Podcast Timeline, l'Histoire en Podcast, Richard Fremder
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Timeline, l'Histoire en Podcast

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1000 épisodes en replay et MP3

Comment les élites contrôlent la connaissance ? 6/6
8m26s7.72 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 6/6 Internet devait nous rendre plus libres. Que s’est-il passé ? Il y a cinq siècles, l’imprimerie bouleverse l’Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d’impression, Index des livres interdits et police de l’imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle. Avec Internet, l’Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d’un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler. Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L’espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle. De Gutenberg à Google, de l’Index à l’algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ? Dans cet épisode de 5 000 ans d’Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir. Avec, en bonus, l’histoire d’Hadopi, lorsque la France découvre qu’à l’âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie.

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Olympe de Gouges, l'autre Voltaire ? - Cécile Berly
1h08m62.54 MB

Mais qui est Olympe de Gouges ? Parce que l’autrice de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791) est née femme et bâtarde au milieu du XVIIIe siècle, son nom n’est toujours pas reconnu comme étant celui d’une philosophe des Lumières. Pourtant, elle a fait siens les grands débats qui ont traversé le siècle ainsi que la Révolution : elle défend les Noirs, les femmes, les enfants, les pauvres, les vieillards, les sans-rien. Et si Olympe de Gouges, guillotinée en novembre 1793, était, en raison de ses idées qu’elle érige en combats, et par l’affirmation de son nom et de son identité, l’autre Voltaire du XVIIIe siècle ? En retraçant la vie d’Olympe de Gouges, Cécile Berly restitue tant la finesse de la pensée d’une autrice engagée que le parcours fascinant d’un être de chair entre Ancien Régime et Révolution. Nourrie des nombreux textes d’Olympe de Gouges, elle donne ainsi à lire une femme libre, universaliste, ironique et militante, au caractère trempé, à l’ambition dévorante, aux idées avant-gardistes et d’une intransigeante humanité. L'auteur, Cécile Berly, est notre invitée en studio. En vidéo sur Youtube, @timelinestory2026

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Comment les élites contrôlent la connaissance ? 5/6
13m11s12.08 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 5/6 Internet devait nous rendre plus libres. Que s’est-il passé ? Il y a cinq siècles, l’imprimerie bouleverse l’Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d’impression, Index des livres interdits et police de l’imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle. Avec Internet, l’Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d’un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler. Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L’espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle. De Gutenberg à Google, de l’Index à l’algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ? Dans cet épisode de 5 000 ans d’Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir. Avec, en bonus, l’histoire d’Hadopi, lorsque la France découvre qu’à l’âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie.

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Comment les élites contrôlent la connaissance ? 4/6
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Comment les élites contrôlent la connaissance ? 3/6
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Comment les élites contrôlent la connaissance ? 2/6
12m44s11.67 MB

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Comment les élites contrôlent la connaissance ? 1/6
14m47s13.54 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 1/6 Internet devait nous rendre plus libres. Que s’est-il passé ? Il y a cinq siècles, l’imprimerie bouleverse l’Europe : les livres se multiplient, leur prix diminue et les idées circulent à une vitesse jusque-là inimaginable. Le savoir, longtemps réservé à quelques-uns, devient progressivement accessible au plus grand nombre. Mais très vite, les pouvoirs comprennent le danger : censure, privilèges d’impression, Index des livres interdits et police de l’imprimé apparaissent pour tenter de reprendre le contrôle. Avec Internet, l’Histoire semble recommencer — mais infiniment plus vite. En quelques décennies, une immense bibliothèque mondiale devient accessible depuis chez soi. Chacun peut apprendre, publier, créer, partager et débattre. Le réseau porte alors une promesse extraordinaire : celle d’un espace ouvert, horizontal et presque impossible à contrôler. Puis viennent les grandes plateformes, les algorithmes, la collecte massive des données, la publicité ciblée, la surveillance, le filtrage des contenus et les nouvelles législations. L’espace de liberté des pionniers devient aussi un formidable instrument de contrôle. De Gutenberg à Google, de l’Index à l’algorithme, sommes-nous finalement confrontés à la même histoire ? Dans cet épisode de 5 000 ans d’Histoire, nous racontons six siècles de révolutions de la connaissance pour comprendre comment une technologie qui libère le savoir peut également donner naissance à de nouvelles formes de pouvoir. Avec, en bonus, l’histoire d’Hadopi, lorsque la France découvre qu’à l’âge du peer-to-peer, contrôler la circulation des œuvres est devenu autrement plus compliqué que de contrôler une imprimerie.

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Charles IX, le roi désobéi - Didier Le Fur
1h21m74.9 MB

Charles IX ? Un roi fou qui nimba son règne du sang de ses sujets, obéissant à sa mère, Catherine de Médicis, cette Italienne que le pape avait envoyée en France pour détruire le royaume. Parce qu’il fallait bien être fou pour ordonner le massacre d’une partie de son peuple, celle qui avait adhéré aux thèses de Jean Calvin, le 24 août 1572, jour de la Saint-Barthélemy… C’est, à grands traits, le souvenir de ce souverain qui régna près de quatorze ans sur la France, de décembre 1560 à mai 1574. Il serait possible de déconstruire ces légendes, mais ce n’est pas le propos de ce livre. Elles démontrent toutefois que Charles IX n’a pas été oublié, il est seulement un roi sur lequel il a peu été travaillé. Le roi existe néanmoins ; même enfant, même adolescent, il a une histoire. Sans lui, sans ce qu’il fut, un enfant qui grandit roi, au milieu des rivalités et des désobéissances diverses du fait de son âge et de la position de sa mère, l’histoire de ce temps aurait été bien différente. Quant à son règne, il ne peut se résumer à un massacre, puisqu’avant qu’il ne soit engagé, trois guerres civiles, plus de quatre ans de combats fratricides, avaient ravagé le royaume. C’est à l’histoire de ce garçon devenu homme sur un trône, au milieu des luttes entre princes et grands seigneurs, que ce livre est consacré. Pour l’écrire, Didier Le Fur a mené à bien un immense travail d’archives ici restitué dans un récit puissant et captivant. Il comble ainsi une lacune béante dans la riche histoire des rois de France. L'auteur, Didier Le Fur est notre invité en studio, et en vidéo ici, sur Youtube, @TimelineStory2026 : https://youtu.be/y4SDviBIt90

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Le 28 août 1963, « I have a dream » réveille l'Amérique
2m43s2.5 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Le 28 août 1963, « I have a dream » réveille l'Amérique. Le 28 août 1963, plus de 250.000 personnes se rassemblent à Washington au pied du Lincoln Memorial pour la marche pour l'emploi et la liberté. Un quart de million d'Américains, noirs, blancs, syndicalistes, croyants, étudiants, familles, venus dénoncer la ségrégation raciale et réclamer l'égalité des droits civiques. Sur les marches du monument, Martin Luther King Junior, pasteur-baptiste d'Atlanta, prend la parole en dernier. Il ne lit pas seulement un discours, il va écrire l'histoire. Au départ, le texte est sobre, mesuré, mais alors qu'il s'approche de la fin, la chanteuse Mahalia Jackson, debout derrière lui, lui souffle « Tell them about the dream, Martin. » Dis-leur à propos de ton rêve, Martin. Il laisse tomber ses notes, lève les yeux vers la foule et improvise porté par le rythme et la foi. « I have a dream ». « I have a dream that one day this nation will rise up and live out the true meaning of its creed: We hold these truths to be self-evident, that all men are created equal. I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin but by the content of their character ». « J'ai un rêve. ». « Je rêve qu'un jour cette nation se lèvera et vivra pleinement sa foi. Je rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur leur caractère. ». Les mots claques, puissants, habités, ils mêlent la Bible, la Constitution, la déclaration d'indépendance, le rêve d'un pays fidèle à ses promesses. Mais ce discours est aussi un cri politique dans un contexte dur. Dans le Sud, la ségrégation raciale est encore la norme, les droits civiques sont bafoués, la violence raciste omniprésente. Pourtant, ce 28 août 1963, la foule écoute en silence, puis s'élève dans une ovation historique. Le discours est retransmis à la télévision et à la radio, il devient instantanément un pilier moral et politique. L'année suivante, en 1964, la loi sur les droits civiques est adoptée. En 1965, ce sera le Voting Rights Act et Martin Luther King recevra le prix Nobel de la paix. Mais son rêve n'est pas une conclusion, c'est un cap, un héritage. Le 28 août 1963, la voix d'un homme a parlé pour des millions, et ce rêve-là, 60 ans plus tard, continue d'interpeller le monde. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire. Pour en savoir + : https://balises.bpi.fr/lire-ecouter-voir-le-discours-de-martin-luther-king/ https://www.americanrhetoric.com/speeches/mlkihaveadream.htm https://www.anglaisfacile.com/free/martin_luther_king_f_2.php

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27 août 1896, 38 minutes de guerre pour un sultanat
2m37s2.41 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 27 août 1896, 38 minutes de guerre pour un sultanat. Le 27 août 1896, à 9h02, très précise, le Royaume-Uni déclare la guerre à Zanzibar. Et à 9h40, la guerre est finie, durée officielle 38 minutes. C'est la guerre la plus courte de l'histoire, mais derrière cette anecdote célèbre se cache un conflit colonial éclair, brutal et sans équivoque. Revenons un instant dessus. Zanzibar, archipel situé au large de la Tanzanie actuelle, c'est alors un protectorat britannique, depuis un traité signé en 1890. Le sultan en place règne, mais sous une étroite surveillance, et les britanniques veulent un homme à eux sur le trône. Or, le 25 août, le sultan, jugé conciliant, meurt subitement, probablement empoisonné d'ailleurs. Dans la foulée, son cousin, Khalid ibn Bargach, s'auto-proclame sultan, sans consulter Londres. Or, Khalid est hostile à l'influence britannique. Londres exige qu'il abdique, il refuse, il s'enferme dans son palais, entouré de 3000 hommes armés, quelques canons et un yacht de guerre. Mais les britanniques ne tergiversent pas eux. Le contre-amiral Rawson aligne 5 navires de guerre, des fusillés marins et envoie un ultimatum, Quittez le palais avant 9 heure, ou nous ouvrons le feu. Et Khalid reste silencieux. À 9 heure 2 (minutes), les canons britanniques tirent. Le palais est pilonné, ils s'effondrent en quelques minutes, le yacht royal est coulé, les défenseurs fuient ou se rendent. On compte environ 500 morts ou blessés côté Zanzibar, un seul blessé léger côté britannique. Khalid s'échappe par une porte dérobée, trouve refuge au consulat allemand, et puis s'enfuit à bord d'un navire à destination de l'Afrique orientale allemande. Il sera capturé en 1916 par les britanniques pendant la Première Guerre mondiale. Le Royaume-Uni installe alors un sultan plus docile et Zanzibar reste sous contrôle britannique jusqu'à son indépendance en 1963. Mais dans les manuels d'histoire, ce qui reste c'est cette durée absurde, trente-huit minutes, une guerre presque instantanée qui dit pourtant tout du rapport de force colonial à la fin du XIXe siècle. Le 27 août 1896, la guerre n'a pas eu le temps d'être racontée qu'elle était déjà terminée. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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26 août 1789, les droits de l'homme s'écrivent à Versailles
2m39s2.43 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Le 26 août 1789, les droits de l'homme s'écrivent à Versailles. Le 26 août 1789, dans la salle du manège à Versailles, l'Assemblée nationale constituante adopte un texte bref, clair et d'une portée immense, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. En 17 articles, tout est bouleversé, l'ancien régime vacille sous les principes d'égalité, de liberté, de souveraineté populaire et de résistance à l'oppression. Ce jour-là, la Révolution française pose les fondations philosophiques du monde moderne. Mais cette déclaration ne sort pas de nulle part, elle est le fruit d'un moment, et d'hommes bien précis parmi eux, Lafayette, aristocrate converti aux idées libérales après son engagement dans la guerre d'indépendance américaine, il propose un premier projet, inspiré directement d'ailleurs de la Déclaration américaine de 1776. Et puis l'abbé Sieyès, radical qui pousse à inscrire une base politique nouvelle, sans oublier Jean-Joseph Mounier, un juriste modéré qui cherche l'équilibre entre monarchie et droits fondamentaux. Les idées de Voltaire, Rousseau, Montesquieu, liberté d'expression, contrat social, séparation des pouvoirs. Il faut rappeler que nous sommes alors dans un moment d'urgence, la Bastille est tombée six semaines plus tôt, le peuple gronde, l'ancien régime s'effondre, l'Assemblée veut fixer une base avant même de définir une constitution. La Déclaration est donc un préambule, un socle, elle proclame que tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit, que la souveraineté réside dans la nation, que nul ne peut être arrêté arbitrairement que la loi et l'expression de la volonté générale. C'est un texte d'universalisme révolutionnaire à l'époque où l'Europe est encore monarchique, inégalitaire, profondément inégalitaire. Le 26 août 1789, la France n'adopte pas une loi, elle trace un horizon. Ce texte va inspirer la constitution de 1791 puis celle de 1848, celle de la 4ème et de la 5ème République. Et il sera repris par l'ONU en 1948 avec comme nom la Déclaration universelle des droits de l'homme. Aujourd'hui encore, ce texte fonde notre droit, notre contrat social, notre idée même de justice. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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Le 25 août 1944, Paris se relève
2m37s2.41 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Le 25 août 1944, Paris se relève. Le vendredi 25 août 1944, Paris est libre. Après 1526 jours d'occupation, la capitale de la France se libère elle-même avec l'aide des alliés. Mais cette journée n'est pas tombée du ciel. Elle est le point d'orgue d'un soulèvement populaire, d'un rapport de forces militaires et d'un enjeu politique majeur. Tout commence six jours avant, quand la résistance parisienne, force française de l'intérieur, les FFI, les communistes, les gaullistes, les policiers en civil, se soulèvent contre l'occupant. Des barricades sont dressées, des combats de rues éclatent, la préfecture de police est reprise, le métro est saboté, Paris veut se libérer avant que les alliés n'arrivent pour éviter l'humiliation de la passivité. Depuis Berlin, Hitler donne l'ordre de raser la ville. Le général von Choltitz, gouverneur militaire allemand de la ville, refuse d'obéir. Il sait que la guerre est perdue et que détruire Paris ne changerait rien. Le 24 août, en fin de journée, les premiers blindés de la 2e division du général Leclerc entrent dans la ville par le sud. Les cloches se remettent à sonner, les Parisiens sortent, acclamant les chars, entourant les combattants. Mais la bataille continue, la libération de Paris n'est pas une promenade, plus de 1500 morts, dont environ 600 résistants et 130 soldats alliés. Les combats se poursuivent jusqu'au lendemain. Le 25 août, vers 15h30, dans la gare Montparnasse, le général von Choltitz signe l'acte de reddition. À 20h, le général de Gaulle entre dans Paris et se rend à l'hôtel de ville. Il lance une phrase qui résonne encore aujourd'hui. Paris, Paris outragé, Paris brisé, Paris martyrisé, mais Paris libéré, libéré par lui-même..., etc. La foule est en liesse, mais la libération de Paris n'est pas que militaire ou symbolique, elle est politique. De Gaulle, en arrivant en tête, entend affirmer la légitimité de la France libre face aux alliés éclipsé Vichy, empêchée l'administration américaine de gérer la France comme un pays conquis. Et il y parvient. Grâce à cette victoire, la République reprend ses droits et la France se lève, non comme un pays libéré, mais comme un pays qui s'est libéré lui-même. Le 25 août 1944, Paris n'est pas seulement libérée, elle devient le cœur battant d'une France debout. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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Le 24 août 1572, la nuit où la France saigne
2m56s2.7 MB

Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Le 24 août 1572, la nuit où la France saigne. Ce 24 août 1572 est un jeudi et c'est la Saint-Barthélemy. Depuis quatre heures du matin, à Paris, la cloche de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois sonne. C'est le signal. En quelques minutes, les rues de la capitale deviennent un piège mortel. Le massacre de la Saint-Barthélemy vient de commencer. Les premières cibles sont les chefs protestants venus en ombre à Paris pour assister quelques jours plus tôt, souvenez-vous, au mariage entre Henri de Navarre, prince Huguenot, c'est-à-dire protestant, et Marguerite de Valois, sœur du roi de France. Un mariage censé sceller la réconciliation entre catholiques et protestants après des années de guerre civile. Mais la paix est fragile. Le peuple parisien, massivement catholique, gronde. Les prêcheurs fanatiques enflamment les foules à la cour. Catherine de Médicis, la reine-mère, s'inquiète de l'influence croissante des protestants sur son fils, le roi Charles IX. Le 22 août, un attentat manque de peu. L'amiral de Colligny, chef militaire et politique du parti Huguenot, est brièvement blessé. Les protestants crient au complot. Paris devient une poudrière. Dans la nuit du 23 au 24 août, le roi donne son accord. A contre-cœur, mais il donne son accord. « Il faut éliminer les chefs protestants, dit-on, pour éviter la guerre. Mais ce sera un carnage. Dans les premières heures, Colligny est arraché de son lit, poignardé, défenestré. Puis la violence se répand, hors de tout contrôle. Les milices, les ligueurs, les artisans, les voisins, Paris se mettent à traquer, à égorger, à jeter les corps dans la Seine. Les maisons protestantes sont marquées d'une croix blanche à la craie, des meurtres faits au nom de Dieu. Le roi Henri de Navarre et le prince de Condé, eux, sont épargnés de justesse, mais forcés de se convertir au catholicisme. Le massacre, loin de s'arrêter à Paris, se propage dans les jours suivants à Orléans, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rouen, Meaux, Albi. De bilans impossibles à établir précisément, les historiens avancent des chiffres allant de dix mille à trente mille morts en quelques semaines. Et les conséquences ? La rupture est totale entre les deux camps. Le massacre ruine l'image de la monarchie française à travers l'Europe, les princes protestants étrangers s'indignent, le pape Grégoire XIII, lui, fait frapper une médaille pour célébrer l'événement. La guerre de religion reprend, plus dure, plus amère encore. Mais la mémoire de la Saint-Barthélemy, elle, ne s'effacera jamais. Elle devient un traumatisme national, un symbole du fanatisme religieux, de la trahison politique, de l'horreur humaine. Le 24 août 1572, la France a rompu avec elle-même. Elle a tué ses propres enfants, au nom de Dieu et du pouvoir. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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Le 23 août 1973, à Stockholm, la peur change de camp
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Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo Le 23 août 1973, à Stockholm, la peur change de camp. Jeudi 23 août 1973, dix heures du matin. Un homme armé entre dans une banque du centre de Stockholm en Suède, la Kreditbanken. Il tire plusieurs coups de feu en l'air, blesse légèrement un policier, puis se barricade à l'intérieur avec 4 employés en otage, 3 femmes et 1 homme. Le braqueur s'appelle Jan-Erik Olsson. C'est un repris de justice. Évadé pendant une permission, il exige la libération d'un codétenu, Clark Olofsson, une figure du banditisme suédois, charismatique, intelligent, presque une star. À la surprise générale, le gouvernement accepte. Olofsson est amené à la banque et rejoint les otages. Et là, un huis clos de six jours commence, sous l'œil des caméras, des journalistes et de la police qui encerclent les lieux sans oser intervenir. Mais ce qui se passe à l'intérieur de la banque dépasse l'imagination. Peu à peu, les otages sympathisent avec leurs ravisseurs. Ils les tutoient, plaisantent, partagent des cigarettes, ils commencent à leur faire confiance, refusent de témoigner contre eux et expriment de la peur pour les preneurs d'otages. Ils iront jusqu'à faire obstacle à une tentative d'intervention de la police et à refuser d'être secourus de force. L'un des otages dira plus tard « j'avais pas peur d'eux, j'avais peur de la police ». Le siège prend fin le 28 août sans bain de sang. Les otages sortent en larmes dans les bras de leurs ravisseurs. C'est ce paradoxe qui trouble les psychiatres. Comment expliquer cette forme d'empathie née de la terreur ? Le criminologue Nils Bejerot propose un terme « Syndrome de Stockholm » pour désigner le mécanisme par lequel une victime s'identifie à son agresseur dans un contexte de survie. Depuis, le terme a fait le tour du monde. Il s'applique à certaines prises d'otages, mais aussi parfois à des relations de dépendance psychologique extrême. Mais donc, tout commence ce 23 août 1973, dans une banque suédoise, où la peur a changé de visage et où la frontière entre victime et agresseur s'est brouillée dans un face-à-face aussi humain qu'inquiétant. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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Le 22 août 1485, Richard III meurt, les Tudors s'élèvent
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Pour écouter 5000 ans d'Histoire en entier, sans pub et avec les bonus, pour 2€ par mois :https://m.audiomeans.fr/s/S-tavkjvmo 22 août 1485, Richard III meurt, les Tudors s'élèvent. 22 août 1485, à l'aube, la brume se lève sur les collines de Bosworth, au cœur du Leicestershire, près de Birmingham, au centre de l'Angleterre. Sur le champ de bataille, deux armées se font face. D'un côté, le roi Richard III, dernier souverain de la maison d'York. De l'autre, un prétendant encore peu connu, Henry Tudor, héritier lointain de la maison de Lancastre, en exil depuis son enfance. C'est l'une des dernières batailles de la guerre des deux roses, un conflit sanglant qui, depuis trente ans, divise la noblesse anglaise entre les partisans des roses blanches, les York, et des roses rouges, Lancastre. Richard III aligne environ dix mille hommes, contre à peine cinq mille pour Henry Tudor, fraîchement débarqué du pays de Galles. Mais l'issue ne dépendra pas des chiffres, mais des trahisons, comme souvent. Le combat commence dans la matinée. Richard, stratège habile, mais impopulaire, tente un coup de force. Il charge directement vers Henry, pensant décapiter l'ennemi d'un seul coup. Un pari audacieux. Mais au moment crucial, les troupes de Lord Stanley, qui observaient la bataille sans s'engager, choisissent leur camp. Elles attaquent Richard dans le dos, il est encerclé, désarçonné, tué à l'épée dans une mêlée confuse. Selon la légende, son casque serait resté enfoncé sur sa tête, le visage écrasé contre le sol. Ses derniers mots auraient été « A horse, a horse, my kingdom for a horse », immortalisé plus tard par Shakespeare. Avec sa mort, se termine la dynastie Plantagenêt, commencée trois siècles plus tôt. Henry Tudor devient Henry VII, il fonde la dynastie des Tudors, et épouse une princesse d'York pour sceller la réconciliation. Le 22 août 1485, l'Angleterre entre dans l'ère moderne, le pouvoir royal se renforce, la noblesse s'affaiblit et un certain équilibre s'installe. Mais Richard III, longtemps dépeint comme un monstre boiteux, inspire encore les passions. En 2012, ses ossements sont retrouvés sous un parking de Leicester, redonnant chair littéralement à une figure controversée. Ce jour-là, à Bosworth, un roi est tombé, une autre légende est née. A demain dans TIME SHOT pour une nouvelle Minute Histoire.

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