaux ?- 26:00 — Microbiote, acariens et illusions de pureté- 30:45 — Espèces invisibles de la Seine et interactions insoupçonnées- 36:00 — Les ours Isabelle et la découverte par les excréments- 44:00 — Le rôle de la science-fiction aujourd’hui- 51:00 — Vers des utopies écologiques : prototopies et récits
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [HORS SÉRIE] Comment les animaux percoivent-ils le monde? avec Ed Yong (https://audmns.com/KstISYk)
- #174 Dépasser l'idéologie végétarienne pour mieux comprendre notre alimentation avec Hugo Clément (https://audmns.com/NETMFVi)
- #158 Que souhaitons-nous léguer aux générations futures avec Yann Arthus Bertrand (https://audmns.com/HHplZPq)
81 [SOLO] Qu’est-ce qu’une bonne vie et autres questions métaphysiques de rentrée
Septembre arrive avec ses promesses de renouveau et ses résolutions de rentrée. Comme moi, vous avez peut-être passé l'été à vous poser des questions métaphysiques et en particulier, parce que pendant l’été on remet les choses en perspectives : c’est quoi une bonne vie ?J’espère que vous avez passé un bel été rempli de soleil, de repos, de rire et de discussions.En ce qui me concerne, j’ai passé la plupart de mon été à travailler…plutôt comique pour une personne qui prône le ralentissement (quoi ? comment ? « contradiction »…oh si peu…).J’ai ralenti certes mais je ne me suis pas arrêté.Vous comprenez que pour moi particulièrement la question reste : c'est quoi, au fond, une bonne vie ?
Car voici LE paradoxe de notre époque : nous n'avons jamais eu autant d'outils pour réfléchir au bonheur, autant de livres de développement personnel, autant de podcasts sur l'épanouissement... et pourtant, nous n'avons jamais semblé aussi perdus sur ce qui constitue réellement une vie bien vécue.
Commençons par regarder en face ce que notre société considère comme une vie réussie.La recette est simple et universellement acceptée : accumule de l'argent, du pouvoir et de la notoriété.Marie-toi. Fait des enfants. Coche les cases dans le bon ordre. Poste les photos au bon moment sur Instagram. Souris sur LinkedIn quand tu annonces ta promotion et ne parle pas des renoncements liés. Optimise ta vie comme on optimise un algorithme.
Bien sûr chacun d’entre vous se dira dans son for intérieur : « non mais je sais que ce n’est pas ça hein…, je ne suis pas stupide » mais essayez d’être sincère avec vous-même 2 minutes quand même et vous verrez que quand vous pensez à Brad Pitt ou Steve Jobs, vous pensez « succès ».Peu importe que le 1er ait été un grand alcoolique et l’autre un monstre humain.
Pour écrire cette newsletter, je me suis beaucoup appuyé sur Arthur Brooks, un professeur à Harvard et spécialiste du bonheur.Il identifie deux grandes catégories de chercheurs de bonheur contemporains qu'il appelle - par commodité mais de façon trompeuse (on va y revenir) - les Épicuriens et les Stoïciens modernes.Les premiers recherchent instinctivement le bonheur dans le plaisir immédiat et la jouissance - quand ça va mal, ils augmentent leur niveau de plaisir (shopping thérapie, vacances de luxe, expériences toujours plus intenses…)C’est ce que l’on fait quand on favorise son « bien vivre » à son « bien être » par exemple en vivant une vie à 4 000 km heure sans même avoir le temps de voir sa vie défiler sous ses yeux.
Les seconds se concentrent sur le sens et le but - face à l'adversité, ils cherchent la signification et la raison d'être. Développement personnel, quête spirituelle, engagement militant.
Chacun pense être libre mais la réalité pour la majorité d’entre-nous, c’est que nous sommes fortement conditionnés par nos peurs, notre éducation, notre contexte religieux, nos traumas transgénérationnels….je vous renvoie vers la newsletter sur le désir.
Ce que Brooks a découvert dans ses recherches, c'est qu'une vie épanouie nécessite un mélange judicieux des deux approches : le plaisir ET le sens. Mais ce mélange, les vrais philosophes antiques l'avaient déjà théorisé il y a plus de 2 000 ans - et de façon bien plus sophistiquée que nos tentatives modernes.Je crois que dans cette période tumultueuse, c’est quand même pas mal de revenir à la philosophie.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO] Le piège du désir prêt à consommer (https://audmns.com/GzeJqRP)
- [SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse (https://audmns.com/UouEwvn)
- [SOLO] L'amitié : le hack ultime de nos vies (https://audmns.com/IJUeEHp)
82 #360 Sortir du silence sur la ménopause avec Sophie Kune
Sophie Kune est autrice, créatrice du compte et podcast Ménopause Stories, et elle vient de publier un livre qui redonne voix aux femmes en pleine transition hormonale.Cet épisode est pour 100% de la population car je pense que c'est esssentiel que les hommes sachent aussi de quoi il en retourne.
Sophie, je la connais depuis 20 ans. On a commencé ensemble à l’époque des blogs – oui, cette époque où on partageait nos idées sans filtre sans business model, juste avec une envie sincère de transmettre. Depuis, chacun a suivi son chemin, mais avec Sophie, il y a toujours eu cette relation, parfois plus distante bien sur mais toujours avec cette bienveillance et ce goût du vrai.
Dans cet épisode, j’avais envie de lui donner un espace entier pour parler d’un sujet qui reste encore largement tabou : la ménopause. Un mot souvent associé à la vieillesse, au déclin, voire à une certaine forme d’invisibilité. Et pourtant, c’est une étape physiologique incontournable pour toutes les femmes et donc 50% de la population, et surtout un moment de profonde transformation.C'est la 2ème fois que j'en parle sur Vlan! et je suis vraiment ravi de vous proposer cet épisode.
On a parlé de pré-ménopause, de ménopause artificielle, d’histoire du mot, de patriarcat bien sûr, mais aussi de sexualité, de santé cardiovasculaire, d’intime, de souffrances invisibles et de réappropriation du corps.
Sophie n’est pas médecin, et c’est ce qui rend sa parole d’autant plus précieuse : elle transmet le vécu, l’émotion, les récits des femmes, avec justesse et humour. Elle a fait un travail d’utilité publique en rendant ce sujet accessible, humain et politique.
C’est un épisode profond, parfois drôle, souvent bouleversant, mais surtout essentiel. Car avant de changer le regard sur la ménopause, il faut commencer par écouter.
5 Citations marquantes- « La ménopause n’est pas une maladie, c’est une transition. »- « J’ai voulu créer un espace où le sensible et la science peuvent se rencontrer. »- « Ce que je voudrais dire aux jeunes femmes : prenez-vous en main comme un joyau. »- « L’oestrogène est notre super pouvoir… qu’on perd sans y être préparées. »- « Ce que je veux maintenant, c’est une belle longévité. »10 Questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi la ménopause reste-t-elle un sujet si peu abordé ?- Quelle est l’histoire du mot ménopause ?- Pourquoi as-tu créé le compte Instagram Ménopause Stories ?- Qu’est-ce qu’une ménopause artificielle et comment l’as-tu vécue ?- As-tu ressenti un syndrome de l’imposteur en abordant un sujet médical sans être médecin ?- En quoi la ménopause commence-t-elle dès la naissance ?- Pourquoi tant de femmes n’ont-elles aucune information sur la péri-ménopause ?- Quels sont les signes précoces de la péri-ménopause ?- Comment la ménopause est-elle liée aux maladies cardiovasculaires ?- Quels bilans de santé recommandes-tu aux femmes après 35 ans ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction personnelle de Grégory et contexte de l’épisode- 02:00 – La femme toujours située selon son cycle : une injonction sociétale- 06:00 – Histoire du mot ménopause : rencontre avec Charles de Gardanne- 11:30 – Naissance de Ménopause Stories : du carnet au compte Instagram- 16:00 – La ménopause artificielle de Sophie : un choc violent- 20:00 – Silence générationnel et absence de transmission familiale- 27:00 – Signes de la péri-ménopause dès 35 ans- 34:00 – L’invisibilisation des femmes et les risques cardio- 38:00 – Le rôle des hormones et la nécessité de se préparer- 43:00 – Prévenir la pathologie : bilans, hygiène de vie, longévité
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #297 Briser les tabous autour de la ménopause avec Davina Mc Call (https://audmns.com/wpkwLZi)
- [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé (https://audmns.com/naYIAVO)
- #308 Libérer la parole sur la santé des femmes avec André Ulmann (https://audmns.com/hAQtMJz)
83 [HORS-SERIE] Réinventer l'art de se rassembler avec Priya Parker
Priya Parker, facilitatrice de conflits est coach très recherchée à New York, animatrice d’un podcast pour le New York Times, et autrice du best-seller The Art of Gathering, nous invite à repenser en profondeur la manière dont nous nous rassemblons.D'autant que le livre est sorti en français cet été au moment ou nous avons enregistré.@L'épisode est en anglais malheureusement pour ceux qui ne parlent pas suffisamment bien.
Dans cet épisode, nous parlons de quelque chose d’aussi fondamental qu’oublié : l’art de se retrouver. Pourquoi se marie-t-on ? Pourquoi organisons-nous un baby shower, un dîner, une réunion ? Et surtout : comment faire en sorte que ces moments comptent vraiment ?
Avec Priya, on explore les mille manières dont nos rassemblements peuvent (et doivent) être réinventés. Elle explique à quel point nos rencontres sociales, personnelles ou professionnelles sont souvent pilotées en pilote automatique, sans intention réelle. Pourtant, avec un peu de conscience et beaucoup de cœur, il est possible de transformer un simple dîner entre amis en moment inoubliable. Ce que j’ai adoré, c’est à quel point Priya replace le besoin collectif, la joie et le sens au centre de nos rassemblements.
J’ai questionné Priya sur les rituels, sur la polarisation de nos sociétés, sur l’illusion de la connexion numérique, et sur le rôle politique de nos manières de nous réunir. Car oui, se rassembler peut être un acte de résistance dans un monde optimisé, hyperconnecté mais souvent déshumanisé.
Son approche est à la fois intime et profondément transformatrice. Vous n’organiserez plus jamais une réunion ou une fête de la même manière.
5 citations marquantes- « Show me how you gather and I’ll tell you what your values are. »- « The biggest mistake we make when we gather is skipping the question: why are we doing this? »- « Gathering is an act of resistance in an age of hyper-efficiency. »- « A gathering begins the moment someone discovers it exists. »- « You can be in the same room as people and feel very alone. »10 questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi as-tu voulu écrire un livre sur l’art de se rassembler ?- Quel est le plus grand piège dans nos manières de nous réunir aujourd’hui ?- Comment donner une intention forte à un simple dîner entre amis ?- Pourquoi les rituels ont-ils disparu, et pourquoi sont-ils essentiels ?- Quel est l’impact des différences culturelles sur notre manière de créer des rituels ?- Que révèle la manière dont une société se rassemble sur ses valeurs ?- Le rassemblement peut-il être un levier contre la polarisation ?- Quel rôle joue la technologie dans la perte de la vraie connexion ?- Comment accueillir la légèreté et la joie dans nos moments collectifs ?- À quoi veux-tu ouvrir ou fermer la porte dans notre société actuelle ? Timestamps clés (optimisés pour YouTube)- 00:00 – Introduction de Gregory Pouy et présentation de Priya Parker- 02:00 – Pourquoi écrire un livre sur le rassemblement ?- 04:00 – L’importance de poser une intention claire pour toute réunion- 10:00 – Exemples concrets : réinventer un baby shower- 15:00 – Créer de nouveaux rituels pour marquer les transitions- 21:00 – Repenser les institutions à travers leurs objectifs : exemple de tribunal et New York Times- 26:00 – Le besoin humain de rituel dans un monde globalisé- 32:00 – La différence entre proximité et vraie connexion- 35:00 – Se rassembler, un acte politique face à l’efficacité et à l’IA- 40:00 – Comment regénérer l’amour au sein de communautés divisées- 44:00 – L’importance de la joie, du jeu et de l’expérience partagée
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #287 Les rouages complexes de la famille avec Sophie Galabru (https://audmns.com/PusbPpV)
- [HORS SERIE] Rethinking parenting to raise you child with conscience with Dr Shefali (https://audmns.com/GkKZzIl)
84 #359 Génocide, inceste, troubles psychatriques : peut-on vraiment rire de tout? avec Mamari
Mamari, humoriste, chroniqueuse et autrice, signe un spectacle qui bouscule, émeut et fait éclater de rire : Trop drôle pour mourir. En tous cas, j'ai adoré allé la voir au théâtre! Et pour cette rentrée, je me suis que nous avons vraiment besoin de rire un peu parce que le moment est tellement grave.Un épisode de rentrée pas vraiment léger mais léger quand même vous allez voir :)Dans cet épisode nous avons abordé ensemble des sujets à la fois lourds et essentiels : l’hospitalisation psychiatrique, le génocide rwandais, l’inceste, les troubles alimentaires, la dépression... Mais toujours avec cette légèreté propre à Mamari, cette intelligence de la nuance et ce sens rare de l’autodérision.
Ce que j’ai trouvé fascinant dans notre échange, c’est à quel point Mamari incarne cette capacité de transformer la douleur en force, les blessures en moteur artistique. Elle ne cache rien : son passé, ses traumatismes, ses luttes quotidiennes, mais elle les offre au public, non pas dans une démarche de victimisation, mais avec une volonté profonde de partage, d’authenticité, et, surtout, de transmission.
Nous avons parlé de son parcours atypique, de son besoin viscéral d’être vraie, des injonctions familiales, de la place de la honte et du corps, de la puissance de l’humour pour déjouer les stigmates.
J’ai aussi questionné Mamari sur ses origines rwandaises, sur ce que signifie être l’enfant de survivants d’un génocide, et comment cela façonne une identité.
Mamari, c’est une voix qui compte, une artiste à suivre absolument. Cet épisode est à la fois dur et lumineux. Il fait réfléchir, il bouleverse, et il donne envie d’aimer plus fort, de rire plus sincèrement et d’écouter avec plus d’empathie.
5 citations marquantes :- L’humour, c’est un outil de survie, mais pas de vie.- Je tombe en dépression à chaque fois que j’emprunte une route qui n’est pas la mienne.- Soit je reste dans la honte, soit je le dis en premier, et on crève l’abcès.- Le corps, lui, ne ment pas. Il dit stop bien avant la tête.- Peut-on rire de tout ? Je pense que oui, mais il faut trouver le bon angle.10 questions posées dans l’interview :- Est-ce qu’on peut rire de tout ?- Comment te présentes-tu sur scène ?- Comment fais-tu de ta honte une force ?- Quel a été le déclic pour assumer pleinement ton identité ?- Est-ce que l’humour peut vraiment tout guérir ?- Quel est le poids d’être l’enfant de survivants d’un génocide ?- Pourquoi n’es-tu jamais retournée au Rwanda ?- Est-ce qu’on peut se remettre de l’inceste ?- Quel est ton rapport à l’authenticité ?- L’humour est-il un masque ou un révélateur ?
Timestamps clés pour YouTube :- 00:00:00 – Introduction de l’épisode et présentation de Mamari- 00:02:00 – Mamari se présente : humoriste, autrice, survivante- 00:05:00 – L’humour comme outil d’acceptation et d’authenticité- 00:14:00 – La pression familiale et l’injonction de réussir- 00:22:00 – Être l’enfant de survivants d’un génocide : mémoire et transmission- 00:35:00 – Le lien au Rwanda et à la Côte d’Ivoire- 00:40:00 – Parler d’inceste avec humour : une thérapie nécessaire- 00:45:00 – Les conséquences durables des violences sexuelles- 00:50:00 – L’espoir d’une vie pleine après les traumas
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #253 Une interview médiocre avec Guillaume Meurice (https://audmns.com/YStNaBN)
- #355 La santé mentale decomplexée avec Psykocouac (https://audmns.com/IELEJEC)
- [REDIFF] Pourquoi les artistes peuvent changer le monde avec Abd Al Malik (https://audmns.com/pZswfnp)
85 [BEST OF] L'humanisme pour réinventer les masculinités avec Mai Hua
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Mai Hua est la réalisatrice d'un documentaire sur des hommes remarquables comme son titre l'indique meeting with remarkable men qui a également un compte Instagram hyper intéressant.
Pour cet épisode 100 j'ai voulu recevoir Mai sur un sujet qui touche tout le monde et qui est tellement débattu: la relation hommes mais aussi la masculinité, la féminité ou encore le féminisme et enfin l'humanisme.
Si vous ne vous retrouvez jamais dans ces débats sur le genre parce que les propos sont trop souvent militants et peu nuancés ou inclusifs, cette conversation devrait vous réconcilier avec la question et vous permettre de vous poser sereinement les bonnes questions.
Remettre en cause le patriarcat, le questionner, ce n'est pas remettre en cause les hommes comme certains pourraient le laisser penser.
Etre féministe ce n'est pas remettre en cause les hommes non plus ni penser que the future is female - en tous cas, ce n'est pas ma manière de l'envisager. C'est remettre en cause une forme de masculinité, c'est remettre en cause certains hommes.
Cet un épisode exceptionnel à beaucoup de niveaux, c'est une étape pour moi d'abord évidemment mais il a aussi et vous allez vous en rendre compte une forme totalement novatrice que nous avons créé au studio avec Pierre Henri Samion et Antoine Bertin que je remercie mille fois.
C'est un épisode avec lequel je voulais remercier chacun.e d'entre vous de soutenir Vlan mais plus largement les podcasts et c'est la raison pour laquelle j'ai invité mes ami.e.s podcasteur.euse.s à venir sur cet épisode. Je remercie donc Pauline du podcast La Leçon, Clémentine du podcast Bliss, Matthieu du podcast Generation DIY, Lelée.o du podcast Voxxx, Margaux et Céline du podcast Entre nos lèvres et Angelo du podcast Balance ta peur. Pauline du Gratin et Valérie de Chiffons auraient aussi du être des nôtres et ont finalement été retenues mais tou.te.s ensemble nous voulions vous remercier.
C'est un épisode un peu particulier également par sa longueur et son ton ou encore sa méthode d'enregistrement mais j'espère que vous allez apprécier. Moi j'ai adoré l'enregistrer et l'écouter ensuite.
C'est typiquement du Vlan parce que ce n'est pas prise de tête, on se marre mais c'est toujours très pertinent.
Je suis tellement touché par les messages que je dois de temps en temps, par cette capacité que peut avoir ce podcast de vous accompagner dans vos réflexions. Merci encore du fond du coeur.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #82 Définir un avenir souhaitable pour l'humanité avec Jean-Pierre Goux (https://audmns.com/JuEKvTZ)
- Vlan #112 Que peut on apprendre des autres peuples avec Frédéric Lopez (https://audmns.com/CiVAXSb)
- #160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn)
- #128 Comment penser la société de demain avec Martin Serralta (https://audmns.com/HtvewCP)
- Vlan #115 Féminisation, sexualité, sacré: comprendre comment évolue notre société avec Michel Maffesoli (https://audmns.com/XLlaZPo)
86 [BEST OF] Tout comprendre sur l'emprise et les pervers narcissiques avec Anne-Clotilde Ziegler
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Anne-Clotilde Ziegler, psychothérapeute et autrice de quatre ouvrages sur l’emprise et les pervers narcissiques, est mon invitée cette semaine.Cela fait un moment que je me questionne sur la perversion narcissique et ensemble, nous plongeons dans la complexité des relations toxiques, un sujet qui suscite énormément de débats.
Pourquoi ce thème me tient-il tant à cœur ? Parce que je crois qu’il est crucial de faire la lumière sur des réalités souvent minimisées car c'est devenu un terme tellement générique. Ors quand tout le monde devient pervers narcissique alors plus personne ne l'est et on invisibilise la réalité des personnes victimes.Avec Anne-Clotilde, nous discutons de ce que signifie réellement l’emprise, de ses mécanismes insidieux, des caractéristiques des personnalités dites perverses narcissiques et, surtout, de la manière de s’en sortir.
Anne-Clotilde nous éclaire avec une grande clarté sur les dynamiques psychologiques en jeu, tout en déconstruisant les idées reçues sur ces relations.
Si vous avez déjà traversé une situation d’emprise, si vous voulez comprendre ces phénomènes pour mieux vous en protéger ou simplement aider un proche, cet épisode est pour vous.
Vous verrez aussi que les victimes d’emprise sont souvent des personnes brillantes, généreuses, et que cette générosité peut être leur plus grande faiblesse.
J’espère que ce moment passé avec nous pourra vous apporter un peu plus de sérénité et de clarté.
Une partie des questions que nous traitons :
- Qu’est-ce que l’emprise et en quoi diffère-t-elle d’une relation conflictuelle ?- Quels sont les signes révélateurs d’une personnalité perverse narcissique ?- L’emprise est-elle genrée, touchant majoritairement les femmes ?- Comment expliquer la fascination des pervers narcissiques pour les personnes brillantes ?- Pourquoi est-il si difficile pour les victimes de se libérer de l’emprise ?- Quelles sont les étapes pour sortir d’une relation d’emprise ?- Comment l’entourage peut-il soutenir une victime sans la brusquer ?- Les enfants souffrent-ils davantage d’un maintien du couple ou d’un divorce dans ces situations ?- Existe-t-il des méthodes pour prévenir l’emprise avant qu’elle ne s’installe ?- Peut-on véritablement « guérir » un pervers narcissique ?Timestamps :
- 00:00 : Introduction au thème de l’emprise et aux idées reçues.- 01:41 : Pourquoi les victimes d’emprise sont souvent des personnes brillantes.- 04:44 : Qu’est-ce que l’emprise ? Définition et nuances importantes.- 09:49 : Les caractéristiques des personnalités perverses narcissiques.- 19:10 : Comment les manipulateurs isolent leurs victimes.- 24:15 : Les signes d’alerte pour détecter une situation d’emprise.- 33:03 : Pourquoi les pervers narcissiques sont conscients de leurs manipulations.- 40:01 : Les étapes pour se libérer de l’emprise.- 47:33 : Le rôle crucial de l’entourage dans le processus de guérison.- 54:42 : Refaire confiance et reconstruire sa vie après une relation toxique.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #121 Comment la communication non violente peut améliorer vos relations? avec Thomas d'Ansembourg (https://audmns.com/roooEEk)
- #245 comprendre les secrets des liens affectifs avec Gwenaelle Persiaux (https://audmns.com/hNGTIqO)
- #264 Réinventer les relations amoureuses libérées des contraintes sociales avec Franck & Vanessa Lopvet (https://audmns.com/hEsJSqT)
87 [BEST OF] Démystifier le bien-être avec Major Mouvement
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Grégoire Gibault est le masseur-kinésithérapeute le plus célèbre de France depuis qu'il s'est lancé sur Instagram sous le pseudo Major Mouvement. Il cumule près d'1 million de followers et à écrit plusieurs ouvrages dont le dernier 8 piliers pour rester jeune le plus longtemps possible.
Avec son dernier livre, il propose une approche réaliste du bien-être, nous invitant à nous libérer de la pression de la perfection pour profiter d'une vie plus sereine.
Dans cet épisode, nous avons discuté ensemble de l'importance de bouger, de bien manger, et de bien dormir – trois piliers fondamentaux de la santé – tout en explorant pourquoi il est si difficile de les intégrer de manière durable dans notre quotidien.
J’ai questionné Grégoire sur son parcours et sa vision de la vie. Il nous parle de ses débuts sur Instagram, motivé par le besoin de transmettre des connaissances en santé accessibles à tous.
Il partage comment il a su se démarquer en créant du contenu simple et utile, et pourquoi il est resté attaché à sa pratique de kiné malgré son succès sur les réseaux.
Nous avons aussi abordé des sujets complexes, comme la douleur chronique, que Grégoire aborde avec une vision transversale : entre le physique, le mental et le mode de vie.
Il explique comment le stress peut être un allié si l'on apprend à le gérer, et l'importance de l'auto-évaluation pour mieux vivre avec son corps et ses limites.
Au cours de cette conversation, Grégoire nous invite à une réflexion plus large sur la santé mentale et physique, en partageant des exemples concrets et des anecdotes inspirantes.
Nous avons également abordé le rôle des réseaux sociaux dans la création de standards de beauté irréalistes et culpabilisants, et comment s'en libérer pour se reconnecter à l’essentiel.
Cet échange est une vraie bouffée d’oxygène pour ceux qui cherchent à ralentir, à se défaire des injonctions de performance, et à adopter une approche plus bienveillante envers eux-mêmes. Un épisode qui, je l’espère, vous donnera envie de prendre soin de vous, de manière durable et équilibrée.
Les questions que l'on se pose : Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir kinésithérapeute et à te lancer sur Instagram ?
- Comment expliques-tu le succès que tu as rencontré en ligne ?- Comment définis-tu le succès et comment cette définition a-t-elle évolué pour toi ?- Quelle est ta vision de l’équilibre entre bien vivre et bien-être ?- Comment le mental influence-t-il notre perception de la douleur ?- Quels conseils donnerais-tu pour commencer à prendre soin de son corps au quotidien ?- Comment répondre aux attentes irréalistes que les réseaux sociaux créent autour du bien-être ?- Quelles sont les actions simples qui peuvent avoir un grand impact sur la santé à long terme ?- Pourquoi est-il important de bouger tous les jours, et comment encourager les gens à le faire ?- Quels sont les facteurs qui influencent les douleurs chroniques et comment les combattre ?
Timelaps :
00:00 - Introduction de Grégoire Pouy et présentation de Major Mouvement
01:35 - Major Mouvement raconte son parcours et son succès sur Instagram
04:14 - La différence entre bien vivre et bien-être
09:59 - Importance de l'auto-évaluation de soi et de la perception du corps
13:25 - Discussion sur la connexion entre réseaux sociaux et santé mentale
19:00 - La simplicité de la vie dans des moments difficiles, l’importance du sport
24:27 - L’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi et le bien-être
33:22 - Comment intégrer des habitudes saines dans son quotidien
40:41 - Les causes des douleurs chroniques et leur gestion
51:03 - Importance du stress bien géré pour le développement personnel
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #135 Se reconnecter à l'intelligence du corps avec Eve Berger Grosjean (https://audmns.com/ETKQSfx)
- #257 Se réapproprier ses émotions à travers le corps avec Bolewa Sabourin (https://audmns.com/hNQWsty)
- #317 Les secrets pour améliorer son efficacité et maximiser son bien être avec Jeremy Coron (partie 1) (https://audmns.com/dBFvKlG)
88 [BEST OF] La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Melvine Deba est handballeuse professionnelle et autrice d'un ouvrage un espace de vulérabilité partagé.Nous avons adoré regarder les J.Os mais connaissons mal la réalité des sportifs de haut niveau.
Melvine partage avec une grande sincérité son parcours exceptionnel, tant sur le terrain qu'au-delà.
Elle dévoile les réalités cachées derrière les mythes des athlètes infaillibles, en abordant des sujets essentiels comme la performance, la blessure, et la quête de sens dans un monde obsédé par le succès.
À travers son récit, elle nous entraîne dans une réflexion profonde sur la vulnérabilité, la pression de la perfection, et la nécessité de redéfinir la force.
Elle nous parle de son expérience personnelle face à un accident qui a bouleversé sa carrière, mais aussi de son combat intérieur pour retrouver sa dignité et son estime de soi après un traumatisme d’enfance.
Cet épisode est une invitation à repenser notre rapport à la réussite, à embrasser notre humanité dans toute sa complexité, et à trouver la liberté dans l'acceptation de nos faiblesses.
Un témoignage puissant et inspirant qui résonnera en chacun de nous.
Des questions que l'on se pose :
- Quel est, selon toi, le plus grand mythe autour des sportifs de haut niveau ?- Peux-tu nous expliquer ce qui s’est passé lors de ta blessure et comment tu l'as vécue ?- Quel est ton rapport à la performance, et comment fais-tu la différence entre le plaisir de jouer et la pression de performer ?- À quel moment as-tu réalisé que tu avais plus peur d’échouer que l’envie de gagner ?- Comment as-tu réussi à dépasser cette peur de l’échec et à trouver une reconnaissance intérieure ?- Quelles démarches ou outils as-tu mis en place pour te reconnecter à toi-même après ta blessure ?- Comment gères-tu le passage de l’hyperactivité sportive à l’immobilisation forcée ?- Est-ce que cette période d'arrêt a remis en question tes valeurs et ton drive personnel ?- Qu'est-ce que cela fait de devoir constamment prouver sa valeur, en particulier dans un contexte où tu dois démontrer ta force en tant que femme et athlète ?- Pourquoi as-tu choisi d’écrire un livre pour partager ton histoire, plutôt que de la raconter à tes proches en premier ?
Timelaps :
00:00 Rapport à la performance influencé par l'enfance.
07:22 Obsession pour le sport conduisant à blessures.
11:50 Coach aide à trouver dignité malgré blessure.
16:17 Rapport à l'échec, lecture de Osez vraiment réussir
24:39 Choisir entre être fort et vulnérable.
29:54 Blessure, psy, agression sexuelle, nettoyer, inceste, mots.
33:44 Déni de l'inceste et clichés sur les femmes.
42:52 Tentative d'assassinat réfléchie, partage de vulnérabilité.
44:19 L'écriture m'a permis de guérir et d'évoluer.
54:17 Différencier les silences, introspectif, méditatif, nécessaire.
55:43 Trop de bruit, retrouver le silence intérieur.
01:01:38 Apprentissage de l'espagnol par son et émotion.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #77 Pourquoi vous devriez vous intéresser à l'esport avec Angela Natividad (https://audmns.com/ngplEvZ)
- #154 Changer de vie et revenir à l'essentiel avec Pedro Correa (https://audmns.com/yWsWFgE)
- #278 Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber (https://audmns.com/nMPymjS)
89 [Hommage] et rediffusion de l'épisode de Lionel Pourtau
Lionel Pourtau, mon invité en 2019 nous a quitté ce 1er août 2025 à 51 ans.Lionel était fort, drôle et profondément engagé.Comme souvent sur Vlan! un homme exceptionnel
Cet épisode mérite 1000 fois d'être rediffusé comme un Best-of que je vous laisse découvrir.J'étais choqué il y a 2 ans quand j'avais vu l'annonce de son cancer surtout pour lui qui avait travaillé sur ce sujet d'autant que son pronostic ne laissait aucune chance.Pourtant il s'est battu, pas pour gagner mais pour l'honneur comme il l'avait dit à notre ami commun Michael.Un mec exceptionnel par bien des aspects vraiment.Bon vent Lionel et merci pour toutes ces vies que tu as sauvé ou à minima améliorée.
90 [BEST OF] La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1)
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Bruno Donatini est gastro-entérologue et expert en microbiote,je l'ai déjà reçu sur Vlan et c'est chaque fois pour une conversation aussi fascinante qu'instructive. Cette fois, nous explorons ensemble des sujets essentiels mais souvent négligés : l'importance du microbiote buccal et ce que nos selles peuvent révéler sur notre santé.
Bruno nous explique pourquoi la bouche est bien plus qu'un simple point de passage dans notre système digestif : c'est un carrefour crucial pour notre santé globale.
En effet, la bouche abrite le deuxième microbiote le plus riche en diversité bactérienne après le côlon.
Ces bactéries buccales influencent directement notre organisme, pouvant même être liées à des maladies graves comme l’endométriose, certains cancers, ou des troubles neurodégénératifs.
Nous abordons également le sujet tabou des selles : pourquoi il est important de savoir « lire » nos selles, et comment elles peuvent devenir des indicateurs précieux de notre bien-être.
Bruno explique comment des signes subtils comme la couleur, la consistance, ou la fréquence des selles peuvent refléter des déséquilibres dans notre flore intestinale.
Dans une société où le microbiote et la santé digestive suscitent un intérêt croissant, cet épisode offre des conseils pratiques et accessibles pour entretenir sa flore buccale et intestinale.
Bruno partage aussi des conseils simples mais puissants pour enrichir notre microbiote dès le plus jeune âge, notamment par la diversification alimentaire et la réduction de l'usage excessif d'antibiotiques et de bains de bouche qui perturbent l'équilibre bactérien.
Cet épisode nous invite à repenser notre rapport à la santé buccale et digestive, tout en proposant des actions concrètes pour prévenir et guérir grâce à des habitudes de vie plus conscientes.
Que vous soyez passionné par la prévention, curieux de découvrir le lien entre alimentation et santé, ou désireux d’adopter des gestes simples pour une meilleure hygiène de vie, cet épisode avec Bruno Donatini vous apportera des perspectives nouvelles et enrichissantes sur le microbiote et le bien-être.
Les questions que l'on traite :
- Pourquoi le microbiote buccal est-il si important pour notre santé ?- Quels types de pathologies peuvent être détectés à partir de la bouche ?- Comment fonctionne l’analyse du microbiote buccal et intestinal ?- Quels sont les signes visibles d'un déséquilibre dans la flore buccale ?- Quels conseils donneriez-vous pour maintenir un bon microbiote buccal ?- Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser des bains de bouche classiques ?- Quels sont les effets de l'alimentation sur notre microbiote intestinal ?- Comment les selles reflètent-elles notre santé ?- À quoi faut-il prêter attention en observant nos selles ?- Quels rôles jouent les vitamines et minéraux dans l’entretien de notre flore intestinale ?- Quel impact a le microbiote buccal sur notre santé générale ?- Quels sont les dangers des bains de bouche et comment les utiliser correctement ?- Comment interpréter les différentes couleurs et textures des selles ?- Quels aliments et habitudes sont favorables à la santé du microbiote intestinal ?- Pourquoi éviter les lavements et hydrothérapies du côlon, sauf en cas de constipation sévère ?- Quels sont les signes à observer dans ses selles pour détecter des problèmes de santé ?- Pourquoi est-il déconseillé de trop cuire les aliments ?- Quel est le lien entre le microbiote buccal et certaines maladies chroniques ?- Pourquoi est-il important d’exposer les enfants à une diversité alimentaire dès le plus jeune âge ?- Comment les parents peuvent-ils aider à maintenir une bonne flore buccale chez leurs enfants ?Timelaps :
- 00:00:54 - 00:01:24 Bruno présente les enjeux du microbiote buccal.- 00:05:23 - 00:05:48 Conseils sur la diversification alimentaire dès l’enfance.- 00:16:39 - 00:17:07 Importance d’observer ses selles pour la santé.- 00:20:18 - 00:20:45 Les bains de bouche et leur impact négatif.- 00:42:27 - 00:42:57 Clôture sur les choix pour une meilleure santé buccale
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
- Vlan #111 Conseils pratiques pour consommer mieux au quotidien avec Marie Drucker et Sidonie Bonnec (https://audmns.com/bkbdZwH)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
91 [BEST OF] Les selles l'autre baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 2)
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Bruno Donatini est gastro-entérologue et expert en microbiote, je l'ai déjà reçu sur Vlan et c'est chaque fois pour une conversation aussi fascinante qu'instructive. Cette fois, nous explorons ensemble des sujets essentiels mais souvent négligés : l'importance du microbiote buccal et ce que nos selles peuvent révéler sur notre santé.
Bruno nous explique pourquoi la bouche est bien plus qu'un simple point de passage dans notre système digestif : c'est un carrefour crucial pour notre santé globale.
En effet, la bouche abrite le deuxième microbiote le plus riche en diversité bactérienne après le côlon.
Ces bactéries buccales influencent directement notre organisme, pouvant même être liées à des maladies graves comme l’endométriose, certains cancers, ou des troubles neurodégénératifs.
Nous abordons également le sujet tabou des selles : pourquoi il est important de savoir « lire » nos selles, et comment elles peuvent devenir des indicateurs précieux de notre bien-être.
Bruno explique comment des signes subtils comme la couleur, la consistance, ou la fréquence des selles peuvent refléter des déséquilibres dans notre flore intestinale.
Dans une société où le microbiote et la santé digestive suscitent un intérêt croissant, cet épisode offre des conseils pratiques et accessibles pour entretenir sa flore buccale et intestinale.
Bruno partage aussi des conseils simples mais puissants pour enrichir notre microbiote dès le plus jeune âge, notamment par la diversification alimentaire et la réduction de l'usage excessif d'antibiotiques et de bains de bouche qui perturbent l'équilibre bactérien.
Cet épisode nous invite à repenser notre rapport à la santé buccale et digestive, tout en proposant des actions concrètes pour prévenir et guérir grâce à des habitudes de vie plus conscientes.
Que vous soyez passionné par la prévention, curieux de découvrir le lien entre alimentation et santé, ou désireux d’adopter des gestes simples pour une meilleure hygiène de vie, cet épisode avec Bruno Donatini vous apportera des perspectives nouvelles et enrichissantes sur le microbiote et le bien-être.
Les questions que l'on traite :
- Pourquoi le microbiote buccal est-il si important pour notre santé ?- Quels types de pathologies peuvent être détectés à partir de la bouche ?- Comment fonctionne l’analyse du microbiote buccal et intestinal ?- Quels sont les signes visibles d'un déséquilibre dans la flore buccale ?- Quels conseils donneriez-vous pour maintenir un bon microbiote buccal ?- Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser des bains de bouche classiques ?- Quels sont les effets de l'alimentation sur notre microbiote intestinal ?- Comment les selles reflètent-elles notre santé ?- À quoi faut-il prêter attention en observant nos selles ?- Quels rôles jouent les vitamines et minéraux dans l’entretien de notre flore intestinale ?- Quel impact a le microbiote buccal sur notre santé générale ?- Quels sont les dangers des bains de bouche et comment les utiliser correctement ?- Comment interpréter les différentes couleurs et textures des selles ?- Quels aliments et habitudes sont favorables à la santé du microbiote intestinal ?- Pourquoi éviter les lavements et hydrothérapies du côlon, sauf en cas de constipation sévère ?- Quels sont les signes à observer dans ses selles pour détecter des problèmes de santé ?- Pourquoi est-il déconseillé de trop cuire les aliments ?- Quel est le lien entre le microbiote buccal et certaines maladies chroniques ?- Pourquoi est-il important d’exposer les enfants à une diversité alimentaire dès le plus jeune âge ?- Comment les parents peuvent-ils aider à maintenir une bonne flore buccale chez leurs enfants ?
Timelaps :
- 00:00:00 : Introduction à la deuxième partie – Grégory rappelle les thèmes de la bouche et des selles.- 00:00:11 : Explication de Bruno sur les méthodes d’analyse du microbiote.- 00:03:04 : Discussion sur le lien entre le microbiote buccal et le nerf vague.- 00:07:15 : Comment une bonne santé buccale favorise une bonne santé cérébrale.- 00:10:23 : Techniques de stimulation du nerf vague, y compris l'impact des douches froides.- 00:14:00 : Approches de la médecine augmentée : utilisation des LED et autres dispositifs.- 00:20:18 : Conséquences des habitudes alimentaires et importance des polyphénols.- 00:23:00 : Le rôle des épices et de la diversité alimentaire pour enrichir la flore.- 00:27:16 : Impact du tabac et de la pollution sur le microbiote buccal.- 00:30:00 : Les pratiques à éviter pour ne pas perturber le microbiote intestinal.- 00:33:27 : Comment l’hygiène buccale affecte les fonctions digestives et respiratoires.- 00:36:09 : Importance d'observer ses selles pour des signes de bonne ou mauvaise santé.- 00:38:41 : Clôture et remerciements de Grégory Pouy pour cet échange enrichissant.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #323 La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/NCbnuVu)
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
92 [BEST OF] Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Christian Grataloup est géographe, il se décrit comme un géohistorien mais pour moi c'est sans doute le meilleur raconteur d'histoire ever.
Le 1er épisode que nous avions fait ensemble il y a des années (le 113) avait eu un énorme succès et je peux vous assurer que vous allez ADORER celui là aussi.
Vous allez apprendre qui a découvert l'Amérique (et évidemment ce n'est pas Christophe Colomb).
Dans cet épisode, nous allons explorer les méandres de l'histoire humaine à travers les yeux de Christian qui nous amènera de l'unité économique et religieuse de la chrétienté latine à l'impérialisme de l'Empire chinois, éclairant les différences fondamentales de ces civilisations et leur influence sur le monde tel que nous le connaissons.
Christian nous révélera comment l'Europe a marqué de son empreinte le reste de la planète, en insistant sur des vérités souvent oubliées, comme le rôle du pillage dans les conquêtes des conquistadors en Amérique, plutôt qu'une prétendue supériorité technique.
Il nous parlera également des Vikings en tant que commerçants et de la vision commerciale chinoise, tout en abordant des sujets aussi variés que la physiologie humaine, l'évolution de nos sociétés et le rôle vital de la communication et des langues.
Accompagnez-nous dans ce voyage passionnant qui remettra en question bon nombre de nos préconceptions sur l'histoire de l'humanité, et préparez-vous à être stupéfait par la profondeur des connaissances de Christian
C'est une discussion que vous ne voudrez certainement pas manquer !
Les questions que l'on aborde :
1. Quelles comparaisons pouvez-vous faire entre la diversité politique européenne et l'unité politique de la Chine à différentes époques historiques, et quelles en sont les conséquences sur l'histoire mondiale?
2. Comment l'histoire scientifique et industrielle de l'Europe a-t-elle contribué à son expansion à travers le monde, contrairement à d'autres régions?
3. En quoi la conquête de l'Amérique met-elle en question l'idée de la supériorité technique des Européens et quelle était la véritable nature de leur échange avec les peuples autochtones?
4. Comment les adaptations physiologiques humaines, comme la gestion de la grossesse et la prématuration des bébés, ont-elles contribué au succès de notre espèce malgré les difficultés?
5. De quelle manière les langues et la communication ont-elles joué un rôle essentiel dans la survie et l'évolution de l'humanité?
6. En évoquant la théorie de l'invention de la langue humaine par absorption de champignons, quelles sont les réflexions de Christian sur les origines de notre capacité à communiquer?
7. Selon les discussions de l'épisode, quelle est l'importance de l'année 1537 dans notre reconnaissance de l'unité et de la diversité humaine?
8. Comment l'histoire et la diffusion de l'humanité à travers toutes les terres émergées contrastent-elles avec les autres espèces et quelle influence cela a-t-il eu sur notre développement?
9. Quel est le rôle des dynamiques géographiques et physiologiques dans l'évolution humaine, selon l'analyse de Christian sur les différents environnements et leurs influences?
10. Comment la cartographie et les représentations du monde ont-elles influencé notre compréhension de la taille et de l'importance des différents continents et pays?
Timelaps :
00:00 Marsupiaux, évolution humaine, histoires anciennes.
06:56 Capacité de course, tête grosse et feu.
14:51 Polynésiens découverts en Amérique du Sud, légendes.
20:58 Relations amérindiennes-européennes, première mixité et conquête.
27:59 Progressive intégration dans le monde byzantin, servage.
30:20 Présence ancienne des grands glaciers en Europe.
36:42 Impasse biologique due à la station debout.
43:33 Diffusion humaine diversifie langage et innovations nécessaires.
50:04 L'histoire de l'Europe et sa conquête.
53:02 Impact des maladies européennes sur les populations autochtones.
57:46 Conflits européens et chinois, conquêtes en Asie.
01:05:23 Exploration européenne du Mali, développement technique monde ancien.
01:07:17 Supériorité européenne au 19e siècle technique et démographique.
01:12:21 Pays d'Europe occidentale, commerce, conquête, Indes.
01:20:20 Histoire géographique mondiale et dimension horizontale.
01:26:44 Arbres anciens, traces archéologiques, climat changeant.
01:29:56 Refus de souverainisme, préconisation du métissage culturel.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #113 Revenir au temps long pour comprendre le monde avec Christian Grataloup (https://audmns.com/eSlZGOZ)
- #292 Les enjeux de la géopolitique climatique avec David Djaiz (https://audmns.com/BoZGVQa)
- #274 L'eau va t'elle devenir une denrée rare en France avec Magali Reghezza (https://audmns.com/TpVPDYg)
93 [BEST OF] Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Marie Robert est philosophe, autrice, la créatrice sur Instagram de Philisophy is sexy et directrice d’écoles Montessori. C'est la 3eme fois qu'elle vient sur Vlan! et cette fois c'est pour parler d'un sujet dont nous avons tous besoin et qui résonne avec l’époque actuelle : comment trouver du réconfort dans un monde de plus en plus individualiste et digitalisé?C'est un superbe cadeau que je vous offre cette semaine!
Elle a ce talent rare de relier des concepts philosophiques à nos quotidiens parfois chaotiquesDans son dernier livre, Le Miracle du Réconfort. elle explique comment nous pouvons trouver simplement les bases de ce réconfort.Marie explore cette thématique avec poésie et profondeur, en s'appuyant sur des concepts philosophiques et des expériences personnelles.
Dans cet épisode, nous avons parlé du rôle fondamental de notions comme l’émerveillement, l’audace réfléchie et la beauté. Marie partage également sa vision des défis posés par la société, tout en nous montrant comment le réconfort est bien plus qu’un état passif.
C’est un appel à ralentir, à lever la tête, et à se reconnecter à soi et aux autres.
Nos échanges m’ont profondément touché, et je suis sûr qu’ils sauront vous inspirer, vous réconforter ou simplement vous inviter à réfléchir autrement. Alors, installez-vous confortablement et plongez dans cette conversation lumineuse avec Marie Robert.
Les questions que nous avons traitées :
- Pourquoi écris-tu un livre sur le réconfort maintenant ?- Penses-tu que la société individualiste renforce ce besoin de réconfort ?- Quel est l’impact de la digitalisation sur notre capacité à agir et à nous réconforter ?- Pourquoi commencer ton livre par la notion de beauté ?- Comment prends-tu soin de toi dans une société anxiogène ?- Quels conseils donnerais-tu à des salariés pour mieux protéger leur temps ?- Quelle est l’importance de l’amitié dans nos vies et dans le réconfort ?- Quelle est ta vision philosophique de l’audace ?- Pourquoi rit-on moins en vieillissant, et comment renouer avec le rire ?- Qu’est-ce qui, pour toi, est essentiel dans la vie ?
Timelaps :
- 00:00:00 – Introduction et présentation de Marie Robert.- 00:01:17 – Pourquoi écrire sur le réconfort en ce moment ?- 00:02:54 – Individualisme et digitalisation : leur rôle dans le besoin de réconfort.- 00:05:07 – Algorithmes et contenus binaires : le défi des nuances.- 00:10:42 – Prendre soin de son temps : conseils pour un équilibre de vie.- 00:18:30 – L’importance du beau dans le réconfort et l’harmonie.- 00:34:00 – L’émerveillement : un cercle vertueux.- 00:37:02 – L’amitié comme espace de réconfort.- 00:40:40 – Le rire : ses vertus et son rôle dans nos vies.- 00:44:36 – Conclusion : transformer le réconfort en révolution personnelle.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #144 Transformer une crise en opportunité avec Marie Robert (https://audmns.com/pmltJzo)
- #160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn)
- #316 Retrouver le silence pour une paix intérieure avec Marc de Smedt (https://audmns.com/OpksAAB)
94 [BEST OF] Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 1)
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Albert Moukheiber, psychologue et neuroscientifique, revient sur le podcast pour parler de son dernier livre, Neuromania.
Il est déjà venu sur Vlan 2 fois et ceci est le 3eme épisode que nous faisons ensemble - il est séparé en 2 parties par ailleurs.
Dans cet épisode, nous plongeons dans un débat essentiel sur l'impact de la vulgarisation des neurosciences et les mythes qui en découlent.
Pourquoi tant de personnes se laissent-elles séduire par des formations ou des concepts qui ajoutent le préfixe « neuro » pour paraître plus crédibles, comme la neuroproductivité ou le neuroleadership ?
Albert nous explique comment ces simplifications, souvent fausses, influencent non seulement notre compréhension mais aussi notre comportement et nos choix de vie.
Nous abordons des exemples concrets et marquants, tels que l'effet de nos attentes sur la douleur, illustré par l'incroyable histoire de deux ouvriers et leurs expériences opposées avec des clous.
Albert démontre que la douleur est une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle, et que nos croyances façonnent notre perception de la réalité.
Nous discutons également de la notion de cognition incarnée, où le cerveau ne peut être dissocié du corps ni du contexte dans lequel il évolue, remettant en question l'approche réductionniste souvent adoptée.
En tant que fervent défenseur de la démocratisation des sciences,
Albert souligne l'importance de rester vigilant face à l'instrumentalisation des neurosciences à des fins commerciales ou idéologiques. Il nous invite à adopter une approche plus nuancée, à comprendre que, si notre cerveau est central, il n'est pas l'unique moteur de nos actions et émotions.
Cet épisode riche en réflexions offre des clés pour naviguer entre fascination pour le cerveau et esprit critique face aux simplifications trompeuses.
Que vous soyez curieux des sciences cognitives, sceptiques face aux discours populaires, ou simplement en quête de vérités plus profondes, cet échange vous fournira un éclairage précieux sur les complexités du cerveau et de la condition humaine.Les questions que l'on traite :
- Pourquoi sortir Neuromania maintenant, et quel est le concept de ce livre ?- Comment les fausses explications neuroscientifiques influencent-elles notre comportement ?- Peux-tu expliquer la notion de neuromania et son impact sur notre société ?- Pourquoi certaines formations populaires utilisent-elles le préfixe neuro de manière abusive ?- Comment les attentes modulent-elles notre perception de la douleur ?- Qu’est-ce que la cognition incarnée et pourquoi est-elle importante ?- Pourquoi l’idée du cerveau gauche/droit est-elle erronée ?- Quelles sont les conséquences de simplifier la compréhension des neurosciences ?- Quelle est la différence entre la connaissance utile et celle qui est utilisée de manière performative ?- Comment les neurosciences peuvent-elles être à la fois démocratisées et protégées contre les simplifications ?Timelaps :00:29 – 01:35 : Introduction et discussions légères.
- 02:03 – 02:30 : Albert parle de son livre Neuromania et de la « neuromania ».- 03:22 – 05:30 : Les effets des fausses croyances neuroscientifiques.- 06:44 – 08:55 : La surconsommation et la notion de responsabilité sociale.- 10:57 – 12:56 : La responsabilité de l’individu versus la société.- 15:09 – 17:26 : Pourquoi se méfier des formations pseudo-scientifiques.- 21:59 – 23:23 : L'importance de comprendre que le cerveau n'explique pas tout.- 33:40 – 36:41 : Développement de la neuroplasticité, mythe ou réalité ?- 39:10 – 41:09 : Le lien cerveau-corps et la cognition incarnée.- 47:36 – 48:59 : L'influence de la subjectivité dans la perception de la douleur.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #108 Pourquoi la culpabilisation écologique ne fonctionne pas? avec Albert Moukheiber (https://audmns.com/KOfUemJ)
- #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
95 [BEST OF] Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 2)
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Albert Moukheiber, psychologue et neuroscientifique, revient sur le podcast pour parler de son dernier livre, Neuromania.
Il est déjà venu sur Vlan 2 fois et ceci est le 3eme épisode que nous faisons ensemble - il est séparé en 2 parties par ailleurs.
Dans cet épisode, nous plongeons dans un débat essentiel sur l'impact de la vulgarisation des neurosciences et les mythes qui en découlent.
Pourquoi tant de personnes se laissent-elles séduire par des formations ou des concepts qui ajoutent le préfixe « neuro » pour paraître plus crédibles, comme la neuroproductivité ou le neuroleadership ?
Albert nous explique comment ces simplifications, souvent fausses, influencent non seulement notre compréhension mais aussi notre comportement et nos choix de vie.
Nous abordons des exemples concrets et marquants, tels que l'effet de nos attentes sur la douleur, illustré par l'incroyable histoire de deux ouvriers et leurs expériences opposées avec des clous.
Albert démontre que la douleur est une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle, et que nos croyances façonnent notre perception de la réalité.
Nous discutons également de la notion de cognition incarnée, où le cerveau ne peut être dissocié du corps ni du contexte dans lequel il évolue, remettant en question l'approche réductionniste souvent adoptée.
En tant que fervent défenseur de la démocratisation des sciences,
Albert souligne l'importance de rester vigilant face à l'instrumentalisation des neurosciences à des fins commerciales ou idéologiques. Il nous invite à adopter une approche plus nuancée, à comprendre que, si notre cerveau est central, il n'est pas l'unique moteur de nos actions et émotions.
Cet épisode riche en réflexions offre des clés pour naviguer entre fascination pour le cerveau et esprit critique face aux simplifications trompeuses.
Que vous soyez curieux des sciences cognitives, sceptiques face aux discours populaires, ou simplement en quête de vérités plus profondes, cet échange vous fournira un éclairage précieux sur les complexités du cerveau et de la condition humaine.Les questions que l'on traite :
- Pourquoi sortir Neuromania maintenant, et quel est le concept de ce livre ?- Comment les fausses explications neuroscientifiques influencent-elles notre comportement ?- Peux-tu expliquer la notion de neuromania et son impact sur notre société ?- Pourquoi certaines formations populaires utilisent-elles le préfixe neuro de manière abusive ?- Comment les attentes modulent-elles notre perception de la douleur ?- Qu’est-ce que la cognition incarnée et pourquoi est-elle importante ?- Pourquoi l’idée du cerveau gauche/droit est-elle erronée ?- Quelles sont les conséquences de simplifier la compréhension des neurosciences ?- Quelle est la différence entre la connaissance utile et celle qui est utilisée de manière performative ?- Comment les neurosciences peuvent-elles être à la fois démocratisées et protégées contre les simplifications ?Timelaps :00:29 – 01:35 : Introduction et discussions légères.
- 02:03 – 02:30 : Albert parle de son livre Neuromania et de la « neuromania ».- 03:22 – 05:30 : Les effets des fausses croyances neuroscientifiques.- 06:44 – 08:55 : La surconsommation et la notion de responsabilité sociale.- 10:57 – 12:56 : La responsabilité de l’individu versus la société.- 15:09 – 17:26 : Pourquoi se méfier des formations pseudo-scientifiques.- 21:59 – 23:23 : L'importance de comprendre que le cerveau n'explique pas tout.- 33:40 – 36:41 : Développement de la neuroplasticité, mythe ou réalité ?- 39:10 – 41:09 : Le lien cerveau-corps et la cognition incarnée.- 47:36 – 48:59 : L'influence de la subjectivité dans la perception de la douleur.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)
- Vlan #108 Pourquoi la culpabilisation écologique ne fonctionne pas? avec Albert Moukheiber (https://audmns.com/KOfUemJ)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
96 [BEST OF] Le piège de l'empathie avec Samah Karaki
Samah Karaki est neuroscientifique et autrice du livre L’empathie est politique. Je pense que Vlan! a été le 1er podcast a lui donner le micro il y a 2 ans et demi et depuis par sa pertinence et son travail, nous la voyons partout sur tous les médias!J'adore Samah, pour ne rien cacher nous sommes devenus amis et dans cet épisode, elle nous invite à déconstruire notre vision de l’empathie, souvent perçue comme un trait universel et positif.Pourtant, nous n’éprouvons pas tous la même empathie pour tout le monde, et ce biais est largement influencé par notre culture, les médias et les dynamiques de pouvoir.
J’ai questionné Samah sur la nature biologique et sociale de l’empathie, sur la manière dont certains groupes sont déshumanisés dans nos imaginaires collectifs, mais aussi sur le rôle crucial des récits médiatiques. Comment se forge notre perception de l’« autre » ? Pourquoi avons-nous plus de compassion pour certains et moins pour d’autres ? Quel impact cela a-t-il sur nos sociétés et nos décisions politiques ?
Au fil de cette conversation passionnante, nous avons aussi parlé du biais de confirmation, du rôle des réseaux sociaux dans la polarisation des opinions et de la manière dont l’individualisme moderne façonne notre rapport à l’altérité.
Un épisode puissant qui pousse à la réflexion et à l’introspection.Les questions que l'on traite :
- Qu’est-ce que l’empathie et comment la définir ?- Pourquoi l’empathie est-elle essentielle à notre évolution ?- Quelles espèces animales possèdent également une forme d’empathie ?- Qu’est-ce que la contagion émotionnelle et comment fonctionne-t-elle ?- L’empathie est-elle une capacité innée ou acquise ?- Comment les médias influencent-ils notre perception de certaines populations ?- Pourquoi avons-nous plus d’empathie pour certaines personnes que pour d’autres ?- Peut-on apprendre à être plus empathique ou à contrôler notre empathie ?- En quoi les récits historiques et politiques modèlent-ils notre empathie collective ?- Comment éviter de tomber dans le piège du biais de confirmation ?
Timelaps :
- 00:00 – Introduction et présentation de l’épisode- 01:18 – Définition de l’empathie : un phénomène biologique et social- 02:36 – L’évolution de l’empathie chez l’homme et les animaux- 04:51 – La contagion émotionnelle : pourquoi imitons-nous les émotions des autres ?- 08:09 – Pourquoi n’avons-nous pas tous le même niveau d’empathie ?- 12:11 – L’exemple des nazis et la déshumanisation des groupes- 17:39 – L’influence des médias sur notre perception des autres- 25:33 – L’essentialisation des minorités dans les productions culturelles- 35:25 – Pourquoi avons-nous plus d’empathie pour les victimes que nous voyons ?- 53:19 – Le rôle des journalistes dans la construction de notre empathie- 58:27 – Comment éviter les biais de confirmation ?- 01:00:32 – Trauma et empathie : quel impact ?- 01:02:54 – L’instrumentalisation de l’empathie à des fins politiques- 01:08:00 – Conclusion et réflexions finales
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
- Vlan #108 Pourquoi la culpabilisation écologique ne fonctionne pas? avec Albert Moukheiber (https://audmns.com/KOfUemJ)
- #326 Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 1) (https://audmns.com/BlnwPcX)
97 [BEST OF] Les expérience les plus folles de la physique avec Julien Bobroff
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Julien Bobroff est physicien, chercheur et vulgarisateur scientifique. Il y a quelques années je l'ai reçu sur Vlan et depuis il a décidé de partager sa passion pour la physique sur les réseaux sociaux. Un pari fou ? Peut-être, mais un pari réussi ! Aujourd’hui, avec plus d’un million de followers sur TikTok, Instagram et YouTube, il s’impose comme une référence dans la vulgarisation scientifique. Son secret ? Raconter la science comme une aventure captivante, en deux minutes chrono.
Dans cet épisode, nous plongeons dans son univers fascinant et dans son dernier livre La Physique de l’Extrême, où il explore les phénomènes les plus fous de la science : le froid absolu, les pressions extrêmes, les champs magnétiques démesurés et même la caméra la plus rapide du monde. Autrement dit, les limites ultimes de la physique, celles qui défient notre compréhension du monde.
Au fil de notre échange, nous revenons aussi sur une question centrale : la science a-t-elle besoin d’être déraisonnable pour avancer ? Julien nous explique comment les plus grandes découvertes naissent parfois d’une ambition hors norme, voire d’une forme de folie maîtrisée. Il nous parle aussi du rôle (surestimé) du hasard dans la recherche, et de l’importance d’être ouvert à l’inattendu pour faire progresser la connaissance.
Enfin, il partage son expérience des réseaux sociaux, un univers aux antipodes du monde académique, où chaque concept scientifique doit être condensé en quelques secondes pour capter l’attention. Comment réussir ce pari sans perdre en rigueur ? Pourquoi la vulgarisation est-elle essentielle pour renouveler l’intérêt du grand public pour la science ?
Si vous aimez comprendre le monde sous un nouvel angle et repousser les frontières de la connaissance, cet épisode va vous passionner. Installez-vous confortablement, ouvrez grand vos oreilles… et bienvenue dans la physique de l’extrême !5 Citations marquantes
- La recherche, c’est souvent explorer des territoires inconnus avec une ambition démesurée.- On peut raconter un article scientifique en deux minutes… mais aussi en 200 pages.- Les physiciens sont des schizophrènes : calmes et rationnels, mais obsédés par l'impossible.- Le froid est le seul domaine où l’humain dépasse la nature : nous sommes un milliard de fois meilleurs qu’elle.- La science ne sert pas forcément à quelque chose immédiatement, mais elle agrandit notre compréhension du monde.
10 Questions posées dans l’interview- Pourquoi as-tu décidé de te lancer sur les réseaux sociaux ?- En quoi ton travail sur les réseaux a-t-il influencé ton livre ?- La recherche scientifique doit-elle être déraisonnable pour avancer ?- Quel est le rôle des accidents et du hasard dans les découvertes scientifiques ?- Pourquoi les physiciens semblent-ils si cartésiens alors qu’ils explorent des idées folles ?- Quelle est l’expérience scientifique la plus extrême que tu aies vue ?- Comment une grenouille peut-elle léviter grâce au magnétisme ?- Pourquoi l’être humain est-il meilleur que la nature pour produire du froid extrême ?- À quoi sert la caméra la plus rapide du monde ?- Comment fonctionne un IRM et quel est son lien avec la physique quantique ?Timestamps 00:00 - Introduction & Présentation de Julien Bodroff01:53 - Son succès fulgurant sur TikTok et Instagram03:27 - L’impact des réseaux sur son livre04:57 - Faut-il être fou pour faire avancer la science ?06:14 - Les expériences les plus extrêmes en physique09:45 - La nécessité d’une ouverture d’esprit en science11:29 - L’innovation la plus folle qu’il a rencontrée17:47 - Le diamant, un matériau toujours inégalé23:43 - La lévitation magnétique et l’expérience de la grenouille27:32 - Le fonctionnement d’un IRM et la physique quantique34:05 - L’exploration des températures les plus froides42:34 - Un cryostat dans l’espace : mesurer le fond cosmologique
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #225 Comprendre (simplement) la physique quantique avec Julien Bobroff (https://audmns.com/NHILyGr)
- Vlan #74 La science fiction permet réellement de définir le futur avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/WFkwZGg)
- #327 Apprendre de l'audace d'un chercheur intrépide avec Jean-Claude Weil (https://audmns.com/NAKYazA)
98 [BEST OF] Esther Perel : repenser le couple à l’âge du choix infini
Esther Perel. Si vous vous intéressez aux relations humaines, vous la connaissez forcément. Elle est thérapeute de couple, conférencière, et ses deux livres – L’intelligence érotique et Aimer, je t’aime, je te trompe – sont devenus des références. Son podcast, ses TED Talks (vus plus de 21 millions de fois !) et sa capacité à parler de l’amour avec une intelligence rare font d’elle une voix incontournable. Nous nous connaissons d’ailleurs depuis quelques années, et c’est toujours un plaisir immense d’échanger avec elle.
Dans cet épisode, j’ai voulu comprendre comment nos relations évoluent à l’ère du digital et surtout pourquoi elles semblent à la fois plus libres et plus complexes. Esther pose un regard lucide et parfois dérangeant : nous avons plus de choix que jamais, mais nous nous sentons plus seuls que jamais.
J’ai questionné Esther sur les grands paradoxes modernes :
- Comment concilier le désir d’autonomie avec celui d’appartenance ?- Pourquoi demandons-nous aujourd’hui à une seule personne tout ce qu’une communauté entière nous apportait autrefois ?- Le concept d’âme sœur est-il un mythe qui nous rend malheureux ?- Comment le sexe, passé de reproductif à récréatif, redéfinit notre rapport à la fidélité ?- Et surtout, quel est l’impact du digital – sites de rencontre, smartphones omniprésents – sur notre capacité à être réellement présents à l’autre ?Esther va loin : elle parle de la transformation du couple, devenu un projet basé sur le bonheur individuel plutôt qu’un contrat économique, et de l’immense pression qui en découle. Elle revient aussi sur la question de la masculinité à l’ère du MeToo, expliquant pourquoi les hommes doivent eux aussi réinventer leur rapport à la vulnérabilité.
C’est un échange passionnant, parfois philosophique, toujours concret. Si vous êtes en couple, si vous vous interrogez sur l’amour ou si vous avez simplement envie de mieux comprendre pourquoi nos relations amoureuses semblent si fragiles aujourd’hui, vous allez adorer cette conversation.5 citations marquantes
- La qualité de nos relations détermine la qualité de notre vie, pas seulement nos accomplissements. – Esther Perel- Aujourd’hui, on attend d’une seule personne ce qu’on attendait autrefois de tout un village. – Esther Perel- Le sexe n’est plus seulement quelque chose que l’on fait, c’est devenu quelqu’un que l’on est. – Esther Perel- La monogamie n’est plus une personne pour la vie, mais une personne à la fois. – Esther Perel- Le plus grand luxe aujourd’hui n’est pas le choix, mais l’attention. – Esther Perel10 questions posées- Qu’est-ce qui a vraiment changé dans nos relations ces dernières années ?- Quels sont les grands paradoxes que nous devons gérer dans le couple aujourd’hui ?- L’âme sœur existe-t-elle vraiment ou est-ce un mythe romantique ?- Quel est l’impact du sexe récréatif sur la fidélité et le couple moderne ?- Pourquoi le bonheur est-il devenu la nouvelle base du couple ?- Quel est l’impact du digital et des sites de rencontre sur les relations amoureuses ?- Pourquoi nous sentons-nous souvent seuls, même dans un couple, à cause des smartphones ?- Quels rituels peut-on mettre en place pour recréer de la connexion dans le couple ?- Que penses-tu du féminisme actuel et de l’impact du MeToo sur les relations homme-femme ?- Pourquoi les hommes doivent-ils aussi repenser leur rapport à la masculinité et à la vulnérabilité ?Timestamps clés - 00:00 – Introduction & présentation d’Esther Perel- 01:30 – Qu’est-ce qui a changé dans nos relations modernes ?- 03:10 – Les paradoxes du couple aujourd’hui : autonomie vs loyauté- 05:00 – Pourquoi on demande tout à une seule personne aujourd’hui- 06:40 – Le mythe de l’âme sœur et la pression du choix infini- 09:10 – Du sexe reproductif au sexe récréatif : quelles implications ?- 14:20 – La monogamie revisitée et la quête du bonheur dans le couple- 16:30 – L’impact du digital sur nos relations et la solitude moderne- 22:40 – Les rituels pour retrouver de la connexion dans le couple- 27:30 – Masculinité, féminisme et redéfinition des rôles- 35:05 – Le Vlan d’Esther : claquer la porte aux modèles relationnels figés
99 #358 Et si les algo ne voulaient pas ton bonheur amoureux? Avec Aurélie Jean (partie 2)
Aurélie Jean, docteure en sciences et spécialiste des algorithmes. C’est avant tout une amie très proche, une femme brillante et entière avec qui j’ai eu la chance d’avoir déjà partagé trois conversations passionnantes sur ce podcast. Et à chaque fois, c’est un plaisir renouvelé, une vraie richesse de pouvoir plonger avec elle dans des sujets complexes, d’en parler avec honnêteté, humour et profondeur. Aurélie est docteure en sciences, experte en modélisation algorithmique, et autrice de plusieurs ouvrages percutants. Dans son dernier livre, Le code à changer – Amour et sexualité au temps des algorithmes, elle nous invite à repenser nos relations à travers le prisme des technologies.
Dans cet épisode, nous abordons ensemble un sujet que je creuse depuis longtemps, parce qu’il me touche profondément : l’amour à l’ère numérique. Nous avons tous – ou presque – testé les applications de rencontre, souvent avec plus de désillusions que de succès. Mais au-delà des anecdotes, c’est une réflexion bien plus large que je voulais avoir avec Aurélie : comment les algorithmes influencent-ils nos désirs, nos choix, notre manière de nous attacher… ou de nous détacher ?
J’ai questionné Aurélie sur les biais cognitifs renforcés par ces plateformes, sur l’illusion de liberté qu’elles nous vendent, sur cette tentation de consommer l’autre plutôt que de le rencontrer. Elle parle de cristallisation des sentiments, de stéréotypes genrés, de patriarcat intériorisé… mais aussi de solitude dans un monde hyperconnecté, de l’indépendance que certaines femmes revendiquent et que beaucoup d’hommes ont encore du mal à accueillir. On a même parlé de LinkedIn – oui, LinkedIn – comme un espace possible de rencontre.
Ce que j’aime dans ma relation avec Aurélie, c’est qu’on peut tout se dire. On se bouscule, on rit, on doute, on partage nos expériences personnelles sans filtre. Et c’est justement ce que vous allez entendre dans cette conversation : un échange intime et sincère entre deux personnes qui se connaissent bien, qui s’estiment profondément, et qui cherchent ensemble à comprendre ce que signifie aimer en 2025.
Si vous vous demandez pourquoi c’est parfois si compliqué de se rencontrer aujourd’hui, si vous cherchez à mieux comprendre le rôle des technologies dans vos relations, ou si vous êtes tout simplement curieux d’une discussion riche et humaine… alors cet épisode est pour vous.
5 citations marquantes- « Les algorithmes ne sont ni sexistes ni racistes, ils ne font que révéler ce que nous sommes déjà. »- « Sur les apps, on cristallise, on décristallise, puis on recommence. C’est un grand huit émotionnel. »- « Les femmes sont à la fois victimes et porte-drapeaux du patriarcat. »- « On ne devrait pas appeler ça des apps de rencontre, mais des apps de mise en relation. »- « L’amour, ce n’est pas rencontrer la bonne personne, c’est faire le travail de la relation. »10 questions structurées posées- Pourquoi commencer ton livre par une rupture ?- Quel a été le déclic pour écrire sur l’amour et les algorithmes ?- En quoi les algorithmes influencent-ils notre manière de rencontrer l’autre ?- Les apps renforcent-elles ou réduisent-elles la mixité sociale ?- Comment expliques-tu la discrimination envers certains profils ?- Que révèlent nos comportements numériques sur nos biais inconscients ?- Les femmes aussi doivent-elles se déconstruire ?- Pourquoi tant d’hommes ont encore du mal avec l’indépendance féminine ?- Peut-on encore draguer dans la vraie vie ?- Les apps nous aident-elles vraiment à aimer ?Timestamps clés (optimisé YouTube)- 00:00 – Introduction : Pourquoi ce sujet me touche personnellement- 01:30 – Présentation d’Aurélie Jean, amie proche et déjà trois fois invitée- 03:00 – Le point de départ du livre : une rupture et un changement de monde- 06:00 – La cristallisation selon Stendhal et son application aux apps de rencontre- 10:00 – Le fonctionnement des algorithmes et la création de bulles sociales- 15:00 – Discriminations raciales et sexisme révélés par les technologies- 20:00 – Le patriarcat intériorisé par les femmes elles-mêmes- 25:00 – La marchandisation des relations et les dérives consuméristes- 30:00 – LinkedIn comme espace de rencontre inattendu- 35:00 – The One : mythe ou réalité ?- 40:00 – Les biais intégrés dans les algorithmes et leurs conséquences
Suggestion d'épisode à écouter : #359 Et si les algo ne voulaient pas ton bonheur amoureux? Avec Aurélie Jean (partie 1) (https://audmns.com/wrxTeni)
100 #359 Et si les algo ne voulaient pas ton bonheur amoureux? Avec Aurélie Jean (partie 1)
Aurélie Jean, docteure en sciences et spécialiste des algorithmes. C’est avant tout une amie très proche, une femme brillante et entière avec qui j’ai eu la chance d’avoir déjà partagé trois conversations passionnantes sur ce podcast. Et à chaque fois, c’est un plaisir renouvelé, une vraie richesse de pouvoir plonger avec elle dans des sujets complexes, d’en parler avec honnêteté, humour et profondeur. Aurélie est docteure en sciences, experte en modélisation algorithmique, et autrice de plusieurs ouvrages percutants. Dans son dernier livre, Le code à changer – Amour et sexualité au temps des algorithmes, elle nous invite à repenser nos relations à travers le prisme des technologies.
Dans cet épisode, nous abordons ensemble un sujet que je creuse depuis longtemps, parce qu’il me touche profondément : l’amour à l’ère numérique. Nous avons tous – ou presque – testé les applications de rencontre, souvent avec plus de désillusions que de succès. Mais au-delà des anecdotes, c’est une réflexion bien plus large que je voulais avoir avec Aurélie : comment les algorithmes influencent-ils nos désirs, nos choix, notre manière de nous attacher… ou de nous détacher ?
J’ai questionné Aurélie sur les biais cognitifs renforcés par ces plateformes, sur l’illusion de liberté qu’elles nous vendent, sur cette tentation de consommer l’autre plutôt que de le rencontrer. Elle parle de cristallisation des sentiments, de stéréotypes genrés, de patriarcat intériorisé… mais aussi de solitude dans un monde hyperconnecté, de l’indépendance que certaines femmes revendiquent et que beaucoup d’hommes ont encore du mal à accueillir. On a même parlé de LinkedIn – oui, LinkedIn – comme un espace possible de rencontre.
Ce que j’aime dans ma relation avec Aurélie, c’est qu’on peut tout se dire. On se bouscule, on rit, on doute, on partage nos expériences personnelles sans filtre. Et c’est justement ce que vous allez entendre dans cette conversation : un échange intime et sincère entre deux personnes qui se connaissent bien, qui s’estiment profondément, et qui cherchent ensemble à comprendre ce que signifie aimer en 2025.
Si vous vous demandez pourquoi c’est parfois si compliqué de se rencontrer aujourd’hui, si vous cherchez à mieux comprendre le rôle des technologies dans vos relations, ou si vous êtes tout simplement curieux d’une discussion riche et humaine… alors cet épisode est pour vous.
5 citations marquantes- « Les algorithmes ne sont ni sexistes ni racistes, ils ne font que révéler ce que nous sommes déjà. »- « Sur les apps, on cristallise, on décristallise, puis on recommence. C’est un grand huit émotionnel. »- « Les femmes sont à la fois victimes et porte-drapeaux du patriarcat. »- « On ne devrait pas appeler ça des apps de rencontre, mais des apps de mise en relation. »- « L’amour, ce n’est pas rencontrer la bonne personne, c’est faire le travail de la relation. »10 questions structurées posées- Pourquoi commencer ton livre par une rupture ?- Quel a été le déclic pour écrire sur l’amour et les algorithmes ?- En quoi les algorithmes influencent-ils notre manière de rencontrer l’autre ?- Les apps renforcent-elles ou réduisent-elles la mixité sociale ?- Comment expliques-tu la discrimination envers certains profils ?- Que révèlent nos comportements numériques sur nos biais inconscients ?- Les femmes aussi doivent-elles se déconstruire ?- Pourquoi tant d’hommes ont encore du mal avec l’indépendance féminine ?- Peut-on encore draguer dans la vraie vie ?- Les apps nous aident-elles vraiment à aimer ?Timestamps clés (optimisé YouTube)- 00:00 – Introduction : Pourquoi ce sujet me touche personnellement- 01:30 – Présentation d’Aurélie Jean, amie proche et déjà trois fois invitée- 03:00 – Le point de départ du livre : une rupture et un changement de monde- 06:00 – La cristallisation selon Stendhal et son application aux apps de rencontre- 10:00 – Le fonctionnement des algorithmes et la création de bulles sociales- 15:00 – Discriminations raciales et sexisme révélés par les technologies- 20:00 – Le patriarcat intériorisé par les femmes elles-mêmes- 25:00 – La marchandisation des relations et les dérives consuméristes- 30:00 – LinkedIn comme espace de rencontre inattendu- 35:00 – The One : mythe ou réalité ?- 40:00 – Les biais intégrés dans les algorithmes et leurs conséquences
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #40 Les relations amoureuses à l’ère digitale avec Esther Perel (https://audmns.com/FGuIRnh)
- [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1) (https://audmns.com/jiDhQhD)
- #324 Une Intelligence Artificielle comme amoureux? La réalité depasse la fiction avec Naomi Roth (https://audmns.com/tONiUZI)
101 [SOLO] Le piège du désir prêt à consommer
Ceci est une lecture améliorée de ma newsletter : Il y a quelques semaines, je me suis surpris à rêver d’acheter un tapis de marche. Assis devant mon écran, je comparais les modèles, je regardais les différentes options (pliables ou pas), comparais les prix. Mais si je suis vraiment sincère avec moi-même, j’ai vu ce tapis de marche chez une amie, je parle beaucoup de mouvement avec mon ami Alex...Si je vous demande ce que vous désirez, vous allez répondre une chose ou une autre.Mais que désirez-vous vraiment ?Combien de fois avez-vous désiré quelque chose parce que votre collègue, votre beau-frère ou cette personne sur Instagram le possédait ? Il peut basiquement s’agir d’un objet mais cela peut aussi être une envie de couple, de vacances, d’enfants ou simplement d’un chien...Trop souvent on désire des « choses » pour combler un vide qui n'avait rien à voir avec l’objet de la convoitise. Combien de fois avez-vous cru vouloir quelque chose alors qu'en réalité, vous ne faisiez que singer les désirs des autres ? Mais surtout combien de fois avez-vous ressenti le vide après avoir acquis l’objet en question.
Si ces questions vous dérangent, c'est normal. Elles remettent en cause l’une des illusions les plus tenace de notre époque individualiste : celle que nos désirs nous appartiennent.Qu'ils jaillissent spontanément de notre être le plus authentique. Qu'ils sont le reflet de notre personnalité unique et singulière. Mensonge.
Dans cet épisode solo j’explore sans fard ce qui motive nos choix. À travers l’exemple anodin d’un tapis de marche ou d’une montre connectée, je remonte le fil de mes envies. Pourquoi désirons-nous ? D’où viennent ces pulsions ? Et surtout : à qui appartiennent-elles vraiment ?
J’ai convoqué René Girard, Bourdieu, Spinoza ou encore Clouscard, mais aussi mes propres expériences – de mes années d’ascension sociale à mes doutes de quadragénaire sur Instagram. J’y parle de capitalisme, de développement personnel, d’authenticité performative, mais aussi de spiritualité.
J’ai voulu écrire cette épisode comme une boussole pour moi-même – et peut-être pour vous – dans un monde qui ne cesse de nous souffler quoi vouloir.
5 citations marquantes- « Nos désirs ont appris à mentir mieux que nous. »- « Le désir est l’essence de l’homme, mais il peut aussi être sa prison. »- « L’authenticité est devenue un produit de consommation comme un autre. »- « Nous courons après des désirs qui ne sont pas les nôtres. »- « Désirer ce que l’on a déjà, c’est peut-être ça la vraie liberté. »10 questions structurées posées (ou implicites)- Qu’est-ce que je désire vraiment ?- Pourquoi ai-je envie de tel objet ou telle expérience ?- Mes désirs sont-ils vraiment les miens ou ceux des autres ?- Pourquoi continue-t-on de courir après des choses qui nous laissent vides ?- Quelle est la différence entre plaisir immédiat et joie profonde ?- Pourquoi les désirs des adultes sont-ils parfois plus pernicieux que ceux des jeunes ?- Quel rôle joue notre classe sociale dans la fabrication de nos désirs ?- Comment savoir si un désir est authentique ?- Pourquoi l’industrie du développement personnel ne nous aide-t-elle pas à mieux nous connaître ?- Comment orienter nos désirs plutôt que les subir ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction : le tapis de marche et l’origine du désir- 04:30 – Le grand mensonge du désir autonome- 10:00 – L’âge adulte et ses désirs déguisés- 15:40 – L’illusion de la réussite et de l’accumulation- 20:10 – Le piège du mimétisme selon René Girard- 25:00 – Clouscard, Bourdieu et la fabrique sociale des envies- 30:00 – Désir, insatiabilité et dopamine- 35:20 – L’obsession moderne de l’authenticité- 40:45 – Mes 5 critères pour reconnaître un vrai désir- 48:00 – Vers un art du désir conscient et libérateur
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse (https://audmns.com/UouEwvn)
- Vlan #51 (VF) Hacker votre cerveau pour être heureux avec Mo Gawdat (https://audmns.com/vPjaTsU)
- [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance (https://audmns.com/YGGCTKa)
102 #358 Raphaël Quenard & Charles Pépin : la solitude comme force vitale - confidences croisées
Raphaël Quenard est comédien, scénariste et désormais réalisateur avec son film I Love Peru. Charles Pépin est philosophe et auteur du livre Vivre avec son passé. Cet épisode est le fruit d'une rencontre entre moi et Amaury de breakbuild que je remercie vivement
Dans un monde tellement polarisé, j'ai eu envie de créer des ponts entre des personnes qui ne se connaissent et que rien ne relie à priori.J'ai démandé à Raphael, un sujet qui l'intéressait particulièrement et il m'a parlé de solitude, j'ai donc décidé de le mettre face à Charles.Dans cet épisode de Vlan, j’ai réuni ces deux personnalités singulières pour parler d’un thème qui me touche profondément : la solitude. Que ce soit dans la création, l’amour ou la philosophie, la solitude nous traverse tous. Mais chacun en fait une expérience radicalement différente.
Avec Raphaël, nous avons évoqué la solitude de l’artiste, celle que l’on choisit et qui devient source de puissance créative. Il revient sur le processus de création de son film, réalisé dans le chaos, le flou, et pourtant porteur d’une vérité sensible rare. Il parle aussi, avec beaucoup de sincérité, du deuil amoureux qui a nourri ce projet, de cette fracture intime qui nous laisse souvent sans voix.
Charles, lui, éclaire nos échanges de sa pensée précise et lumineuse. Il nous rappelle combien la solitude est un royaume, traversé de moments sublimes et d’autres, plus sombres, où l’on doute, où l’on cherche. Il parle aussi de la solitude morale, celle face à sa conscience, et de celle du politique, seul face au réel.
J’ai voulu faire de cet épisode un espace de rencontre, de réflexion, presque une parenthèse où l’on peut penser autrement notre rapport à la création, à la norme, à la marginalité. Avec humour, profondeur et parfois même une forme de poésie, Charles et Raphaël se rejoignent là où l’on ne les attendait pas toujours.
Dans cet épisode, nous parlons aussi de rupture amoureuse, de docu-fiction, de la souffrance de ne pas comprendre pourquoi l’on est quitté, et de ce que cela dit de nous. J’ai partagé mon propre vécu, mon « kit de secours pour cœur brisé », et cela a nourri une conversation vraie, sans détour.
Citations marquantes- « La solitude, je la traque. Elle me connecte à mon cerveau reptilien. » — Raphaël Quenard- « Quand tu écris, tu es seul, mais c’est parfois la plus grande des joies. » — Charles Pépin- « On n’est pas éduqués à comprendre qu’il n’y a rien à comprendre. » — Raphaël Quenard- « Être singulier, c’est être seul à être soi. » — Charles Pépin- « L’amour, c’est la plus inestimable des drogues. Et la plus destructrice. » — Raphaël Quenard- 10 questions structurées posées dans l’interview- Quel lien faites-vous entre solitude et processus de création ?- Est-ce que la solitude est une souffrance ou une ressource pour vous ?- Comment vivez-vous la reconnaissance après une période d’écriture solitaire ?- Peut-on être seul même entouré ?- Qu’est-ce que la notoriété change à la solitude ?- Quel rôle joue la solitude dans la conscience morale ?- Pourquoi avoir choisi de parler d’amour dans ce film ?- Quelle est la place du deuil amoureux dans la création artistique ?- Est-il possible d’être ami avec ses ex ou d’aimer sans fusionner ?- La rupture amicale est-elle plus douloureuse que la rupture amoureuse ?Timestamps clés pour YouTube- 00:01 – Introduction : rencontre entre Raphaël Quenard et Charles Pépin- 01:00 – La solitude de l’écrivain et du créateur- 05:00 – Processus d’écriture, manque d’inspiration et discipline- 09:00 – Solitude choisie vs isolement subi- 12:30 – La marginalité comme puissance créative- 18:00 – La solitude de la célébrité- 22:30 – Création du film I Love Peru : chaos et docu-fiction- 26:30 – Le montage comme acte psychanalytique- 30:00 – La solitude du politique et la confrontation au réel- 34:00 – Le deuil amoureux, un déclencheur créatif- 39:00 – L’amour durable et les promesses impossibles- 44:00 – Fiction et documentaire : trouver le naturel dans le film- 46:00 – Rupture amicale : douleur silencieuse- 48:00 – L’amour platonique : un contresens courant- 50:00 – Est-il possible de désirer l’autre après 40 ans ?
103 [MOMENT] Transformer la violence de la société actuelle par le soin avec Marie Robert
Marie Robert, philosophe et autrice, partage dans cet extrait d'un épisode de 2021 une réflexion profonde et douce sur la manière dont nous pouvons traverser les crises personnelles et collectives. Elle est notamment connue pour ses ouvrages accessibles et engagés, comme Kant tu ne sais plus quoi faire... il reste la philo.
Dans cet épisode, nous parlons du soin – de soi d'abord, puis des autres – comme fondement d'une société plus apaisée. J'ai questionné Marie sur la place de la philosophie aujourd’hui, sur son utilité face à la violence du monde, et sur la manière de s’en nourrir pour mieux comprendre et transformer notre quotidien. Ensemble, nous avons déconstruit les habitudes, exploré l’importance du questionnement, et réfléchi à ce que signifie véritablement prendre soin. Un échange profond, teinté de bienveillance et de lucidité, pour s’offrir une respiration dans un monde qui court.
5 citations marquantes
- Prendre soin de soi, ce n’est pas un caprice, c’est une nécessité fondamentale.- La philosophie permet de traverser la violence du monde sans forcément y trouver des réponses, mais en posant les bonnes questions.- On ne peut pas prendre soin des autres si on ne prend pas soin de soi.- Il n’y a pas une réponse absolue, mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas agir.- Se questionner, c’est aussi s’émerveiller.10 questions posées dans l’interview- Est-ce que se porter du soin, ce n’est pas aussi penser le monde ?- Est-ce que la philosophie peut aider à traverser cette période de violence ?- Y a-t-il des lectures, des citations qui aident à se soulager ?- Comment faire pour déplier une idée à partir d’un texte ou d’une citation ?- Que demande ce travail de questionnement ?- La violence actuelle est-elle liée à une perte de structuration ?- Est-ce que la philosophie peut être réconfortante ?- Pourquoi est-ce frustrant pour certains qu’il n’y ait pas de réponse en philo ?- Comment initier les enfants à la philosophie ?- À quoi veux-tu ouvrir ou claquer la porte pour ce début d’année ? Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction au soin de soi et des autres- 01:28 – La philosophie comme réponse à la violence du monde- 03:10 – Les dialogues de Platon et l’importance du dialogue- 05:11 – Comment apprendre à se questionner ?- 06:48 – Déconstruction des automatismes- 07:48 – La nostalgie des structurations anciennes (Steiner)- 09:00 – Le vertige de l’absence d’absolu- 10:17 – La philo comme accompagnement réconfortant- 12:40 – Travailler sur soi pour traverser la crise- 14:09 – Ouvrir et fermer des portes pour cette nouvelle année
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn)
- #271 Violences policières: autopsie d'une institution avec Mikael Corre (https://audmns.com/DGGYSok)
- Vlan #122 Les violences faîtes aux femmes sont l'affaire de tout.e.s, avec Ghada Hatem Gantzer. (https://audmns.com/OyVXfoW)
104 #357 Eduquer nos enfants à l'ère de l'intelligence articificielle avec Mathilde Cérioli (partie 2)
Mathilde Cerioli est psychologue & neuroscientifique spécialisée sur l’enfance, et cofondatrice de Everyone.ai, une startup qui explore l’intersection entre intelligence artificielle, développement de l’enfant et accompagnement éducatif. Ce qu’elle partage est essentiel et questionne beaucoup de parents, de professeurs et globalement un peu tout le monde.
Dans cet épisode, nous abordons un sujet aussi fascinant qu’inquiétant : l’impact de l’intelligence artificielle sur les enfants, ces humains en devenir dont le cerveau reste en construction jusqu’à l’âge de 25 ans. Ce chiffre m’a d’ailleurs profondément surpris – et a donné une autre ampleur à notre discussion.
J’ai invité Mathilde parce que son regard est unique : ancré dans la science, mais aussi profondément humaniste. Ensemble, nous avons parlé de la plasticité cérébrale, des risques d’une surexposition aux écrans, et des interactions déshumanisées avec des IA comme Child GPT. Mais aussi des modèles éducatifs trop technologiques qui risquent d’abîmer le lien adulte-enfant.
Nous avons évoqué la manière dont nos peurs parentales peuvent devenir des prophéties autoréalisatrices, la nécessité de concevoir des technologies à hauteur d’enfant, et surtout comment l’IA peut être mise au service d’un accompagnement plus respectueux de chaque étape du développement humain.
Ce fut une conversation riche, nuancée, parfois inconfortable, mais nécessaire. Si comme moi, vous pensez que la manière dont on traite les enfants dit tout de la société qu’on construit, alors vous êtes au bon endroit. Bonne écoute !
5 citations marquantes :- « Un enfant, au sens du développement cérébral, c’est une personne de 0 à 25 ans. »- « On est meilleur pour protéger nos enfants que pour se protéger nous-mêmes. »- « L’IA peut créer des relations sans friction, mais ce n’est pas une relation humaine. »- « Les émotions, ce n’est pas rationnel – c’est subjectif, surtout chez les adolescents. »- « Si on veut que les enfants développent leur esprit critique, on doit valoriser le processus, pas le résultat. »10 questions structurées posées dans l'interview :- Pourquoi as-tu cofondé Everyone.ai ?- Quel est le lien entre intelligence artificielle et développement de l’enfant ?- Le néolibéralisme est-il compatible avec l’éthique dans la tech ?- Est-il vrai que les dirigeants de la tech interdisent les écrans à leurs enfants ?- Qu’est-ce qu’un enfant, d’un point de vue neuroscientifique ?- Quels sont les risques d’une IA qui simule des interactions humaines avec les enfants ?- Pourquoi les adolescents sont-ils particulièrement vulnérables aux IA conversationnelles ?- Peut-on vraiment apprendre efficacement sans écrire soi-même ?- Quelles sont tes principales craintes vis-à-vis de l’IA et des enfants ?- Quels conseils donnerais-tu aux parents pour favoriser l’apprentissage réel face à l’IA ?Timestamps clés pour YouTube :- 00:00 Introduction et sujet de l’épisode- 03:50 Présentation de Everyone.ai- 07:00 Les modèles économiques contre l’éthique- 10:30 L’impact de l’IA sur les enfants- 14:00 Développement cérébral jusqu’à 25 ans- 20:00 Frustration, solitude et rôle des parents- 27:00 Risques des IA émotionnelles avec les enfants- 35:00 Adolescence et vulnérabilité aux IA- 42:00 Addiction émotionnelle et témoignages- 50:00 Processus vs. résultat dans l’apprentissage- 54:00 Apprentissage intrinsèque et éducation
105 #357 Eduquer nos enfants à l'ère de l'intelligence artificielle avec Mathilde Cerioli (partie 1)
Mathilde Cerioli est psychologue & neuroscientifique spécialisée sur l’enfance, et cofondatrice de Everyone.ai, une startup qui explore l’intersection entre intelligence artificielle, développement de l’enfant et accompagnement éducatif. Ce qu’elle partage est essentiel et questionne beaucoup de parents, de professeurs et globalement un peu tout le monde.
Dans cet épisode, nous abordons un sujet aussi fascinant qu’inquiétant : l’impact de l’intelligence artificielle sur les enfants, ces humains en devenir dont le cerveau reste en construction jusqu’à l’âge de 25 ans. Ce chiffre m’a d’ailleurs profondément surpris – et a donné une autre ampleur à notre discussion.
J’ai invité Mathilde parce que son regard est unique : ancré dans la science, mais aussi profondément humaniste. Ensemble, nous avons parlé de la plasticité cérébrale, des risques d’une surexposition aux écrans, et des interactions déshumanisées avec des IA comme Child GPT. Mais aussi des modèles éducatifs trop technologiques qui risquent d’abîmer le lien adulte-enfant.
Nous avons évoqué la manière dont nos peurs parentales peuvent devenir des prophéties autoréalisatrices, la nécessité de concevoir des technologies à hauteur d’enfant, et surtout comment l’IA peut être mise au service d’un accompagnement plus respectueux de chaque étape du développement humain.
Ce fut une conversation riche, nuancée, parfois inconfortable, mais nécessaire. Si comme moi, vous pensez que la manière dont on traite les enfants dit tout de la société qu’on construit, alors vous êtes au bon endroit. Bonne écoute !
5 citations marquantes :- « Un enfant, au sens du développement cérébral, c’est une personne de 0 à 25 ans. »- « On est meilleur pour protéger nos enfants que pour se protéger nous-mêmes. »- « L’IA peut créer des relations sans friction, mais ce n’est pas une relation humaine. »- « Les émotions, ce n’est pas rationnel – c’est subjectif, surtout chez les adolescents. »- « Si on veut que les enfants développent leur esprit critique, on doit valoriser le processus, pas le résultat. »10 questions structurées posées dans l'interview :- Pourquoi as-tu cofondé Everyone.ai ?- Quel est le lien entre intelligence artificielle et développement de l’enfant ?- Le néolibéralisme est-il compatible avec l’éthique dans la tech ?- Est-il vrai que les dirigeants de la tech interdisent les écrans à leurs enfants ?- Qu’est-ce qu’un enfant, d’un point de vue neuroscientifique ?- Quels sont les risques d’une IA qui simule des interactions humaines avec les enfants ?- Pourquoi les adolescents sont-ils particulièrement vulnérables aux IA conversationnelles ?- Peut-on vraiment apprendre efficacement sans écrire soi-même ?- Quelles sont tes principales craintes vis-à-vis de l’IA et des enfants ?- Quels conseils donnerais-tu aux parents pour favoriser l’apprentissage réel face à l’IA ?Timestamps clés pour YouTube :- 00:00 Introduction et sujet de l’épisode- 03:50 Présentation de Everyone.ai- 07:00 Les modèles économiques contre l’éthique- 10:30 L’impact de l’IA sur les enfants- 14:00 Développement cérébral jusqu’à 25 ans- 20:00 Frustration, solitude et rôle des parents- 27:00 Risques des IA émotionnelles avec les enfants- 35:00 Adolescence et vulnérabilité aux IA- 42:00 Addiction émotionnelle et témoignages- 50:00 Processus vs. résultat dans l’apprentissage- 54:00 Apprentissage intrinsèque et éducation
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
- Vlan #98 Comment développer l'intelligence émotionnelle de vos enfants avec Catherine Gueguen (https://audmns.com/iZejiEp)
- Vlan #102 Comment éduquer ses enfants dans ce monde complexe avec Joel de Rosnay et Aurélie Jean (https://audmns.com/zuEyWzI)
106 [SOLO] Atrophie sociale : anatomie d'une manipulation de masse
Cette newsletter va vous choquer car vous pensez savoir et vous allez réaliser que non. Notre téléphone est ce que nous touchons le plus dans notre vie avant même le corps de nos enfants ou de notre partenaire. Nous vivons une épidémie silencieuse d'addiction technologique, et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire, ce n'est pas de notre faute.Et voici mon tedx : https://www.youtube.com/watch?v=Vhzd2fPtduE&t=18s&pp=ygUJcG91eSB0ZWR4
En 2014, il y a 11 ans, ma petite amie de l'époque m'offrait un livre intitulé « Se débrancher chaque jour pour une meilleure vie ».C'est à peu près à cette même époque que je lisais Eli Pariser et sa bulle de filtre.Bref, cela fait longtemps que j'ai un souci avec les écrans, et c'est évidemment lié à ma nature curieuse mais aussi à mon travail de créateur de contenus par définition (ou au moins, c’est l’excuse que je me trouve).
Dix ans plus tard, force est de constater que le problème ne s'est pas arrangé. Bien au contraire. Il s'est développé, infiltrant chaque recoin de mon quotidien avec une efficacité terrifiante.Et les études me prouvent que c’est sans doute pareil pour vous.
Le sentiment partagé d'une difficulté à s'en libérer est bien réel mais ce n'est pas un manque de volonté individuelle, mais un problème systémique et culturel, intentionnellement conçu.
Comme me le rappelle Johann Hari, que j'ai eu la chance de recevoir récemment sur Vlan!, notre attention a été volée. Les réseaux sociaux sont délibérément conçus pour nous rendre complètement addicts.
Parce que je suis de bonne volonté et que regarder les heures perdues sur ces réseaux m’effraient, je me suis mis une limite de temps et après 30 minutes quand je vais sur Instagram, LinkedIn ou TikTok, j'ai ce petit message qui me rappelle que « non Greg, c'est pas bien ».Ça me donne une illusion de contrôle, c'est bien mais inutile en réalité, je le passe d’un mouvement de pouce rapide et ferme.Comme tout le monde, je me suis fait manipuler.
Je ne sais pas vous, mais je trouve ça frustrant de le savoir, de comprendre un peu près les impacts - et pourtant de ne pas réussir à reprendre le contrôle. Je n'aime pas cette « faiblesse » que j'observe chez moi.
C'est terrible parce que je me vois faire et je peste parce que c'est plus fort que moi.Cette newsletter, c'est ma tentative de comprendre pourquoi nous en sommes arrivés là, et surtout, comment nous pouvons nous en sortir - collectivement.
Car il ne s'agit pas que de notre addiction compulsive à notre smartphone et de plus en plus à l'IA, mais de l'impact que cela peut avoir sur notre cerveau, notre Q.I., notre Q.E., notre capacité à réfléchir avec une pensée critique et à fonctionner avec d'autres.
Après cette newsletter, vous allez vous observer vos usages de manière différente.La psychotherapeute Esther Perel parle d'une « atrophie sociale » - l'atrophie dans le corps, c'est quand un muscle n'est pas assez utilisé, alors il disparaît.ll semblerait qu'il se passe la même chose pour nous et qu’en réalité, cela va beaucoup plus loin que ça.
Ne vous attendez pas à ce que je vous dise de faire çi ou ça ou que je sois vent debout contre les technologies.Je suis - vous l'aurez compris –un usager frénétique de mon mobile et de l'IA. Je serai donc mal placé pour vous donner des conseils que je ne mets moi-même pas en place ou vous dire que la technologie c’est mal.Néanmoins, je vais partager avec vous les pare-feux que j'essaie de mettre en place pour me prémunir de tout ce que je vais vous expliquer. C’est plus qu’urgent !
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [HORS-SERIE] Ce qu'on ne vous dit pas sur la guerre de l'attention? avec Yohann Hari (https://audmns.com/vgnINJm)
- [Hors-serie] Rewire your dopamine system with Anna Lembke (https://audmns.com/DLjKIPL)
- Vlan #40 Les relations amoureuses à l’ère digitale avec Esther Perel (https://audmns.com/FGuIRnh)
107 #356 Le hasard existe-t-il vraiment? Avec le Précepteur
Charles Robin est philosophe et créateur de la chaîne YouTube « Le Précepteur », qui réunit aujourd’hui plus d’un million d’abonnés. Il s'est dernièrement intéressé à une thématique aussi fascinante que complexe : le hasard. C’est donc tout naturellement que j’ai eu envie de l’inviter pour plonger dans cette notion que nous utilisons tous, parfois à tort, souvent avec mystère.
Dans cet épisode, nous nous interrogeons ensemble : est-ce que le hasard existe vraiment ? Ou est-ce simplement un mot que nous utilisons pour désigner ce que nous ne comprenons pas ?
Charles, avec son approche pédagogique et nuancée, nous entraîne sur les traces de Spinoza, Sartre, Jung et d’autres penseurs majeurs pour explorer le déterminisme, la liberté, le sens et nos conditionnements, aussi bien sociaux que biologiques.
J’ai voulu comprendre avec lui si donner du sens à une coïncidence était un acte rationnel ou une nécessité psychologique.
Nous avons parlé de synchronicités, de loi de l’attraction, de spiritualité, mais aussi du besoin très humain de croire que certaines choses sont destinées. Car au fond, dans un monde incertain et parfois brutal, n’est-ce pas réconfortant de penser que les signes existent pour nous guider ?
Avec beaucoup de sincérité, Charles partage aussi son parcours : comment il a commencé à publier des vidéos de philo à une heure du matin, sans plan de carrière, juste porté par une envie de transmettre. Il parle de ses inspirations, de ses lectures, de ce que la philosophie peut nous apporter dans nos vies très concrètes, à travers nos relations amoureuses, nos colères en voiture ou nos moments d’échec.
Ce que j’ai particulièrement aimé dans cette discussion, c’est cette manière de ramener la pensée philosophique dans notre quotidien, avec simplicité et honnêteté. Nous avons aussi exploré des sujets qui me sont chers : la liberté réelle (ou illusoire), la responsabilité individuelle, le regard que l’on porte sur soi et sur les autres, et cette capacité à prendre du recul, à observer nos propres conditionnements pour mieux avancer.
Un échange dense, humain, et profondément inspirant. À écouter si vous vous êtes déjà demandé pourquoi certaines choses vous arrivent, ou si vous voulez simplement apprendre à mieux comprendre votre propre façon de voir le monde.
Citations marquantes- On ne se croit libre que parce qu’on ignore qu’on est déterminé. — Charles Robin- Prendre les choses personnellement, c’est croire que l’autre agit contre nous. — Charles Robin- Le fatalisme, c’est attendre que le destin fasse à notre place. — Charles Robin- L’émotion, c’est le mouvement de l’âme. — Charles Robin- La liberté, c’est ce moment d’inconfort où tu dois choisir. — Charles RobinLes grandes questions posées - Pourquoi avoir choisi le thème du hasard pour ton TED Talk ?- Quelle est la vision de Spinoza sur le hasard ?- Peut-on vraiment être libre si tout est déterminé ?- En quoi la spiritualité et l’ésotérisme peuvent-ils mener à la philosophie ?- Est-ce que prendre les choses personnellement est une erreur ?- Peut-on forcer le destin ?- Quelle différence fais-tu entre déterminisme et fatalisme ?- L’amour est-il un terrain privilégié pour comprendre nos conditionnements ?- Comment es-tu venu à faire de la philosophie sur YouTube ?- Est-ce que donner du sens au hasard est vital pour les humains ?Timestamps YouTube- 00:00 – Introduction sur le hasard et la loi de l’attraction- 01:21 – Rencontre avec Charles Robin, aka Le Précepteur- 03:00 – Pourquoi choisir le hasard comme thème de vulgarisation ?- 05:30 – Synchronicités, clins d’œil de la nature et perception- 08:40 – Spinoza : le hasard comme ignorance des causes- 11:00 – Liberté, déterminisme et responsabilité selon Spinoza- 17:00 – Les Accords Toltèques et la rationalisation des émotions- 23:00 – Conditionnements biologiques et sociaux- 29:00 – L'impact des biais cognitifs sur notre perception- 35:00 – L’émotion : expression du mouvement intérieur- 38:00 – Le déterminisme comme participation au réel- 45:00 – Perception sélective et réalité subjective- 52:00 – Science, croyance et besoin de sens- 56:00 – Origine de la chaîne YouTube Le Précepteur
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #277 Le pouvoir de la mémoire : vivre avec son passé pour avancer avec Charles Pepin (https://audmns.com/kymWSYh)
- #160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn)
- [BEST-OF] Comment ne pas être esclave de la société? avec Alexandre Lacroix (https://audmns.com/cWqkPXv)
108 [MOMENT] Urgence et dignité : comprendre ce qui se passe sous les bombes avec Xavier Emmanuelli
Xavier Emmanuelli, médecin urgentiste, cofondateur de Médecins Sans Frontières et fondateur du Samu Social, est une figure incontournable de l’humanitaire français. J'ai décidé de diffusé cet extrait en pensant aux personnes en Ukraine, au Liban, en Palestine, en Iran et en Israel et partout ou il y a de l'extrême pauvreté.Cet épisode est le seul qui m'a fait pleurer. Dans ce moment, nous revenons sur un parcours hors-norme, forgé par l’urgence, l’aventure et une volonté farouche d’agir.
Dès les premières minutes, Xavier nous plonge dans les débuts empiriques de MSF, entre utopie, romantisme et réel besoin d'intervenir face aux drames humanitaires. J’ai questionné Xavier sur la genèse de cet engagement, sur ce que cela voulait dire être un médecin marginal, prêt à quitter le confort pour aller au contact de l’inacceptable.
Dans ce moment, nous parlons de camps de réfugiés, de médecine improvisée, de camaraderie virile, de solitude aussi. Il m’a raconté des scènes saisissantes, comme ce moment où il comprend, des mois plus tard, ce qu’accompagner un humain jusqu’à la mort veut vraiment dire.
Il ne cherche ni la gloire ni la reconnaissance. Ce qu’il a toujours voulu, c’est inventer des outils utiles, sauver des vies, et rester fidèle à ce regard de médecin qui ne flanche pas. C’est un récit brut, direct, mais profondément humain.
Un moment essentiel pour comprendre les coulisses de l’humanitaire, raconté par l’un de ses pionniers les plus lucides.
5 citations marquantes :- « J’ai ramassé mon sac de balles. »- « Ce n’est pas des médecins qui ont fondé MSF, c’est un journaliste. »- « On ne pouvait pas craquer, on était 24h sur 24 sous le regard de ses camarades. »- « J’ai mis des mois à comprendre que c’est ça qu’il fallait faire : accompagner son frère humain. »- « Dans ma vie de réanimateur, je n’ai rencontré personne. J’ai rencontré des cas. »4. 10 questions posées dans l’interview :- Comment est née Médecins Sans Frontières ?- Étiez-vous préparés à ce que vous alliez vivre sur le terrain ?- Quelle était la dynamique entre les fondateurs ?- Que représente pour vous l’idée d’être marginal ?- Quelle place avait l’aventure dans votre engagement ?- Comment faisiez-vous pour gérer un camp de réfugiés sans formation logistique ?- Qu’avez-vous ressenti en découvrant l’impuissance médicale face à certaines blessures ?- Quelle leçon avez-vous tirée de ces expériences extrêmes ?- Est-ce que vous vous considérez comme un humanitaire ou un médecin avant tout ?- Quel héritage pensez-vous avoir laissé avec le Samu Social et MSF ?5. Timestamps clés pour YouTube :- 00:00 – Les origines de MSF et l’influence de Che Guevara- 01:40 – Rôle du journaliste Raymond Borel dans la fondation- 03:11 – La quête d’initiation dans l’humanitaire- 05:07 – Une mythologie virile et marginale- 06:12 – Gestion empirique des camps de réfugiés- 08:45 – Une scène marquante : accompagner une jeune fille mourante- 11:25 – Le parcours de formation émotionnelle- 12:28 – Le poids de l’anonymat du réanimateur- 14:21 – Créer un outil dans le chaos- 15:29 – Les souvenirs au Bangladesh
109 #355 La santé mentale decomplexée avec Psykocouac
Pierre Bordaberry, plus connu sous le pseudonyme Psykocuack, est psychologue et l’un des vulgarisateurs les plus influents sur YouTube dans le domaine de la psychologie. Sa chaîne, la plus suivie en France sur le sujet, est un espace d’information, de réflexion et de remise en question permanente des idées reçues.
Cela fait longtemps que je m'intéresse à la psychologie, que je consulte moi-même ou que je reçois des psys sur ce podcast.Mais parfois, une voix se distingue nettement des autres. Celle de Pierre m’a bousculé, en bien. Il ne cherche pas à plaire, il ne cherche pas à soigner l’image du psy. Il veut rendre la psychologie accessible, humaine, concrète, débarrassée de son vernis universitaire ou mystifiant. Il parle simplement, avec ses mots, avec une sincérité désarmante. Et ça, ça fait du bien.
Dans cet épisode, nous avons parlé de tout ce qui nous traverse profondément mais que l’on a parfois du mal à formuler : la solitude, la pression du développement personnel, la masculinité toxique, la violence et ses justifications, la fatigue informationnelle, l’individualisme, les ados, les écrans… et surtout de ce que cela dit de nous, de notre société, et des chemins qu’on peut emprunter pour aller mieux.
J’ai voulu comprendre ce qui l’a poussé à sortir de son cabinet pour créer une chaîne YouTube, ce qu’il observe chez les jeunes, chez les hommes, chez ceux qui ne consultent pas.
Pourquoi certains refusent la psychologie ou s’en méfient. Et puis on a parlé du rôle des psys aujourd’hui : doivent-ils rester dans leur coin à attendre que les gens viennent à eux ? Ou faut-il aller chercher ceux qui n’osent pas, ceux qu’on ne voit jamais en consultation ?
Pierre propose des pistes, souvent à contre-courant, mais toujours solidement ancrées dans les réalités humaines. Il parle aussi de ses limites, de ce qu’il ne sait pas, de la complexité d’apporter un conseil sans connaître les gens. C’est rare et précieux.
Si vous vous intéressez à la psychologie, ou si vous pensez que ce n’est « pas pour vous », alors cet épisode l’est probablement. C’est dense, cash, sans fioritures, et profondément utile pour comprendre notre époque et notre fonctionnement intérieur.
5 citations marquantes- « Ce que je veux, c’est que la psychologie redescende dans la rue. »- « Le développement personnel, c’est bien… mais pour ceux qui vont bien. »- « S’informer sans pouvoir agir, c’est un ticket direct pour l’impuissance. »- « La santé mentale, ce n’est pas juste un psy dans un cabinet. »- « Comprendre, c’est bien. Mais après, il faut savoir quoi en faire. »10 questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi t’es-tu lancé sur YouTube pour parler de psychologie ?- Comment expliques-tu le succès de ta chaîne ?- Est-ce qu’aller voir un psy signifie forcément qu’on va mal ?- Que penses-tu de l’impact de l’isolement sur la santé mentale ?- Quelle est ta critique du développement personnel ?- Quelles sont les différences hommes/femmes dans la consultation psy ?- Penses-tu qu’on vit une crise de santé mentale ?- Comment agir face à un monde anxiogène ?- Que peuvent faire les psys pour toucher davantage de publics ?- Quel est ton regard sur les réseaux sociaux et les adolescents ?
Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction : pourquoi la psychologie ?- 02:30 – Origine de la chaîne PsychoQuack- 04:00 – Démocratiser la figure du psy- 07:00 – Le vrai rôle de la psychologie- 08:00 – Isolement, société et santé mentale- 14:00 – Le développement personnel en question- 17:00 – Masculinité, narcissisme et résistance au soin- 22:00 – Crise de santé mentale ou prise de conscience ?- 29:00 – S’informer ou se protéger ?- 39:00 – Le danger des réseaux sociaux- 47:00 – Conseils aux parents d’ados- 52:00 – Famille, proximité, et portables
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #278 Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber (https://audmns.com/nMPymjS)
- #189 Les psychédéliques pour améliorer votre santé mentale? Avec Françoise Bourzat (https://audmns.com/tgOZoDG)
- #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)
110 [SOLO] L'amitié : le hack ultime de nos vies
Cet épisode solo est une lecture de ma newsletter si vous souhaitez prendre le temps de revenir sur le texte, c'est ici : https://vlan.kessel.media/
Aussi tous les épisodes sont maintenant disponible en vidéo sur youtube ici : https://www.youtube.com/@vlanpodcastImaginez un instant que je vous pose cette question : Êtes-vous un bon ami ? Votre première réaction sera probablement un oui automatique. Nous nous considérons tous comme de bons amis. Nous sommes là quand ça va mal, nous écoutons, nous conseillons, nous soutenons. Moi le 1er d’ailleurs.Creusons un peu plus profondément avec quelques questions moins confortables :
- Avez-vous déjà annulé un dîner avec des amis parce qu'une grosse flemme et une bonne série se sont présentées ?- Avez-vous déjà mis involontairement de la distance avec un ami parce que vous débutiez une relation amoureuse ?- Combien de fois par mois appelez-vous vos amis juste pour prendre de leurs nouvelles, sans agenda caché ?- Quand un ami traverse une période difficile, allez-vous physiquement chez lui pour vous asseoir en silence et partager sa peine ?- Avez-vous déjà dit je t'aime à un ami homme (si vous êtes un homme) ou avez-vous déjà exprimé votre affection profonde sans détour ?Soudainement, la réponse devient moins évidente…
Cette gêne que vous ressentez peut-être en lisant ces questions n'est pas accidentelle.Les amitiés ne sont pas des relations sur lesquelles nous concentrons beaucoup de notre énergie dès lors que l’on arrive à l’âge adulte.D’ailleurs, plusieurs penseurs s’accordent à dire que nous vivons dans une société qui a méthodiquement dévalorisé ce qui pourrait être notre plus puissant antidote contre les maux de notre époque.Tout simplement parce que parmi toutes nos relations, l’amitié est la seule qui ne soit pas particulièrement fertile économiquement.
Cette semaine, j’ai décidé de creuser l’amitié parce que pour moi qui ne suis pas marié, ces relations sont les plus essentielles et que j’ai la sensation que nous sabotons inconsciemment ce qui est notre meilleure arme contre les maux de notre époque.
D’ailleurs, j’aimerais dédier cette newsletter aux personnes qui sont là pour moi, celles qui sont les plus proches depuis tellement d’années dans les rires comme dans les pleurs mais aussi parfois malgré des distances physiques voire temporelles.Et puis, j’écris cette newsletter pour moi aussi parce que j’ai évidemment pleins de dysfonctionnements dans ma manière d’aborder l’amitié et donc c’est une recherche personnelle comme chaque fois.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance (https://audmns.com/YGGCTKa)
- [SOLO] Apprendre à gérer une discussion compliquée! (https://audmns.com/ciholDL)
111 #354 Le chien est-il le miroir de nos névroses? Avec Mylène Bertaux
Mylène Berthaux est journaliste, elle a longtemps mené des enquêtes sérieuses pour différents médias, mais un petit chien nommé Toutoute a bouleversé sa vie — au point de l’emmener aux quatre coins du monde pour comprendre un phénomène de société aussi tendre qu’inattendu : la place grandissante du chien dans nos vies.
Dans cet épisode, elle raconte comment, à partir de son attachement presque irrationnel à Toutoute, elle a mené une véritable enquête journalistique en France, aux États-Unis, au Mexique, en Inde et en Corée du Sud. Elle observe un mouvement global qu’elle appelle le dog parenting : les chiens ne sont plus simplement des compagnons de vie, ils deviennent des membres à part entière de la famille, des mini-moi habillés, coachés, nourris avec du sans gluten, parfois mieux traités que des humains.
Avec une grande liberté de ton et beaucoup d’humour, Mylène décrypte ce que cette évolution dit de nous : une société où les liens humains se fragilisent, où la solitude urbaine explose, où les schémas familiaux se réinventent. Le chien devient alors un catalyseur affectif, un révélateur social, voire un outil de développement personnel. Elle va jusqu’à affirmer, études à l’appui, que les chiens peuvent améliorer notre santé mentale, renforcer nos liens sociaux et faire office de sas émotionnel dans un monde de plus en plus complexe.
L’épisode aborde également des sujets plus critiques : la charge mentale genrée autour de l’animal, la transformation des races canines par la mode (avec des conséquences sanitaires lourdes), ou encore l’énorme business qui s’est structuré autour de cette nouvelle figure de l’animal-roi. On découvre que les chiens peuvent être cause de rupture amoureuse, sujet de garde partagée ou prétexte à des dépenses parfois absurdes.
En filigrane, Mylène propose un regard sensible et documenté sur la manière dont notre rapport aux animaux, et aux chiens en particulier, reflète nos bouleversements intimes et sociaux.5 citations marquantes
- J’ai été victime de la charge mentale de la croquette.- On reproduit les biais de genre… même avec un chien.- Un chien aujourd’hui, c’est un outil de développement personnel.- Les chiens sont à la fois objets et sujets du consumérisme.- Considérer son chien comme un enfant n’est pas déconnant… neurologiquement parlant.
10 questions structurantes posées dans l’épisode- Pourquoi as-tu décidé d’enquêter sur la place des chiens dans nos vies ?- Comment expliques-tu l’évolution du chien d’animal de compagnie à membre de la famille ?- Quelle différence entre propriétaire et dog parent ?- Le chien est-il devenu un substitut affectif dans une société en perte de lien ?- Y a-t-il une fast fashion canine ? Et quelles en sont les conséquences sanitaires ?- Comment le chien impacte-t-il la vie de couple, y compris en cas de séparation ?- En quoi le chien est-il un révélateur des inégalités de genre ?- Quels sont les effets du chien sur la santé mentale humaine ?- Sommes-nous en train de trop humaniser les chiens ?- Peut-on aimer les chiens tout en respectant leur nature animale ?
Timelapse- 00:01 → Introduction : la révolution canine- 00:03 → L’histoire de Toutoute et le déclic personnel- 00:08 → Enquête internationale : Corée, Mexique, Inde- 00:15 → Le chien, nouvel enfant ? Mutation de la parentalité- 00:22 → Anthropomorphisme, éducation et nutrition canine- 00:30 → Le chien dans le couple : charge mentale et séparation- 00:38 → Coparentalité canine et implications juridiques- 00:45 → Bienfaits psychologiques du chien- 00:50 → Le business mondial du chien- 00:56 → Villes, urbanisme et intégration canine- 01:00 → Question finale : comment être humain aujourd’hui avec un chien ?-
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [HORS SÉRIE] Comment les animaux percoivent-ils le monde? avec Ed Yong (https://audmns.com/KstISYk)
- #137 Résilience, biomimétisme et connexion au vivant avec Tarik Chekchak (https://audmns.com/JVvudLX)
112 [HORS-SERIE] Ce qu'on ne vous dit pas sur la guerre de l'attention? avec Yohann Hari
Johann Hari est journaliste et auteur de plusieurs best-sellers, dont Stolen Focus (traduit en français sous le titre On vous vole votre attention).
Dans cet épisode en anglais, nous avons parlé ensemble d’un sujet qui nous concerne toutes et tous : la perte de notre capacité de concentration, cet effritement de notre attention auquel nous sommes confrontés au quotidien, sans vraiment comprendre pourquoi ni comment y faire face.
Je dois dire que cette conversation m’a profondément marqué. J’ai découvert Johann à travers ses livres, mais surtout à travers sa rigueur journalistique et sa volonté sincère de comprendre les phénomènes qui bouleversent nos vies.
Nous partageons cette curiosité commune, cette envie de creuser au-delà des évidences. Et c’est avec une immense joie que je l’ai accueilli dans Vlan pour explorer ce sujet brûlant.
Dans cet épisode, je l’ai interrogé sur les causes profondes de notre distraction chronique. Pourquoi avons-nous tant de mal à lire un livre, à rester concentré sur une tâche ou à avoir une conversation profonde ? Est-ce notre faute ? Est-ce une question de volonté ? Ou sommes-nous les victimes d’un système bien plus complexe, bien plus insidieux ?
Johann a voyagé à travers le monde, rencontré plus de 250 experts pour comprendre ce qui sabote notre capacité de concentration. Il identifie 12 facteurs majeurs qui nous volent littéralement notre attention : de la manière dont les réseaux sociaux sont conçus pour nous rendre accros, à l’impact du manque de sommeil, de l’alimentation industrielle, de la pollution de l’air, de l’hyperstress… Rien n’est laissé au hasard.
Nous avons parlé de son filleul, devenu incapable de vivre sans ses écrans, de l’histoire édifiante d’un séjour à Graceland, et des ingénieurs de la Silicon Valley rongés par la culpabilité. Nous avons abordé les liens entre attention individuelle et attention collective, et donc les conséquences démocratiques de cette crise. Parce que oui, sans attention, il n’y a plus de débat, plus de dialogue, plus de démocratie.
Enfin, nous avons exploré des solutions. Des gestes simples à adopter dans notre quotidien, mais aussi des actions collectives pour transformer le système. Johann appelle à une véritable rébellion de l’attention, un mouvement pour reprendre le contrôle de nos vies mentales, de notre temps, de notre liberté intérieure.
Un épisode puissant, lucide, documenté et profondément humain. À écouter absolument si vous avez le sentiment de perdre pied dans un monde qui va toujours plus vite.
Citations marquantes- Votre attention ne s’est pas effondrée, elle vous a été volée.- On croit faire des choix, mais dans un environnement qui est truqué contre nous.- Être interrompu est deux fois pire pour votre QI que de fumer un joint.- Personne ne veut vivre dans le monde que les ingénieurs de la Silicon Valley ont créé.- Nous ne sommes pas des paysans médiévaux : nous pouvons reprendre le contrôle.
10 questions posées- Pourquoi avons-nous autant de mal à nous concentrer aujourd’hui ?- Est-ce que les smartphones ont détruit une génération ?- Sommes-nous collectivement malades en tant que société ?- Pourquoi croyons-nous être multitâches alors que ce n’est pas possible ?- Comment la technologie est-elle conçue pour capter notre attention ?- Le monde s’accélère-t-il vraiment, et à quel prix ?- Pourquoi le sommeil est-il fondamental pour la concentration ?- Que fait l’industrie alimentaire à notre cerveau ?- Comment agir individuellement contre la distraction ?- Quel modèle économique alternatif pour les réseaux sociaux ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00:00 : Introduction – pourquoi notre attention décline- 00:02:20 : L’histoire touchante de son filleul accro aux écrans- 00:08:50 : Smartphones et génération détruite ?- 00:13:00 : Le mythe du multitâche- 00:19:00 : L’accélération du monde- 00:23:30 : Le sommeil et ses effets invisibles- 00:30:00 : Les algorithmes et la colère comme business model- 00:38:00 : L’importance de l’oisiveté pour la démocratie- 00:50:00 : Le besoin d’un mouvement collectif- 01:04:00 : Changer le business model des réseaux sociaux
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #280 Addiction aux écrans : reprendre le contrôle avec Kenneth Schlenker (https://audmns.com/uOylwQa)
- #349 Le superpouvoir de la curiosité avec Alexandre Dana (https://audmns.com/fFNNHqm)
- Vlan #42 Les algorithmes au coeur de l’économie de l’attention avec Stéphan Eloise Gras (https://audmns.com/ATcgcQw)
113 #353 qui dirige le monde? (non ce n'est pas Beyonce) partie 2 avec Vincent Doumeizel
Vincent Doumeizel, expert maritime et auteur passionné, est déjà venu sur Vlan! et nous avait totalement passionné sur un sujet à priori loin de nos priorités : les algues.Cete fois il va encore plus vous surprendre je pense! L'épisode est EXCEPTIONNEL et pourtant à priori le sujet semble, lui aussi, loin de vos préoccupations quotidiennes.
IL revient dans cet épisode fascinant pour parler de son sujet de prédilection : l'océan. Après avoir exploré les algues dans un précédent échange, Vincent nous entraîne aujourd’hui dans les mystères encore plus profonds du plancton, un sujet méconnu mais essentiel à la compréhension de notre planète.
Dans cet épisode, nous parlons d’un monde invisible qui constitue pourtant 95% de la vie océanique. J’ai questionné Vincent sur la nature du plancton, ses fonctions vitales pour notre écosystème, son potentiel biotechnologique, et surtout, sur l’incroyable pouvoir de régénération et d’innovation qu’il recèle. Savez-vous, par exemple, qu’une simple goutte d’eau contient des millions d’organismes vivants, ou qu’un plancton peut produire du verre à 4°C quand il nous faut 1500°C ?
Avec sa verve intarissable et son enthousiasme contagieux, Vincent nous rappelle à quel point l’océan – et ce qu’il contient d’invisible – est le cœur battant de notre planète. Ce dialogue est aussi un cri d’alerte : le plancton est menacé, remplacé petit à petit par des espèces toxiques qui bouleversent les équilibres climatiques et biologiques. Pourtant, c’est aussi une source d’espoir immense : comprendre et préserver le plancton, c’est se donner les moyens de réinventer notre avenir.
5 citations marquantes- Le plancton est à la base de toute la vie sur Terre, mais personne n’en parle.- Une goutte d’eau contient des millions de vies invisibles.- Le plancton produit la moitié de l’oxygène que nous respirons.- Ce qui est invisible est souvent ce qu’il y a de plus essentiel.- Le plancton pourrait bien sauver l’humanité… ou la condamner.10 questions structurées posées dans l’interview- C’est quoi exactement un plancton ?- Pourquoi ignore-t-on autant l’océan dans notre vision du monde ?- Quel est le rôle du plancton dans la chaîne alimentaire ?- Peut-on manquer de plancton ?- Pourquoi le plancton est-il si peu abordé dans les grandes conférences climatiques ?- Que se passe-t-il si les communautés planctoniques changent ?- Comment le plancton influence-t-il la couleur de l’océan ?- Quel est le lien entre plancton et biomimétisme ?- Le plancton peut-il être une solution pour nourrir la planète ?- Le capitalisme s’intéresse-t-il assez au potentiel du plancton ?
Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 – Introduction à l’épisode- 02:30 – L’importance méconnue de l’océan- 06:45 – Définir ce qu’est le plancton- 10:15 – Le plancton et le changement climatique- 15:00 – Le plancton donne sa couleur à l’océan- 21:00 – Un plancton producteur de verre- 27:30 – Les méduses, ces super survivantes- 33:00 – Les dérèglements planctoniques à surveiller- 39:20 – Peut-on utiliser le plancton pour sauver la planète ?- 45:00 – Le rôle du plancton dans la conquête spatiale- 50:00 – Un champ d’innovation et d’espoir
114 #353 Qui dirige le monde (non ce n'est pas Beyonce) - Partie 1 avec Vincent Doumeizel
Vincent Doumeizel, expert maritime et auteur passionné, est déjà venu sur Vlan! et nous avait totalement passionné sur un sujet à priori loin de nos priorités : les algues.Cete fois il va encore plus vous surprendre je pense! L'épisode est EXCEPTIONNEL et pourtant à priori le sujet semble, lui aussi, loin de vos préoccupations quotidiennes.
IL revient dans cet épisode fascinant pour parler de son sujet de prédilection : l'océan. Après avoir exploré les algues dans un précédent échange, Vincent nous entraîne aujourd’hui dans les mystères encore plus profonds du plancton, un sujet méconnu mais essentiel à la compréhension de notre planète.
Dans cet épisode, nous parlons d’un monde invisible qui constitue pourtant 95% de la vie océanique. J’ai questionné Vincent sur la nature du plancton, ses fonctions vitales pour notre écosystème, son potentiel biotechnologique, et surtout, sur l’incroyable pouvoir de régénération et d’innovation qu’il recèle. Savez-vous, par exemple, qu’une simple goutte d’eau contient des millions d’organismes vivants, ou qu’un plancton peut produire du verre à 4°C quand il nous faut 1500°C ?
Avec sa verve intarissable et son enthousiasme contagieux, Vincent nous rappelle à quel point l’océan – et ce qu’il contient d’invisible – est le cœur battant de notre planète. Ce dialogue est aussi un cri d’alerte : le plancton est menacé, remplacé petit à petit par des espèces toxiques qui bouleversent les équilibres climatiques et biologiques. Pourtant, c’est aussi une source d’espoir immense : comprendre et préserver le plancton, c’est se donner les moyens de réinventer notre avenir.
5 citations marquantes- Le plancton est à la base de toute la vie sur Terre, mais personne n’en parle.- Une goutte d’eau contient des millions de vies invisibles.- Le plancton produit la moitié de l’oxygène que nous respirons.- Ce qui est invisible est souvent ce qu’il y a de plus essentiel.- Le plancton pourrait bien sauver l’humanité… ou la condamner.10 questions structurées posées dans l’interview- C’est quoi exactement un plancton ?- Pourquoi ignore-t-on autant l’océan dans notre vision du monde ?- Quel est le rôle du plancton dans la chaîne alimentaire ?- Peut-on manquer de plancton ?- Pourquoi le plancton est-il si peu abordé dans les grandes conférences climatiques ?- Que se passe-t-il si les communautés planctoniques changent ?- Comment le plancton influence-t-il la couleur de l’océan ?- Quel est le lien entre plancton et biomimétisme ?- Le plancton peut-il être une solution pour nourrir la planète ?- Le capitalisme s’intéresse-t-il assez au potentiel du plancton ?
Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 – Introduction à l’épisode- 02:30 – L’importance méconnue de l’océan- 06:45 – Définir ce qu’est le plancton- 10:15 – Le plancton et le changement climatique- 15:00 – Le plancton donne sa couleur à l’océan- 21:00 – Un plancton producteur de verre- 27:30 – Les méduses, ces super survivantes- 33:00 – Les dérèglements planctoniques à surveiller- 39:20 – Peut-on utiliser le plancton pour sauver la planète ?- 45:00 – Le rôle du plancton dans la conquête spatiale- 50:00 – Un champ d’innovation et d’espoir
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #228 Comment les algues pourraient TOUT changer? Avec Vincent Doumeizel (https://audmns.com/WSuWaiN)
- [REDIFF] Réinventer la sagesse de notre rapport à la nature avec Michael Dandrieux (https://audmns.com/dolBVKc)
115 [SOLO] Apprendre à gérer une discussion compliquée!
Quand avez-vous changé d'avis pour la dernière fois sur quelque chose d'important ? Cet épisode est une lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner ici !Cette question dérangeante révèle notre époque : nous vivons dans des bulles algorithmiques qui nous nourrissent exclusivement de ce qui conforte nos opinions. Résultat : nous sommes devenus des forteresses intellectuelles, fermées sur elles-mêmes.
Je confesse éviter systématiquement les invités avec qui je suis en désaccord profond sur mon podcast - par peur de ne pas être assez combatif. Cette contradiction personnelle illustre un problème collectif : nous avons perdu l'art du désaccord constructif.
Pourtant, les scientifiques sont heureux quand ils découvrent qu'ils ont tort, car cela signifie qu'ils vont apprendre quelque chose de nouveau. Les frères Wright se disputaient violemment sur les détails techniques, mais voyaient cette friction comme un ingrédient de la vérité - c'est ainsi qu'ils ont inventé l'avion.Cet épisode explore 4 niveaux d'écoute qui transforment nos conversations : de l'écoute automatique (je sais déjà ce qu'il va dire) à l'écoute générative (où émergent des solutions qu'aucune partie n'avait imaginées). Elle révèle comment passer de contre quoi te bats-tu ? à pour quoi te bats-tu ? - une question qui transforme les conflits en collaborations potentielles.J'ai fait égalément référence à la méthode Gordon Crossing (à écouter ici) et à Laurent Combalbert du RAID.
L'objectif n'est pas d'éliminer les désaccords, mais d'apprendre à les naviguer avec curiosité. Car si vous tenez quelque chose pour vrai, son exact opposé l'est probablement aussi. Et c'est peut-être là que commence la vraie intelligence collective.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé (https://audmns.com/naYIAVO)
- [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance (https://audmns.com/YGGCTKa)
- [SOLO] Les 5 vérités inconfortables que j'ai apprise pour faire durer l'amour (https://audmns.com/cTiuBky)
116 #352 La pensée perverse au pouvoir (partie 2) avec Marc Joly
Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.
Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde. Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.
Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.
On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme pervers narcissique a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.
Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.
J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.
Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.
5 citations marquantes- « Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »- « Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »- « La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »- « Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »- « Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »10 questions structurées posées dans l'interview- Pourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?- Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?- Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?- Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?- Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?- Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?- Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?- Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?- Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?- Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 Introduction par Grégory Pouy- 02:25 Début de l’interview avec Marc Joly- 04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir- 07:00 Définition de la perversion narcissique- 13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?- 20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification- 30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques- 45:00 Trump et le narcissisme grandiose- 56:00 Déni pervers et politique actuelle- 01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel Macron
117 #352 La pensée perverse au pouvoir (partie 1) avec Marc Joly
Marc Joly est sociologue, chercheur au CNRS, et il a récemment publié un ouvrage fascinant : La pensée perverse au pouvoir.
Quand Anne-Clotilde Ziegler, que vous avez déjà entendue sur VLAN dans un épisode consacré à la perversion narcissique, m’a recommandé de discuter avec Marc, je n’ai pas hésité une seconde. Il faut dire que le sujet me travaille depuis un moment, surtout à l’aune des comportements politiques qu’on observe aujourd’hui. J’avais envie d’aller au-delà de l’indignation ou du jugement hâtif, pour vraiment comprendre ce qui se joue dans ces dynamiques de pouvoir si troublantes.
Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir – et l’honnêteté, parfois l’inconfort – de plonger avec Marc dans les rouages de la perversion narcissique. Mais pas seulement dans le cadre intime : on parle ici de pouvoir, de politique, d’Emmanuel Macron bien sûr, mais aussi de Donald Trump, de ce que ces figures révèlent de nos sociétés. Marc est passionnant. Il a une rigueur intellectuelle rare, mais il sait aussi écouter, douter, nuancer.
On a parlé de son parcours, de ce qui l’a mené à enquêter sur la violence psychologique, sur la manière dont un terme comme pervers narcissique a quitté le domaine de la psychanalyse pour s’inscrire dans nos vies quotidiennes, dans nos discussions, et maintenant dans notre compréhension du pouvoir. J’ai voulu comprendre si Emmanuel Macron, dans ses actions et dans ses discours, pouvait incarner cette figure toxique, si décriée dans les relations personnelles. Et je vous le dis franchement : certaines réponses font froid dans le dos.
Nous avons aussi abordé le rôle de Brigitte Macron dans cette construction identitaire et politique, la manière dont leur relation – hors normes – a été instrumentalisée dans un récit médiatique. Et puis il y a cette comparaison troublante avec Trump, où le déni devient une stratégie de gouvernement, où le narcissisme n’est plus une tare mais une posture de conquête.
J’ai questionné Marc sur l’avenir, sur l’écologie, sur le désintérêt des élites pour le bien commun. C’est un épisode dense, intense, mais nécessaire. Parce que les élections approchent, parce que le choix de nos dirigeants ne peut plus être pris à la légère, parce qu’on a besoin de comprendre ce qu’on vit pour pouvoir y faire face.
Merci Marc pour ta clarté, ton engagement, et ta capacité à mettre des mots justes sur des phénomènes complexes.
5 citations marquantes- « Ce n’est pas le pouvoir qui pervertit, ce sont les pervers qui sont attirés par le pouvoir. »- « Macron fait exactement l’inverse de tout ce qu’il dit. »- « La pensée perverse au pouvoir, c’est une stratégie de domination fondée sur le déni. »- « Le pervers narcissique séduit pour mieux dominer. »- « Ce n’est pas un président, c’est un imposteur habillé d’empathie. »10 questions structurées posées dans l'interview- Pourquoi avoir choisi d’étudier la perversion narcissique ?- Comment passe-t-on de cette étude à un livre sur le pouvoir ?- Qu’est-ce que la perversion narcissique selon la définition psychanalytique ?- Pourquoi ce terme est-il souvent mal utilisé aujourd’hui ?- Macron incarne-t-il cette pensée perverse ?- Quelle est la différence entre Macron et Trump dans leur rapport au pouvoir ?- Le pouvoir pervertit-il ou attire-t-il les pervers ?- Peut-on diagnostiquer quelqu’un à distance ?- Quel rôle joue Brigitte Macron dans cette dynamique ?- Le système politique français favorise-t-il l’émergence de tels profils ?Timestamps clés pour YouTube- 00:00 Introduction par Grégory Pouy- 02:25 Début de l’interview avec Marc Joly- 04:00 De la perversion narcissique à la pensée au pouvoir- 07:00 Définition de la perversion narcissique- 13:00 Le pouvoir attire-t-il les pervers ?- 20:00 Emmanuel Macron : manipulation et disqualification- 30:00 Parallèle entre Macron et les relations toxiques- 45:00 Trump et le narcissisme grandiose- 56:00 Déni pervers et politique actuelle- 01:03:00 Le rôle du couple Brigitte-Emmanuel Macron
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #333 Tout comprendre sur l'emprise et les pervers narcissiques avec Anne-Clotilde Ziegler (https://audmns.com/AGugdzB)
- #314 Sortir du chaos et comprendre ce qui se joue en politique (partie 2) avec Raphael Llorca (https://audmns.com/PrcRrZy)
- #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk)
118 [MOMENT] Comment concrêtement réguler son stress avec ludovic Leroux
Ceci est un moment, c’est-à-dire un extrait d’un épisode plus long déjà diffusé sur Vlan!
Ludovic Leroux est coach, formateur et spécialiste de l’accompagnement humain. À travers son parcours mêlant sport, psychologie et pratique corporelle, il s’est forgé une expertise unique sur l’intégration des savoirs par le corps. Dans cet extrait de notre conversation, j’ai voulu comprendre ce qui fait que, bien souvent, on « sait » quoi faire pour aller mieux... mais on ne le fait pas.
Avec Ludovic, on est allé au cœur de cette problématique. Il explique avec simplicité et clarté pourquoi la théorie ne suffit pas, surtout dans le domaine du développement personnel. J’ai aimé sa manière très concrète de ramener les apprentissages au corps, à la physiologie, à l’expérience vécue. Il évoque les quatre portes d’entrée qui permettent de réguler notre système nerveux : le mental (par la visualisation), la physiologie (à travers la respiration), le corps mécanique (grâce au mouvement, au stretching, au yoga), et l’esprit (via la connexion à la nature, la méditation ou encore le lien social).
Ce qui m’a marqué, c’est cette idée que nous connaissons souvent les outils – comme la cohérence cardiaque – mais que nous les utilisons seulement en pompier, quand ça va mal, plutôt que comme des entraînements réguliers. Ludovic nous invite à changer ce rapport à la pratique, à transformer des petits gestes simples (soupirs, bâillements, étirements, respiration) en véritables rituels de régulation. Il parle aussi de la fameuse douche froide, non pas comme un défi de guerrier, mais comme un moyen d’apprendre à ne pas fuir l’inconfort et à reprogrammer notre rapport au stress.
Dans cet épisode, nous parlons donc de comment « faire descendre » les apprentissages dans le corps, d’observation de soi, de rituels, de reconnexion et de responsabilité personnelle. Une plongée passionnante pour toutes celles et ceux qui veulent incarner ce qu’ils apprennent, plutôt que de juste l’accumuler dans la tête.
Un moment puissant, inspirant, et profondément pratico-pratique.Citations marquantes
- La différence, c’est : est-ce que je le fais déjà ?- Notre système nerveux ne fait pas la différence entre le réel et l’imaginaire.- Ce n’est pas quand ça ne va pas qu’il faut respirer, c’est tout le temps.- Trois soupirs intentionnels suffisent parfois à calmer notre système nerveux.- La douche froide, c’est un exercice pour reprendre le contrôle de sa survie.10 questions structurées posées- C’est quoi l'entraînement pour intégrer les apprentissages ?- Comment passer de la théorie à la pratique ?- Quels sont les accès au système nerveux ?- Quel est le rôle de la visualisation ?- Comment utiliser efficacement la respiration ?- Peux-tu donner un exercice simple de cohérence cardiaque ?- Quel est le lien entre le corps et le stress mécanique ?- Quels rituels quotidiens recommandes-tu pour détendre le corps ?- Quel est l’effet du bâillement sur le système nerveux ?- Pourquoi prendre des douches froides est bénéfique ?
Suggestion d'épisode à écouter : #288 le remède miracle contre le stress avec Ludovic Leroux (https://audmns.com/aHHEdaH)
119 #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 2) avec Antoine Foucher
Antoine Foucher est un homme de l’ombre devenu penseur engagé. Ancien directeur de cabinet au ministère du Travail sous Macron, conseiller de Xavier Bertrand et ex-numéro deux du MEDEF, il a longtemps évolué dans les cercles du pouvoir. Pourtant, c’est avec un livre coup de poing — En finir avec le travail qui ne paie plus — qu’il vient aujourd’hui dénoncer un dysfonctionnement profond de notre société.
Je dois vous dire que j’ai été très surpris, et aussi très curieux, en découvrant son livre. Un mec de droite qui remet en cause l’efficacité du travail comme moteur de progrès social ? J’ai eu envie d’en savoir plus. Et je n’ai pas été déçu.
Dans cet épisode, nous parlons de sujets brûlants et pourtant trop rarement abordés avec autant de clarté : pourquoi la majorité des gens qui bossent ne parviennent plus à améliorer leur niveau de vie ? Pourquoi, malgré l’explosion de la productivité et l’essor du numérique, le sentiment de déclassement s’accentue ? Pourquoi a-t-on l’impression que nos efforts ne servent à rien, que le travail n’a plus de sens ni de récompense ?
J’ai voulu comprendre avec Antoine ce qui coince. Ensemble, nous avons abordé les vraies causes : une fiscalité déséquilibrée, une désindustrialisation massive, un modèle de répartition devenu obsolète. Il m’a aussi expliqué pourquoi le capital est aujourd’hui bien moins taxé que le travail, et en quoi cela façonne une société de rentiers plus que de bâtisseurs. Nous avons parlé retraites, héritage, méritocratie, et surtout, de la nécessité de refonder notre pacte social pour redonner du sens au travail.
Ce qui m’a marqué, c’est à quel point Antoine est précis dans ses diagnostics, étayé dans ses chiffres, mais aussi profondément humain dans ses propositions. Il ne cherche pas à cliver, mais à réconcilier. Ce n’est pas un discours partisan, c’est un cri d’alerte lucide sur l’avenir que nous préparons pour les générations futures.
Un épisode dense, engagé, mais aussi porteur d’espoir — parce qu’il ouvre des pistes pour sortir de l’impasse. Si comme moi, vous vous interrogez sur l’utilité de vos efforts au quotidien, sur la justice de notre système ou sur ce que signifie vraiment réussir aujourd’hui, alors cet épisode est fait pour vous.5 Citations marquantes
- « Pour la première fois depuis 1945, travailler ne permet plus d’améliorer son niveau de vie. »- « Le problème, ce n’est pas que l’argent va aux riches ou aux pauvres. Il va aux retraites. »- « On est en train de redevenir une société d’héritiers. »- « Le capital est taxé à 30 %, le travail à 46 %. »- « Plus on a d'argent, moins c’est difficile d’en gagner. »10 Questions posées dans l’interview- Pourquoi dis-tu que le travail ne paye plus ?- Est-ce que l’immobilier est pris en compte dans tes calculs ?- Où est passé l’argent généré par la productivité ?- Est-ce qu’on aurait dû investir dans l’industrie plutôt que dans l’IA ?- Pourquoi les services peu qualifiés stagnent-ils en termes de salaires ?- Est-ce que l'argent est vraiment parti chez les riches ou les pauvres ?- Comment expliques-tu le creusement entre brut et net ?- Quel rôle jouent les retraites dans cette dynamique ?- Peut-on encore s’en sortir sans héritage ?- Est-ce juste que le capital soit moins taxé que le travail ?
120 #351 Pourquoi ne peut-on plus s'en sortir en travaillant? (partie 1) avec Antoine Foucher
Antoine Foucher est un homme de l’ombre devenu penseur engagé. Ancien directeur de cabinet au ministère du Travail sous Macron, conseiller de Xavier Bertrand et ex-numéro deux du MEDEF, il a longtemps évolué dans les cercles du pouvoir. Pourtant, c’est avec un livre coup de poing — En finir avec le travail qui ne paie plus — qu’il vient aujourd’hui dénoncer un dysfonctionnement profond de notre société.
Je dois vous dire que j’ai été très surpris, et aussi très curieux, en découvrant son livre. Un mec de droite qui remet en cause l’efficacité du travail comme moteur de progrès social ? J’ai eu envie d’en savoir plus. Et je n’ai pas été déçu.
Dans cet épisode, nous parlons de sujets brûlants et pourtant trop rarement abordés avec autant de clarté : pourquoi la majorité des gens qui bossent ne parviennent plus à améliorer leur niveau de vie ? Pourquoi, malgré l’explosion de la productivité et l’essor du numérique, le sentiment de déclassement s’accentue ? Pourquoi a-t-on l’impression que nos efforts ne servent à rien, que le travail n’a plus de sens ni de récompense ?
J’ai voulu comprendre avec Antoine ce qui coince. Ensemble, nous avons abordé les vraies causes : une fiscalité déséquilibrée, une désindustrialisation massive, un modèle de répartition devenu obsolète. Il m’a aussi expliqué pourquoi le capital est aujourd’hui bien moins taxé que le travail, et en quoi cela façonne une société de rentiers plus que de bâtisseurs. Nous avons parlé retraites, héritage, méritocratie, et surtout, de la nécessité de refonder notre pacte social pour redonner du sens au travail.
Ce qui m’a marqué, c’est à quel point Antoine est précis dans ses diagnostics, étayé dans ses chiffres, mais aussi profondément humain dans ses propositions. Il ne cherche pas à cliver, mais à réconcilier. Ce n’est pas un discours partisan, c’est un cri d’alerte lucide sur l’avenir que nous préparons pour les générations futures.
Un épisode dense, engagé, mais aussi porteur d’espoir — parce qu’il ouvre des pistes pour sortir de l’impasse. Si comme moi, vous vous interrogez sur l’utilité de vos efforts au quotidien, sur la justice de notre système ou sur ce que signifie vraiment réussir aujourd’hui, alors cet épisode est fait pour vous.5 Citations marquantes
- « Pour la première fois depuis 1945, travailler ne permet plus d’améliorer son niveau de vie. »- « Le problème, ce n’est pas que l’argent va aux riches ou aux pauvres. Il va aux retraites. »- « On est en train de redevenir une société d’héritiers. »- « Le capital est taxé à 30 %, le travail à 46 %. »- « Plus on a d'argent, moins c’est difficile d’en gagner. »10 Questions posées dans l’interview- Pourquoi dis-tu que le travail ne paye plus ?- Est-ce que l’immobilier est pris en compte dans tes calculs ?- Où est passé l’argent généré par la productivité ?- Est-ce qu’on aurait dû investir dans l’industrie plutôt que dans l’IA ?- Pourquoi les services peu qualifiés stagnent-ils en termes de salaires ?- Est-ce que l'argent est vraiment parti chez les riches ou les pauvres ?- Comment expliques-tu le creusement entre brut et net ?- Quel rôle jouent les retraites dans cette dynamique ?- Peut-on encore s’en sortir sans héritage ?- Est-ce juste que le capital soit moins taxé que le travail ?
Timestamps clés pour YouTube- 00:00 — Introduction de Grégory et présentation d’Antoine Fouché- 01:30 — Pourquoi le travail ne paye plus ?- 05:00 — Immobilier et stagnation du pouvoir d’achat- 10:00 — Le paradoxe du niveau de vie en France- 15:00 — Désindustrialisation et effets sur les salaires- 20:00 — Le vrai coût des retraites dans les finances publiques- 30:00 — Société d’héritiers : quel avenir pour les jeunes ?- 40:00 — Fiscalité : capital vs travail- 45:00 — Quelles solutions fiscales concrètes ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #186 Quel nouveau modèle pour la France avec David Djaiz (https://audmns.com/GSOSydk)
- #281 Comprendre l’effondrement des classes moyennes et populaires avec Esther Duflo (https://audmns.com/WthucwC)
- #164 Peut-on allier lutte contre la pauvreté et écologie? avec Elise Huillery (https://audmns.com/jLFRyqX)
121 [SOLO] On s'en fout de la longévité : guide pour ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre en bonne santé
Est-ce qu'on doit vraiment renoncer aux plaisirs immédiats pour des bénéfices lointains et incertains? Entre la pizza réconfortante du vendredi soir, le verre de vin qui détend après une journée stressante et Netflix qui nous tend les bras... qui a envie de penser à son corps dans 30 ans?
Une amie m'a même confié que passer une semaine dans une clinique de longévité serait son pire cauchemar – et je la comprends parfaitement!
Dans cet épisode sans filtre, je partage mon rapport personnel à la longévité, marqué par la perte prématurée de mon père à 64 ans.
J'explore comment sa philosophie – Il faut bien mourir de quelque chose, ça ne sert à rien de vivre si je ne peux pas boire et manger comme j'en ai envie – m'a paradoxalement poussé à m'intéresser à la science du vieillissement.
Sans moralisation ni injonctions, je vous révèle les découvertes surprenantes faites lors de mon séjour dans une clinique de longévité, où j'étais – étonnamment – le seul à utiliser quotidiennement la salle de sport et la piscine depuis des mois.
Vous découvrirez pourquoi votre âge officiel est un mensonge total et que vous avez en réalité 4 âges différents: chronologique, physiologique, ressenti et cérébral.
Comment connaître votre âge biologique réel? Il pourrait être très différent de celui de votre carte d'identité!
Je vous explique pourquoi le vieillissement s'accélère vraiment à partir de 25 ans et comment les impacts de notre mode de vie deviennent de plus en plus marqués avec le temps.
Je déconstruis également plusieurs mythes tenaces: pourquoi les sushis que vous pensez healthy sont en réalité bourrés de sucre caché et d'un riz blanc à indice glycémique stratosphérique; comment un simple problème moteur de la langue peut causer des tensions dorsales et des tendinites récurrentes; et pourquoi, selon la science actuelle, aucune dose d'alcool n'est véritablement bénéfique pour la santé (désolé de casser ce mythe!).
Entre approches high-tech (intelligence artificielle, épigénétique, thérapie cellulaire) et retour aux fondamentaux (alimentation non transformée, activité physique quotidienne, vie sociale riche), je vous présente le double mouvement fascinant de la médecine de longévité moderne.
Vous apprendrez pourquoi distinguer faim émotionnelle et faim physiologique est crucial, comment les méthodes de cuisson influencent votre santé, et pourquoi 5 minutes de respiration matinale peuvent transformer non seulement votre journée, mais potentiellement votre espérance de vie.
Je partage également mon expérience personnelle des tests avancés en clinique: analyses de métaux lourds, microbiote, épigénétique...
Mais surtout, je vous explique comment les principes fondamentaux accessibles à tous représentent déjà 80% du travail, sans nécessiter de cliniques coûteuses. Vous découvrirez les secrets des zones bleues où vivent les centenaires, et pourquoi leurs liens sociaux sont peut-être plus importants que leur alimentation.
Dans un monde obsédé par l'optimisation, je vous propose une approche progressive et réaliste: pourquoi vouloir tout changer d'un coup est le meilleur moyen d'échouer, et comment une seule habitude bien intégrée peut déclencher une transformation durable. Je partage mes propres défis et imperfections – ces jours où je mange trop, bois un verre de trop, ou zappe le sport – tout en montrant comment chaque journée offre une nouvelle opportunité.
Cet épisode ne vous dictera pas quoi faire, mais vous donnera les clés pour faire des choix éclairés. Parce qu'au fond, la question n'est pas voulez-vous vivre longtemps? mais plutôt comment voulez-vous vous sentir dans votre corps pour les 20, 30 ou 50 prochaines années? Un guide sans culpabilité ni contrainte excessive pour tous ceux que ça saoule mais qui veulent quand même vivre longtemps et bien.
122 #350 Un reporter de guerre vous dévoile l'enfer des massacres de masse avec Laurent Larcher (partie 2)
Laurent Larcher, grand reporter à La Croix, spécialiste des conflits africains, est l’invité de cet épisode puissant.Je sais bien qu'on n’a pas envie de regarder les massacres de masse et qu'on préfère regarder ailleurs mais vous allez voir que cet épisode va vous permettre avec douceur et lucidité de mieux comprendre un phénomène qu'on arrive pas à saisir autrement.Laurent est également l’auteur du livre La fureur et l’extase, dans lequel il interroge notre rapport collectif à la violence de masse.
J’ai reçu Laurent avec une émotion particulière, parce que son regard, affûté par des années de terrain — Rwanda, Soudan, Centrafrique — vient interroger en profondeur ce que nous voyons, ou plutôt, ce que nous choisissons de ne pas voir.
Dans cet épisode, nous parlons de l’horreur brute, des massacres de masse dont les victimes deviennent des chiffres, vidées de leur humanité. Pourquoi certains conflits sont-ils invisibles alors qu’ils comptent des centaines de milliers de morts ? Pourquoi cette indifférence crasse quand les victimes sont africaines ? Quel rôle jouent les médias, les réseaux sociaux, ou notre propre confort intellectuel dans ce mécanisme d’abstraction ?
J’ai questionné Laurent sur le processus qui mène des citoyens ordinaires à participer à l’indicible. Il m’a parlé du plaisir, parfois de la joie qu’ont certains à tuer, une idée dérangeante mais nécessaire à regarder en face. Nous avons aussi parlé du colonialisme, de la manière dont notre regard est encore structuré par un imaginaire de domination, inconscient mais puissant.
C’est un épisode intense, qui dérange, mais que je crois essentiel. Il ne s’agit pas de se flageller, mais de comprendre que ce que nous choisissons de voir — ou non — a un impact direct sur les vies humaines. Je vous invite à l’écouter avec attention, à rester avec l’inconfort, et à vous interroger.
5 citations marquantes
- Plus le nombre est important, moins on en prend la mesure.- Ce qu’on reproche à Hitler, c’est d’avoir traité les Français comme les Français ont traité leurs colonies.- Eux, c’est nous. Et nous, c’est eux.- On ne voit pas ce qu’on voit, car notre œil est imprégné de nos représentations.- Ne soyons jamais dans l’abstrait : chaque victime mérite un nom, une histoire.
10 questions structurées posées dans l'interview- Qu’est-ce qui vous a donné la force ou l’envie d’écrire ce livre ?- Pourquoi certains massacres attirent-ils toute notre attention, quand d'autres sombrent dans l’indifférence ?- Comment peut-on encore humaniser des dizaines de milliers de morts ?- Pourquoi les conflits en Afrique reçoivent-ils si peu d'attention médiatique en France ?- Est-ce que cette indifférence relève d’un racisme structurel ?- Qu’est-ce que ces violences disent de nous, en tant qu’humains ?- Quel est le processus psychologique qui pousse des individus ordinaires à devenir des bourreaux ?- Comment avez-vous, en tant qu’homme, survécu à tant d’atrocités ?- Que peut-on faire, à notre niveau, face à cette violence ?- Pourquoi devient-on reporter de guerre ?
Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction par Grégory : comprendre la violence de masse- 02:00 – Pourquoi Laurent Larcher a écrit La fureur et l’extase- 07:00 – Abstraction des chiffres, perte d’humanité- 09:30 – Invisibilisation des massacres africains- 12:00 – C’est ça, l’Afrique : le racisme insidieux dans notre perception- 17:00 – Le plaisir de tuer, expérience de lynchage- 22:30 – Le rôle des médias et la désinhibition- 28:00 – La nuance, ce luxe disparu- 34:00 – Ce que l’imaginaire colonial nous empêche de voir- 46:00 – Hommage à Camille Lepage et l’engagement personnel- 52:00 – Que peut-on faire, concrètement ?
123 #350 Un reporter de guerre vous dévoile l'enfer des massacres de masse avec Laurent Larcher (partie 1)
Laurent Larcher, grand reporter à La Croix, spécialiste des conflits africains, est l’invité de cet épisode puissant.Je sais bien qu'on n’a pas envie de regarder les massacres de masse et qu'on préfère regarder ailleurs mais vous allez voir que cet épisode va vous permettre avec douceur et lucidité de mieux comprendre un phénomène qu'on arrive pas à saisir autrement.Laurent est également l’auteur du livre La fureur et l’extase, dans lequel il interroge notre rapport collectif à la violence de masse.
J’ai reçu Laurent avec une émotion particulière, parce que son regard, affûté par des années de terrain — Rwanda, Soudan, Centrafrique — vient interroger en profondeur ce que nous voyons, ou plutôt, ce que nous choisissons de ne pas voir.
Dans cet épisode, nous parlons de l’horreur brute, des massacres de masse dont les victimes deviennent des chiffres, vidées de leur humanité. Pourquoi certains conflits sont-ils invisibles alors qu’ils comptent des centaines de milliers de morts ? Pourquoi cette indifférence crasse quand les victimes sont africaines ? Quel rôle jouent les médias, les réseaux sociaux, ou notre propre confort intellectuel dans ce mécanisme d’abstraction ?
J’ai questionné Laurent sur le processus qui mène des citoyens ordinaires à participer à l’indicible. Il m’a parlé du plaisir, parfois de la joie qu’ont certains à tuer, une idée dérangeante mais nécessaire à regarder en face. Nous avons aussi parlé du colonialisme, de la manière dont notre regard est encore structuré par un imaginaire de domination, inconscient mais puissant.
C’est un épisode intense, qui dérange, mais que je crois essentiel. Il ne s’agit pas de se flageller, mais de comprendre que ce que nous choisissons de voir — ou non — a un impact direct sur les vies humaines. Je vous invite à l’écouter avec attention, à rester avec l’inconfort, et à vous interroger.
5 citations marquantes
- Plus le nombre est important, moins on en prend la mesure.- Ce qu’on reproche à Hitler, c’est d’avoir traité les Français comme les Français ont traité leurs colonies.- Eux, c’est nous. Et nous, c’est eux.- On ne voit pas ce qu’on voit, car notre œil est imprégné de nos représentations.- Ne soyons jamais dans l’abstrait : chaque victime mérite un nom, une histoire.
10 questions structurées posées dans l'interview- Qu’est-ce qui vous a donné la force ou l’envie d’écrire ce livre ?- Pourquoi certains massacres attirent-ils toute notre attention, quand d'autres sombrent dans l’indifférence ?- Comment peut-on encore humaniser des dizaines de milliers de morts ?- Pourquoi les conflits en Afrique reçoivent-ils si peu d'attention médiatique en France ?- Est-ce que cette indifférence relève d’un racisme structurel ?- Qu’est-ce que ces violences disent de nous, en tant qu’humains ?- Quel est le processus psychologique qui pousse des individus ordinaires à devenir des bourreaux ?- Comment avez-vous, en tant qu’homme, survécu à tant d’atrocités ?- Que peut-on faire, à notre niveau, face à cette violence ?- Pourquoi devient-on reporter de guerre ?
Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction par Grégory : comprendre la violence de masse- 02:00 – Pourquoi Laurent Larcher a écrit La fureur et l’extase- 07:00 – Abstraction des chiffres, perte d’humanité- 09:30 – Invisibilisation des massacres africains- 12:00 – C’est ça, l’Afrique : le racisme insidieux dans notre perception- 17:00 – Le plaisir de tuer, expérience de lynchage- 22:30 – Le rôle des médias et la désinhibition- 28:00 – La nuance, ce luxe disparu- 34:00 – Ce que l’imaginaire colonial nous empêche de voir- 46:00 – Hommage à Camille Lepage et l’engagement personnel- 52:00 – Que peut-on faire, concrètement ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR)
- #159 Casser les idées préconçues sur le continent Africain avec Odile Goerg (https://audmns.com/hXljCUx)
- #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)
124 [MOMENT] Doit-on faire confiance à son intuition avec Olivier Sibony
Ce moment est un extrait de l'épisode d'Olivier Sibony sur la prise de décision et sur les biais.
Olivier a écrit son livre avec le psychologue prix Nobel en économie Daniel Kahneman et dans ce moment nous traitons spécifiquement de l'intuition.
Dans cet épisode, nous parlons de ces fameuses décisions « prises avec les tripes » : faut-il leur faire confiance ? J’ai questionné Olivier sur la manière dont nos jugements intuitifs se forment, notamment dans des contextes critiques comme le recrutement ou même les choix personnels, comme celui de se marier.Il m’a partagé une anecdote fascinante sur les méthodes d’évaluation dans l’armée israélienne et comment une intuition bien placée — mais tardive — peut enrichir une analyse rigoureuse. Nous avons aussi discuté des limites de l’intuition dans les relations amoureuses et de la manière dont la croyance dans le coup de foudre influence notre engagement. Un épisode essentiel pour mieux comprendre comment notre cerveau décide, souvent malgré nous.
5 citations marquantes- « L’intuition, on n’est pas prêt à s’en passer. »- « Ce n’est pas l’intuition quand je regarde le candidat sortir de l’ascenseur, c’est quand je l’ai évalué pendant une heure et demie. »- « Même quand on sait que l’intuition ne marche pas, on continue de s’y fier. »- « L’intuition n’est pas à supprimer, elle est à remettre à plus tard. »- « Ce n’est pas choisir la bonne personne, c’est faire en sorte que ça marche. »
10 questions structurées - Quelle place l’intuition a-t-elle dans le jugement ?- Pourquoi continue-t-on à faire confiance à notre intuition malgré les preuves ?- Que révèle le fait qu’on s’appuie encore sur l’intuition en recrutement ?- Comment concilier intuition et rigueur analytique ?- À quel moment l’intuition devient-elle utile dans le processus décisionnel ?- Peux-tu nous raconter l’expérience menée dans l’armée israélienne ?- Pourquoi le jugement intuitif post-analyse est-il plus efficace ?- L’intuition fonctionne-t-elle dans les grandes décisions personnelles ?- Devrait-on appliquer une grille analytique à la décision de se marier ?- Est-ce que les relations issues des apps fonctionnent mieux que la moyenne ?
125 #349 Le superpouvoir de la curiosité avec Alexandre Dana
Alexandre Dana est le fondateur de LiveMentor, une plateforme de formation qui accompagne les entrepreneurs dans leurs projets, mais aussi éditeur, auteur, et penseur d’un monde plus attentif, plus conscient. Il vient tout juste de lancer un Carnet de curiosité, un objet qui m’a beaucoup parlé, car il entre en résonance directe avec ce que je cherche à faire avec ce podcast : approfondir, comprendre, ralentir.
Dans cet épisode, j’ai eu le plaisir de recevoir Alexandre pour une conversation à la fois intime, dense et passionnée sur la place de la curiosité dans nos vies. Nous avons parlé de ce besoin vital d’explorer le monde, de ce que ça veut dire aujourd’hui d’être curieux à l’ère des contenus courts, des vidéos en boucle, des algorithmes qui nous enferment. Et surtout, comment reprendre la main. Comment ne pas se laisser happer par les feeds infinis et retrouver le goût du temps long.
Alexandre m’a partagé la genèse de son carnet, ses influences (notamment le sociologue Niklas Luhmann avec sa méthode Zettelkasten), et son chemin personnel pour passer de la dispersion à la structuration. Il croit, comme moi, que notre attention est précieuse. Et que le papier est une arme puissante pour mieux apprendre, mieux penser, mieux vivre.
J’ai aimé sa manière de voir la curiosité comme une boussole intérieure, mais aussi comme une résistance. Résistance à l’instantané, à l’hyper-spécialisation, à la perte de sens. On a aussi parlé d’éducation, de système scolaire, d’hyperconnexion, de fatigue numérique, de burn-out, de la joie de découvrir de nouveaux mondes, et même de confiance en soi.
Si vous êtes du genre à collectionner les newsletters, à ouvrir 10 onglets sans les lire, à dire « j’aimerais prendre plus de temps pour lire mais je n’y arrive pas », alors cet épisode est pour vous. Il vous parlera, vous remuera peut-être, mais vous donnera surtout envie de sortir un carnet, un stylo… et de recommencer à penser vraiment.
Citations marquantes- « La vraie curiosité, celle qui devient une maîtrise, elle prend du temps. »- « Prendre des notes sur papier, c’est déjà faire un premier pas vers la structuration. »- « On ne résume pas la physique quantique en trois minutes. »- « L’attention est devenue un acte de rébellion. »- « La curiosité est peut-être le meilleur remède contre la peur de mourir. »10 questions posées dans l’interview- Pourquoi as-tu décidé de créer un carnet de curiosité ?- Quel est ton rapport personnel à la curiosité ?- Comment as-tu pensé la structure de ton carnet ?- En quoi le papier est-il une solution face à la fatigue numérique ?- Comment structurer sa pensée à travers la prise de notes ?- Pourquoi notre attention est-elle aujourd’hui en danger ?- Quel est l’impact des algorithmes sur notre curiosité ?- Comment retrouver une curiosité active et profonde ?- Y a-t-il des contre-indications à la curiosité ?- Comment choisir les sujets à creuser réellement ?
Timestamps clés (format YouTube)- 00:00 Introduction et présentation d’Alexandre Dana- 02:00 Pourquoi la curiosité est essentielle- 04:00 La genèse du carnet de curiosité- 07:00 L’importance du papier dans l’apprentissage- 09:00 Le combat contre les contenus courts et la dopamine- 14:00 Structurer sa pensée avec la prise de notes- 20:00 Le concept de polymath et la pensée divergente- 25:00 Algorithmes, filtres et perte de curiosité- 32:00 Par où commencer pour ralentir- 40:00 Les différents usages du carnet de curiosité- 49:00 Curiosité, frustration et confiance en soi
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #295 Les étapes de la rencontre avec soi avec Anne Ghesquière (https://audmns.com/FBVhPXW)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
- #230 Comment se connecter à son intelligence situationnelle? Avec Guila Clara Kessous (https://audmns.com/bLRrqSQ)
126 [SOLO] Gâcher du temps est un acte de résistance
Comme toutes les 2 semaines, je vous propose un épisode solo qui est la lecture de ma newsletter à laquelle vous pouvez vous abonner gratuitement si vous aimez lire, si vous voulez connaître les épisodes en avance mais aussi si vous souhaitez des liens pour approfondir les sujets.
Performance dévoyée, agenda surchargé, notifications incessantes – êtes-vous aussi prisonnier que moi de cette course folle vers... nulle part ? J'ai une confession à vous faire : je connais parfaitement la voie de la sagesse, j’en ai même fait un Tedx et pourtant, chaque jour, je continue de courir comme un hamster dans sa roue.
Pendant longtemps, j'ai ressenti une culpabilité profonde, pensant avoir gaspillé ma jeunesse dans des activités futiles.La société nous murmure sans cesse que chaque instant doit prouver sa valeur. Puis j'ai réalisé l'ironie : plus je pensais au temps perdu, plus je vivais dans le passé. À l'inverse, plus je m'inquiétais de ne pas perdre de temps, plus je vivais dans le futur.Ironiquement, tenter de ne pas perdre de temps peut devenir l'une des pertes de temps les plus profondes.
Cette newsletter et donc cet épisode est mon cri d'alarme. Ou peut-être ma bouteille à la mer :)
Combien de fois ai-je oublié de me demander si cette agitation perpétuelle me plaisait vraiment, parce que j'étais trop occupé à essayer de plaire au monde ?Combien de fois ai-je occulté la profondeur que pourrait avoir ma vie sans me laissant amadouer par le feu que les notifications allument dans mon corps ?
En tant qu'indépendant, nous sommes constamment challengés à être optimisés.Cela dit, j’ai la sensation qu’être salarié ne protège pas nécessairement de cette quête infinie de l’optimisation.D’une certaine manière, indépendant ou salarié, nous sommes souvent notre pire patron.Et pourtant, je crois profondément que le temps que l'on prend plaisir à perdre n'est pas du temps perdu : faire la sieste, faire du sport, écouter un podcast, discuter avec ma mère, mes amis, regarder un film, me perdre dans mes pensées…en comparaison à rendre tel projet à temps ou poster xy posts sur Instagram – je sais de quoi je me souviendrais sur mon lit de mort.
Tout cela est un temps essentiel non valorisé et pourtant, c'est l'essence même de la vie.
127 #348 I.A. entre mythes et réalités avec Tariq Krim (partie 2)
Tariq Krim est un entrepreneur visionnaire que j’ai la chance de connaître depuis de nombreuses années. Il a fondé Netvibes — une plateforme pionnière dans la personnalisation du web dont les plus anciens se souviennent mais simplement pour vous permettre de mieux comprendre : tout le monde utilisait Netvibes et Zuckerberg était un grand fan entre autres — et aujourd'hui, il est devenu l'une des voix les plus lucides sur l'évolution du numérique et de l'intelligence artificielle.
Dans cet épisode, j'ai invité Tariq pour démonter avec lui les grands mythes autour de l'IA. Ensemble, nous avons exploré sans détour ce qu'est réellement cette technologie, loin des discours alarmistes ou des promesses irréalistes. J'ai questionné Tariq sur les limites techniques des intelligences artificielles actuelles, leur impact sur notre société, notre manière de penser, de travailler, et sur la géopolitique mondiale.
Nous avons aussi abordé des sujets fondamentaux comme la productivité individuelle face à l'automatisation, l'impact de l'IA sur la solitude sociale, et le rôle crucial de l'Europe face à la compétition entre les grandes puissances technologiques. Tariq a une capacité rare : celle de parler avec précision autant de la technique que des dynamiques politiques, sociétales et économiques sous-jacentes.
Dans cet épisode, nous parlons de la réalité de l'IA (non, ce n’est pas une vraie intelligence), de la désinformation médiatique autour de cette révolution, de la militarisation des technologies et de l'urgence d'apprendre à penser par soi-même dans un monde saturé de contenus générés.
C’est un échange riche, sans faux-semblants, parfois personnel, toujours accessible — dans lequel nous avons essayé de vous donner des clés pour mieux comprendre ce moment charnière que nous vivons.
5 citations marquantes- L'intelligence artificielle n'est qu'une extension de l'informatique, pas une révolution magique.- Le vrai pouvoir de demain sera entre les mains de ceux qui savent encore penser par eux-mêmes.- L'IA n'est pas intelligente, elle est performante dans des domaines précis, c'est tout.- La géopolitique de l'IA est un combat pour la suprématie mondiale, pas pour le bien commun.- Chaque gain de productivité lié à l'IA déplace le travail, mais ne le supprime pas.
10 questions structurées posées dans l’épisode- Quels sont pour toi les plus grands mythes autour de l'intelligence artificielle ?- L'IA est-elle vraiment capable d'intelligence au sens humain ?- Comment ChatGPT influence-t-il nos biais personnels ?- Que penses-tu du concept de deep search dans l'IA ?- Quel est le modèle économique réel des IA aujourd'hui ?- En quoi l'IA est-elle devenue un enjeu militaire mondial ?- Quelle place peut jouer l'Europe dans cette course à l'IA ?- Est-ce que l'IA menace réellement l'emploi ?- Comment éduquer les jeunes dans un monde dominé par l'IA ?- L'usage intensif des IA risque-t-il d'accroître notre solitude numérique ?
128 #348 I.A. entre mythes et réalités avec Tariq Krim (partie 1)
Tariq Krim est un entrepreneur visionnaire que j’ai la chance de connaître depuis de nombreuses années. Il a fondé Netvibes — une plateforme pionnière dans la personnalisation du web dont les plus anciens se souviennent mais simplement pour vous permettre de mieux comprendre : tout le monde utilisait Netvibes et Zuckerberg était un grand fan entre autres — et aujourd'hui, il est devenu l'une des voix les plus lucides sur l'évolution du numérique et de l'intelligence artificielle.
Dans cet épisode, j'ai invité Tariq pour démonter avec lui les grands mythes autour de l'IA. Ensemble, nous avons exploré sans détour ce qu'est réellement cette technologie, loin des discours alarmistes ou des promesses irréalistes. J'ai questionné Tariq sur les limites techniques des intelligences artificielles actuelles, leur impact sur notre société, notre manière de penser, de travailler, et sur la géopolitique mondiale.
Nous avons aussi abordé des sujets fondamentaux comme la productivité individuelle face à l'automatisation, l'impact de l'IA sur la solitude sociale, et le rôle crucial de l'Europe face à la compétition entre les grandes puissances technologiques. Tariq a une capacité rare : celle de parler avec précision autant de la technique que des dynamiques politiques, sociétales et économiques sous-jacentes.
Dans cet épisode, nous parlons de la réalité de l'IA (non, ce n’est pas une vraie intelligence), de la désinformation médiatique autour de cette révolution, de la militarisation des technologies et de l'urgence d'apprendre à penser par soi-même dans un monde saturé de contenus générés.
C’est un échange riche, sans faux-semblants, parfois personnel, toujours accessible — dans lequel nous avons essayé de vous donner des clés pour mieux comprendre ce moment charnière que nous vivons.
5 citations marquantes- L'intelligence artificielle n'est qu'une extension de l'informatique, pas une révolution magique.- Le vrai pouvoir de demain sera entre les mains de ceux qui savent encore penser par eux-mêmes.- L'IA n'est pas intelligente, elle est performante dans des domaines précis, c'est tout.- La géopolitique de l'IA est un combat pour la suprématie mondiale, pas pour le bien commun.- Chaque gain de productivité lié à l'IA déplace le travail, mais ne le supprime pas.
10 questions structurées posées dans l’épisode- Quels sont pour toi les plus grands mythes autour de l'intelligence artificielle ?- L'IA est-elle vraiment capable d'intelligence au sens humain ?- Comment ChatGPT influence-t-il nos biais personnels ?- Que penses-tu du concept de deep search dans l'IA ?- Quel est le modèle économique réel des IA aujourd'hui ?- En quoi l'IA est-elle devenue un enjeu militaire mondial ?- Quelle place peut jouer l'Europe dans cette course à l'IA ?- Est-ce que l'IA menace réellement l'emploi ?- Comment éduquer les jeunes dans un monde dominé par l'IA ?- L'usage intensif des IA risque-t-il d'accroître notre solitude numérique ?
Timelaps :
- 0:00 Introduction à l'IA et présentation de Tariq Krim- 0:50 Démontage des mythes autour de l'intelligence artificielle- 3:30 Pourquoi l'IA reste fondamentalement de l'informatique- 6:00 ChatGPT et personnalisation des biais cognitifs- 9:30 Deep search : opportunités et limites- 13:50 Impact réel sur la productivité individuelle- 20:00 Rôle des médias dans la perception publique de l'IA- 28:00 IA et militarisation technologique- 36:00 L'impact de l'IA sur l'éducation et l'apprentissage- 41:00 Solitude numérique et relations humaines
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #205 Réseaux sociaux: y'a t-il un pilote dans l'avion? avec Tariq Krim (https://audmns.com/QYXZuUJ)
- Vlan #49 Le Slow web: vers une vision plus éthique d’internet avec Tariq Krim (https://audmns.com/jfEgxAx)
- #146 Comment l'intelligence artificielle peut réellement vous rendre plus humain.e avec Alexandre Pachulski (https://audmns.com/KdwwONa)
- #141 Les technologies et l'intelligence artificielle face à la crise climatique avec Luc Julia (https://audmns.com/WJCdimQ)
- Vlan #56 Ethique et intelligence artificielle sont elles compatibles? avec Aurélie Jean (https://audmns.com/mYmYlUh)
129 [Moment] Peut-on changer ou doit-on s'accepter avec Anne Ghesquière
Anne Ghesquière est entrepreneure, autrice, et fondatrice du podcast Métamorphose. Dans cet épisode, nous plongeons ensemble dans les profondeurs de la psyché humaine pour questionner notre capacité à changer.Nous sommes très proche avec Anne et cet épisode était une pépite, voici donc un petit extrait de notre conversation.
J’ai interrogé Anne sur ce que signifie véritablement changer : est-ce que l’on évolue ou est-ce que notre essence reste la même, malgré les années, les épreuves, les prises de conscience ? Ensemble, nous avons évoqué l’idée que parfois, il ne s’agit pas tant de changer que d’accepter qui l’on est. Anne partage des réflexions personnelles puissantes sur l’acceptation de soi, la résilience, et cette part de folie créative qui sommeille en chacun de nous.
Dans cet échange intimiste, on parle aussi de liberté, de destin, et de cette danse mystérieuse entre ce que nous sommes, ce que nous croyons devoir être, et ce que nous choisissons de devenir.
Citations marquantes- Est-ce qu'on change vraiment, ou est-ce qu'on apprend simplement à mieux se connaître ?- La résilience n’est pas possible pour tout le monde, et c’est OK.- Ce n’est pas que j’ai changé, c’est que je retiens davantage.- Notre vie est une œuvre — comment la créer à notre image ?- Et si ce que l’on prend pour de la folie était simplement une forme d’art inexprimée ?
Questions posées dans l’interview- Est-ce que tu crois que les gens changent vraiment ?- Que veut dire « changer » selon toi ?- Est-ce qu’on peut évoluer sans changer fondamentalement ?- Que penses-tu de l’idée que l’humain est « un peu fou » par essence ?- Est-ce que la résilience est accessible à tous ?- Est-ce qu’on est vraiment libre ?- Comment fais-tu pour reconnaître tes anciens schémas ?- As-tu appris à dire non ?- Quelle est ta vision du destin versus le libre arbitre ?- Comment faire pour exprimer notre part créative refoulée ?
Suggestion d'épisode à écouter : #295 Les étapes de la rencontre avec soi avec Anne Ghesquière (https://audmns.com/FBVhPXW)
130 #347 La gynécologie sans tabou avec Dr Olivier Marpeau (partie 2)
Olivier, Marpeau est gynécologue de profession et créateur du compte Instagram « Mon Gynéco » avec plus de 1 million de followers.Avoir 2 hommes qui parlent de la santé des femmes et plus spécifiquement de la santé gynécologique, ca peut paraître étrange et pourtant je suis convaincu que les hommes devraient s'en soucier beaucoup plus.J'ai posé l'intégralité des questions que j'ai reçue suite à une story Instagram anodine - pourtant j'ai eu des centaines de questions!
Avec Olivier, j’ai eu une conversation à la fois fluide, engagée et incroyablement nécessaire. Depuis plusieurs années, Olivier s’est donné pour mission de rendre la santé gynécologique plus accessible, plus compréhensible, et surtout moins taboue. Ce qui m’a particulièrement frappé chez lui, c’est son désir sincère de remettre du dialogue et de la pédagogie là où, souvent, il n’y a que silences et gêne.
Dans cet épisode, nous avons parlé de ce que signifie être un homme dans un domaine encore très genré, et de ce que cela change dans l’écoute et la relation aux patientes. J’ai voulu comprendre avec lui pourquoi tant de femmes vivent avec des douleurs que l’on considère à tort comme normales, pourquoi certains gestes médicaux comme la pose de stérilet se font encore sans anesthésie, et comment l’endométriose peut rester invisible pendant des années.
Nous avons aussi abordé la question de la contraception, de la fertilité, et de la congélation d’ovocytes, sujets qui soulèvent souvent plus de peurs que d’informations. J’ai questionné Olivier sur les limites du discours médical, sur les responsabilités qu’on fait peser (toujours) sur les femmes, et sur ce qu’il faudrait changer, concrètement, dans l’éducation à la santé.
Ce qui ressort de cet échange, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer la complexité des corps féminins, ni de continuer à invisibiliser leur souffrance. Et pour cela, il faut écouter, expliquer, transmettre. Olivier le fait avec douceur, rigueur et une vraie volonté de faire avancer les choses. C’est une conversation qui, je l’espère, fera bouger les lignes — et les consciences.
`Citations marquantes- « Les hommes n'ont aucune idée de ce que vivent les femmes au quotidien. »- « Ce n’est pas en cachant les choses qu’on rassure les femmes, c’est en leur expliquant. »- « On pose un stérilet sans anesthésie. Pourquoi ? Parce que la douleur des femmes est encore invisible. »- « Beaucoup de femmes vivent avec des douleurs qu’on leur a dit normales... mais qui ne le sont pas. »- « On devrait enseigner la fertilité à tous, pas seulement quand il est presque trop tard. »
Questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi as-tu voulu créer le compte Mon Gynéco ?- Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en tant que gynécologue sur la santé des femmes ?- Pourquoi les hommes sont-ils si peu informés ?- Quels sont les tabous encore présents en gynécologie ?- Comment expliquer qu’on pose un stérilet sans anesthésie ?- Quelle est ta vision de l’éducation à la fertilité ?- Pourquoi tant de femmes souffrent sans diagnostic pendant des années ?- Que penses-tu du discours médical sur la contraception ?- Quels sont les risques ou les réalités de la congélation d’ovocytes ?- Que souhaiterais-tu dire à toutes les femmes qui hésitent à consulter ?
Timestamps clés- 00:00 – Introduction de l’épisode et présentation d’Olivier- 04:12 – Pourquoi les hommes doivent comprendre la santé gynéco- 09:30 – La douleur féminine : une question négligée- 15:40 – Le tabou autour du stérilet et de la contraception- 22:05 – L’endométriose : symptômes, délais, souffrance invisible- 29:10 – La congélation d’ovocytes : explications claires et sans langue de bois- 34:45 – L’éducation sexuelle : un levier pour l’autonomie- 41:00 – Les consultations gynéco : ce qu’il faut vraiment savoir- 46:20 – Message d’Olivier pour les femmes (et les hommes)
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #347 La gynécologie sans tabou avec Olivier Marpeau (Mongyneco) -partie 1 (https://audmns.com/tjfnTeq)
- #308 Libérer la parole sur la santé des femmes avec André Ulmann (https://audmns.com/hAQtMJz)
- #297 Briser les tabous autour de la ménopause avec Davina Mc Call (https://audmns.com/wpkwLZi)
131 #347 La gynécologie sans tabou avec Olivier Marpeau (Mongyneco) -partie 1
Olivier, Marpeau est gynécologue de profession et créateur du compte Instagram « Mon Gynéco » avec plus de 1 million de followers.Avoir 2 hommes qui parle de la santé des femmes et plus spécifiquement de la santé gynécologique, ca peut paraître étrange et pourtant je suis convaincu que les hommes devraient s'en soucier beaucoup plus.J'ai posé l'intégralité des questions que j'ai reçu suite à une story Instagram anodine - pourtant j'ai eu des centaines de questions!
Avec Olivier, j’ai eu une conversation à la fois fluide, engagée et incroyablement nécessaire. Depuis plusieurs années, Olivier s’est donné pour mission de rendre la santé gynécologique plus accessible, plus compréhensible, et surtout moins taboue. Ce qui m’a particulièrement frappé chez lui, c’est son désir sincère de remettre du dialogue et de la pédagogie là où, souvent, il n’y a que silences et gêne.
Dans cet épisode, nous avons parlé de ce que signifie être un homme dans un domaine encore très genré, et de ce que cela change dans l’écoute et la relation aux patientes. J’ai voulu comprendre avec lui pourquoi tant de femmes vivent avec des douleurs que l’on considère à tort comme normales, pourquoi certains gestes médicaux comme la pose de stérilet se font encore sans anesthésie, et comment l’endométriose peut rester invisible pendant des années.
Nous avons aussi abordé la question de la contraception, de la fertilité, et de la congélation d’ovocytes, sujets qui soulèvent souvent plus de peurs que d’informations. J’ai questionné Olivier sur les limites du discours médical, sur les responsabilités qu’on fait peser (toujours) sur les femmes, et sur ce qu’il faudrait changer, concrètement, dans l’éducation à la santé.
Ce qui ressort de cet échange, c’est qu’on ne peut plus se permettre d’ignorer la complexité des corps féminins, ni de continuer à invisibiliser leur souffrance. Et pour cela, il faut écouter, expliquer, transmettre. Olivier le fait avec douceur, rigueur et une vraie volonté de faire avancer les choses. C’est une conversation qui, je l’espère, fera bouger les lignes — et les consciences.
`Citations marquantes- « Les hommes n'ont aucune idée de ce que vivent les femmes au quotidien. »- « Ce n’est pas en cachant les choses qu’on rassure les femmes, c’est en leur expliquant. »- « On pose un stérilet sans anesthésie. Pourquoi ? Parce que la douleur des femmes est encore invisible. »- « Beaucoup de femmes vivent avec des douleurs qu’on leur a dit normales... mais qui ne le sont pas. »- « On devrait enseigner la fertilité à tous, pas seulement quand il est presque trop tard. »
Questions structurées posées dans l’interview- Pourquoi as-tu voulu créer le compte Mon Gynéco ?- Qu’est-ce qui t’a le plus surpris en tant que gynécologue sur la santé des femmes ?- Pourquoi les hommes sont-ils si peu informés ?- Quels sont les tabous encore présents en gynécologie ?- Comment expliquer qu’on pose un stérilet sans anesthésie ?- Quelle est ta vision de l’éducation à la fertilité ?- Pourquoi tant de femmes souffrent sans diagnostic pendant des années ?- Que penses-tu du discours médical sur la contraception ?- Quels sont les risques ou les réalités de la congélation d’ovocytes ?- Que souhaiterais-tu dire à toutes les femmes qui hésitent à consulter ?
Timestamps clés- 00:00 – Introduction de l’épisode et présentation d’Olivier- 04:12 – Pourquoi les hommes doivent comprendre la santé gynéco- 09:30 – La douleur féminine : une question négligée- 15:40 – Le tabou autour du stérilet et de la contraception- 22:05 – L’endométriose : symptômes, délais, souffrance invisible- 29:10 – La congélation d’ovocytes : explications claires et sans langue de bois- 34:45 – L’éducation sexuelle : un levier pour l’autonomie- 41:00 – Les consultations gynéco : ce qu’il faut vraiment savoir- 46:20 – Message d’Olivier pour les femmes (et les hommes)
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- #297 Briser les tabous autour de la ménopause avec Davina Mc Call (https://audmns.com/wpkwLZi)
- #308 Libérer la parole sur la santé des femmes avec André Ulmann (https://audmns.com/hAQtMJz)
- #189 Les psychédéliques pour améliorer votre santé mentale? Avec Françoise Bourzat (https://audmns.com/tgOZoDG)
132 [SOLO] Les 5 vérités inconfortables que j'ai apprise pour faire durer l'amour
Cet épisode est tiré de ma newsletter, pour vous abonner c'est ici!!!
Comme je vous. le dis je vous remercie mille fois pour me suivre dans cette aventure de Vlan!
J'adore mon célibat actuel, cette liberté exquise de décider de mon emploi du temps sans compromis.Et pourtant, je suis un incorrigible romantique !Ce paradoxe délicieux me constitue et colore ma vie de nuances fascinantes.Cette dualité n'est sans doute pas étrangère à mon histoire familiale.J'ai grandi avec des parents qui se sont rencontrés jeunes, ont eu des enfants à 24 et 26 ans et sont restés ensemble jusqu'à la fin malgré les tumultes de la vie – chose de plus en plus rare, j'ai l'impression.Ils ont incarné devant moi la possibilité d'un amour durable, même si le chemin n'était pas toujours facile.N'est-ce pas incroyable que nous puissions simultanément chérir notre indépendance et rêver de construire à deux ?L'amour reste cette aventure extraordinaire qui transcende les époques.Au 18ème siècle, Benjamin Franklin déclarait qu'un homme sans femme n'est rien d'autre qu'un demi-homme (on était moins subtil à l'époque...d’autant moins quand on sait que les femmes célibataires étaient, elles, brûlées vivent pour sorcellerie), et aujourd'hui encore, malgré toutes nos avancées, le couple demeure cette quête collective qui nous anime presque tous.
Qu'y a-t-il de si captivant dans cette danse à deux ? Pourquoi continuons-nous à nous lancer dans cette entreprise hasardeuse, malgré les cicatrices et les déceptions ?Peut-être parce que l'amour, dans ses plus beaux moments, nous offre cette alchimie rare entre sécurité et aventure, entre connaissance profonde et éternelle découverte.
J'ai connu des histoires d'amour intenses - dont une qui m'a conduit à imprimer un livre de 400 pages de nos échanges et à déménager à New York !Ces expériences m'ont transformé, enrichi, parfois blessé, mais jamais je n'ai regretté de m'être lancé et de vivre pleinement les choses (c’est ce que me disais ma psy).Chaque relation a ajouté une couche de compréhension à ma carte du monde émotionnel.
À travers cette newsletter, je vous invite à explorer avec moi les mystères et les joies de l'amour moderne, ses défis et ses trésors cachés.Je partagerai mes découvertes (j’ai beaucoup cherché), mes erreurs (nombreuses !) et les pépites de sagesse glanées en chemin.Car si j'ai renoncé au mythe paralysant de l'âme sœur, je n'ai certainement pas abandonné la quête d'un amour authentique et vibrant.
Comme l'écriture elle-même, l'amour nous enseigne ce que nous ne savions pas connaître sur nous-mêmes. Embarquons ensemble dans cette exploration joyeuse !
Mon parcours amoureux : des cicatrices comme boussole
Ma première histoire d'amour a duré sept ans. Je l'ai rencontrée dès les premières semaines d'école de commerce, nous nous sommes fiancés, le mariage était planifié. Vingt ans plus tard, nous sommes toujours proches, mais cette relation était fondamentalement dysfonctionnelle — principalement à cause de moi, je dois l'admettre.
J'avais endossé la cape du sauveur pour surmonter ma timidité. Mon besoin d'appartenance était si intense et elle incarnait tout ce que je n'étais pas.C'était profondément injuste pour elle mais j’y reviendrais.J'ignorais alors mes propres besoins, mes névroses, mon style d'attachement.Elle est devenue malveillante malgré elle, et cette histoire était condamnée dès le départ.
Ma deuxième relation significative m'a conduit chez un psychologue, perdu que j'étais. Sans doute l'une des décisions les plus sages de ma vie. C'est aussi à cette période que j'ai commencé à consulter des voyantes, cherchant désespérément des réponses que je ne trouvais pas en moi.
Puis est venue LA relation passionnelle de ma vie.Une relation tellement intense qu’elle est difficile à expliquer.Pour vous donner une idée: j'ai compilé les trois premiers mois de nos échanges dans un livre de 400 pages imprimé en deux exemplaires (un pour elle et l’autre pour moi), et j'ai déménagé à New York pour elle.Cette femme réputée pour son légendaire self-control ne maîtrisait plus rien non plus.Certains parleraient d'âme sœur ou de flamme jumelle — j'ai cherché toutes les explications possibles. Après quatre ans d'une intensité intacte, elle est partie sans un mot d'explication.
Huit ans ont passé, et il m'en a fallu 6 pour m'en remettre. Je le dis ici car dans cette société ou tout va de plus en plus vite parfois on n’accepte plus chez les autres mais aussi chez soi même que certains processus prennent du temps.Quoiqu’il en soit cette rupture m'a transformé.Comme me l'a fait remarquer un ami, peu d'hommes parlent ouvertement de leurs blessures amoureuses. Je n'avais pas le choix — cette histoire m'a bouleversé dans ma chair.Je crois que c’est important d’en parler et c’est la raison pour laquelle j’ai accepté l’invitation d’Anne du podcast Métamorphose à l’époque.C’est essentiel de montrer la vulnérabilité sans faux semblant et que les hommes ne sont évidemment pas insensibles aux ruptures. J’espère que cela aura permis à d’autres hommes de se connecter avec eux même.Et puis, je suis heureux d’avoir fait un kinsugi de cette rupture en co-créant un kit de secours pour cœur brisés.
Durant ces six années de deuil, j'ai sabordé des relations avec des femmes extraordinaires, les comparant inévitablement à elle. J'ai finalement réussi à briser ce lien toxique grâce à un travail acharné avec psychologues, énergéticiens, voyantes, astrologues, constellations familiales, et même l'ayahuasca. J'ai tout essayé pour m'en libérer.
J'ai su que j'étais guéri quand je suis retombé amoureux. Même si cette nouvelle histoire fut brève pour d'autres raisons, elle a confirmé ma guérison. Aujourd'hui, je reste ouvert à construire quelque chose avec quelqu'un, mais ce n'est pas simple.
Les raisons de cette difficulté sont précisément l'objet de cette newsletter et je vous livre ce qui selon moi cloche en 5 grands points !
Raison #1 : Nous sommes des idéalistes irréalistes par essence
Nous avons grandi bercés par des mythes grecs(ne les sous-estimons pas, ils sont centraux), des histoires comme celle de Roméo et Juliette, des contes pour enfants ou encore des films hollywoodiens qui nous ont fait croire que l'impossible devenait possible par amour.Mais ces récits se concentrent presque exclusivement sur la quête amoureuse, rarement sur ce qui vient après.
Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? Comment ont-ils géré leurs névroses respectives ? Leurs univers distincts ? Leurs problèmes de communication ? Leurs baisses de désir ? Leurs potentielles tentations extraconjugales ?
Dis rapidement, notre idéal romantique est incompatible avec la réalité d'une connexion humaine.Ces expressions comme ma moitié sous-entendent que nous serions incomplets avant de rencontrer l'autre. The one ou l'âme sœur suggèrent qu'une seule personne au monde peut nous convenir.Vous l’aurez compris, j'ai personnellement expérimenté ce mythe de l'âme sœur — et en ai payé le prix fort.
Cet idéal présuppose que notre partenaire devrait tout comprendre de nous sans communication verbale, alors même que nous peinons à nous comprendre nous-mêmes (personnellement, je me découvre encore chaque jour).Cela est évidemment accentué par un individualisme (pour ne pas dire égoïsme) sous stéroïdes.L'autre vit dans un univers parallèle, avec un système proche mais fondamentalement différent du nôtre.
De manière anecdotique, lors d'un de mes événements sur l'IA, une personne a partagé qu'elle se sentait plus vue et entendue par ChatGPT que par son médecin ou ses amis.Notre société d'hyper-optimisation nous a fait perdre la capacité à prendre le temps — ou à l'accorder à l'autre.La conséquence est ce manque d’écoute mutuel et donc des incompréhensions en pagaille.Et si vous ajoutez à cela des différences culturelles, comme je l'ai vécu, cela complique encore davantage la situation.
Esther Perel m'a fait réaliser que nos attentes sont démesurées : nous demandons à une seule personne de nous apporter ce qu'autrefois tout un village nous fournissait — sécurité, identité, amitié, sexualité, complicité émotionnelle et intellectuelle, goûts communs...Je ne vous fais pas la leçon, je suis le premier à tomber dans ce piège, tout en sachant parfaitement son absurdité.Le couple exige des compromis et un travail constant de construction à deux.
Par ailleurs, nous entrons dans une relation avec une vision identitaire, un rêve de qui nous voulons devenir — souvent flou ou fantasmé.Quand on s'engage, ce n'est pas seulement l'autre qu'on cherche, mais une version future de soi-même. Ici aussi je plaide totalement coupable et ma 1ère longue relation s’inscrivait à 200% dans cette dynamique.
Mais comme le souligne Esther, ce processus est inconfortable car l'autre ne change pas à notre rythme et ne comprend pas nécessairement le rôle implicite que nous lui avons assigné (m'apaiser, m'ouvrir, m'élever, m'intégrer…).Le changement personnel étant douloureux, nous finissons par reprocher à l'autre ce qui nous fascinait initialement. Ainsi, un partenaire choisi pour sa légèreté devient irresponsable, une personne stable devient ennuyeuse…
Le fantasme identitaire se heurte inévitablement à la réalité relationnelle.Et bien sur, les applications de rencontre aggravent le problème en alimentant l'illusion d'une offre infinie, comme si l'amour n'était qu'à un swipe de distance.Pour y avoir passé du temps, je vous rappelle (particulièrement si vous êtes en couple) que c'est aussi illusoire que ces couples Instagram où tout semble parfait.
Raison #2 : Les papillons dans le ventre sont souvent un dangereux leurre
Nous avons tous éprouvé ces fameux papillons dans le ventre, cette sensation vertigineuse que nous pourchassons comme le nectar ultime de l'amour.C'est le moment où nous nous sentons le plus vivants d’ailleurs souvent considéré comme l'indicateur suprême de l'amour véritable.Franchement, quoi de plus délicieux que cette vibration viscérale ?
J'adore personnellement cette sensation, mais les avertissements d'Alain de Botton m'ont ouvert les yeux : ce frisson que nous ressentons est très souvent une réaction à quelque chose de familier, parfois simplement l'activation d'un vieux schéma ou d'une blessure non cicatrisée.
Voilà pourquoi nous sommes parfois attirés par des personnes qui ne nous conviennent pas du tout.En réalité, nous sommes attirés par ceux qui vont nous faire souffrir d'une manière qui nous est familière.Une relation calme, douce et respectueuse peut nous sembler étrange, sans passion, voire profondément ennuyeuse, parce qu'elle menace notre scénario intérieur bien rodé.
De Botton nous met en garde : ne confondez pas compatibilité avec familiarité traumatique. C'est extrêmement frustrant, car j'aime cette sensation d'intensité.D’ailleurs, même en sachant que c'est un indicateur défectueux, j'adore ces papillons et ce deuil n'est pas facile à faire (long way to go greg…ahahahhah).
Alors à quoi se fier si les papillons sont trompeurs ?J'ai découvert que j'appliquais inconsciemment les conseils d'Alain de Botton quand je me sentais particulièrement à l'aise avec quelqu'un.
L'une de ses questions préférées: C'est quoi le weirdo en toi? Parce qu'en vérité, sans masques ni artifices, nous sommes tous un peu étranges.Je sais que je suis vraiment amoureux quand j'ose révéler mes aspects les plus singuliers sans crainte du jugement, je laisse entrevoir ce qui se passe derrière le masque.
Un autre signal essentiel selon lui — et auquel je suis attentif sans vraiment y réfléchir : observer si l'autre personne est capable de reconnaître ses propres biais et imperfections et si elle sait s'excuser quand ils se manifestent.Il faut également s'interroger honnêtement : sommes-nous nous-mêmes capables de cette introspection ? Je ne parle pas de sautes d'humeur passagères, mais de nos véritables zones d'ombre.
On peut mesurer l'évolution d'une personne à sa capacité à reconnaître qu'elle est loin de l'idéal.Ce n'est pas quelque chose qu'on peut demander directement ; il faut l'observer à travers l'expérience partagée.L'objectif n'est évidemment pas l'auto-flagellation, mais une lucidité bienveillante sur nos mécanismes.
Enfin, il est crucial de déterminer si la personne comprend que l'amour est une compétence plus qu'une émotion. Ressentir, bien sûr, mais surtout comprendre qu'un couple exige un travail commun, des compromis, des discussions et des efforts constants.
Une amie a pris la décision d'aller voir un thérapeute de couple dès qu'elle a senti que sa relation devenait sérieuse.Non pas parce qu'ils rencontraient des problèmes, mais pour s'assurer que leur communication resterait toujours fluide.J'ai trouvé cette initiative particulièrement mature et judicieuse.D’ailleurs, je serais curieux de connaître votre opinion à ce sujet que certains pourraient qualifier de « tue l’amour ».
Raison #3 : La catégorisation devient notre prison mentale
Lorsque j'ai réalisé mon épisode sur les pervers narcissiques, ma première observation fut celle-ci : quand tout le monde devient pervers narcissique, plus personne ne l'est véritablement.Et cette banalisation est irrespectueuse envers les véritables victimes.
Cette réflexion s'applique à toute cette culture de surface et ces catégorisations simplistes que nous accumulons : styles d'attachement, langages de l'amour... sans oublier le mot fourre-tout toxique, tellement galvaudé qu'il a perdu toute substance.
Certes, se positionner sur un spectre a son utilité, mais comme son nom l'indique, c'est un spectre — il est rare d'incarner une seule catégorie pure.Personnellement, je trouve difficile d'identifier MON langage de l'amour principal, car tous me parlent profondément.
Il en va de même pour la sexualité. Dans ce domaine, j'ai l'impression que nos corps communiquent directement.Certaines connexions sont extraordinaires, d'autres catastrophiques, sans que ce soit nécessairement la faute de quiconque. C'est ainsi, et ce n'est pas grave.Je l’avoue sans souci, j’ai été un « mauvais coup » pour certaines personnes mais j’espère un meilleur pour d’autres.
J'ai souvent remarqué que cette alchimie se ressent dès le premier baiser. Cela dit, la sexualité reste un territoire d'exploration infini où nous devons d'abord accepter notre ignorance fondamentale.
C'est particulièrement vrai pour les hommes car, d'après mon expérience, les femmes réagissent très différemment aux mêmes stimuli.Je n'ai pas d'expérience avec les hommes, mais j'imagine que c'est un peu plus mécanique — quoique vous pourriez me contredire.
Au-delà de l'attraction initiale et des premières années, l'enjeu devient de faire durer le désir. J'ai adoré recevoir Anne et Jean-François Descombe sur ce sujet.Ils encouragent à dépasser l'idée reçue selon laquelle le sexe doit toujours naître spontanément du désir dans un couple établi.
En réalité, aussi peu romantique que cela puisse paraître, il est souvent préférable de planifier des rendez-vous intimes, de créer délibérément des moments de connexion et de transcender les conventions en développant une perception corporelle plus subtile.
Je n'ai jamais mis cette approche en pratique car ma compréhension de ces dynamiques est arrivée tardivement et mes relations récentes ont été trop brèves pour arriver à cet endroit. Cependant, j'observe que nous sommes souvent complètement déconnectés de nos corps sans même nous en rendre compte, parce qu'ils se protègent naturellement.
Il faut réapprendre à ressentir, à ramener la sexualité dans le corps plutôt que dans la tête. C'est un travail considérable (pour moi aussi qui suis tellement cérébral).
Raison #4 : Prisonniers de la performance, même dans l'intimité
La sexualité demeure un enjeu majeur dans les relations, devenant souvent une difficulté dans les couples établis.Je crois que nous sommes conditionnés à la performance dans tous les domaines, alors que l'intimité devrait être précisément l'espace où cette pression n'existe pas.
Pourtant, nous sommes obsédés par le plaisir de l'autre, et si nous échouons à l'atteindre, nous remettons tout en question. Cette pression existe pour les hommes, mais je la perçois encore plus forte chez les femmes.
Un homme qui n'éjaculerait pas à répétition serait source d'inquiétude majeure pour sa partenaire, et probablement pour lui-même. J'ai conscience que mes propres biais transparaissent ici, mais j'ai l'impression que dans le sens inverse, ce serait moins problématique.
Esther Perel dit: Dis-moi comment tu as été aimé, je te dirai comment tu fais l'amour.Selon elle, notre histoire émotionnelle s'inscrit dans la physicalité de notre sexualité. Personnellement, il y a longtemps, j'entretenais une forme de respect que je qualifierais aujourd'hui de déplacé envers mes partenaires — déplacé parce que la sexualité n'implique pas un manque de respect.Typiquement, le problème résidait dans mon rapport à l'autre et à la sexualité en général.
Un autre exemple peut être plus parlant pourrait être celui d’une femme qui n’oserait jamais dire à son partenaire qu'elle n'appréciait pas certaines pratiques sexuelles - cela illustre comment des schémas émotionnels anciens (peur du conflit ou de la désapprobation) créent des blocages dans l'intimité physique.
Parfois, des couples apparemment harmonieux connaissent aussi des blocages sexuels malgré leur amour et leur entente.Esther Perel a développé toute une méthodologie de questions pour identifier comment nous avons appris à aimer, quelles ont été nos figures protectrices durant l'enfance, et si l'expression de nos émotions et de notre plaisir était considérée comme acceptable.
Les réponses à ces questions révèlent comment nos expériences passées façonnent notre plan érotique et influencent nos défis émotionnels dans l'intimité.Notre histoire émotionnelle marque profondément notre sexualité, se manifestant à travers nos conditionnements, la reproduction de schémas relationnels, nos peurs de la vulnérabilité et la dynamique même de nos interactions intimes.
Heureusement, la sexualité peut également devenir un outil pour accéder à des émotions profondes et résoudre des blocages que nous n'arrivions pas à surmonter autrement.En définitive, je crois que le couple n'existe pas pour réussir mais pour nous permettre de ressentir.
Nous devons impérativement nous libérer de cette logique performative et productiviste pour simplement nous sentir vivants.C’est une véritable révolution intérieure qui s'impose.
Raison #5 : Nous entrons dans le couple pour évoluer, mais résistons au changement
Depuis les Lumières, nous avons élevé l'individualisme au rang de valeur suprême. Comme je l'ai abordé dans une précédente newsletter, nous nous imposons une isolation que nous semblons apprécier, mais qui nous déconnecte de notre humanité fondamentale.
La vie de couple exige d'articuler une dynamique entre préservation de son identité propre et connexion authentique avec l'autre.Comme évoqué dans la première raison, nous sommes des idéalistes irréalistes, portés par l'illusion d'un amour parfait qui nous transformerait en une version améliorée de nous-mêmes.
Pourtant, lorsque nous nous engageons, cette promesse de métamorphose se heurte à la réalité.Nous ne choisissons pas un partenaire uniquement pour ses qualités ; inconsciemment, nous choisissons aussi une version future de nous-mêmes que nous aspirons à incarner — devenir plus calme, plus fort, plus complet.Esther Perel l'exprime magnifiquement : nous rencontrons l'autre pour retrouver une partie de nous encore inexplorée.
Cette promesse d'évolution engendre cependant une tension profonde.Ce qui nous fascinait initialement devient source d'inconfort.Le calme apaisant se transforme en froideur détachée, la liberté joyeuse en irresponsabilité.La vision identitaire que nous avions imaginée entre en contradiction avec la réalité quotidienne du changement.Nous résistons à cette évolution parce qu'elle bouscule notre identité, même celle que nous avions idéalement construite.
Le couple devient ainsi un espace paradoxal où nous aspirons à grandir tout en redoutant de perdre notre stabilité.Nous voulons évoluer, mais uniquement à notre rythme, sans que les transformations imposées par l'autre ne remettent en question ce que nous considérons comme notre essence. Ce conflit nous pousse souvent à rejeter ce qui devait nous transformer, à blâmer l'autre pour une inertie que nous percevons comme une trahison de notre idéal initial.
Ce tiraillement entre l'envie d'ouvrir un nouveau chapitre et la peur d'abandonner l'image rassurante de notre identité constitue l'une des dynamiques les plus universelles et douloureuses de la vie à deux.C'est pourtant dans cette lutte que réside le potentiel d'une transformation authentique, si nous acceptons enfin le coût du changement intérieur.
En conclusion: l'amour comme territoire d'exploration, non de performance
Aimer aujourd'hui est difficile, non pas parce que nous serions devenus incapables d'aimer, mais parce que nous attendons de l'amour qu'il résolve tout.Qu'il nous apaise, nous élève, nous stimule, nous révèle.Qu'il nous offre simultanément la sécurité d'un foyer et l'ivresse d'une passion.Qu'il nous soutienne dans les moments difficiles tout en nous laissant respirer quand nous avons besoin d'espace.Ce n'est plus simplement une relation: c'est une architecture existentielle, un miroir identitaire, un incubateur de sens. C'est trop demander.
Lorsque la réalité ne correspond pas à cette fiction intérieure, nous résistons.Nous accusons, fuyons ou nous replions.Nous croyons que l'autre nous blesse intentionnellement, alors qu'il réveille en nous des mémoires anciennes, des blessures non cicatrisées, des récits que nous tenons pour vérités absolues. Et nous l’avons vu, les papillons n’y sont pas pour rien…Nous oublions que dans toute relation, il n'existe jamais une vérité unique mais deux narrations distinctes — souvent incompatibles.
Nous redoutons également le conflit, que nous confondons avec la fin de l'amour.Je déteste le conflit en bon « gentil », pourtant, un conflit traversé avec conscience est peut-être ce qu'il y a de plus vivant dans une relation.Il ne signale pas l'échec, mais la possibilité d'un lien authentique — non plus idéalisé, mais profondément incarné.
Le couple n'a pas vocation à nous rendre heureux comme le ferait un produit fini.Il existe pour nous faire grandir, parfois nous ébranler, souvent nous décaler.Aimer n'est pas maîtriser, ni guérir, ni même comprendre entièrement.C'est oser traverser l'inconfort du lien sans fuir à la première dissonance.C'est abandonner l'idée qu'il existe une méthode parfaite pour aimer, pour embrasser la complexité d'un ch
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [Solo] Ca veut dire quoi d'être un homme? (https://audmns.com/VrvDGYA)
- [NEWS] La gentillesse est-elle toujours une vertu? (https://audmns.com/fsjMsBo)
- [NEWS] Le paradoxe du siècle « social » que l'on fait mine d'ignorer (https://audmns.com/CREUtAc)
133 #346 Retrouver du pouvoir dans le chaos avec Matthieu Dardaillon
Matthieu Dardaillon est entrepreneur social, fondateur de Ticket for Change – une structure qui a accompagné de nombreux projets à impact, dont l’application bien connue Yuka – et il est aussi l’auteur du livre Anti-Chaos. J’avais très envie d’inviter Matthieu, parce que son livre entre incroyablement en résonance avec ce que je cherche à faire avec Vlan! : donner du sens, créer du lien, aider chacun à retrouver de la clarté dans un monde de plus en plus complexe.
Dans cet épisode, nous avons eu une conversation très ouverte, presque intime, sur nos peurs, nos contradictions, nos espoirs aussi.
On vit une époque de bascule, où tout s'accélère, où les repères se brouillent, où l’impuissance peut nous paralyser.
C’est précisément cela que Matthieu aborde dans son ouvrage et dans notre échange : comment vivre et surtout agir dans un monde chaotique ? Comment retrouver notre pouvoir d’agir dans un système qui semble parfois aller droit dans le mur ?
Ce qui m’a frappé, c’est à quel point nos réflexions se croisent. On parle de polycrises, de fin de modèle, de croissance absurde, mais aussi de rêve, de joie d’agir, d’entrepreneuriat du quotidien.
Matthieu partage des outils concrets, comme le modèle ABZ ou la règle des deux jours, pour passer de la réflexion à l’action. Il explique aussi pourquoi l’écoute – la vraie, l’écoute empathique et générative – est fondamentale pour co-construire le monde de demain.
J’ai aussi osé parler de mes propres contradictions, comme cette tension entre l’envie d’un mode de vie communautaire et l’imaginaire individuel dans lequel j’ai grandi. Et Matthieu, avec beaucoup de bienveillance, m’a aidé à poser des mots là-dessus, à me questionner sur mes valeurs, mes besoins, et sur les petits pas concrets que je peux poser pour avancer vers ce futur désirable.
Ce qui est beau dans la pensée de Matthieu, c’est qu’elle ne moralise jamais. Il ne cherche pas à convaincre, mais à inspirer. Il ne juge pas ceux qui n’en font pas assez, mais célèbre ceux qui essaient. Il croit profondément en la puissance de l’exemple, en la valeur de la recherche collective, et surtout en la capacité de chacun à contribuer, depuis là où il est.
Cet épisode est un souffle. Un moment suspendu pour réfléchir, ressentir, rêver, mais aussi agir. J’espère qu’il vous parlera autant qu’il m’a nourri.
Citations marquantes- « On est chacun contributeur, là où on agit au quotidien. »- « Ce qu’il faut, c’est donner envie, pas convaincre. »- « Le rêve est une étoile polaire dans le brouillard. »- « On a besoin d’imaginer de nouvelles boussoles collectives. »- « L’entre-deux-mondes est un lieu d’inconfort, mais aussi de création. »
10 questions structurées posées - Pourquoi as-tu écrit le livre Anti-Chaos ?- Est-il normal de se sentir submergé aujourd’hui ?- Quelles sont les causes profondes de cette sensation d’impuissance ?- À quoi pourrait ressembler le monde de demain ?- Comment peut-on vivre dans l’entre-deux-mondes ?- Est-ce que tout le monde peut être un entrepreneur du changement ?- Comment bien s’entourer pour réussir un projet à impact ?- Quelle est la place du rêve dans un monde en mutation ?- Comment gères-tu tes contradictions personnelles ?- C’est quoi, pour toi, un rapport sain à l’argent ?
Timestamps clés pour YouTube- 00:00 – Introduction par Grégory Pouy- 02:00 – Pourquoi Matthieu a écrit Anti-Chaos- 05:00 – Comprendre le chaos systémique- 10:00 – Vivre dans l’entre-deux-mondes- 13:00 – Le nouveau paradigme est déjà en marche- 18:00 – Reprendre son pouvoir d’agir- 26:00 – La question de la croissance- 30:00 – Le rôle du rêve- 35:00 – Imaginaire collectif vs. réalités personnelles- 40:00 – Le modèle ABZ : de la vision à l’action- 47:00 – Le rapport à l’argent- 51:00 – Les quatre niveaux d’écoute- 55:00 – Les projets actuels de Matthieu
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #200 Comment j'envisage le monde aujourd'hui (https://audmns.com/XqycjtL)
- #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra)
- #266 S'organiser pour affronter le chaos à venir avec Arthur Keller (https://audmns.com/OOxiCQp)
134 [MOMENT] Désalignement et quête de sens : un mal générationnel avec Emmanuel Duez
Emmanuelle Duez est fondatrice de The Boson Project, un cabinet de conseil qui milite pour une transformation en profondeur de l'entreprise et de la société. Dans cet épisode, nous parlons d'engagement, de quête de sens, d'alignement personnel, et de la manière dont ces éléments s'entremêlent dans un monde en mutation.j'ai eu le plaisir de la recevoir il y a plusieurs années pour parler de l'engagement et ici c'est un extrait de notre conversation bien sur.
J’ai questionné Emmanuelle sur ce qui pousse les individus à s’engager, alors même qu’ils n’y trouvent pas toujours un intérêt personnel immédiat. Elle m’a partagé sa vision très personnelle de l'engagement comme un moteur de vie, une façon de vibrer, de se sentir vivant à chaque instant. On a aussi échangé sur le rôle fondamental de l’alignement intérieur : comment peut-on réellement servir une cause sans d’abord être profondément ancré dans ses valeurs et sa propre histoire ?
C’est une conversation dense, inspirante, parfois bouleversante, qui pose les bonnes questions sur notre place dans le monde, notre rapport aux autres, et notre désir de contribution. Un épisode miroir pour tous ceux qui se posent des questions sur leur trajectoire, leur cohérence, et leur envie de faire bouger les lignes.Citations marquantes
- S'engager, c’est une mise en mouvement. C’est un point de bascule.- L’alignement, c’est quand ce qu’on fait sonne juste avec ce qu’on est.- Plus t’es profondément ancré, plus t’es solide.- Les gens profondément alignés sont solaires, ce sont des étoiles polaires.- L’engagement, à titre égoïste, me permet de vibrer chaque seconde.Questions posées- Comment convaincre les gens de s'engager quand ils ne voient pas leur intérêt personnel ?- Qu'est-ce que l'engagement t’apporte personnellement ?- Pourquoi est-ce si important d’être aligné avec soi-même avant de s’engager ?- Que signifie réellement être aligné dans sa vie personnelle et professionnelle ?- Comment réaligner les organisations sur leurs valeurs profondes ?- Pourquoi certaines personnes s’engagent pour de mauvaises raisons ?- En quoi l'engagement peut-il être destructeur s’il est mal orienté ?- Comment as-tu personnellement travaillé ton propre alignement ?- Quel rôle a joué ton entourage dans ton parcours ?
135 #345 L'occident ne comprend plus le monde avec Pierre Haski (partie 2)
Pierre Haski, journaliste, chroniqueur à France Inter et surtout ancien président de Reporters Sans Frontières.Je ne vais pas y aller par 4 chemins, j'adore écouter Pierre sur France Inter, je le trouve didactique, clair et surtout il garde son courage.L'épisode a été enregistré à la toute fin décembre 2024 afin de vous donner le contexte de notre conversation.
Si vous suivez l’actualité avec un soupçon de perplexité, vous le connaissez sans doute pour sa capacité à rendre la géopolitique intelligible dans un monde toujours plus complexe.
Pierre est aussi l’auteur d’un ouvrage sur la Palestine, sujet brûlant s’il en est, qu’il aborde avec la profondeur d’un expert mais aussi l’humilité de l’homme de terrain.
Dans cet épisode, j’ai voulu aller plus loin que les simples flashs d’info ou les réactions épidermiques.
J’ai questionné Pierre sur ce qu’il appelle la marge du monde – ces zones que l’on regarde peu, mais où se jouent les équilibres de demain.
Nous avons évoqué la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la position ambigüe de la France, l’émergence du Sud global, le rôle grandissant de la Chine… et surtout les fractures qui nous empêchent souvent de comprendre ce que vivent les autres.
Ce qui m’a profondément marqué dans cet échange, c’est cette manière qu’a Pierre de relier ses expériences personnelles – à Zanzibar, à Jérusalem, en Afrique du Sud – à la grande Histoire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il sait poser les bonnes questions et nous invite à décentrer notre regard.
Dans cet épisode, nous parlons aussi de l’aveuglement occidental, de la montée des nationalismes, des tensions internes à l’Europe, de la puissance des narratifs et des dangers d’un monde où plus personne ne croit en rien. Passionnant, percutant, nécessaire.
5 citations marquantes- Il y a le réel, et il y a des réalités – chacun a la sienne.- Les témoignages contradictoires, c’est là où commence le travail du journaliste.- Le monde n’est plus unipolaire, il devient confus et conflictuel.- Si on ne comprend pas comment pensent les autres, on ne résoudra aucune crise.- Quand un peuple ne croit plus en rien, on peut lui faire faire n’importe quoi. – citation d’Hannah Arendt citée par Pierre
10 questions structurées posées dans l’interview- Comment passe-t-on de correspondant à France Inter ?- Quelle est l’origine de ton intérêt pour la géopolitique ?- En quoi consiste ton travail de vulgarisation à France Inter ?- Pourquoi l’Occident ne comprend plus le Sud global ?- Que signifie l’accusation d’apartheid portée par l’Afrique du Sud contre Israël ?- Quelle est la portée symbolique du Sud global dans le nouvel ordre mondial ?- Pourquoi l’ONU ne reflète-t-elle plus les rapports de force actuels ?- Quelle est la position réelle de la France dans le monde multipolaire ?- Comment expliquer les sympathies pro-russes en Europe et ailleurs ?- En quoi les médias jouent-ils un rôle dans la polarisation et la désinformation ?
Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 Introduction et présentation de Pierre Haski- 02:00 Zanzibar : la révélation du journalisme- 05:30 La pédagogie géopolitique sur France Inter- 08:00 Fractures de perception entre Nord et Sud- 12:00 Israël, Palestine et l’hypocrisie occidentale- 16:00 Le nouvel ordre mondial en gestation- 20:00 La France et son rôle européen affaibli- 28:00 L’OTAN, Trump et les risques de retrait américain- 36:00 Pourquoi certains sont pro-russes ?- 48:00 La Russie, la religion et les narratifs conservateurs- 53:00 TikTok, manipulations électorales et algorithmes- 58:00 France, médias et polarisation- 1:01:00 Israël-Palestine : l’impossibilité de l’unanimité morale
136 #345 L'occident ne comprends plus le monde avec Pierre Haski (partie 1)
Pierre Haski, journaliste, chroniqueur à France Inter et surtout ancien président de Reporters Sans Frontières.Je ne vais pas y aller par 4 chemins, j'adore écouter Pierre sur France Inter, je le trouve didactique, clair et surtout il garde son courage.L'épisode a été enregistré à la toute fin décembre 2024 afin de vous donner le contexte de notre conversation.
Si vous suivez l’actualité avec un soupçon de perplexité, vous le connaissez sans doute pour sa capacité à rendre la géopolitique intelligible dans un monde toujours plus complexe.
Pierre est aussi l’auteur d’un ouvrage sur la Palestine, sujet brûlant s’il en est, qu’il aborde avec la profondeur d’un expert mais aussi l’humilité de l’homme de terrain.
Dans cet épisode, j’ai voulu aller plus loin que les simples flashs d’info ou les réactions épidermiques.
J’ai questionné Pierre sur ce qu’il appelle la marge du monde – ces zones que l’on regarde peu, mais où se jouent les équilibres de demain.
Nous avons évoqué la guerre en Ukraine, le conflit israélo-palestinien, la position ambigüe de la France, l’émergence du Sud global, le rôle grandissant de la Chine… et surtout les fractures qui nous empêchent souvent de comprendre ce que vivent les autres.
Ce qui m’a profondément marqué dans cet échange, c’est cette manière qu’a Pierre de relier ses expériences personnelles – à Zanzibar, à Jérusalem, en Afrique du Sud – à la grande Histoire. Il ne prétend pas avoir toutes les réponses, mais il sait poser les bonnes questions et nous invite à décentrer notre regard.
Dans cet épisode, nous parlons aussi de l’aveuglement occidental, de la montée des nationalismes, des tensions internes à l’Europe, de la puissance des narratifs et des dangers d’un monde où plus personne ne croit en rien. Passionnant, percutant, nécessaire.
5 citations marquantes- Il y a le réel, et il y a des réalités – chacun a la sienne.- Les témoignages contradictoires, c’est là où commence le travail du journaliste.- Le monde n’est plus unipolaire, il devient confus et conflictuel.- Si on ne comprend pas comment pensent les autres, on ne résoudra aucune crise.- Quand un peuple ne croit plus en rien, on peut lui faire faire n’importe quoi. – citation d’Hannah Arendt citée par Pierre
10 questions structurées posées dans l’interview- Comment passe-t-on de correspondant à France Inter ?- Quelle est l’origine de ton intérêt pour la géopolitique ?- En quoi consiste ton travail de vulgarisation à France Inter ?- Pourquoi l’Occident ne comprend plus le Sud global ?- Que signifie l’accusation d’apartheid portée par l’Afrique du Sud contre Israël ?- Quelle est la portée symbolique du Sud global dans le nouvel ordre mondial ?- Pourquoi l’ONU ne reflète-t-elle plus les rapports de force actuels ?- Quelle est la position réelle de la France dans le monde multipolaire ?- Comment expliquer les sympathies pro-russes en Europe et ailleurs ?- En quoi les médias jouent-ils un rôle dans la polarisation et la désinformation ?
Timestamps clés optimisés pour YouTube- 00:00 Introduction et présentation de Pierre Haski- 02:00 Zanzibar : la révélation du journalisme- 05:30 La pédagogie géopolitique sur France Inter- 08:00 Fractures de perception entre Nord et Sud- 12:00 Israël, Palestine et l’hypocrisie occidentale- 16:00 Le nouvel ordre mondial en gestation- 20:00 La France et son rôle européen affaibli- 28:00 L’OTAN, Trump et les risques de retrait américain- 36:00 Pourquoi certains sont pro-russes ?- 48:00 La Russie, la religion et les narratifs conservateurs- 53:00 TikTok, manipulations électorales et algorithmes- 58:00 France, médias et polarisation- 1:01:00 Israël-Palestine : l’impossibilité de l’unanimité morale
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)
- #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire (https://audmns.com/FvEjGWR)
- #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl)
137 [Solo] Ca veut dire quoi d'être un homme?
Cet épisode est tiré de ma newsletter (à laquelle vous pouvez vous abonner ici bien sur et est disponible intégralement en vidéo sur la chaine Youtube :)
La semaine dernière, je discutais avec un ami de longue date, père de deux garçons adolescents. La voix incertaine, il m'a confié : Je ne sais plus quoi leur dire. Comment être un homme aujourd'hui ? Quels conseils leur donner quand moi-même je n'y comprends plus rien ? Son désarroi m'a profondément touché, car il résonne avec une question que je me pose depuis l'adolescence : qu'est-ce qu'être un homme dans notre société ?
Est-il encore possible d'incarner une masculinité qui ne soit ni toxique ni effacée ? Comment naviguer entre les attentes contradictoires qui bombardent les hommes quotidiennement ? Et surtout, pourquoi est-il devenu si difficile de simplement être soi-même ? Est-ce que cela signifie même quelque chose ?
La confusion règne partout. La bouleversante série Adolescence sur Netflix nous plonge dans la réalité de jeunes garçons perdus, tiraillés entre les modèles masculinistes qui prolifèrent sur les réseaux sociaux et une société qui condamne - à juste titre - les comportements toxiques. Pendant ce temps, l'affaire Gérard Depardieu révèle nos incohérences collectives : comment comprendre qu'un comportement de prédateur puisse encore être défendu au nom du génie artistique, y compris par des figures féminines respectées ? De manière anecdotique, j'écris cette newsletter alors que simultanément j'observe de jeunes adolescents simuler une bagarre et jouer à la loi du plus fort.
Dans ma propre histoire, des femmes m'ont parfois qualifié de trop sensible ou tellement fragile pour avoir simplement exprimé mes ressentis avec vivacité. Ces expériences m'ont amené à m'interroger profondément : notre société sait-elle ce qu'elle attend des hommes ? Savons-nous, en tant qu'hommes, ce que nous voulons être ?
Cette confusion n'est pas seulement théorique - elle se manifeste dans nos comportements quotidiens, dans nos relations, dans notre façon d'élever nos enfants. Elle a des conséquences réelles sur la santé mentale des hommes, sur les dynamiques de couple, sur l'éducation des garçons qui tentent désespérément de trouver des repères dans ce brouillard identitaire. Les modèles masculins manquent cruellement : les pères sont souvent absents, les films & séries sont caricaturaux et les algorithmes des réseaux sociaux avantagent les avis extrêmes.
J'observe des hommes qui, comme des caméléons, changent de personnalité selon qu'ils cherchent à séduire, à impressionner leurs pairs masculins, ou à répondre aux attentes contradictoires de la société.
La masculinité est devenue un champ de mines - un pas trop appuyé vers la virilité et vous êtes un dinosaure toxique; un pas trop léger et vous êtes invisible, insignifiant. Ce numéro d'équilibriste épuise des générations entières d'hommes qui ne savent plus qui ils sont censés être.
Aujourd'hui, je plonge sans retenue dans cette question explosive : qu'est-ce qu'être un homme au XXIe siècle, quand personne – ni les hommes, ni les femmes, ni la société – ne semble capable de formuler une réponse cohérente ?
Mon histoire d’homme un peu perdu
Paradoxalement, pour un homme, parler de masculinité reste compliqué. On craint de dire une bêtise, de ne pas être légitime. J'avais d'ailleurs expliqué à Angelo Foley cette « peur d'être un homme » sur son podcast il y a quelques années. Mais aujourd'hui, je me sens plus légitime que jamais pour mettre les deux pieds dans le plat.
Mon histoire personnelle offre peut-être quelques clés de compréhension. Enfant, j'avais un père pompier de Paris, musclé et viril – une sorte de super-héros. Mais un super-héros chroniquement absent, qui ne prenait pas de temps pour ses enfants. Commercial avec le Maghreb, il était souvent en voyage et par ailleurs, il ne nous a pas beaucoup accompagné, pas appris à faire du vélo, pas joué avec nous. Il était un excellent bricoleur mais chaque fois qu’on essayait de l’aider et d’être curieux, il nous rejetait en nous disant que nous étions des incapables…Ce n’était pas nécessairement méchant mais juste réaliste, on lui faisait perdre du temps, très basique.Si je partage cela, c’est parce que je ne crois pas être le seul homme à avoir eu un père absent et donc un manque d’amour inconscient et surtout un père aimant et gentil mais loin de la paternité idéale.Il nous a quitté il y a 9 ans et je n’ai pas eu l’occasion de parler de cela avec lui malheureusement.Il y a d’autres sujets que j’ai abordé avec lui, j’y reviendrais peut-être.En parallèle, ma mère avait arrêté de travailler pour s'occuper de mon frère et moi. J’ai passé de très nombreuses journées dans le jardin de la cité, à écouter les conversations de ma mère et ses amies pendant des années.C'est peut-être de là que vient mon appétence pour les femmes, les conversations profondes, et ma facilité à m'entendre avec elles.
J’ai grandi avec une bande de garçons et adolescent, nous trainions et faisions les 400 coups et beaucoup de skateboard. Mais mon caractère s'est véritablement ancré vers 13-14 ans, quand je me suis lié d'amitié avec Émilie. Ma première meilleure amie.Nous nous écrivions, nous nous appelions jusqu'à rendre fous nos parents respectifs.Quand ils en avaient assez, j'allais dans la cabine téléphonique du quartier (ceux qui savent, savent…) pour poursuivre nos échanges. Cette relation – parfaitement platonique puisqu'elle était la petite amie de mon meilleur ami – avait une profondeur incomparable avec les discussions entre garçons. Elle a nourri en moi une sensibilité qui ne demandait qu'à éclore.
Depuis lors, mes amitiés sont très majoritairement féminines. Elles représentent sans doute 90% de mon entourage proche.On qualifie la sensibilité, l'écoute, et la vulnérabilité de valeurs féminines, pourtant, elles ne sont pas des qualités genrées – elles sont simplement humaines. Marque de notre société, et de manière très curieuse, même aujourd'hui, je ressens le besoin de préciser que j'ai toujours été attiré sexuellement par les femmes. Comme si une petite voix m'imposait cette clarification, de peur que vous ne fassiez d'autres suppositions. Preuve que les préjugés ont la peau dure, même à l'intérieur de moi-même.J’ai conscience que c’est idiot mais j’ai choisi de vous partager de manière sincère ce que je ressens.
En 2 mots, ma vie s'est construite sur des amitiés homme-femme authentiques. Contrairement à ceux qui doutent de leur possibilité, je trace une ligne claire dans mon esprit entre mes « amies » et mes « intérêts romantiques potentiels ». Cette sensibilité est peut-être la raison pour laquelle vous êtes majoritairement des femmes à suivre cette newsletter et mon podcast par ailleurs.
La quête d’une masculinité authentique
Comme je l’ai décrit dans ma dernière newsletter, ces dernières années, j'ai travaillé sur ma «gentillesse » parfois excessive pour renforcer ce que l’on pourrait nommer ma « colonne masculine» : plus décisif, plus ancré, plus fort.Et d’ailleurs, je ne peux que constater que depuis que je vis à Lisbonne, je me suis lié d'amitié avec des hommes avec lesquels j'adore échanger. J'ai même créé un cercle d'hommes dans mon salon pour libérer une parole authentique entre nous – car, en vérité, les hommes se parlent rarement de cœur à cœur.
Alors, parlons-nous franchement : c'est extrêmement compliqué d'être un homme aujourd'hui (je ne prétends pas que c'est simple d'être une femme, loin de là). En vérité, nous dansons tous ensemble une chorégraphie complexe de genre et d'identité. Mais cette réflexion se concentre spécifiquement sur la masculinité contemporaine.
Je ne l’ai pas dit dans ma dernière newsletter mais ma « gentillesse » et mon côté « débonnaire» viennent partiellement d'un rejet du modèle masculin que j'observais autour de moi : mon grand-père, mes oncles, mon père….Mais ce faisant, comme pour beaucoup d'hommes, ma masculinité s'est construite en creux – par opposition plutôt que par affirmation.
Mon ami Jerry Hyde que j’ai reçu sur Vlan avec sa femme Mai Hua, l'a judicieusement noté : une certaine masculinité misogyne a parfaitement compris la frustration des jeunes hommes d'aujourd'hui. L'absence de modèles masculins positifs a créé un vide facilement exploitable. On leur a fait croire que le féminisme les avait privés de leur héritage légitime, que les hommes étaient naturellement destinés à dominer, et qu'il fallait revenir aux anciennes normes.
Cette rhétorique toxique, combinée au fait que dans les classes populaires, les jeunes femmes réussissent souvent mieux à l'école et trouvent des emplois mieux rémunérés, a privé de nombreux hommes de leur rôle traditionnel de « pourvoyeurs ». Résultat : de nombreux jeunes hommes adhèrent massivement à cette vision régressive.
Plus inquiétant encore : certaines femmes adhèrent aussi à cette vision. Pourquoi ? Parce qu'au fond, elles non plus ne veulent pas d'un homme perçu comme faible, insipide, fade, glissant, trop conciliant ou constamment dans l'excuse.Il faut admettre que ce n’est pas très sexy. La misogynie est culturelle et ne dépend pas du genre – les femmes absorbent ces mêmes messages toxiques. Encore aujourd’hui, beaucoup de femmes se construisent aussi, entre autres, avec l’idée que l’homme doit pouvoir subvenir seul au besoin d’un foyer et doit « protéger », créant par là même une dépendance financière et donc une relation de pouvoir à l’avantage des hommes.Nous sommes loin de cette masculinité en creux.Et en comparaison, l'image de l'homme misogyne paraît claire et séduisante pour certaines : puissant, identifiable, riche, entouré de belles femmes, propriétaire de belles voitures etc…
Pour des jeunes désorientés, anxieux, perdus, ou pour des personnes plus âgées élevées dans des visions dépassées, cette masculinité toxique devient malheureusement une option attractive.
Nature ou culture : au-delà des clichés
Pour démêler ces questions complexes, j'ai voulu remonter à la source – au moment où la culture pesait moins lourd sur nos comportements. La préhistoire humaine s'étale sur 2,5 millions d'années et représente 99,8% de notre histoire, elle est donc constituée de multiples phases.Mais pour faire court, quand on interroge les experts, il leur est impossible de définir clairement des rôles genrés à cette époque. Les femmes chassaient vraisemblablement autant que les hommes. Et nos ancêtres n'avaient pas établi le rôle de l'homme dans la reproduction, ce qui empêchait tout système patriarcal structuré puisque l’homme n’avait, pour eux, aucun rôle dans la procréation.
La sédentarité des femmes est en réalité apparue avec la fin du nomadisme et l'invention de l'agriculture, il y a seulement 10-15 000 ans. Quant à l'imagerie de la femme préhistorique restant dans la grotte et tirée par les cheveux par un homme des cavernes – elle a été créée au 19ème siècle et ne représente aucunement une réalité historique. Il s’agit simplement d’une projection d’une époque sur une autre.
Pour aller plus loin, j'ai eu l'immense plaisir de recevoir l’un des primatologues les plus respectés au monde, Frans de Waal. Car au final, tout autant que nous sommes plus proches des humains préhistoriques qu’on aimerait le croire, nous sommes également tous des primates, très proches des grands singes. Ses conclusions sont éclairantes : la distinction entre sexe biologique et identité de genre est cruciale. Si une identité biologique existe, l'identité de genre est largement formée par l'imitation et l'apprentissage social. Les enfants observent et reproduisent les comportements associés à leur genre, ce qui active les centres de récompense du cerveau.
Les différences physiologiques sont indéniables – cycles menstruels, gestation, allaitement sont exclusivement féminins. La conséquence principale est que les mâles ont tendance à considérer leur corps comme moins important. Mais la différence semble s'arrêter là.
Contrairement aux idées reçues, « l'instinct maternel » tel qu'il est souvent conçu n'existe pas vraiment. Il y a une attirance des femelles vers les bébés, mais les compétences maternelles s'apprennent par l'observation. Quand une mère meurt, ce n’est pas une autre femelle qui prend le relai avec les bébés mais un mâle, qui développe alors dans son cerveau les même éléments qu’une femelle et qui ont trait au soin.A la naissance, les males sont un peu plus turbulents et plus actifs que les femelles mais encore une fois une partie de ce comportement est aussi généré par du mimétisme social pour répondre aux exigences du centre de récompenses de notre cerveau. De même, l'idée qu'un mâle cherche nécessairement de nombreux partenaires tandis qu'une femelle serait sélective est fausse. De Waal explique que les femelles primates sont également entreprenantes sexuellement et recherchent souvent de multiples partenaires.
L'idée de la protection des femelles par les mâles est également une construction sociale. Bien que les mâles soient généralement plus grands chez de nombreuses espèces, cette différence est souvent liée à la compétition entre mâles plutôt qu'à la préférence des femelles. D’ailleurs, De Waal note que le dimorphisme sexuel (différence de taille) est relativement faible chez les humains, les chimpanzés et les bonobos comparativement à d’autres mammifères.
Enfin, concernant les émotions, De Waal suggère que si leur intensité peut être similaire entre mâles et femelles, leur expression est fortement influencée par des règles culturelles. Les mâles, dans un contexte de compétition, cachent souvent leur vulnérabilité – non par nature, mais par construction sociale.
Nous cherchons donc à opposer une réalité physiologique (les hommes et les femmes sont bien plus semblables qu'on veut nous le faire croire) à une réalité sociale – des millénaires de patriarcat. Mais dans le même temps, il est illusoire de penser que l'on puisse s'abstraire totalement de son contexte social.
Les 3 grandes religions ont joué également un rôle dans la structuration du patriarcat évidemment mais je ne vais pas descendre dans l’histoire « récente » ici.Je ne crois pas aux hommes parfaitement déconstruits mais très souvent les femmes ne le sont pas plus.Au mieux, je crois que l’on peut s’éduquer sur le sujet et que nous pouvons observer le patriarcat dans nos pensées et développer suffisamment de conscience de soi pour prendre du recul.Et parfois, ça sort j’avoue, je dis une bêtise, ça m’échappe et je m’excuse.
Une preuve simple si les expressions « ne fait pas ta meuf » ou « soit un mec » résonnent ou si quand vous pensez à un « care giver » vous pensez automatiquement à une femme ne serait-ce que 1 seconde dans votre cerveau, vous savez exactement ce à quoi je fais référence.
Vers une masculinité réinventée
Face au retour en force d'une masculinité toxique (coucou Trump, Vance, Tate, Zuck, Bezos ou Musk…) et à la dérive de certains espaces (comme les communautés de musculation sur les réseaux sociaux qui glissent vers le masculinisme), il est essentiel de proposer une alternative.
Comme me le faisait justement remarquer mon amie Mai Hua, également co-autrice avec Jerry du documentaire « make me a man » , en m'envoyant un réel Instagram, les hommes « gentils » utilisent parfois cette masculinité toxique à leur avantage : « je vais te défendre contre ces hommes ». Mais cette masculinité en creux n'est pas une solution viable, car elle suppose le masculinisme pour exister. Ces hommes restent, d'une certaine manière, passifs et complices.D’ailleurs, ils montent rarement au créneau quand ils en ont l’occasion.
Il faut reconnaître qu'une société qui vénère la compétition, la domination et l'accumulation (de biens, de pouvoir, de notoriété) est fondamentalement patriarcale. Ensuite, il est crucial de comprendre qu'il existe des masculinités et des féminités plurielles – il n’y a pas une seule bonne manière d'être au monde. Personne n'a besoin de s'enfermer dans un carré minuscule défini par des stéréotypes étroits.
La série « Adolescence » sur Netflix montre bien comment les hommes souffrent aussi du patriarcat. Aucune place n'est laissée à la vulnérabilité, considérée comme une faiblesse, ce qui entraîne une atrophie de la capacité à exprimer ses émotions. J'ai même observé que certains hommes n'arrivent pas à décrire ce qu'ils ressentent intérieurement – leur vocabulaire émotionnel se limitant souvent à la joie, la frustration et la colère.
Ma conclusion personnelle est qu'on peut développer une masculinité posée et ancrée, qui ne soit ni toxique ni effacée. Cette masculinité équilibrée implique une intelligence émotionnelle développée, l'assurance de ses envies et points de vue, une évolution constante en tant qu'être humain (notamment en matière de sexualité, où l'homme croit devoir « savoir » et « dominer », alors que personne ne sait vraiment puisque seul le porno nous « éduque »), la capacité à reconnaître ses torts et à poser des limites claires.
Comme le résume parfaitement Jerry : il s'agit simplement d'être un adulte. Cela implique de dialoguer avec d'autres hommes qui ont développé cette maturité émotionnelle (qui n'est malheureusement pas une question d'âge).
Finalement, comme pour tout être humain, la tendresse est au fondement d'une masculinité saine. Être un homme suppose d'intégrer toutes les parties de soi – force et vulnérabilité, courage et sensibilité, indépendance et connexion.Pour revenir à la question initiale, le rôle du père n’est pas de faire de son fils un homme mais un être humain entier.
D’ailleurs, la théoricienne féministe bell hooks nous offre ici une boussole précieuse.Dans son œuvre La volonté de changer: Hommes, Masculinité, et Amour, elle soutient que le patriarcat blesse profondément les hommes en les privant de leur pleine humanité émotionnelle. Selon elle, les hommes souffrent d'une blessure de l'âme en étant conditionnés à réprimer leurs émotions et à éviter la vulnérabilité.
Si je devais traduire ses théories en conseils pratiques pour mes semblables masculins, voici ce que je retiendrais :
1. Reconnaître que notre capacité à aimer a été diminuée par le patriarcat - non pas pour nous victimiser, mais pour comprendre ce qui nous empêche d'être pleinement présents dans nos relations.
2. Développer une conscience critique de la manière dont les médias et la culture façonnent nos idées de la masculinité, et oser questionner ces messages.
3. Pratiquer activement la vulnérabilité - non comme une faiblesse, mais comme la plus grande force qui soit. Comme l'écrit hooks, l'amour ne peut pas fleurir dans une culture de domination.
4. Créer des espaces entre hommes où l'on peut partager ouvertement ses peurs, ses doutes et ses émotions sans jugement.
5. Embrasser ce que hooks appelle une éthique de l'amour qui valorise la connexion, le soin des autres et la croissance personnelle au-delà des performances de virilité.
Cette masculinité réinventée n'est pas un retour en arrière vers des archétypes dépassés, ni une négation de ce qui fait la spécificité masculine. C'est une proposition d'avenir, un équilibre dynamique qui répond aux besoins profonds des hommes tout en s'inscrivant dans une société qui aspire à l'égalité.
Le temps est venu de dessiner ensemble ce que pourrait être cette masculinité du XXIe siècle – ni lavette, ni macho, mais pleinement humaine.
138 #344 L'Intelligence artificielle peut-elle remplacer les médecins? avec David Darmon
David Darmon est médecin généraliste, professeur des universités, et directeur du département d’enseignement et de recherche en médecine générale à Nice. C'est une sommité au niveau français et même international.Nous parlons beaucoup d'IA. un peu tous les jours désormais (au moins dans mon cercle) et évidemment on a beaucoup entendu que l'IA allait remplacé les médeçins généralistes car plus accessible (en particulier quand vous êtes dans une zone éloignée des centres urbains).Et ca tombe bien car David Darmon a passé les 10 dernières années à comprendre aux impacts de l’intelligence artificielle sur le monde de la santé. Il était donc plus que naturel de l’inviter dans Vlan! pour discuter de ces transformations profondes.
Dans cet épisode, nous parlons de la manière dont la médecine évolue à l’ère de l’IA, mais aussi de ce que cela dit de notre rapport à la santé, aux médecins et à la prévention. J’ai questionné David sur les maladies chroniques devenues la norme, sur l'inefficacité de notre système à répondre à cette nouvelle réalité, et sur la nécessité de repenser notre approche – non plus seulement curative, mais véritablement préventive.
Nous avons également évoqué les déserts médicaux, les limites de notre système de formation, les dangers d’une médecine trop technicisée, mais aussi les opportunités qu’offre l’IA : accompagnement personnalisé, délégation intelligente, suivi asynchrone... sans jamais perdre de vue l’humain au centre du soin.
David partage aussi des initiatives passionnantes menées à Nice, notamment autour du partenariat avec les patients – une vision de la médecine profondément collaborative et empathique, loin des clichés sur le manque d’écoute du corps médical.
Un épisode riche, à la fois ancré dans le présent et tourné vers l’avenir, qui interroge notre manière de vivre... et de prendre soin.
5 citations marquantes :- Le patient est l’expert de la vie avec la maladie.- On soigne les patients en équipe, pas en silo.- L’IA peut faire gagner du temps, mais elle ne remplace pas l’humain.- Ce que tu fais pour moi, sans moi, tu le fais contre moi.- 70% des déterminants de santé sont en dehors du champ médical.
10 questions posées pour résumé l'épisode :- Quelle est la réalité de la santé en France aujourd’hui ?- Comment expliquer l’essor des maladies chroniques ?- Est-ce que la médecine doit devenir plus préventive ?- À quoi pourrait ressembler la médecine avec l’IA ?- Quelles sont les limites actuelles de l’IA en santé ?- Pourquoi manque-t-on d’empathie dans la relation médecin-patient ?- Comment formez-vous les médecins à Nice différemment ?- Quelles données sont nécessaires pour faire avancer la médecine personnalisée ?- L’IA est-elle un bon palliatif au manque de médecins ?- Est-ce qu’on sera mieux soignés demain grâce à l’IA ?
Timestamps :- 00:00 – Introduction de l’épisode- 01:00 – La réalité de la santé post-guerre à aujourd’hui- 04:50 – Déserts médicaux : causes et solutions- 07:30 – Vers une médecine plus fonctionnelle ?- 10:40 – L’éducation à la santé, un enjeu national- 12:40 – Les applications de l’IA dans la médecine- 20:30 – La révolution du dossier médical numérique- 25:20 – Manque d’empathie : comment y remédier- 28:00 – Le patient, acteur central du soin- 33:00 – IA & délégation des tâches médicales- 39:00 – Problèmes éthiques & souveraineté des données- 49:00 – Puces, quantification, et médecine préventive- 55:30 – Est-ce que l’IA nous soignera mieux demain ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #94 Futur de la médecine: vers moins de médicaments avec Thierry Picard (https://audmns.com/WpdMhQo)
- #323 La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/NCbnuVu)
- #239 Comment repenser le système de santé en France? Avec Jean Charles Samuelian (https://audmns.com/mTSHtnB)
139 [Moment] Adolescence : ce que les ados révèlent de notre société avec Jérôme Colin
Jérôme Colin est journaliste, écrivain et réalisateur. Dans cet épisode, nous parlons de son dernier roman Les Dragons, une plongée bouleversante dans l’univers psychiatrique des adolescents.Ceci est un extrait de l'épisode que nous avons enregistré ensemble car cette semaine j'ai découvert la série adolescent qui m'a bouleversé de justesse et m'a fait pensé à cet épisode que nous avions enregistré ensemble.Je me suis dis que c'était important de ressortir cet extrait et peut être vous donner envie d'écouter l'intégralité de l'épisode bien sur.
Dans cet extrait nous parlons en particulier du mal être des adolescents, de maladie mentale!
J’ai rencontré Jérôme dans un moment rare, intense, presque brut.
Il m’a parlé de ces ados qui ne veulent plus vivre, non pas parce qu’ils sont ados, mais parce que le monde que nous leur proposons est devenu invivable.
Jérôme a fait une immersion de trois mois dans un centre psychiatrique pour écrire Les Dragons, et ce qu’il a entendu m’a profondément ébranlé : « Ce n’est pas l’adolescence, c’est la main de l’homme. »
J’ai questionné Jérôme sur notre responsabilité d’adultes, sur l’école comme fabrique à normativité, sur la solitude imposée par la société, sur la difficulté à offrir un idéal mobilisateur à notre jeunesse. Mais aussi sur ce que ça veut dire d’aimer inconditionnellement son enfant, même quand il va mal.
Un épisode fort, qui ne laisse pas indemne.Citations marquantes
- « Ce n’est pas l’adolescence, c’est ce que le monde leur fait. »- « La vraie question, c’est pourquoi vous, les adultes, vous voulez vivre. »- « L’isolement est une maladie — et le monde y trouve son compte. »- « On ne se répare pas seul, il faut les autres. »- « Le capitalisme ne propose plus d’idéaux à long terme. »
Questions structurées posées- Est-ce qu’avoir des pensées suicidaires est inhérent à l’adolescence ?- Les chiffres de la santé mentale des jeunes explosent-ils parce qu’on les écoute plus ?- Qu’as-tu appris en immersion dans un centre psychiatrique pour ados ?- Quelle est la part de responsabilité des adultes dans la souffrance des jeunes ?- Comment les jeunes perçoivent-ils notre génération ?- En quoi l’école est-elle une machine à conformer ?- Pourquoi l’exclusion scolaire est-elle si problématique ?- Quelle vision les jeunes ont-ils du monde et de l’avenir ?- Comment établir un lien avec un ado en souffrance ?- Comment offrir de l’espoir à un adolescent dans un monde incertain ?
Timestamps clés- 00:00 – Le monde dans lequel les ados veulent mourir- 01:00 – Immersion dans un centre psychiatrique pour écrire Les Dragons- 03:00 – Nell : « Pourquoi vous voulez vivre ? »- 05:30 – L’école comme première zone d’exclusion- 07:45 – Le regard apocalyptique des ados sur les adultes- 08:45 – Que dire à un parent d’ado en crise ?- 10:40 – L’impact des écrans et la solitude des jeunes- 12:30 – Manque d’idéaux et effondrement de l’espérance- 13:30 – Le rôle de la rébellion et l’appel à sortir
Suggestion d'épisode à écouter : #279 Le mal-être adolescent: conséquence d'une société violente ? avec Jerôme Colin (https://audmns.com/MsDIGME)
140 #343 Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 2) avec Christopher Laquieze
Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière.
Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens.
Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.
J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos.
Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.
Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.
Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme.
Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde.
J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme tragique et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.
Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie.
Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.
Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.
Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment passer à côté de sa vie ?
C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.
5 citations marquantes- « La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »- « Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »- « Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »- « La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »- « On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »
10 questions que l'on se pose- Qu’est-ce que représente pour toi le silence de la joie ?- Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?- Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?- Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?- Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?- Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?- Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?- Que signifie désirer ce que l’on a déjà ?- Comment différencies-tu le réel et la réalité ?- Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?
Timestamps- 00:00 – Introduction : réel vs réalité02:00 – Nos perceptions façonnent notre réalité04:00 – Le langage, la poésie, et la manière de dire le monde06:30 – Mémoire, souvenirs et illusions : quand la fiction transforme le passé09:00 – Solitude, isolement, et rapport à soi12:00 – Peut-on se perdre ? Peut-on passer à côté de sa vie ?15:00 – Nier le réel pour se réfugier dans un récit personnel17:30 – Le deuil, l’imaginaire et les objets symboliques20:00 – Les illusions joyeuses et le risque de désillusion23:00 – L’éternel retour, Spinoza et le désir de ce qui est26:00 – Le conatus et l’énergie vitale du quotidien30:00 – Amour, désir et joie selon Spinoza34:00 – Friction vs confort : le rôle du labeur dans la joie38:00 – Ce que l’on est, ce que l’on n’est pas : se définir par la négation41:00 – Clôture de l’épisode : ouvrir et fermer la porte à l’expérience
141 #343 Trouver de la joie dans un monde tragique (partie 1) avec Christopher Laquieze
Christopher Laquieze est un penseur autodidacte à la trajectoire singulière.
Il n’a pas étudié la philosophie dans un cadre académique classique, mais a construit sa sagesse à travers les épreuves de la vie, la lecture passionnée et une quête personnelle du sens.
Il est l’auteur du livre Le Silence de la Joie, une œuvre aussi poétique que profondément philosophique.
J’ai découvert Christopher à travers son compte Instagram qui cumule plus de 300 000 followers et que je suivais avec beaucoup d’intérêt, intrigué par la densité et la lucidité de ses propos.
Et ce que je peux vous dire, c’est que notre rencontre ne m’a pas déçu — bien au contraire. Dans cette période un peu dystopique et effrayante, j'avoue envie de vous parler de joie et de la manière dont on pouvait la trouver.
Et ca tombe bien, dans cet épisode, nous avons plongé ensemble dans une réflexion vertigineuse sur le silence, la joie, le réel et la réalité.
Nous avons parlé du silence de la joie, cette joie qui naît sans cause, comme un souffle venu du fond de l’âme.
Une joie qui, pour Christopher, est un cri, une forme de révolte face à l’absurdité du monde.
J’ai voulu comprendre ce que signifiait pour lui cette forme de joie silencieuse, mais aussi pourquoi il considérait le monde comme tragique et comment, malgré tout, il choisit d’y affirmer son existence.
Christopher m’a partagé son parcours : une adolescence chaotique, une dépression sévère, une dérive dans la spiritualité dogmatique, et enfin, une renaissance à travers la philosophie.
Une philosophie brute, vécue, ancrée dans le réel. Il raconte comment la philosophie l’a aidé à déconstruire des croyances, à abandonner des illusions, mais aussi comment elle peut être déstabilisante, voire destructrice.
Nous avons abordé la notion de désir — non pas comme manque, mais comme élan vital — et évoqué des penseurs majeurs : Spinoza, Nietzsche, Camus, Clément Rosset, Pessoa... Autant d’influences qui éclairent sa pensée et nourrissent ses réflexions.
Dans cet épisode, j’ai questionné Christopher sur le développement personnel, les dangers de la pensée positive poussée à l’extrême, la mémoire, la solitude, l’amitié, et cette idée si bouleversante : peut-on vraiment passer à côté de sa vie ?
C’est une conversation d’une rare intensité, lucide, parfois brutale, mais toujours profondément humaine. Une plongée dans l’âme, un dialogue avec nos zones d’ombre, et une invitation à repenser ce que signifie vivre avec joie, malgré tout.
5 citations marquantes- « La joie, c’est apprendre à désespérer sans tomber dans le désespoir. »- « Le silence n’est pas une absence de langage, mais une présence de sens. »- « Ce n’est pas parce qu’une chose est bonne que je la désire, mais parce que je la désire qu’elle devient bonne. »- « La philosophie ne sauve pas toujours ; elle peut aussi nous détruire. »- « On ne se définit pas parce qu’on est, mais parce qu’on n’est pas. »
10 questions que l'on se pose- Qu’est-ce que représente pour toi le silence de la joie ?- Pourquoi qualifies-tu le monde de tragique ?- Le silence est-il le grand oublié de notre société connectée ?- Pourquoi t’es-tu autant intéressé à la philosophie ?- Est-ce que la philosophie peut nous sauver ?- Quelle est ta vision du développement personnel aujourd’hui ?- Comment animes-tu la joie en toi au quotidien ?- Que signifie désirer ce que l’on a déjà ?- Comment différencies-tu le réel et la réalité ?- Est-ce que l’on peut passer à côté de sa vie ?
Timestamps- 00:00 – Introduction de l’épisode- 01:45 – Le concept du silence de la joie- 03:06 – Pourquoi le monde est-il tragique ?- 04:17 – Le silence dans une société ultra-connectée- 06:16 – Le parcours personnel de Christopher vers la philosophie- 08:33 – La philosophie peut-elle être destructrice ?- 13:49 – Une critique de la spiritualité et du développement personnel- 21:16 – Comment naît la joie dans l’absurde ?- 23:42 – L’éternel retour et la joie selon Nietzsche- 30:55 – Désirer ce que l’on a déjà, selon Spinoza- 35:04 – La gratitude face au quotidien- 38:44 – Conclusion
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra)
- Vlan #90 Booster sa confiance en soi à l'ère numérique avec Charles Pepin (https://audmns.com/oVsnEHR)
- #336 Le bonheur doit être le projet de notre siècle avec Arthur Auboeuf (https://audmns.com/LkXQumL)
142 [NEWS] La gentillesse est-elle toujours une vertu?
Cet épisode est une lecture de ma newsletter disponible ici. Vous pouvez retrouver la vidéo de cet épisode sur Youtube sur la chaîne de Vlan!
Dans cette époque particulièrement dystopique, la gentillesse trône au sommet de la hiérarchie des vertus recherchées.On la réclame, on la valorise, on l'érige en panacée contre toutes les violences contemporaines. Partout, on implore la bonté, on quémande la générosité, on s'abreuve avidement aux sources des énergies positives.
Et je m'y plie avec dévotion depuis ma plus tendre enfance.Je me suis toujours défini comme un « gentil » et c'est probablement ainsi que mon entourage me décrirait sans hésiter quoique c’est sans doute présomptueux de ma part. Mais cette vertu tant louée dissimule-t-elle des zones d'ombre que je refuse obstinément de reconnaître ou plutôt contre lesquelles je ne travaille pas assez?
Il y a quelques mois, le jour de mon anniversaire, une amie autrice britannique, Taiye Selasi, m'a lancé cette phrase qui m'a ébranlé : « The problem, Greg, is that you are a nice guy when you should be kind instead ».
Encore une fois, une nuance linguistique anglaise qui m'échappait. Car comme vous sans doute, à cet instant précis, j'étais incapable de distinguer entre « nice » et « kind », les deux se fondant dans le même mot français : « gentil ». Je lui ai donc demandé d'éclairer ma lanterne.
Gentil ou authentique : le dilemme qui vous détruitElle m'a expliqué que « kind » incarnait une forme de bienveillance et de bonté du cœur qui circule dans les deux sens – envers les autres, mais aussi, et c'est crucial, envers soi-même.
Une personne « kind » connaît intimement ses propres limites et pose des frontières claires aux autres. Tandis qu'une personne « nice » serait rongée par un besoin viscéral d'être aimée, au point que toutes ses barrières s'effondrent – transformant cette prétendue qualité en authentique défaut.
Elle m'a alors recommandé la lecture de « No More Mister Nice Guy » de Robert Glover, que j'ai reçu sans tarder sur Vlan !
L'épisode étant en anglais, j'ai décidé d'en faire cette newsletter pour vous expliquer pourquoi ce sujet me touche personnellement, et partager avec vous ce que j'en retire.
Il y a tant de personnes méchantes et sournoises dans ce monde, pourquoi donc questionner la gentillesse ?
Existe-t-il véritablement un « syndrome du gentil » ?
La gentillesse pourrait-elle cacher des faces obscures ? Comment être gentil de manière juste ? Doit-on adhérer entièrement à la réflexion de Robert Glover ? Quelles critiques peut-on lui adresser ?
La gentillesse comme bouclier contre les coupsPour saisir pourquoi ce sujet me touche particulièrement, je dois vous embarquer dans la construction de mon identité, et je pressens que cela résonnera avec certains d'entre vous.
Ma mère n'était pas fondamentalement maltraitante, mais elle nous battait, mon frère et moi, de façon régulière (oui j’ai traité le sujet avec elle depuis).
J'ai donc appris très tôt cette équation fatale : pour être aimé, il fallait être gentil, se plier en quatre pour tenter désespérément de faire plaisir.Bien sûr, je suis naturellement doté d'une bonté et d'une générosité profonde, mais vous remarquerez sans doute que la gentillesse dans laquelle je me suis enfermé n'était pas authentiquement la mienne. J'y reviendrai.
Mon objectif premier ? Éviter les coups, tout simplement, mais surtout – gagner l'amour de ma mère. Cela implique que j'ai également intégré l'idée que les coups pouvaient s'entrelacer à l'amour – mais c'est un autre sujet que j'explorerai en temps voulu.
Mon enfance s'est structurée sur ces fondations : la gentillesse comme mécanisme instinctif de protection et le rire comme échappatoire vitale. Comment refuser d'aimer une personne gentille ? Une personne qui s'évertue à devancer vos moindres attentes ?
Au fil des années, je me suis métamorphosé en véritable caméléon, tentant de devenir ce que j'imaginais que les autres attendaient de moi, fuyant le conflit comme la peste.
Qu'est-ce qu'ils vont penser ? : le mantra des dominésIl y a évidemment une part naturelle de socialisation et un besoin viscéral d'appartenance dans tout cela.
Particulièrement quand, comme moi, vous êtes métis sans racines solides d'un côté puisque « descendant d'esclaves », portant le fardeau de la culpabilité d'être différent, écrasé par la pression sociétale d'être un « bon français », ce qui en France, avec notre modèle d'intégration républicaine, suppose d'être « plus blanc que blanc ».Ma mère nous a inculqué très tôt l'obligation d'être plus polis, plus irréprochables que quiconque, nous martelant régulièrement cette question : « qu'est-ce qu'ils vont penser ? ».
Déjà qu'on nous montrait du doigt dans le village de mes grands-parents paternels – il semblait évident qu'on devait faire profil bas.
Cqfd : cette stratégie est vouée à l'échec. On vous reprochera toujours votre couleur de peau jusqu'à ce que vous vous intégriez socialement, c'est-à-dire jusqu'à ce que vos revenus ou votre statut vous permettent de transcender cette réalité.Et même dans ce cas, dans certains contextes, cela reste illusoire.Pour être sincère, les gens tombent toujours des nues quand j'évoque le racisme ordinaire qui a jalonné mon existence, car après tout « on ne dirait pas vraiment que tu es noir toi, on pourrait penser que tu es italien, israélien, libanais, marocain, etc. ».
J'ai entendu cette phrase un nombre incalculable de fois et ma réponse reste invariablement la même : « ce qui est certain, c'est que je ne suis pas blanc, et je peux t'assurer que la rue, la police, les institutions me le rappellent régulièrement ». Je vous le confie ici : je suis né d'un père bourguignon et d'une mère martiniquaise, elle-même métisse noire et indienne – et aujourd'hui, j'en porte fièrement l'héritage.
Par ailleurs, il faut savoir qu'une règle tacite règne presque universellement (y compris sur les continents africain et asiatique) : plus la peau est claire, plus on vous valorise – le noir occupant le bas de l'échelle, particulièrement pour les femmes malheureusement pour elles, les études sont unanimes.
Je vous raconte tout cela car ce phénomène a exacerbé un complexe qui grandissait insidieusement en moi.
Votre gentillesse vous étouffe - et les autres le sententComme Robert Glover l'explique, être un nice guy suppose de dissimuler sa véritable nature pour éviter de froisser quiconque.Cette dynamique rappelle étrangement le doublethink décrit par Orwell dans 1984 – cette capacité à maintenir simultanément deux croyances contradictoires. D'un côté, notre authenticité profonde, et de l'autre, l'image que nous projetons pour être acceptés.
Le terme qui définirait le plus justement ce type de gentillesse serait peut-être « débonnaire », qui signifie selon le Larousse « être bon jusqu'à la faiblesse ».Un terme rarement utilisé mais qui capture parfaitement ce que Robert Glover décrit, et que j'adopterai désormais dans cette newsletter pour définir ce type de « gentillesse ».Cela me permet en outre de préserver le terme « gentil » qui me semble fondamentalement précieux.Les débonnaires, donc, sont tellement obsédés par la dissimulation de leur véritable nature et par les désirs des autres qu'ils en oublient leurs propres aspirations.
Une voix intérieure nous souffle : « ça sera plus simple comme ça, sinon ça va créer du conflit et on doit pouvoir l'éviter ». Deux scénarios se présentent alors : soit notre interlocuteur, presque malgré lui, repousse les limites et devient maltraitant – un comportement infantile qui révèle le besoin que quelqu'un fixe des frontières.
Soit le débonnaire accumule tant de frustrations qu'il finit par exploser, provoquant précisément les tensions qu'il s'efforçait d'éviter.
Dans les deux cas, nous sommes inéluctablement perdants.
Je suis gentil, donc je ne suis pasSelon Robert Glover, la débonnaireté s'enracine dans deux terrains principaux : une honte toxique accompagnée d'une petite voix intérieure qui murmure « je ne suis pas assez bien comme je suis » ou simplement « je ne suis pas assez », et une angoisse dévorante d'être abandonné ou blessé.On retrouve ici les personnes avec un attachement anxieux. J'ai d'ailleurs consacré un épisode de Vlan ! à ce sujet, si vous souhaitez l'approfondir.
En deux mots, la théorie de l'attachement, développée par John Bowlby, distingue trois types principaux d'attachement : anxieux, sécurisé et évitant. Ces modèles d'attachement se forgent généralement durant l'enfance.L'attachement anxieux se développe lorsque la réponse aux besoins émotionnels de l'enfant est imprévisible ou incohérente.En grandissant, ces individus vivent dans la crainte perpétuelle de perdre l'affection ou l'attention d'autrui, cherchant à compenser cette insécurité fondamentale par des comportements de dépendance affective marqués.
Une personne ayant développé un attachement anxieux sera particulièrement vulnérable à la codépendance.
Elle s'enferme dans une dynamique où ses besoins, ses désirs et son équilibre émotionnel dépendent étroitement du regard et de l'attention de l'autre.Cette dépendance excessive engendre souvent un cercle vicieux : plus la personne s'accroche, plus elle risque d'éloigner l'autre, confirmant ainsi sa peur primordiale de l'abandon.
Vivre par procuration : l'existence fantômeLa codépendance est un concept initialement forgé dans le contexte des addictions, spécifiquement pour décrire le comportement des proches de personnes dépendantes à l'alcool ou à des substances. Il émerge aux États-Unis dans les années 1970, en parallèle de la prise de conscience des dynamiques relationnelles au sein des familles d'alcooliques.
Originellement, être codépendant signifiait adopter un comportement centré sur l'autre, jusqu'à s'oublier soi-même, dans une tentative désespérée de contrôler, sauver ou protéger la personne dépendante.
Au fil du temps, le concept de codépendance a transcendé le cadre strict des addictions pour décrire des relations affectives marquées par une anxiété relationnelle intense. Aujourd'hui, la codépendance désigne une tendance à s'investir excessivement dans les relations, à dépendre viscéralement de l'approbation d'autrui pour nourrir son estime de soi, et à éprouver une anxiété dévorante liée à la peur de l'abandon ou du rejet.
Prendre conscience de ces mécanismes permet de mieux comprendre et d'apaiser ces dynamiques relationnelles en travaillant notamment sur la sécurisation de son attachement et sur l'affirmation de soi.
Personnellement, je ne pense pas avoir vécu de véritable codépendance, mais j'ai longtemps navigué avec un attachement anxieux que j'ai laborieusement travaillé en thérapie, me permettant d'atteindre aujourd'hui un attachement bien plus sécurisé. D'ailleurs, plus que de codépendance, Robert Glover préfère parler de « fonctionnement emprunté » (« borrowed functioning »).Ce concept décrit une situation où l'on s'appuie excessivement sur les compétences, les émotions ou la validation d'autrui pour fonctionner quotidiennement, faute de pouvoir mobiliser ses propres ressources intérieures. Cette perspective souligne l'importance cruciale de cultiver une véritable autonomie émotionnelle plutôt que de vivre par procuration.
Le contrat invisible qui pourrit vos relationsCette démarche, observée avec recul, recèle une dimension profondément auto-centrée : la personne cherche avant tout à éviter l'abandon, à s'assurer d'être aimée – il s'agit fondamentalement d'elle-même, non de l'autre.
Comme l'explique Robert Glover, cela revient implicitement à dire : « regarde comme je suis gentil, regarde tout ce que je fais pour toi, regarde comme il n'y a jamais de problème avec moi ».
L'injustice fondamentale de cette approche réside dans le contrat tacite que le débonnaire établit : « si j'agis ainsi pour toi, alors tu dois agir ainsi pour moi » – mais l'autre ignore tout de ce contrat implicite, et l'émetteur lui-même n'en a souvent pas conscience.
J'évoquais plus haut l'effet « cocotte-minute » des débonnaires, un phénomène que je m'efforce d'éviter mais auquel je me dois d’avour que je succombe encore régulièrement.Robert Glover explique que cela peut culminer en un véritable déversement victimaire : « regarde comme tu me traites alors que moi, j'ai fait tout cela pour toi, et moi, et moi... »
L'injustice fondamentale tient au fait que le débonnaire incrimine l'autre pour des choses qu'elle n'a jamais explicitement demandées.Parfois, ce comportement sabote la relation elle-même : à force de vouloir éviter de heurter qui que ce soit, on finit par causer des blessures bien plus profondes.
Le paradoxe fatal : blesser en voulant protégerJe me souviens d'une situation emblématique entre une amie très proche, de passage à Paris, et ma nouvelle compagne de l’époque, il y a 15 ou 20 ans.Toutes deux souhaitaient me voir au même moment, et je désirais les voir toutes les deux.Plutôt que d'aborder franchement la situation avec l'une ou l'autre, j'ai tenté de les voir toutes les deux, résultant en une double frustration : aucune n'avait eu suffisamment de mon temps.Sur le moment, j'ai trouvé leur réaction profondément injuste, alors qu'il aurait suffi d'exprimer clairement la situation, sans craindre un désaccord imaginaire, pour que tout se résolve naturellement.
En réalité, nous présupposons les réactions des autres sans jamais solliciter leur avis – c'est l'un des travers majeurs des débonnaires, qui deviennent ainsi, paradoxalement, manipulateurs.
Le paradoxe, c'est que j'apprécie profondément cette facette de ma personnalité : ma générosité, mon empathie, ma nature accommodante.La question n'est évidemment pas de renier ces qualités, mais plutôt d'apprendre à reconnaître ce qui nous dérange, à l'exprimer sereinement et à établir des limites claires.Dit ainsi, cela semble simple – mais je sais pertinemment qu'on ne réalise souvent qu'après coup qu'on n'a pas respecté ses propres limites.
Vers une gentillesse authentique : pistes de reconstructionComment s'extraire de ces mécanismes, ou comment accompagner quelqu'un qui s'y reconnaît ?Je crois que l'essentiel réside dans la communication ouverte, la compréhension des traumas sous-jacents, puis un travail personnel, en couple et généralement avec un thérapeute in fine.Un conseil précieux que j'ai reçu et que je m'efforce d'appliquer : quand on est fondamentalement cérébral, il peut être révélateur de se tourner vers des approches thérapeutiques centrées sur le corps – et inversement.Notre tendance naturelle nous pousse vers des thérapies qui font écho à notre fonctionnement, mais l'inverse peut s'avérer profondément transformateur.J'ai d'ailleurs consacré plusieurs épisodes au corps, notamment sur la posture juste avec Thierry Janssen, chirurgien devenu thérapeute, sur le nerf vague avec Ludovic Leroux, ou encore sur l'intelligence corporelle avec Eve Berger.
On peut commencer par cultiver l'affirmation de soi, apprendre l'art du refus, exprimer clairement ses ressentis, et privilégier son bien-être personnel.S'exercer simplement à dire « non » dans des contextes peu menaçants pour renforcer progressivement sa confiance.C’est en tout cas, ce que je m’assigne à faire.
Parallement, si cela peut résonner avec vous, consignez régulièrement dans un journal les situations où vous avez peiné à établir vos limites, en identifiant précisément ce que vous auriez préféré dire ou faire.Une thérapie cognitive comportementale (TCC) peut également vous aider à repérer vos schémas de pensée automatiques et à les remplacer par des perspectives plus réalistes et affirmées.De mon côté, je crois que je vais aller avec un thérapeute somatique pour terminer le travail déjà bien débuté.
Si vous n’êtes pas concernée mais que vous côtoyez une personne encline à cette gentillesse excessive, vous pouvez l'aider délicatement à prendre conscience de ses propres limites.Au lieu d'entretenir indirectement ce déséquilibre, encouragez-la à exprimer clairement ses désirs et besoins, même lorsqu'ils diffèrent des vôtres.Proposez-lui des échanges réguliers où elle peut s'exercer à l'affirmation de soi, dans un espace sécurisant où elle peut librement exprimer ses véritables émotions.Évitez tout jugement ou culpabilisation, mais valorisez chaque avancée, même infime, vers l'affirmation personnelle.
La question de la masculinité : limite de l'approche de GloverJe diverge de Robert Glover concernant sa vision des relations de genre – son livre s'adresse aux hommes et soutient l'idée que la masculinité serait menacée.
Dans notre conversation, il explique qu'historiquement, en raison du patriarcat, les femmes dépendaient financièrement de leurs maris puisqu'elles ne travaillaient pas (ce qui, soit dit en passant, est inexact pour le Moyen Âge).
Selon lui, la situation s'est inversée : les femmes seraient devenues plus compétitrices que les hommes.Ces derniers seraient plus passifs, se retrouveraient en position de dépendance, cherchant désespérément à séduire et à plaire.Il dépeint également les réseaux sociaux et les services comme Uber ou Deliveroo comme des « assassins de la masculinité », renforçant prétendument la passivité masculine.
Pendant ce temps, les femmes seraient constamment dans la prise de décision et l'action. Elles travaillent majoritairement et, de retour au foyer, assument l'essentiel de la charge mentale et des responsabilités parentales (école, médecin, anticipation des besoins...) – toutes ces activités s'inscrivant dans une dynamique d'action associée, selon lui, à une énergie « masculine ».
Selon lui, elles auraient besoin qu'on honore leur féminité, tandis que les hommes devraient reprendre les rênes décisionnelles et l'initiative, sans pour autant chercher à contrôler leurs partenaires.
Je ne m’oppose pas totalement à ces pensées mais n'ayant pas approfondi cette dimension avec lui, je peine à cerner pleinement sa penséeToutefois, il me semble important de mentionner que certains lui reprochent une approche qualifiée de masculiniste.
Je consacrerai prochainement une newsletter à la masculinité – un sujet fascinant, tant je constate la désorientation de nombreux hommes face à des demandes féminines parfois contradictoires, qu'elles soient conscientes ou non.
Être vrai avant d'être gentil : le nouveau contrat socialSi la gentillesse demeure une valeur cardinale, elle doit s'exercer dans un respect égal de soi-même et d'autrui. Comme l'écrivait George Orwell à propos de son engagement contre le fascisme durant la guerre civile espagnole : « Si vous m'aviez demandé pourquoi j'avais rejoint la milice, j'aurais répondu : 'Pour lutter contre le fascisme', et si vous m'aviez demandé pour quoi je me battais, j'aurais répondu : 'Pour la décence commune'. »
Cette « décence commune » pourrait bien constituer la clé d'une gentillesse authentique – non pas une gentillesse qui mendie l'approbation à tout prix, mais une bienveillance ancrée dans l'intégrité personnelle, consciente de ses propres limites tout en s'ouvrant généreusement aux autres.
Le chemin est sinueux, semé d'obstacles, mais chaque pas vers cette authenticité représente une victoire.Car être véritablement gentil, c'est avant tout être vrai.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #171 Mieux se connaitre pour trouver une posture juste avec Thierry Janssen (https://audmns.com/jeikAHO)
- Vlan #135 Se reconnecter à l'intelligence du corps avec Eve Berger Grosjean (https://audmns.com/ETKQSfx)
- #288 le remède miracle contre le stress avec Ludovic Leroux (https://audmns.com/aHHEdaH)
143 #342 Manipulation des idées : enquête sur un lobby libertarien mondial avec Anne-Sophie Simpère
Anne-Sophie Simpère est journaliste et auteure engagée. Depuis plusieurs années, elle enquête sur les mécanismes d’influence qui façonnent nos sociétés dans l'ombre.
Dans son dernier travail d’investigation, elle met en lumière un réseau méconnu du grand public, mais dont l’impact est colossal : le réseau Atlas.
Je n'en n'avais jamais entendu parlé et j'ai été sensibilisé par un article de Anne Sophie tant et si bien que j'ai décidé de la contacter pour en faire un épisode ensemble.Car ce que j'ai découvert m'a vraiment epoustouflé!
Nous savons tous que les lobbies existent et qu’ils influencent les décisions politiques et économiques.
Mais ce que révèle Anne-Sophie, c’est l’ampleur d’un système structuré, international, et profondément enraciné dans les sphères du pouvoir.
Le réseau Atlas, créé en 1981 aux États-Unis, regroupe plus de 500 think tanks dans une centaine de pays et fonctionne comme une véritable machine à influencer les idées.
Son objectif ? Diffuser une vision ultralibérale et conservatrice du monde, en infiltrant les débats publics, les médias, et même les formations politiques.
Officiellement, ces organisations défendent « la liberté économique ». Mais derrière ce discours, ce sont des stratégies bien rodées qui sont mises en place pour défendre les intérêts des grandes fortunes et des multinationales.
En France, des structures comme l’IFRAP, Contribuables Associés ou l’Institut de Formation Politique en sont des relais.
Ces think tanks participent activement à la diffusion d’un discours qui pousse toujours plus loin la dérégulation économique, la privatisation des services publics et la remise en cause des politiques sociales et environnementales.
Anne-Sophie nous explique comment ce réseau agit :- Astroturfing : la création de faux mouvements citoyens pour donner une illusion de soutien populaire.- Chambres d’écho médiatiques : des experts issus des think tanks du réseau sont invités partout pour diffuser les mêmes éléments de langage.
- Manipulation de l’information : des études biaisées, des rapports tronqués et des messages simplifiés pour toucher l’opinion.- Stratégie de long terme : financer des écoles, former des jeunes leaders politiques, et s’assurer une présence constante dans les sphères de pouvoir.
Nous parlons aussi de la droitisation du débat public, de l’influence des médias, et de la manière dont ce type de réseau a participé à l’élection de personnalités comme Donald Trump ou Javier Milei.
Mais au-delà du constat, cet épisode pose aussi une question essentielle : comment nous protéger face à ces stratégies d’influence invisibles ? Parce que nous sommes tous concernés.
Si vous voulez mieux comprendre les forces invisibles qui influencent nos opinions et nos décisions, cet épisode est fait pour vous.
5 citations marquantes :- « Le réseau Atlas n’a pas besoin d’un gros budget : il mise sur l’influence, la mise en réseau et la formation de talents pour façonner l’opinion publique. »- « Ils ne disent jamais d’où ils parlent. Un think tank financé par des industriels du tabac pourra se présenter comme un institut de recherche indépendant sur la santé publique. »- « La droite et l’extrême droite ont compris que la bataille des idées se gagne en occupant l’espace médiatique avec des discours simplifiés et émotionnels. »- « Ce qui est terrifiant, c’est de voir des gens voter contre leurs propres intérêts, manipulés par des récits qui désignent les pauvres comme les coupables du problème économique. »- « En contrôlant les universités, les think tanks, les médias et les politiciens, ces groupes s’assurent une influence totale sur la société. »
10 questions posées dans l’épisode :- Qu’est-ce que le réseau Atlas et comment fonctionne-t-il ?- Pourquoi ce réseau est-il méconnu alors qu’il a une influence mondiale ?- Quels sont les principaux think tanks français liés à ce réseau ?- En quoi les méthodes de lobbying du réseau Atlas sont-elles problématiques ?- Pourquoi le discours public semble-t-il se droitiser ces dernières années ?- Quel rôle jouent les médias et les journalistes dans cette influence ?- Comment le réseau Atlas utilise-t-il l’astroturfing pour manipuler l’opinion ?- Quel impact ce réseau a-t-il eu sur des élections comme celle de Javier Milei en Argentine ?- Comment les citoyens peuvent-ils se protéger de ces stratégies d’influence ?- Quelles solutions existent pour garantir plus de transparence dans le lobbying ?
Timestamps YouTube :00:00 - Introduction : qui est Anne-Sophie Simpere ?01:23 - Le réseau Atlas : une influence méconnue04:09 - Pourquoi ce réseau pose problème07:48 - Les techniques de manipulation utilisées10:29 - Comment les idées se sont droitisées en France15:39 - Fake news et désinformation : un outil clé du réseau Atlas20:19 - Trump, l’extrême droite et le rôle du réseau Atlas25:29 - Le financement opaque des think tanks français30:17 - Pourquoi les citoyens devraient s’y intéresser35:26 - L’astroturfing : créer de faux mouvements populaires47:52 - Comment se protéger de la manipulation de l’information
144 [MOMENT] Comprendre la physique quantique : entre réalité et mystère avec Julien Bobroff
Julien Bobroff, physicien spécialiste de la matière quantique et professeur à l’Université Paris-Saclay, a le don de rendre accessible l’un des domaines les plus fascinants et mystérieux de la science : la physique quantique.
Dans cet moment tiré d'un épisode enregistré il y a 2 ans et demi (lien plus bas), nous parlons de quelque chose d’assez troublant : nous sommes majoritairement faits de vide. Nos atomes sont essentiellement composés d’espace vide, et pourtant, nous ne passons pas à travers les murs et nous ne sommes pas transparents. Pourquoi ? C’est là qu’intervient le principe d’exclusion de Pauli, une règle fondamentale de la physique quantique qui explique pourquoi la matière a une structure et pourquoi nous pouvons interagir avec notre environnement.
J’ai questionné Julien sur les bases de la matière : comment les atomes sont-ils construits ? Pourquoi les électrons ne s’effondrent-ils pas sur le noyau ? Il nous explique avec des images simples et percutantes comment les particules quantiques se comportent, et pourquoi ces découvertes ont des implications bien concrètes.
Nous avons également parlé de la révolution technologique en cours, rendue possible grâce à la physique quantique. Des ordinateurs quantiques capables de résoudre des problèmes complexes aux capteurs ultra-précis, en passant par la cryptographie quantique qui promet une sécurité absolue des communications, ces avancées pourraient bien changer le monde dans les années à venir.
Si vous vous êtes déjà demandé comment fonctionne la physique quantique ou pourquoi nous pouvons toucher les objets alors que nous sommes essentiellement du vide, cet épisode va éclairer vos lanternes !
10 questions structurées posées dans l’interview :- Un physicien quantique m’a dit que nous sommes principalement du vide. Qu’en penses-tu ?- Pourquoi ne sommes-nous pas transparents si nous sommes constitués d’atomes essentiellement vides ?- Qu’est-ce que le principe d’exclusion de Pauli et pourquoi est-il si important ?- Comment expliquer que nous puissions toucher d’autres objets alors que nous sommes majoritairement du vide ?- Peux-tu rappeler les bases de la structure de la matière, de l’atome à l’électron ?- Quelles ont été les grandes étapes de l’histoire de la physique quantique ?- Quelles sont les applications concrètes des découvertes en physique quantique ?- Comment fonctionne un ordinateur quantique et en quoi est-il différent des ordinateurs classiques ?- Peut-on vraiment utiliser la physique quantique pour améliorer la cryptographie et la sécurité des données ?- Comment vois-tu l’avenir des technologies quantiques dans les années à venir ?
Récapitulatif des timestamps clés :- 00:00 – Sommes-nous faits de vide ? Introduction à la physique quantique.- 00:21 – Explication de la structure des atomes et du vide.- 00:50 – Pourquoi ne passons-nous pas à travers les murs ? Le principe d’exclusion de Pauli.- 02:32 – Pourquoi ne sommes-nous pas transparents malgré le vide atomique ?- 04:55 – Comment la matière est-elle constituée, des électrons aux molécules ?- 05:50 – Les applications actuelles et futures de la physique quantique.- 07:44 – Cryptographie, capteurs ultra sensibles, ordinateurs quantiques : les 4 révolutions en cours.- 10:05 – Pourquoi la physique quantique est un enjeu technologique et industriel majeur.
Suggestion d'épisode à écouter : #225 Comprendre (simplement) la physique quantique avec Julien Bobroff (https://audmns.com/NHILyGr)
145 #341 Resister face à la montée des extrêmes avec Salomé Saqué
Salomé Saqué, journaliste engagée et autrice du livre Résister, revient sur le succès de son ouvrage et nous alerte sur les dangers de la montée de l’extrême droite en France et à l’international.
C'est la 2eme fois que Salomé vient sur ce podcast (lien plus bas) et notre conversation est très à la cool car nous nous connaissons bien et je pense que ca rend la conversation d'autant plus agréable mais vous me direz :)Son objectif n’était pas seulement d’informer à travers son petit ouvrage, mais de donner des outils à chacun pour éveiller les consciences et amorcer des conversations essentielles.
Mais cette réussite n’efface pas son inquiétude.
Car si elle documente l’extrême droite depuis des années, elle observe une accélération préoccupante de ses stratégies et de son implantation politique.
Pourquoi cette montée en puissance ? Elle nous explique que l’extrême droite ne répond pas aux problèmes qu’elle instrumentalise, mais sait parfaitement exploiter la colère sociale et les inégalités grandissantes.
Ce sont ces injustices économiques et sociales, bien réelles, qui nourrissent un vote de rejet et de désespoir.
Nous avons analysé ensemble les dynamiques internationales, notamment la montée du parti d’extrême droite allemand AFD, qui a doublé son nombre de voix en quatre ans.
Salomé insiste sur un fait alarmant : les partis traditionnels de droite adoptent de plus en plus les idées et le langage de l’extrême droite, brisant ainsi le « cordon sanitaire » qui les séparait autrefois.
Une stratégie qui, selon elle, ne fait que légitimer et renforcer ces idéologies.
Nous avons également évoqué la stratégie de dédiabolisation du Rassemblement National, qui oscille entre une façade rassurante et des liens toujours plus explicites avec les figures du trumpisme et de l’extrême droite mondiale. Marine Le Pen et Jordan Bardella tentent d’apparaître comme fréquentables, tout en tissant des alliances avec des figures comme Elon Musk ou Steve Bannon.
Mais jusqu’où peuvent-ils aller sans se dévoiler totalement ?
Salomé me partage aussi sa vision des risques réels d’un basculement autoritaire. Contrairement à l’idée d’un coup d’État brutal, elle explique que les régimes autoritaires s’installent progressivement, par des lois liberticides qui paraissent anodines, des changements subtils dans les institutions, et une normalisation des discours extrémistes.
Elle cite une étude qui montre qu’il suffirait de 18 mois pour détruire l’État de droit en France, de façon parfaitement légale. Une réflexion glaçante qui nous amène à nous interroger sur la résilience de nos démocraties.
Une autre question fondamentale traverse notre échange : sommes-nous encore en démocratie ?
Beaucoup, notamment à gauche, estiment que les nombreuses restrictions sur les libertés publiques, la répression des manifestations et la concentration des pouvoirs sous la présidence Macron montrent déjà une dérive autoritaire.
Salomé nuance : oui, la démocratie française est affaiblie, mais nous n’avons pas encore basculé. Et c’est précisément maintenant qu’il faut réagir, avant qu’il ne soit trop tard.
Elle insiste sur le fait que l’histoire montre que les populations qui basculent dans des régimes autoritaires ne l’ont souvent pas vu venir.
Nous avons également abordé le parallèle entre notre époque et la dystopie de La Servante Écarlate.
Dans la série, le basculement vers un régime oppressif ne se fait pas en un jour. Il est progressif, insidieux, et s’installe alors que les citoyens sont trop sidérés ou désabusés pour réagir.
Un parallèle troublant avec ce que nous observons aujourd’hui : l’abondance d’informations, la multiplication des crises et des scandales rendent difficile la prise de recul et la mobilisation.
Face à cela, comment résister sans sombrer dans le désespoir ? Salomé reconnaît que l’ampleur du combat peut paraître écrasante. Elle-même lutte parfois contre le sentiment d’impuissance.
Mais elle rappelle une citation essentielle de Jean-Paul Sartre : « La résistance est un refus de céder au désespoir. »
Et c’est là que la joie entre en jeu. Contre toute attente, c’est sur ce thème que nous terminons notre conversation.
Pour Salomé, l’un des enjeux majeurs de la résistance est de préserver la joie, non pas comme un luxe, mais comme une nécessité pour tenir dans la durée. Rester ensemble, créer du lien, se nourrir d’art, de culture, d’engagement collectif… c’est cela qui nous rendra forts face à la montée des périls.
Un épisode riche, puissant et essentiel pour comprendre les enjeux politiques d’aujourd’hui et se préparer aux défis de demain.
5 Citations Marquantes :- « Résister, c’est un refus de céder au désespoir. »- « On ne lutte pas contre l’extrême droite en reprenant ses idées. Ça ne marche nulle part. »- « Ce qui me remplit de joie, c’est de voir que l’information circule, qu’elle ne reste pas entre journalistes. »- « Il faut comprendre que l’extrême droite ne répond absolument pas aux problèmes sociaux qu’elle instrumentalise. »- « On ne bascule pas du jour au lendemain dans un régime autoritaire, c’est insidieux. »10 Questions que l'on se pose :- Comment vis-tu le succès de ton livre et son impact sur les lecteurs ?- Qu’est-ce qui t’inquiète le plus dans la montée des extrêmes droites en Europe ?- Penses-tu que l’algorithme des réseaux sociaux favorise leur ascension ?- En quoi le cas de l’Allemagne est-il révélateur des dynamiques actuelles ?- Comment expliques-tu la stratégie de dédiabolisation du Rassemblement National ?- L’extrême droite est-elle vraiment une réponse aux problèmes socio-économiques ?- Quels sont les risques concrets d’un pouvoir autoritaire en France ?- Sommes-nous toujours en démocratie aujourd’hui ?- Comment lutter contre la montée du nihilisme et la lassitude face aux informations anxiogènes ?- Quelle place donnes-tu à la joie et au collectif dans la résistance ?
Timelaps :
- 00:00:00 – Introduction et accueil de Salomé Saqué- 00:00:34 – Le succès du livre : au-delà des ventes, l’impact sociétal- 00:02:05 – Pourquoi il faut encore plus documenter et agir collectivement- 00:03:41 – La montée de l’AFD en Allemagne : quelles dynamiques ?- 00:05:33 – La stratégie de dédiabolisation du Rassemblement National- 00:10:48 – Le vote d’extrême droite : colère sociale ou adhésion idéologique ?- 00:17:06 – Pourquoi il ne faut pas banaliser la menace autoritaire- 00:26:32 – La démocratie est-elle en danger ? Décryptage des signaux d’alerte- 00:31:49 – Ce qui se joue aux États-Unis et pourquoi cela nous concerne- 00:41:03 – La servante écarlate : une fiction trop proche de la réalité ?- 00:44:53 – Comment résister sans sombrer dans le désespoir
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #255 La réalité de la jeunesse aujourd'hui avec Salomé Saqué (https://audmns.com/HUAXmJY)
- #305 Faut-il être extrême pour se faire entendre ? Avec Vincent Edin (https://audmns.com/kYHqCah)
- #289 L'extrême droite est-elle inévitable en 2027 avec Jerome Fourquet (https://audmns.com/HRiLHBN)
146 [MOMENT] La vulnérabilité est la clef pour toucher l'autre avec Ibrahim Maalouf
Ibrahim Maalouf, est un musicien hors pair mais également professeur. Dans l'épisode (lien en dessous) nous avons parlé de mille choses mais je voulais vous faire ressortir cet extrait pour parler du lien profond entre improvisation et vulnérabilité.
Dans ce moment, il explique pourquoi improviser, c'est comme se regarder dans un miroir, sans filtre, sans masque.
Il faut accepter de se voir tel que l’on est, avec nos forces et nos failles. Un exercice difficile, mais essentiel pour être sincère dans sa musique – et peut-être même dans sa vie.
Nous parlons aussi de la transmission : comment enseigner cette capacité à lâcher prise, notamment à des musiciens de haut niveau ? Ibrahim partage une approche surprenante : il apprend à ses élèves à se tromper volontairement, car l’erreur est le point de départ de la créativité.
Enfin, il nous invite à une réflexion plus large sur l’universalité et le vivre-ensemble. Pour lui, l’improvisation est bien plus qu’une technique musicale, c’est un art de la connexion, un moyen de réunir des personnes aux parcours et aux cultures différentes.
Un moment que j'espère inspirant qui nous questionne sur notre rapport à l’authenticité, à la perfection et à la manière dont nous interagissons avec le monde.
Suggestion d'épisode à écouter : #236 Comment réussir à improviser sa vie? avec Ibrahim Maalouf (https://audmns.com/EQamRPM)
147 #340 Les Dessous de la musique électro avec Agoria
Sébastien Devaud, alias Agoria, est bien plus qu’un simple DJ ou producteur : il est un artiste complet, explorateur de sons et de concepts. Et pour moi c'est une différence vraiment essentielle quand j'ai réfléchi à qui recevoir sur Vlan! pour parler de musique électronique.Dans cet épisode, nous parlons de son parcours exceptionnel, de l’impact de la French Touch, de ses débuts dans les raves clandestines, jusqu’à jouer pour les Jeux Olympiques et exposer au Musée d’Orsay.
Dans cette conversation, nous plongeons dans les racines de la musique électronique, son histoire contestataire et l’évolution du mouvement depuis les raves interdites des années 90 jusqu’à son institutionnalisation avec des événements comme les Jeux Olympiques de Paris 2024, où Agoria a eu l'honneur de jouer. Nous discutons aussi de la French Touch, ce mouvement qui a propulsé la musique électronique française sur la scène mondiale avec des artistes comme Daft Punk, DJ Mehdi, Etienne de Crécy ou encore Bob Sinclar. Agoria nous explique pourquoi ce phénomène a pris tant d’ampleur et comment, en parallèle, il a développé sa propre identité musicale, plus influencée par la techno de Détroit que par l’électro parisienne.
On parle aussi du festival des Nuits Sonores, qu’il a cofondé à Lyon, avec une ambition claire : offrir un espace d’expression à la musique électronique et aux cultures alternatives, dans des lieux atypiques et éphémères. Agoria nous raconte les coulisses de la création de ce festival, ses premiers échanges avec la mairie de Lyon, et comment ce qui était au départ un événement contestataire est devenu l’un des rendez-vous incontournables du paysage électronique européen.
Mais cette conversation dépasse largement le cadre de la musique. Agoria est un artiste qui réfléchit en permanence au rôle de la création dans notre société et à la manière dont la technologie, et en particulier l'intelligence artificielle, transforme notre façon de produire et de consommer l’art. Il s’interroge sur la place grandissante de l’image dans l’industrie musicale et sur l’évolution des algorithmes qui façonnent nos goûts et influencent même les programmations des festivals. Peut-on encore être un artiste à l’ère des réseaux sociaux et du streaming optimisé pour la rentabilité ? Où se situe la frontière entre l’artiste et le businessman ?
Enfin, nous abordons un autre sujet fascinant : la transe musicale et l’impact de la fête sur notre rapport au monde. Que ce soit dans les raves des années 90 ou à Burning Man, Agoria partage son point de vue sur ces expériences collectives où la musique transcende les individus et crée des moments de pure liberté.
Et pour finir, il revient sur son exposition au Musée d’Orsay, où il a présenté une œuvre mêlant technologie et art vivant, et sur son expérience de jouer pour la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Paris 2024. Un accomplissement incroyable qui symbolise à quel point la musique électronique a parcouru du chemin depuis ses débuts underground.
5 citations marquantes :- L’artiste, c’est celui qui se réinvente en permanence, pas celui qui suit une tendance.- Les raves étaient le dernier espace de liberté connu.- Aujourd’hui, un DJ est booké pour son nombre de followers, pas pour son talent.- L’intelligence artificielle ne crée pas, elle médianise la création.- La musique électronique a toujours été une musique de révolte et de communion.
10 questions posées dans l’épisode :- Comment ton enfance musicale a influencé ton passage vers l’électro ?- Pourquoi la musique électronique a-t-elle été si mal perçue à ses débuts ?- Quel était le rôle des raves dans la construction d’une nouvelle culture ?- Quelle était l’ambition derrière la création des Nuits Sonores ?- Que penses-tu de Burning Man et de sa réputation ?- Comment la French Touch a-t-elle marqué la musique électronique ?- En quoi l’image a-t-elle pris trop d’importance dans la musique actuelle ?- Quel est l’impact de l’IA sur la création musicale et artistique ?- Comment as-tu vécu le fait de jouer pour les Jeux Olympiques ?- Qu’est-ce qui différencie un artiste d’un businessman dans la musique aujourd’hui ?
Timestamps pour YouTube :- 00:00 Introduction et passion pour la musique électronique- 02:05 L’enfance d’Agoria et ses premières influences- 06:00 Pourquoi la techno était-elle interdite dans les années 90 ?- 10:00 L’esprit des raves et la connexion avec la foule- 14:40 Burning Man : utopie ou illusion ?- 20:00 L’impact de l’audio et du langage dans la transmission des émotions- 32:00 La nuit, un espace de liberté totale- 37:00 La création des Nuits Sonores et leur philosophie- 45:00 Artiste vs. Businessman : où est la vraie création ?- 54:00 Jouer pour les Jeux Olympiques et exposer au Musée d’Orsay- 58:30 IA, musique et futur de la création
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #120 Comment créer du lien à travers la musique ? Avec Derek Barbolla. (https://audmns.com/tIEDRlA)
- Vlan #110 Pourquoi les artistes peuvent changer le monde avec Abd Al Malik (https://audmns.com/ugsfNVj)
- #236 Comment réussir à improviser sa vie? avec Ibrahim Maalouf (https://audmns.com/EQamRPM)
148 [NEWS] Le paradoxe du siècle « social » que l'on fait mine d'ignorer
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Il y a quelques jours, je me suis inscrit dans une nouvelle salle de sport. Une décision anodine mais si je vous en parle, c’est que mon critère décisif de choix en surprendrait plus d'un : son café ! Alors pourquoi je vous raconte ça ?
Après treize années en tant qu'indépendant, j'ai appris à apprécier la liberté d'organiser mon temps, cette capacité à façonner mes journées selon mes envies.J’ai toujours choisi des appartements me permettant de faire cela dans les meilleures conditions et pourtant, la solitude des journées commence à peser.
Partageant la raison principale de mon inscription dans cette gym avec mon ami John Krakauer, neuroscientifique américain reconnu, il m'a répondu par une formule qui résonne comme un diagnostic de notre époque : we need to practice humans.
En français dans le texte « Nous devons pratiquer l'art d'être humain ».A priori un non-sens et pourtant c’est tout l’inverse.Comme un muscle qui s'atrophie faute d'exercice, de manière insidieuse, notre capacité à créer du lien se délite dans le confort de notre isolement choisi.D’ailleurs, j’ai reçu sur Vlan ! une chercheuse du MIT, Valérie Gauthier pour nous aider à récréer du dialogue si cela vous intéresse.
Cette semaine j’ai envie d’explorer ce que le magazine « The Atlantic » a justement nommé de « siècle anti-social ».
Mais alors c’est quoi le paradoxe de notre solitude moderne ?
La langue anglaise, dans sa précision, distingue solitude de loneliness.Le premier terme décrit un choix enrichissant, une pause réparatrice. Le second évoque une forme d'isolement toxique, un repli qui nous éloigne de notre nature profondément sociale.Notre langue française peine à capturer cette nuance essentielle - isolement porte une connotation trop négative pour traduire fidèlement ce loneliness contemporain que nous nous imposons collectivement.
Alors attentin, ressentir de la solitude est une réponse saine, comme le souligne le sociologue Eric Klinenberg.C'est cette énergie qui m'a poussé vers cette salle de sport, ce besoin viscéral de reconnecter avec le monde.Mais voilà le paradoxe de notre époque : nous répondons au sentiment de solitude par davantage de solitude, dans une spirale qui nous éloigne toujours plus les uns des autres.
Les chiffres racontent une histoire paradoxale de notre temps.Pour chaque heure passée en présence d'autrui hors de chez soi, l'Américain moyen en passe 7 devant sa télévision.La fréquence des dîners entre amis a chuté de 45% entre 1970 et les années 2000.Nous croyons chercher le bien-être dans cette retraite, mais les études en psychologie moderne révèlent une réalité contre-intuitive : nous sommes particulièrement mauvais pour identifier ce qui nous rend véritablement heureux.
En fait ce que l’on nomme le Me-time a un vrai coté sombre !!! Je vous explique ca !!
Une expérience fascinante menée à Chicago par le psychologue Nick Epley l'illustre parfaitement. Il a demandé aux usagers du métro d'imaginer leur trajet idéal : la majorité a opté pour un voyage silencieux et solitaire, considérant qu'une conversation avec un inconnu serait désagréable.L'expérience a prouvé exactement l'inverse - les interactions, même brèves, ont significativement amélioré leur bien-être et plus longues étaient ces dernières, meilleur était l’impact.C'est ce que les chercheurs appellent le paradoxe de la connexion sociale : nous fuyons précisément ce qui pourrait nous rendre plus heureux.Pourtant même dans un espace social tel que le métro nous nous enfermons dans l’isolement de nos écouteurs qui annulent le bruit ou simplement en plaçant l’écran glacé de notre téléphone entre soi et les autres.
Et ce qui est mauvais pour notre santé mentale fini par également être mauvais pour notre santé physique comme le prouvent de nombreuses études sur la longévité.Etre utile à sa communauté comme me le rappelait Jean-Marc Lemaître, Directeur de recherche à l’Inserm, est fondamental.
Et par ailleurs il y a un prix politique à notre deconnexion sociale ! je vous explique
Cette citation de Deleuze prend ici tout son sens : Le pouvoir exige des corps tristes. Le pouvoir a besoin de tristesse parce qu'il peut la dominer. La joie est résistance, parce qu'elle n'abandonne pas.Sans verser dans le complotisme, l’idée n’est pas dire que le pouvoir en place nous invite à rester chez nous mais force est de constater que notre isolement volontaire fragilise le tissu social.Nous renforçons nos liens avec ceux qui pensent comme nous, tandis que notre seule exposition à des opinions divergentes se fait à travers le prisme déformant des algorithmes des reseaux sociaux.
La nuance qu'apportait une discussion au café du commerce, la modération qu'insufflait une conversation avec un voisin de palier, tout cela s'efface progressivement.
Trump a parfaitement profité de cette situation et l’a renforcé en créant son propre réseau social ironiquement appelé « Truth social » (selon le Washington Post, durant son 1er mandat il a menti 30 573 fois soit 21 mensonges par jour en moyenne - cqfd).Situation encore renforcée avec un Musk prenant la main sur X évidemment.Comme l'explique le sociologue Dunkelman, si la famille nous apprend l'amour, la tribu nous apprend la loyauté et le village nous apprend la tolérance.Sans ce village, nous perdons notre capacité à comprendre des narratifs différents des nôtres.
La réalité c’est que parler avec des personnes bienveillantes ayant des opinions légèrement différentes des nôtres permet de se modérer politiquement automatiquement.
A partir du moment où nous n’avons plus d’interactions avec nos voisins, nous n’arrivons plus à nous connecter à la nuance et cela donne envie de renverser la table.
D’ailleurs, cette déconnexion sociale est aussi en partie ce qui explique l’incompréhension chez les démocrates aux U.S. qui continuaient à parler des minorités invisibilisées quand la majorité des Américains n’arrivaient pas à joindre les 2 bouts.Nous ne parlons plus avec les mêmes faits ni les mêmes vérités quand nous pourrions être relativement d’accord la plupart du temps comme l’a prouvé la convention citoyenne en France.
Mais dans cette période particulièrement dystopique, ce que j’observe surtout, c’est ce besoin de se réfugier avec un besoin croissant de se divertir.Or on le sait, l’extrême-droite gagne faute de participants, le nihilisme gagne partout et est particulièrement dangereux.Alors on écoute des podcasts d’humour ou léger, on regarde des séries et tout cela renforce le temps passé seul.
C’est assez classique de gérer le stress à travers une forme d’isolement mais en réalité cela est inversement proportionnel à notre niveau de bonheur.
Même nos rituels sociaux ont été touché mais l‘avez-vous réalisé ?
Dans les années 1970, le foyer américain moyen recevait des amis plus d'une fois par mois. Aujourd'hui, ces rituels de socialisation s'effritent. Les livraisons à domicile représentent désormais 74% du trafic des restaurants aux U.S., transformant des lieux de convivialité en simples points de collecte.
Cette évolution reflète une transformation plus profonde de notre rapport au temps et à l'espace. Entre 1965 et 1995, nous avons gagné collectivement six heures de temps libre par semaine - soit 300 heures par an.Au lieu d'investir ce temps dans des activités sociales, nous l'avons massivement réinvesti dans les écrans.Un choix qui semblait offrir plus de liberté mais qui, paradoxalement, nous a enfermés dans une nouvelle forme de solitude.Et je dois confesser, non sans gêne, que mon propre compteur est probablement plus élevé que les 30% de temps éveillé moyen passés devant un écran.
Plus inquiétant, les études démontrent une corrélation directe : plus nous passons de temps devant nos écrans, moins nous sommes naturellement attirés par l'engagement social.Certes, une partie de ce temps d'écran est supposément sociale, mais partager des liens TikTok ne remplace pas la richesse d'une conversation en face à face.Même dans le couple, il arrive régulièrement qu’un écran s’interfère entre les 2 personnes, la psychologue Esther Perel m’a parlé alors de solitude paradoxale dans cet épisode de Vlan !Vous n’êtes pas seul mais vous ressentez un sentiment d’ignorance qui parfois peut avoir des impacts délétères.
Et alors si vous avez des enfants, l’impact chez les ado est halluninante
Oui ! La transformation est encore plus frappante chez les jeunes générations.Les statistiques révèlent une réalité troublante : ils sont moins nombreux à vouloir passer leur permis, à sortir en date, ou même simplement à voir des amis en dehors de l'école.Ils font moins de bêtises, ont moins de relations sexuelles, restent dans leurs chambres et quand ils sont en famille, mettent un écran entre eux et leurs parents.Le nombre d'adolescents qui voient quotidiennement un ami hors du cadre scolaire a chuté de 50% par rapport à 1990.
L'anxiété atteint des sommets, particulièrement chez les jeunes filles, dont près de 50% rapportent une tristesse persistante.Ce n'est plus seulement une redéfinition de l'adolescence à laquelle nous assistons, mais une transformation profonde de sa psychologie même.
Comme l'explique Nicholas Carr, nous avons perdu cette frontière salutaire entre être seul et être dans la foule. Notre solitude est constamment parasitée par le flux ininterrompu des réseaux sociaux, créant un état paradoxal : plus connectés que jamais, mais aussi plus anxieux et épuisés.Un phénomène qui explique peut-être cette tendance étrange sur TikTok à célébrer l'annulation de diners ou de plans sociaux.
Et alors il y a un truc que je n’avais pas du tout vu venir
De manière surprenante - du moins pour moi - la courbe du bonheur est inversement proportionnelle au confort que nous construisons dans nos maisons, comme le note le sociologue Patrick Sharkey.Plus nous y sommes confortables moins nous voulons en sortir et plus nous nous recroquevillons sur nous-même.D’ailleurs, il note qu’un changement profond s'est opéré dans la conception même de nos espaces de vie. Les architectes ne débattent plus de la luminosité des pièces ou de l'ouverture des espaces, mais du nombre d'écrans qu'on peut y installer – il faut désormais s’assurer que l’on peut accrocher un écran dans chaque pièce.Le confort moderne s'est transformé en cocon digital, dessinant une architecture intrinsèquement antisociale.
Les routines matinale exhibées sur les réseaux sociaux illustrent parfaitement cette mutation.Ces vidéos, souvent réalisée par des personnes fortunées au physique mettent en scène une existence quasi monacale : méditation matinale, séance de journaling, repas healthy, yoga... mais étrangement, pas trace d'enfants, de conjoint ou d'amis.La présence de l'autre y est souvent perçue comme une nuisance, une interruption dans cette chorégraphie parfaitement orchestrée du me-time.
Et ca pourrait être pire demain si on ne se réveille pas
Notre fuite vers le digital pourrait bientôt prendre une nouvelle dimension avec l'émergence des IA conversationnelles.J'ai ce pressentiment que les réseaux sociaux traditionnels vont perdre du terrain au profit des conversations avec des intelligences artificielles.Cela peut sembler relever de la science-fiction, mais je le vois venir inexorablement.
Le plus troublant n'est pas que nous ne réalisions pas parler à une machine - nous le savons parfaitement.Non, ce qui inquiète, c'est que nous choisissions consciemment ces interlocuteurs artificiels. La raison est simple : l'IA ne nous challenge jamais, elle nous valide constamment et reste disponible 24/7, sans le moindre jugement.Une facilité qui nous éloigne encore davantage de la complexité enrichissante des relations humaines.
La prescription est pourtant simple pour quiconque évalue son bien-être en dessous de 7/10 : privilégier les appels téléphoniques aux messages texte, oser la conversation avec des inconnus dans un café, s'engager dans de nouvelles activités pour rencontrer des personnes ou simplement travailler depuis un espace social pour les indépendants.Ces petits pas peuvent sembler insignifiants, mais ils sont le début d'une transformation profonde.
C'est précisément ce qui m'a poussé à choisir cette salle de sport avec mon amie Fatou.Un simple rituel matinal qui devient une norme, qui elle-même se transforme en valeur, pour finalement redéfinir mes comportements.Car au fond, tout commence par ces petits choix quotidiens.
Face à ce défi, il ne s'agit pas simplement de nostalgie pour un monde pré-numérique.Notre besoin de connexion humaine n'est pas un luxe ou une option - c'est une nécessité vitale pour notre espèce.Les études démontrent invariablement que contrairement à nos croyances modernes, une plus grande maison, une voiture de luxe, ou un salaire doublé au prix de notre temps libre ne font que générer plus d'anxiété.
Le véritable paradoxe de notre époque réside dans cette conviction que ce dont nous avons le plus besoin est du temps seul (« me-time).C'est peut-être la plus grande erreur de notre génération.Nous possédons d'innombrables opportunités de nous connecter les uns aux autres, et pourtant nous les rejetons systématiquement, une par une, jour après jour.
Pratiquer l'humain n'est donc pas un simple exercice de « développement personnel » - c'est un acte de résistance contre l'atomisation de notre société.Chaque conversation initiée, chaque sourire échangé, chaque moment de présence authentique compte. Ces interactions peuvent sembler insignifiantes face à l'ampleur du défi, mais elles sont les fils qui retissent le tissu social effiloché.
Pour paraphraser Deleuze une dernière fois, la joie que nous procurent les vraies connexions humaines nous emmène dans des endroits où la tristesse de l'isolement ne nous mènerait jamais.Peut-être que la vraie révolution de notre époque serait simplement de redécouvrir le courage d'être présent les uns pour les autres, de cultiver ces petits moments d'humanité partagée qui, finalement, donnent tout son sens à notre existence.
Car au fond, ce n'est pas tant la technologie qui nous isole que nos choix quotidiens.Et chacun de ces choix est une opportunité de réinventer notre façon d'être ensemble.Alors la prochaine fois que vous hésitez entre commander une livraison ou aller au restaurant, entre envoyer un message ou passer un appel, entre rester chez vous ou rejoindre des amis, rappelez-vous : ce n'est pas juste un choix pratique, c'est un choix de société.Et peut-être même, un choix de civilisation.
149 #339 Les expérience les plus folles de la physique avec Julien Bobroff
Julien Bobroff est physicien, chercheur et vulgarisateur scientifique. Il y a quelques années je l'ai reçu sur Vlan et depuis il a décidé de partager sa passion pour la physique sur les réseaux sociaux. Un pari fou ? Peut-être, mais un pari réussi ! Aujourd’hui, avec plus d’un million de followers sur TikTok, Instagram et YouTube, il s’impose comme une référence dans la vulgarisation scientifique. Son secret ? Raconter la science comme une aventure captivante, en deux minutes chrono.
Dans cet épisode, nous plongeons dans son univers fascinant et dans son dernier livre La Physique de l’Extrême, où il explore les phénomènes les plus fous de la science : le froid absolu, les pressions extrêmes, les champs magnétiques démesurés et même la caméra la plus rapide du monde. Autrement dit, les limites ultimes de la physique, celles qui défient notre compréhension du monde.
Au fil de notre échange, nous revenons aussi sur une question centrale : la science a-t-elle besoin d’être déraisonnable pour avancer ? Julien nous explique comment les plus grandes découvertes naissent parfois d’une ambition hors norme, voire d’une forme de folie maîtrisée. Il nous parle aussi du rôle (surestimé) du hasard dans la recherche, et de l’importance d’être ouvert à l’inattendu pour faire progresser la connaissance.
Enfin, il partage son expérience des réseaux sociaux, un univers aux antipodes du monde académique, où chaque concept scientifique doit être condensé en quelques secondes pour capter l’attention. Comment réussir ce pari sans perdre en rigueur ? Pourquoi la vulgarisation est-elle essentielle pour renouveler l’intérêt du grand public pour la science ?
Si vous aimez comprendre le monde sous un nouvel angle et repousser les frontières de la connaissance, cet épisode va vous passionner. Installez-vous confortablement, ouvrez grand vos oreilles… et bienvenue dans la physique de l’extrême !5 Citations marquantes
- La recherche, c’est souvent explorer des territoires inconnus avec une ambition démesurée.- On peut raconter un article scientifique en deux minutes… mais aussi en 200 pages.- Les physiciens sont des schizophrènes : calmes et rationnels, mais obsédés par l'impossible.- Le froid est le seul domaine où l’humain dépasse la nature : nous sommes un milliard de fois meilleurs qu’elle.- La science ne sert pas forcément à quelque chose immédiatement, mais elle agrandit notre compréhension du monde.
10 Questions posées dans l’interview- Pourquoi as-tu décidé de te lancer sur les réseaux sociaux ?- En quoi ton travail sur les réseaux a-t-il influencé ton livre ?- La recherche scientifique doit-elle être déraisonnable pour avancer ?- Quel est le rôle des accidents et du hasard dans les découvertes scientifiques ?- Pourquoi les physiciens semblent-ils si cartésiens alors qu’ils explorent des idées folles ?- Quelle est l’expérience scientifique la plus extrême que tu aies vue ?- Comment une grenouille peut-elle léviter grâce au magnétisme ?- Pourquoi l’être humain est-il meilleur que la nature pour produire du froid extrême ?- À quoi sert la caméra la plus rapide du monde ?- Comment fonctionne un IRM et quel est son lien avec la physique quantique ?Timestamps 00:00 - Introduction & Présentation de Julien Bodroff01:53 - Son succès fulgurant sur TikTok et Instagram03:27 - L’impact des réseaux sur son livre04:57 - Faut-il être fou pour faire avancer la science ?06:14 - Les expériences les plus extrêmes en physique09:45 - La nécessité d’une ouverture d’esprit en science11:29 - L’innovation la plus folle qu’il a rencontrée17:47 - Le diamant, un matériau toujours inégalé23:43 - La lévitation magnétique et l’expérience de la grenouille27:32 - Le fonctionnement d’un IRM et la physique quantique34:05 - L’exploration des températures les plus froides42:34 - Un cryostat dans l’espace : mesurer le fond cosmologique
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #225 Comprendre (simplement) la physique quantique avec Julien Bobroff (https://audmns.com/NHILyGr)
- Vlan #74 La science fiction permet réellement de définir le futur avec Guy Philippe Goldstein (https://audmns.com/WFkwZGg)
- #327 Apprendre de l'audace d'un chercheur intrépide avec Jean-Claude Weil (https://audmns.com/NAKYazA)
150 [Hors-Serie] Pourquoi sourire en temps de chaos? Par Grégory Pouy
Hello :)Je ne sais pas si vous êtes abonnés à ma newsletter (hop), sinon voici le lien, c'est bimensuel et c'est gratuit : https://hop.kessel.media/
Plutôt que de vous faire un long discours, je voulais vous la proposer ici en vous la lisant.Le sujet de la semaine dernière était celui de la joie rebelle qui me semble essentielle et que je traite ici.Dans cette newsletter vous trouverez aussi les prochains invités de Vlan et Ping mais aussi 3 liens vers des articles que j'ai trouvé passionnant et que je vous résume.
Voici le texte :Quand je dis que je regarde demain avec beaucoup de joie, j'obtiens souvent des regards incrédules. Comment peut-on être joyeux face au changement climatique qui s'accélère, à la mort de la DEI (diversité, équité, inclusion) aux États-Unis, à l'emprise grandissante de l'extrême droite en Europe, au triomphe de l'anti-intellectualisme ?Le grand basculement : nous sommes dans l'entre-deux mondes
Depuis les années 1980, le sociologue Michel Maffesoli nous alerte : nous vivons une transformation aussi profonde que le passage du Moyen Âge à la Renaissance. La modernité née avec les lumières - et tout son système de valeurs et de croyances - est en train de mourir.Une étoile morte éclaire pendant longtemps encore avant de disparaître intégralement, m'a-t-il expliqué quand je l'interrogeais sur la lenteur de cette transformation.
Pour filer la métaphore de l’étoile, je crois que ce que nous vivons actuellement ressemble à l'explosion finale de cette étoile mourante – Une explosion, un dernier éclat spectaculaire avant l'extinction.Les Trump, Musk, Zuckerberg et leurs semblables en sont les ultimes ambassadeurs, brandissant désespérément les valeurs d'un monde déjà révolu :
- L'individualisme triomphant- Le succès mesuré à l'accumulation (argent, notoriété, biens)- La toute-puissance de la rationalité et de l'analyse (ce besoin de tout découper en morceaux pour tout expliquer)- La croyance aveugle dans le progrès linéaire (notamment le techno-solutionnisme)- La sacralisation des grandes institutions comme garantes de l'ordre socialNous vivons tous plus ou moins dans ce monde dans lequel nous sommes nés et qui régit encore, de manière tacite, nos modes de fonctionnement.
Les contours du monde qui vient
Maffesoli appelle timidement cette nouvelle ère la post-modernité car elle n’a pas encore vraiment de nom (elle sera défini par les historiens dans quelques centaines d’années).Ce qui est évident c’est qu’on la sent très fort et qu’elle se dessine autour de 6 grandes mutations :
1. Le retour au tribalisme : l'émergence de petites communautés affectives et identitaires
2. La réhabilitation de la sensibilité et de l'émotion : la raison n'est plus l'unique boussole
3. La valorisation du présent : la fin de la dictature du projet et de la projection perpétuelle
4. Le triomphe du nomadisme : la fluidité remplace la stabilité, y compris dans nos identités
5. La réinvention du sacré : de nouveaux rituels contemporains émergent
6. La vision holistique : afin de prendre en considération la complexité du monde et de sortir de l’analyse pure
Je suis certain que vous pouvez ressentir ce monde qui vient doucement.Par essence, ce moment, cette croisée des chemins entre 2 moments, nous amène a beaucoup de contradictions internes d’ailleurs.Parfois je suis surpris de voir des personnes qui sont encore à 200% dans ce monde déjà mort mais je ne juge pas, j’y étais encore il y a quelques années et je sais que c’est un chemin à faire.D’ailleurs, je suis encore partiellement là moi aussi bien entendu.C’est passionnant à observer par ailleurs.
L'âge des turbulences
Évidemment, la modernité ne s'éteint pas sans combattre.
Elle montre même son visage le plus terrible, avec une violence inédite. On parle souvent du retour de la force brute en évoquant le masculinisme agressif des Zuckerberg, Bezos, Musk ou Trump.
Je regarde à nouveau actuellement The Handmaid's Tale (la servante écarlate), 8 ans après et les parallèles avec notre présent sont troublants : rejet des personnes LGBTQ+, chute de la natalité (on en parle bientôt sur Vlan ! et qui sera je pense accélérée par les microplastiques dans nos organismes), montée des fondamentalismes.
Non, nous n'en arriverons probablement pas dans la dystopie de la série, mais ces échos sont édifiants et on voit ici et là des choses qui résonnent – en particulier, j’ai vu des fondamentalistes forcer des femmes à donner leurs enfants.
Je pense que cette période va durer un petit moment, sans doute 10 ou 15 ans mais vous allez voir pourquoi je vous parle de joie !
De l'optimisme forcené à l'optimisme lucide
Les discussions avec des experts en géopolitique comme Luis Amado (ancien ministre des Affaires Étrangères portugais) que j’ai eu la chance de recevoir chez moi ou Pierre Haski, qui sera bientôt sur Vlan !, m'ont fait évoluer d'un optimisme parfois naïf vers ce que j'appelle un optimisme-réaliste, certains parlent d’optimalisme.
Je ne vais pas vous raconter n’importe quoi pour vous faire plaisir, la période qui s'ouvre est complexe.Il ne s'agit pas de rejoindre Harari qui évoque une potentielle 3ème guerre mondiale, mais d'accepter que certains combats aillent, probablement mais temporairement, dans le sens inverse de l'histoire.Féminisme, démocratie, égalité, racisme, respect des droits de l’Homme…
Pour ceux qui en ont envie et qui se sentent déjà dans cette «postmodernité », ce temps doit nous servir à dépasser nos différences, à nous serrer les coudes autour de ce qui nous rassemble.Arrêter de critiquer ceux qui ne sont pas parfaits, arrêter de parler des risques mais construire un programme qui donne envie comme le propose Arthur Auboeuf : se concentrer sur le bonheur et réaliser que cette utopie est aussi écologique.Bien sûr, comme vous, je suis choqué à chaque fois que le monde bascule un peu plus dans l’horreur des excès de la modernité mais nous n’allons pas pouvoir y échapper donc utilisons notre énergie pour construire demain.Je vous l’ai dit : optimisme mais réaliste.
La joie comme acte de résistance
C'est ici qu'intervient la joie dont je parle (enfin oui je sais ça aura pris un moment à venir).
Comme l'expliquait Camus dans L'Homme révolté (1951), la révolte, même ancrée dans la souffrance, procure une forme de joie existentielle. Le bonheur n'est pas le but du combat mais réside dans l'acte même de résister.
Le Programme du Conseil National de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale n'était pas appelé par hasard Les jours heureux.Il illustrait cette idée que le combat collectif - même dans les heures les plus sombres - porte en lui une forme de bonheur partagé.C’est intéressant de lire des auteurs de cette période.René Char est l’exemple parfait de cette joie dans la résistance et la création d’un nouvel espoir.Se battre, c’est refuser l’absurde, c’est affirmer la liberté contre l’oppression et c’est d’ailleurs de cette période qu’est tirée cette citation de René Char que nous utilisons tous : « Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. ».Le combat même s’il est dur est une source de fierté et de joie car il redonne du sens à l’existence.Agir sur le monde c’est déjà une source de bonheur d’ailleurs (Charles Pepin – la confiance en soi)
Un de mes auteurs favoris, le psychologue Viktor Frankl, enfermé dans les camps nous explique peu ou prou la même chose dans son ouvrage « Man search for meaning » et il va même plus loin puisque toute sa théorie se fait autour du « sens ».Lui explique qu’il a survécu aux camps car le sens ultime était son amour pour sa femme, son désir de finir un travail psychologique et surtout son engagement à témoigner de ce qu’il voyait.Il observe que dans les camps de concentration, ceux qui avaient un but, une mission à accomplir après la guerre, ou même une simple raison de survivre résistaient mieux psychologiquement.
Ainsi, lutter n’est pas seulement une action extérieure mais aussi une transformation intérieure.Il observe que même dans l’horreur, certains détenus trouvaient du sens en aidant les autres, en récitant de la poésie, en trouvant des petites victoires sur la déshumanisation.
Finalement Frankl insistait sur le fait que, même dans des conditions extrêmes, l’humain garde une liberté fondamentale : celle de choisir son attitude face à l’adversité.Comme Gramsci, il nous dit que l’optimisme de la volonté permet de surmonter le pessimisme de la réalité.
La joie est déjà là
Cette période de contraintes nous permet paradoxalement de redécouvrir l'essentiel. Comme l'écrivait Nietzsche : Ce qui ne me tue pas me rend plus fort.
La difficulté forge non seulement notre résilience mais aussi notre capacité à apprécier les petites victoires, les moments de solidarité, la beauté des choses simples.
Ma joie n'est donc pas celle d'un optimiste qui nie la réalité.C'est la joie lucide de celui qui voit dans la tempête actuelle non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.
Et dans cette transformation douloureuse mais nécessaire, je trouve une raison profonde d'espérer car je sais que l’histoire nous donnera raison.
Le réconfort comme acte de résistance
Il se trouve que je viens de partager sur Vlan ! une conversation incroyable avec Marie Robert. Elle développe dans son livre une idée qui résonne profondément avec notre époque : le réconfort n'est pas un repli douillet mais une nécessité vitale, presque un acte politique.
On a tous et toutes un chagrin à raconter, dit-elle.
Cette vérité universelle prend une résonance particulière dans notre monde hypernumérisé où les algorithmes nous abreuvent de catastrophes en continu, nous laissant paralysés devant nos écrans, incapables d'agir.
Le réconfort dont parle Marie Robert n'est pas celui du plaid et du thé chaud (quoique en février on aime l’idée...). C'est avant tout une invitation à retrouver le courage d'agir.
Dans un monde qui nous pousse à l'individualisme et à la paralysie, se réconforter devient un acte de résistance.
Comment ? En réapprenant à lever la tête.Littéralement. Sortir le nez de nos écrans pour croiser le regard des autres, pour redécouvrir l'émerveillement.Ce n'est pas un hasard si ce monde anxiogène nous pousse à baisser les yeux - regarder l'autre, c'est déjà commencer à retisser du lien.
Il y a une forme d'audace, aujourd'hui, à oser la disponibilité.À ne pas optimiser chaque seconde de notre temps, à accepter ce que Trevor Noah appelle le liming : simplement être là, avec d'autres, sans autre but que d'être présent. Cela fait aussi écho à l’otium dont j’ai tant parlé ici.
Cette disponibilité est le terreau du réconfort.Elle nous permet de renouer avec ce qui nous nourrit vraiment : l'amitié vraie (celle où l'on peut déposer son chagrin sans attendre de solution), le rire partagé (qui devient de plus en plus rare à mesure qu'on vieillit), l'émerveillement devant la beauté (même celle d'un simple trombone, comme le raconte une petite fille à Marie).
Alors oui, je maintiens ma joie face à ce monde qui change.
Mais j'y ajoute cette dimension essentielle du réconfort comme acte politique. Dans une société qui nous pousse à la performance et à l'urgence permanente, oser prendre le temps de se réconforter - et de réconforter les autres - devient un acte révolutionnaire.
Ce n'est pas un hasard si les pouvoirs autoritaires commencent toujours par isoler les individus.
À l'inverse, tisser des liens de réconfort, c'est déjà commencer à résister.C'est peut-être même la première étape pour retrouver ce courage d'agir dont nous avons tant besoin.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- [HORS SERIE] Coeur Brisé (https://audmns.com/jJlExgH)
- [HORS SERIE] Ecologie et mode de vie: comment réagir sans tout sacrifier? (https://audmns.com/iDvwTfO)
- [HORS-SERIE] 80h de conversation en 2024 résumées en 15 leçons de vie (https://audmns.com/YmITnWV)
151 #338 Démographie en chute libre : l’avenir que personne n’anticipe (partie 2) avec David Duhamel
David Duhamel est économiste et enseigne la démographie à Sciences Po Paris. Il est l’auteur du livre Un Monde sans Enfants, un titre qui résume une tendance de fond : la chute de la natalité dans de nombreux pays.
On nous parle tellement de surpopulation que j'ai été le 1er à être totalement surpris par tout ce que David nous raconte et vous allez voir c'est un sujet dont personne ne parle alors qu'en réalité il est fondamental!David en plus raconte super bien et nous entraîne avec lui de manière incroyable!
Dans cet épisode, nous parlons de ce phénomène et de ses implications profondes.
Pourquoi fait-on de moins en moins d’enfants ? Quels sont les facteurs qui influencent la fécondité dans le monde ? Est-ce une question économique, sociétale, technologique, écologique ?
J’ai interrogé David sur des exemples frappants : la Corée du Sud, où la fécondité est tombée à 0,6 enfant par femme, le Japon, l’Italie, la Chine, mais aussi la situation en France.
Nous avons évoqué l’impact des politiques publiques, du féminisme, de la précarité, de la technologie, et même de la montée du masculinisme et des divisions politiques entre hommes et femmes.
Nous avons aussi parlé de l’immigration : alors que les pays occidentaux ont de plus en plus besoin d’immigrés pour compenser la baisse de leur population active, ceux-ci se font plus rares. Les États-Unis semblent mieux armés que l’Europe ou la Chine pour affronter ce défi démographique.
C’est une discussion essentielle pour comprendre notre avenir. La question n’est pas de savoir si ce problème va nous toucher, mais comment il va transformer nos vies, nos politiques, nos sociétés.
Des citations marquantes :
- Un monde sans enfants, c’est un avenir qui se joue aujourd’hui, pas en 2100.- L’histoire du XXe siècle, c’est la montée des droits des femmes. L’histoire du XXIe siècle, c’est la chute de la natalité.- En Corée, il faut aujourd’hui huit personnes pour faire un enfant. Imagine l’impact à long terme.- La technologie change notre rapport aux autres, à l’amour, à la sexualité… et donc à la fécondité.- Si on veut plus d’enfants, il faut une société plus égalitaire, pas plus répressive.
10 questions que l'on traite:
- Pourquoi parle-t-on autant de surpopulation alors que la natalité chute partout ?- Quels sont les impacts économiques et sociaux de cette baisse de la fécondité ?- Pourquoi les femmes choisissent-elles de moins en moins d’avoir des enfants ?- Quel est le rôle de la précarité et du coût de l’éducation dans cette tendance ?- En quoi MeToo et la remise en question du patriarcat influencent-ils la démographie ?- Est-ce que la religion peut jouer un rôle dans le maintien d’une forte natalité ?- Pourquoi les États-Unis sont-ils mieux armés que la Chine ou l’Europe face à cette crise démographique ?- Quel est l’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur la baisse des relations amoureuses et donc de la natalité ?- Comment les politiques natalistes, comme en Corée du Sud ou en Israël, influencent-elles la démographie ?- Assiste-t-on à une polarisation politique entre hommes et femmes sur ces sujets ?
Timelaps
- 00:00 – Introduction : Pourquoi parle-t-on si peu de la crise démographique ?- 02:15 – Comprendre la chute de la natalité dans le monde- 06:30 – Immigration et déclin démographique : un paradoxe ?- 10:50 – Le cas de la Corée du Sud : une société sans enfants ?- 15:40 – Féminisme, MeToo et impact sur la natalité- 22:10 – Les États-Unis vs la Chine : qui dominera le XXIe siècle ?- 26:00 – L’impact des smartphones et des réseaux sociaux sur les relations et la fécondité- 30:30 – Pourquoi les jeunes sont-ils de plus en plus divisés politiquement sur ces sujets ?- 35:00 – Vers un monde avec de moins en moins d’immigrés disponibles ?- 40:00 – Conclusion : quelles solutions pour une démographie équilibrée ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl)
- Vlan #103 Comment passer du rejet des migrants à leur accueil avec Lionel Pourtau (https://audmns.com/QaEGpTn)
- Vlan #76 Mythes et réalités autour des migrants avec Josephine Goube (https://audmns.com/OOXKKZV)
152 #338 Démographie en chute libre : l’avenir que personne n’anticipe avec David Duhamel (partie 1)
David Duhamel est économiste et enseigne la démographie à Sciences Po Paris. Il est l’auteur du livre Un Monde sans Enfants, un titre qui résume une tendance de fond : la chute de la natalité dans de nombreux pays.
On nous parle tellement de surpopulation que j'ai été le 1er à être totalement surpris par tout ce que David nous raconte et vous allez voir c'est un sujet dont personne ne parle alors qu'en réalité il est fondamental!David en plus raconte super bien et nous entraine avec lui de manière incroyable!
Dans cet épisode, nous parlons de ce phénomène et de ses implications profondes.
Pourquoi fait-on de moins en moins d’enfants ? Quels sont les facteurs qui influencent la fécondité dans le monde ? Est-ce une question économique, sociétale, technologique, écologique ?
J’ai interrogé David sur des exemples frappants : la Corée du Sud, où la fécondité est tombée à 0,6 enfant par femme, le Japon, l’Italie, la Chine, mais aussi la situation en France.
Nous avons évoqué l’impact des politiques publiques, du féminisme, de la précarité, de la technologie, et même de la montée du masculinisme et des divisions politiques entre hommes et femmes.
Nous avons aussi parlé de l’immigration : alors que les pays occidentaux ont de plus en plus besoin d’immigrés pour compenser la baisse de leur population active, ceux-ci se font plus rares. Les États-Unis semblent mieux armés que l’Europe ou la Chine pour affronter ce défi démographique.
C’est une discussion essentielle pour comprendre notre avenir. La question n’est pas de savoir si ce problème va nous toucher, mais comment il va transformer nos vies, nos politiques, nos sociétés.
Des citations marquantes :
- Un monde sans enfants, c’est un avenir qui se joue aujourd’hui, pas en 2100.- L’histoire du XXe siècle, c’est la montée des droits des femmes. L’histoire du XXIe siècle, c’est la chute de la natalité.- En Corée, il faut aujourd’hui huit personnes pour faire un enfant. Imagine l’impact à long terme.- La technologie change notre rapport aux autres, à l’amour, à la sexualité… et donc à la fécondité.- Si on veut plus d’enfants, il faut une société plus égalitaire, pas plus répressive.
10 questions que l'on traite:
- Pourquoi parle-t-on autant de surpopulation alors que la natalité chute partout ?- Quels sont les impacts économiques et sociaux de cette baisse de la fécondité ?- Pourquoi les femmes choisissent-elles de moins en moins d’avoir des enfants ?- Quel est le rôle de la précarité et du coût de l’éducation dans cette tendance ?- En quoi MeToo et la remise en question du patriarcat influencent-ils la démographie ?- Est-ce que la religion peut jouer un rôle dans le maintien d’une forte natalité ?- Pourquoi les États-Unis sont-ils mieux armés que la Chine ou l’Europe face à cette crise démographique ?- Quel est l’impact de la technologie et des réseaux sociaux sur la baisse des relations amoureuses et donc de la natalité ?- Comment les politiques natalistes, comme en Corée du Sud ou en Israël, influencent-elles la démographie ?- Assiste-t-on à une polarisation politique entre hommes et femmes sur ces sujets ?
Timelaps
- 00:00 – Introduction : Pourquoi parle-t-on si peu de la crise démographique ?- 02:15 – Comprendre la chute de la natalité dans le monde- 06:30 – Immigration et déclin démographique : un paradoxe ?- 10:50 – Le cas de la Corée du Sud : une société sans enfants ?- 15:40 – Féminisme, MeToo et impact sur la natalité- 22:10 – Les États-Unis vs la Chine : qui dominera le XXIe siècle ?- 26:00 – L’impact des smartphones et des réseaux sociaux sur les relations et la fécondité- 30:30 – Pourquoi les jeunes sont-ils de plus en plus divisés politiquement sur ces sujets ?- 35:00 – Vers un monde avec de moins en moins d’immigrés disponibles ?- 40:00 – Conclusion : quelles solutions pour une démographie équilibrée ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #299 Une autre histoire de l'humanité avec Christian Grataloup (https://audmns.com/AuGwnAl)
- Vlan #76 Mythes et réalités autour des migrants avec Josephine Goube (https://audmns.com/OOXKKZV)
- Vlan #103 Comment passer du rejet des migrants à leur accueil avec Lionel Pourtau (https://audmns.com/QaEGpTn)
153 [Hors serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 2)
Alain de Botton, le fondateur de the School of Life, est l’un des penseurs contemporains les plus brillants au monde sur l’amour et les relations humaines. Autant vous dire que je suis super excité de sortir cet épisode totalement excité de sortir cet épisode pour la Saint Valentin!
Son livre the course of love ma beaucoup accompagné il y a des années et la suite de ses travaux encore plus.C'est sans doute l'un des penseurs les plus articulés sur le sujet par ailleurs.
Il propose une approche lucide et profondément humaine des dynamiques amoureuses.
Dans cet épisode, nous avons exploré ensemble les 20 à 30 questions les plus importantes sur l’amour.
Pourquoi tombons-nous amoureux ?
Comment éviter de répéter les mêmes schémas destructeurs ? Le mythe de l’âme sœur nous empêche-t-il d’être heureux ? Pourquoi la passion s’étiole-t-elle avec le temps ?
J’ai interrogé Alain sur les paradoxes de l’amour moderne : l’influence des applications de rencontres, la difficulté d’accepter les imperfections de l’autre, la complexité du pardon après une infidélité, et bien d’autres sujets essentiels.
Un échange fascinant qui éclaire nos attentes souvent irréalistes sur l’amour et nous invite à une approche plus consciente et apaisée des relations.
Voici 5 choses marquantes dont il parle par exemple :
- « Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, mais par le familier. »- « Tout le monde est un peu fou. Ce qui compte, c’est la capacité à reconnaître et gérer cette folie. »- « L’amour n’est pas une question d’intuition, mais de lucidité et d’efforts. »- « Nous voulons un amour sans friction, mais la friction est ce qui nous fait grandir. »- « La pire chose dans une rupture, ce n’est pas la douleur, c’est de ne pas comprendre pourquoi. »
Voici 10 questions que l'on traite par exemple :
- Comment le mythe de l’âme sœur influence-t-il notre vision de l’amour ?- Pourquoi sommes-nous attirés par des partenaires qui reproduisent nos schémas familiaux ?- Les papillons dans le ventre sont-ils un bon indicateur d’une relation saine ?- Pourquoi certaines personnes sabotent-elles inconsciemment leurs relations amoureuses ?- L’amour peut-il durer ou est-il condamné à s’éteindre avec le temps ?- Comment surmonter une rupture amoureuse sans sombrer dans l’idéalisation de l’autre ?- Peut-on vraiment pardonner une infidélité ? Et si oui, comment ?- Pourquoi tant d’hommes en couple cherchent-ils aujourd’hui des relations ouvertes ?- Quel impact les attentes irréalistes ont-elles sur la solidité d’un couple ?- Pourquoi certaines personnes restent-elles dans des relations toxiques malgré la souffrance ?
Timelaps. :00:00 – Introduction : Peut-on vraiment comprendre l’amour ?00:12 – Changer la dynamique d’un couple, est-ce possible ?02:30 – Pourquoi la maturité émotionnelle est essentielle en amour05:44 – L’incompréhension dans le couple : quand faut-il partir ?05:52 – Désir et routine : comment raviver la flamme ?08:15 – Relations ouvertes et polyamorie : une illusion dangereuse ?10:57 – Pourquoi les hommes veulent-ils des relations ouvertes ?12:43 – Pourquoi la plupart des histoires d’amour finissent trop tôt15:16 – Passion et amour durable : incompatible ?16:44 – De l’amour à l’indifférence : pourquoi on devient des étrangers17:46 – Rupture et deuil amoureux : pourquoi c’est si douloureux19:00 – Les pires façons de quitter quelqu’un21:16 – Rester ami avec son ex : bonne ou mauvaise idée ?22:47 – Comment arrêter d’aimer quelqu’un ?25:30 – Avoir un enfant : un choc pour le couple28:19 – Faut-il rester ensemble pour les enfants ?30:10 – Comment savoir si c’est vraiment fini ?32:17 – Peut-on vraiment changer pour sauver son couple ?33:52 – Infidélité : faut-il tout avouer ?35:39 – Accepter la folie de l’autre dans une relation39:00 – Conclusion : comprendre l’amour pour mieux aimer
154 [Hors-Serie] Tout ce que j'aurais voulu savoir en amour avec Alain de Botton (partie 1)
Alain de Botton, le fondateur de the School of Life, est l’un des penseurs contemporains les plus brillants au monde sur l’amour et les relations humaines. Autant vous dire que je suis super excité de sortir cet épisode totalement excité de sortir cet épisode pour la Saint Valentin!
Son livre the course of love ma beaucoup accompagné il y a des années et la suite de ses travaux encore plus.C'est sans doute l'un des penseurs les plus articulés sur le sujet par ailleurs.
Il propose une approche lucide et profondément humaine des dynamiques amoureuses.
Dans cet épisode, nous avons exploré ensemble les 20 à 30 questions les plus importantes sur l’amour.
Pourquoi tombons-nous amoureux ?
Comment éviter de répéter les mêmes schémas destructeurs ? Le mythe de l’âme sœur nous empêche-t-il d’être heureux ? Pourquoi la passion s’étiole-t-elle avec le temps ?
J’ai interrogé Alain sur les paradoxes de l’amour moderne : l’influence des applications de rencontres, la difficulté d’accepter les imperfections de l’autre, la complexité du pardon après une infidélité, et bien d’autres sujets essentiels.
Un échange fascinant qui éclaire nos attentes souvent irréalistes sur l’amour et nous invite à une approche plus consciente et apaisée des relations.
Voici 5 choses marquantes dont il parle par exemple :
- « Nous ne sommes pas attirés par le bonheur, mais par le familier. »- « Tout le monde est un peu fou. Ce qui compte, c’est la capacité à reconnaître et gérer cette folie. »- « L’amour n’est pas une question d’intuition, mais de lucidité et d’efforts. »- « Nous voulons un amour sans friction, mais la friction est ce qui nous fait grandir. »- « La pire chose dans une rupture, ce n’est pas la douleur, c’est de ne pas comprendre pourquoi. »
Voici 10 questions que l'on traite par exemple :
- Comment le mythe de l’âme sœur influence-t-il notre vision de l’amour ?- Pourquoi sommes-nous attirés par des partenaires qui reproduisent nos schémas familiaux ?- Les papillons dans le ventre sont-ils un bon indicateur d’une relation saine ?- Pourquoi certaines personnes sabotent-elles inconsciemment leurs relations amoureuses ?- L’amour peut-il durer ou est-il condamné à s’éteindre avec le temps ?- Comment surmonter une rupture amoureuse sans sombrer dans l’idéalisation de l’autre ?- Peut-on vraiment pardonner une infidélité ? Et si oui, comment ?- Pourquoi tant d’hommes en couple cherchent-ils aujourd’hui des relations ouvertes ?- Quel impact les attentes irréalistes ont-elles sur la solidité d’un couple ?- Pourquoi certaines personnes restent-elles dans des relations toxiques malgré la souffrance ?
Timelaps. :00:00 – Introduction et présentation d’Alain de Botton02:25 – Le mythe de l’âme sœur et ses dangers06:54 – Pourquoi tombe-t-on amoureux ? L’influence du passé10:59 – Les papillons dans le ventre : excitation ou peur déguisée ?17:52 – L’amour dure-t-il vraiment trois ans ?20:08 – Quelles attentes réalistes avoir dans une relation ?29:54 – Les relations modernes et l’impact du digital33:28 – L’amour est-il une compétence ? Comment la développer ?38:50 – Pourquoi les hommes ont-ils plus de mal à exprimer leurs émotions ?46:30 – Peut-on vraiment changer dans une relation ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #40 Les relations amoureuses à l’ère digitale avec Esther Perel (https://audmns.com/FGuIRnh)
- #264 Réinventer les relations amoureuses libérées des contraintes sociales avec Franck & Vanessa Lopvet (https://audmns.com/hEsJSqT)
- #273 Faire durer le sexe dans le couple avec Anne et Jean François Descombe (https://audmns.com/FEKTJuP)
155 #337 Le piège de l'empathie avec Samah Karaki
Samah Karaki est neuroscientifique et autrice du livre L’empathie est politique. Je pense que Vlan! a été le 1er podcast a lui donner le micro il y a 2 ans et demi et depuis par sa pertinence et son travail, nous la voyons partout sur tous les médias!J'adore Samah, pour ne rien cacher nous sommes devenus amis et dans cet épisode, elle nous invite à déconstruire notre vision de l’empathie, souvent perçue comme un trait universel et positif.Pourtant, nous n’éprouvons pas tous la même empathie pour tout le monde, et ce biais est largement influencé par notre culture, les médias et les dynamiques de pouvoir.
J’ai questionné Samah sur la nature biologique et sociale de l’empathie, sur la manière dont certains groupes sont déshumanisés dans nos imaginaires collectifs, mais aussi sur le rôle crucial des récits médiatiques. Comment se forge notre perception de l’« autre » ? Pourquoi avons-nous plus de compassion pour certains et moins pour d’autres ? Quel impact cela a-t-il sur nos sociétés et nos décisions politiques ?
Au fil de cette conversation passionnante, nous avons aussi parlé du biais de confirmation, du rôle des réseaux sociaux dans la polarisation des opinions et de la manière dont l’individualisme moderne façonne notre rapport à l’altérité.
Un épisode puissant qui pousse à la réflexion et à l’introspection.Les questions que l'on traite :
- Qu’est-ce que l’empathie et comment la définir ?- Pourquoi l’empathie est-elle essentielle à notre évolution ?- Quelles espèces animales possèdent également une forme d’empathie ?- Qu’est-ce que la contagion émotionnelle et comment fonctionne-t-elle ?- L’empathie est-elle une capacité innée ou acquise ?- Comment les médias influencent-ils notre perception de certaines populations ?- Pourquoi avons-nous plus d’empathie pour certaines personnes que pour d’autres ?- Peut-on apprendre à être plus empathique ou à contrôler notre empathie ?- En quoi les récits historiques et politiques modèlent-ils notre empathie collective ?- Comment éviter de tomber dans le piège du biais de confirmation ?
Timelaps :
- 00:00 – Introduction et présentation de l’épisode- 01:18 – Définition de l’empathie : un phénomène biologique et social- 02:36 – L’évolution de l’empathie chez l’homme et les animaux- 04:51 – La contagion émotionnelle : pourquoi imitons-nous les émotions des autres ?- 08:09 – Pourquoi n’avons-nous pas tous le même niveau d’empathie ?- 12:11 – L’exemple des nazis et la déshumanisation des groupes- 17:39 – L’influence des médias sur notre perception des autres- 25:33 – L’essentialisation des minorités dans les productions culturelles- 35:25 – Pourquoi avons-nous plus d’empathie pour les victimes que nous voyons ?- 53:19 – Le rôle des journalistes dans la construction de notre empathie- 58:27 – Comment éviter les biais de confirmation ?- 01:00:32 – Trauma et empathie : quel impact ?- 01:02:54 – L’instrumentalisation de l’empathie à des fins politiques- 01:08:00 – Conclusion et réflexions finales
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
- Vlan #108 Pourquoi la culpabilisation écologique ne fonctionne pas? avec Albert Moukheiber (https://audmns.com/KOfUemJ)
- #326 Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 1) (https://audmns.com/BlnwPcX)
156 #Hors-serie La face cachée des "gentils" avec Robert Glover (partie 2)
Robert Glover est psychothérapeute, coach et auteur du célèbre livre No More Mr. Nice Guy traduit en français trop gentil pour être heureux.Ce sujet est tellement passionnant qu'il est divisé en 2 parties et vous comprendrez qu'il me parle car je suis totalement un gentil.Je ne connais personne qui parle en Français aussi bien que Robert Glover mais vous l'aurez compris cet épisode est en anglais.Son travail aide des milliers d’hommes à se libérer du piège du Nice Guy Syndrome, cet état où l’on cherche constamment à plaire aux autres au détriment de son propre bien-être.
Dans cet épisode, nous parlons de ce qu’il y a de problématique à être trop gentil et pourquoi la gentillesse excessive peut souvent être une forme déguisée de manipulation et de peur du rejet.
J’ai questionné Robert sur les différences fondamentales entre être nice et être kind, comment savoir si nous sommes authentiques ou simplement en quête d’approbation, et surtout, comment sortir de cette spirale.
Nous avons aussi abordé les dynamiques de genre, la pression culturelle sur les hommes et les femmes, et l’impact du Nice Guy Syndrome sur les relations amoureuses.
Pourquoi certains hommes ont-ils tant de mal à s’affirmer ? Comment rééquilibrer sa masculinité et sa féminité pour être un individu accompli ?
Si comme moi, vous avez déjà ressenti de la frustration en cherchant à plaire aux autres, ou si vous vous êtes reconnu dans le schéma de la complaisance à outrance, cet épisode vous parlera forcément !
Voici les questions que l'on traite :
- Qu’est-ce qui vous a amené à écrire No More Mr. Nice Guy ?- Quelle est la différence entre être nice et être kind ?- Pourquoi les hommes développent-ils ce syndrome du Nice Guy ?- Est-ce que les femmes aussi sont touchées par cette dynamique ?- Comment savoir si l’on est authentique ou si l’on cherche juste à plaire ?- Quel est le lien entre le Nice Guy Syndrome et la peur du conflit ?- Pourquoi l’évitement du conflit est-il un piège ?- Comment le Nice Guy Syndrome impacte-t-il les relations amoureuses ?- Comment rééquilibrer son masculin et son féminin pour être plus aligné ?- Quels sont les premiers pas à faire pour sortir de ce schéma comportemental ?
Timelaps :
- 00:00 – Introduction et découverte du livre No More Mr. Nice Guy- 02:30 – Pourquoi être trop gentil est un problème- 05:45 – Différence entre être nice et être kind- 10:20 – Le lien entre le Nice Guy Syndrome et la peur du rejet- 15:00 – Comment repérer si l’on est un Nice Guy- 20:10 – Le piège du covert contract : donner pour recevoir- 25:45 – Masculin, féminin : rééquilibrer ses énergies- 30:30 – L’impact des nouvelles dynamiques hommes-femmes sur les relations- 35:50 – Sortir du Nice Guy Syndrome : conseils pratiques- 40:15 – Conclusion et ressources pour aller plus loin
157 #Hors-serie La face cachée des "gentils" avec Robert Glover (partie 1)
IMPORTANT : si vous entendez un épisode qui n'a rien à voir, c'est d'abord en raison d'une erreur de ma part, il suffit soit de changer de plateforme soit de supprimé le téléchargement automatique de l'épisode et de le recharger sur votre téléphone. Navré de mon erreur :)
Robert Glover est psychothérapeute, coach et auteur du célèbre livre No More Mr. Nice Guy traduit en français trop gentil pour être heureux.Ce sujet est tellement passionnant qu'il est divisé en 2 parties et vous comprendrez qu'il me parle car je suis totalement un gentil.Je ne connais personne qui parle en Français aussi bien que Robert Glover mais vous l'aurez compris cet épisode est en anglais.Son travail aide des milliers d’hommes à se libérer du piège du Nice Guy Syndrome, cet état où l’on cherche constamment à plaire aux autres au détriment de son propre bien-être.
Dans cet épisode, nous parlons de ce qu’il y a de problématique à être trop gentil et pourquoi la gentillesse excessive peut souvent être une forme déguisée de manipulation et de peur du rejet.
J’ai questionné Robert sur les différences fondamentales entre être nice et être kind, comment savoir si nous sommes authentiques ou simplement en quête d’approbation, et surtout, comment sortir de cette spirale.
Nous avons aussi abordé les dynamiques de genre, la pression culturelle sur les hommes et les femmes, et l’impact du Nice Guy Syndrome sur les relations amoureuses.
Pourquoi certains hommes ont-ils tant de mal à s’affirmer ? Comment rééquilibrer sa masculinité et sa féminité pour être un individu accompli ?
Si comme moi, vous avez déjà ressenti de la frustration en cherchant à plaire aux autres, ou si vous vous êtes reconnu dans le schéma de la complaisance à outrance, cet épisode vous parlera forcément !
Voici les questions que l'on traite :
- Qu’est-ce qui vous a amené à écrire No More Mr. Nice Guy ?- Quelle est la différence entre être nice et être kind ?- Pourquoi les hommes développent-ils ce syndrome du Nice Guy ?- Est-ce que les femmes aussi sont touchées par cette dynamique ?- Comment savoir si l’on est authentique ou si l’on cherche juste à plaire ?- Quel est le lien entre le Nice Guy Syndrome et la peur du conflit ?- Pourquoi l’évitement du conflit est-il un piège ?- Comment le Nice Guy Syndrome impacte-t-il les relations amoureuses ?- Comment rééquilibrer son masculin et son féminin pour être plus aligné ?- Quels sont les premiers pas à faire pour sortir de ce schéma comportemental ?
Timelaps :
- 00:00 – Introduction et découverte du livre No More Mr. Nice Guy- 02:30 – Pourquoi être trop gentil est un problème- 05:45 – Différence entre être nice et être kind- 10:20 – Le lien entre le Nice Guy Syndrome et la peur du rejet- 15:00 – Comment repérer si l’on est un Nice Guy- 20:10 – Le piège du covert contract : donner pour recevoir- 25:45 – Masculin, féminin : rééquilibrer ses énergies- 30:30 – L’impact des nouvelles dynamiques hommes-femmes sur les relations- 35:50 – Sortir du Nice Guy Syndrome : conseils pratiques- 40:15 – Conclusion et ressources pour aller plus loin
158 #336 Le bonheur doit être le projet de notre siècle avec Arthur Auboeuf
Arthur Auboeuf est le cofondateur de Team for the planet et l’auteur du livre Le meilleur est à venir. J'ai remarqué un truc désormais c'est que si je fais un épisode sur l'écologie, ca n'intéresse plus vraiment. Arthur est du même avis.Et pour cause, si l’on parle beaucoup d’écologie aujourd’hui, c’est souvent sous un angle anxiogène, voire paralysant. Il adopte une approche radicalement différente : il prône un optimisme pragmatique, une vision enthousiasmante du futur et une action collective pour transformer la société.
Dans cet épisode, nous discutons des défis environnementaux, bien sûr, mais aussi et surtout de notre rapport au bonheur.
Arthur partage son parcours personnel : de sa carrière dans le digital et le marketing, où il baignait dans le confort matériel et la reconnaissance sociale, à sa prise de conscience de l’incohérence entre ses valeurs profondes et son mode de vie.
Ce cheminement l’a conduit à quitter une carrière lucrative pour créer Team for the Planet, une entreprise qui finance des innovations capables de décarboner notre société à grande échelle.
Nous abordons ensemble des questions essentielles : Pourquoi avons-nous tant de mal à nous extraire du modèle de consommation actuel ? Comment réconcilier écologie et désir d’un avenir désirable ? Quelles sont les clés pour vivre mieux, en dehors de la spirale du « toujours plus » ?
Un échange dans la lignée de celui avec Marie Robert la semaine dernière qui je l'espère vous fera du bien!
10 questions que l'on traite ensemble :
- Pourquoi dis-tu que l’écologie militante a un problème aujourd’hui ?- Qu’est-ce qui t’a fait basculer il y a cinq ans vers une autre manière de vivre ?- Peux-tu nous expliquer ce qu’est Time for the Planet et comment ça fonctionne ?- Comment sortir de la mécanique du capitalisme et du consumérisme effréné ?- Penses-tu que les gestes individuels ont un réel impact ?- Le capitalisme récupère tout, y compris l’écologie et le bien-être. Comment éviter cela ?- En quittant une carrière lucrative, as-tu eu des doutes ou des peurs ?- Pourquoi dis-tu que l’argent ne libère pas et peut être un piège ?- Quel est, selon toi, le projet de société désirable pour demain ?- Quels conseils donnerais-tu à ceux qui veulent se reconnecter à l’essentiel ?
Timelaps :
- 00:00 Introduction et pourquoi l’écologie n’attire plus- 02:00 La peur et la colère ne sont pas de bons moteurs d’action- 04:07 Le déclic d’Arthur Auboeuf : sortir d’une vie en dissonance- 09:08 Time for the Planet : une entreprise pour décarboner le monde- 13:23 L’impact réel des gestes individuels et le pouvoir du collectif- 19:42 Le capitalisme et la course au toujours plus : comment en sortir ?- 27:44 Pourquoi les ultra-riches ne sont pas plus heureux ?- 32:15 La nature comme antidote au stress et au mal-être moderne- 37:59 Changer de vie : par où commencer ?- 43:42 Le XXIe siècle : vers un changement de paradigme total
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert (https://audmns.com/ICuFMra)
- #320 Ecologie : se concentrer sur les solutions avec Mamad (https://audmns.com/ALLDuKn)
- #151 Comment trouver du bonheur au coeur d'une pandémie? avec Alexandre Jost (https://audmns.com/nDMeLRs)
159 #335 Trouver du reconfort dans un monde en chaos avec Marie Robert
Marie Robert est philosophe, autrice, la créatrice sur Instagram de Philisophy is sexy et directrice d’écoles Montessori. C'est la 3eme fois qu'elle vient sur Vlan! et cette fois c'est pour parler d'un sujet dont nous avons tous besoin et qui résonne avec l’époque actuelle : comment trouver du réconfort dans un monde de plus en plus individualiste et digitalisé?C'est un superbe cadeau que je vous offre cette semaine!
Elle a ce talent rare de relier des concepts philosophiques à nos quotidiens parfois chaotiquesDans son dernier livre, Le Miracle du Réconfort. elle explique comment nous pouvons trouver simplement les bases de ce réconfort.Marie explore cette thématique avec poésie et profondeur, en s'appuyant sur des concepts philosophiques et des expériences personnelles.
Dans cet épisode, nous avons parlé du rôle fondamental de notions comme l’émerveillement, l’audace réfléchie et la beauté. Marie partage également sa vision des défis posés par la société, tout en nous montrant comment le réconfort est bien plus qu’un état passif.
C’est un appel à ralentir, à lever la tête, et à se reconnecter à soi et aux autres.
Nos échanges m’ont profondément touché, et je suis sûr qu’ils sauront vous inspirer, vous réconforter ou simplement vous inviter à réfléchir autrement. Alors, installez-vous confortablement et plongez dans cette conversation lumineuse avec Marie Robert.
Les questions que nous avons traitées :
- Pourquoi écris-tu un livre sur le réconfort maintenant ?- Penses-tu que la société individualiste renforce ce besoin de réconfort ?- Quel est l’impact de la digitalisation sur notre capacité à agir et à nous réconforter ?- Pourquoi commencer ton livre par la notion de beauté ?- Comment prends-tu soin de toi dans une société anxiogène ?- Quels conseils donnerais-tu à des salariés pour mieux protéger leur temps ?- Quelle est l’importance de l’amitié dans nos vies et dans le réconfort ?- Quelle est ta vision philosophique de l’audace ?- Pourquoi rit-on moins en vieillissant, et comment renouer avec le rire ?- Qu’est-ce qui, pour toi, est essentiel dans la vie ?
Timelaps :
- 00:00:00 – Introduction et présentation de Marie Robert.- 00:01:17 – Pourquoi écrire sur le réconfort en ce moment ?- 00:02:54 – Individualisme et digitalisation : leur rôle dans le besoin de réconfort.- 00:05:07 – Algorithmes et contenus binaires : le défi des nuances.- 00:10:42 – Prendre soin de son temps : conseils pour un équilibre de vie.- 00:18:30 – L’importance du beau dans le réconfort et l’harmonie.- 00:34:00 – L’émerveillement : un cercle vertueux.- 00:37:02 – L’amitié comme espace de réconfort.- 00:40:40 – Le rire : ses vertus et son rôle dans nos vies.- 00:44:36 – Conclusion : transformer le réconfort en révolution personnelle.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #144 Transformer une crise en opportunité avec Marie Robert (https://audmns.com/pmltJzo)
- #160 Comment gérer la violence actuelle de la société? avec Marie Robert (https://audmns.com/oJoWbXn)
- #316 Retrouver le silence pour une paix intérieure avec Marc de Smedt (https://audmns.com/OpksAAB)
160 [MOMENT] trouver l'équilibre entre passion amoureuse et sécurité avec Angelo Foley
Angelo Foley est thérapeute, auteur et créateur du projet Balance ta peur. Dans ce [moment] tiré de l'épisode 190, nous abordons des sujets profonds et universels autour des relations amoureuses et de l’équilibre complexe entre passion et sécurité.
Avec Angelo, nous avons discuté de ces questions essentielles : comment préserver la flamme tout en construisant une relation stable ? Pourquoi nos névroses jouent-elles un rôle si déterminant dans nos rencontres amoureuses ? Et surtout, comment dépasser ces schémas pour vivre une relation épanouie ?
Angelo partage des réflexions puissantes sur l’importance de surprendre et d’être surpris dans le couple, sur les défis posés par la routine et sur la manière dont nos blessures passées peuvent devenir des opportunités de connexion profonde. Il explore également l'idée que l’amour peut être un terrain d’aventure, où passion et sécurité coexistent.
Un échange inspirant qui vous fera réfléchir sur vos propres relations et, je l’espère, vous donnera des clés pour aller plus loin dans votre parcours amoureux.
161 #334 Danseuse étoile, une détermination sans faille avec Dorothée Gilbert (partie 2)
Partie 2 : Dorothée Gilbert est danseuse étoile de l’Opéra de Paris, un titre prestigieux qu’elle porte avec une élégance et une détermination qui forcent le respect. La détermination, c'est justement le sujet que j'avais envie d'aborder avec Dorothée.Cet épisode est particulier car nous nous connaissons bien avec Dorothée, je vous emmène donc dans une intimité particulière que vous ne retrouverez nulle part.
Comme elle me l'a dit elle même les questions sont différentes, vous allez pouvoir découvrir Dorothée autrement si vous la connaissez déjà.Originaire de Toulouse, Dorothée a gravi les échelons d’un monde impitoyable grâce à une discipline inébranlable et une passion débordante.
Alors qu’elle approche de la fin de sa carrière, elle nous offre un regard rare sur les défis et les triomphes qui ont jalonné son parcours.
Dans cet épisode en deux parties, j’ai eu l’immense plaisir d’échanger avec elle, qui nous ouvre les portes de son univers.
Nous avons discuté de ses débuts, marqués par des échecs transformés en moteurs pour avancer, de son entrée dans la prestigieuse école de danse de l’Opéra de Paris, et des sacrifices qu’elle a consentis pour réaliser son rêve.
Elle raconte avec sincérité et humilité comment, dès son plus jeune âge, le travail est devenu son allié le plus précieux, prouvant que le talent seul ne suffit pas pour briller au plus haut niveau.
Dans la seconde partie, Dorothée se livre sur des sujets plus intimes : la gestion des blessures, le poids de l’héritage artistique et la fin de carrière qui approche.
Nous avons parlé de ses rituels quotidiens, de son rapport à la perfection et de cette étrange alchimie qui transforme l’effort colossal des répétitions en une illusion de légèreté sur scène.
Elle évoque également des thématiques plus larges, comme l’évolution nécessaire de l’univers du ballet pour devenir plus inclusif, tout en préservant ses traditions.
Enfin, au-delà de l’artiste, nous découvrons la mère et la femme qu’est Dorothée.
Elle partage son désir de transmettre à sa fille les valeurs du travail et de la curiosité, tout en s’interrogeant sur ce que l’avenir lui réserve après la danse.
Une conversation riche et captivante, où se mêlent grâce, humanité et profondeur, qui illustre à merveille la passion et la résilience d’une étoile.
Les questions que l'on traite :
- Comment décrirais-tu ton parcours à travers le prisme de la détermination ?- Quels souvenirs gardes-tu de ton premier échec à l’école de danse, et comment as-tu rebondi ?- Quel rôle tes parents ont-ils joué dans ton développement artistique et ta réussite ?- Quels sacrifices as-tu dû faire pour devenir danseuse étoile ?- Comment fais-tu pour transformer les critiques, parfois dures, en moteurs de progrès ?- Quels rituels t’aident à gérer le stress avant de monter sur scène ?- Comment gères-tu les blessures, autant physiquement qu’émotionnellement ?- Quels sont les grands défis liés à l’approche de la fin de ta carrière ?- Quelles sont les différences principales entre les écoles de danse française, russe et américaine ?- En quoi la danse classique peut-elle encore évoluer pour être plus inclusive et progressiste ?- Quels souvenirs te marquent le plus de ta carrière à l’Opéra de Paris ?- Comment parviens-tu à équilibrer vie professionnelle et vie familiale, notamment en tant que mère ?- Selon toi, quel est l’impact de l’expérience et de l’âge sur la discipline et la performance en danse ?- Qu’est-ce qui te motive encore à danser avec passion après tant d’années ?- Quels sont les rôles ou moments sur scène qui t’ont le plus marquée ?- Que dirais-tu à une jeune fille ou un jeune garçon qui aspire à devenir danseur étoile ?- Comment vis-tu le poids et la responsabilité d’être un modèle pour les jeunes générations ?- Comment les relations entre danseurs se construisent-elles sur scène et en dehors ?- Quelles différences vois-tu entre le travail personnel et la collaboration dans une troupe ?- Quels enseignements et valeurs espères-tu transmettre aux nouvelles générations de danseurs ?
Timelaps :
- 00:00 – 02:00 : Introduction par Grégory – Présentation de Dorothée et du thème central de l’épisode : la détermination.- 02:00 – 08:00 : Les débuts de Dorothée : Échec à 11 ans, rebond et entrée à l’école de danse à 12 ans.- 08:00 – 13:00 : Gérer l’échec par le travail : L’importance des critiques constructives.- 13:00 – 18:00 : Les sacrifices personnels et familiaux : Le rôle crucial de ses parents.- 18:00 – 23:00 : Identifier et travailler sur ses défauts : La souplesse, le coup de pied et la beauté du geste.- 23:00 – 28:00 : Discipline et hygiène de vie d’une danseuse étoile : Alimentation, sommeil et rituels.- 28:00 – 33:00 : Ce que le public ne voit pas : Efforts en coulisses et collaboration avec les danseurs.- 33:00 – 38:00 : La gestion mentale et émotionnelle de la fatigue et du dépassement de soi.- 38:00 – 43:00 : Intégration de la mémoire corporelle dans l’apprentissage des ballets.- 43:00 – 45:00 : Conclusion et récapitulatif des points évoqués.
162 #334 Danseuse étoile, une détermination sans faille avec Dorothée Gilbert (partie 1)
Dorothée Gilbert est danseuse étoile de l’Opéra de Paris, un titre prestigieux qu’elle porte avec une élégance et une détermination qui forcent le respect. La détermination, c'est justement le sujet que j'avais envie d'aborder avec Dorothée.Cet épisode est particulier car nous nous connaissons bien avec Dorothée, je vous emmène donc dans une intimité particulière que vous ne retrouverez nulle part.
Comme elle me l'a dit elle même les questions sont différentes, vous allez pouvoir découvrir Dorothée autrement si vous la connaissez déjà.Originaire de Toulouse, Dorothée a gravi les échelons d’un monde impitoyable grâce à une discipline inébranlable et une passion débordante.
Alors qu’elle approche de la fin de sa carrière, elle nous offre un regard rare sur les défis et les triomphes qui ont jalonné son parcours.
Dans cet épisode en deux parties, j’ai eu l’immense plaisir d’échanger avec elle, qui nous ouvre les portes de son univers.
Nous avons discuté de ses débuts, marqués par des échecs transformés en moteurs pour avancer, de son entrée dans la prestigieuse école de danse de l’Opéra de Paris, et des sacrifices qu’elle a consentis pour réaliser son rêve.
Elle raconte avec sincérité et humilité comment, dès son plus jeune âge, le travail est devenu son allié le plus précieux, prouvant que le talent seul ne suffit pas pour briller au plus haut niveau.
Dans la seconde partie, Dorothée se livre sur des sujets plus intimes : la gestion des blessures, le poids de l’héritage artistique et la fin de carrière qui approche.
Nous avons parlé de ses rituels quotidiens, de son rapport à la perfection et de cette étrange alchimie qui transforme l’effort colossal des répétitions en une illusion de légèreté sur scène.
Elle évoque également des thématiques plus larges, comme l’évolution nécessaire de l’univers du ballet pour devenir plus inclusif, tout en préservant ses traditions.
Enfin, au-delà de l’artiste, nous découvrons la mère et la femme qu’est Dorothée.
Elle partage son désir de transmettre à sa fille les valeurs du travail et de la curiosité, tout en s’interrogeant sur ce que l’avenir lui réserve après la danse.
Une conversation riche et captivante, où se mêlent grâce, humanité et profondeur, qui illustre à merveille la passion et la résilience d’une étoile.
Les questions que l'on traite :
- Comment décrirais-tu ton parcours à travers le prisme de la détermination ?- Quels souvenirs gardes-tu de ton premier échec à l’école de danse, et comment as-tu rebondi ?- Quel rôle tes parents ont-ils joué dans ton développement artistique et ta réussite ?- Quels sacrifices as-tu dû faire pour devenir danseuse étoile ?- Comment fais-tu pour transformer les critiques, parfois dures, en moteurs de progrès ?- Quels rituels t’aident à gérer le stress avant de monter sur scène ?- Comment gères-tu les blessures, autant physiquement qu’émotionnellement ?- Quels sont les grands défis liés à l’approche de la fin de ta carrière ?- Quelles sont les différences principales entre les écoles de danse française, russe et américaine ?- En quoi la danse classique peut-elle encore évoluer pour être plus inclusive et progressiste ?- Quels souvenirs te marquent le plus de ta carrière à l’Opéra de Paris ?- Comment parviens-tu à équilibrer vie professionnelle et vie familiale, notamment en tant que mère ?- Selon toi, quel est l’impact de l’expérience et de l’âge sur la discipline et la performance en danse ?- Qu’est-ce qui te motive encore à danser avec passion après tant d’années ?- Quels sont les rôles ou moments sur scène qui t’ont le plus marquée ?- Que dirais-tu à une jeune fille ou un jeune garçon qui aspire à devenir danseur étoile ?- Comment vis-tu le poids et la responsabilité d’être un modèle pour les jeunes générations ?- Comment les relations entre danseurs se construisent-elles sur scène et en dehors ?- Quelles différences vois-tu entre le travail personnel et la collaboration dans une troupe ?- Quels enseignements et valeurs espères-tu transmettre aux nouvelles générations de danseurs ?
Timelaps :
- 00:00 – 02:00 : Introduction par Grégory – Présentation de Dorothée et du thème central de l’épisode : la détermination.- 02:00 – 08:00 : Les débuts de Dorothée : Échec à 11 ans, rebond et entrée à l’école de danse à 12 ans.- 08:00 – 13:00 : Gérer l’échec par le travail : L’importance des critiques constructives.- 13:00 – 18:00 : Les sacrifices personnels et familiaux : Le rôle crucial de ses parents.- 18:00 – 23:00 : Identifier et travailler sur ses défauts : La souplesse, le coup de pied et la beauté du geste.- 23:00 – 28:00 : Discipline et hygiène de vie d’une danseuse étoile : Alimentation, sommeil et rituels.- 28:00 – 33:00 : Ce que le public ne voit pas : Efforts en coulisses et collaboration avec les danseurs.- 33:00 – 38:00 : La gestion mentale et émotionnelle de la fatigue et du dépassement de soi.- 38:00 – 43:00 : Intégration de la mémoire corporelle dans l’apprentissage des ballets.- 43:00 – 45:00 : Conclusion et récapitulatif des points évoqués.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba (https://audmns.com/NjHrEpV)
- Vlan #62 Rendre possible l’entrepreneuriat en banlieues populaires avec Moussa Camara (https://audmns.com/cJXTgZH)
- #330 un navigateur du Vendée Globe nous montre comment faire de la peur une alliée avec Éric Bellion (https://audmns.com/mBEKCDf)
163 [Moment ] Vivre et s'épanouir en tant qu'introverti avec Laurie Hawkes
Ceci est un extrait de la conversation que j'ai eu avec Laurie Hawkes (épisode 197), psychologue clinicienne et autrice reconnue.Elle nous offre une plongée fascinante dans le monde de l’introversion et de l’extraversion.
Dans cet moment, nous déconstruisons les clichés et explorons la notion d’ambiversion, ce point d’équilibre entre les deux extrêmes. Laurie partage des conseils précieux pour accepter sa nature, éviter l’épuisement et mieux comprendre nos besoins émotionnels, sociaux et professionnels.
Nous avons parlé des défis spécifiques aux introvertis, des malentendus fréquents avec les extravertis, et de la richesse de s’accepter tel que l’on est. Laurie explique aussi pourquoi certains leaders ou artistes introvertis excellent dans des rôles où l’extraversion semble pourtant essentielle.
Dans cet épisode, j’ai été particulièrement touché par sa vision nuancée et inclusive, qui invite à embrasser toute la diversité de nos personnalités. Vous découvrirez des clés pour mieux vivre vos interactions, que vous soyez introverti, extraverti ou quelque part entre les deux.Peut être que ce moment vous donnera envie d'écouter l'intégralité de l'épisode, je l'espère :)
164 #333 Tout comprendre sur l'emprise et les pervers narcissiques avec Anne-Clotilde Ziegler
Anne-Clotilde Ziegler, psychothérapeute et autrice de quatre ouvrages sur l’emprise et les pervers narcissiques, est mon invitée cette semaine.Cela fait un moment que je me questionne sur la perversion narcissique et ensemble, nous plongeons dans la complexité des relations toxiques, un sujet qui suscite énormément de débats.
Pourquoi ce thème me tient-il tant à cœur ? Parce que je crois qu’il est crucial de faire la lumière sur des réalités souvent minimisées car c'est devenu un terme tellement générique. Ors quand tout le monde devient pervers narcissique alors plus personne ne l'est et on invisibilise la réalité des personnes victimes.Avec Anne-Clotilde, nous discutons de ce que signifie réellement l’emprise, de ses mécanismes insidieux, des caractéristiques des personnalités dites perverses narcissiques et, surtout, de la manière de s’en sortir.
Anne-Clotilde nous éclaire avec une grande clarté sur les dynamiques psychologiques en jeu, tout en déconstruisant les idées reçues sur ces relations.
Si vous avez déjà traversé une situation d’emprise, si vous voulez comprendre ces phénomènes pour mieux vous en protéger ou simplement aider un proche, cet épisode est pour vous.
Vous verrez aussi que les victimes d’emprise sont souvent des personnes brillantes, généreuses, et que cette générosité peut être leur plus grande faiblesse.
J’espère que ce moment passé avec nous pourra vous apporter un peu plus de sérénité et de clarté.
Une partie des questions que nous traitons :
- Qu’est-ce que l’emprise et en quoi diffère-t-elle d’une relation conflictuelle ?- Quels sont les signes révélateurs d’une personnalité perverse narcissique ?- L’emprise est-elle genrée, touchant majoritairement les femmes ?- Comment expliquer la fascination des pervers narcissiques pour les personnes brillantes ?- Pourquoi est-il si difficile pour les victimes de se libérer de l’emprise ?- Quelles sont les étapes pour sortir d’une relation d’emprise ?- Comment l’entourage peut-il soutenir une victime sans la brusquer ?- Les enfants souffrent-ils davantage d’un maintien du couple ou d’un divorce dans ces situations ?- Existe-t-il des méthodes pour prévenir l’emprise avant qu’elle ne s’installe ?- Peut-on véritablement « guérir » un pervers narcissique ?Timestamps :
- 00:00 : Introduction au thème de l’emprise et aux idées reçues.- 01:41 : Pourquoi les victimes d’emprise sont souvent des personnes brillantes.- 04:44 : Qu’est-ce que l’emprise ? Définition et nuances importantes.- 09:49 : Les caractéristiques des personnalités perverses narcissiques.- 19:10 : Comment les manipulateurs isolent leurs victimes.- 24:15 : Les signes d’alerte pour détecter une situation d’emprise.- 33:03 : Pourquoi les pervers narcissiques sont conscients de leurs manipulations.- 40:01 : Les étapes pour se libérer de l’emprise.- 47:33 : Le rôle crucial de l’entourage dans le processus de guérison.- 54:42 : Refaire confiance et reconstruire sa vie après une relation toxique.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #121 Comment la communication non violente peut améliorer vos relations? avec Thomas d'Ansembourg (https://audmns.com/roooEEk)
- #245 comprendre les secrets des liens affectifs avec Gwenaelle Persiaux (https://audmns.com/hNGTIqO)
- #264 Réinventer les relations amoureuses libérées des contraintes sociales avec Franck & Vanessa Lopvet (https://audmns.com/hEsJSqT)
165 [MOMENT] Les relations hommes-femmes à l’ère post-MeToo avec Esther Perel
Ce format de Moment est un extrait de 10-15 minutes d'épisodes passées que je trouve particulièrement pertinents.Dites-moi sur Instagram ou par commentaire sur Spotify si vous aimez bien ce genre de format :)Dans ce moment, je discute avec Esther Perel, la plus célèbre des thérapeutes de couple au monde sur la transformation des relations hommes-femmes dans le contexte post-MeToo. Nous explorons les différences entre les féminismes français et américain, et ce que cela implique pour les sociétés contemporaines. Esther nous aide à comprendre les mécanismes de pouvoir au cœur de ces relations et les attentes sociétales liées à la masculinité et à la féminité.
Nous abordons aussi des sujets sensibles, comme l’importance de redéfinir les codes de la masculinité pour inclure la vulnérabilité, ainsi que les impacts du conditionnement social dès l’enfance. Cet épisode est une réflexion profonde sur comment construire des relations plus saines et équilibrées, tout en revisitant les schémas de pouvoir historiques.
166 [HORS-SERIE] 80h de conversation en 2024 résumées en 15 leçons de vie
Vlan en 2024 ça a été 80h de conversations enregistrées, c'est extremement dense, d'autant que je couvre des sujets qui semblent si éloignés les uns des autres.La vérité c'est qu'ils sont tous liés mais pour l'exercice ici, je me suis concentré sur les épisodes qui sont liés à nous, notre individualité :)Cet épisode c'est un voyage introspectif riche en réflexions et découvertes. En explorant des sujets variés allant du stress et de la longévité à la productivité, en passant par des thèmes plus inattendus comme le concept d’otium ou l’importance du silence intérieur, je vous invite à plonger dans un récit qui relie psychologie, philosophie, neurosciences et bien-être.
Je vous parle notamment du rôle essentiel du nerf vague dans la gestion du stress, de l'impact des pensées limitantes, ou encore de la nécessité de mieux comprendre notre microbiote, un véritable chef d’orchestre de notre santé globale. Chaque thème est une porte ouverte sur des idées et pratiques concrètes qui peuvent transformer notre quotidien.
Dans cet épisode, je vous propose aussi une réflexion sur nos conditionnements sociaux, nos biais cognitifs, et comment ils influencent notre perception de la liberté. Enfin, je reviens sur des conversations marquantes avec mes invités de l’année, qui m’ont poussé à revoir mes propres croyances, que ce soit sur le courage, la résilience ou encore l'équilibre entre performance et authenticité.Voici les épisodes cités en lien :
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #288 le remède miracle contre le stress avec Ludovic Leroux (https://audmns.com/aHHEdaH)
- #290 Sommes nous tous des égoistes qui s'ignorent? avec Vincent Cocquebert (https://audmns.com/TPXOTra)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
- #330 un navigateur du Vendée Globe nous montre comment faire de la peur une alliée avec Éric Bellion (https://audmns.com/mBEKCDf)
- #326 Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 1) (https://audmns.com/BlnwPcX)
- [BEST-OF] Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/vmbhpTP)
- #323 La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/NCbnuVu)
- #306 Les méthodes pour faire bouger votre vie avec Clotilde Dusoulier (https://audmns.com/CybfWXv)
- #329 Une chercheuse du MIT nous réapprend à dialoguer avec Valérie Gauthier (https://audmns.com/lGZWByl)
- #309 Vous n'envisagerez plus votre temps libre de la même manière avec Jean Miguel Pire (https://audmns.com/EJYgVpg)
- #316 Retrouver le silence pour une paix intérieure avec Marc de Smedt (https://audmns.com/OpksAAB)
- #317 Les secrets pour améliorer son efficacité et maximiser son bien être avec Jeremy Coron (partie 1) (https://audmns.com/dBFvKlG)
- #319 Tout comprendre pour mieux dormir avec Véronique Bellemare (Partie 1) (https://audmns.com/mLzvlmJ)
- #322 Démystifier le bien-être avec Major Mouvement (https://audmns.com/IfubNER)
167 [BEST OF] Sommes nous encore en démocratie? avec Flore Vasseur
Un épisode que j'ai déjà rediffusé pour cette rentrée 2025 qui promet une année haute en couleur
Flore Vasseur est autrice et réalisatrice de documentaires, le dernier en date étant Bigger than us.
Elle traite de sujets qui sont essentiels et pourtant pas si mis en avant finalement et sa vision d'ex HEC , d'ex entrepreneuse est d'autant plus intéressante qu'elle vient du sérail.
Pour elle le système capitalisme touche à sa fin, et elle écrit pour comprendre la fin d’un monde, l’émergence d’un autre et le travail de celles et ceux qui, peut-être, le feront.
Elle s’attaque à l’emprise de la finance et à la folie d’un monde assis sur la technologie. s‘interroge à notre rapport au pouvoir, l’élite en mode panique, nos consentements.
En fait, elle tire le fil qui, depuis le 11 septembre, ne l’a jamais quitté : qui gouverne ?
Pour y répondre, elle apprend à utiliser tous les autres supports (articles, film, roman, chroniques, séries) et tous les espaces (presse, livres, TV, cinéma) : ELLE CHERCHE et elle partage avec nous!
Et aujourd'hui elle vient partager avec nous ses questionnements, ses réflexions et où elle en est arrivée.
On traite de plusieurs sujets bien sur :
Sommes-nous toujours en démocratie en occident?
Peux-tu réagir à ces citations, c'est plus facile d'envisager la fin du monde que la fin du capitalisme et la croissance mesure tout sauf ce qui vaut la peine d'être vécu
Pourquoi les Occidentaux se détournent de leur responsabilité quant aux migrations climatiques?
Quelle est ton expérience des tours jumelles et du 11 septembre 2001?
La peur dans notre société n'est-elle pas organisée d'une certaine manière?
Quel est le rôle des médias dans cette peur organisée?
Comment faire pour bien s'informer?
Est-ce que la désobéissance civile est une voie possible ?
Pourquoi les réseaux sociaux pourraient être une forme de machination?
Est-ce que Chat GPT n'est pas une fin de la pensée à certains égards ?
Est-ce qu'il n'y a pas de nouvelles valeurs qui sont en train d'éclore?
Pourquoi t'être intéressée aux lanceurs d'alerte?
Quel est ton lien avec la spiritualité ?
Qu'est-ce qu'un lanceur d'alerte? Pourquoi est-il important?
Que penser de cette expression de terroriste écologique?
Peux-tu nous parler de Aaron Swartz?
168 [Best of] Vous n'envisagerez plus votre temps libre de la même manière avec Jean Miguel Pire
Un des épisodes qui m'a le plus marqué cette année donc si vous ne l'avez pas encore écouté il est temps, en particulier en ce 31 décembreJean Miguel Pire est historien et sociologue et il a simplement complètement changé ma vie en m'apprenant 1 mot : l'otium!
Ça ne parait rien mais les mots sont essentiels car ne pas réussir à nommer quelque chose alors il n'existe pas réellement.
Il a dédié sa vie à ce mot et la 1ère page de son dernier livre l'otium du peuple va vous convaincre je crois si vous êtes comme moi :
Aujourd'hui tout s'accélère et nous agrippe dans un rythme devenu fou. Le temps de réflexion est le grand sacrifié de ce nouveau chaos. Nous le vaporisons allègrement dans les interminables séances de scrolling qui vampirisent nos loisirs.
Addicts au shoot émotionnel des écrans, nous dépensons désormais sans compter notre temps de cerveau disponible.
Comment nous désintoxiquer de nouvel opium?
Comment refaire du temps libre un havre où , à nouveau, réfléchir, imaginer, contempler, comprendre? Décisives pour notre autonomie, ces facultés ne doivent plus être la part superflue de l'existence. Loin d'être réduit, comme souvent, à l'oisiveté, le loisir pourrait ainsi refonder sur l'otium, le loisirs fécond que la pensée antique hissait au sommet des activités humaines. Prodigieux espace d'invention existentielle, ce temps libéré des urgences et des calculs, permettait à ses bénéficiaires la quête du for intérieur, de la sagesse, du bien commun.
Le moment est venu de nous réapproprier cet usage émancipateur et responsable du temps libre.
Ceci ne sont que les 1ères ligne de son ouvrage mais vous allez découvrir tout un concept qui va vous permettre de comprendre comment et pourquoi notre société s'est perdue dans le commerce (le négoce - neg-otium) donc l'opposé de l'otium.
Nous allons parler du rôle de l'école et de tout un tas de choses totalement passionnantes.
Voici les questions que l'on aborde :
1. Quels sont les points de vue de Jean-Miguel sur la relation entre le négoce, l'otium, et l'évolution de la société moderne?
2. Comment Jean-Miguel définit-il l'importance de l'otium dans la société actuelle, en mettant en avant des exemples concrets?
3. En quoi l'éducation artistique et l'otium pourraient-ils être intégrés de manière plus significative dans les programmes scolaires, selon Jean-Miguel?
4. Comment l'influence des réseaux sociaux et du divertissement sur la jeunesse est-elle abordée par les intervenants, et quelles solutions sont suggérées?
5. Quel lien Jean-Miguel établit-il entre l'art, la pensée désintéressée, et le développement personnel?
6. Comment les concepts d'otium et de négoce sont-ils traités dans l'épisode, et quels en sont les impacts sur la société actuelle?
7. En quoi la méditation et la contemplation peuvent-elles être considérées comme des aspects clés de l'otium, selon les intervenants?
8. Quels dangers sont associés à l'addiction aux réseaux sociaux, et comment les auditeurs pourraient-ils être encouragés à en prendre conscience?
9. Comment l'invitation de Jean-Miguel à une exploration directe des musées pourrait-elle contribuer à l'enrichissement de la conscience individuelle?
10. De quelle manière l'otium pourrait-il aider à relever les défis sociétaux, mentaux et démocratiques évoqués dans l'épisode?
Timelaps :
00:00 La découverte de l'otium, essentiel dans nos vies.
05:23 Besoin vital, conscience, prestige, Romains, Otium secondaire.
06:54 Développement personnel pour harmonie personnelle et sociale.
12:28 Utilisation du mot otium dans le langage.
15:38 Enjeux de santé mentale et démocratique actuels.
16:58 Les Grecs ont inventé démocratie et philosophie.
21:59 Réflexion sur le désintéressement et la vérité.
26:26 Répondre aux besoins sociaux tout en éveillant l'esprit.
29:07 Job bénévole pour think tank sur l'art.
31:18 L'art et les œuvre peuvent changer vie.
35:01 L'histoire de la sexualité comme mode de vie.
37:00 Industries du divertissement captent le temps libre.
42:47 Les stoïciens ont développé les exercices spirituels.
46:13 L'antiquité libère de préjugés, encourage sagesse personnelle.
49:10 Métaphore musicale crée vibration, harmonie collective.
52:28 Foucault analyse conditionnement social, puis évoque l'autonomie.
58:14 Ouvrir les musées pour briser les préjugés.
169 [Best of] Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart
Vlan c'est aussi un podcast dans lequel on essaie de comprendre comment le monde bouge et cet épisode me semble clef pour mieux le faire et prendre le recul nécessaire
Thomas Gomart, est l'un des plus grands experts français en géopolitique, il est le directeur de l'IFRI et l'auteur de l'accélération de l'histoire.Un thème évidemment essentiel aujourd'hui tant nous n'arrivons plus à faire de sens avec ce qui se passe.Ensemble, nous explorons les 3 grands conflits en cours ou qui couvent : l'Ukraine, la Palestine, Taiwan et nous parlons également de la Corée du Nord.
Nous parlons également de la position de l'Europe dans tout cela, de la montée de l'extrême droite, Thomas nous fait part de ses réflexions sur la nécessité pour l'Europe de se défendre dans un monde multipolaire en mutation rapide, la montée des économies chinoise et indienne, ainsi que l'importance stratégique des détroits mondiaux. Nos échanges couvrent également des sujets allant de la montée de l'extrême droite en Europe, aux défis environnementaux et technologiques, sans oublier la complexité des relations internationales au Moyen-Orient.Nous envisageons également le rôle crucial des moyens privés en période de guerre, illustré par la figure d'Elon Musk. Nous discutons de l'influence économique, technologique et politique de Musk, ainsi que des implications de ses actions sur la géopolitique mondiale.
Thomas nous fait part de ses réflexions sur la nécessité pour l'Europe de se défendre dans un monde multipolaire en mutation rapide, la montée des économies chinoise et indienne, ainsi que l'importance stratégique des détroits mondiaux. Nos échanges couvrent également des sujets allant de la montée de l'extrême droite en Europe, aux défis environnementaux et technologiques, sans oublier la complexité des relations internationales au Moyen-Orient.
Nous explorons comment la Chine redessine les équilibres globaux, la résurgence des conflits armés en Europe, et la problématique de la course aux armements versus les investissements écologiques. Plongez avec nous dans cette conversation enrichissante alors que nous décryptons l'accélération de l'histoire et ses impacts sur la civilisation moderne.
Préparez-vous à un épisode passionnant et éclairant avec des perspectives inédites sur les dynamiques géopolitiques actuelles. Bonne écoute !
Les questions que l'on se pose :
1. Quelle est l'importance de l'organisation des moyens privés en période de guerre, et comment le cas de Starlink d'Elon Musk illustre-t-il ce rôle?
2. Comment la perception de la paix comme acquise peut-elle influencer la capacité d'un continent à se défendre face aux turbulences géopolitiques?
3. Pourquoi Thomas Gomart estime-t-il que la mondialisation n'a pas débuté en Europe, et quels sont les arguments en faveur de l'importance des économies chinoise et indienne?
4. Comment la dépendance européenne vis-à-vis des États-Unis se manifeste-t-elle dans les décisions géopolitiques actuelles?
5. Quelles sont les implications économiques et géopolitiques des détroits de Taïwan, d'Hormuz, de Bab el Mandeb et du Bosphore pour l'économie mondiale?
6. Dans quelle mesure les ambitions maritimes de la Chine représentent-elles une menace pour la géopolitique mondiale, notamment en ce qui concerne Taïwan?
7. Pourquoi la stratégie et la réflexion à long terme sont-elles cruciales dans l'élaboration des politiques géopolitiques, et comment cela se traduit-il dans le contexte actuel?
8. Quelle est la position de Thomas Gomart sur l'efficacité du modèle autocratique chinois comparé à la démocratie, et quelles sont les implications pour l'avenir politique mondial?
9. Comment les dynamiques entre l'Iran et l'Arabie Saoudite influencent-elles les enjeux géopolitiques et économiques mondiaux, surtout dans le contexte du conflit israélo-palestinien?
10. Quels sont les défis et les opportunités présentés par la montée des classes moyennes consommatrices en Indonésie, et comment cela peut-il transformer l'équilibre économique mondial?
Timelaps :
00:00 Les sondages montrent montées droite eurosceptique, Europe plus transactionnelle.
09:59 Réflexion sur les questions stratégiques actuelles.
16:56 Difficulté du métier de stratège à différentes époques.
19:24 Rôle logistique en temps de guerre, Elon Musk.
27:51 Géopolitique, géoéconomie, territoires, flux, détroits, énergie, puces.
34:24 Réémergence de la Chine, rôle du parti communiste.
37:38 Démocratie vs autoritarisme : efficacité et adaptation culturelle.
43:21 Relations Iran-Arabie Saoudite, puissances moyennes gameplay mondial.
49:00 Accords d'Abraham, normalisation Israël-Arabie, question palestinienne.
55:01 Nouveaux soutiens à Israël et escalade nucléaire.
01:01:07 Ouvrir la porte à l'intelligence stratégique.
170 [BEST OF] Retrouver le silence pour une paix intérieure avec Marc de Smedt
Aujourd'hui nous sommes le 24 décembre, c'est la veille de Noël, l'occasion de faire une pause et de chercher le silence, c'est ce que je vous propose avec ce best of :)Marc de Smedt est journaliste, auteur, spécialiste de la religion bouddhiste mais surtout passionné par le silence sur lequel il a écrit plusieurs ouvrages dont l'éloge du silence.Et de silence nous avons besoin maintenant après cette cacophonie de 3 semaines qui nous a tous éreinté.Ensemble nous explorons les profondeurs de la méditation, des techniques orientales de gymnastique mentale et de l'importance vitale du silence intérieur.
Marc partage ses réflexions sur la manière de retrouver un équilibre intérieur face aux défis actuels de la civilisation, tout en nous invitant à expérimenter la pleine conscience dans nos tâches quotidiennes.
Que vous soyez en quête de tranquillité ou simplement curieux de spiritualité contemporaine, cet épisode promet d'être une source d'inspiration profonde. Prenez un moment de pause avec nous pour explorer l'art de la méditation et l'idée que la vie elle-même peut devenir une méditation consciente.
Les questions que l'on se pose :
1. Marc mentionne que la méditation et la gymnastique orientale peuvent aider à retrouver l'unité intérieure. Que pensez Marc, et a t'il déjà expérimenté des techniques similaires pour atteindre un sentiment de calme intérieur?
2. J'exprime son incompréhension quant à la popularité de drogues comme la kétamine. Pourquoi pense Marc que certaines drogues qui semblent atypiques gagnent en popularité dans certains milieux?
3. Nous discutont du désir de trouver un bien-être naturellement sans recourir aux drogues. Quels sont, selon Marc, les meilleurs moyens naturels de trouver un sentiment de bien-être intérieur?
4. La question de l'addiction et la citation d'Henri Michaud sur les drogues sont abordées. Comment perçoit t'il le rôle des substances psychoactives dans la quête du bien-être et de la spiritualité?
5. Marc recommande de commencer la journée par un moment de pause pour retrouver l'unité intérieure. A t'il des rituels matinaux qui vous aident à bien commencer la journée? Sinon, aimerait t'il en instaurer un?
6. Nous parlons de l'importance de la méditation dans la vie quotidienne. Quels sont les défis auxquels Marc est confronté lorsqu'il essaie de méditer régulièrement?
7. Marc parle beaucoup du silence et de sa richesse dans les cultures orientales. Comment percoit t'il le silence dans votre vie quotidienne et dans votre culture?
8. La communication silencieuse avec les animaux et la télépathie émotionnelle sont évoquées. Croit t'il que le silence et l'état intérieur d'une personne peuvent influencer les animaux et même les autres humains de manière significative?
9. L'épisode aborde les bienfaits de vivre en ville tout en appréciant la perspective différente qu'offre la distance. Pense t'il qu'il est possible de trouver un équilibre entre le bruit de la ville et la quête du silence intérieur? Si oui, comment?
10. Enfin, Marc souligne l'importance de la respiration consciente. A t'il déjà expérimenté des techniques de respiration consciente, et quels effets ont-elles eu sur votre bien-être mental et physique?
Timestamp :
00:00 Interview sur le saint spirituel Rabat Kresdah
08:25 Apprendre la méditation aux enfants dès la maternelle.
11:49 Pratique de la méditation par la respiration.
16:19 Technique de respiration par émission de voyelles.
22:59 Réseaux sociaux : savoir débrancher pour vivre pleinement.
26:31 Changements civilisation, surpopulation, recherche équilibre intérieur.
37:01 Histoire intéressante de l'exploratrice et des loups.
39:56 Agitation crée agitation, calme crée calme.
49:08 Moment de rassemblement intérieur pour retrouver l'équilibre.
54:15 L'écoute active : essentielle dans la communication.
55:56 Année 68 : yoga, homéopathie, besoins populaires, équilibre.
171 #332 Un directeur de recherche à L'Inserm nous explique que la mort pourrait devenir une maladie curable grâce à la reprogrammation épigénétiqueavec Jean-marc Lemaître
Jean-Marc Lemaitre est directeur de recherche à l’INSERM et co-directeur de l’Institut de Médecine Régénérative et Biothérapie de Montpellier.
Jean-Marc est également l’auteur du livre « Décider de son âge », récemment publié aux éditions Allary.
Si vous ne le connaissez pas encore, vous allez découvrir un esprit brillant et surtout un vulgarisateur hors pair, capable de rendre passionnantes des notions complexes.
Vous le savez, j’aime explorer des questions qui nous poussent à repenser nos modes de vie, et celle-ci est fascinante : peut-on envisager la vieillesse comme une maladie, et si oui, peut-on la traiter ?
Cette réflexion peut sembler folle au premier abord, mais c’est tout le sujet des recherches de Jean-Marc.
En plongeant dans les mécanismes du vieillissement cellulaire et les avancées de la médecine régénérative, il ouvre la porte à un avenir où vieillir pourrait ne plus rimer avec déclin.
Avec Jean-Marc, nous avons parlé de l’âge biologique et de l’âge chronologique, deux concepts essentiels pour comprendre comment nous vieillissons différemment selon notre mode de vie et nos choix.
Nous avons également exploré des thèmes comme la reprogrammation épigénétique, cette capacité révolutionnaire à rejouer la partition de nos cellules pour les rajeunir sans les dénaturer.
Nous avons discuté de la manière dont l’activité physique, l’alimentation ou encore la gestion du stress influencent directement nos gènes et notre santé à long terme.
Ce qui m’a frappé dans notre échange, c’est à quel point ces découvertes, qui pourraient sembler issues d’un film de science-fiction, sont déjà en partie réalité.
Les avancées en biothérapie et en médecine cellulaire permettent aujourd’hui d’imaginer une longévité non seulement prolongée, mais surtout en bonne santé.
C’est une révolution silencieuse qui pourrait transformer nos vies dans les années à venir car des tests cliniques sur des humains sont déjà en cours.
Vous allez aussi entendre des réflexions très concrètes : pourquoi les habitants des zones bleues vivent-ils si longtemps et en si bonne santé ? Comment les rythmes de vie moderne, nos habitudes alimentaires ou le stress impactent-ils directement notre longévité ? Et bien sûr, quels choix devons-nous faire pour rester acteur de notre santé au quotidien ?
Jean-Marc a une manière unique de rendre ces sujets accessibles, et j’espère que cette conversation vous inspirera autant que moi. On y parle science, bien sûr, mais aussi de choix de vie, de vision d’avenir, et même de philosophie.
Alors, prenez une bonne respiration (c’est bon pour vos mitochondries !) et plongez dans cet échange captivant. Vous ne verrez plus la vieillesse de la même manière, je vous le garantis.
10 questions que l'on traite :
- Peut-on considérer le vieillissement comme une maladie ?- Quelle est la différence entre âge biologique et âge chronologique ?- Quels sont les facteurs clés pour réduire son âge biologique ?- Comment les zones bleues inspirent-elles notre rapport à la vieillesse ?- Que se passe-t-il dans notre corps quand on pratique une activité physique régulière ?- Quels sont les mécanismes derrière la reprogrammation épigénétique ?- À quel moment dans la vie commence-t-on réellement à vieillir ?- Pourquoi certains développent-ils des maladies graves malgré un mode de vie sain ?- En quoi les biothérapies et la médecine cellulaire révolutionnent-elles la santé ?- Est-il envisageable de devenir amortel grâce à ces avancées scientifiques ?
Timestamps :
- 00:03 : Introduction de Jean-Marc Lemaitre et son livre « Décider de son âge ».- 01:12 : L’importance d’accompagner nos aînés et le rôle des zones bleues.- 06:14 : Les bénéfices de l’activité physique sur le corps et le cerveau.- 13:07 : La différence entre âge biologique et âge chronologique.- 25:41 : Explications sur l’épigénétique et la reprogrammation cellulaire.- 33:48 : Thérapie cellulaire : rajeunir des cellules pour traiter des pathologies.- 45:40 : La médecine cellulaire aujourd’hui : essais cliniques et perspectives.- 51:49 : Pourquoi la France ne prescrit pas encore l’analyse de l’âge biologique ?- 56:03 : Jeûne intermittent, restriction calorique et impact sur la longévité.- 01:01:52 : Peut-on envisager une longévité universelle et accessible ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
- #304 Comprendre et lutter contre les nouvelles maladies de notre civilisation avec Jean-David Zeitoun (https://audmns.com/uZITtSz)
172 #331 Un coordinateur du GIEC du comportement et champion de MMA "voilà pourquoi l'écologie ennuie tout le monde" avec Stéphane Labranche
Stéphane Labranche est sociologue et coordinateur scientifique du GIEC du comportement d'un côté, pratiquant passionné de MMA avec 40 ans d'expérience dans les arts martiaux de l'autre. Cette combinaison unique lui permet d'apporter un regard original sur l'un des plus grands défis de notre époque : la crise climatique.Si comme moi vous l'impression que toutes les injonctions à l'écologie ne fonctionnent pas bien sur vous, vous allez adorer.
D'ailleurs chose rare, je le challenge pas mal dans l'épisode!
Dans cet épisode , il nous invite à repenser notre compréhension de la crise climatique, suggérant qu'elle est avant tout une crise comportementale.
Il démontre comment les habitudes profondément ancrées dans notre société de consommation constituent le véritable obstacle au changement.
Sa perspective est particulièrement éclairante lorsqu'il compare la transformation sociétale nécessaire à un combat de MMA : chaque victoire requiert stratégie, discipline et résilience.
Il nous montre que la réduction de notre consommation - qu'il s'agisse de viande, de mobilité ou de notre mode de vie en général - n'est pas simplement une question de choix individuels, mais un défi civilisationnel qui nécessite une approche holistique.
À travers des anecdotes personnelles et des métaphores assez fortes, Stéphane explore des concepts essentiels comme l'abondance, les co-bénéfices et la redéfinition de la qualité de vie.
Il nous propose une vision où le bonheur ne se mesure pas à la quantité de biens possédés, mais à la richesse des relations humaines, à la qualité de notre environnement et au temps dont nous disposons.
Cette conversation stimulante offre non seulement une analyse approfondie des obstacles au changement, mais aussi des pistes concrètes pour agir.
Elle s'adresse particulièrement à ceux qui se sentent frustrés par l'inaction climatique et cherchent à comprendre comment initier une transformation durable, tant personnelle que collective.
Questions que l'on traite:
- Pourquoi dis-tu que l’écologie politique, telle qu’abordée aujourd’hui, ne fonctionne pas ?- Comment nos comportements sont-ils enracinés dans une civilisation carbonée ?- Penses-tu qu’un changement de civilisation est inévitable ?- Quels parallèles peux-tu faire entre le MMA et les défis du changement climatique ?- En quoi la discipline est-elle cruciale pour amorcer une transition écologique ?- Comment sortir du modèle de la famille nucléaire et promouvoir des modes de vie plus partagés ?- Qu’est-ce que les co-bénéfices, et pourquoi sont-ils essentiels pour engager le changement ?- Comment les normes sociales évoluent-elles face à des enjeux tels que l’aviation ou le végétarisme ?- Le capitalisme peut-il cohabiter avec une transition écologique ?- Que signifie, pour toi, réinventer l’abondance ?Timestamps :
- 00:00 - Introduction à l’épisode et présentation de Stéphane Labranche- 01:10 - Pourquoi l’écologie politique actuelle échoue- 03:49 - Les freins sociaux et cérébraux au changement- 14:00 - Acceptabilité sociale et contradictions comportementales- 22:18 - Crise climatique ou crise des comportements ?- 30:38 - Leçons du MMA pour la transition écologique- 39:03 - Discipline et motivation dans le changement- 50:15 - Pourquoi les récits apocalyptiques paralysent l’action- 57:24 - Co-bénéfices et nouvelles perspectives- 01:00:19 - Imaginer un futur désirable : nouveaux récits et transitions
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #292 Les enjeux de la géopolitique climatique avec David Djaiz (https://audmns.com/BoZGVQa)
- #286 Le cynisme politique face à l'urgence climatique? avec Fabrice Nicolino (https://audmns.com/SHnNoJp)
- #167 Comment gérer l'anxiété due au réchauffement climatique avec Alice Desbiolles (https://audmns.com/Wucmnld)
173 #330 un navigateur du Vendée Globe nous montre comment faire de la peur une alliée avec Éric Bellion
Eric Bellion, navigateur et participant au Vendée Globe, se distingue par son approche unique de la voile et son engagement social. L'épisode explore son parcours remarquable, notamment sa décision d'intégrer des personnes en situation de handicap dans ses équipages.
La conversation aborde des thèmes essentiels : la gestion de la peur, la force de la vulnérabilité et la nature du courage. Eric partage son expérience intense du Vendée Globe et raconte comment son équipage atypique, incluant un navigateur non-voyant devenu barreur d'exception, a transformé les différences en atouts.
À travers son témoignage authentique sur ses succès et échecs, Eric illustre comment la navigation devient une métaphore du dépassement de soi et de l'acceptation de la diversité. L'épisode offre un regard profond sur la mer comme espace de transformation personnelle et collective.
10 questions que l'on traite: Qu’est-ce qui a éveillé ton amour pour la mer et t’a poussé à naviguer ?
- Comment as-tu appris à transformer ta peur en alliée ?- Pourquoi as-tu choisi d’intégrer des personnes handicapées dans tes équipages ?- Peux-tu nous parler des enseignements tirés de tes expériences au Vendée Globe ?- Quelles erreurs as-tu commises en gérant des équipages diversifiés ?- Comment la solitude en mer a-t-elle influencé ta vision du monde et des relations humaines ?- Quels sont les défis spécifiques liés à la prise de décisions seul en mer ?- Comment navigues-tu avec une personne aveugle à bord ?- Que penses-tu de l’impact environnemental de ton sport et des solutions possibles ?- Quelle est la leçon la plus importante que tu as tirée de tes aventures maritimes ?Le timelaps : 00:00 : Introduction de l’épisode et présentation d’Éric Bellion.
- 01:36 : Lien entre amour de la mer et courage.- 03:17 : Les débuts d’Éric dans la navigation.- 07:09 : Diversité et inclusion dans ses projets maritimes.- 16:12 : La peur, une alliée incontournable.- 24:55 : Histoire d’Olivier, navigateur aveugle, et sa transformation.- 33:40 : Le défi de la solitude au Vendée Globe.- 46:24 : Réflexions sur le handicap et la peur dans notre société.- 53:42 : Perspectives sur le changement climatique et l’innovation en navigation.- 57:51 : Leçons tirées du Vendée Globe.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba (https://audmns.com/NjHrEpV)
- #190 Pourquoi avons nous peur d'aimer? Avec Angelo Foley (https://audmns.com/hMuYFMX)
- #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)
174 #329 Une chercheuse du MIT nous réapprend à dialoguer avec Valérie Gauthier
Valérie Gauthier est une chercheuse et ancienne professeure au MIT et directrice du MBA d'HEC.
Elle vient de publier un livre passionnant sur le dialogue intitulé réinventer le dialogue et je me suis dis qu'à l'approche des fêtes et des repas de famille, cela allait être vraiment plus que nécessaire.Nous sommes soumis a tellement d'informations mais en même temps nous restons toujours en surface car plus personne ou presque ne prend le temps de creuser.Pire que cela, nous n'avons pas les mêmes réalités quand nous parlons d'un sujet car nous sommes tous dans nos bulles de médias sociaux voire de médias généraux que nous choisissons aux grés de nos likes et commentaires. Dans cet épisode, nous explorons ensemble les fondements d'une société basée sur l'écoute et l'attention.
Je discute avec Valérie des défis actuels de communication dans un monde polarisé et beaucoup trop rapide, où le dialogue semble se perdre au profit de débats stériles et binaires.
Valérie nous partage sa méthode du savoir-relier, une approche qui valorise l'écoute authentique, l'humilité, et la création de liens profonds.
Nous abordons également l'impact du digital sur nos relations, l'importance de la synchronisation dans les échanges, et des exemples inspirants, comme la manière dont les chevaux gèrent leur leadership collectif.
Un épisode riche en enseignements pour quiconque souhaite cultiver des relations plus saines, qu'elles soient personnelles ou professionnelles.
10 questions que l'on se pose dans l'épisode :
- Quelle est la place de la relation dans nos vies en tant qu'humains ?- Quels sont les éléments indispensables pour avoir une bonne relation ?- Pourquoi l'écoute est-elle si difficile à cultiver aujourd'hui ?- Quelle est la différence entre un débat, une conversation et un dialogue ?- En quoi les algorithmes affectent-ils notre capacité à dialoguer ?- Comment gérer les biais cognitifs pour améliorer nos relations ?- En quoi le digital transforme-t-il nos liens sociaux ?- Pourquoi la synchronisation est-elle essentielle dans le dialogue ?- Que pouvons-nous apprendre du fonctionnement des chevaux pour nos relations humaines ?- Comment introduire le dialogue dans des contextes de crise, comme le harcèlement scolaire ?
Timelaps :
- 00:00 – Introduction de l'épisode et présentation de Valérie Gauthier.- 00:02 – La place de la relation dans nos vies humaines.- 00:07 – Écoute, attention et authenticité : clés d’une bonne relation.- 00:13 – Différences entre débat, conversation et dialogue.- 00:19 – Impact du digital sur nos relations et le rôle de la synchronisation.- 00:24 – Leçon de leadership des chevaux et son application humaine.- 00:29 – Gérer la complexité grâce à la reliance et à l’interdisciplinarité.- 00:34 – Radicalisation des opinions et importance du discernement.- 00:49 – Comment travailler sur un conflit grâce au solo-duo.- 00:55 – Générosité, burn-out et l'équilibre relationnel.
175 #328 Lever l'un des plus gros tabou masculin - l'andropause avec Remy Burkel
Rémi Burkel, journaliste et réalisateur, est l'invité de cet épisode pour aborder un sujet aussi méconnu qu'essentiel : l'andropause.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler de ménopause, mais l'équivalent masculin reste entouré de silence.
Moi-même je n'avais aucune idée que cela existait alors que je suis en plein dans le groupe cible...c'est fou et je crois que c'est simplement lié au fait que les hommes ne se parlent pas et ne parlent surtout pas de ce genre de choses.
Rémi a produit un documentaire fascinant diffusé sur France Télévisions qui explore cette réalité vécue par un homme sur trois après 50 ans.
Ensemble, nous parlons des symptômes – baisse d'énergie, libido en berne, sautes d'humeur, et bien d'autres – mais surtout du tabou immense qui pèse sur ces sujets.Au fil de notre échange, Rémi partage son parcours personnel, des anecdotes poignantes et parfois drôles, tout en insistant sur l'importance de parler et de consulter.
Nous parlons bien sur beaucoup de sexualité parfois avec des mots crus donc je m'excuse d'avance mais nous essayons d'être le plus précis possible.
L'andropause n'est pas une fatalité, et cet épisode vous en apportera les preuves. J’espère que cette discussion ouvrira des portes pour mieux comprendre et briser les silences.Les questions que l'on traite: Qu'est-ce que l'andropause et pourquoi est-elle si peu connue ?
- Quels sont les principaux symptômes que vous avez observés chez les hommes ?- En quoi l'andropause est-elle différente de la ménopause ?- Pourquoi est-il si difficile pour les hommes de parler de leurs problèmes liés à l'âge ?- Comment les hommes peuvent-ils mieux anticiper et gérer les effets de l'andropause ?- Quelles ont été les découvertes les plus surprenantes durant la réalisation de votre documentaire ?- Y a-t-il des traitements disponibles pour aider à gérer les symptômes ?- Comment le stress et les modes de vie influencent-ils l'andropause ?- Quelles sont les réactions des jeunes générations face à ce sujet ?- Que pouvons-nous faire pour normaliser ces discussions dans notre société ?
Timelaps :
- 00:00 - Introduction : Grégory Pouy présente l'andropause et l'invité Rémi Burkel.- 02:20 - Définition de l'andropause et comparaison avec la ménopause.- 05:30 - Révélation des tabous masculins : les difficultés à parler de problèmes érectiles.- 10:15 - Impact de l'andropause sur la vie quotidienne : libido, énergie, humeur.- 16:30 - Les solutions et traitements disponibles : hormones, alimentation et mode de vie.- 22:45 - Rôle du stress dans l'apparition des symptômes.- 28:00 - Importance de consulter et de briser le silence.- 36:10 - Les jeunes générations face à la notion de performance et l'éducation sexuelle.- 45:00 - Vieillir sereinement : acceptation et adaptation.- 49:00 - Conclusion : appel à normaliser la discussion sur l'andropause.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #297 Briser les tabous autour de la ménopause avec Davina Mc Call (https://audmns.com/wpkwLZi)
- Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
176 #327 Apprendre de l'audace d'un chercheur intrépide avec Jean-Claude Weil
Jean-Claude Weil, biologiste et immunologiste français de 82 ans, est une véritable figure de résilience et d’anticonformisme dans le domaine de la recherche scientifique.
J'ai adoré cette conversation avec Jean-Claude qui a tellement d'humour et d'humilité alors qu'il est pourtant membre de l’Académie des sciences et chercheur à l’Inserm.Son parcours détonne par son caractère atypique et sa liberté de pensée.
Il est l'auteur du livre Eloge de l'imprévu dans la collection un monde qui change.
Avec humour et lucidité, il partage les défis de sa carrière, marquée par des prises de risques audacieuses, des choix de vie radicalement opposés aux normes, et une quête constante de sens et de renouveau.
Ce qui frappe chez Jean-Claude, c’est sa capacité à réinventer sa vie, comme lorsqu’il a quitté une carrière confortable de dentiste pour se lancer en recherche, sans filet de sécurité.
En dépit de nombreux obstacles et doutes, il a suivi son instinct, préférant l’enthousiasme de l’inconnu à la sécurité du conformisme. Ensemble, nous explorons sa vision de l’échec, qu’il voit non comme une finalité, mais comme une étape essentielle dans toute recherche.
Il évoque aussi le rôle de la chance dans le succès, l’importance d’une ouverture intellectuelle permettant de changer d’avis, et sa conviction profonde qu’il est essentiel, en vieillissant, de rester « émetteur » pour ne pas succomber à l’ennui.
Jean-Claude raconte avec passion comment ses choix de vie l’ont mené à collaborer avec des esprits brillants et à naviguer entre diverses disciplines.
Son regard sur la méritocratie et les parcours atypiques en recherche offre une perspective rafraîchissante, rappelant que l’audace et la curiosité sont aussi importantes que les compétences techniques.
Par son parcours, il nous invite à envisager le risque, non pas comme un danger, mais comme une opportunité de découverte et d’épanouissement personnel. Cet échange est une bouffée d’inspiration pour tous ceux qui, quel que soit leur âge, envisagent de changer de voie ou de donner une nouvelle direction à leur vie.Les questions que l'on traite : Pourquoi avez-vous deux paires de lunettes ?
- Comment percevez-vous le terme « immunologiste allumé » ?- Qu’est-ce qui vous a poussé à prendre des risques malgré les mises en garde ?- Quelle est votre vision de l’échec en recherche ?- Que signifie pour vous le fait de « rester émetteur » ?- Comment êtes-vous passé de dentiste à chercheur ?- Comment gérez-vous l’imprévu dans votre travail ?- Quel rôle vos proches ont-ils joué dans votre parcours ?- Comment voyez-vous la méritocratie aujourd’hui ?- Quels conseils donneriez-vous aux jeunes chercheurs atypiques ?
Le timelaps :
- 00:00 Introduction de Jean-Claude Weil : un parcours hors-norme- 02:00 Jean-Claude et sa philosophie de la prise de risque- 05:30 L’ennui et la vieillesse : pourquoi il faut rester « émetteur »- 10:00 Les échecs et les succès dans une carrière de chercheur- 18:00 L’importance de changer d’avis en science- 25:00 Pourquoi Jean-Claude Weil a choisi de travailler sur le poulet- 30:00 De dentiste à chercheur : un changement radical de parcours- 35:00 Le rôle de la chance et des rencontres dans le succès- 40:00 La méritocratie et la place des parcours atypiques en recherche- 45:00 Jean-Claude Weil sur le besoin d’une recherche audacieuse
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #237 Sans le soin, que sommes nous réellement? avec Xavier Emmanuelli (https://audmns.com/vRGtinC)
- #247 Comment trouver du sens dans cette société avec Boris Cyrulnik (https://audmns.com/bkXYyuP)
- Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO)
177 #326 Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 2)
Albert Moukheiber, psychologue et neuroscientifique, revient sur le podcast pour parler de son dernier livre, Neuromania.
Il est déjà venu sur Vlan 2 fois et ceci est le 3eme épisode que nous faisons ensemble - il est séparé en 2 parties par ailleurs.
Dans cet épisode, nous plongeons dans un débat essentiel sur l'impact de la vulgarisation des neurosciences et les mythes qui en découlent.
Pourquoi tant de personnes se laissent-elles séduire par des formations ou des concepts qui ajoutent le préfixe « neuro » pour paraître plus crédibles, comme la neuroproductivité ou le neuroleadership ?
Albert nous explique comment ces simplifications, souvent fausses, influencent non seulement notre compréhension mais aussi notre comportement et nos choix de vie.
Nous abordons des exemples concrets et marquants, tels que l'effet de nos attentes sur la douleur, illustré par l'incroyable histoire de deux ouvriers et leurs expériences opposées avec des clous.
Albert démontre que la douleur est une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle, et que nos croyances façonnent notre perception de la réalité.
Nous discutons également de la notion de cognition incarnée, où le cerveau ne peut être dissocié du corps ni du contexte dans lequel il évolue, remettant en question l'approche réductionniste souvent adoptée.
En tant que fervent défenseur de la démocratisation des sciences,
Albert souligne l'importance de rester vigilant face à l'instrumentalisation des neurosciences à des fins commerciales ou idéologiques. Il nous invite à adopter une approche plus nuancée, à comprendre que, si notre cerveau est central, il n'est pas l'unique moteur de nos actions et émotions.
Cet épisode riche en réflexions offre des clés pour naviguer entre fascination pour le cerveau et esprit critique face aux simplifications trompeuses.
Que vous soyez curieux des sciences cognitives, sceptiques face aux discours populaires, ou simplement en quête de vérités plus profondes, cet échange vous fournira un éclairage précieux sur les complexités du cerveau et de la condition humaine.Les questions que l'on traite :
- Pourquoi sortir Neuromania maintenant, et quel est le concept de ce livre ?- Comment les fausses explications neuroscientifiques influencent-elles notre comportement ?- Peux-tu expliquer la notion de neuromania et son impact sur notre société ?- Pourquoi certaines formations populaires utilisent-elles le préfixe neuro de manière abusive ?- Comment les attentes modulent-elles notre perception de la douleur ?- Qu’est-ce que la cognition incarnée et pourquoi est-elle importante ?- Pourquoi l’idée du cerveau gauche/droit est-elle erronée ?- Quelles sont les conséquences de simplifier la compréhension des neurosciences ?- Quelle est la différence entre la connaissance utile et celle qui est utilisée de manière performative ?- Comment les neurosciences peuvent-elles être à la fois démocratisées et protégées contre les simplifications ?Timelaps :00:29 – 01:35 : Introduction et discussions légères.
- 02:03 – 02:30 : Albert parle de son livre Neuromania et de la « neuromania ».- 03:22 – 05:30 : Les effets des fausses croyances neuroscientifiques.- 06:44 – 08:55 : La surconsommation et la notion de responsabilité sociale.- 10:57 – 12:56 : La responsabilité de l’individu versus la société.- 15:09 – 17:26 : Pourquoi se méfier des formations pseudo-scientifiques.- 21:59 – 23:23 : L'importance de comprendre que le cerveau n'explique pas tout.- 33:40 – 36:41 : Développement de la neuroplasticité, mythe ou réalité ?- 39:10 – 41:09 : Le lien cerveau-corps et la cognition incarnée.- 47:36 – 48:59 : L'influence de la subjectivité dans la perception de la douleur.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)
- Vlan #108 Pourquoi la culpabilisation écologique ne fonctionne pas? avec Albert Moukheiber (https://audmns.com/KOfUemJ)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
178 #326 Le vrai du faux sur le cerveau avec Albert Moukheiber (partie 1)
Albert Moukheiber, psychologue et neuroscientifique, revient sur le podcast pour parler de son dernier livre, Neuromania.
Il est déjà venu sur Vlan 2 fois et ceci est le 3eme épisode que nous faisons ensemble - il est séparé en 2 parties par ailleurs.
Dans cet épisode, nous plongeons dans un débat essentiel sur l'impact de la vulgarisation des neurosciences et les mythes qui en découlent.
Pourquoi tant de personnes se laissent-elles séduire par des formations ou des concepts qui ajoutent le préfixe « neuro » pour paraître plus crédibles, comme la neuroproductivité ou le neuroleadership ?
Albert nous explique comment ces simplifications, souvent fausses, influencent non seulement notre compréhension mais aussi notre comportement et nos choix de vie.
Nous abordons des exemples concrets et marquants, tels que l'effet de nos attentes sur la douleur, illustré par l'incroyable histoire de deux ouvriers et leurs expériences opposées avec des clous.
Albert démontre que la douleur est une expérience à la fois sensorielle et émotionnelle, et que nos croyances façonnent notre perception de la réalité.
Nous discutons également de la notion de cognition incarnée, où le cerveau ne peut être dissocié du corps ni du contexte dans lequel il évolue, remettant en question l'approche réductionniste souvent adoptée.
En tant que fervent défenseur de la démocratisation des sciences,
Albert souligne l'importance de rester vigilant face à l'instrumentalisation des neurosciences à des fins commerciales ou idéologiques. Il nous invite à adopter une approche plus nuancée, à comprendre que, si notre cerveau est central, il n'est pas l'unique moteur de nos actions et émotions.
Cet épisode riche en réflexions offre des clés pour naviguer entre fascination pour le cerveau et esprit critique face aux simplifications trompeuses.
Que vous soyez curieux des sciences cognitives, sceptiques face aux discours populaires, ou simplement en quête de vérités plus profondes, cet échange vous fournira un éclairage précieux sur les complexités du cerveau et de la condition humaine.Les questions que l'on traite :
- Pourquoi sortir Neuromania maintenant, et quel est le concept de ce livre ?- Comment les fausses explications neuroscientifiques influencent-elles notre comportement ?- Peux-tu expliquer la notion de neuromania et son impact sur notre société ?- Pourquoi certaines formations populaires utilisent-elles le préfixe neuro de manière abusive ?- Comment les attentes modulent-elles notre perception de la douleur ?- Qu’est-ce que la cognition incarnée et pourquoi est-elle importante ?- Pourquoi l’idée du cerveau gauche/droit est-elle erronée ?- Quelles sont les conséquences de simplifier la compréhension des neurosciences ?- Quelle est la différence entre la connaissance utile et celle qui est utilisée de manière performative ?- Comment les neurosciences peuvent-elles être à la fois démocratisées et protégées contre les simplifications ?Timelaps :00:29 – 01:35 : Introduction et discussions légères.
- 02:03 – 02:30 : Albert parle de son livre Neuromania et de la « neuromania ».- 03:22 – 05:30 : Les effets des fausses croyances neuroscientifiques.- 06:44 – 08:55 : La surconsommation et la notion de responsabilité sociale.- 10:57 – 12:56 : La responsabilité de l’individu versus la société.- 15:09 – 17:26 : Pourquoi se méfier des formations pseudo-scientifiques.- 21:59 – 23:23 : L'importance de comprendre que le cerveau n'explique pas tout.- 33:40 – 36:41 : Développement de la neuroplasticité, mythe ou réalité ?- 39:10 – 41:09 : Le lien cerveau-corps et la cognition incarnée.- 47:36 – 48:59 : L'influence de la subjectivité dans la perception de la douleur.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #108 Pourquoi la culpabilisation écologique ne fonctionne pas? avec Albert Moukheiber (https://audmns.com/KOfUemJ)
- #177 Vous ne devez pas faire confiance à vos peurs avec Albert Moukheiber (https://cutt.ly/pnQdFE4)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)
179 #325 En finir avec les idées fausses sur le vivant avec Marc Mortelmans (partie 2)
Marc Mortelmans, journaliste pour France Culture, producteur de podcasts et auteur du livre En finir avec les idées fausses sur le monde vivant, est mon invité aujourd’hui.
Marc a ce talent rare de faire voler en éclats nos croyances sur la nature et le vivant mais surtout il est passionnant d'anecdoctes et de petites connaissances que vous allez adorer!!
Dans cet épisode, nous plongeons ensemble dans ces idées reçues que l’on utilise tous les jours sans même y penser, des clichés comme la nature est bien faite ou la loi du plus fort, qui faussent notre perception et influencent notre manière de voir le monde.
Marc nous montre comment ces idées, bien ancrées dans le langage courant, influencent non seulement notre relation au vivant, mais aussi nos actions, parfois au détriment de l’environnement.
J’ai voulu inviter Marc parce qu’il sait transformer des sujets complexes en conversations accessibles et passionnantes.
Ensemble, on discute de tout, des abeilles aux lions, en passant par les termites et les expressions populaires.
Marc nous apprend pourquoi certaines croyances méritent d’être déconstruites pour que nous puissions, enfin, comprendre la nature telle qu’elle est.
Vous verrez, son approche vous inspirera des anecdotes à ressortir en soirée, mais surtout elle vous offrira un regard plus riche et plus nuancé sur le vivant.
C’est une conversation aussi captivante que nécessaire, pour prendre du recul sur nos propres perceptions.
Les questions que l'on traite :Pourquoi avoir écrit un livre sur les idées fausses concernant le monde vivant ?
- Est-ce que la nature est vraiment bien faite, comme on le dit souvent ?- Comment définir le mutualisme et pourquoi est-il si important dans le vivant ?- En quoi la loi du plus fort est-elle un mythe ?- Comment les termites s’auto-régulent-elles dans leur environnement ?- Pourquoi le vivant, une fois rassasié, ne détruit-il pas son environnement contrairement aux humains ?- En quoi les abeilles représentent-elles l’efficacité dans l’utilisation des ressources ?- Pourquoi les animaux solitaires sont-ils plus nombreux parmi les abeilles que les espèces en colonie ?- Pourquoi les poissons ont-ils mauvaise réputation par rapport aux autres animaux ?- Quelles sont les idées fausses les plus importantes que le public devrait connaître selon toi ?
Le timelaps :
- 00:00 - Présentation de Marc Mortelmans et du thème des idées reçues.- 02:05 - La nature est-elle vraiment bien faite ? Déconstruction de cette idée courante.- 06:10 - Explication du mutualisme et exemples concrets (abeilles, coraux).- 08:20 - La loi du plus fort dans le règne animal : mythe ou réalité ?- 11:30 - Expressions populaires et vision déformée des animaux (faire l’autruche, être un rat).- 15:10 - La mémoire des poissons et le malentendu autour de leur intelligence.- 17:30 - Les implications de nos biais cognitifs sur la perception des animaux.- 20:40 - Impact de la tonte des jardins sur la biodiversité et pourquoi favoriser des espaces naturels.- 23:15 - Marc Mortelmans sur son lien personnel avec le vivant et la sensibilisation à l’écologie.- 25:00 - Conclusion : Voir la nature différemment pour mieux la respecter.
180 #325 En finir avec les idées fausses sur le vivant (partie 1) avec Marc Mortelmans
Marc Mortelmans, journaliste pour France Culture, producteur de podcasts et auteur du livre En finir avec les idées fausses sur le monde vivant, est mon invité aujourd’hui.
Marc a ce talent rare de faire voler en éclats nos croyances sur la nature et le vivant mais surtout il est passionnant d'anecdoctes et de petites connaissances que vous allez adorer!!
Dans cet épisode, nous plongeons ensemble dans ces idées reçues que l’on utilise tous les jours sans même y penser, des clichés comme la nature est bien faite ou la loi du plus fort, qui faussent notre perception et influencent notre manière de voir le monde.
Marc nous montre comment ces idées, bien ancrées dans le langage courant, influencent non seulement notre relation au vivant, mais aussi nos actions, parfois au détriment de l’environnement.
J’ai voulu inviter Marc parce qu’il sait transformer des sujets complexes en conversations accessibles et passionnantes.
Ensemble, on discute de tout, des abeilles aux lions, en passant par les termites et les expressions populaires.
Marc nous apprend pourquoi certaines croyances méritent d’être déconstruites pour que nous puissions, enfin, comprendre la nature telle qu’elle est.
Vous verrez, son approche vous inspirera des anecdotes à ressortir en soirée, mais surtout elle vous offrira un regard plus riche et plus nuancé sur le vivant.
C’est une conversation aussi captivante que nécessaire, pour prendre du recul sur nos propres perceptions.
Les questions que l'on traite :Pourquoi avoir écrit un livre sur les idées fausses concernant le monde vivant ?
- Est-ce que la nature est vraiment bien faite, comme on le dit souvent ?- Comment définir le mutualisme et pourquoi est-il si important dans le vivant ?- En quoi la loi du plus fort est-elle un mythe ?- Comment les termites s’auto-régulent-elles dans leur environnement ?- Pourquoi le vivant, une fois rassasié, ne détruit-il pas son environnement contrairement aux humains ?- En quoi les abeilles représentent-elles l’efficacité dans l’utilisation des ressources ?- Pourquoi les animaux solitaires sont-ils plus nombreux parmi les abeilles que les espèces en colonie ?- Pourquoi les poissons ont-ils mauvaise réputation par rapport aux autres animaux ?- Quelles sont les idées fausses les plus importantes que le public devrait connaître selon toi ?
Le timelaps :
- 00:00 - Présentation de Marc Mortelmans et du thème des idées reçues.- 02:05 - La nature est-elle vraiment bien faite ? Déconstruction de cette idée courante.- 06:10 - Explication du mutualisme et exemples concrets (abeilles, coraux).- 08:20 - La loi du plus fort dans le règne animal : mythe ou réalité ?- 11:30 - Expressions populaires et vision déformée des animaux (faire l’autruche, être un rat).- 15:10 - La mémoire des poissons et le malentendu autour de leur intelligence.- 17:30 - Les implications de nos biais cognitifs sur la perception des animaux.- 20:40 - Impact de la tonte des jardins sur la biodiversité et pourquoi favoriser des espaces naturels.- 23:15 - Marc Mortelmans sur son lien personnel avec le vivant et la sensibilisation à l’écologie.- 25:00 - Conclusion : Voir la nature différemment pour mieux la respecter.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #260 Pensées sur la beauté de la nature avec Alexandre Lacroix (https://audmns.com/SkTfBzz)
- Vlan #46 Mieux comprendre notre besoin de reconnexion à la nature avec Stéphane Hugon (https://audmns.com/YHgHiAD)
- #174 Dépasser l'idéologie végétarienne pour mieux comprendre notre alimentation avec Hugo Clément (https://audmns.com/NETMFVi)
181 #324 Une Intelligence Artificielle comme amoureux? La réalité depasse la fiction avec Naomi Roth
Naomi Roth est une journaliste transdisciplinaire, aujourd'hui conférencière sur les enjeux liés à l'intelligence artificielle.
Dans cet épisode, nous parlons de la montée des compagnons virtuels et des relations que les humains nouent avec l'IA.
J'ai questionné Naomi sur cette nouvelle réalité, qui dépasse le simple chiffre : il y a aujourd'hui plus de personnes en lien avec des IA qu'il y a de fans de Taylor Swift.
Au début, ça me paraissait impensable, car les amis virtuels me rappelaient le film Her qui m'avait à l'époque profondément dérangé.
Mais Naomi m'a expliqué que, sous cette apparence futuriste, se cache une multitude de facettes des relations humaines et de la solitude moderne. Nous avons exploré les dimensions amicales, amoureuses, et parfois même familiales de ces relations, notamment comment les IA viennent combler des manques ou répondre à des besoins émotionnels que nous, humains, cherchons désespérément à combler.
Vous verrez, c’est un sujet fascinant qui nous questionne sur l’évolution de notre société.Les questions que l'on traite : Pourquoi est-ce que de plus en plus de personnes se tournent vers les IA pour nouer des relations ?
- Comment définir le compagnonnage avec une IA ?- Quel est le premier commentaire que l’on te fait quand tu parles de ces relations avec des IA ?- En quoi les compagnons virtuels bouleversent-ils notre vision des relations humaines ?- Penses-tu que la solitude croissante dans notre société explique cet engouement pour les IA ?- Comment l’IA impacte-t-elle nos interactions amoureuses ?- Y a-t-il des personnes qui tombent réellement amoureuses de leur IA ?- Penses-tu que ces relations virtuelles peuvent être bénéfiques pour certaines personnes ?- Que penses-tu de la dimension éthique de ces compagnonnages ?- Comment vois-tu l’évolution future des relations humaines avec l’intelligence artificielle ?Timelaps :
- 00:00:00 : Introduction de l'épisode et présentation de Naomi Roth.- 00:01:17 : Début de la discussion sur l'IA et les compagnonnages virtuels.- 00:02:57 : Explication de ce qu'est une relation avec une IA.- 00:05:59 : Pourquoi ces relations existent et à qui elles s’adressent.- 00:10:20 : Discussion sur l’impact de l’IA et des compagnons virtuels sur la solitude.- 00:12:42 : Les avantages et dangers d’une relation avec une IA.- 00:23:01 : Impact des technologies sur les relations humaines et la solitude.- 00:42:58 : Utilisation de l'IA pour recréer des proches décédés.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #261 Chat GPT, les intelligences artificielles face à l'humanité avec Victor Storchan (https://audmns.com/cseeFYI)
- #146 Comment l'intelligence artificielle peut réellement vous rendre plus humain.e avec Alexandre Pachulski (https://audmns.com/KdwwONa)
- #141 Les technologies et l'intelligence artificielle face à la crise climatique avec Luc Julia (https://audmns.com/WJCdimQ)
182 [Hors-Serie] Dans les cuisines de Vlan!
Il y a quelques mois, je vous ai demandé ce que vous pensiez de Vlan! et 572 personnes ont répondu à toute une série de questions.
Ce podcast est aussi le votre évidemment et donc dans cet épisode, je vous partage les résultats de cette étude mais surtout, je partage les idées, les suggestions que vous faites, parfois les critiques, je vous partage la manière dont j'envisage les différentes thématiques sur Vlan, je vous parle de l'avenir de Vlan!, de la manière dont j'ai envie de le faire évoluer.Je vous présente aussi l'équipe de Vlan! et surtout les histoires humaines derrière parce qu'après tout, je pense que c'est important de comprendre les liens et comment tout cela se met en place.Et grosse nouveauté, je vous parle de la cagnotte que j'ai créé pour Vlan! sur Tipeee afin de pouvoir aller encore plus loin dans le développement du podcast.
J’ai envie d’aller plus loin, d’avoir toujours plus d’invités exceptionnels, de développer plus de contenus vidéos, de développer le compte Instagram mais aussi de créer plus de rencontres virtuelles ou réelles.
Donc, si c’est votre cas aussi et que Vlan ! a eu un impact positif sur votre vie d’une manière ou d’une autre, surtout n’hésitez pas.
Ou si simplement vous pensez que c’est essentiel de soutenir des médias indépendants comme Vlan ! dans cette période trouble parce qu’il permet de prendre du recul, de se sentir mieux au quotidien par la sagesse et la connaissance que j’essaie d’y transmettre.
183 #323 Les selles l'autre baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 2)
Bruno Donatini est gastro-entérologue et expert en microbiote, je l'ai déjà reçu sur Vlan et c'est chaque fois pour une conversation aussi fascinante qu'instructive. Cette fois, nous explorons ensemble des sujets essentiels mais souvent négligés : l'importance du microbiote buccal et ce que nos selles peuvent révéler sur notre santé.
Bruno nous explique pourquoi la bouche est bien plus qu'un simple point de passage dans notre système digestif : c'est un carrefour crucial pour notre santé globale.
En effet, la bouche abrite le deuxième microbiote le plus riche en diversité bactérienne après le côlon.
Ces bactéries buccales influencent directement notre organisme, pouvant même être liées à des maladies graves comme l’endométriose, certains cancers, ou des troubles neurodégénératifs.
Nous abordons également le sujet tabou des selles : pourquoi il est important de savoir « lire » nos selles, et comment elles peuvent devenir des indicateurs précieux de notre bien-être.
Bruno explique comment des signes subtils comme la couleur, la consistance, ou la fréquence des selles peuvent refléter des déséquilibres dans notre flore intestinale.
Dans une société où le microbiote et la santé digestive suscitent un intérêt croissant, cet épisode offre des conseils pratiques et accessibles pour entretenir sa flore buccale et intestinale.
Bruno partage aussi des conseils simples mais puissants pour enrichir notre microbiote dès le plus jeune âge, notamment par la diversification alimentaire et la réduction de l'usage excessif d'antibiotiques et de bains de bouche qui perturbent l'équilibre bactérien.
Cet épisode nous invite à repenser notre rapport à la santé buccale et digestive, tout en proposant des actions concrètes pour prévenir et guérir grâce à des habitudes de vie plus conscientes.
Que vous soyez passionné par la prévention, curieux de découvrir le lien entre alimentation et santé, ou désireux d’adopter des gestes simples pour une meilleure hygiène de vie, cet épisode avec Bruno Donatini vous apportera des perspectives nouvelles et enrichissantes sur le microbiote et le bien-être.
Les questions que l'on traite :
- Pourquoi le microbiote buccal est-il si important pour notre santé ?- Quels types de pathologies peuvent être détectés à partir de la bouche ?- Comment fonctionne l’analyse du microbiote buccal et intestinal ?- Quels sont les signes visibles d'un déséquilibre dans la flore buccale ?- Quels conseils donneriez-vous pour maintenir un bon microbiote buccal ?- Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser des bains de bouche classiques ?- Quels sont les effets de l'alimentation sur notre microbiote intestinal ?- Comment les selles reflètent-elles notre santé ?- À quoi faut-il prêter attention en observant nos selles ?- Quels rôles jouent les vitamines et minéraux dans l’entretien de notre flore intestinale ?- Quel impact a le microbiote buccal sur notre santé générale ?- Quels sont les dangers des bains de bouche et comment les utiliser correctement ?- Comment interpréter les différentes couleurs et textures des selles ?- Quels aliments et habitudes sont favorables à la santé du microbiote intestinal ?- Pourquoi éviter les lavements et hydrothérapies du côlon, sauf en cas de constipation sévère ?- Quels sont les signes à observer dans ses selles pour détecter des problèmes de santé ?- Pourquoi est-il déconseillé de trop cuire les aliments ?- Quel est le lien entre le microbiote buccal et certaines maladies chroniques ?- Pourquoi est-il important d’exposer les enfants à une diversité alimentaire dès le plus jeune âge ?- Comment les parents peuvent-ils aider à maintenir une bonne flore buccale chez leurs enfants ?
Timelaps :
- 00:00:00 : Introduction à la deuxième partie – Grégory rappelle les thèmes de la bouche et des selles.- 00:00:11 : Explication de Bruno sur les méthodes d’analyse du microbiote.- 00:03:04 : Discussion sur le lien entre le microbiote buccal et le nerf vague.- 00:07:15 : Comment une bonne santé buccale favorise une bonne santé cérébrale.- 00:10:23 : Techniques de stimulation du nerf vague, y compris l'impact des douches froides.- 00:14:00 : Approches de la médecine augmentée : utilisation des LED et autres dispositifs.- 00:20:18 : Conséquences des habitudes alimentaires et importance des polyphénols.- 00:23:00 : Le rôle des épices et de la diversité alimentaire pour enrichir la flore.- 00:27:16 : Impact du tabac et de la pollution sur le microbiote buccal.- 00:30:00 : Les pratiques à éviter pour ne pas perturber le microbiote intestinal.- 00:33:27 : Comment l’hygiène buccale affecte les fonctions digestives et respiratoires.- 00:36:09 : Importance d'observer ses selles pour des signes de bonne ou mauvaise santé.- 00:38:41 : Clôture et remerciements de Grégory Pouy pour cet échange enrichissant.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #323 La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1) (https://audmns.com/NCbnuVu)
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
184 #323 La bouche , le baromètre de notre santé avec Bruno Donatini (partie 1)
Bruno Donatini est gastro-entérologue et expert en microbiote,je l'ai déjà reçu sur Vlan et c'est chaque fois pour une conversation aussi fascinante qu'instructive. Cette fois, nous explorons ensemble des sujets essentiels mais souvent négligés : l'importance du microbiote buccal et ce que nos selles peuvent révéler sur notre santé.
Bruno nous explique pourquoi la bouche est bien plus qu'un simple point de passage dans notre système digestif : c'est un carrefour crucial pour notre santé globale.
En effet, la bouche abrite le deuxième microbiote le plus riche en diversité bactérienne après le côlon.
Ces bactéries buccales influencent directement notre organisme, pouvant même être liées à des maladies graves comme l’endométriose, certains cancers, ou des troubles neurodégénératifs.
Nous abordons également le sujet tabou des selles : pourquoi il est important de savoir « lire » nos selles, et comment elles peuvent devenir des indicateurs précieux de notre bien-être.
Bruno explique comment des signes subtils comme la couleur, la consistance, ou la fréquence des selles peuvent refléter des déséquilibres dans notre flore intestinale.
Dans une société où le microbiote et la santé digestive suscitent un intérêt croissant, cet épisode offre des conseils pratiques et accessibles pour entretenir sa flore buccale et intestinale.
Bruno partage aussi des conseils simples mais puissants pour enrichir notre microbiote dès le plus jeune âge, notamment par la diversification alimentaire et la réduction de l'usage excessif d'antibiotiques et de bains de bouche qui perturbent l'équilibre bactérien.
Cet épisode nous invite à repenser notre rapport à la santé buccale et digestive, tout en proposant des actions concrètes pour prévenir et guérir grâce à des habitudes de vie plus conscientes.
Que vous soyez passionné par la prévention, curieux de découvrir le lien entre alimentation et santé, ou désireux d’adopter des gestes simples pour une meilleure hygiène de vie, cet épisode avec Bruno Donatini vous apportera des perspectives nouvelles et enrichissantes sur le microbiote et le bien-être.
Les questions que l'on traite :
- Pourquoi le microbiote buccal est-il si important pour notre santé ?- Quels types de pathologies peuvent être détectés à partir de la bouche ?- Comment fonctionne l’analyse du microbiote buccal et intestinal ?- Quels sont les signes visibles d'un déséquilibre dans la flore buccale ?- Quels conseils donneriez-vous pour maintenir un bon microbiote buccal ?- Pourquoi est-il déconseillé d'utiliser des bains de bouche classiques ?- Quels sont les effets de l'alimentation sur notre microbiote intestinal ?- Comment les selles reflètent-elles notre santé ?- À quoi faut-il prêter attention en observant nos selles ?- Quels rôles jouent les vitamines et minéraux dans l’entretien de notre flore intestinale ?- Quel impact a le microbiote buccal sur notre santé générale ?- Quels sont les dangers des bains de bouche et comment les utiliser correctement ?- Comment interpréter les différentes couleurs et textures des selles ?- Quels aliments et habitudes sont favorables à la santé du microbiote intestinal ?- Pourquoi éviter les lavements et hydrothérapies du côlon, sauf en cas de constipation sévère ?- Quels sont les signes à observer dans ses selles pour détecter des problèmes de santé ?- Pourquoi est-il déconseillé de trop cuire les aliments ?- Quel est le lien entre le microbiote buccal et certaines maladies chroniques ?- Pourquoi est-il important d’exposer les enfants à une diversité alimentaire dès le plus jeune âge ?- Comment les parents peuvent-ils aider à maintenir une bonne flore buccale chez leurs enfants ?Timelaps :
- 00:00:54 - 00:01:24 Bruno présente les enjeux du microbiote buccal.- 00:05:23 - 00:05:48 Conseils sur la diversification alimentaire dès l’enfance.- 00:16:39 - 00:17:07 Importance d’observer ses selles pour la santé.- 00:20:18 - 00:20:45 Les bains de bouche et leur impact négatif.- 00:42:27 - 00:42:57 Clôture sur les choix pour une meilleure santé buccale
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
- Vlan #111 Conseils pratiques pour consommer mieux au quotidien avec Marie Drucker et Sidonie Bonnec (https://audmns.com/bkbdZwH)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
185 #322 Démystifier le bien-être avec Major Mouvement
Grégoire Gibault est le masseur-kinésithérapeute le plus célèbre de France depuis qu'il s'est lancé sur Instagram sous le pseudo Major Mouvement. Il cumule près d'1 million de followers et à écrit plusieurs ouvrages dont le dernier 8 piliers pour rester jeune le plus longtemps possible.
Avec son dernier livre, il propose une approche réaliste du bien-être, nous invitant à nous libérer de la pression de la perfection pour profiter d'une vie plus sereine.
Dans cet épisode, nous avons discuté ensemble de l'importance de bouger, de bien manger, et de bien dormir – trois piliers fondamentaux de la santé – tout en explorant pourquoi il est si difficile de les intégrer de manière durable dans notre quotidien.
J’ai questionné Grégoire sur son parcours et sa vision de la vie. Il nous parle de ses débuts sur Instagram, motivé par le besoin de transmettre des connaissances en santé accessibles à tous.
Il partage comment il a su se démarquer en créant du contenu simple et utile, et pourquoi il est resté attaché à sa pratique de kiné malgré son succès sur les réseaux.
Nous avons aussi abordé des sujets complexes, comme la douleur chronique, que Grégoire aborde avec une vision transversale : entre le physique, le mental et le mode de vie.
Il explique comment le stress peut être un allié si l'on apprend à le gérer, et l'importance de l'auto-évaluation pour mieux vivre avec son corps et ses limites.
Au cours de cette conversation, Grégoire nous invite à une réflexion plus large sur la santé mentale et physique, en partageant des exemples concrets et des anecdotes inspirantes.
Nous avons également abordé le rôle des réseaux sociaux dans la création de standards de beauté irréalistes et culpabilisants, et comment s'en libérer pour se reconnecter à l’essentiel.
Cet échange est une vraie bouffée d’oxygène pour ceux qui cherchent à ralentir, à se défaire des injonctions de performance, et à adopter une approche plus bienveillante envers eux-mêmes. Un épisode qui, je l’espère, vous donnera envie de prendre soin de vous, de manière durable et équilibrée.
Les questions que l'on se pose : Qu’est-ce qui t’a poussé à devenir kinésithérapeute et à te lancer sur Instagram ?
- Comment expliques-tu le succès que tu as rencontré en ligne ?- Comment définis-tu le succès et comment cette définition a-t-elle évolué pour toi ?- Quelle est ta vision de l’équilibre entre bien vivre et bien-être ?- Comment le mental influence-t-il notre perception de la douleur ?- Quels conseils donnerais-tu pour commencer à prendre soin de son corps au quotidien ?- Comment répondre aux attentes irréalistes que les réseaux sociaux créent autour du bien-être ?- Quelles sont les actions simples qui peuvent avoir un grand impact sur la santé à long terme ?- Pourquoi est-il important de bouger tous les jours, et comment encourager les gens à le faire ?- Quels sont les facteurs qui influencent les douleurs chroniques et comment les combattre ?
Timelaps :
00:00 - Introduction de Grégoire Pouy et présentation de Major Mouvement
01:35 - Major Mouvement raconte son parcours et son succès sur Instagram
04:14 - La différence entre bien vivre et bien-être
09:59 - Importance de l'auto-évaluation de soi et de la perception du corps
13:25 - Discussion sur la connexion entre réseaux sociaux et santé mentale
19:00 - La simplicité de la vie dans des moments difficiles, l’importance du sport
24:27 - L’impact des réseaux sociaux sur l’estime de soi et le bien-être
33:22 - Comment intégrer des habitudes saines dans son quotidien
40:41 - Les causes des douleurs chroniques et leur gestion
51:03 - Importance du stress bien géré pour le développement personnel
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #135 Se reconnecter à l'intelligence du corps avec Eve Berger Grosjean (https://audmns.com/ETKQSfx)
- #257 Se réapproprier ses émotions à travers le corps avec Bolewa Sabourin (https://audmns.com/hNQWsty)
- #317 Les secrets pour améliorer son efficacité et maximiser son bien être avec Jeremy Coron (partie 1) (https://audmns.com/dBFvKlG)
186 #321 (partie 2) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire
Vincent Lemire, historien spécialiste de Jérusalem est le directeur du centre de recherche français à Jérusalem, maître de conférences et spécialiste des conflits du Proche-Orient.Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, dernièrement de la bande dessinée à succès Jérusalem mais il a également participé au podcast de France Inter Israël Palestine : anatomie d'un conflit et est l'auteur du livre éponyme.Vincent a consacré l'ensemble de sa carrière à étudier cette région du monde, avec un regard attentif sur les dynamiques historiques, religieuses et géopolitiques qui la traversent.
Ensemble, nous avons pris le temps de décrypter un sujet complexe, sensible et souvent mal compris : le conflit israélo-palestinien.Aucun sujet ne devrait être tabou mais il est important de les traiter avec neutralité et s'attachant aux faits et aux lois. C'est exactement ce que l'on fait avec Vincent.Cet épisode est le plus long jamais réalisé sur Vlan, il est donc séparé en 2 parties.
Dans cet épisode, nous parlons de l’émergence du sionisme, un mouvement politique et national né à la fin du 19ème siècle en Europe.
C’est Theodor Herzl, marqué par l’antisémitisme européen, et notamment par l’affaire Dreyfus en France, qui a formulé l’idée d’un refuge pour les Juifs dans un contexte de montée des persécutions.
J’ai questionné Vincent sur la manière dont ce projet sioniste s’est structuré et les différentes options qui ont été envisagées avant que la Palestine ne devienne la destination privilégiée pour la création d'un foyer national juif.
Ce point de départ est crucial pour comprendre les tensions qui s'en suivront.
Nous avons aussi exploré la cohabitation entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane à la fin du 19ème siècle.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les relations entre ces communautés étaient relativement harmonieuses à l’époque, notamment à Jérusalem, où la municipalité était mixte, avec des représentants de chaque communauté.
Vincent explique comment ce fragile équilibre a été bouleversé par la montée des nationalismes à partir du début du 20ème siècle.
Le conflit a véritablement pris forme après la Première Guerre mondiale, lorsque les puissances coloniales ont pris le contrôle de la région. Nous avons discuté de la guerre de 1948, un tournant décisif, et des raisons pour lesquelles les Palestiniens ont rejeté le plan de partage proposé par l’ONU.
Vincent offre un éclairage précieux sur cette période, où 80% de la population en Palestine était arabe, mais où le projet sioniste prenait de plus en plus de poids, soutenu par une volonté de créer un État juif indépendant.
La guerre des Six Jours en 1967, un autre moment clé, a conduit à l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza, du Golan et du Sinaï par Israël.
Cet épisode a profondément redessiné les frontières de la région, transformant le conflit israélo-palestinien en une lutte pour la restitution des territoires.
Nous avons discuté de la façon dont cette occupation perdure encore aujourd'hui et comment elle continue d'alimenter les tensions.
Enfin, nous avons abordé les tentatives de paix, notamment les accords d'Oslo dans les années 1990, qui avaient suscité beaucoup d'espoir mais qui, malheureusement, ont échoué à apporter une solution durable.
J’ai interrogé Vincent sur les raisons de cet échec, en particulier le pari fait par Yasser Arafat, qui a reconnu l’existence d’Israël en échange d’un espoir de restitution de 22% du territoire pour un État palestinien.
A cette occasion, il recevra le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres.Malheureusement, cet espoir n’a jamais été concrétisé.
Cet épisode est une véritable plongée dans l’histoire et les enjeux contemporains du conflit israélo-palestinien.
Nous tentons de prendre du recul pour mieux comprendre les racines profondes de cette confrontation, les dynamiques religieuses et nationales, ainsi que le rôle des grandes puissances dans la région.
C’est une invitation à aller au-delà des raccourcis et des idées préconçues pour saisir la complexité d’un conflit qui continue de modeler l’actualité internationale.
Une partie des questions que l'on traite avec Vincent :À partir de quel moment historique est-il pertinent de remonter pour comprendre le conflit israélo-palestinien ?
- Comment le projet sioniste a-t-il émergé à la fin du 19ème siècle et quelle a été son influence sur les relations internationales ?- Quelles ont été les motivations derrière la déclaration de Balfour en 1917 et comment a-t-elle changé le cours du conflit ?- Quelles étaient les dynamiques religieuses et sociales entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane avant le début des tensions nationalistes ?- Pourquoi les Palestiniens ont-ils refusé le plan de partage de l’ONU en 1947 ?- Quels ont été les impacts des guerres de 1948 et de 1967 sur les frontières actuelles de la région ?- En quoi la guerre des Six Jours de 1967 a-t-elle marqué un tournant décisif dans le conflit israélo-palestinien ?- Comment l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza s’est-elle mise en place, et pourquoi persiste-t-elle encore aujourd’hui ?- Quelles étaient les principales divergences entre les mouvements sionistes révisionnistes et les mouvements sionistes plus modérés ?- Pourquoi les accords d'Oslo ont-ils échoué à résoudre le conflit et quels étaient les enjeux stratégiques pour les deux parties ?- Quel rôle a joué la diaspora palestinienne dans le soutien international à la cause palestinienne ?- Comment les puissances coloniales, comme la France et le Royaume-Uni, ont-elles influencé les premiers accords autour de la Palestine ?- Quel est l'impact de la montée des mouvements religieux en Israël et en Palestine sur les négociations politiques ?- En quoi le processus de paix est-il entravé par la politique des colonies israéliennes en Cisjordanie ?- Pourquoi les frontières définies après la guerre de 1948 n'ont-elles pas suffi à stabiliser la région ?- Quel rôle jouent les grandes puissances, comme les États-Unis et la Russie, dans la dynamique du conflit actuel ?- Comment la guerre en Ukraine a-t-elle influencé la perception du conflit israélo-palestinien sur la scène internationale ?- En quoi les accords récents, comme ceux d'Abraham, impactent-ils le conflit israélo-palestinien ?- Quels sont les principaux points de blocage dans les négociations actuelles entre Israël et l’Autorité palestinienne ?- Comment l'évolution des mouvements politiques en Israël, comme la montée de l'extrême droite, a-t-elle influencé la gestion du conflit ?- Quelle est la position de l'Union Européenne sur les colonies israéliennes et l'occupation des territoires ?- Pourquoi les résolutions de l'ONU n'ont-elles pas abouti à une solution durable ?- En quoi la guerre des Yom Kippour en 1973 a-t-elle modifié la géopolitique régionale ?- Comment la question des réfugiés palestiniens influence-t-elle encore aujourd'hui le processus de paix ?- Quel rôle les organisations non-gouvernementales jouent-elles dans la médiation du conflit ?
Timestamps
- 00:00 - Le poids des résolutions de l'ONU :- 03:30 - La politique américaine au Moyen-Orient : - 08:00 - La radicalisation religieuse des deux côtés : - 12:45 - Discussion sur le terme génocide dans le contexte israélo-palestinien : - 20:00 - Les mouvements BDS et les appels au boycott d’Israël : - 27:15 - L'influence des médias internationaux : - 33:45 - L'expansion des colonies israéliennes en Cisjordanie : - 40:00 - Les accords d'Abraham : - 45:30 - Héritage de la guerre des Six Jours (1967) : - 51:00 - Le futur de Jérusalem :- 55:30 - Perspectives pour une solution pacifique :
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)
- #166 Comprendre le phénomène des génocides pour les éviter avec Jacques Fredj (https://audmns.com/ftstCEN)
- #175 Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/DDPnQDW)
187 #321 (partie 1) Israël-Palestine : Comprendre et décrypter le conflit avec Vincent Lemire
Vincent Lemire, historien spécialiste de Jérusalem est le directeur du centre de recherche français à Jérusalem, maître de conférences et spécialiste des conflits du Proche-Orient.Il est l'auteur de très nombreux ouvrages, dernièrement de la bande dessinée à succès Jérusalem mais il a également participé au podcast de France Inter Israël Palestine : anatomie d'un conflit et est l'auteur du livre éponyme.Vincent a consacré l'ensemble de sa carrière à étudier cette région du monde, avec un regard attentif sur les dynamiques historiques, religieuses et géopolitiques qui la traversent.
Ensemble, nous avons pris le temps de décrypter un sujet complexe, sensible et souvent mal compris : le conflit israélo-palestinien.Aucun sujet ne devrait être tabou mais il est important de les traiter avec neutralité et s'attachant aux faits et aux lois. C'est exactement ce que l'on fait avec Vincent.Cet épisode est le plus long jamais réalisé sur Vlan, il est donc séparé en 2 parties.
Dans cet épisode, nous parlons de l’émergence du sionisme, un mouvement politique et national né à la fin du 19ème siècle en Europe.
C’est Theodor Herzl, marqué par l’antisémitisme européen, et notamment par l’affaire Dreyfus en France, qui a formulé l’idée d’un refuge pour les Juifs dans un contexte de montée des persécutions.
J’ai questionné Vincent sur la manière dont ce projet sioniste s’est structuré et les différentes options qui ont été envisagées avant que la Palestine ne devienne la destination privilégiée pour la création d'un foyer national juif.
Ce point de départ est crucial pour comprendre les tensions qui s'en suivront.
Nous avons aussi exploré la cohabitation entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane à la fin du 19ème siècle.
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les relations entre ces communautés étaient relativement harmonieuses à l’époque, notamment à Jérusalem, où la municipalité était mixte, avec des représentants de chaque communauté.
Vincent explique comment ce fragile équilibre a été bouleversé par la montée des nationalismes à partir du début du 20ème siècle.
Le conflit a véritablement pris forme après la Première Guerre mondiale, lorsque les puissances coloniales ont pris le contrôle de la région. Nous avons discuté de la guerre de 1948, un tournant décisif, et des raisons pour lesquelles les Palestiniens ont rejeté le plan de partage proposé par l’ONU.
Vincent offre un éclairage précieux sur cette période, où 80% de la population en Palestine était arabe, mais où le projet sioniste prenait de plus en plus de poids, soutenu par une volonté de créer un État juif indépendant.
La guerre des Six Jours en 1967, un autre moment clé, a conduit à l’occupation de la Cisjordanie, de Gaza, du Golan et du Sinaï par Israël.
Cet épisode a profondément redessiné les frontières de la région, transformant le conflit israélo-palestinien en une lutte pour la restitution des territoires.
Nous avons discuté de la façon dont cette occupation perdure encore aujourd'hui et comment elle continue d'alimenter les tensions.
Enfin, nous avons abordé les tentatives de paix, notamment les accords d'Oslo dans les années 1990, qui avaient suscité beaucoup d'espoir mais qui, malheureusement, ont échoué à apporter une solution durable.
J’ai interrogé Vincent sur les raisons de cet échec, en particulier le pari fait par Yasser Arafat, qui a reconnu l’existence d’Israël en échange d’un espoir de restitution de 22% du territoire pour un État palestinien.
A cette occasion, il recevra le prix Nobel de la Paix conjointement avec Yitzhak Rabin et Shimon Peres.Malheureusement, cet espoir n’a jamais été concrétisé.
Cet épisode est une véritable plongée dans l’histoire et les enjeux contemporains du conflit israélo-palestinien.
Nous tentons de prendre du recul pour mieux comprendre les racines profondes de cette confrontation, les dynamiques religieuses et nationales, ainsi que le rôle des grandes puissances dans la région.
C’est une invitation à aller au-delà des raccourcis et des idées préconçues pour saisir la complexité d’un conflit qui continue de modeler l’actualité internationale.
Une partie des questions que l'on traite avec Vincent :À partir de quel moment historique est-il pertinent de remonter pour comprendre le conflit israélo-palestinien ?
- Comment le projet sioniste a-t-il émergé à la fin du 19ème siècle et quelle a été son influence sur les relations internationales ?- Quelles ont été les motivations derrière la déclaration de Balfour en 1917 et comment a-t-elle changé le cours du conflit ?- Quelles étaient les dynamiques religieuses et sociales entre Juifs, Musulmans et Chrétiens dans la Palestine ottomane avant le début des tensions nationalistes ?- Pourquoi les Palestiniens ont-ils refusé le plan de partage de l’ONU en 1947 ?- Quels ont été les impacts des guerres de 1948 et de 1967 sur les frontières actuelles de la région ?- En quoi la guerre des Six Jours de 1967 a-t-elle marqué un tournant décisif dans le conflit israélo-palestinien ?- Comment l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza s’est-elle mise en place, et pourquoi persiste-t-elle encore aujourd’hui ?- Quelles étaient les principales divergences entre les mouvements sionistes révisionnistes et les mouvements sionistes plus modérés ?- Pourquoi les accords d'Oslo ont-ils échoué à résoudre le conflit et quels étaient les enjeux stratégiques pour les deux parties ?- Quel rôle a joué la diaspora palestinienne dans le soutien international à la cause palestinienne ?- Comment les puissances coloniales, comme la France et le Royaume-Uni, ont-elles influencé les premiers accords autour de la Palestine ?- Quel est l'impact de la montée des mouvements religieux en Israël et en Palestine sur les négociations politiques ?- En quoi le processus de paix est-il entravé par la politique des colonies israéliennes en Cisjordanie ?- Pourquoi les frontières définies après la guerre de 1948 n'ont-elles pas suffi à stabiliser la région ?- Quel rôle jouent les grandes puissances, comme les États-Unis et la Russie, dans la dynamique du conflit actuel ?- Comment la guerre en Ukraine a-t-elle influencé la perception du conflit israélo-palestinien sur la scène internationale ?- En quoi les accords récents, comme ceux d'Abraham, impactent-ils le conflit israélo-palestinien ?- Quels sont les principaux points de blocage dans les négociations actuelles entre Israël et l’Autorité palestinienne ?- Comment l'évolution des mouvements politiques en Israël, comme la montée de l'extrême droite, a-t-elle influencé la gestion du conflit ?- Quelle est la position de l'Union Européenne sur les colonies israéliennes et l'occupation des territoires ?- Pourquoi les résolutions de l'ONU n'ont-elles pas abouti à une solution durable ?- En quoi la guerre des Yom Kippour en 1973 a-t-elle modifié la géopolitique régionale ?- Comment la question des réfugiés palestiniens influence-t-elle encore aujourd'hui le processus de paix ?- Quel rôle les organisations non-gouvernementales jouent-elles dans la médiation du conflit ?
Timestamps :
- 02:00 - Les origines du sionisme : Émergence du projet sioniste en Europe à la fin du 19ème siècle en réponse à l’antisémitisme.- 07:00 - La cohabitation à Jérusalem avant 1908 : Juifs, Musulmans et Chrétiens vivaient en harmonie dans la Palestine ottomane.- 12:30 - L’influence de la déclaration de Balfour (1917) : Promesse britannique de soutien à la création d'un foyer national juif.- 18:45 - La guerre de 1948 et le plan de partage de l’ONU : Analyse des raisons pour lesquelles les Palestiniens ont refusé le plan proposé.- 23:00 - La montée des tensions dans les années 1920 : La formation des milices juives et les premières confrontations.- 28:40 - L'impact de la guerre des Six Jours (1967) : Transformation des frontières et occupation des territoires palestiniens.- 35:00 - La question des réfugiés palestiniens : Les conséquences de l’expulsion de milliers de Palestiniens après 1948.- 40:15 - Pourquoi les accords d'Oslo ont échoué : Discussion sur les espoirs et les déceptions des négociations des années 1990.- 45:30 - La montée de l'extrême droite en Israël : Impact des partis religieux et nationalistes sur la politique israélienne.- 50:10 - Le rôle des colonies israéliennes : Comment la politique de colonisation en Cisjordanie complique le processus de paix.- 55:45 - Le rôle des grandes puissances : L'implication des États-Unis, de la Russie et de l'Union Européenne dans la gestion du conflit.- 1:01:00 - La perspective palestinienne aujourd'hui : Comment les Palestiniens perçoivent leur situation face à l'occupation israélienne.- 1:05:00 - Le rôle des médias et des réseaux sociaux : Leur impact sur la perception internationale du conflit.- 1:10:00 - Les accords d’Abraham : Quels impacts ont eu ces accords récents sur la dynamique du conflit israélo-palestinien ?- 1:12:30 - Perspectives d’avenir : Quelles solutions sont envisageables pour un futur plus apaisé dans la région ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #312 Les défis géopolitiques d’un monde hors de contrôle avec Thomas Gomart (https://audmns.com/jscnrns)
- #175 Comprendre le dessous des guerres invisibles mondiales avec Thomas Gomart (https://audmns.com/DDPnQDW)
- #166 Comprendre le phénomène des génocides pour les éviter avec Jacques Fredj (https://audmns.com/ftstCEN)
188 #320 Ecologie : se concentrer sur les solutions avec Mamad
Mamad Dembele, fondateur du compte Instagram The Impact Story, a accumulé plus de 330 000 followers et a lancé un podcast dédié aux solutions écologiques.
Dans cet épisode, nous parlons de comment Mamad pense que dénoncer les problèmes n'est pas la bonne solution, mais qu'il faut plutôt mettre en avant les solutions concrètes que des citoyens, des entrepreneurs et des activistes proposent à travers le monde.
J'ai questionné Mamad sur la manière dont il est passé d’une carrière en finance à un engagement profond dans la transition écologique et sociale, notamment en rejoignant un fonds d’investissement à impact.
Nous avons discuté de la responsabilité des banques dans le financement des énergies fossiles et de l’importance de réorienter les récits autour de l’écologie, en adoptant une approche plus positive et inspirante.
Dans cet épisode, nous parlons de pourquoi il est essentiel d'arrêter de parler de problèmes en permanence et de mettre en lumière ceux qui trouvent des solutions.
Mamad explique également comment son expérience personnelle, en grandissant entre le Mali, la banlieue parisienne et Paris, l’a poussé à s'intéresser aux inégalités sociales et, plus tard, à l’écologie.
J’ai aussi échangé avec lui sur les transformations positives que nous vivons, notamment à travers des exemples concrets de projets comme Morpho, qui utilise des drones pour reforester massivement, ou encore des solutions sociales comme Colette, une initiative qui lutte contre la précarité des étudiants et l’isolement des personnes âgées.
Dans cet épisode, nous explorons également comment changer les narratifs sur l’écologie peut motiver plus de personnes à agir, non pas par culpabilité, mais par envie d’un futur plus heureux et harmonieux.
Je vous laisse découvrir cette discussion inspirante avec Mamad. Bonne écoute !
Les questions que l'on se pose :
- Peux-tu nous raconter l'histoire de ton compte Instagram The Impact Story et pourquoi tu l'as lancé ?- Qu'est-ce qui t'a sensibilisé à l'écologie et à la transition écologique ?- Pourquoi penses-tu qu'il est essentiel de parler des solutions plutôt que des problèmes liés à l’écologie ?- Quelles sont, selon toi, les erreurs dans la manière dont l’écologie est souvent présentée ?- Quel est le rôle de la finance dans la lutte contre le changement climatique ?- Quelles sont les solutions concrètes que tu partages sur The Impact Story ?- Qu'est-ce que tu dirais aux personnes qui ne veulent plus entendre parler d'écologie ?- Penses-tu qu'il est important de réorienter nos récits sur l’avenir pour qu’ils soient plus optimistes ?- Quels sont les projets qui t’ont le plus marqué en matière d’impact écologique et social ?
Le timelaps : 00:00 – Introduction de Mamad et son compte Instagram The Impact Story.
- 02:50 – Mamad raconte comment il a lancé son compte pour partager des solutions écologiques.- 05:00 – Sensibilisation de Mamad à l'écologie et transition dans la finance à impact.- 07:14 – Pourquoi les gens se lassent des discours écologiques et comment changer cela.- 09:30 – Importance de rendre l’écologie attrayante et motivante par des récits positifs.- 12:00 – Projets concrets de reforestation avec drones et solutions technologiques.- 16:30 – Comment chacun peut agir à son échelle pour un impact écologique collectif.- 21:25 – Le rôle des récits dans la transformation sociétale.- 29:23 – L’importance de la fiction pour réimaginer un futur positif.- 41:15 – Changements rapides dans les comportements écologiques grâce à l'influence et aux nouveaux récits.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #170 Ecologie: dépasser les fausses bonnes idées avec Hélène de Vestele (https://audmns.com/NsiNltm)
- #132 Ecologie, les entreprises peuvent-elles contribuer positivement? Avec Fabrice Bonnifet (https://audmns.com/UrCaRQm)
- [HORS SERIE] Ecologie et mode de vie: comment réagir sans tout sacrifier? (https://audmns.com/iDvwTfO)
189 #319 Tout comprendre pour mieux dormir avec Véronique Bellemare (partie 2)
Véronique Bellemare est canadienne et elle est la fondatrice du Somna Institute, le seul institut de somnopédagogie et de somnothérapie holistique au monde. L'Institut Somna a aidé des milliers de personnes à mieux dormir, et forme notamment des professionnels de la santé qui souhaitent mieux accompagner leurs patients ou clients dans la gestion du sommeil.
Avec 10% de la population française souffrant d'insomnie chronique et 44% des Français insatisfaits de leur sommeil, la gestion du sommeil est un véritable problème de santé publique. Le manque de sommeil coûte aussi environ 100 milliards d’euros par an à la France. Pourtant, le sommeil est largement ignoré dans l'éducation publique et pire encore, dans la formation médicale. Dans un cursus de médecine qui dure en général 9 ans, seulement 4 heures sont dédiées au sommeil!
Moi-même j'ai régulièrement des nuits compliquées parfois sans même comprendre pourquoi.
Dans cet épisode, Véronique nous explique comment ignorer les signaux de sommeil peut perturber notre cycle de repos, un peu comme manquer un train.
Elle partage son expérience personnelle avec l'insomnie et les défis d'un état d'hyperactivité constant.
Nous plongeons dans la nécessité de rééquilibrer nos sources de difficultés physiques, psychiques et physiologiques pour retrouver un sommeil réparateur.
Véronique nous offre des conseils pratiques, que ce soit sur la meilleure période pour faire du sport sans perturber le sommeil, ou sur l'importance de modéliser de bonnes habitudes de sommeil pour nos enfants.
Nous discuterons également des conséquences de la privation de sommeil, du rôle crucial de la lumière dans la régulation de notre horloge biologique, et des méthodes pour gérer le stress et les ruminations avant de dormir.
Véronique insiste sur la valorisation du sommeil comme un droit fondamental et son impact sur notre bien-être général.
Enfin, nous aborderons les défis spécifiques des jeunes parents, la structure du sommeil polyphasique chez les bébés et les stratégies pour améliorer la qualité du sommeil dans nos vies modernes.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #189 Les psychédéliques pour améliorer votre santé mentale? Avec Françoise Bourzat (https://audmns.com/tgOZoDG)
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
190 #319 Tout comprendre pour mieux dormir avec Véronique Bellemare (Partie 1)
Véronique Bellemare est canadienne et elle est la fondatrice du Somna Institute, le seul institut de somnopédagogie et de somnothérapie holistique au monde. L'Institut Somna a aidé des milliers de personnes à mieux dormir, et forme notamment des professionnels de la santé qui souhaitent mieux accompagner leurs patients ou clients dans la gestion du sommeil.
Avec 10% de la population française souffrant d'insomnie chronique et 44% des Français insatisfaits de leur sommeil, la gestion du sommeil est un véritable problème de santé publique. Le manque de sommeil coûte aussi environ 100 milliards d’euros par an à la France. Pourtant, le sommeil est largement ignoré dans l'éducation publique et pire encore, dans la formation médicale. Dans un cursus de médecine qui dure en général 9 ans, seulement 4 heures sont dédiées au sommeil!
Moi-même j'ai régulièrement des nuits compliquées parfois sans même comprendre pourquoi.
Dans cet épisode, Véronique nous explique comment ignorer les signaux de sommeil peut perturber notre cycle de repos, un peu comme manquer un train.
Elle partage son expérience personnelle avec l'insomnie et les défis d'un état d'hyperactivité constant.
Nous plongeons dans la nécessité de rééquilibrer nos sources de difficultés physiques, psychiques et physiologiques pour retrouver un sommeil réparateur.
Veronique nous offre des conseils pratiques, que ce soit sur la meilleure période pour faire du sport sans perturber le sommeil, ou sur l'importance de modéliser de bonnes habitudes de sommeil pour nos enfants.
Nous discuterons également des conséquences de la privation de sommeil, du rôle crucial de la lumière dans la régulation de notre horloge biologique, et des méthodes pour gérer le stress et les ruminations avant de dormir.
Veronique insiste sur la valorisation du sommeil comme un droit fondamental et son impact sur notre bien-être général.
Enfin, nous aborderons les défis spécifiques des jeunes parents, la structure du sommeil polyphasique chez les bébés et les stratégies pour améliorer la qualité du sommeil dans nos vies modernes.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
- #239 Comment repenser le système de santé en France? Avec Jean Charles Samuelian (https://audmns.com/mTSHtnB)
- #303 Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini (https://audmns.com/wpAEWJH)
191 #318 La puissance de la vulnérabilité en action avec Melvine Deba
Melvine Deba est handballeuse professionnelle et autrice d'un ouvrage un espace de vulérabilité partagé.Nous avons adoré regarder les J.Os mais connaissons mal la réalité des sportifs de haut niveau.
Melvine partage avec une grande sincérité son parcours exceptionnel, tant sur le terrain qu'au-delà.
Elle dévoile les réalités cachées derrière les mythes des athlètes infaillibles, en abordant des sujets essentiels comme la performance, la blessure, et la quête de sens dans un monde obsédé par le succès.
À travers son récit, elle nous entraîne dans une réflexion profonde sur la vulnérabilité, la pression de la perfection, et la nécessité de redéfinir la force.
Elle nous parle de son expérience personnelle face à un accident qui a bouleversé sa carrière, mais aussi de son combat intérieur pour retrouver sa dignité et son estime de soi après un traumatisme d’enfance.
Cet épisode est une invitation à repenser notre rapport à la réussite, à embrasser notre humanité dans toute sa complexité, et à trouver la liberté dans l'acceptation de nos faiblesses.
Un témoignage puissant et inspirant qui résonnera en chacun de nous.
Des questions que l'on se pose :
- Quel est, selon toi, le plus grand mythe autour des sportifs de haut niveau ?
- Peux-tu nous expliquer ce qui s’est passé lors de ta blessure et comment tu l'as vécue ?
- Quel est ton rapport à la performance, et comment fais-tu la différence entre le plaisir de jouer et la pression de performer ?
- À quel moment as-tu réalisé que tu avais plus peur d’échouer que l’envie de gagner ?
- Comment as-tu réussi à dépasser cette peur de l’échec et à trouver une reconnaissance intérieure ?
- Quelles démarches ou outils as-tu mis en place pour te reconnecter à toi-même après ta blessure ?
- Comment gères-tu le passage de l’hyperactivité sportive à l’immobilisation forcée ?
- Est-ce que cette période d'arrêt a remis en question tes valeurs et ton drive personnel ?
- Qu'est-ce que cela fait de devoir constamment prouver sa valeur, en particulier dans un contexte où tu dois démontrer ta force en tant que femme et athlète ?
- Pourquoi as-tu choisi d’écrire un livre pour partager ton histoire, plutôt que de la raconter à tes proches en premier ?
Timelaps :
00:00 Rapport à la performance influencé par l'enfance.
07:22 Obsession pour le sport conduisant à blessures.
11:50 Coach aide à trouver dignité malgré blessure.
16:17 Rapport à l'échec, lecture de Osez vraiment réussir
24:39 Choisir entre être fort et vulnérable.
29:54 Blessure, psy, agression sexuelle, nettoyer, inceste, mots.
33:44 Déni de l'inceste et clichés sur les femmes.
42:52 Tentative d'assassinat réfléchie, partage de vulnérabilité.
44:19 L'écriture m'a permis de guérir et d'évoluer.
54:17 Différencier les silences, introspectif, méditatif, nécessaire.
55:43 Trop de bruit, retrouver le silence intérieur.
01:01:38 Apprentissage de l'espagnol par son et émotion.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #77 Pourquoi vous devriez vous intéresser à l'esport avec Angela Natividad (https://audmns.com/ngplEvZ)
- #154 Changer de vie et revenir à l'essentiel avec Pedro Correa (https://audmns.com/yWsWFgE)
- #278 Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber (https://audmns.com/nMPymjS)
192 #317 Les secrets pour améliorer son efficacité et maximiser son bien être avec Jeremy Coron (partie 2)
Jeremy Coron est un expert de la productivité et il s'est particulièrement intéressé aux neurosciences pour nous aider à comprendre comment nous pouvions améliorer notre efficacité pour finalement améliorer notre bien-être!
Il est l'auteur de votre cerveau n'est pas programmé pour être productifEnsemble nous parlons des méthodes permettant d'optimiser notre quotidien. Vous le savez sans doute, je ne suis pas fan de tout ce qui concerne l'optimisation (cf mon ted talk) mais Jérémy partage comment on peut faire au mieux quand on a un emploi du temps chargé, des enfants, un travail prenant et pour ce qui le concerne un engagement dans le sport.Tout ca en essayant de trouver du sens dans ses objectifs professionnels. On va reparler des bases : alimentation, sommeil et mouvement bien sur mais avec des conseils hyper concrêt et des explications que vous n'avez sans doute encore jamais eu.
Ensemble, nous explorons les impacts du scrolling sur notre concentration, l'importance des émotions dans la fixation d'objectifs, et abordons des concepts comme la flèche de la concentration et la régulation du rythme circadien.
Jérémy nous offre des conseils pratiques sur la gestion du stress, le bien-être au travail, l'alimentation naturelle et l'amélioration du sommeil.
J'espère que comme moi, vous allez plonger dans cette conversation enrichissante qui vous donnera des clés pour améliorer votre productivité et votre bien-être au quotidien !
Les questions que l'on traite : 1. Jérémy parle de l'importance de trouver un sens dans ses objectifs professionnels pour maintenir la productivité. Quels exemples concrets peux tu donner d’objectifs qui motivent et comment y trouvez du sens ?
- Ta critique de Jérémy sur le concept SMART et l’importance des émotions dans la fixation d’objectifs a-t-elle changé votre perspective sur la gestion de vos propres objectifs ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
- Tu as parlé de l'importance de trouver un sens dans tes objectifs professionnels pour maintenir la productivité. Quels exemples concrets peux-tu partager d’objectifs qui te motivent, et comment y trouves-tu du sens ?
- Ta critique du concept SMART et l’accent que tu mets sur l’importance des émotions dans la fixation d’objectifs ont-ils changé ta perspective sur la gestion de tes propres objectifs ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
- Comment l’approche émotionnelle de la fixation d’objectifs que tu proposes peut-elle influencer la motivation à long terme dans d’autres domaines de la vie, comme les relations ou les loisirs créatifs ?
- En quoi le débat sur l'impact du scrolling sur la concentration résonne-t-il avec tes propres expériences de gestion du temps et de productivité ?
- Que penses-tu de la suggestion de la méditation comme outil pour améliorer la concentration ? As-tu déjà essayé ? Si oui, quels ont été les résultats ?
- La discussion sur les mauvaises habitudes alimentaires et l’importance d’une alimentation naturelle est très pertinente. Quels changements alimentaires penses-tu pouvoir intégrer dans ton quotidien pour améliorer ton bien-être ?
- La notion de chronotypes (lions, ours, loups) a été abordée. Quel chronotype penses-tu correspondre le mieux à tes habitudes, et comment pourrais-tu ajuster tes tâches quotidiennes en fonction de ce constat ?
- Tu as évoqué l'importance de faire des pauses pour maintenir la concentration. Quelle est ta méthode préférée pour prendre des pauses efficaces et ressourçantes ?
- Comment perçois-tu l’idée que la lumière bleue doit être prise de façon directe (sans fenêtres ou lunettes) pour être efficace le matin ? As-tu des routines matinales en lien avec l’exposition à la lumière naturelle ?
- Tu as parlé de la nécessité de comprendre les mécanismes biologiques et hormonaux pour mieux contrôler la procrastination et les décisions. Quels outils ou techniques utilises-tu pour améliorer ta compréhension et gestion de ton propre comportement ?
Le timelaps de l'épisode :00:00 Liberté égale non-connaissance, choix irrationnels, conscience des mécanismes.
06:58 Pas fait pour rester assis, marcher élargit regard.
11:49 Peur du vide, stress, réaction biologique instinctive.
18:59 Système un versus système deux pour l'efficacité.
25:51 Gestion du sommeil pour la santé physique.
30:30 Expertise en troubles du sommeil et insomnie
34:18 Éviter la lumière bleue et les écrans.
40:40 Évolution du chronotype avec l'âge et lumière.
43:26 Ne pas lier insomnie au lit pour dormir.
53:13 Notion de survie liée à l'énergie alimentaire.
57:47 Digestion, choix entre protéines et féculents. Alcalin vs acide, impact sur le corps.
01:02:49 La sédentarité tue plus que la cigarette.
01:10:08 L'acronyme SMART pour objectifs et la dopamine.
01:13:36 Objectif intrinsèque motivant, pas pour les autres.
01:20:26 Superman explique que la concentration ne s'allume pas et s'éteint. Trois neurotransmetteurs créent cet état.
01:22:44 Ouvrir la porte à l'ouverture des enfants.
193 #317 Les secrets pour améliorer son efficacité et maximiser son bien être avec Jeremy Coron (partie 1)
Jeremy Coron est un expert de la productivité et il s'est particulièrement intéressé aux neurosciences pour nous aider à comprendre comment nous pouvions améliorer notre efficacité pour finalement améliorer notre bien-être!
Il est l'auteur de votre cerveau n'est pas programmé pour être productifEnsemble nous parlons des méthodes permettant d'optimiser notre quotidien. Vous le savez sans doute, je ne suis pas fan de tout ce qui concerne l'optimisation (cf mon ted talk) mais Jérémy partage comment on peut faire au mieux quand on a un emploi du temps chargé, des enfants, un travail prenant et pour ce qui le concerne un engagement dans le sport.Tout ca en essayant de trouver du sens dans ses objectifs professionnels. On va reparler des bases : alimentation, sommeil et mouvement bien sur mais avec des conseils hyper concrêt et des explications que vous n'avez sans doute encore jamais eu.
Ensemble, nous explorons les impacts du scrolling sur notre concentration, l'importance des émotions dans la fixation d'objectifs, et abordons des concepts comme la flèche de la concentration et la régulation du rythme circadien.
Jérémy nous offre des conseils pratiques sur la gestion du stress, le bien-être au travail, l'alimentation naturelle et l'amélioration du sommeil.
J'espère que comme moi, vous allez plonger dans cette conversation enrichissante qui vous donnera des clés pour améliorer votre productivité et votre bien-être au quotidien !
Les questions que l'on traite : 1. Jérémy parle de l'importance de trouver un sens dans ses objectifs professionnels pour maintenir la productivité. Quels exemples concrets peux tu donner d’objectifs qui motivent et comment y trouvez du sens ?
- Ta critique de Jérémy sur le concept SMART et l’importance des émotions dans la fixation d’objectifs a-t-elle changé votre perspective sur la gestion de vos propres objectifs ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
- Tu as parlé de l'importance de trouver un sens dans tes objectifs professionnels pour maintenir la productivité. Quels exemples concrets peux-tu partager d’objectifs qui te motivent, et comment y trouves-tu du sens ?
- Ta critique du concept SMART et l’accent que tu mets sur l’importance des émotions dans la fixation d’objectifs ont-ils changé ta perspective sur la gestion de tes propres objectifs ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
- Comment l’approche émotionnelle de la fixation d’objectifs que tu proposes peut-elle influencer la motivation à long terme dans d’autres domaines de la vie, comme les relations ou les loisirs créatifs ?
- En quoi le débat sur l'impact du scrolling sur la concentration résonne-t-il avec tes propres expériences de gestion du temps et de productivité ?
- Que penses-tu de la suggestion de la méditation comme outil pour améliorer la concentration ? As-tu déjà essayé ? Si oui, quels ont été les résultats ?
- La discussion sur les mauvaises habitudes alimentaires et l’importance d’une alimentation naturelle est très pertinente. Quels changements alimentaires penses-tu pouvoir intégrer dans ton quotidien pour améliorer ton bien-être ?
- La notion de chronotypes (lions, ours, loups) a été abordée. Quel chronotype penses-tu correspondre le mieux à tes habitudes, et comment pourrais-tu ajuster tes tâches quotidiennes en fonction de ce constat ?
- Tu as évoqué l'importance de faire des pauses pour maintenir la concentration. Quelle est ta méthode préférée pour prendre des pauses efficaces et ressourçantes ?
- Comment perçois-tu l’idée que la lumière bleue doit être prise de façon directe (sans fenêtres ou lunettes) pour être efficace le matin ? As-tu des routines matinales en lien avec l’exposition à la lumière naturelle ?
- Tu as parlé de la nécessité de comprendre les mécanismes biologiques et hormonaux pour mieux contrôler la procrastination et les décisions. Quels outils ou techniques utilises-tu pour améliorer ta compréhension et gestion de ton propre comportement ?
Le timelaps de l'épisode :00:00 Liberté égale non-connaissance, choix irrationnels, conscience des mécanismes.
06:58 Pas fait pour rester assis, marcher élargit regard.
11:49 Peur du vide, stress, réaction biologique instinctive.
18:59 Système un versus système deux pour l'efficacité.
25:51 Gestion du sommeil pour la santé physique.
30:30 Expertise en troubles du sommeil et insomnie
34:18 Éviter la lumière bleue et les écrans.
40:40 Évolution du chronotype avec l'âge et lumière.
43:26 Ne pas lier insomnie au lit pour dormir.
53:13 Notion de survie liée à l'énergie alimentaire.
57:47 Digestion, choix entre protéines et féculents. Alcalin vs acide, impact sur le corps.
01:02:49 La sédentarité tue plus que la cigarette.
01:10:08 L'acronyme SMART pour objectifs et la dopamine.
01:13:36 Objectif intrinsèque motivant, pas pour les autres.
01:20:26 Superman explique que la concentration ne s'allume pas et s'éteint. Trois neurotransmetteurs créent cet état.
01:22:44 Ouvrir la porte à l'ouverture des enfants.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- Vlan #135 Se reconnecter à l'intelligence du corps avec Eve Berger Grosjean (https://audmns.com/ETKQSfx)
- #257 Se réapproprier ses émotions à travers le corps avec Bolewa Sabourin (https://audmns.com/hNQWsty)
- #280 Addiction aux écrans : reprendre le contrôle avec Kenneth Schlenker (https://audmns.com/uOylwQa)
194 [BEST-OF] Comment les algues pourraient TOUT changer? Avec Vincent Doumeizel
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Vincent Doumeizel est conseiller sénior sur les océans et plus spécifiquement sur les algues à l'O.N.U. Mais surtout Vincent est peut être l'homme qui aujourd'hui va vous redonner de l'espoir (si jamais vous étiez dans une solastalgie profonde). C'est rare de parler d'écologie et d'avoir une lueur d'espoir. Cela parait même fou. Alors que vient de se terminer le sommet pour les océans à Lisbonne et alors que pour certains d'entres vous, vous vous apprétez à partir en vacances, peut être qu'une partie de la révolution que nous devons voir advenir provient des algues. Nous n'avons pas nécessairement une bonne image des algues, dans nos cultures, nous les connaissons mal en réalité. Pourtant, ce que Vincent m'explique dans cet épisode va totalement mettre votre cerveau sans dessus dessous. Ca semble presque irréel tant les algues pourraient nous aider à résoudre en grande partie les problèmes qui sont devant nous et en particulier le réchauffement des océans, leur acidification et le réchauffement de la planète de manière générale. Evidemment l'idée n'est pas dire que cela suffira et justifie que l'on continue avec notre modèle mortifère de société mais par contre que si nous y mettons du notre, alors les algues pourraient être une solution pour réduire les emballages non recyclables et en particulier le plastique, nourrir les individus et permettre à la terre de se reposer et même réduire le méthane généré par les bovins...oui ca va jusque là. Un épisode qui moi même m'a renversé et j'espère que vous apprécierez son écoute.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #213 Comprendre (simplement) le changement climatique avec Thomas Wagner (Bon Pote) (https://audmns.com/mPhwsuj)
- #220 Relier la conquête spatiale et l'écologie avec Christophe Lasseur (https://audmns.com/AZRpUjm)
- #170 Ecologie: dépasser les fausses bonnes idées avec Hélène de Vestele (https://audmns.com/NsiNltm)
195 [BEST-OF] Sortir de l'hypernormalité pour être soi avec Ines Weber
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Inès Weber est psychologue clinicienne, psychothérapeute et cofondatrice avec le philosophe Abdennour Bidar du Sésame, un centre de culture spirituelle non confessionnel, ouvert en 2015. Le Sésame propose à tous de découvrir, de façon ouverte et libre, les héritages des grandes sagesses philosophiques et religieuses de l’humanité. Inès publiera en avril 2023 chez Gallimard son premier essai : Être soi, une quête essentielle au service du monde.
Avec Ines, nous soulevons des questions sur le sentiment de manque malgré le confort matériel, la culpabilité associée à cette recherche, la différence entre le moi et le soi, ainsi que le lien avec la société.
Évidemment, la connaissance de soi va au-delà des caractéristiques visibles et explore des parties insoupçonnées de notre être.
Ines souligne que la recherche de sens est valable pour tous dans la mesure ou il s'agit d'une réponse au vide de sens dans notre société matérialiste.
Elle nous propose des exercices spirituels pour se connecter à soi-même. Dans ce podcast, nous discutons de l'idée d'hypernormalité dans la société moderne et comment la consommation de masse se fait au détriment du développement individuel.
D'ailleurs l'école est dans une certaine mesure une fabrique de l'hypernormalité en enseignant aux enfants à se conformer plutôt qu'à être eux-mêmes.
Nous critiquons la mentalité de gratification instantanée et de consommation immédiate qui prévaut dans la société actuelle en soulignant que le développement de l'âme nécessite du temps et de la persévérance. On parle ensemble des traditions anciennes et les grandes écoles philosophiques peuvent être des sources d'inspiration pour développer les facultés de l'âme. L'auteur conclut en disant que le silence est une porte à ouvrir pour se libérer des contraintes du monde extérieur et se connecter à son être intérieur.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #277 Le pouvoir de la mémoire : vivre avec son passé pour avancer avec Charles Pepin (https://audmns.com/kymWSYh)
- Vlan #73 La vieillesse ne ressemble à rien de ce que vous pensez avec Perla Servan Schreiber (https://audmns.com/JrdGWwO)
- #182 Se donner la liberté d'être soi-même avec Sosthène Galbrun (https://audmns.com/gqOskgy)
196 [BEST-OF] Les secrets d'un système digestif en bonne santé avec Bruno Donatini
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Bruno Donatini est l'un des meilleurs experts du microbiote en France. Gastro-entérologue, hépatologue, cancérologue et immunologue, il est l'auteur de plusieurs livres et forme pas beaucoup de médecins et naturopathes a mieux comprendre notre système gastrique qui est le coeur de notre système immunitaire. Depuis quelques temps, je m'intéresse beaucoup au sujet et je me rends compte qu'il y a beaucoup de tout et surtout de n'importe quoi sur ce sujet donc recevoir une personne comme le Dr Donatini qui excelle dans l'art d'expliquer est une ressource rare. Ensemble nous explorerons l'impact complexe de notre microbiote sur notre santé, en soulignant les liens étroits entre une flore intestinale équilibrée, une alimentation adaptée et une digestion saine.
Bruno nous mettra en garde contre les idées reçues et les pratiques risquées intéressant le côlon, en décodant par exemple les vérités et les mythes entourant le recours à l'hydrothérapie ou à la greffe fécale.
Il nous éclairera sur les bienfaits insoupçonnés de certains aliments, nous serons aussi appelés à remettre en question nos habitudes alimentaires, notamment en ce qui concerne la consommation de lactose et de gluten.
Cet épisode sera également l'occasion d'apprendre sur les précautions à prendre lorsqu'on intègre des produits naturels comme les orties dans notre alimentation, et sur l'utilité cruciale du diagnostic professionnel pour décrypter les problèmes de santé intestinale.
Nous n'allons rien laisser au hasard, abordant tout, des signes avant-coureurs de dysbiose aux nuances de la santé bucco-dentaire.
Vous sortirez de cet épisode armé.e.s de connaissances pour apporter des changements positifs à votre mode de vie et j'ai hâte de lire vos retours!
Une partie des questions que l'on traite:
1. Quels sont les risques liés à l'hydrothérapie du côlon et à la greffe fécale ?
2. Comment la bactérie Helicobacter peut-elle influer sur l'efficacité de la chimiothérapie complémentaire et favoriser certaines maladies ?
3. Quelles solutions Bruno propose-t-il pour résoudre le problème de la constipation ?
4. Pourquoi est-il important de maintenir une diversité de la flore intestinale haute et qu'elle est la relation avec la qualité des sels biliaires ?
5. En quoi la consommation de lactose devrait-elle être limitée et quelles alternatives alimentaires recommande-il ?
6. Bruno a-t-il des recommandations spécifiques sur l'utilisation du café et du thé en lien avec la santé intestinale ?
7. Quelles sont les implications du microbiote sur la santé alimentaire et que doit-on considérer avant de recourir aux compléments alimentaires ?
8. Quel est le rôle de l'insuline dans la régulation du sucre et comment la metformine peut-elle être utilisée pour réduire la graisse viscérale ?
9. Comment Bruno explique-t-il l'importance d'un diagnostic approfondi avant de procéder à un nettoyage du côlon ?
10. Quelles sont les meilleures pratiques alimentaires et d'hygiène de vie que Bruno suggère pour favoriser une bonne santé intestinale ?
Timelaps : 00:00 Microbiote commence in utero, évolue diversification
05:42 Microbiote : passager, muqueux, interne, protection, danger.
15:13 Éliminer les fleurs anaérobies, nettoyer avec soin.
17:34 Alimentation, digestion, risques : bref aperçu physique.
22:24 Le grêle essentiel pour absorber nutriments essentiels.
30:31 Réactions immunitaires, vaccination, infections virales chez l'enfant.
34:33 Apport nutritionnel et flore intestinale comparés.
41:57 Étude suédoise : potagers bio, moins allergies.
47:18 Inhalation particules dangereuses influence immunité.
48:55 Diagnostic, régime, équilibre et protocoles alimentaires.
55:28 Perte de poids, diminution de la glycémie, énergie.
01:00:38 Apprenez à cuisiner sainement pour une vie saine.
01:09:17 Boire trop peut causer des problèmes digestifs.
01:10:46 Boire du café aussi bon que légumes.
01:17:26 Effets d'Aker Mania sur la santé digestive.
01:25:59 Simulation de consultation médicale et examens divers.
01:30:54 Améliorer qualité alimentaire, éviter compléments inutiles.
01:33:11 Ouverture à la professionnalisation médicale, fermeture aux excès.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #294 Les secrets de la longévité en bonne santé avec Docteur Christophe de Jaeger (https://audmns.com/yiQROWd)
- Vlan #44 Santé, alimentaire et lobbying de l'industrie avec Isabelle Saporta (https://audmns.com/GqiNejb)
- #239 Comment repenser le système de santé en France? Avec Jean Charles Samuelian (https://audmns.com/mTSHtnB)
197 [BEST-OF] Se sentir mal dans une société malade avec Gwenaelle Persiaux
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Gwenaëlle Persiaux est psychologue clinicienne et autrice de plusieurs ouvrages dont le dernier Traverser la perte de sens.
Ce sujet aussi négatif qu'il puisse paraître me semble indispensable aujourd'hui car il faudrait être aveugle pour ne pas comprendre que beaucoup de personnes vont mal.
Et évidemment avec Gwenaelle, nous ne faisons pas simplement ce constat mais insistons sur le fait que de ne pas aller bien dans une société elle-même malade.
Nous allons donc parler de dépression, de tristesse, d'angoisse, de solitude, de vide intérieur aussi... Voici les sujets dont nous parlons avec Géraldine :
Pourquoi débuter par le vide intérieur?
Est-ce normal de se sentir mal dans une société défaillante?
Ce vide intérieur est-il social?
Peux-tu nous parler de la perte de repères sociaux?
Est-ce que la solitude n'est pas liée à la société individualiste?
Pourquoi pouvons-nous être la personne la plus toxique pour nous-même?
Quelle est la fonction de la dépression?
Qu'est-ce que l'impuissance acquise ?
Comment sortir de l'impuissance acquise?
Comment faire à son niveau pour sortir du vide intérieur?
Pourquoi et comment un animal de compagnie peut aider à gérer la dépression?
Comment faire pour me prouver que je peux me sortir de ma situation de dépression?
Pourquoi prendre des antidépresseurs est il un acte difficile à faire?
Quels rôles jouent les réseaux sociaux dans la dépression?
Comment expliquer les crises d'angoisse?
Quelle partie de notre cerveau est responsable du sens dans notre vie?
Doit-on trouver du sens dans tout ce qui nous arrive?
Comment faire pour retrouver du sens?
Peux-tu nous expliquer la scarification?
Quel est le rôle de prendre soin de son corps?
Le sexe permet il de remettre de la joie et de reconnecter?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #245 comprendre les secrets des liens affectifs avec Gwenaelle Persiaux (https://audmns.com/hNGTIqO)
- #214 Mieux gérer sa solitude avec Aïda N'diaye (https://audmns.com/nMXVoaM)
- #189 Les psychédéliques pour améliorer votre santé mentale? Avec Françoise Bourzat (https://audmns.com/tgOZoDG)
198 [BEST-OF] L'eau va t'elle devenir une denrée rare en France avec Magali Reghezza
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Magali Regeza, docteur en géographie et professeur à NormalSup, membre du Haut Conseil pour le Climat. Elle nous a éclairés sur les enjeux liés à l'eau de manière détaillée, didactique et passionnante. Alors que nous sortons en septembre d'un épisode caniculaire, que l'ONU nous rappelle que l'effondrement climatique a débuté, il est facile de se concentrer sur la problématique liée au CO2. Mais une crise en entraînant une autre, l'eau potable est aussi le sujet d'une crise que certains en France vivent déjà.
En France, l'eau devient de plus en plus rare, ce qui soulève de nombreuses problématiques liées à sa disponibilité et à sa qualité. Les risques liés à l'eau sont le résultat de la rencontre entre des processus physiques et des sociétés exposées et vulnérables.
Les inégalités d'accès à l'eau sont également soulignées, notamment pour les populations nomades et les personnes sans domicile fixe mais pas qu'elles bien sur à mesure que la problématique s'approfondit. Le changement climatique intensifie le cycle de l'eau, avec des sécheresses et des pluies torrentielles qui peuvent causer des inondations.
L'agriculture est également affectée par la sécheresse et le manque d'eau, ce qui peut entraîner des problèmes d'approvisionnement alimentaire.
La gestion de l'eau et la rénovation des infrastructures hydrauliques sont essentielles pour faire face à ces défis.
Il est important de prendre des décisions collectives en tenant compte des coûts sociaux, environnementaux et financiers.
La question des piscines individuelles est également abordée, soulignant la nécessité de repenser leur utilisation et leur construction à l'avenir. Enfin, il est souligné l'importance d'un dialogue et d'une collaboration entre les différents acteurs impliqués dans la gestion de l'eau pour trouver des solutions durables.
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #178 Les technologies vont-elles nous permettre de faire face au défi climatique? avec Philippe Bihouix (https://audmns.com/ktZSlzb)
- #213 Comprendre (simplement) le changement climatique avec Thomas Wagner (Bon Pote) (https://audmns.com/mPhwsuj)
- [HORS- SERIE SISMIQUE] Comprendre les crises de l'eau à venir avec Emma Haziza ( (https://audmns.com/MIFRYnf)
199 [Hors-Serie] There is something beautiful in the econmy of words with Yrsa Daley-Ward
Yrsa Daley Ward est une écrivaine, poétesse, mannequin et cet épisode en anglais a été enregistré à la conférence Harvest Series.
C'est un épisode particulier car il s'agit d'abord du podcast de la conférence dont l'hôtesse est Rose Claverie et je me joins à elle pour cette discussion à 3 avec Yrsa pour parler de créativité, de beauté, de poésie.
Mais aussi du rôle d'instagram dans l'écriture pour une artiste.
Nous parlons ensemble de la créativité comme d'un mode de vie, nous en profitons pour parler de santé mentale, d'écriture, de ce qui fait de vous un artiste ou pas.
Une conversation très douce avec 2 femmes incroyables.
200 [BEST-OF] Le pouvoir de la mémoire : vivre avec son passé pour avancer avec Charles Pepin
Durant l’été, je vous propose une sélection des meilleurs épisodes de Vlan sur la dernière saison. L’occasion de découvrir ou redécouvrir des épisodes qui ont énormément plu.
Charles Pepin est philosophe et c'est un habitué du podcast. Pour être sincère je suis très excité à l'idée de vous proposer cet épisode aujourd'hui car je le trouve particulièrement intéressant et parce que je sais qu'il va vous plaire. Le dernier livre de Charles, Vivre avec son passé, sorti chez Allary est à l'intersection de la neuroscience et de la philosophie et c'est passionnant. Vous allez apprendre des tonnes de choses dans cet épisode. Charles Pepin nous emmène dans un voyage à travers les méandres de notre passé, remettant en question notre perception de la réalité, de l'identité et de l'importance de nos souvenirs.
À travers des concepts philosophiques et des découvertes scientifiques, notre invité nous guide vers une réflexion profonde sur notre rapport au passé et sur les possibilités de le transformer. Découvrez comment les neurosciences révèlent que nos souvenirs sont constamment réinventés, que notre passé peut être réécrit et que notre cerveau se remodèle en permanence.
Alors, préparez-vous à plonger dans une discussion stimulante sur la construction de soi et la manière dont nous pouvons utiliser notre passé pour aller de l'avant.
Une partie des questions que l'on aborde :
1. Comment la plasticité neuronale affecte-t-elle notre capacité à changer les aspects problématiques de notre vie ?
2. Quelle est votre opinion sur l'idée que le passé est une reconstruction et non une réalité objective ?
3. Comment les pertes de mémoire peuvent-elles causer des crises identitaires et comment peuvent-elles être résolues ?
4. Pensez-vous que la remémoration du passé peut révéler ce qui compte pour vous et ce qui ne vous convient pas ?
5. Avez-vous déjà expérimenté des méthodes d'intervention dans le passé, comme le reparentage en thérapie des schémas ou l'habituation à des scènes difficiles ?
6. Croyez-vous que les souvenirs du passé puissent être ravivés par des stimuli sensoriels ?
7. Comment définiriez-vous ce qu'est réellement le passé et où se situe la frontière entre ce qui peut être réécrit et ce qui doit être accepté ?
8. Pensez-vous qu'en vous tournant vers les autres, vous pouvez vous retrouver vous-même et évoluer dans la relation avec votre passé ?
9. Comment percevez-vous l'importance de la transmission et quels sont les avantages d'aller vers le passé, l'avenir et les autres ?
10. Pensez-vous que notre perception du présent est influencée par notre passé, et si oui, comment cela peut-il affecter notre bien-être et notre épanouissement personnel ?
Suggestion d'autres épisodes à écouter :
- #156 Comprendre la magie de la rencontre avec Charles Pepin (https://audmns.com/bkWIirp)
- Vlan #90 Booster sa confiance en soi à l'ère numérique avec Charles Pepin (https://audmns.com/oVsnEHR)
- #206 Comment développer l'esprit critique chez les enfants? Avec Samah Karaki (https://audmns.com/dFSogCP)