“Bonjour Chez Vous !”, c’est le rendez-vous politique matinal présenté par Oriane Mancini, entre 7h30 et 9h. Chaque matin, un invité politique sur un format long de 20 minutes, en partenariat avec la presse quotidienne régionale. “Bonjour Chez Vous !”, c’est également une émission ancrée dans l’actualité et le quotidien des citoyens, et dans les territoires, grâce à un réseau unique de partenariats avec la PQR et les chaînes locales. Dans la dernière partie de l’émission, “Le Club des Territoires”, Oriane Mancini est accompagnée d’une bande de chroniqueurs, pour débattre de l’actualité locale et nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
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Un nouveau record de température battu, et 72 départements en vigilance rouge pour aujourd’hui : du jamais vu en France. Une canicule qui a des conséquences sur nos infrastructures : réseau électrique malmené, écoles et hôpitaux surchauffés, transports perturbés... La France est-elle adaptée au changement climatique ? Nous en débattons¿entre¿Elizabeth Martichoux, Stéphane Vernay de Ouest France et Jade Lindgaard de Mediapart.En pleine canicule, le gouvernement a présenté hier sa loi pour répondre au choc du logement. Il s'agit entre autres de simplifier des normes, qui étouffent aussi nos collectivités. Le Sénat examine en ce moment un texte sur le sujet. ¿Son rapporteur, le¿sénateur LR¿et ancien Ministre du Logement Marc-Philippe Daubresse, est notre invité. L’Union européenne est-elle en train de se relancer ? Face aux attaques répétées de Donald Trump et Vladimir Poutine, va-t-elle résister ? Nous recevons¿ le Président de la Fondation Robert Schuman Jean-Dominique Giuliani. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que les interrogations persistent sur la capacité de l’Union européenne à assurer sa propre défense, le président de la Fondation Robert-Schuman appelle à changer de regard. Selon lui, l’Europe est déjà engagée dans un « grand tournant » stratégique : « L’Europe était construite pour faire la paix, il faut maintenant qu’elle soit prête à préserver la paix. »Jean-Dominique Giuliani estime que les États européens ont désormais dépassé les « dividendes de la paix » et disposent d’armées crédibles pour faire face au conflit. S’il reconnaît que des efforts restent nécessaires pour améliorer leur coordination, il insiste : « Il faut arrêter le discours catastrophiste, nous pouvons nous défendre », en rappelant le rôle de l’Europe et le soutien financier et militaire à l’Ukraine.Sur la place de l’Union européenne dans le monde, il affirme : « L’Europe ne sera jamais impériale, elle a été construite contre les empires, contre les guerres. Elle ne sera jamais expansionniste. Mais oui, c’est déjà une puissance ». Puis conclut : « Elle impose ses règles à Microsoft, mais aussi aux États-Unis en matière juridique. L’Union européenne a besoin de se fortifier en matière financière, en matière de recherche, pour relancer sa croissance, notamment dans les nouvelles technologies. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quelles sont les conséquences de la canicule sur notre vie quotidienne ? Les infrastructures sont-elles correctement adaptées ? L'épisode de chaleur est exceptionnel et 72 départements sont placés aujourd'hui sous vigilance rouge. Le pays est-il adapté ? Est-il prêt ? Selon Jade Lindgaard, journaliste à Médiapart en charge du pôle écologie : la France n'est pas prête à affronter de telles vagues de chaleur, alors même que nous avions tout sur la table depuis des années, voire des décennies pour être adapté. Elle illustre avec : l'analyse de la hausse des températures et des prévisions des hausses des températures, les plans d'adaptation ou encore avec l'arbitrage budgétaire entre les différentes priorités du pouvoir public. Et c'est sur ce dernier aspect que ça devient difficile pour les politiques, précise-t-elle.Pour la spécialiste des sujets écologiques, moins on donne d'argent aux collectivités, moins on les accompagne et leur explique, alors moins on leur donne une ligne directrice et plus l'adaptation des territoires est difficile.L'éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux estime que repousser le sujet de la climatisation d'un revers de main comme certains partis politiques le font est stupide et ce n'est évidemment ce qu'il ne faut pas faire. Selon elle, pour un meilleur dialogue, il faudrait plutôt : éviter l'idéologisation dans un premier temps, et arrêter de faire du court terme, dans un second. Le problème, c'est que la politique française est court-termiste et on est incapable d'être dans la vision.Pour le rédacteur en chef délégué Ouest France à Paris Stéphane Vernay, le véritable enjeu est le manque d'investissement. Il faudrait mobiliser des dizaines et des centaines de millions d'euros chaque année (...) et cet argent nous manque, il arrive au moment où nous n'avons plus aucune marge de manœuvre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Interrogé sur la gestion de l’épisode caniculaire, le sénateur (LR) du Nord Marc-Philippe Daubresse juge que le gouvernement manque de réactivité. Selon lui, « la France est étouffée par les normes » et est devenue, depuis une vingtaine d’années, « un système bureaucratique où on rajoute de la lourdeur à la lourdeur, des textes aux textes », au détriment de l’efficacité de des pouvoirs publics. Il est revenu sur le projet de loi en discussion actuellement au Sénat, concernant la simplification des normes applicables aux collectivités territoriales dont il est co-rapporteur. Le sénateur salue l’engagement des collectivités locales, qu’il estime plus proches du terrain et plus aptes à répondre aux situations d’urgence. « À l’échelon local, toutes les mairies, quelles que soient leurs tendances, sont mobilisées », affirme-t-il. Il ajoute : « Vous avez des échelons de proximité qui sont vraiment plus près du terrain, qui essaient de réagir dans les EHPAD, dans les écoles, etc. » À ses yeux, cette capacité d’action contraste avec celle d’« un État obèse » qui « ne sait plus agir parce qu’il y a tellement d’échelons, de lourdeur, de lenteur qu’on n’arrive pas à faire les choses » ; rappelant, selon lui, un manque de réactivité déjà été observé lors de la canicule de 2003. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Après sept mois d’enquête, le Sénat a rendu son rapport sur les réseaux et mouvements masculinistes. Les sénatrices rapporteures y décrivent un « mouvement social et politique » qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes, et dont l’essor serait largement favorisé par les réseaux sociaux.Interrogée dans la matinale « Bonjour Chez Vous » sur cette dérive et sur l’exportation en Europe d’un phénomène né en Amérique du Nord, la sénatrice (Union Centriste) représentant les Français établis hors de France, co-auteure du rapport sur les réseaux et mouvements masculinistes Olivia Richard, explique que les réseaux sociaux jouent un rôle central dans sa diffusion. Selon elle, leurs algorithmes favoriseraient la mise en avant de contenus masculinistes, contribuant à leur propagation et à leur banalisation auprès d’un public toujours plus jeune. « Les réseaux sociaux sont une caisse de résonance pour le masculinisme. Et ça n’est que le début », affirme-t-elle. La sénatrice poursuit : « L’algorithme vous enferme. Il y a l'emprise numérique qui fait que vous n'avez plus que ces contenus qui s'affichent ». Et le public ciblé ne représente pas les adultes. Alors que le dernier rapport du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes publié en janvier dernier conclut que 17 % des Français âgés de 15 ans et plus, soit près de 10 millions de personnes, adhèrent aujourd’hui à des formes de sexisme hostile, la co-auteure explique la multiplication de contenus sur les réseaux sociaux pour les plus jeunes par une approche spécifique : « Quand je vais sur un réseau social, moi je ne me verrais pas proposer ça parce que j'ai 40 ans et que je suis une femme. Évidemment, pour un gamin de 13 ans, et on sait à quel point les enfants aujourd'hui sont plus laissés à la maison avec des écrans sans que leurs parents aient conscience de ce à quoi ils peuvent être confrontés (...). Les réseaux sociaux jouent effectivement un rôle déterminant là-dedans. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Faut-il une loi pour Lyhanna ? Quelles réponses aux failles juridiques pointées dans le rapport remis lundi au gouvernement ? Cette affaire dramatique marque-t-elle un tournant sociétal ?3 sénateurs¿en débattent : Joshua Hochart pour le RN, Xavier Iacovelli pour Renaissance, et Karine Daniel pour le PS. Comment lutter contre la dérive masculiniste ? Après 7 mois de travaux, le Sénat a remis un rapport, pointant un risque réel pour notre démocratie et notre cohésion sociale. Les sénatrices rapporteures y décrivent un « mouvement social et politique » qui menace l’égalité entre les femmes et les hommes, et dont l’essor serait largement favorisé par les réseaux sociaux. 24 recommandations y sont établies, pour réveiller les consciences et en faire un enjeu majeur de politique publique... L’auteure de ce rapport, la sénatrice centriste¿Olivia Richard est notre invitée.Marc Bloch est entré au Panthéon hier soir, et avec lui la lutte contre l’esprit de défaite. Emmanuel Macron a rendu hommage à l’héritier des Lumières, ancien combattant des deux guerres qui choisit l’Armée des ombres... Pour nous éclairer sur Marc Bloch, son héritage et ses enseignements, nous recevons¿ l’historien Stéphane Audoin-Rouzeau. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'historien, résistant et visionnaire Marc Bloch, assassiné par la Gestapo en 1944, a fait son entrée hier au Panthéon, accompagné de son épouse, Simonne Vidal. Le résistant pour la France fait désormais partie des 81 figures françaises inhumées ou honorées au Panthéon et qui ont laissé une empreinte dans l’Histoire du pays. L'historien, Directeur d’études à l’EHESS et Président du Centre international de Recherche de l’Historial de la Grande Guerre Stéphane Audoin-Rouzeau, qui a commenté en direct la cérémonie menée hier par le Président Emmanuel Macron, se réjouit de la panthéonisation de « l’un des plus grands historiens du XXe siècle ». Il regrette cependant que son engagement en tant que combattant de la Première Guerre mondiale ne soit pas davantage valorisé. Stéphane Audoin-Rouzeau rappelle que « Marc Bloch a fait une guerre de quatre ans et demi dans l'infanterie comme sous-officier d'abord, puis comme officier ». Il souligne un engagement dans un contexte déjà difficile : « Une guerre terrible, une guerre admirable, et c'est là que le socle de Marc Bloch est né. Et si on veut comprendre Marc Bloch, le Marc Bloch d'après, il faut comprendre ce Marc Bloch du départ. De cette expérience de la guerre, de la Première Guerre mondiale, où Marc Bloch acquiert d'abord la certitude de sa fermeté personnelle, de son courage physique et moral personnel, ce qui n'était pas rien. Et c'est aussi pendant la Première Guerre que s'exprime quelque chose qui va s'exprimer jusqu'à sa mort, que s'exprime un patriotisme français étincelant ». Si on veut comprendre Marc Bloch d'après, il faut connaître ce Marc Bloch du départ, conclut-t-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le premier rapport de l'Inspection générale de la justice (IGJ) dans l’affaire Lyhanna est sorti. Il pointe des carences et des défaillances judiciaires dans le traitement de cette affaire, avec notamment une remise en cause des actions de la Substitute du Procureur et du directeur d’enquête. Faut-il une loi pour Lyhanna ? Quelle réponse aux failles juridiques liées à cette affaire ? Faut-il réformer la justice en matière de protection des mineurs victimes de violences sexuelles ? Selon la sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel, cette affaire traduit une situation structurelle : « L’institution judiciaire entière est interrogée. Et ce que l’on constate, c’est que la parole des enfants n’a pas été entendue avant cette affaire. J’espère qu’elle sera mieux entendue après. C’est structuré de ne pas entendre la parole des enfants et des femmes. »Le sénateur (RN) du Nord Joshua Hochart pointe une prise de conscience car « depuis des années, il faut mettre des moyens dans la justice. Mais selon lui, les moyens ont été largement insuffisants.Le sénateur (RDPI) des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli met en avant l’idée d’une augmentation des moyens financiers dans les formations : « Toute la question de la formation des personnels qui reçoit l’enfant doit être améliorée. Elle a déjà commencé depuis un certain nombre d’années, mais il faut continuer les efforts, y compris pour aider à la libération de la parole des femmes ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L'historien, résistant et visionnaire Marc Bloch, assassiné par la Gestapo en 1944, a fait son entrée hier au Panthéon, accompagné de son épouse, Simonne Vidal. Le résistant pour la France fait désormais partie des 81 figures françaises inhumées ou honorées au Panthéon et qui ont laissé une empreinte dans l’Histoire du pays. L'historien, Directeur d’études à l’EHESS et Président du Centre international de Recherche de l’Historial de la Grande Guerre Stéphane Audoin-Rouzeau, qui a commenté en direct la cérémonie menée hier par le Président Emmanuel Macron, se réjouit de la panthéonisation de « l’un des plus grands historiens du XXe siècle ». Il regrette cependant que son engagement en tant que combattant de la Première Guerre mondiale ne soit pas davantage valorisé. Stéphane Audoin-Rouzeau rappelle que « Marc Bloch a fait une guerre de quatre ans et demi dans l'infanterie comme sous-officier d'abord, puis comme officier ». Il souligne un engagement dans un contexte déjà difficile : « Une guerre terrible, une guerre admirable, et c'est là que le socle de Marc Bloch est né. Et si on veut comprendre Marc Bloch, le Marc Bloch d'après, il faut comprendre ce Marc Bloch du départ. De cette expérience de la guerre, de la Première Guerre mondiale, où Marc Bloch acquiert d'abord la certitude de sa fermeté personnelle, de son courage physique et moral personnel, ce qui n'était pas rien. Et c'est aussi pendant la Première Guerre que s'exprime quelque chose qui va s'exprimer jusqu'à sa mort, que s'exprime un patriotisme français étincelant ». Si on veut comprendre Marc Bloch d'après, il faut connaître ce Marc Bloch du départ, conclut-t-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Un rapport et de nombreuses failles : le gouvernement a reçu hier les premières conclusions de la mission d’inspection dans l’affaire Lyhanna. Elles pointent des fautes individuelles et des défaillances dans la chaîne judiciaire. Laurent Nunez et Gérald Darmanin ont annoncé les premières sanctions. La¿sénatrice centriste de l’Yonne¿ Dominique Vérien est notre invitée pour en parler, notamment concernant la Commission d’enquête du Sénat sur cette affaire.Hier a été la troisième journée la plus chaude jamais enregistrée en France... Et ce n’est pas fini ! La moitié du pays est placée en vigilance rouge ce mardi. Une météo qui échauffe aussi les politiques : y a-t-il une responsabilité du gouvernement ? Peut-on parler d' inaction climatique au sujet d’Emmanuel Macron ? Nous en débattons¿avec Françoise Degois, Frédéric Dabi et l’ancienne Ministre de la Transition écologique Agnès Pannier Runacher.Ecoles fermées, entreprises au ralenti, transports perturbés : arrive-t-on à mesurer l'impact économique d'une telle vague de chaleur ? Nous recevons¿¿Jean-Hervé Lorenzi, Président du Cercle des Economistes pour y répondre. Réchauffement climatique, crises géopolitiques, révolution de l’intelligence artificielle, les bouleversements et dérèglements du monde sont nombreux. Naviguer dans un monde sans repère : c’est le thème des Rencontres économiques d’Aix en Provence qui se dérouleront les 2, 3 et 4 juillet, sur lesquelles nous reviendrons en sa compagnie. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La sénatrice Union Centriste de l’Yonne, présidente de la délégation aux Droits des Femmes et membre de la Commission des Lois Dominique Vérien était l’nvitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », afin de commenter le premier rapport et les premières conclusions concernant la mission d’inspection dans les dysfonctionnements judiciaires de l’affaire Lyhanna. Quand la sénatrice compare avec son premier rapport datant de 2019, sur les violences sexuelles sur mineurs, elle constate des évolutions dans la justice mais déplore que celles-ci n’aient « pas évolué suffisamment ». Dominique Vérien précise : « Entre autres dans les formations, dans la façon d’appréhender les choses que ce soit dans la magistrature ou dans la police ou la gendarmerie, mais pas que. À l’Éducation nationale, mais aussi dans les services sociaux. Je pense qu’il y a une prise de conscience générale qu’il faudrait vraiment accélérer ». Alors que le Garde des Sceaux a demandé le réexamen de 70 000 plaintes pour violences sexuelles sur mineurs, ayant conduit à plus de 1 200 gardes à vue, la sénatrice centriste appelle à un changement durable dans la prise en charge de ces affaires. Elle déclare : « J’espère que ce sera la dernière fois qu’on dit que c’est la dernière fois ; qu’il va y avoir vraiment un avant et un après. J'espère qu’on va prendre les mesures pour désormais croire les enfants et poursuivre les agresseurs. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’économiste, Président du Cercle des économistes, co-auteur de Guerre et paix entre profits et salaires (éditions Odile Jacob) Jean-Hervé Lorenzi revient sur les conséquences économiques des changements climatiques, dans la matinale de Public Sénat. L’organisateur des rencontres économiques d’Aix-en-Provence, organisées du 2 au 4 juillet 2026, explique : « Tout le monde voit bien qu'il y a eu un changement climatique et personne aujourd’hui ne met en cause cela. En revanche, ce qui change aujourd’hui, c’est la rapidité quand même ». Selon lui, il y a toujours eu des évolutions climatiques. Cependant, ces changements, qu’il s’agisse de grands froids, d’épisodes pluvieux ou de canicules, « tout ça n’est jamais bon pour l’économie, pour la productivité et pour la création de richesse ». L’économiste est également revenu sur la fin du conflit en Iran. Conflit qui porte des conséquences sur l’économie mondiale : « J’espère qu’on va retomber sur des prix plus bas, parce que c’est l’intérêt de tout le monde qu’on s’en sorte ». L’accord préliminaire entre l’Iran et les États-Unis, amenant à la fin de la guerre au Moyen-Orient, prévoit notamment un fond de reconstruction et de développement économique de la République islamique d’Iran de 300 milliards à destination du régime des mollahs. « Ce prêt géant va permettre vraisemblablement de mettre tout le monde d’accord », pressent-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors qu’aujourd’hui, le thermomètre reste au plus haut pour près de 40 millions de Français, plus de la moitié du pays est placée en vigilance rouge en raison de la canicule. Et c'est une météo qui échauffe aussi les politiques. Y a-t-il une responsabilité du gouvernement ? La canicule est-elle politique ? Faut-il généraliser la climatisation ? La France est-elle en retard par rapport à ses partenaires européens ?On en parle avec Agnès Pannier-Runacher, ancienne ministre de la Transition écologique, Françoise Degois, Éditorialiste politique et le sondeur Frédéric Dabi. Françoise Degois met en cause la responsabilité gouvernementale en évoquant notamment les réductions drastiques liées au « Fonds vert ». Créée en 2023, cette initiative du gouvernement correspond à une enveloppe budgétaire prévue pour aider les collectivités territoriales à s’adapter aux changements climatiques. Elle fustige le gouvernement de l’ancienne ministre : « Le Fonds vert qui est passé de 2 milliards à à peine 830 millions cette année, de base, c’était une bonne idée, que le gouvernement a divisé par trois. Ce n’est pas vous que je remets en cause, mais entendre Gabriel Attal pérorer et expliquer que vous avez tout bien fait sur l’écologie et le climat en ce moment, alors que ça fait dix ans qu’il y a ce gouvernement au pouvoir et que vous avez tous été aux manettes.. ça me fait sourire ». Pour l’ancienne ministre de la Transition écologique, il faut rendre hommage à ce Fonds vert qui a vu le jour sous impulsion gouvernementale et pas par une initiative de la gauche : « Qui a fait le Fonds vert ? (…) La gauche que vous saluez et qui prétend être à la manœuvre, qu’est-ce qu’elle fait aujourd’hui ? Elle dit qu’il ne faut pas remettre en cause le Fonds vert, alors qu’elle ne s'est pas battue pendant les arbitrages budgétaires l’année dernière sur le Fonds vert. Et le Fonds vert a eu la plus grosse enveloppe budgétaire sous Gabriel Attal. Lorsqu’on négociait le budget l’année dernière avec la gauche, ils n’ont pas dit un mot sur le Fonds vert », retorque-telle.Selon le directeur général Opinion de l’IFOP, le bilan écologique du Président Emmanuel Macron reste cependant mitigé. Les Français ne se poseraient plus ce genre de question. Il illustre : « Il y a eu beaucoup d’espoir au début du premier quinquennat avec Nicolas Hulot, qui incarnait très fortement ces questions-là. Ensuite il y a eu l’idée de la proximité du Président avec les chasseurs, il y a eu l’affaire du glyphosate. Cependant, je suis frappé de voir que ce n’est plus un point de grief à l’égard d’Emmanuel Macron, qui est, au contraire, crédité pour être le Président des crises ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans l'émission du jour, nous revenons sur la canicule qui frappe le pays et va encore s’amplifier dans les prochaines heures. 49 départements en vigilance rouge et 35 millions de Français concernés ce lundi : le gouvernement a-t-il suffisamment anticipé ? Le¿sénateur¿et porte-parole du Parti Communiste Ian Brossat¿est notre invité.L’Ukraine intensifie ses attaques contre la Russie. Les 4 aéroports de Moscou ont été brièvement fermés ce matin. Vladimir Poutine est-il en train de perdre la guerre ? Nous recevons¿ l’ancien ambassadeur de France en Ukraine Etienne de Poncins.Bruno Retailleau a lancé sa campagne présidentielle samedi lors d’un meeting au Parc Floral à Paris, se présentant en défenseur des classes moyennes, assumant des mesures de radicalité et fustigeant LFI. Est-il possible pour lui d’aller jusqu’au bout ? ¿Nos éditorialistes¿Yves Théard, Nathalie Mauret et Pablo Pillaud Vivien en débattent.Dans nos régions : c’est aujourd’hui que le rapport d’inspection dans l’affaire Lyhanna est remis au gouvernement. Il y a quelques jours, Gérald Darmanin a demandé le réexamen des 70 000 plaintes pour violences sur enfant. Comment la Justice s’organise ? Nous irons à Libourne en Gironde, où le Procureur de la République a ouvert ses portes à TL7. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que la moitié du pays est placée en vigilance rouge canicule, seul un logement sur dix serait « suffisamment adapté » aux fortes chaleurs, selon une étude de Pouget Consultants et de l’Alliance des industriels des solutions électriques et numériques du bâtiment (Ignes). Dans ce contexte, la question du logement s’impose comme un enjeu majeur. Un sujet sur lequel est revenu le porte-parole du Parti communiste et sénateur de Paris Ian Brossat dans la matinale du jour. Concernant la rénovation énergétique des logements, le sénateur (PCF) assure que « nous ne sommes pas du tout à la hauteur des besoins ».Il reprend les données de l’agence nationale de l'habitat qui avait financé, l’année dernière, la rénovation de 120 000 logements pour une demande de 300 000 logements.Il poursuit : « Bien sûr qu’il y a une responsabilité du gouvernement. Cette canicule, elle est politique d’une certaine manière ».Le sénateur (PCF) de Paris présente au Sénat une deuxième préconisation en termes de logement : un meilleur encadrement des loyers afin de lutter contre certaines agences et propriétaires qui utilisent des baux civils pour mettre en location des logements, alors que ce procédé est utilisé pour la location de box, de cave ou de garage. Le but étant de transférer cette compétence gérée initialement par l’Etat via la Direction de la Répression des Fraudes, vers les collectivités locales. Selon le sénateur PCF, « l’Etat contrôle particulièrement mal les fraudes ». Il justifie cette proposition de loi en argumentant ainsi : « l’Etat fait voter des lois mais ne vérifie jamais qu’elles sont appliquées, en matière de logement. Et donc on a une forme d’impunité pour des propriétaires voyous qui est absolument scandaleuse ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Invité de la matinale, l’ambassadeur de France en Pologne, ancien ambassadeur en Ukraine au moment du déclenchement de la guerre, Etienne de Poncins est revenu sur la situation en Ukraine ainsi que sur les principaux enjeux géopolitiques et les conflits internationaux actuels. Depuis quelques jours, l’armée ukrainienne tente d’asphyxier la Crimée en provoquant des pénuries de carburant. Le carburant sera distribué uniquement aux services publics qui assurent le fonctionnement vital et la sécurité de la République de Crimée, a annoncé hier le chef de la République de Crimée Sergueï Aksyonov sur le réseau Telegram.L’ambassadeur semble optimiste quant à une victoire ukrainienne. « J’ai toujours pensé que l’Ukraine finirait par gagner cette guerre et je crois qu’aujourd’hui elle est sur la bonne voie. Il y a des frappes de drones régulièrement sur la profondeur russe, et il y a surtout une volonté de couper la Crimée de sa base », affirme-t-il. « L’Ukraine est en train de l’isoler du reste de la Russie et de faire en sorte que la vie ne puisse plus se poursuivre qu’il y ait d’énormes difficultés pour la population russe qui a été implantée en Crimée et pour Poutine, probablement cela signifierait la défaite puisque la Crimée est son principal acquis depuis 2014 », explique-t-il.Étienne de Poncins insiste : « Maintenant il me semble que la question n'est plus de savoir si l’Ukraine va gagner la guerre, mais quand elle va la gagner, je suis assez convaincu de cela » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sénateur (LR) de la Vendée et ancien ministre de l’intérieur Bruno Retailleau a lancé sa campagne présidentielle ce week-end, lors d’un meeting. Le président des Républicains s’est présenté en défenseur des classes moyennes, assumant des mesures de radicalité et fustigeant le parti de Jean Luc Mélenchon. Est-il possible pour lui d’aller jusqu’au bout de cette campagne ? Débat du club avec nos éditorialistes : Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra et le rédacteur en chef de la revue Regards Pablo Pillaud Vivien. Selon la journaliste politique, c’était un meeting réussi ; cependant maintenant le candidat doit prouver qu’il est capable d’aller jusqu’au bout, Nathalie Mauret estime que, pour le moment, le président des Républicains ne montre pas de dynamique, ni de ligne politique claire. Le rédacteur en chef de la revue Regards rejoint ce point de vue, en déclarant : « à ce stade, le meeting de Bruno Retailleau ressemblait plus à une candidature de témoignage qu’il souhaite faire, car il est à la tête d’un partie qui se veut de gouvernement ». Il déplore que le candidat n’ait pas étayé des propositions très fortes qui auraient conduit à une «colonne vertébrale très identifiée». Lorsqu’on évoque la date du 7 juillet, où nous saurons quel candidat du RN sera officiellement dans la campagne présidentielle entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, le directeur adjoint de la rédaction au Figaro est catégorique : « ça sera une nouvelle campagne pour Bruno Retailleau, mais également pour tout le monde. Tout se fixe en fonction de ce qu’il va se passer le 7 juillet. Soit c’est Jordan Bardella et donc le discours à droite, sera potentiellement ajusté en fonction. Ce qui sera différent avec Marine Le Pen, car elle n’a pas choisi un positionnement à la droite, qui propose un tout autre discours, elle le dit, elle-même ; un discours qui n’est ‘ni de droite ni de gauche’. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : C’est la grande surprise de la nuit. Au Château de Versailles en plein dîner avec Emmanuel Macron, Donald Trump a signé l’accord de paix avec l’Iran. Il met fin au conflit et permet la réouverture du Détroit d’Ormuz. Emmanuel Macron a-t-il réussi un bon coup diplomatique ? Débat dans le Club sur les conséquences de cet accord. Que va changer cet accord pour notre porte-monnaie ? Va-t-on voir rapidement les prix du carburant et du gaz baisser ? Nous recevons Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises et du Pouvoir d’Achat.Le Sénat veut rouvrir la boite noire des hauts patrimoines, ces contribuables qui sont éligibles à l’Impôt sur la Fortune mais ne paient pas d’impôt sur le revenu.Un constat et 11 recommandations : l'auteur de ce rapport, le sénateur socialiste et Président de la Commission des Finances Claude Raynal est notre invité. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Sénat travaille actuellement sur les dysfonctionnements autour de l’imposition des hauts patrimoines. Le patrimoine des ménages les plus riches serait devenu « une boîte noire », selon la commission des finances du Sénat. Les sénateurs Claude Raynal (PS) et Jean-François Husson (LR) ont formulé un rapport détaillant plusieurs pistes afin d’améliorer l’information de l’administration et des parlementaires sur les actifs et les revenus des plus fortunés. Quel était l’objectif de cette commission ? « Objectiver les choses », répond le rapporteur Claude Raynal (PS). Selon lui, nous sommes dans une période « où tout se durcit, où l’on est pour taxer les riches, mais aussi pour permettre la libre entreprise ». Il poursuit en soulignant que lorsqu’il s’agit des plus grandes fortunes françaises, « nous sommes dans des choses très bloquées et il est important de mettre de la clarté et de la lumière sur ce qui est la réalité de ces sujets ». Le sénateur (PS) de la Haute-Garonne et président de la commission des finances explique le constat actuel par le contexte historique : « La France est un pays qui redevient un pays d’héritiers. C’est un constat qu’on a partagé, c’est-à-dire qu’il y a eu une période, fin XIXe-début du XXe où finalement lorsqu’on voulait progresser dans la société, il fallait faire un beau mariage, en se rapprochant d’une famille qui avait beaucoup de biens. C’était la meilleure façon de progresser. Progression bien supérieure à ce qu’on pouvait avoir par une carrière professionnelle. Ensuite, il y a eu une période où cela s’est inversé petit à petit ».Selon Claude Raynal, il y a par la suite eu un tournant, et « finalement, aujourd’hui, on se rend compte qu’on revient sur cette situation de manière significative où les fruits du patrimoine sont aujourd’hui beaucoup plus importants que les fruits du travail. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président Donald Trump vient de signer l’accord avec l’Iran depuis le Château de Versailles pour annoncer la fin du conflit, devançant la signature initialement prévue en Suisse. Cette signature va-t-elle bientôt se traduire en bonne nouvelle pour nos portefeuilles ? Le ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat Serge Papin se veut rassurant : « Je pense qu’on quitte actuellement un épisode de crise, on est en train de tourner la page et là on peut retrouver de la confiance ». Le ministre évoque un « attentisme » qui va bientôt prendre fin, qui s’illustrait au niveau des entreprises, « par une situation où tout le monde avait les pieds sur les freins concernant les investissements et l’emploi ». Un attentisme présent aussi du côté des consommateurs qui ont épargné plus que d’habitude, ce qui représente « un signe d’inquiétude ». Le ministre du Tourisme se dit très heureux de « voir les prix à la pompe baisser, à la veille des vacances ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous » autour de la signature inattendue de l’accord de paix entre l’Iran et les Etats-Unis, dans le lieu historique du Château de Versailles. Le Président Emmanuel Macron a invité son homologue américain pour ce qu’on pensait être une réception dans le cadre de l’anniversaire de l’amitié entre les deux puissances. Mais finalement, cette invitation dépassait le simple cadre protocolaire. Réouverture du détroit d’Ormuz, levée des sanctions par les États-Unis : l’accord était prêt, mais pas encore signé. Du côté iranien, le gouvernement affirme qu’il ne se procurera, ni ne développera d’arme nucléaire. Pour la directrice adjointe de la rédaction des Echos Clémence Lemaistre, c’est l’aboutissement d’un G7 qui s’est très bien passé. « Emmanuel Macron a réussi à emmener Donald Trump dans ses ors non pas de la République, mais de la Royauté, que le président aime beaucoup. Donc visiblement, il était de bonne humeur, dans une bonne tension », précise-t-elle, avant de faire le parallèle avec la signature du traité franco-américain effectuée à la fin du XVIIIe siècle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Le Sénat a adopté hier le projet de loi permettant aux boulangers et aux fleuristes artisans de faire travailler leurs salariés le 1er Mai. Un texte de clarification pour le gouvernement, là où la gauche y voit une remise en cause d’une conquête sociale historique. On en parle avec la sénatrice centriste ¿Annick Billon, qui est à l’origine de ce texte.Au sommaire également : François Ruffin, candidat à la présidentielle, est notre invité. Va-t-il aller au bout de sa candidature, au risque de fragiliser la gauche ? Nous l'interrogeons sur son programme, mais aussi sur Donald Trump au G7, la guerre en Ukraine, ainsi que sur la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants.Emmanuel Macron achève cet après-midi son dernier G7, il prendra ensuite la direction du Château de Versailles pour un dîner en grandes pompes avec Donald Trump. Est-il encore notre allié ? Est-il en train de lâcher Vladimir Poutine, lui qui a promis hier de tout faire pour aider à mettre fin à la guerre en Ukraine ? Ce sont les thèmes de notre débat politique dans le Club. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Hier, le Sénat a adopté le texte autorisant les fleuristes et les boulangers à travailler le 1er mai. Sujet sensible autour du seul jour férié, chômé et payé. Cette réforme avait ravivé des divisions politiques au sein de l’hémicycle le mois dernier et était devenue un symbole de la ligne politique défendue par le candidat (Renaissance) à la présidentielle Gabriel Attal.Concernant les vifs débats qui ont eu lieu entre les parlementaires, la sénatrice (Union Centriste) de la Vendée Annick Billon défend, selon elle, une vision des travailleurs « plus proche du terrain » que ses homologues de gauche. Elle soutient que « la description du travail, la description de la subordination faite par une partie de l’hémicycle gauche, n’est absolument pas ce que je vois, moi, sur le terrain aujourd’hui ». La sénatrice de la Vendée explique : « Lorsque je vais dans une boulangerie, je rencontre des salariés qui me disent ‘Moi, je veux travailler le 1er mai´. Ils ne sont pas avec leur patron, juste à côté en train de les menacer de travailler ». Annick Billon estime que penser ainsi représente « une vision passée datée du monde du travail ». La sénatrice souhaite cependant nuancer ses propos : « Alors, je ne dis pas que tout est formidable dans toutes les entreprises. Mais dire que dans toutes les boulangeries et chez tous les fleuristes, on a des méchants patrons qui obligent les salariés et qui s’assoient sur le volontariat, c’est véritablement caricaturé ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous » autour de la tenue du G7 à Évian et de l’invitation à Versailles du président français Emmanuel Macron à son homologue Donald Trump, dans un contexte international perturbé. Pour le sénateur (UC) de Haute-Savoie Loïc Hervé, cette invitation pour célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis, est importante car « il ne faut pas négliger la relation franco-américaine ». Et malgré le désengagement américain « qui n’est pas seulement une affaire de Trump, mais qui est quelque chose d’assez continu depuis Barack Obama », la France ne peut pas « couper toutes les relations qu’elle a avec les Américains ». Pour Romuald Sciora, essayiste et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, l’entretien entre les deux présidents n’est pas une mauvaise idée, cependant c’est plutôt l’idée d’une réception en grande pompe qui « ternit l’image de la France à l’international ». Enfin, la députée (PS) des Yvelines Dieynaba Diop soutient l’idée qu’il n’aurait pas du tout dû être invité à Versailles car son administration est responsable de nombreux dysfonctionnements : Quand on voit ce qui se passe avec le refus de certains arbitres internationaux de venir sur le sol américain en pleine Coupe du Monde, ou encore quand on voit ce qu’il se passe avec ICE.... Selon la députée PS, ces mesures restrictives ne sont pas compatibles avec notre tradition française des Droits de l’Homme ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président du mouvement « Debout », député de la Somme et candidat à la présidentielle François Ruffin était l’invité politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Concernant la tenue du G7 à Evian, le candidat ne se dit pas réfractaire à ce sommet, mais ajoute qu’il aurait souhaité voir d’autres pays supplémentaires siéger à la table des puissances présentes, comme l’Afrique du Sud. Selon lui, la relation d’amitié France-USA s’est effritée dans le temps. Il défend l'idée que « c’est dans la durée que la France doit s’affranchir de la tutelle américaine ». Cet affranchissement est, selon lui, nécessaire pour répondre à l’attitude du président Donald Trump, qu’il décrit comme « un protecteur qui devient un prédateur ». Concernant la course présidentielle, François Ruffin affirme que sa candidature n’est pas un frein pour l’union de la gauche. Il souligne : « Ce n’est pas moi qui empêche et met la division au sein de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon représente-t-il son premier adversaire ?« Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco », lance-t-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président du mouvement « Debout », député de la Somme et candidat à la présidentielle François Ruffin était l’invité politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Concernant la tenue du G7 à Evian, le candidat ne se dit pas réfractaire à ce sommet, mais ajoute qu’il aurait souhaité voir d’autres pays supplémentaires siéger à la table des puissances présentes, comme l’Afrique du Sud. Selon lui, la relation d’amitié France-USA s’est effritée dans le temps. Il défend l'idée que « c’est dans la durée que la France doit s’affranchir de la tutelle américaine ». Cet affranchissement est, selon lui, nécessaire pour répondre à l’attitude du président Donald Trump, qu’il décrit comme « un protecteur qui devient un prédateur ». Concernant la course présidentielle, François Ruffin affirme que sa candidature n’est pas un frein pour l’union de la gauche. Il souligne : « Ce n’est pas moi qui empêche et met la division au sein de la gauche ». Jean-Luc Mélenchon représente-t-il son premier adversaire ?« Mon adversaire s’appelle Jordan Bardella de Monaco », lance-t-il. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous » autour de la tenue du G7 à Évian et de l’invitation à Versailles du président français Emmanuel Macron à son homologue Donald Trump, dans un contexte international perturbé. Pour le sénateur (UC) de Haute-Savoie Loïc Hervé, cette invitation pour célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis, est importante car « il ne faut pas négliger la relation franco-américaine ». Et malgré le désengagement américain « qui n’est pas seulement une affaire de Trump, mais qui est quelque chose d’assez continu depuis Barack Obama », la France ne peut pas « couper toutes les relations qu’elle a avec les Américains ». Pour Romuald Sciora, essayiste et directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l’IRIS, l’entretien entre les deux présidents n’est pas une mauvaise idée, cependant c’est plutôt l’idée d’une réception en grande pompe qui « ternit l’image de la France à l’international ». Enfin, la députée (PS) des Yvelines Dieynaba Diop soutient l’idée qu’il n’aurait pas du tout dû être invité à Versailles car son administration est responsable de nombreux dysfonctionnements : Quand on voit ce qui se passe avec le refus de certains arbitres internationaux de venir sur le sol américain en pleine Coupe du Monde, ou encore quand on voit ce qu’il se passe avec ICE.... Selon la députée PS, ces mesures restrictives ne sont pas compatibles avec notre tradition française des Droits de l’Homme ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Ira-t-on un jour sur la Lune ou sur Mars ? C’est l’ambition d’Elon Musk. Avec l’entrée en bourse de sa société Space X, sa fortune a franchi la barre des 1000 milliards de dollars. L’Europe peut-elle rivaliser, ou est-elle larguée dans la course à l’espace ? Nous posons la question à ¿Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace.Au menu également, la carte scolaire et ses problématiques.¿En 2035, il y aura 1,7 millions d’élèves en moins dans nos classes. Face à cette baisse de la démographie, faut-il repenser la carte scolaire ? Les fermetures de classes sont-elles justifiées, ou faut-il au contraire en profiter pour diminuer le nombre d’élèves par classe ? Le¿sénateur¿LR Olivier Paccaud nous répond.Enfin dans le Club, débat sur L’Europe qui durcit sa politique migratoire. La réforme est entrée en vigueur vendredi, elle met notamment en place une procédure de filtrage des migrants aux frontières. Peut-on se passer d’immigration ? Faut-il choisir nos immigrés ? Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique, en discutent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sénateur (LR) de l’Oise Olivier Paccaud était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Spécialisé sur les sujets d'éducation au Sénat, il est notamment revenu sur les nouvelles mesures mises en place par le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray autour du baccalauréat et d’une potentielle nouvelle carte scolaire. Dû à la baisse drastique de la démographie scolaire qui toucherait plus d’1,7 million d'élèves d’ici les dix prochaines années, le ministre a défendu une refonte des cartes scolaires incluant des ouvertures et des fermetures de classes pour pallier ces changements démographiques dans le pays.Le ministre de l'Éducation nationale a lancé une expérimentation inédite sur la démographie scolaire dans 18 départements, qui sont censés représenter la diversité des territoires. Olivier Paccaud soutient ses nouvelles mesures, et particulièrement celles liées aux épreuves des examens scolaires. Concernant le durcissement des règles de notation au baccalauréat et au brevet pour l’orthographe, la syntaxe et la grammaire, le sénateur se dit favorable à ces mesures. Il déplore qu’à l’ère des réseaux sociaux, la qualité de l’expression tende à s’appauvrir : « Le vocabulaire TikTok ou SMS est un drame ».Le sénateur considère la maîtrise de l’orthographe comme un enjeu fondamental. Selon lui, « L'Éducation nationale a longtemps négligé, voire méprisé l’orthographe, alors que c’est un atout social pour s’insérer. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’entreprise aérospatiale contrôlée par Elon Musk SpaceX est entrée en bourse la semaine dernière, avec une valorisation qui dépasse les 2.000 milliards de dollars. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace Philippe Baptiste, la promesse d’Elon Musk sur un envol des êtres humains vers la planète Mars avec SpaceX ne représenterait pas un enjeu de science, mais plutôt « un enjeu de puissance, ou de démonstration de sa puissance ». L’ancien directeur du Centre national d’études spatiales soutient cependant l’idée que des investissements doivent être davantage réalisés dans les secteurs d'avenir : le spatial, l’IA et le numérique. Il estime que « ces sujets-là devraient être au cœur des débats de la prochaine élection, parce que c’est l’avenir de notre pays sur le moyen long terme. » Philippe Baptiste alerte : « On est à un moment de bascule. Soit on continue à investir sur notre modèle social en réduisant les dépenses d’avenir... Et à ce moment-là je crois vraiment qu’on va dans le mur. Soit on est capable de rééquilibrer les choses pour simplement garantir ce modèle social. On a besoin de sciences, on a besoin de technologie, on a besoin d’innovation et d’entreprises innovantes sur ces sujets-là, parce ce sont ces sujets qui vont porter la croissance de demain. Et si on n'est pas capable de le faire maintenant (…) on va droit dans le mur. Donc il faut absolument que ces sujets soient au cœur du débat politique et je regrette que ce ne soit plus le cas, y compris au Parlement. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Deux ans après avoir été adopté, le nouveau pacte sur la migration et l'asile entend modifier en profondeur la gestion des demandes d’asile au sein de l’Union Européenne. Ce nouveau pacte remplace le système du règlement de Berlin, qui imposait au premier pays d’entrée dans l’UE (souvent l’Italie, la Grèce ou l’Espagne) la responsabilité quasi exclue exclusive de gérer et traiter les demandes d’asile. Ce nouveau pacte instaure un mécanisme de solidarité obligatoire avec une relocalisation des migrants et une contribution financière demandée aux états qui refuseraient l’accueil des demandeurs d’asile. Un filtrage strict et un fichage extérieur sont notamment prévus dans le cadre de ce pacte. Mais alors, pouvons-nous choisir nos immigrés ? Débat dans la matinale de Public Sénat avec l’éditorialiste politique Françoise Degois, la chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International Diane Fogelman et le sénateur Les Républicains de l’Oise Olivier Paccaud. La position du sénateur LR est claire : « On ne peut pas nier qu’aujourd’hui l’immigration incontrôlée pose des problèmes et pas seulement en France. » Il ajoute : « Je me félicite de la transformation de la directive en règlement retour, qui permet effectivement de faciliter le retour des immigrés en situation irrégulière ». Assumant sa position, il souhaite néanmoins nuancer ses propos : « Il ne s’agit pas d’être sans cœur, bien au contraire, personne n’a le monopole du cœur ou de la charité. Mais pour pouvoir accueillir, il faut être en condition. Et aujourd’hui les états européens ne le sont plus vraiment parce qu’il y a eu trop d’immigrés ». Pour l’éditorialiste politique, ce discours qu’on entend souvent chez les politiques pousse à « l’idée de la déshumanisation des migrants et immigrants ». Elle poursuit : « Ce que j’entends, qui n’est pas dit, c’est tout le discours de la submersion. Je voudrais qu’on ´dé-fantasme' l’immigration. Quand on prend les chiffres tels qu’ils sont, l’Europe a parfaitement la capacité à absorber cette population ». Pour la chargée de plaidoyer sur les migrations pour Amnesty International Diane Fogelman : Ce qui est étonnant, c’est qu’on n’a pas le recul des politiques. Elle insiste sur le fait que tous les deux ans des politiques migratoires interviennent en France et réforment en profondeur le droit des étrangers, des politiques qui s’enchaînent si vite qu’on ne peut pas encore voir les effets. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : La tenue d’un sommet international mobilise fortement les territoires qui l’accueillent. Sécurité, organisation, retombées économiques, circulation : les enjeux sont nombreux pour les collectivités concernées. Reportage en Haute-Savoie dans les coulisses de cette préparation exceptionnelle.Plusieurs affaires récentes ont ravivé le débat sur la place des victimes dans la procédure judiciaire et sur la confiance des citoyens envers les institutions. Comment mieux accompagner les victimes et garantir leur information tout au long des procédures ? La sénatrice Marie-Claire Carrère-Gée présente les propositions qu’elle défend au Parlement.La question de l’autonomie des territoires continue d’alimenter le débat institutionnel français. Jusqu’où peut aller la décentralisation sans remettre en cause les principes de la République ? Quels pouvoirs supplémentaires accorder aux collectivités ? Nous en parlons avec Gilles Simeoni, maire de Bastia, ancien président du Conseil exécutif de la Corse.À gauche, les stratégies pour l’élection présidentielle se dessinent progressivement. Entre volonté de rassemblement, affirmation de leadership et concurrence des candidatures, les équilibres restent fragiles. Comment construire une alternative crédible ? Faut-il se déclarer candidat tôt ou attendre le bon moment ? Débat avec nos invités Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Pablo Pillaud Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards, et Lucie Alexandre, journaliste politique à Libération. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Raphaël Glucksmann peut-il plier Mélenchon ? Le 1er meeting de l'aspirant candidat à la présidentielle Raphaël Glucksmann a eu lieu le samedi 13 juin à Aubervilliers avec une volonté de rassembler la gauche non mélenchoniste. L'eurodéputé qui n'a pas annoncé officiellement sa candidature, tarde-t-il trop à le faire ? Peut-il incarner le rassemblement de la gauche ? Peut-il plier le candidat LFI comme il l'ambitionne ? On en parle dans Public Sénat, avec le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard, le rédacteur en chef de la revue Regards, Pablo Pillaud-Vivien et la journaliste politique à Libération Lucie Alexandre.Selon Yves Thréard, le candidat et co-président de Place Publique (PP) aurait dû clairement se positionner dans la campagne présidentielle plus tôt : Pour moi, il a tort. Il aurait dû se déclarer plus vite. En plus, il en a évidemment l'envie et il a évidemment l'ambition d'occuper cet espace politique. Donc je ne comprends pas pourquoi il ne prend pas de vitesse ses concurrents directs (...) Il devrait se manifester bien avant l'été. Il aurait dû le faire depuis longtemps pour occuper le terrain et afin de créer une dynamique. Pour le rédacteur en chef de la revue Regards, ce retrait viendrait de l'ambition du candidat et de raisons personnelles. Il précise : Glucksmann veut être le candidat social-démocrate et aujourd'hui s'il se déclare il ne peut qu'être le candidat Place Publique et je pense que cela ne lui suffit pas. Il veut directement avoir la validation du Parti Socialiste. Et il y a une deuxième chose, il a une femme et ce n'est pas négligeable. Le jour où il se présente, elle ne peut plus présenter le 20h, Léa Salamé. La journaliste politique de Libération Lucie Alexandre estime, au contraire, que l'eurodéputé a déjà lancé sa campagne présidentielle, c'est juste une question de nomenclature, mais en fait, son discours du dernier meeting, c'était un discours de candidat qu'il a fait. Quand il évoque un délai de trois mois avant d'officialiser sa candidature, en fait, il se donne trois mois pour convaincre les socialistes, juge-t-elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La sénatrice (LR) de Paris Marie-Claire Carrère-Gée était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » de Public Sénat. Elle a déposé le 9 juin 2026 deux propositions de loi visant à réformer en profondeur la place des victimes au sein de l’institution judiciaire, suite à l’assassinat d’Élias et au meurtre de Lyhanna. Partant du constat que ces drames « auraient pu être évités », la sénatrice républicaine de Paris Marie- Claire Carrère-Gée dénonce une justice qui ne rendrait pas suffisamment de comptes et laisserait les familles sans réponses.La sénatrice affirme avoir confiance en la justice mais soutient que « la justice, comme toute institution doit évoluer ». Elle compare les victimes dans les procès judiciaires, aux patients dans les hôpitaux en expliquant : Aujourd'hui cela parait une évidence que les patients ont droit à être informés, respectés, qu'on doit en prendre soin et pas seulement on ne doit pas prendre soin de leur maladie, mais on doit prendre soin d'eux en tant que personne. La justice, qui, comme le système de santé a pour mission de protéger, parfois se révèle en quelque sorte maltraitant à l'égard des personnes qui sont des victimes. Comme un malade, le patient subit déjà sa maladie. A priori quand il s'adresse au système de santé, ce n'est pas la double peine. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Actuellement en débat au sein de l’Assemblée Nationale, le projet de loi sur l’autonomie de la Corse suscite de vives tensions et ravive des clivages politiques dans l’hémicycle concernant cette décision. L’actuel maire de Bastia, et ancien Président du Conseil exécutif de la Corse Gilles Simeoni était sur le plateau de la matinale afin d’évoquer ce projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République ». Le maire se dit conscient des débats qui peuvent mener à des amendements et modifications à effectuer dans la sémantique du projet de loi. Cependant, selon lui, la substance même ne devrait pas être effacée. Il précise que si il y a amendement dans une mesure telle que, elle perdrait ses éléments substantiels, et remettrait en cause l'accord politique dans lequel nous sommes engagés et que nous, nous nous avons respecté loyalement, la révision constitutionnelle, qui intervient après les débats parlementaires, n'aurait plus d'intérêt pour nous.Il rassure et questionne : L'Etat et la République n'ont rien à craindre d'une autonomie de la Corse, mais au contraire, ce qu'il se passe en Corse interroge l'Etat et de façon plus large la République : sont-ils capable de prendre en compte et d'intégrer, dans l'ordre constitutionnel, une aspiration démocratique qui puise à 50 ans de combat et qui est aujourd'hui validée par la très grande majorité des élus corses ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l’avenir de notre système de retraites continue d’alimenter le débat. Face au vieillissement de la population et aux déséquilibres financiers annoncés, plusieurs scénarios sont régulièrement avancés pour garantir sa pérennité. Faut-il travailler plus longtemps ? Comment assurer le financement des retraites sans pénaliser les actifs ? Débat avec nos invités.Les Français épargnent davantage que la plupart de leurs voisins européens, alors que les finances publiques restent sous tension. Quel rôle l’épargne peut-elle jouer dans le financement de l’économie et des investissements de long terme ? Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des Dépôts, est notre invité.L’accès aux soins reste une préoccupation majeure dans de nombreux territoires. Déserts médicaux, difficultés à trouver un médecin traitant, inégalités territoriales : les solutions font débat. Faut-il encadrer davantage l’installation des médecins ? Comment garantir une offre de soins sur l’ensemble du territoire ? La sénatrice LR de la Charente-maritime, Corinne Imbert revient sur les propositions examinées au Sénat.Dans la Loire, le village de Marols s’est lancé dans une aventure collective : obtenir le label des Plus Beaux Villages de France. Un projet qui mobilise habitants, élus et associations, avec l’espoir de valoriser le patrimoine local et de renforcer l’attractivité touristique du territoire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
6,4 millions de Français n’ont pas de médecins traitants. Au cours des 5 dernières années, 73% des Français ont renoncé à un acte médical, faute de médecin. Comment en est-on arrivé là ? Comment y remédier ? C’est l’objet de la proposition de loi d'initiative transpartisane visant à lutter contre les déserts médicaux, en discussion au Sénat. La rapporteure de ce texte, la sénatrice (LR) de la Charente-Maritime, Corinne Imbert est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Si le texte issu de l’Assemblée nationale remet largement en question la liberté d’installation des généralistes, le Sénat prévoit d’adoucir ce point : « On a voulu préserver la liberté d’installation mais on a voulu dire aux médecins : ‘vous vous installez où vous voulez, mais vous venez donner un coup de main quand il y en a besoin’ ».Concernant la formation de ces futurs médecins, la sénatrice souhaite soulever une autre problématique : Malgré l'augmentation du nombre d'étudiants admis en deuxième année, pour autant, on constate que même à la fin de la formation, une part non négligeable de médecins généralistes formés n'exercent pas la médecine générale. Par conséquent, elle estime que c’est tout le parcours de formation et le cursus qu’il faut revoir. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans son dernier rapport, le conseil d'orientation des retraites (COR) estime qu'il faudrait reculer l'âge moyen de départ à la retraite à 67,6 ans en 2070, soit trois ans après l’âge actuel pour assurer la pérennité du système. L'économiste et expert associé à l'Institut Montaigne, auteur de J’ai cotisé, j’y ai droit : mensonges et vérités sur les retraites aux éditions Hermann, Bertrand Martinot pose son diagnostic et alerte : dans deux, trois voire cinq ans, on va avoir une crise financière majeure, et dans l'urgence, nous serons alors dans l'obligation de couper massivement dans les pensions. Pour l'économiste et enseignant-chercheur à l'Université Lumière Lyon 2 Michaël Zemmour, le système des retraites se pilote à long terme. Il illustre : Depuis 2010 on a fait des réformes de très court terme et c'est une grosse erreur. La réforme de 2010 et celle de 2003, ce sont des réformes très dures (…). Il y a des personnes qui ont pris 3 trimestres à moins de 5 ans de la retraite. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans un contexte international instable qui pousse les Français à épargner davantage, Olivier Sichel, directeur général de la Caisse des Dépôts depuis 2017, ainsi que le directeur de la Banque des territoires depuis 2018 était l'invité de la matinale Bonjour Chez Vous de Public Sénat. Comment reconstruire l'industrie française ? Comment assurer financièrement notre autonomie européenne et française ? À quoi sert la caisse de dépôt pour l'innovation de nos territoires ? Olivier Sichel a rappelé le rôle de la Caisse des dépôts et a affirmé l'importance de son institution pour aider les territoires et les collectivités à se développer de manière numérique notamment. Quant à ce qui touche les Français au quotidien, Olivier Sichel met en avant la gestion de leur épargne via le Livret A et fait l'annonce d'une augmentation du taux du livret A d'ici juillet : On s'attend à ce que le taux qui est fixé par le Ministère de l'Économie et des Finances, soit remonté le mois prochain. Le directeur explique la formule de calcul de ce taux actuellement établi à 1,5% : C'est une formule arithmétique, on prend la moyenne entre l'inflation et les taux courts. Il précise que le taux sera aux alentours de 1,8%, et qu'il va de nouveau croître l'an prochain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Du drame au scandale d’État : l’affaire Lyhanna secoue la France, avec près de 200 rassemblements qui ont eu lieu sur l’ensemble du territoire. Les participants dénoncent les dysfonctionnements, défaillances de la justice et appellent parfois à la démission du garde des sceaux. La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » dit entendre la colère des Français et la partager. Elle appelle toutefois à laisser la justice faire son travail : « je crois qu’il faut laisser le temps de ces enquêtes de manière à ce que celles-ci puissent se faire sereinement ».Alors que la société se demande si dans cette affaire, l’État a failli, Maud Bregeon répond : « Personne ne se dédouane de ses responsabilités. Des décisions seront prises : des décisions législatives, des sanctions individuelles si c’est nécessaire, et nous poursuivrons la montée en puissance du budget de la justice, l’année prochaine ». Par ailleurs, le gouvernement souhaite mettre un coup d’accélérateur à la « loi intégrale », un texte qui vise à réformer en profondeur la législation en matière de violences faites aux femmes et aux enfants. Pour quand exactement ? Laissez-nous quelques jours le temps d'adapter, si nécessaire, le calendrier législatif, répond-elle. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Discussion autour des dysfonctionnements qui ont conduit au drame sociétal, le meurtre de Lyhanna, jeune fille de 11 ans, le 4 juin, dans le Gers mais qui bouleverse aujourd’hui l’ensemble de la société. Alors que les appels à la démission du garde des sceaux se multiplient, la sénatrice socialiste, Audrey Linkenheld, ne demande pas le départ de Gérald Darmanin car « nous ne sommes pas pour la recherche de bouc émissaire, ni du côté du ministre, ni du côté de nos institutions en général » explique-t-elle. Elle poursuit, se disant peinée d’entendre scander « Justice pourrie » lors des manifestations. « On est dans un état de droit où il peut y avoir des manquements, des manques de moyens, ou des fautes individuelles, nous allons le voir lors des enquêtes, mais on n’est pas dans un pays avec une ‘justice pourrie’ et une ´police pourrie’ », soutient-elle. On apprend qu’en 2025, les parents d’une autre jeune fille, Rosa, 12 ans, avaient déjà porté plainte pour viols contre Jérôme Barella, l’homme accusé dans l’affaire Lyhanna.L’avocat pénaliste et co-président de l'association des avocats pénalistes Romain Boulet estime de son côté que « ça prend du temps une expertise ». L’avocat illustre : « Les policiers ont des écoutes à mettre en place, des surveillances, des auditions. [..] Non ils n’attendent pas derrière leur bureau à se tourner les pouces en attendant les procès verbaux qui s’accumulent. [..] la justice est en sérieux manque de moyens. »La sénatrice rattachée au groupe LR de la Seine-Maritime Agnès Canayer nuance le propos : « j’entends qu’il y avait une procédure judiciaire, des enquêtes pénales, des délais à respecter. Néanmoins, cela pose quand même la question de la place de la victime dans nos procédures judiciaires. Il y a des réponses juridiques à donner, mais il y a un traitement humain aussi de la victime ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : après plusieurs affaires ayant suscité une vive émotion dans l’opinion publique, le gouvernement réfléchit à de nouvelles mesures pour améliorer le traitement judiciaire des violences faites aux enfants et renforcer la protection des victimes. La réponse de l’État est-elle à la hauteur des attentes ? Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, répond à nos questions.Défaillances institutionnelles, responsabilité de l’État, moyens de la justice et des forces de l’ordre : plusieurs affaires récentes relancent le débat sur le fonctionnement de la chaîne judiciaire. Faut-il renforcer les contrôles, les sanctions ou les moyens alloués à la justice ? Débat avec nos invités.La France figure parmi les pays où le niveau des prélèvements obligatoires est le plus élevé. Quel impact sur la compétitivité des entreprises, le pouvoir d’achat des ménages et l’attractivité économique du pays ? Le sénateur Horizons de Maine-et-Loire Emmanuel Capus revient sur les travaux engagés au Sénat pour évaluer les marges de manœuvre possibles en matière de fiscalité et de finances publiques.En Indre-et-Loire, des initiatives locales accompagnent les porteurs de projet dans la création d’entreprise, avec une attention particulière portée à l’entrepreneuriat féminin. Reportage à Tours auprès de celles qui se lancent dans l’aventure entrepreneuriale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En France, le taux de prélèvement obligatoire qui avoisine les 43,6%, place notre pays en tête des taux les plus élevés d’Europe, derrière le Danemark. Que se cache-t-il derrière ces chiffres ? Où va l’argent de nos impôts ? Le travail paye-t-il encore ? Le sénateur (Les indépendants) de Maine-et-Loire Emmanuel Capus était présent sur le plateau la matinale « Bonjour Chez Vous », afin d’ expliquer les enjeux de la mission d’information consacrée au poids des prélèvements obligatoires en France, dont il est rapporteur.Pour lui, l’objectif est de réduire le poids de ses prélèvements obligatoires qui « pèsent sur nos entreprises, qui pèsent sur l’investissement, qui pèsent sur la compétitivité de nos entreprises et qui pèsent sur nos salaires ». L’idée est également de comprendre pourquoi ce taux est si élevé : à quoi servent ces prélèvements ?Le sénateur propose que « d’un côté, on baisse les impôts, notamment les impôts de production, qui pèsent sur les entreprises. Et d’un autre côté, en contrepartie, on puisse baisser les aides aux entreprises ; tout un ensemble de maquis d’aides qui sont extrêmement compliquées. Parce qu’au final les entreprises, elles ne demandent pas l’aumône, elles demandent juste à ce que l’on leur facilite la vie, qu’on leur facilite le travail. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : le Sénat se prononce sur la future loi de programmation militaire. Au cœur des débats : le niveau d’effort budgétaire nécessaire pour adapter les armées françaises à un environnement stratégique de plus en plus instable. Les moyens prévus sont-ils à la hauteur des enjeux ? Le sénateur LR Christian Cambon analyse les points de friction entre le gouvernement et la majorité sénatoriale.Après plusieurs drames ayant suscité une vive émotion dans le pays, la protection de l’enfance, le fonctionnement de la justice et la prévention des violences sont au centre des préoccupations. Ces affaires marquent-elles une évolution du regard de la société sur ces questions ? Le sociologue Michel Wieviorka nous apporte son éclairage.À moins d’un an de l’élection présidentielle, les prétendants se multiplient dans chacun des camps politiques. Comment désigner un candidat lorsqu’ils sont nombreux à revendiquer le leadership ? Primaires, rapports de force internes, dynamique des sondages : quelles stratégies pour départager les concurrents ?Dans de nombreux territoires, les cafés et bistrots de village disparaissent progressivement. En Vendée, des habitants ont décidé de reprendre le café de leur commune pour lui redonner vie et recréer un espace de convivialité au cœur du village. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Sénat doit se prononcer ce mardi sur une augmentation de l’effort de défense de la France d’ici 2030, dans le cadre de l’actualisation de la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030. Dans un contexte de conflits internationaux, Ukraine-Russie, Iran-Israël, déstabilisations de l’administration Trump face aux Etats européens ou encore enjeux cybers, une actualisation de la LPM a été demandée afin d’adapter la défense française à l’évolution rapide du contexte stratégique, sécuritaire et aux risques qui nous menacent. Entre ambitions et contraintes budgétaires, les sénateurs ne semblent pas s’être mis d’accord sur le montant de l’enveloppe budgétaire allouée à ces ambitions : 36 milliards définis par le gouvernement mais contestés par une partie de l’hémicycle (la totalité des LR, la moitié du groupe centriste, ainsi que la moitié des voix du groupe Horizons) qui estime qu’une augmentation supplémentaire de 14 milliards serait nécessaire. Christian Cambon, sénateur (LR) du Val-de-Marne et envoyé spécial du Président du Sénat pour les relations internationales, invité de la matinale explique dans la matinale « Bonjour Chez Vous » la position du Sénat : « Elle est constante. Depuis deux lois de programmation militaire, à savoir qu’il faut absolument rehausser le niveau d'équipements et de moyens de nos armées compte tenu des dangers actuels. Les 36 milliards proposés par le gouvernement sont bienvenus et ils finiront par être votés en commission mixte paritaire. Cependant ce que nous disons, nous, c’est qu’il faut aller plus loin et nous ne sommes pas les seuls à le dire. La Revue Stratégique l’a dit, le Premier ministre lui-même lorsqu’il était ministre des Armées a dit qu’il faut un poids budgétaire d’environ 100 milliards par an et nous en sommes loin ».Pour le sénateur républicain et rapporteur des précédentes lois de programmation militaire, l’augmentation du budget de la défense est essentielle afin de faire face aux dangers qui nous menacent et face aux engagements pris auprès de l’OTAN : « Le Sénat dit : ‘nos forces armées ne sont pas encore à la hauteur, malgré les efforts qui ont été faits, indiscutables et on peut être redevable au Président de la République d’avoir doublé les ressources militaires en dix ans, c’est un fait. Mais cela ne va pas assez loin parce que les forces armées ont été éreintées pendant 20 ans. On s’est servi des dépenses militaires pour sabrer dans le budget et pour financer d’autres dépenses. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que les déclarations de candidatures présidentielles se multiplient au centre et dans la gauche non-mélenchoniste, avec par exemple la dernière annonce du maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, on se demande qui va les départager ? Va-t-on vers une primaire des sondages ? Débat dans la matinale du jour entre l’éditorialiste politique Françoise Degois, le constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas Benjamin Morel et le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi.Pour le sondeur, la situation n’est pas étonnante depuis l’élection d’Emmanuel Macron : « le côté ‘pourquoi pas moi’ fait florès ». En 2027, poursuit-il « c’est une présidentielle de renouvellement et traditionnellement l’offre électorale est connue très tardivement. Je rappelle le cas de Jospin en 1995, qui avait gagné le premier tour. Il avait commencé à être testé en février 2007 avant la primaire socialiste fermée et remportée par Ségolène Royal ». Le directeur général Opinion de l’IFOP remarque que, face à l’incertitude, l’opinion publique tend à ériger les sondages en juges de paix. Il réagit : « Ça, je n’y crois pas du tout, parce que les sondages n’ont pas cette vocation-là. »L’éditorialiste politique Françoise Degois privilégie aussi l’offensive : « Le réel c’est quand on se cogne. Vous ne pouvez pas désigner quelqu’un par les sondages, quelqu’un qui va perdre le moins mal ». L’éditorialiste prend le cas de la gauche « Je vois bien que tout l’entourage de Glucksmann, qui est en train de reculer, pense que l’on peut faire une désignation en conseil national du PS pour qu’il devienne le candidat du PS et prendre tous les moyens du PS, mais ça ne marche pas comme ça ». Françoise Degois nuance : « Si Raphaël Glucksmann était à 20 points, et surtout si vous aviez un seul sondage qui montre qu’il peut battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour, là, il n’y aurait même plus de discussions. C’est ce qu’il s’est produit avec Ségolène Royal lors de la primaire fermée de 2007. Elle renouvelle tout le logiciel de la gauche». Le constitutionnaliste et maître de conférences en droit public à Paris II Panthéon-Assas Benjamin Morel résume cette problématique par l’aspect financier des candidatures présidentielles. Il illustre : « Primaire ou sondages, au final, l’objectif c’est quoi ? Avoir de l’argent. Une campagne coûte environ 8 millions d’euros, voire un peu plus si vous voulez la jouer gagnante ». D’où l’importance de filtrer les candidatures : « En reprenant l’exemple du centre gauche, l’enjeu c’est d’obtenir la caisse du PS in fine. Vous ne faites pas campagne sans la caisse du PS. Il n’y a pas de Raphaël Glucksmann sans la caisse du PS ». Les sondages vont donc, selon lui, permettre aux candidats en haut de la liste d’ « obtenir des prêts bancaires, car si vous souhaitez être candidat, il faudra aller avoir une banque dès l’automne. C’est déjà compliqué, mais si en plus vous êtes bas dans les sondages, ils ont peur que vo Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview de Louis Giscard d'Estaing. Il publie VGE, le visionnaire. Un ouvrage dans lequel il revient sur les faits marquants du mandat de son père. 45 ans après le départ de Valéry Giscard d'Estaing, le centre peut-il reconquérir l’Elysée ? Nous l’interrogeons.Dans notre débat nous revenons sur la principale actualité du week-end : Jean-Luc Mélenchon a lancé sa campagne présidentielle ce dimanche à Saint-Denis, se voulant comme la première force politique de gauche, actant la mort de la primaire. Peut-il encore incarner le vote utile ? Peut-il être le challenger du RN ? ¿Le débat¿dans entre nos éditorialistes¿Yves Thréard, Rachel Garrat-Valcarcel et la sondeuse Laure Salvaing.Cette présidentielle se fera-t-elle sous influence ? Ingérences étrangères, médias d’opinion : notre démocratie est-elle menacée ? ¿La sénatrice socialiste¿Colombe Brossel est notre invitée. Elle est la rapporteure de la Commission d’enquête du Sénat sur les mécanismes de financement des politiques publics par le privé. Elle a notamment auditionné le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin la semaine passée au Sénat. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Stérin, Pigasse, Bolloré sont-ils les nouveaux magnats de l’influence ?Il y a quatre mois, la sénatrice socialiste de Paris Colombe Brossel a lancé une commission d’enquête au Sénat afin d’expertiser le poids des fondations privées dans la sphère politique. Dans le cadre de cette commission d'enquête sur les mécanismes de financement des politiques publiques par des organismes, sociétés ou fondations de droit privé et des risques en matière d'influence, d'absence de transparence financière et d'entrave au fonctionnement de la démocratie, l’entrepreneur milliardaire Pierre-Édouard Stérin, président du conseil d’administration du Fonds du bien commun, a été auditionné. Il n’a pas nié son agenda politique ni l’envie d’une victoire présidentielle politique de la « droite libérale conservatrice ». La rapporteure de la commission, qui avait réclamé la création de cette commission d’enquête au nom de la transparence, réagit dans la matinale de Public Sénat : « Il y a des acteurs comme Pierre-Édouard Stérin qui passent leur temps à être dans des stratégies d’opacité, avec manifestement un agenda politique. Et il ne s’en est pas caché lors de son audition la semaine dernière, c’est peu de le dire. […] Monsieur Stérin peut se définir comme étant au centre de la droite. Cependant, quand il affirme un projet de remigration, ce n’est pas un mot anecdotique dans l’histoire politique de notre pays. La ‘remigration’, c’est un concept théorisé par les plus identitaires de l’extrême droite. Il peut se ripoliner de centrisme libéral, mais quand il adresse des signes de cette manière-là à la frange la plus identitaire de l’extrême droite, c’est qu’il est bien en dehors du champ du centrisme libéral ». Colombe Brossel précise toutefois : « Il a droit d’avoir ses opinions politiques et personnelles, comme tout le monde. Le sujet, c’est : est-ce qu’il met sa fortune d’exilé fiscal au profit d’une forme d’orientation des politiques publiques en s’y introduisant et en les finançant largement ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l’approche de l’élection présidentielle de 2027, reste-t-il un héritage du centrisme incarné par Valéry Giscard d’Estaing ? Après quinze ans de présidence gaulliste, VGE, élu en 1974, voulut « gouverner la France au centre », même s’il était plutôt considéré comme un homme de centre droit. Louis Giscard d’Estaing, fils du l’ancien Président de la République et membre du parti l’Union pour la démocratie française (UDI) est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le président de la Fondation Valéry Giscard d’Estaing et coordinateur du livre « VGE, le visionnaire », aux éditions Eyrolles souligne le caractère novateur de son père en rappelant « la décontraction, la modernisation de la vie politique, c’est vraiment lui qui l’a faite. Ne serait-ce qu’avec sa photo officielle qui est un changement complet par rapport aux photos du président Pompidou, et du Général de Gaulle ». Le maire de Chamalières assure que son père était en « rencontre permanente avec les Français », qu’il a innové avec les questions d’actualité au gouvernement : « parmi toutes les avancées institutionnelles qu’il met en œuvre, les questions au gouvernement, créés en 1974, pour permettre un équilibre entre le rôle du Parlement au contre-pouvoir, sont restées jusqu’à maintenant ». Il met également en avant son ancrage dans la vie locale, ce qui le différencie d’Emmanuel Macron à qui on l’a souvent comparé. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le candidat de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon a tenu son premier grand meeting de campagne dans la ville phare de Saint-Denis ce week-end. 26 000 sympathisants étaient présents dans le bastion de LFI déclamant On est chez nous, s'inscrivant dans le concept de la Nouvelle France.A travers ce meeting, Mélenchon décide de passer à l'offensive en concentrant ses attaques sur le RN et en lançant au reste de la gauche la primaire est finie. La directrice Générale de Verian France Laure Salvaing analyse la prestation et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon : Il y avait une volonté d’ 'horizontaliser' la candidature de Mélenchon [...] Il a besoin de souder son camp, de mobiliser ses militants et en même temps il était mieux placé avant. Donc il a besoin de mesurer ses propos, ses ambitions et a besoin d'apparaitre entouré.Pour Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Jean-Luc Mélenchon a une longueur d'avance dans le sens où c'est le seul à avoir un récit, un récit très construit, qu'il porte avec des symboles forts comme la basilique de Saint-Denis, lieu qu'il a choisi en fond pour accueillir son meeting. Par le départ sur les chapeaux de roue, et en se proclamant 1ère force politique de la gauche, le fondateur de LFI a-t-il plié le match ? La journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel reste vigilante et s’appuie sur les sondages de second tour qui le monte à 25, 30, 35% des voix face à Jordan Bardella : « Il y a une partie du centre gauche (…) qui se dira 'si on envoie Mélenchon au second tour face à Bardella ou Le Pen, on s'assure la victoire du RN'. Ce n'est pas la même chose d'envoyer en 2022, Mélenchon au second tour face à Macron, parce que perdre contre Macron, c'est une chose qui n'est pas très grave. Mais perdre face à Marine Le Pen, ou Jordan Bardella, c'est tout autre chose. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En 2025, près de 1 000 patients sont décédés faute de greffe disponible. Au 1er janvier 2026, plus de 23 000 personnes demeuraient inscrites sur les listes d’attente pour un don d’organes. Afin de faciliter les dons d’organes et attirer de nouveaux donateurs, une loi est actuellement étudiée au Sénat afin d’améliorer le processus du donateur. En théorie, l’opération ne devrait rien coûter au donneur. Si les frais engagés à l’hôpital sont pris en charge, certaines dépenses annexes demeurent toutefois à sa charge : coût de transport, éventuellement hébergement pour ceux qui passent la nuit sur place ou encore frais de restauration. Philippe Mouiller, auteur de la proposition de loi « Garantir la neutralité financière du don d'organes par les vivants » est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous » de Public Sénat pour nous expliquer le contexte et les enjeux de ce texte. Le sénateur (LR) des Deux-Sèvres affirme que cette proposition de loi vise à réduire les freins économiques des donateurs. Il rappelle l’objectif principal : « L’idée de ce texte est d’enlever tous les freins qui limitent finalement cet acte fondamental de donner ». Le président de la commission des affaires sociales revient sur le record de greffes d’organes en 2025 : « Oui c’est positif ; à la fois ça veut dire qu’il y a réellement un plan qui se déploie sur le territoire avec une meilleure communication, les moyens d’accès et les moyens de prise en charge également donc ça améliore mais on voit qu’aujourd’hui il y a encore quand même beaucoup de personnes qui sont en attente de greffe et donc on a vraiment une mobilisation de tous les instants qui doit se jouer à tous les niveaux, notamment à travers le texte que nous portons». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La guerre des drones s’intensifie entre la Russie et l’Ukraine. Ce mercredi, des drones ukrainiens ont frappé un site énergétique et pétrolier à Saint-Pétersbourg. Attaque survenant quelques heures avant l’ouverture du Grand forum économique à la « Davos » russe situé dans la même ville et prévoyant d’accueillir 20 000 invités, de 130 pays différents. Poutine a-t-il été fragilisé sur son propre territoire ? Est-ce qu’un symbole a été franchi, en touchant la ville de Saint-Pétersbourg ? Jusqu’où ira l’escalade des frappes de drones entre les deux pays ? L’ancien officier et écrivain Guillaume Ancel est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». L’auteur de Petite leçons sur la guerre, Comment Défendre la paix sans avoir peur de se battre aux éditions Autrement et auteur du blog : Ne pas subir qualifie cette attaque de « boomerang ». Selon lui, le Président Vladimir Poutine se prend un réel « retour dans la figure ». Il estime que cette opération des Ukrainiens rapproche encore plus la population russe des conséquences de la guerre et de sa proximité : « Je pense que pour la Russie de Poutine, c’est un traumatisme parce que finalement il y avait une espèce de contrat implicite entre Poutine et sa population qui […] ne devait pas pâtir de cette ‘opération militaire spéciale’. […] Les Russes prennent même maintenant peur de se dire ‘Mais en fait, les autres peuvent nous bombarder. Un drone est un attentat à la bombe, c’est une bombe volante ». Concernant la sécurité du Président, l’ancien officier défend l’idée que Poutine « sent monter une opposition très forte interne ». Il pronostique un affaiblissement de l’intérieur : « En fait, ce ne sont ni les Américains, ni Ukrainiens, qui viendront à bout de Poutine, ce sont les russes […] Aujourd’hui sa crainte la plus grande, c’est que toutes les frustrations qu’il a créées en Russie, y compris dans son propre cercle, se traduisent par une tentative de l’éliminer ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l’occasion du 54ème congrès de la CGT qui s'est tenu toute cette semaine à Tours, les enjeux et les difficultés rencontrés par le syndicalisme français sont au cœur du débat de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Alors que les travailleurs et ouvriers du plus ancien syndicat français semblent de plus en plus attirés par le programme du Rassemblement National, les responsables syndicaux venus de 71 pays ont affiché leur volonté de construire une riposte internationale face à la montée de l’extrême droite.Pour le chargé de recherche au CNRS et sociologue Maxime Quijoux, la CGT subit les conséquences de la théorie du « panier percé ». Ca se traduit par une « perte progressive des adhérents tout simplement ». Il illustre : « on parle de 50 000 adhérents en 2024 suite au mouvement de la mobilisation des retraites, puis la même chose en 2025 avec une arrivée de nouveaux adhérents. Mais les syndicats n’arrivent pas à retenir ces adhérents ». Selon lui, la source du problème n'est pas encore trouvée : « On ne sait pas si ce sont les nouveaux adhérents qui s’en vont rapidement, ou si c’est un ensemble d’autres adhérents qui s’en vont pour des raisons x ou y ». L’éditorialiste politique Public Sénat I24News Michael Darmon avance le paradoxe suivant : « la CGT se présente officiellement comme étant un syndicat de masse qui pèse, mais en réalité, il pèse peu », notamment avec son nombre d’adhérents qui ne permet pas « d’influer sur la vie sociale du pays ». L’éditorialiste pose la question : « depuis combien de temps la CGT a-elle-réussi à faire bouger réellement un gouvernement sur une mesure ou sur une politique ? ». Et conclut « Cela fait des lustres ». Pour le grand reporter à Sud-Ouest Jefferson Desport, les syndicats ont « perdu le coche » à partir du moment où ils n’ont pas su répondre efficacement lors de la crise sur la réforme des retraites et celle des gilets jaunes : « On pensait qu’ils pouvaient reprendre la main sur le conclave lancé par François Bayrou sur la réforme des retraites, en montrant qu’ils avaient la responsabilité, qu’ils savaient travailler ensemble, qu’ils savaient sortir de la crise et qu’ils étaient des interlocuteurs crédibles. En réalité, le MEDEF a tout fait pour torpiller le conclave et éviter qu’on revienne sur la réforme de 2023 et de l’âge (…). Les syndicats ont juste perdu une occasion en or pour montrer qu’ils étaient des interlocuteurs du pouvoir public ».A l’approche de la campagne présidentielle, les syndicats se positionnent aussi politiquement. La journaliste au Nouvel Obs en charge des questions sociales Agathe Ranc, présente au congrès de la CGT évoque l’opposition du syndicat à l’extrême droite : « Cette opposition à l’extrême droite n’est pas un enjeu nouveau. Cela fait partie de leurs valeurs historiques. Il traverse la CGT depuis très longtemps, et à l’approche de la présidentielle, le sujet se rapproche, En début de congrès les intervenants l’ont souligné pendant une grande partie du discours d’ouvertur Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : la guerre des drones s’intensifie en Ukraine comme en Russie, avec de nouvelles frappes sur des infrastructures stratégiques, notamment dans la région de Saint-Pétersbourg. Ces attaques traduisent-elles un basculement du conflit et une fragilisation du pouvoir russe ? Analyse avec l’ancien officier Guillaume Ancel.À Tours, la CGT tient son congrès cette semaine dans un contexte de profondes mutations du syndicalisme français. Recul de l’adhésion, concurrence du Rassemblement national dans les catégories populaires, transformation du monde du travail : le modèle syndical est-il en crise ? Nous en débattons.Alors que des milliers de patients restent en attente de greffe, la question du don d’organes demeure un enjeu majeur de santé publique. Comment encourager les dons et simplifier les procédures ? Le sénateur Philippe Mouiller, auteur d’une proposition de loi sur le sujet, nous répond.Et puis à la Une de nos régions, direction la Haute-Savoie où des viticulteurs expérimentent de nouvelles pratiques pour protéger les vignes des effets de la canicule et de la sécheresse, notamment en plantant des arbres autour des parcelles. Une adaptation concrète au changement climatique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : on revient sur le coup de théâtre ce mardi au Sénat. La majorité sénatoriale a rejeté la hausse du budget des armées prévue dans le cadre de la programmation militaire. Pourquoi ce vote ? Quelles conséquences pour les capacités de défense de la France dans un contexte international toujours plus incertain ? Le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, Cédric Perrin, nous éclaire sur les enjeux de cette décision.Face à la montée du narcotrafic et à la multiplication des règlements de compte, les élus locaux demandent davantage de moyens pour lutter contre la violence liée à la drogue. L’État est-il à la hauteur du défi ? Comment protéger les habitants et reconquérir les territoires touchés ? Johanna Rolland, maire socialiste de Nantes, répond à nos questions.Canicules, sécheresses, inondations, tensions autour de la ressource en eau : les effets du changement climatique s’imposent désormais aux collectivités. Comment adapter nos territoires à ces nouvelles réalités ? Quels investissements et quelles priorités pour les années à venir ? C’est le thème de notre débat à l’occasion de la publication d’un supplément « En quête de demain » dans les titres de la Presse quotidienne régionale en collaboration avec Sparknews.Dans l’Aude, plusieurs communes poursuivent leur adaptation face au risque d’inondation après les catastrophes qui ont marqué ces dernières années. Reportage à Trèbes, où habitants et élus tentent de préparer le territoire aux conséquences d’événements climatiques de plus en plus fréquents. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées et sénateur (LR) de Belfort Cédric Perrin était l’invité de la matinale de Public Sénat. Il est revenu sur le coup de théâtre de la nuit alors que les sénateurs examinaient le texte portant sur l'actualisation de la loi de programmation militaire. La majorité LR a essuyé un échec cuisant alors qu’elle réclamait au gouvernement une rallonge budgétaire allouée aux armées de 14 milliards d'euros, soit 50 milliards au lieu de 36 d'ici 2030. « Nous avons assisté toute la journée à un déploiement d'efforts d'une ministre des Armées qui s'est battue pour faire baisser son budget de 14 milliards d'euros. C'est incompréhensible » a regretté le président LR de la commission de la Défense du Sénat, Cédric Perrin, évoquant des menaces et pressions venues de Matignon pour convaincre certains sénateurs de suivre la position gouvernementale.Le sénateur tient également à souligner que le débat était d’une « très grande richesse et d’une une grande tenue », ajoutant : « Il fera date dans l’histoire parce qu’il a permis aux uns et aux autres de cranter leur position et de dire comment ils voyaient et imaginaient la suite de l’Histoire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
À Nantes, trois jeunes sont morts par balles en à peine un mois. La maire socialiste Johanna Rolland attend une réponse de l’Etat « à la hauteur » car l’inquiétude gagne peu à peu les habitants de sa ville. Sur le plateau de Public Sénat elle fait le constat de la hausse de la délinquance et du trafic de stupéfiants qui ne cesse de s’accroître. La numéro deux du Parti socialiste illustre : « depuis ces dernières années, le chiffre d’affaires de la cocaïne a doublé, et aujourd’hui c’est quasiment 7 milliards d’euros ». Ce sont les réseaux sociaux, en particulier Snapchat, qui sont « venus changer la nature de l’organisation du narcotrafic », précise Johanna Rolland. Celle qui s’est alliée à La France Insoumise lors du second tour des municipales ne souhaite pas armer la police municipale, mais ne transige pas sur les moyens alloués à la sécurité et à la vidéoprotection : « Les policiers sont équipés de pistolets à impulsion électrique. Et concernant les caméras, quand j'ai été élu maire, il y avait 0 caméra à Nantes, maintenant il y en a 500».Dans un second temps, la première secrétaire nationale déléguée du Parti socialiste est revenue sur la stratégie de la gauche non-mélenchoniste pour la campagne présidentielle. Elle appelle à un rassemblement : « La véritable question est de savoir si tous les autres (hors Mélenchon) décident de rester chacun dans leur couloir, et donc la fin de l’histoire ça sera quoi ? On la connaît déjà. S’il y a sept candidats de gauche à l’élection présidentielle, la gauche ne sera pas au deuxième tour, les Français nous en voudront durablement et ils auront raison. » Johanna Rolland est convaincue que « l’élection peut se gagner dans le rassemblement de la gauche et des écologistes ». Celle qui se disait favorable à une primaire de la gauche annonce : « Nous devons maintenant, avant l’été, sortir de l’enlisement. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Quelles solutions pour s’adapter au réchauffement climatique, pour lutter contre l’artificialisation des sols ou encore pour favoriser une meilleure gestion des ressources en eau ? Dans le cadre du partenariat de Public Sénat avec Sparknews et les titres de la Presse quotidienne régionale sous la forme d’un supplément de 16 pages, la matinale « Bonjour chez vous ! » propose un débat sur les grands enjeux de la transition écologique dans les territoires.L’hydrologue et présidente fondatrice de la société Mayanne, spécialisée dans l’adaptation de notre société au changement climatique Emma Haziza apporte son analyse sur la gestion de l’eau : « quand l’eau que les collectivités possèdent se réduit comme une poche à grain, on se retrouve confronté à des choix ».Pour le sénateur (Union Centriste) des Hautes-Alpes Jean-Michel Arnaud, il faudrait « écouter les besoins des territoires, au niveau local » et « faire des analyses précises scientifiques ». Il poursuit avec l’exemple de la gestion de l’eau : « Sur les réseaux d’eaux potables, ce n’est pas l’économie d’eau à la sortie du robinet le problème mais le taux de fuite ». Le sénateur centriste plaide pour un plan « Eau » au niveau national afin de réduire ces fuites, qui représentent une perte à « hauteur d’un tiers, voire de 40 %, 50% ».Pour Sébastien Vincini, président (PS) du département de la Haute-Garonne avertit sur la situation climatique : « Il nous reste une décennie pour agir [..] Les ‘stop and go’ des gouvernements successifs depuis 5 ans sont dangereux ». Il estime de son côté que la politique des grands plans n’est pas la plus efficace et que « des alternatives ou des solutions complémentaires à ce qu’il y a déjà » seraient certainement plus utiles que l’initiative de grands plans à l’échelle nationale. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Emmanuel Macron a réuni à Versailles le sommet Choose France, avec à la clé plusieurs dizaines de milliards d’euros d’investissements annoncés pour la France. Des investissements largement tournés vers l’intelligence artificielle. Ces annonces traduisent-elles un véritable renouveau industriel ou masquent-elles un bilan plus contrasté ? C’est notre débat du jour.Les armées françaises vont voir leurs moyens renforcés. Le Sénat examine le projet d’actualisation de la loi de programmation militaire, avec un effort supplémentaire de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’ici 2030. Face à la menace russe, aux tensions internationales et aux interrogations sur la solidité de l’alliance américaine, quelles doivent être les priorités de la défense française ? Nous en parlons avec le général Olivier Kempf, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique.Les ventes de véhicules électriques progressent fortement, portées notamment par la hausse du prix des carburants. Cette dynamique peut-elle contribuer à relancer une industrie automobile française en difficulté ? Quels défis restent à relever pour accompagner cette transition ? Éléments de réponse avec Alain Cadec, sénateur LR des Côtes-d’Armor et spécialiste du sujet. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce mardi, le Sénat débute l’examen en séance du projet de loi sur la programmation militaire. Le texte prévoit une augmentation de 36 milliards du budget de la défense pour renforcer le réarmement de la France, dans un contexte géopolitique perturbé. Selon le général Olivier Kempf, invité de Bonjour chez vous !, cette actualisation du budget est « nécessaire » pour faire face au contexte actuel. Il précise : « nous devons augmenter nos efforts de défense face à un monde devenu dangereux. Ils doivent être assez fort pour correspondre à tous les dangers et risques qui environnent ». Le chercheur associé à la Fondation pour la recherche stratégique et directeur du cabinet de synthèse stratégique La Vigie estime que l’imprévisibilité du président américain a conduit les Etats européens à repenser à leur autonomie stratégique. Il illustre le réveil des Européens face à l’Amérique de Trump : « Avec l’affaire du Groenland, avec les menaces contre Friedrich Merz, avec les menaces contre les Espagnols, et aussi avec ce qu’il se passe actuellement en Iran, on voit clairement qu’il y a une sorte de révélation, les écailles tombent des yeux de la part de tous nos alliés européens qui sont tous atlantistes ». Dans ce contexte, le général souhaite souligner la spécificité de la France : « il faut quand même comprendre que nous, à Paris, à cause de dissuasion nucléaire, nous avons une exception stratégique qui fait de nous, une île stratégique au milieu de nos alliés européens. Tous nos alliés européens, depuis 80 ans, sont abonnés, finalement, à la garantie de sécurité américaine au travers de l’alliance Atlantique, et maintenant on est en train de leur dire ‘Vous allez payer, vous allez-vous prendre en main’. Et quelque part cela peut représenter un bénéfice pour nous. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce lundi avait eu lieu la neuvième édition du sommet « Choose France », l’un des grands rendez-vous économiques lancés par Emmanuel Macron, visant à attirer des investissements étrangers. À 11 mois de la fin de son mandat, l’artisan de la « start-up Nation » annonce un « record de 93 milliards d’euros » d’investissements étrangers d’ici à 2031. Ces investissements sont appelés à soutenir la création de data centers, et à renforcer la robotisation, l’IA et l’industrialisation française, des secteurs stratégiques où la France souhaite combler son retard par rapport aux États-Unis et à la Chine. 93 milliards d’euros d’investissement et combien d’emplois ? Est-ce que ce sommet ne détournerait pas l’attention des résultats économiques du quinquennat de Emmanuel Macron ? L’éditorialiste politique de Public Sénat Elizabeth Martichoux, le maître de conférences et enseignant à Polytechnique Louis-Samuel Pilcer et la cheffe économiste et associée chez BDO Anne-Sophie Alsif débattent de ces enjeux lors de la matinale de Public Sénat.Lorsque Elizabeth Martichoux évoque une incertitude politique française qui pourrait influencer les investisseurs étrangers : « On ne sait pas si on aura un sommet Choose France en 2027 ou en 2028. Les deux prochaines années sont très incertaines, vu qu’on ne connait pas encore le successeur d’Emmanuel Macron. Sera-t-il dans la même logique ? Quand on écoute les discours des candidats à l’Elysée, on se dit que ce n’est sûr [..] C’est un miracle que les investisseurs viennent encore en France ». Une position que ne partage pas l’économiste Anne-Sophie Alsif, pour qui, dans un contexte incertain, « il est toujours possible de conduire une politique d’offre, de réindustrialisation et de développement des entreprises », cependant, elle appuie sur le fait que c’est faisable « seulement s’il y a une volonté politique derrière ».Concernant la réindustrialisation de la France, pour le maître de conférences et enseignant à Polytechnique Louis-Samuel Pilcer, le bilan est plutôt contrasté : « Le problème en France c’est qu’on accompagne avec des subventions, des grands projets industriels, des gigafactories, etc. Mais dans le même temps, on est incapable, au niveau français et européen, de se protéger contre la concurrence extrêmement féroce à laquelle font face les acteurs qui sont sur ces filières. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les chiffres des ventes de véhicules pour le premier trimestre sont tombés : plus 185 000 immatriculations pour le marché de l’électrique. Le conflit actuel au Moyen-Orient et les conséquences sur les prix à la pompe influencent clairement le choix des automobilistes en matière de motorisation. Pour le sénateur républicain des Côtes-d'Armor Alain Cadec, invité de la matinale « Bonjour chez vous », cette forte hausse de ventes de véhicules électriques est conjoncturelle notamment avec le blocage du détroit d’Ormuz. Cependant ce boost de l’électrique ne profite pas forcément qu’à l’industrie automobile française. En effet, la concurrence asiatique et en particulier chinoise s’est imposée dans le marché des véhicules électriques et hybrides, notamment grâce à une production moins coûteuse pour les fabricants et à des politiques de soutien, sous forme de subventions.L’auteur du rapport concernant « L'avenir de la filière automobile française » nous explique être allé en Chine l’année dernière pour constater le développement de l’industrie automobile chinoise : « je suis revenu terrifié car ils ont 15 ans d’avance sur nous en termes de technologie, d’ingénieurs pour fabriquer des véhicules de très grande qualité ». Il se remémore : « Auparavant on disait, ‘Ah ces chinois, c’est mal fait, mal fini’. Aujourd’hui, quand on voit des véhicules chinois, ils sont remarquablement faits. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Le lancement de la bataille du bloc central à l’approche de la présidentielle. Gabriel Attal a réuni ce week-end plusieurs milliers de sympathisants pour affirmer ses ambitions et se positionner face à Édouard Philippe. Ce premier grand rendez-vous politique marque-t-il l’ouverture de la campagne de 2027 ? Décryptage avec nos éditorialistes.Également au sommaire, la question du pouvoir d’achat. Alors que le SMIC est revalorisé ce lundi 1er juin, comment améliorer durablement les revenus des salariés ? Quels leviers pour répondre aux attentes des travailleurs dans un contexte économique contraint ? Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, est l’invitée de l’entretien politique.Nous reviendrons aussi sur les enjeux de la protection de l’enfance, alors que plusieurs affaires ont relancé le débat sur la prévention des violences et le contrôle des personnels encadrant les mineurs. Xavier Iacovelli, vice-président du Sénat et sénateur RDPI-Renaissance, apporte son éclairage.Enfin, direction les régions avec un focus sur les défis de sécurité et de maintien de l’ordre liés aux grands événements sportifs et festifs, un sujet devenu majeur pour de nombreuses collectivités. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Ce jeudi 28 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi visant à garantir l’assistance systématique d’un avocat à tous les enfants concernés par une mesure d’assistance éducative. Cette proposition de loi, qui avait été portée à l’Assemblée nationale par la députée socialiste Ayda Hadizadeh, a été défendue au Sénat par le sénateur (RDPI-Renaissance) des Hauts-de-Seine Xavier Iacovelli. Invité de la matinale de Public Sénat, il détaille les enjeux de cette loi visant à renforcer la protection judiciaire des enfants, en particulier des plus vulnérables. Il est également revenu sur le « metoo des enfants », le scandale du périscolaire à Paris qui est un véritable électrochoc et devrait, selon le sénateur, nécessiter toute l’attention des pouvoir publics. Il explique : « Je me dis qu’il faut peut-être renforcer notre système judiciaire pour faire en sorte que les juges puissent avoir des sanctions beaucoup plus lourdes pour ceux qui, aujourd’hui, détruisent la vie. » Xavier Iacovelli est formel : « En fin de compte, ces enfants-là, ils ont peut-être été victimes une fois, mais c’est toute leur vie qu’ils vont porter les séquelles (…). Je pense que la première chose pour les protéger et leur montrer que la République est là pour eux, c’est de faire en sorte de condamner les bourreaux. »Le sénateur se dit favorable à l’ouverture de la commission d’enquête parlementaire sur les violences dans le périscolaire demandée la sénatrice LR de Paris Agnès Evren. Il souhaite cependant que le spectre géographique soit ouvert à d’autres territoires que la capitale parisienne, mais aussi élargir au secteur public également car « c’est une évidence [avec les témoignages que nous avons à ce jour], mais à chaque fois qu’il y a des enfants, il y a des prédateurs ». Il poursuit : « Aujourd’hui, il faut qu’on puisse absolument avoir cette commission pour montrer ce qui ne va pas » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La secrétaire générale de la CFDT Marylise Léon était l’invitée de la matinale « Bonjour chez vous ». La représentante du premier syndicat de France est notamment revenue sur la réforme de retraite et les attentes des salariés en matière de formation et d’accompagnement des transitions professionnelles. Elle a également évoqué la question de l’augmentation du salaire minimum de 2,41% qui intervient ce lundi 1er juin. Désormais, un salarié payé au Smic touchera environ 35 euros net de plus par mois. Une augmentation qui n'est pas assortie d'un coup de pouce du gouvernement. Marylise Léon souhaite mettre l’accent sur la rémunération des fonctionnaires : « Aujourd’hui, cette augmentation du SMIC, fait que, il y a une majorité d’agents en catégorie C qui sont sous le SMIC. Il faut que l’Etat prenne ses responsabilités, en tant qu’employeur ». Elle illustre ce constat préoccupant en déclarant : « Vous pouvez passer 19 ans sans augmentation salariale ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sécrétaire général du parti Renaissance Gabriel Attal a lancé ce week-end sa campagne présidentielle, avec son premier meeting en tant que candidat. L’ex-Premier ministre entend être celui qui va « briser la tenaille des extrêmes ». La journaliste politique de Paris Match Lou Fritel, le rédacteur en chef de la revue Regards Pablo Pillaud Vivien et la journaliste politique Bérengère Bonte ont analysé la première intervention de Gabriel Attal en qualité de candidat de « l’optimisme », dans la matinale de Public Sénat. Pour le rédacteur en chef de la revue Regards, Gabriel Attal a véritablement fait une erreur d’analyse dans son positionnement lors de ce meeting : « La phrase la plus importante pour moi, c’est quand il dit, ‘Je ne veux pas être dans les tenailles des extrêmes’. En fait il fait une erreur d’analyse de la société profonde à cet endroit-là, car aujourd’hui les gens ils ont plutôt envie de renverser la table. Et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’ils vont plus du côté de la France insoumise ou du Rassemblement National, pour des raisons qui sont certes très différentes, mais parce qu’ils ont clairement envie de renverser la table ».L’autrice de « Gabriel Attal, L’ange exterminateur », Bérengère Bonte pronostique que le président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, va « labourer, labourer, labourer » le terrain et être « là tout le temps » lors de cette campagne.Pour Lou Fritel, le point de vigilance se trouve dans le mimétisme qu’il pourrait y avoir entre lui et le président sortant. En effet l’opinion publique pourrait se dire « certes c’est un jeune de 34-35 ans, mais qui, finalement, recycle la même chose que son prédécesseur Emmanuel Macron. Quelque chose qu’il ne revendique même pas, alors que ça peut quand même être un problème parce que le bloc macroniste c’est 15 % à peu près de l’électorat, donc c’est intéressant d’avoir cela pour passer au second tour ». Pour la journaliste de Paris Match, Gabriel Attal défie directement Jordan Bardella notamment dans sa stratégie de mettre en scène sa vie privée : « Quand, par exemple, il se retrouve et s’affiche avec son conjoint Stephane Séjourné juste après que la sortie de Paris Match de Jordan Bardella avec la Princesse Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Le RN lance sa campagne des sénatoriales avec un objectif inédit : obtenir pour la première fois un groupe au Sénat. Après sa percée aux municipales, le parti de Marine Le Pen peut-il transformer l’essai dans les territoires ? Les Républicains et les Centristes doivent-ils craindre une recomposition de la droite au Palais du Luxembourg ? Analyse et décryptage dans notre débat.Violences, dysfonctionnements, manque de contrôles… Après plusieurs signalements dans le périscolaire à Paris, la sénatrice LR de Paris Agnès Evren réclame une commission d’enquête. Quelles failles dans le système ? Qui est responsable ? Elle est notre invitée.Face au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la création d’une liste noire d’adultes interdits d’exercer auprès des enfants. Cette réponse est-elle suffisante ? Comment mieux protéger les mineurs ? Aurore Bergé, Ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, répond à nos questions.À la une de nos régions, la vague de chaleur continue de frapper une grande partie du pays. Comment les communes s’organisent-elles pour protéger les personnes âgées et les plus fragiles ? Reportage en Indre-et-Loire, à Ballan-Miré, où les services municipaux multiplient les initiatives de prévention. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que le scandale du périscolaire éclabousse la mairie de Paris depuis plusieurs semaines, la sénatrice (LR) de Paris Agnès Evren, invitée de la matinale de Public Sénat, souhaite rappeler le constat : « Les chiffres sont glaçants. 110 écoles parisiennes concernées et il y a clairement un caractère systémique, puisqu’en fait il y a une école sur six. La difficulté, c’est que les alertes existaient. Et plutôt que de saisir la justice, la ville de Paris a tout simplement déplacé des animateurs d’école en école qui, sont passés des délits à des crimes. Et ce sont les parents qui se sont substitués à l’institution, en portant plainte et en saisissant la justice ». Elle insiste : « C’est inadmissible, parce qu’il y avait une responsabilité politique et, moi je le dis, une responsabilité pénale aussi car la ville de Paris avait été alerté dès 2015 sur le périscolaire, via un rapport de l’inspection générale avec des préconisations et qu’en fait il ne s’est rien passé. ». Pour faire toute la lumière sur cette affaire, la sénatrice réclame une commission d’enquête parlementaire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
En réponse au scandale dans le périscolaire, le gouvernement annonce la mise en place d’une liste noire pour interdire à certains adultes considérés comme des prédateurs, ayant commis délits ou crimes sur mineurs, de travailler au sein des structures accueillant des enfants lors des temps périscolaires.Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations et invitée de la matinale est revenue est sur cette affaire, sur le mouvement #MeToo, sur la polémique autour de Patrick Bruel ou encore sur le pacte Nouveau départ pour les femmes victimes de violences conjugales. En réaction au scandale « Patrick Bruel », la ministre entend rétablir de l’ordre dans le débat : « Premièrement, nous devons dire aux victimes que nous les croyons. Et parce que nous les croyons, nous respectons leur parole et les incitons à porter plainte. Mais dans un second temps, la présomption d'innocence ne peut pas devenir une présomption de culpabilité ». Aurore Bergé assure que « ce n’est pas simple de tenir les deux bouts, mais c’est nécessaire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le RN vient de lancer sa campagne pour les élections sénatoriales qui auront lieu le 27 septembre prochain avec l’espoir d’obtenir au moins 10 sénateurs, pour former un groupe et donc avoir plus de poids au sein de la chambre haute du Parlement. Selon Jefferson Desport, grand reporter à Sud-Ouest, le maillage territorial du Rassemblement national s’est effectivement illustré lors des dernières municipales. Il précise : « Le RN a crevé le plafond de verre de l’enracinement à l’échelon local. Dans le sud-ouest, ils sortent avec 156 élus municipaux. Leurs résultats ont été multipliés par 7. […] Le contingent d’élus municipaux ne va pas nécessairement suffire pour envoyer des sénateurs dans tous les départements ». En effet, les résultats des municipales incluaient les maires sans étiquette. Mais c’est précisément « un vivier qui ne nous dit pas son nom », insinue le grand reporter. Les cadres du RN seraient actuellement en train d’étudier l’option de « regarder ces maires sans étiquettes dans les petites communes. C’est un vivier qui n’apparaît pas, mais qui va se révéler et qui va leur permettre de faire ce contingent-là ». Pour l’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, le rapprochement au sein de la droite UDR, et une partie des votes provenant de l’électorat LR pourrait être la clé pour que le parti de Marine Le Pen obtienne son fameux groupe dans l’hémicycle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti, explique que l’élan provient des dernières législatives. Le RN avait alors recueilli 33% des voix dès le premier tour. Il explique : « Quand vous avez un groupe parlementaire de 120-130 députés, vous finissez par acquérir une implantation politique qui vous permet justement de vous installer. Parce qu’un député, c’est quelqu’un qui laboure sa circonscription, qui est à la rencontre des maires, de ses administrés, etc. Ce sont des outils de professionnalisation de la vie politique qui sont absolument essentiels. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Un nouveau record de température pour un mois de mai a été battu ce mardi… et les fortes chaleurs vont encore s’intensifier dans les prochaines heures. Des pointes à 39 degrés sont attendues, tandis que plusieurs drames ont déjà été recensés, notamment des noyades. Ces épisodes de chaleur extrême deviennent-ils la nouvelle norme ? La France est-elle réellement préparée à faire face à ces événements climatiques ? Et comment protéger les populations les plus vulnérables ? Nous serons à Tours, où plusieurs accidents ont endeuillé ce week-end.Face au réchauffement climatique et aux tensions énergétiques liées à la crise au Moyen-Orient, Emmanuel Macron appelle à accélérer l’électrification du pays. Un milliard d’euros investis par Stellantis à Mulhouse, 240 000 bornes de recharge supplémentaires promises d’ici 2030… Ces annonces sont-elles suffisantes face à l’urgence climatique ? La France peut-elle réussir sa transition sans fragiliser son industrie et son pouvoir d’achat ? Et les territoires sont-ils prêts pour cette révolution énergétique ? Nous en parlons avec la sénatrice RDSE de la Gironde, Nathalie Delattre.Le Rassemblement national reste largement en tête dans les intentions de vote selon notre dernier baromètre Odoxa. Mais cette position dominante à un an de la présidentielle est-elle forcément un avantage ? Le RN peut-il éviter le piège de l’hyper-exposition ? Le parti est-il traversé par des divergences stratégiques entre ses différentes figures ? Et comment transformer une avance dans les sondages en victoire réelle ? Nous recevons Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale.L’intelligence artificielle s’invite désormais dans les collectivités locales, les transports, les services publics ou encore la gestion énergétique. L’IA peut-elle améliorer concrètement le quotidien dans nos territoires ? Les collectivités françaises sont-elles prêtes à cette révolution technologique ? Et comment éviter que ces outils ne creusent davantage les fractures sociales et territoriales ? Débat avec le sénateur Alexandre Basquin et Laetitia Dordain de la Banque des Territoires. la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans un contexte de crise énergétique, le président de la République Emmanuel Macron, a appelé ce mardi à une mobilisation collective de l’ensemble des acteurs économiques dans le plan de l’électrification de la France. La sénatrice (RDSE) de la Gironde Nathalie Delattre, qui était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », réagit à cette initiative en consentant que « l’électrification des usages est impérative ». La guerre en Ukraine et le contexte géopolitique actuel avec le Moyen-Orient nous l’ont prouvé, selon elle « nous devons avoir un bouquet électrique. L’électrique n’est pas un gros mot. De plus, la souveraineté énergétique est fortement liée à la souveraineté numérique ». Face au coût de cette transition énergétique, la sénatrice est catégorique : « de toute façon, ce sont les Français qui payent ». Et il n’y a plus besoin de les convaincre à franchir le pas : « c’est le prix à la pompe qui pousse les gens à passer à l’électrique » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Si les Français étaient amenés à voter pour la présidentielle dès aujourd’hui, le Rassemblement National arriverait en tête du premier tour selon le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale. En effet, avec 32 % des intentions de vote au premier tour, le candidat Jordan Bardella conserve une confortable avance notamment face aux candidats Edouard Philippe et Jean-Luc Mélenchon, qui rassemblent respectivement 17% et 16%. Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale, et député de la Somme, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », Jean-Philippe Tanguy assure que quel que soit le candidat du RN, il n’y a pas de divergences majeures entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Même si pour Jean-Philippe Tanguy, ils ont certes des différences qui les caractérisent car « ce ne sont pas des clones ».En attendant la présidentielle de 2027, cap sur les sénatoriales. Le député de la Somme espère qu’ils auront un groupe grâce aux derniers résultats des municipales. Il ajoute : « On va faire des campagnes actives. On estime qu’effectivement on peut gagner des sénateurs ». Par ailleurs, le député de la Somme se montre confiant : « Avec les résultats aux municipales, on espère avoir un groupe au Sénat ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La question est au cœur de notre débat. Les collectivités territoriales tentent de se positionner dans la transition numérique en marche, selon leurs moyens, leurs subventions et leur agenda politique.La directrice du digital de la Banque des territoires Laetitia Dordain souhaite généraliser cette révolution numérique sur l’ensemble du territoire : « Nous travaillons activement avec les collectivités territoriales dans ce but, dans le cadre de l’IA Factory. On est en partenariat avec Mistral AI, pour pouvoir effectivement développer ces cas d’usages ». Laetitia Dordain souhaite tout de même alerter sur les risques de disparité : « il ne faut pas qu’il y ait des collectivités à deux vitesses. Avoir de l’intelligence artificielle dans les métropoles, et dans les petites collectivités, ne pas en avoir. [..] C’est important de pouvoir les accompagner, et ne pas laisser seules les collectivités qui peuvent avoir moins d’expertise, moins de moyens. »Pour le sénateur communiste du Nord et auteur de Numérique : stop à l’exploitation ! Alexandre Basquin, il faut, au contraire, clairement limiter les effets de l’IA et se concentrer sur une souveraineté numérique assurée par l’Etat français, au lieu d’utiliser des logiciels qui ont des actionnaires étrangers tels que Mistral AI. Il illustre : « On a constaté plus de 6 000 fuites de données sur la dernière année, avec également une cybercriminalité qui se développe. Tant en termes de souveraineté, que de protection de nos données, on a encore beaucoup à faire ». Pour le sénateur communiste, la seule solution résiderait dans un investissement orchestré par l’Etat « dans un bien public, qui nous permettrait d’être pleinement souverain. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : la course à la présidentielle se resserre. Le baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale révèle une baisse de la cote de popularité d’Édouard Philippe, désormais talonné par Jean-Luc Mélenchon, qui atteint un niveau inédit à onze mois du premier tour. Le Rassemblement national reste largement en tête. Comment expliquer la dynamique de Jean-Luc Mélenchon ? Édouard Philippe est-il fragilisé par les affaires et les divisions du bloc central ? Analyse avec Nathalie Mauret du groupe Ebra et Erwan Lestrohan d’Odoxa.Vie chère, inégalités sociales, dépendance aux importations… Les territoires ultramarins restent particulièrement exposés à la hausse des prix et aux crises économiques. Le gouvernement doit-il aider davantage les Outre-mer ? Les réponses apportées jusqu’ici sont-elles suffisantes ? Et comment réduire durablement les écarts entre l’Hexagone et les territoires ultramarins ? Nous recevons la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou.Le Sénat publie un rapport sévère sur les pratiques de la grande distribution. Menaces, déséquilibres commerciaux, pression sur les producteurs… Les sénateurs dénoncent des rapports de force jugés abusifs envers les industriels et les agriculteurs. La grande distribution abuse-t-elle de sa puissance ? Les agriculteurs et producteurs sont-ils devenus les variables d’ajustement des prix bas ? Et les propositions du Sénat peuvent-elles réellement changer les règles du jeu ? Nous en parlons avec la présidente de la commission d’enquête sénatoriale, la sénatrice centriste de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier.Et puis en régions, les secours en montagne sont de plus en plus sollicités. Le nombre d’interventions explose, tout comme leur coût pour les collectivités. Faut-il mieux encadrer certaines pratiques à risque ? Les comportements imprudents doivent-ils être davantage sanctionnés ? Et qui doit payer le coût des secours en montagne ? Reportage dans les Pyrénées-Orientales. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
6 mois de travaux, 189 auditions : la commission d'enquête du Sénat portant sur les marges des industriels et de la grande distribution s’est conclue en fin de semaine dernière par un rapport avec 24 préconisations afin de rétablir un équilibre entre les différents acteurs économiques concernés. La sénatrice UC de la Côte d’Or, Anne-Catherine Loisier évoque, dans la matinale de Public Sénat, des pratiques trompeuses de la part des distributeurs et un rapport de force déséquilibré. Les industriels ont réagi rudement aux conclusions de la commission. De quoi provoquer l’indignation de la sénatrice : « C’est leur politique de communication, qui veut clairement se faire passer pour des victimes. Ils crient au loup. Je les invite à plus de responsabilité. Il faut qu’on discute, parce que ce genre de posture ne résoudra pas ce problème. L’agriculture vit un drame. Tout le monde parle d’industrie, de réindustrialisation de la France. Cependant, l'industrie agroalimentaire qui était un des fleurons de la France vit actuellement un crash agroalimentaire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La ministre des Outre-mer était l’invitée politique de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle a abordé plusieurs sujets, notamment la vie chère dans les territoires ultramarins, l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, le contexte sanitaire lié à Ebola, ainsi que la proposition de loi déposée à l’Assemblée nationale visant à abroger le Code noir. La ministre des outre-mer a publié une tribune dans la presse dans laquelle elle expose sa vision : « Réparer, c’est reconnaître. Reconnaître pleinement ce qui a été commis au nom de l’État et sous l’autorité du droit ». En plateau, Naïma Moutchou précise : « On est à un moment où la République est capable de regarder l'histoire en face »Concernant la reconnaissance de l'esclavage comme crime étant le plus grave dans les différents crimes contre l'humanité, la ministre prend ses précautions : Je fais toujours très attention au déni d'un côté ou aux réponses très simplistes ou populistes de l'autre. Le crime contre l'humanité est d'abord le pire crime qui soit dans notre ordonnancement juridique. Donc si vous voulez créer une espèce de concurrence des victimes, ou du côté victimaire, cela est très très dangereux. Le crime contre l'humanité est déjà le pire crime qui existe en soi. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Chute d’Edouard Philippe, remontée du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement national toujours en tête de lice. Nous tirons les principaux enseignements du baromètre mensuel Odoxa lors de la matinale « Bonjour Chez Vous », de Public Sénat avec Erwan Lestrohan et Nathalie Mauret, journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra.Dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, le directeur conseil à l'institut Odoxa analyse les intentions de vote au premier tour : « les résultats nous montrent deux surprises : - 4points pour Edouard Philippe, qui passe de 21% à 17% et + 4 points pour Jean-Luc Mélenchon débutant à 12% pour atteindre 16% au premier tour (…). Mélenchon se trouve ainsi aux portes du premier tour. La première surprise est la percée électorale de Mélenchon, bien devant Gluckmann. La deuxième réside dans la baisse d’E. Philippe dans les sondages. Le candidat paye sa stratégie de recul, alors même qu’il avait un regain de sympathie dans l’opinion publique post-municipale. »Pour Nathalie Mauret, l’augmentation des intentions de vente envers Jean-Luc Mélenchon provient de la stratégie de communication digitale de la France insoumise. Selon elle, le candidat LFI aurait effectué « une entrée de campagne parfaite ». Elle souligne, cependant : « son problème, c’est plutôt de rester au second tour ».La journaliste politique explique également que les résultats de ce sondage se traduisent par le fait qu’à ce stade, « les Français ne soient pas dans cette campagne ». Elle précise : « Nous, les journalistes politiques, les équipes de candidats, nous le sommes. Mais personnellement j’ai encore une interrogation sur le fait que les Français y soient réellement. Par contre, ils s’intéressent à la politique, mais impliqués, pas sûre. […]. On est à onze mois du premier tour. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Face à la crise au Moyen-Orient, Sébastien Lecornu présente en fin de journée de nouvelles aides pour les métiers les plus touchés par la hausse des prix de l'énergie. Mais les marges de manoeuvre du Premier ministre sont étroites avec un déficit public inquiétant et une dette abyssale. Un dilemme qui fait dire à l'invité de la matinale, le sénateur LR de la Haute-Marne, Olivier Rietmann : « Je ne voudrais pas être à la place de Sébastien Lecornu ». Le président de la Délégation sénatoriale aux entreprises fait le point sur les conséquences de la guerre et du blocage du détroit d'Ormuz sur les entreprises : « L'impact n'est pas seulement énergétique mais également sur le coût des matières premières, et donc l'impact sur les coûts de production et sur les emplois ».En tant que président de la Délégation aux entreprises, Olivier Rietmann accueille ce jeudi 250 chefs d'entreprise au Sénat pour les Journées des entreprises. Parmi les thèmes abordés : la montée en puissance de l'Intelligence artificielle dans les entreprises françaises. A ce jour, 55% des PME utilisent l'IA. Pour le sénateur : « On n'est plus dans la prospective mais dans l'application (...). La question n'est plus de savoir s'il faut aller ou pas sur l'IA. Il faut y aller et mettre des moyens européens. » Quant aux craintes des conséquences sur l'emploi, Olivier Rietmann reste optimiste : « L'IA ne doit pas prendre la place des emplois mais mettre en place de nouveaux emplois. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Xi Jinping a accueilli tour à tour Donald Trump et Vladimir Poutine s'imposant comme l'homme incontournable de la scène international. Le géopolitologue Nicolas Tenzer tire les leçons de cette séquence diplomatique : « Pour Trump, ça a été un échec cuisant (...). Il n'a rien obtenu». L'expert des relations internationales poursuit son analyse : « Poutine est allé voir son maître. La Russie est totalement dépendante de la Chine. Xi Jinping joue avec Poutine. La Chine utilise la Russie quand ça l'intéresse (...), ça fait très longtemps que la Russie est un astre mort. La Russie est destinée à décliner et Poutine la précipite dans la chute». Pour Nicolas Tenzer, Xi Jinping s'impose donc comme l'homme fort : « La Chine veut montrer que c'est elle qui fixe les règles du jeu et qui décide ». Face à ce nouvel ordre mondial, quelle est la place de l'Europe ? La réponse de Nicolas Tenzer est sans appel : « L'Europe apparait comme la puissance de résistance qui peut agréger toutes les puissances de résistances attachées au Droit, au principe de société ouverte. C'est ça que peut faire l'Europe » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans un an, Emmanuel Macron quittera l'Elysée après 10 ans de pouvoir. Que peut-on attendre de cette dernière année de mandat. Les nominations de proches du président comme celle d'Emmanuel Moulin à la tête de la Banque de France s'accélèrent. Certains, dans les oppositions, dénoncent un « copinage ». Pour Elizabeth Martichoux, éditorialiste à Public Sénat et TF1, il ne faut pas y voir une atteinte aux pratiques démocratiques : « Le principe de ne pas laisser tomber les gens, ça ne me choque pas ». Alors que certains dénoncent un « verrouillage des institutions » dans la perspective d'une accession du Rassemblement national au pouvoir, Jean-Rémi Baudot constate : « On est dans une pratique monarchiste, c'est évident. Certains diront que c'est le système qui se protège, le système qui met en place des anticorps un peu partout pour éviter que le pays ne bascule ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le nom d’Édouard Philippe apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par l’ancien Premier ministre, qui assure vouloir répondre avec sérénité. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Les Français sont-ils devenus plus sensibles aux questions d’exemplarité politique ? Et le calendrier judiciaire peut-il rebattre les cartes à droite et au centre ? Nous recevons Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe.Le chanteur Patrick Bruel est visé par plusieurs plaintes pour viol, dont une déposée par l’animatrice Flavie Flament. Des accusations qu’il conteste fermement. Plusieurs concerts prévus au Canada ont été annulés. Comment encourager la parole des victimes, même des années après les faits ? La présomption d’innocence est-elle suffisamment respectée dans l’espace médiatique ? Et les affaires visant des personnalités publiques changent-elles durablement le regard de la société ? Nous en parlons avec la sénatrice socialiste et ancienne ministre Laurence Rossignol.Fusillades, règlements de comptes, victimes de plus en plus jeunes… Le narcotrafic continue de gagner du terrain en France. Le gouvernement promet une réponse plus ferme avec la loi Ripost actuellement examinée au Sénat. L’État est-il en train de perdre le contrôle face aux réseaux criminels ? Faut-il frapper davantage les consommateurs pour casser les trafics ? Et la réponse uniquement sécuritaire peut-elle suffire ? Débat avec la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur ps Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué.Et puis en régions, comment transformer nos déchets alimentaires en énergie ? À Rennes, les invendus des supermarchés connaissent une seconde vie grâce à la méthanisation. Peut-on faire des déchets une ressource énergétique ? Ces initiatives sont-elles réellement efficaces pour la transition écologique ? Et pourraient-elles se généraliser dans d’autres villes françaises ? Reportage en Bretagne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le chanteur Patrick Bruel fait l’objet de plusieurs plaintes pour violences sexuelles dont celle de l’animatrice Flavie Flament qui l’accuse de l’avoir violée lorsqu’elle avait 16 ans. Plusieurs voix s’élèvent pour demander à l’artiste d’annuler ses concerts. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol ne signerait pas les pétitions pour empêcher Patrick Bruel de monter sur scène mais elle estime qu’il « y a un malaise à voir des hommes qui continuent de nier, de parader et de rechercher l’amnistie du public ». Pour l’ancienne ministre des familles, de l’enfance et des droits des femmes, il faut écouter la parole des victimes : « Longtemps, le système judiciaire n’a pas cru les femmes. (…) Il y a une présomption du mensonge qui pèse depuis des décennies, voire même des siècles sur la parole des femmes » (…) Il faut croire les femmes qui parlent, moi je les crois ».En tant que ministre, Laurence Rossignol avait confié à Flavie Flament une mission sur le viol et les délais de prescription. 10 ans plus tard, le ministre actuel de la justice Gérald Darmanin veut aller plus loin et rendre imprescriptibles les viols sur mineurs. Une évolution qui réjouit Laurence Rossignol : « Cette modification législative, on la doit à l’engagement de Flavie Flament (…). En dix ans, elle a obtenu ce qu’elle voulait, c’est assez touchant ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Edouard Philippe est dans le viseur de la justice. Le nom de l’ancien Premier ministre apparaît désormais dans une enquête du Parquet national financier pour des soupçons de détournement de fonds publics au Havre. Des accusations contestées par Edouard Philippe, qui assure vouloir répondre avec sérénité. Cette affaire peut-elle fragiliser sa candidature présidentielle ? Christophe Béchu, maire d’Angers, secrétaire général d’Horizons et directeur de campagne d’Édouard Philippe est l’invité de la matinale de Public Sénat. Pour lui, « c’est une vieille affaire, il n’y a rien de nouveau ». Il constate en revanche que « les débuts de procédures judiciaires arrivent dans des moments qui ne sont pas des moments politiquement neutres (…). Il peut y avoir des plaignants qui jouent avec un calendrier électoral et politique ».Interrogé sur la multiplication des candidatures au sein du bloc central dans la perspective de l’élection présidentielle de 2027, l’élu fait le constat qu’ « il y a pléthore d’ambitions légitimes » mais pour lui le danger serait un deuxième tour opposant Jean-Luc Mélenchon au candidat du Rassemblement national. Pour écarter cette hypothèse, il estime que les discussions doivent être maintenues avec toutes les composantes du bloc central y compris les Républicains : « On est peut-être rivaux mais pas ennemis on aura vocation à se retrouver à la fin » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’examen du projet de loi « Ripost » est en cours au Sénat depuis lundi. Un projet de loi qui a pour but de fournir aux forces de l’ordre de nouveaux outils pour lutter contre la délinquance du quotidien et contre le narcotrafic. Pour en parler, la sénatrice LR Jacqueline Eustache-Brinio, le sénateur PS Hussein Bourgi et la commissaire de police Anouck Fourmigué sont sur le plateau de « Bonjour chez vous ». Tous sont unanimes sur la portée de cette loi. Jacqueline Eustache Brinio déplore que ce texte n’apporte pas un « choc d’autorité » mais pour elle, « cette loi a le mérite d’exister et de donner des moyens nouveaux pour essayer de sanctionner ». Pour son homologue, Hussein Bourgi, « le texte à lui seul ne suffit pas, c’est une boite à outil, c’est un texte utile ». Sur le terrain, le texte est bien accueilli à en croire la commissaire de police Anouck Fourmigué : « Sur la délinquance du quotidien, les forces de police se heurtent régulièrement à une certaine forme d’impuissance (…). Le fait qu’on permette de simplifier certaines formes de répression des comportements qui troublent l’ordre public, la tranquillité, c’est intéressant pour les policiers ».Concernant la lutte contre le narcotrafic, le gouvernement espère apporter une réponse plus ferme avec la loi Ripost. Pour Anouck Fourmigué, « l’Etat n’a pas perdu la bataille mais a pris du retard » face aux réseaux de narcotrafiquants. Même espoir du côté du sénateur Bourgi : « il n’est jamais trop tard : ni résignation, ni renoncement, ni défaitisme, ni fatalité » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sénateur (Union Centriste) du Nord et vice-président de la commission des affaires sociales Olivier Henno était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ». Il est revenu sur les derniers projets de loi liés à l'assurance chômage, la fraude fiscale et sociale et d'autres textes concernant la démocratie sociale. D'abord rejeté par l'Assemblée nationale, l'accord entre les partenaires sociaux sur la rupture conventionnelle a été adopté au Sénat. Cet accord prévoit notamment de réduire la durée maximale d'allocation à l'indemnisation chômage après une rupture conventionnelle. L'objectif est de réguler la dépense en réduisant de 18 à 15 mois la durée maximale d'indemnisation pour les allocataires âgés de moins de 55 ans et de 20,5 mois au lieu de 26 mois, pour les plus de 55 ans. Pour Olivier Henno, la dette sociale est devenue incontrôlable : « On va bientôt dépasser les 3500 milliards de dette. Il y a 2000 milliards qui sont une dette sociale. C'est d'ailleurs le drame du pays parce que l'endettement en soi, ce n'est pas gravissime si ça concerne les nouvelles technologies, la production des ponts, des infrastructures des écoles, enfin tout ce qui concerne les équipements. Mais là le pays ne s'est pas endetté pour les équipements, mais pour ses soins, ses retraites et c'est tout à fait irresponsable pour les générations futures. On vit à crédit depuis très longtemps ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : c’est un coup de froid sur le tapis rouge cannois. Le patron du groupe Canal+, premier financeur du cinéma français, annonce ne plus vouloir travailler avec les signataires d’une tribune anti-Vincent Bolloré. Cette riposte est-elle légitime ? Vincent Bolloré défend-il simplement ses intérêts économiques ou mène-t-il un combat idéologique ? Et jusqu’où l’influence d’un grand groupe privé peut-elle peser sur le monde culturel et médiatique ? Débat avec Frédéric Dabi, Françoise Degois et Jean-Sébastien Ferjou.Le Sénat examine le projet de loi Ripost porté par Laurent Nuñez, un texte présenté comme un choc d’autorité face à l’insécurité et au narcotrafic. Les mesures proposées sont-elles à la hauteur ? L’État est-il en train de perdre la bataille contre les narcotrafiquants ? Et faut-il désormais changer totalement de stratégie face à l’ampleur du phénomène ? Nous recevons Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat.Le narcotrafic est aussi à la une de nos régions. À Marseille, le procès de l’un des plus importants narcotrafiquants français s’est ouvert ce lundi. Félix Bingui, présenté comme le chef du clan Yoda, est jugé notamment pour trafic de stupéfiants, blanchiment et association de malfaiteurs. Comment les réseaux criminels ont-ils pris une telle ampleur ? La guerre entre clans peut-elle encore être contenue ? Et pourquoi certains territoires deviennent-ils des bases stratégiques du narcotrafic ? Reportage dans le Gard, la région d’origine du principal accusé, avec Midi Libre.Jeudi, Sébastien Lecornu doit présenter de nouvelles mesures face aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient et à la flambée des prix du carburant. Mais dans un contexte budgétaire déjà très tendu, où trouver les financements ? La crise énergétique menace-t-elle notre modèle social ? Et l’État a-t-il encore les moyens de protéger durablement les Français sans creuser davantage la dette ? Le sénateur centriste du Nord Olivier Henno nous répond. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le président du groupe socialiste au Sénat et le sénateur du Nord Patrick Kanner était l'invité de la matinale « Bonjour chez vous ». Il s'est exprimé sur la loi Ripost qui permet en autres de mieux lutter contre le narcotrafic mais également la hausse des prix du carburant et la stratégie de la gauche en vue de l'élection présidentielle. Autre s ujet abordé : la question de l'élargissement du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Patrick Kanner a rappelé le contexte qui avait mené aux émeutes de 2024 : « Ce n'est pas la réforme sur la loi constitutionnelle qui a déclenché les émeutes de 2024. C'est l'entêtement du ministre de l'époque, Monsieur Darmanin qui a poussé les feux de manière brutale en disant, `ce sera ça et pas autrement'. Aujourd'hui il y a un consensus autour du corps électoral, car on a pris le temps de trouver ce consensus et de ne pas forcer le destin comme ça avait été le cas en 2024. Je vous rappelle qu'en mai 2024, le constat avait été 14 morts, et plus de 2 milliards de dégâts. Depuis cette époque la Nouvelle-Calédonie a perdu 12 000 emplois, 700 entreprises ont disparu, le PIB a chuté de 15% pour un archipel accueillant 300 000 habitants. [..] Faites la comparaison avec la France, ce seraient des chiffres absolument insupportables pour l'hexagone. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Festival de Cannes se retrouve sous tension après la publication d’une tribune « anti-Bolloré ». Cette tribune signée par 600 signataires, réalisateurs, acteurs et producteurs critique l’influence grandissante de l’homme d’affaires Vincent Bolloré sur les médias et la culture française. En réaction, le directeur général de Canal+, Maxime Saada a indiqué qu’il ne souhaitait pas que le groupe Canal+ continue à collaborer avec les signataires de cette pétition.On en débat avec le directeur général Opinion de l’IFOP Frédéric Dabi, l’éditorialiste politique Françoise Degois et le fondateur d’Atlantico Jean-Sébastien Ferjou. Pour ce dernier, il n’y a clairement pas une « volonté d’emprise de Bolloré ». Il étaye : « Oui il a certainement un projet et on le voit plus à travers son groupe de presse et il ne s’en cache pas. Mais il me semble que la censure fonctionne plutôt à l’inverse, et ce, depuis des années ». Le fondateur d’Atlantico va plus loin : « Il y a de facto dans ce milieu-là de l’audiovisuel une forme emprise idéologique de la gauche, et là on voit juste une gauche qui panique à l’idée de perdre son hégémonie culturelle. »Frédéric Dabi estime que les Français ne se préoccupent pas de cette question : « Je suis frappé par l’indifférence des Français sur cette affaire. Ils sont davantage préoccupés par les questions internationales entre l’Iran et les USA, écrasés par les préoccupations autour du pouvoir d’achat, et ce n’est pas une surprise. […] Dans le top 50 ex-JDD que réalise désormais l’IFOP avec TF1-LCI : il y a l’idée que les artistes ne connaissent pas notre vie. Et puis sur cette affaire en tant que telle, il y a cet adage qui peut prendre chez les Français c’est ‘ne mordez pas la main qui vous nourrit’. »De son côté, l’éditorialiste politique Françoise Degois est formelle : « On peut s’en foutre, on peut considérer que c’est la main qui vous nourrit, etc. Mais nous sommes dans un combat culturel. […] Nous sommes déjà dans la présidentielle. Et les gens peuvent s’en foutre maintenant, mais la réalité profonde c’est que ce combat est idéologique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition, le déplacement en Algérie de Gérald Darmanin qui tente de relancer la coopération entre Paris et Alger. Lutte contre le narcotrafic, contre le terrorisme, dossier Christophe Gleizes, les sujets sensibles ne manquent pas. Cette visite marque-t-elle un véritable dégel diplomatique ? La France et l’Algérie peuvent-elles renouer une relation de confiance durable ? Et jusqu’où les tensions mémorielles continuent-elles d’empoisonner les relations entre les deux pays ? On en débat.À un an de la présidentielle, les soutiens à Gabriel Attal s’organisent. 500 maires et élus viennent de lancer un appel en faveur de sa candidature. Gabriel Attal peut-il incarner le renouveau du macronisme ? Et cette initiative risque-t-elle d’accentuer les rivalités avec Édouard Philippe ou d’autres ambitions du bloc central ? Nous recevons l’un des signataires de cet appel : Franck Riester, maire de Coulommiers et numéro 2 de Renaissance.Après le spectaculaire casse du musée du Louvre, la commission d’enquête parlementaire a rendu ses conclusions en fin de semaine dernière. Mais d’autres musées en région ont également été visés ces derniers mois. La sécurité de nos musées est-elle aujourd’hui insuffisante ? L’État protège-t-il correctement notre patrimoine culturel ? Et comment sécuriser les collections sans transformer les musées en forteresses ? Nous en parlons avec le sénateur LR des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson.Et puis en régions, la lutte contre le narcotrafic reste au cœur des préoccupations des élus locaux. Après la mort d’un adolescent à Nantes, le gouvernement promet une nouvelle intensification de l’action policière. Les maires disposent-ils des moyens suffisants pour agir ? Comment lutter contre l’emprise des trafics dans certaines communes ? Et les habitants ont-ils le sentiment d’être abandonnés face à cette violence ? Nous interrogeons le maire de Saint-Yon, dans l’Essonne. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La Commission d'enquête parlementaire sur le casse du Louvre a rendu ses conclusions. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson évoque dans la matinale « Bonjour Chez Vous » les conclusions de la commission en matière de sécurisation du Louvre et plus généralement de la sécurisation des musées partout sur le territoire.Près de sept mois après le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre, les députés ont recommandé une augmentation des moyens dédiés à la sécurité, une meilleure formation des personnels ou encore une évolution dans la gouvernance de l'établissement. Le vice-président de la commission de la culture du Sénat est notamment revenu sur ce dernier aspect. Selon lui, le principe de la nomination par le chef de l'État du président du musée du Louvre doit être remis en question : « Ce rapport est un révélateur de l'immense fragilité de nos musées, de l'immense fragilité du musée du Louvre. C'est un révélateur aussi d'une certaine gouvernance qui évite de donner la priorité à ce qui ne se voit pas, pour donner la priorité à ce qui est visible, à ce qui se voit. C'est aussi révélateur de la tutelle de l'Etat sur ce type d'établissement. On a à la fois une tutelle forte, celle du président de la République qui décide comme un prince. Et puis, par ailleurs, le contrôle du ministère qui est faible parce qu'on a affaire à une présidente en l'occurrence qui est un fil direct avec l'Elysée. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
500 élus locaux ont lancé un appel en faveur d'une candidature présidentielle de Gabriel Attal. Le numéro deux du parti Renaissance, Franck Riester figure parmi les signataires de cet appel. Sur le plateau de la matinale « Bonjour Chez Vous », il dresse le bilan de l'ancien Premier ministre : « Attal est à la tête de Renaissance et a redynamisé le parti. Il a remis ce parti en ordre de marche et a fait en sorte que ce parti retravaille sur le fond parce qu'un parti politique c'est présenter des candidats, mais c'est aussi travailler un projet. Il y a des groupes de travail, il y a eu des conventions thématiques, il y a tout un travail de militants, de cadres (...) pour proposer effectivement un projet pour Renaissance ». L'actuel maire de Coulommiers et ancien ministre de la Culture, est catégorique : « il faut changer l'organisation de notre pays en matière politique et administrative, en faisant davantage confiance au terrain, confiance aux élus locaux. Nous sommes beaucoup d'élus locaux à vouloir qu'Attal se présente car c'est clairement ce qu'il souhaite faire : donner davantage de responsabilités et de confiance aux élus locaux. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le garde des Sceaux Gérald Darmanin se rend en Algérie avec plusieurs dossiers sur la table : lutte contre le narcotrafic, la criminalité organisée ou encore le terrorisme. Se dirige-t-on vers un dégel des relations franco-algériennes ?Face à l'essayiste Mathieu Souquière, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro Yves Thréard estime que l'Algérie « a besoin de revenir sur la scène internationale ». Il poursuit : « L'Algérie a besoin de rompre un peu son isolement. Un isolement qui s'était accentué aussi par le fait que de plus en plus de pays aujourd'hui reconnaissent la `marocanité' du Sahara occidental. »L'essayiste Mathieu Souquière souhaite, quant à lui, souligner l'aspect singulier de la relation entre les deux puissances : « Cette relation est unique, d'une certaine façon. Le binôme France-Algérie dans cette situation internationale aujourd'hui est relativement unique. Le seul point de comparaison ce serait les Etats-Unis et le Mexique. L'imbrication entre deux histoires, entre deux peuples, entre deux pays, entre deux démographies et même deux économies, c'est à l'échelle de la France et de l'Algérie que ça se joue. L'Angleterre n'a aucune relation avec aucune de ses ex-colonies qui a la même connotation. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ? Une Française est toujours en réanimation et l'ensemble des 22 personnes identifiées en France comme cas contacts sont actuellement hospitalisées. Le virus peut-il se propager ? Comment se transmet-il ? Comment s’en protéger ? L'infectiologue Benjamin Rossi répond à ces questions. Le Sénat a rejeté lundi le texte sur la fin de vie créant une aide à mourir. Que va devenir cette réforme sociétale d’Emmanuel Macron ? Faut-il un référendum comme le demande Bruno Retailleau ? Débat entre la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canalès et la sénatrice LR du Lot-et-Garonne, Christine Bonfanti-Dossat.Comment protéger nos enfants des réseaux sociaux ? Des familles attaquent TikTok en justice après des drames impliquant leurs enfants. La France va-t-elle interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? Une proposition de loi est dans les tuyaux du Parlement. La sénatrice centriste de la Seine-Maritime, Catherine Morin-Desailly, rapporteure de ce texte, est notre invitée.Enfin, à la une de¿nos régions, la France prépare déjà les JO d'hiver de 2030 et s’entraine à les sécuriser. Nous vous emmenons en Savoie, à Val-d'Isère, au cœur d’un exercice grandeur nature, une simulation d’attaque armée en haut des pistes. Reportage. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La sénatrice centriste de la Seine-Maritime Catherine Morin-Desailly rapporteure du texte sur les réseaux sociaux nous apporte son expertise et son analyse sur les plates-formes numériques, leurs usages et leurs dérives. Est-ce que la loi visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans va pouvoir entrer en vigueur pour la rentrée prochaine ? Catherine Morin-Desailly nous explique que la suite des échéances dépend de l’agenda de la Commission européenne pour l’examen de cette loi. « Tout dépend du délai qu’elle va prendre pour répondre à la proposition du Parlement français sur ce texte de loi. Il faut qu’il soit notifié à Bruxelles ».Pour la vice-présidente de la commission des affaires européennes qui s’est spécialisée dans les affaires numériques, « il faudrait une transparence totale des algorithmes TikTok ». Elle demande « la responsabilité pleine et entière des plateformes, la transparence des algorithmiques, le safety by design (principe qui met la sécurité au cœur de la plateforme)». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Faut-il s’inquiéter de l’hantavirus ? La ministre de la Santé Stéphanie Rist a tenu une conférence de presse ce mardi afin de faire un point sur les risques d’épidémie et la situation sanitaire dans le pays. Circulation, cas contaminés, hospitalisation, réanimation, le gouvernement souhaite rassurer. L’infectiologue Benjamin Rossi était l’invité du jour de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le médecin à l’hôpital Robert Ballanger à Aulnay-sous-Bois ne souhaite pas alarmer : « On n’est pas dans un problème de pandémie mondiale. (…) Le Covid, on ne le connaissait pas quand il est arrivé, alors que l’hantavirus, on le connaît depuis les années 90. On le connaît principalement en Amérique du Sud et on le connaît suffisamment pour se dire qu’il n’est pas très contagieux ». Pour Benjamin Rossi, en ce moment il y a davantage une « épidémie de communication et une épidémie médiatique » qu’un risque sanitaire mesuré. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Sénat a terminé mardi en seconde lecture l’examen des projets de loi sur la fin de vie. Les sénateurs ont adopté le texte sur les soins palliatifs, mais ont rejeté celui sur la création d’un droit à l’aide à mourir. Débat autour du projet de loi sur l’aide à mourir entre deux sénatrices, dans la matinale du jour. La sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme Marion Canales et la sénatrice LR du Lot-et-Garonne Christine Bonfanti-Dossat ont échangé sur l’avenir de la loi sur la fin de vie.Christine Bonfanti-Dossat déclare : « Aujourd’hui pour supprimer la souffrance, on supprimerait le souffrant et c’est inacceptable dans ce qu’il peut arriver. Moi, je suis soignante et je connais un peu le problème puisque j’ai accompagné des tas de gens. Et je rappelle que les soins palliatifs ou à domicile, la devise c’est que je ne t’abandonnerai pas, je ne m’acharnerai pas et tu ne souffriras pas. (…) En tant que soignante je mets toujours en avant le principe de précaution, de prévention ».Pour la sénatrice Marion Canales, « le Sénat s’obstine de manière déraisonnable » avec les débats sur ce texte. Elle affirme : « Ce n’est pas la mort assurée, c’est la délivrance et la dignité administrée quand on la demande » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : le Sénat supprime l’aide à mourir du texte sur la fin de vie. Comme en première lecture, il vide la loi de son article principal. Les sénateurs ont en revanche adopté l'autre partie du texte sur les soins palliatifs. Son rapporteur, le sénateur (LR) du Vaucluse Alain Milon, est l’invité de la matinale.À un an de la présidentielle, la primaire de la gauche a-t-elle déjà du plomb dans l'aile ? Le PS se déchire, Fabien Roussel se tient prêt à être candidat, Jean-Luc Mélenchon l’est déjà. Nous ferons le point avec l'une des candidates à cette primaire, Clémentine Autain, députée (L'Après) de Seine-Saint-Denis.Après deux ans de brouille, se dirige-t-on vers un dégel durable des relations entre la France et l'Algérie ? Emmanuel Macron appelle à une relation apaisée alors que l’ambassadeur de France est de retour à Alger et la ministre déléguée aux Armées Alice Ruffo s’est rendue à Sétif vendredi dernier. On analysera la situation avec Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la publication de la Nouvelle Revue Politique et fondateur du comité de soutien à l'écrivain Boualem Sansal.Enfin, à la une de nos régions, le choc à Nice. Une fusillade en plein jour a fait 2 morts et 6 blessés dans le quartier sensible des Moulins, un drame sur fond de narcotrafic. Nous serons à Nice avec Baptiste Bize, directeur de la rédaction de Nice-Matin, Var-Matin et Monaco-Matin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Fabien Roussel se dit « prêt à consacrer toute son énergie » à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon confirme sa candidature au nom de LFI, François Ruffin annonce également entrer dans la course. Les ambitions présidentielles à gauche se multiplient. Une effervescence qui illustre les divisions. La candidate à la primaire de la gauche et députée (L’Après) de Seine-Saint-Denis Clémentine Autain était l’invitée de la matinale. Est-ce qu’une primaire de la gauche a toujours un sens ?La députée est catégorique : « Oui, elle a un sens absolu. (…) Si nous partons façon puzzle, c’est-à-dire dans la dispersion et dans la division, nous perdons nos chances d’être au second tour pour la troisième fois. En effet, les deux dernières fois, la gauche était absente du second tour. C’est la condition sine qua non pour pouvoir l’emporter ». Selon Clémentine Autain « seule une union [pourrait] permettre une dynamique populaire ». La candidate à la primaire de la gauche regrette le peu d’optimisme qu’ont les médias envers le Nouveau Front Populaire, en déclarant « nous avons eu un meeting cette semaine et je suis assez ahurie de voir la couverture médiatique qui, en fait, fait le jeu de la division, fait le jeu des prophètes de la défaite, avec le grand bonheur à la fois de Hollande et de Jean-Luc Mélenchon. (…) 80% des électeurs de gauche veulent une candidature commune, et j’aimerais que ceux qui commentent, les politiques, prennent conscience de cela. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nous débattons avec nos éditorialistes autour des relations diplomatiques franco-algériennes. L’Elysée a annoncé que l’ambassadeur de France en Algérie allait retourner sur place et que les OQTF allaient reprendre. Le président Emmanuel Macron souhaite clairement apaiser les tensions entre les deux pays. En déplacement au Kenya, le chef de l’Etat annonce que cette nouvelle ère dans les relations doit « permettre d’apporter des solutions sur tous les sujets », il ajoute que « les derniers mois ont causé beaucoup de torts à l’Algérie et à la France ». Pour l’éditorialiste politique Françoise Degois, l’idée de l’histoire des mémoires est essentielle dans cette relation, elle explique : « nous devons régler notre histoire, nous devons regarder en face sans nous couvrir la tête de cendres ». L’éditorialiste poursuit : « la colonisation a été une abomination et on a le droit de le dire ».Arnaud Benedetti, directeur de la nouvelle revue politique et fondateur du comité de soutien à Boualem Sansal évoque une responsabilité commune : « quand vous voulez avoir une relation apaisée, il faut être deux. (…) Je ne confonds pas l’Algérie avec le régime algérien, mais les hiérarques qui, aujourd’hui, gouvernent à Alger, sont eux, fâchés avec la France. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Sénat a voté contre la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. Cette proposition avait été examinée lundi soir en 2ème lecture par les sénateurs, en séance publique.Lors de l’examen du texte en commission, la droite sénatoriale avait déjà restreint cette aide à mourir pour la transformer en assistance médicale à mourir qui ne pourrait être sollicitée que quelques jours, voire quelques heures avant la mort, ce qui limite la portée du texte. Le rapporteur du texte et sénateur LR du Vaucluse Alain Milon était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Parmi les craintes du sénateur, le fait que la recherche médicale « se débarrasse des maladies incurables ». En effet, comme celles-ci entraînent des coûts financiers très importants en termes de recherche médicale, le sénateur républicain redoute ainsi que les patients soient plus rapidement orientés vers l’aide à mourir, plutôt que par d’autres traitements médicaux. L’ancien médecin explique : « Moi, je ne connais pas de maladies incurables. Elles sont incurables à l’instant T. Si on avait eu cette loi, dans les années 50, la tuberculose était une maladie incurable. Dans les années 70-80, la poliomyélite. Dans les années 80-90, le cancer du sein ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : L’Iran menace la France en cas de déploiement dans le détroit d’Ormuz, déploiement démenti par Emmanuel Macron qui coprésidera mardi avec le Royaume-Uni une réunion sur la sécurisation du détroit. Quelle place pour l’Europe dans ce conflit ? Nous ferons le point avec l’ancien Premier ministre Michel Barnier, aujourd'hui député (LR) de Paris.Nous reviendrons également sur un lancement de campagne qui ne dit pas son nom. Édouard Philippe était ce dimanche à Reims où il a détaillé un calendrier sans vraiment esquisser de programme pour la présidentielle de 2027. Il en appelle à une recomposition politique. Avant de convaincre les Français, l'ancien Premier ministre doit déjà convaincre son camp. Peut-il s’imposer comme le candidat du bloc central et rallier à lui Gabriel Attal voire Bruno Retailleau ? On en parle¿avec nos éditorialistes,¿Yves Thréard et Pablo Pillaud-Vivien.On revient également sur les 25 ans de la loi Taubira. En 2001, La France devenait alors le premier pays au monde à reconnaitre la traite négrière et l’esclavage comme un crime contre l’humanité. Une loi au centre d'une cérémonie de commémoration qui avait lieu ce dimanche au Sénat. Mais faut-il aller plus loin sur le sujet, notamment sur la question des réparations ? La¿sénatrice (RDPI) de la Guadeloupe¿Solanges Nadille répond à nos questions.Enfin, c'est à la une de nos régions : pour aider les Français à faire face à la hausse des prix du carburant, certaines collectivités prennent des mesures en faveur du pouvoir d’achat. C’est le cas de l’agglomération de Laval où les tarifs des transports en commun vont être diminués. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La loi Taubira promulguée le 10 mai 2001 a fait de la France le premier pays à reconnaître la traite négrière et l’esclavage comme crime contre l’humanité. À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l'esclavage et de leurs abolitions du 10 mai, le Premier ministre Sébastien Lecornu s’est rendu au Sénat pour un moment de commémoration. Sébastien Lecornu a notamment rendu hommage à la loi Taubira, qui a été adoptée depuis maintenant un quart de siècle et est revenu sur « une page sanglante de l’histoire de notre pays, de l’Europe et du monde ». Solanges Nadille, sénatrice RDPI de la Guadeloupe et invitée de la matinale Public Sénat réagit : « Les mots sont justes, les mots sont forts mais les mots ont une signification. Premier pays à reconnaître la traite négrière comme un crime contre l’humanité, mais nous avons ce sentiment de faire un pas et de reculer de deux pas ». La sénatrice est également revenue sur l’abstention de la France lors du vote d'une résolution de l'ONU qui proclame la traite des esclaves africains comme crime le plus grave contre l'humanité. Solanges Nadille regrette cette décision du gouvernement : « Je peux entendre leur justification sur l’abstention, mais je n’accepte pas ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’ancien Premier ministre et ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Michel Barnier est revenu sur l’actualité internationale dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le gouvernement iranien a récemment menacé la France d’une « réponse décisive et immédiate » en cas de déploiement dans le détroit d’Ormuz. Emmanuel Macron, en déplacement au Kenya, évoque une « confusion ». Le président de la République souhaite corriger, c’est « une mission ad hoc, copilotée avec les Britanniques et autres pays/organisations internationales », qui serait en accord avec les Etats-Unis et le gouvernement iranien, et non d’une opération offensive. Michel Barnier s’est livré sur la position de Trump dans ce conflit au Moyen-Orient : « Est-ce lié à l’uranium enrichi ou à la destruction de nouvelles installations logistiques ou nucléaires ? Je ne peux pas le dire aujourd’hui. En tout cas Trump et son gouvernement cherchent un prétexte ou une raison d’arrêter ce conflit ». Le député LR de Paris assure : « Ce qui est clair c’est que Monsieur Trump veut terminer ce conflit. Il a besoin de le terminer, et si possible sur ce qu’il appellera un succès, mais on en est loin » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C’était un discours au ton présidentiel pour Edouard Philippe ce dimanche à Reims devant les responsables du parti Horizons : « C’est cette France libre que je veux. Une France libre de se défendre contre ses ennemis lorsqu’ils la menacent. Une France libre de dire la vérité à ses amis quand ils se trompent. Une France libre de construire un destin à 27. Une France libre de faire cavalier seul, quand il le faut ». C’est ainsi qu’Edouard Philippe démarre sa campagne pour 2027. Mais pourra-t-il faire l’union de la droite et du centre ? Est-il le seul véritable adversaire face au RN ? Débat autour de campagne présidentielle de l’ancien Premier ministre, avec les éditorialistes Yves Thréard et Pablo Pillaud Vivien. Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro compare le candidat présidentiel à un moteur « diesel ». Il explique : « Edouard Philippe y va étape par étape, pas à pas. Et je crois qu’il a raison de ne pas trop s’emballer ». Pour lui, on ne peut pas qualifier son intervention dimanche à Reims de lancement de campagne car c’était uniquement face à « un public de cadres de son parti ».Le rédacteur en chef de la revue Regards rétorque : « Moi j’ai vu un meeting de campagne présidentielle. C’était très clairement le thème : l’Horizon, il a décliné ce qu’il allait faire pendant l’année à venir jusqu’à l’été et cela ressemblait vraiment à une campagne présidentielle ». Il illustre : « il y avait plein de choses très programmatiques et il y avait des choses liées à son positionnement politique particulier au sein de la grande famille éclatée du centre et de la droite. (…) Edouard Philippe est très clairement en campagne » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview de Rachid Temal, sénateur (PS) du Val-d'Oise. Après la qualification du PSG pour une deuxième finale de Ligue des Champions consécutive, les dossiers politiques et économiques s'accumulent autour du football. L’avenir du PSG s’écrit-il encore au Parc des Princes ? Le modèle économique du foot est-il encore tenable ? Le foot est-il encore accessible au grand public ? Faut-il repenser les droits de diffusion ? Nous ferons le point sur toutes ces questions.Nous recevons également David Amiel, le ministre de l'Action et des Comptes publics. Avec la crise du détroit d'Ormuz, les prix élevés à la pompe ont entrainé une forte baisse de la consommation de carburant en France en avril. Quelles conséquences pour les finances de l’Etat ? Le gouvernement a-t-il des marges de manœuvre pour aider les Français ? Va-t-il accepter de taxer les super profits ? Éléments de réponse alors que l'État et TotalEnergies sont accusés par certains d'être des profiteurs de guerre.La crise de l’énergie a des conséquences sur les transports, la voiture bien sûr mais aussi l'avion. À quelques semaines des vacances d'été, les Français vont-ils privilégier le train ? Ce mode de transport écologique est aussi un outil de désenclavement. Sébastien Lecornu est justement à Toulouse ce jeudi pour évoquer le dossier de la LGV, la ligne à grande vitesse qui prévoit de relier la Ville Rose à Bordeaux. On en parle avec nos éditorialistes Julien Lécuyer de La Voix du Nord et Stéphane Vernay de Ouest-France. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au terme d’un match plein de suspens, le PSG s’est qualifié ce mercredi soir pour la Ligue des champions. L’actualité sportive était au cœur de la première partie de la matinale « Bonjour Chez Vous », avec le sénateur socialiste Rachid Temal. En effet, dans un contexte où le nouveau maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire annonce que la vente du Parc des Princes est en bonne voie, qu’à « 99.9%, le PSG va rester au Parc des Princes » et que le Sénat a auditionné Nicolas de Tavernost, le directeur général de LFP Media, le sénateur du Val-d'Oise est revenu sur les problématiques liées au football, sur les droits de diffusion TV du football français et plus généralement sur le modèle économique de ce sport. Est-ce que l’avenir du PSG s’écrit aujourd’hui au Parc des Princes ? Pour Rachid Temal, c’est une évidence : « Le PSG ne peut que s’écrire et s’inscrire dans son écrin qui est le Parc des Princes évidemment. La question, pour moi, ne se pose même pas. Et je salue le travail d’Emmanuel Grégoire qui a la volonté de faire en sorte que le club de la capitale, finalement même de l’Ile-de-France et je crois dire de la France, reste effectivement au Parc des Princes. Et concernant la vente du mythique stade parisien, il évoque une question de prix : « Je ne connais le dossier parfaitement, mais on ne peut pas vendre le Parc des Princes pour quasiment rien. Il faut que chacun s’y retrouve dans cette affaire-là. C’est une discussion qui doit s’inscrire dans un schéma de développement. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec l’augmentation des prix du carburant, la consommation des Français a radicalement baissé en avril. Quelles sont les conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient ? Est-ce que l’Etat va-t-il accepter de taxer les superprofits des pétroliers ? Le ministre de l’Action et des Comptes publics David Amiel était l’invité de la matinale de Public Sénat explique : « Sur TotalEnergies, il n’y a jamais eu de tabou. Les entreprises ont une patrie. La France a de la chance d’avoir Total. Beaucoup de pays européens, n’ont pas de grandes compagnies pétrolières. Mais Total a aussi de la chance d’avoir la France, c’est ce qui lui a permis de se développer, de se projeter pendant de très nombreuses décennies. Donc bien sûr, quand il y a des profits exceptionnels, il faut une contribution exceptionnelle ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conflit au Moyen-Orient provoque aussi une crise du transport, avec l’augmentation des prix à la pompe. Faire du covoiturage, prendre le train ou la voiture ? Les Français se posent des questions tous les jours sur le meilleur mode de transport à choisir afin de pénaliser le moins leur pouvoir d’achat. Les éditorialistes de la presse régionale Stéphane Vernay de Ouest France à Paris et Julien Lecuyer de La Voix du Nord sont revenus sur cette question, dans la matinale de Public Sénat notamment sur l’accélération de l’électrification du pays.Pour le rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris, c’est une opportunité, certes, mais « il faut également voir à l’usage et dans la durée ». Il explique : « La question c’est aussi de savoir si la technologie aujourd’hui est complètement prête et si les prix ou le coût d’achat des véhicules électriques (qui sont quand même supérieurs aux thermiques) est compensé par les économies à long terme. »Le coordinateur du bureau de Paris de La Voix du Nord souhaite alerter sur une France qui irait deux vitesses. Il évoque d’une part, « une France qui profiterait de la mondialisation », avec certains qui basculeraient vers l’électrique pendant cette crise et de l’autre, ces « Français qui n’ont absolument pas les finances pour même se projeter sur l’électrique et qui vont garder leur véhicule thermique. Ceux-là risquent de se faire doublement pénaliser par ça (…) Attention à cette France à deux vitesses ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que Jean-Luc Mélenchon vient d’annoncer sa candidature officielle à la présidentielle, la gauche dite « non-mélenchoniste » s’est réunie ce mardi à l’occasion du « Front Populaire 2027 ». Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin, Lucie Castets, Benjamin Lucas ou encore Clémentine Autain, tous prônent l’unité face aux grandes échéances à venir. Le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », reprend les exemples des élections présidentielles de 2002, de 2017 et de 2022 en faisant le constat : « Tout le monde dit une chose simple, que je vais redire, et ça peut vous paraître basique. Je ne sais pas si l’union, ça fait gagner, ce que je sais c’est que la division, ça fait perdre ». Il assure que tout le monde « se battra pour avoir un candidat commun ». Et pour ceux qui ne veulent pas de primaire, comme François Hollande ou Raphaël Glucksmann ? Pierre Jouvet répond : « Moi je ne suis pas un afficionado de la primaire, mais ils y seront contraints à un moment ou à un autre. (…) Le peuple de gauche nous regarde et nous attend. Et en réalité, ceux qui vont prendre la responsabilité, dans les semaines et les mois à venir, de maintenir la désunion artificielle de la gauche non-mélenchoniste prendront une responsabilité historique devant le pays. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nos armées sont-elles suffisamment préparées, équipées ou encore financées ? Les sénateurs ont débattu ce mardi de la loi de programmation militaire qui prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros sur le budget de la défense. 2 milliards seront consacrés à l’achat de drones, 5 milliards pour des munitions et plus largement davantage d’efforts logistiques. La question du financement de notre défense était au cœur du débat de la matinale de Public Sénat entre deux sénateurs membres de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.Pour Jean-Marc Vayssouze-Faure, sénateur socialiste du Lot et secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette évolution du budget intervient dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis de Donald Trump. Il confie : « On a pensé pendant trop longtemps que les Etats-Unis allaient continuer à être un allié fiable qui était en capacité de nous défendre si on était en difficulté. Nous avons pris conscience qu’on devait trouver aussi des partenaires nouveaux et travailler plus à l’échelle européenne. »Pour Pascal Allizard, sénateur (LR) du Calvados, et vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, il faut également regarder « à l’extérieur de l’Union Européenne ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Le Sénat a débattu ce mardi de la loi de programmation militaire. Une discussion dans un contexte international toujours sous tension entre guerre en Ukraine, instabilité au Moyen-Orient et inquiétudes croissantes sur la sécurité européenne. La France est-elle réellement prête en cas de conflit majeur ? Nos armées disposent-elles des moyens suffisants ? Et l’Europe peut-elle encore compter sur la protection américaine ? Débat avec les sénateurs Jean-Marc Veyssouze-Faure et Pascal Allizard.À gauche, l’équation présidentielle devient de plus en plus complexe depuis la candidature déclarée de Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, plusieurs responsables continuent d’appeler à l’unité. Une primaire de la gauche a-t-elle encore un sens ? Les autres candidats peuvent-ils exister face au leader insoumis ? Et le risque d’absence au second tour pousse-t-il déjà certains à envisager un ralliement ? Nous recevons Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste.Comment répondre au sentiment d’insécurité du quotidien ? Rave parties illégales, rodéos urbains, trafic de stupéfiants, protoxyde d’azote… Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez est venu défendre devant les sénateurs son projet de loi Ripost. Ce texte permettra-t-il réellement de restaurer l’autorité ? Répond-il aux attentes des élus locaux et des forces de l’ordre ? Ou risque-t-il de devenir une loi trop large, sans priorités claires ? Nous en parlons avec la rapporteure du texte, la sénatrice (LR) Lauriane Josende.Et puis en région, on évoque une autre manière de repenser le quotidien au travail. Alors que la semaine de cinq jours reste largement majoritaire, certaines entreprises expérimentent désormais la semaine de quatre jours. Peut-on travailler moins tout en restant aussi productif ? Ce modèle améliore-t-il réellement la qualité de vie ? Et pourrait-il s’imposer plus largement dans les années à venir ? Reportage à Saint-Just-Saint-Rambert dans la Loire. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La sénatrice (LR) des Pyrénées-Orientales Lauriane Josende était l’invitée de la matinale de Public Sénat. En tant que rapporteure sur le projet de loi RIPOST, elle est est revenue sur les mesures phares notamment pour la lutte contre le narcotrafic, les rodéos urbains, les rave-parties ou encore la consommation de protoxyde d’azote chez les jeunes. Loi fourre-tout ou réel avancement législatif dans la sécurité des citoyens ?Concernant la lutte contre le narcotrafic et la criminalité organisée, le texte porté par Laurent Nuñez contient deux volets : un volet préventif qui prévoit de donner davantage de moyens aux élus qui « connaissent leur ville, leur quartier » et un volet répressif qui permet un élargissement des marges de manœuvre des préfets et des procureurs. Pourquoi instaurer une nouvelle loi moins d’un an après celle qui prévoit déjà de lutter contre stupéfiants et la violence des réseaux de narcotrafic ? La sénatrice LR illustre : « Les forces de l’ordre et les parquets nous ont fait la demande de rallonger la durée de garde-à-vue. De plus, nous avons observé que la criminalité organisée est aussi une criminalité financière. Il y avait quelques trous dans la raquette avec la loi promulguée le 13 juin 2025, tout n’est pas parfait et on essaie de combler cela par ce texte. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que Jean-Luc Mélenchon vient d’annoncer sa candidature officielle à la présidentielle, la gauche dite « non-mélenchoniste » s’est réunie ce mardi à l’occasion du « Front Populaire 2027 ». Olivier Faure, Marine Tondelier, François Ruffin, Lucie Castets, Benjamin Lucas ou encore Clémentine Autain, tous prônent l’unité face aux grandes échéances à venir. Le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », reprend les exemples des élections présidentielles de 2002, de 2017 et de 2022 en faisant le constat : « Tout le monde dit une chose simple, que je vais redire, et ça peut vous paraître basique. Je ne sais pas si l’union, ça fait gagner, ce que je sais c’est que la division, ça fait perdre ». Il assure que tout le monde « se battra pour avoir un candidat commun ». Et pour ceux qui ne veulent pas de primaire, comme François Hollande ou Raphaël Glucksmann ? Pierre Jouvet répond : « Moi je ne suis pas un afficionado de la primaire, mais ils y seront contraints à un moment ou à un autre. (…) Le peuple de gauche nous regarde et nous attend. Et en réalité, ceux qui vont prendre la responsabilité, dans les semaines et les mois à venir, de maintenir la désunion artificielle de la gauche non-mélenchoniste prendront une responsabilité historique devant le pays. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Nos armées sont-elles suffisamment préparées, équipées ou encore financées ? Les sénateurs ont débattu ce mardi de la loi de programmation militaire qui prévoit une rallonge de 36 milliards d’euros sur le budget de la défense. 2 milliards seront consacrés à l’achat de drones, 5 milliards pour des munitions et plus largement davantage d’efforts logistiques. La question du financement de notre défense était au cœur du débat de la matinale de Public Sénat entre deux sénateurs membres de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.Pour Jean-Marc Vayssouze-Faure, sénateur socialiste du Lot et secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cette évolution du budget intervient dans un contexte de tensions avec les Etats-Unis de Donald Trump. Il confie : « On a pensé pendant trop longtemps que les Etats-Unis allaient continuer à être un allié fiable qui était en capacité de nous défendre si on était en difficulté. Nous avons pris conscience qu’on devait trouver aussi des partenaires nouveaux et travailler plus à l’échelle européenne. »Pour Pascal Allizard, sénateur (LR) du Calvados, et vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, il faut également regarder « à l’extérieur de l’Union Européenne ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La proposition de loi pour la lutte contre l’entrisme islamiste est à l'agenda sénatorial ce mardi 5 mai. Le texte, qui va être étudié par les sénateurs est porté par Bruno Retailleau. La sénatrice Agnès Canayer rattachée au groupe LR et rapporteur du texte était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle explique : « Le cœur du sujet c'est de savoir de quoi on parle quand on évoque le terme d'entrisme. Mais également de savoir qu'est-ce que c'est que ces manœuvres d'entrisme qui risque de déstabiliser nos Institutions. (...) L'entrisme n'est pas un acte individuel isolé, c'est le fait de porter des propos de manière concertée, dans le cadre de groupements de fêtes ou d'associations pour introduire un projet politique sur du long terme qui viserait à supplanter nos valeurs de la République par les lois religieuses. La sénatrice pointe du doigt un mouvement à bas bruit, insidieux, lent, de long terme, et qui est concerté et collectif. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : la pression monte entre les États-Unis et les Européens autour du détroit d’Ormuz. Retrait partiel des soldats américains d’Allemagne, menaces douanières, exigences accrues vis-à-vis des alliés européens, Donald Trump durcit le ton. Cherche-t-il à affaiblir l’Union européenne ? Les États-Unis sont-ils encore un allié fiable pour les Européens ? Et surtout, l’Europe a-t-elle réellement les moyens de son autonomie stratégique ? Analyse avec le géopolitologue François Heisbourg.Comment lutter contre l’entrisme islamiste ? Le Sénat examine ce mardi après-midi un texte porté par Bruno Retailleau visant à renforcer les outils de prévention et de contrôle. Le dispositif est-il suffisant face à la menace ? Faut-il aller plus loin comme le réclame Laurent Nuñez ? Et comment concilier efficacité sécuritaire et respect des libertés publiques ? Nous en parlons avec la sénatrice Agnès Canayer, rapporteure du texte.Dans un an, les Français seront appelés aux urnes pour l’élection présidentielle. Et déjà, la question de l’après-Emmanuel Macron s’impose dans le débat politique. Que peut encore accomplir le chef de l’État durant cette dernière année de quinquennat ?Le macronisme a-t-il encore un avenir politique ? Et la prise de distance de figures comme Édouard Philippe ou Gabriel Attal marque-t-elle déjà la fin d’un cycle ? Débat avec Frédéric Dabi et Élizabeth Martichoux.Et puis un peu d’évasion à l’approche des week-ends prolongés du mois de mai. La saison touristique démarre dans les châteaux de la Loire, avec déjà des professionnels optimistes. Le tourisme français retrouve-t-il des couleurs ? Les Français privilégient-ils davantage les destinations locales ? Et ces sites historiques peuvent-ils continuer à attirer malgré les tensions économiques ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que les candidatures à la présidentielle de 2027 se multiplient ces dernières semaines, le sort politique du président actuel Emmanuel Macron reste flou. Va-t-il se retirer entièrement de la vie politique au terme de son mandat, comme il le confiait la semaine dernière aux élèves d'une école de Nicosie à Chypre ? Le macronisme a-t-il un avenir ? Le bilan du chef de l'Etat était le sujet principal du débat du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour l'éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, ce qui fait le caractère inédit du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée l'année prochaine, c'est qu'il ne soit « pas atteint physiquement, comme ses deux prédécesseurs ». Elle poursuit : « Il a 49 ans. Il va défendre son bilan, parce qu'il peut éventuellement imaginer de revenir. »Le directeur général opinion de l'IFOP Frédéric Dabi la rejoint : « Emmanuel Macron n'a rien à voir avec un François Mitterrand ou en Jacques Chirac en fin de mandat, fatigué, usé, qui étaient très silencieux dans leurs derniers mois ou semaines de mandat. Ils laissent la campagne présidentielle se dérouler. Est-ce qu'on peut imaginer un Emmanuel Macron complètement silencieux pendant la campagne ? Je n'y crois pas. Il sera, à mon avis, actif. Pas au coeur de la campagne, mais il sera présent, un peu comme une statue du commandeur. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Donald Trump annonce une nouvelle opération militaire, « Projet Liberté », visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz depuis deux mois. Dès le début du conflit au Moyen-Orient, les déclarations du président américain se sont enchaînées, se heurtant à des offensives militaires iraniennes ainsi qu'à des échanges tendus sur les réseaux sociaux du côté du gouvernement iranien, qui semble résister dans ce conflit que Trump jugeait pourtant gagné d'avance. Face aux revirements de Donald Trump et aux différentes déclarations virulentes à l'égard de ses alliés, qui refusaient de s'engager dans ce conflit, le camp européen ne se montre pas rassuré quant à sa sécurité.Le risque sécuritaire tient plus précisément au fait que le président américain souhaite réduire drastiquement son engagement en matière de défense auprès de ses alliés européens dans le cadre de l'OTAN. En réponse, le Canada et les pays européens se sont réunis à Erevan en Arménie, dans le cadre du huitième sommet de la Communauté politique européenne, pour faire front face à Trump. Cette réunion a pour but de renforcer les liens des Etats membres et des pays extérieurs à l'UE, de permettre le dialogue et la coopération de ces pays sur des thématiques telles que la sécurité.François Heisbourg, géopolitologue, auteur de « L'Europe face aux prédateurs » disponible aux éditions Odile Jacob et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, est revenu sur ces relations transatlantiques tendues. En évoquant le chancelier allemand Friedrich Merz, ancien interlocuteur principal entre l'UE et les Etats-Unis, il s'étonne : « On dirait que Monsieur Merz a pu constater au fil des jours que Monsieur Trump avait pour l'Europe non pas les yeux de Chimène, mais plutôt un regard d'un mépris absolu, mais ce n'est pas une nouveauté. Cela fait 40 ans que Trump parle de la même façon de l'Europe et des alliances américaines avec l'Europe ». Le conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique insiste : « Tactiquement, le président Trump est capable de dire une chose le matin, et se contredire l'après-midi. Mais sur le sujet de l'Europe, il est extrêmement constant sur la durée. Son discours n'a pas varié depuis la fin des années 1980. Il éprouve du mépris absolu. Même si nous ne savons pas très d'où ça vient. (...) Il fait les yeux doux à la Russie, à l'URSS d'abord, depuis les années 80 et il a un regard d'un mépris profond vis-à-vis de l'Europe depuis lors également. ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Donald Trump annonce une nouvelle opération militaire, « Projet Liberté », visant à escorter les navires bloqués dans le détroit d'Ormuz depuis deux mois. Dès le début du conflit au Moyen-Orient, les déclarations du président américain se sont enchaînées, se heurtant à des offensives militaires iraniennes ainsi qu'à des échanges tendus sur les réseaux sociaux du côté du gouvernement iranien, qui semble résister dans ce conflit que Trump jugeait pourtant gagné d'avance. Face aux revirements de Donald Trump et aux différentes déclarations virulentes à l'égard de ses alliés, qui refusaient de s'engager dans ce conflit, le camp européen ne se montre pas rassuré quant à sa sécurité.Le risque sécuritaire tient plus précisément au fait que le président américain souhaite réduire drastiquement son engagement en matière de défense auprès de ses alliés européens dans le cadre de l'OTAN. En réponse, le Canada et les pays européens se sont réunis à Erevan en Arménie, dans le cadre du huitième sommet de la Communauté politique européenne, pour faire front face à Trump. Cette réunion a pour but de renforcer les liens des Etats membres et des pays extérieurs à l'UE, de permettre le dialogue et la coopération de ces pays sur des thématiques telles que la sécurité.François Heisbourg, géopolitologue, auteur de « L'Europe face aux prédateurs » disponible aux éditions Odile Jacob et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, est revenu sur ces relations transatlantiques tendues. En évoquant le chancelier allemand Friedrich Merz, ancien interlocuteur principal entre l'UE et les Etats-Unis, il s'étonne : « On dirait que Monsieur Merz a pu constater au fil des jours que Monsieur Trump avait pour l'Europe non pas les yeux de Chimène, mais plutôt un regard d'un mépris absolu, mais ce n'est pas une nouveauté. Cela fait 40 ans que Trump parle de la même façon de l'Europe et des alliances américaines avec l'Europe ». Le conseiller spécial de la Fondation pour la Recherche Stratégique insiste : « Tactiquement, le président Trump est capable de dire une chose le matin, et se contredire l'après-midi. Mais sur le sujet de l'Europe, il est extrêmement constant sur la durée. Son discours n'a pas varié depuis la fin des années 1980. Il éprouve du mépris absolu. Même si nous ne savons pas très d'où ça vient. (...) Il fait les yeux doux à la Russie, à l'URSS d'abord, depuis les années 80 et il a un regard d'un mépris profond vis-à-vis de l'Europe depuis lors également. ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors que les candidatures à la présidentielle de 2027 se multiplient ces dernières semaines, le sort politique du président actuel Emmanuel Macron reste flou. Va-t-il se retirer entièrement de la vie politique au terme de son mandat, comme il le confiait la semaine dernière aux élèves d'une école de Nicosie à Chypre ? Le macronisme a-t-il un avenir ? Le bilan du chef de l'Etat était le sujet principal du débat du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour l'éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux, ce qui fait le caractère inédit du départ d'Emmanuel Macron de l'Elysée l'année prochaine, c'est qu'il ne soit « pas atteint physiquement, comme ses deux prédécesseurs ». Elle poursuit : « Il a 49 ans. Il va défendre son bilan, parce qu'il peut éventuellement imaginer de revenir. »Le directeur général opinion de l'IFOP Frédéric Dabi la rejoint : « Emmanuel Macron n'a rien à voir avec un François Mitterrand ou en Jacques Chirac en fin de mandat, fatigué, usé, qui étaient très silencieux dans leurs derniers mois ou semaines de mandat. Ils laissent la campagne présidentielle se dérouler. Est-ce qu'on peut imaginer un Emmanuel Macron complètement silencieux pendant la campagne ? Je n'y crois pas. Il sera, à mon avis, actif. Pas au coeur de la campagne, mais il sera présent, un peu comme une statue du commandeur. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Après trois tentatives, Jean-Luc Mélenchon réitère son ambition présidentielle, avec une annonce officielle de candidature pour 2027 ce dimanche au journal du 20h de TF1.Est-ce le bon moment ? Quelles conséquences pour le reste de la gauche ? Est-il en capacité de rassembler et de battre le Rassemblement national donné gagnant dans les sondages ? Les éditorialistes Yves Thréard, directeur adjoint de la rédaction du Figaro et Pablo Pillaud Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards en parlent lors de la matinale de Public Sénat.Pablo Pillaud Vivien souhaite souligner la différence avec les autres candidatures à gauche : « Ce qu’il a, par rapport aux autres, c’est que vous avez toute une série groupée derrière Jean-Luc Mélenchon, mais aussi de personnalités politiques de premier plan, que les Français commencent à connaître ».Pour Yves Thréard, tout n’est pas encore joué à un an de la présidentielle : « Je crois qu’il ne faut surtout pas faire de pari aujourd’hui. Ce qui est sûr, si vous voulez, c’est que le RN domine la vie politique (…) et dans les sondages d’opinion, Jean-Luc Mélechon est encore loin derrière eux. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le maire LFI de Saint-Denis et Président de Plaine-Commune Bally Bagayoko était l’invité politique de la matinale Public Sénat. Au lendemain de l’officialisation de Jean-Luc Mélenchon en tant que candidat à la Présidentielle de 2027, l’élu de Saint-Denis est notamment revenu sur cette annonce. Il souhaite expliquer le contexte : « Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon qui s’est autoproclamé, c’est d’abord l’intergroupe qui s’est réuni, auquel j’ai fait partie et qui, après avoir discuté sur le fond politique, a mené à l’unanimité quasiment pour proposer la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »Celui qui portera les couleurs de la France Insoumise à la présidentielle a déclaré hier lors de sa première intervention au journal de 20 heures de TF1 avoir « une équipe, un programme qui est prêt, et un seul candidat ». Pour le maire de Saint-Denis et ancien entraîneur de basket, le succès de l’équipe est possible : « J’ai l’intime conviction qu’on va pouvoir rentrer sur le terrain parce que la victoire de 2027 est absolument à portée de main. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
C’est désormais officiel : Jean-Luc Mélenchon se lance dans une nouvelle course à l’Élysée. Une quatrième candidature pour le chef de file de la France Insoumise qui a mis en avant son expérience. Est-ce le bon moment pour entrer en campagne ? Cette nouvelle candidature verrouille-t-elle l’avenir de La France insoumise ? Et Jean-Luc Mélenchon reste-t-il un atout électoral ou au contraire un frein à l’élargissement de son camp ? Nous recevons une figure montante du mouvement : Bally Bagayoko, le nouveau maire de Saint-Denis.Après une rave party géante organisée illégalement ce week-end sur un terrain militaire près de Bourges, le gouvernement veut durcir le ton. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez promet des sanctions renforcées contre les organisateurs mais aussi contre les participants. Faut-il aller plus loin face à ces rassemblements illégaux ? L’État est-il dépassé par l’ampleur du phénomène ? Et comment trouver un équilibre entre sécurité, ordre public et liberté festive ? Nous en parlons avec la sénatrice Isabelle Florennes, co-auteure d’un récent rapport sénatorial sur le sujet.La flambée des prix à la pompe relance un vieux débat politique : faut-il taxer les superprofits ? Dans le viseur, les grands groupes énergétiques et notamment TotalEnergies, accusés par leurs opposants de profiter de la crise. Une taxation exceptionnelle serait-elle juste ? Permettrait-elle réellement d’aider les Français ? Ou risque-t-elle au contraire de fragiliser l’investissement et l’économie française ? Débat avec Yves Thréard et Pablo Pillaud-Vivien. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Tandis que phénomène des rodéos urbains se généralise dans les ruralités et que la dernière rave-party dans le Cher est au cœur de l’actualité, le manque de moyens dont disposent les autorités face à ce genre de troubles est criant. La sénatrice centriste des Hauts-de-Seine et porte-parole du Modem Isabelle Florennes est co-auteure d’un récent rapport sénatorial sur le sujet. Elle est invitée à se prononcer sur le projet de loi RIPOST, très prochainement étudié au Sénat. Ce texte, porté par le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, entend apporter des Réponses Immédiates aux Phénomènes Troublant l’Ordre public, la Sécurité et la Tranquillité (RIPOST), en durcissant les peines des récidivistes et en donnant les moyens aux autorités d’agir. Délit d’inhalation pour les consommateurs de « gaz hilarant », amende pour les participants aux raves-parties ou encore utilisation de vidéosurveillance algorithmique, le projet de loi entend apporter un « choc de sécurité » et un « choc d’autorité », selon le ministre de l’Intérieur. Pour la sénatrice, le dernier cas de rave-party organisé près de Bourges montre clairement que la loi actuelle est « trop peu répressive ». De plus, avec les moyens actuels, les autorités rencontrent de nombreuses difficultés à tracer l’organisation des rave-parties. Isabelle Florennes explique : « Avec les sénateurs, nous nous sommes alignés sur le durcissement de ces sanctions, qui sont nécessaires pour avoir un effet dissuasif. Au-delà de ça, il est nécessaire aussi que les forces de l’ordre, les forces de sécurité intérieure puissent avoir des moyens nouveaux pour détecter et pour prévenir ce type de rassemblement ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Suite à la situation sécuritaire tendue au Mali, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères demande aux ressortissants français de quitter le pays dans les plus brefs délais. Que s’est-il passé ces dernières 48 heures lors des attaques des rebelles à Bamako ? La France compte-t-elle revenir sur le terrain ? Analyse et explications de la situation malienne avec le journaliste indépendant spécialiste de l'Afrique Vincent Hugeux. À la question du retour de la France dans cette zone, l’auteur du livre « Les fers et le fouet, une histoire raisonnée de l’esclavage disponible aux éditions Perrin est catégorique : « Ce serait la dernière des recommandations à faire. On se tait, on ne dit rien. On travaille, on fait du renseignement, discrètement, etc. Mais surtout, on ne rêve pas à voix haute à un retour du refoulé post colonial, ça, ce serait un désastre. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lors d’une visite d’Etat à Andorre-la-Vieille, Emmanuel Macron est revenu sur ses propos qui taclent « les mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie ». Le chef de l’Etat appelle au dialogue plutôt qu’à la « caricature » avec les pays dont la France a besoin pour faire fonctionner ses services publics. Ce sujet demeure sensible, dû notamment à l’importante immigration étrangère et plus spécifiquement algérienne constatée dans le domaine de la santé. Au 1er janvier 2025 la France comptait 19 154 médecins diplômés à l'étranger hors UE exerçant officiellement dans le pays, dont 38,8 % ont ayant été diplômés en Algérie. Le médecin et sénateur Les Républicains Jean-François Rapin, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », se remémore ses années d'études supérieures : « Quand j’étais interne, j’ai toujours travaillé avec des médecins étrangers. Ce n’est pas une nouveauté du jour ». Le président de la Commission des Affaires Européennes s’alarme plutôt sur la situation qui semble perdurer : « Ce qui est plus inquiétant, c’est que ce phénomène existait, il y a déjà 30-35 ans, et il existe toujours aujourd’hui, voire s’est renforcé ».Dans ce contexte de tensions entre la France et l’Algérie, le sénateur LR souhaite défendre son président de groupe : « Je pense que Bruno Retailleau avait montré une forme de fermeté à un moment où avait quand même la question, qui n’est pas d’ailleurs terminée, de l’incarcération de Boualem Sansal, dont il fallait absolument sortir de cette situation (…) à un moment donné, il faut montrer les crocs, il faut montrer que la diplomatie n’empêche la fermeté. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans l'émission du jour, nous revenons sur l'appel du gouvernement aux Français présents au Mali à quitter le pays dès que possible, alors que les djihadistes annoncent le siège de la capitale. Comment expliquer la situation dans ce pays où la France a été chassée au profit des russes ? Nous recevons le spécialiste de l’Afrique Vincent Hugeux pour y répondre. Dans nos régions, Emmanuel Macron assiste aujourd’hui aux dernières manœuvres Orion. Nous vous emmenons au cœur de cet exercice qui a permis aux armées françaises de simuler un conflit de haute intensité. Un reportage exclusif lors d’un entrainement entre l’Yonne et la Nièvre. Au niveau national, Sébastien Lecornu met Total sous pression et appelle l’entreprise à redistribuer d’éventuels profits exceptionnels. Le sénateur macroniste Stéphane Fouassin est notre invité. Et puis faut-il élargir le travail le 1er Mai ? Les syndicats s’y opposent et compte bien se mobiliser demain. Le gouvernement a présenté hier un texte pour que les boulangers et fleuristes puissent faire travailler leurs salariés ce jour-là.Un 1er Mai qui divise le bloc central, Gabriel Attal défend l’élargissement du travail, ce qui n'est pas du goût de Gérald Darmanin qui s’y oppose. On en parle avec la presse régionale, Jefferson Desport de Sud Ouest et Philippe Créhange du Télégramme. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le gouvernement vient de faire une proposition de loi pour lutter contre la crise du logement. Le contenu du texte prévoit notamment de relancer la construction, ou encore de permettre d’acheter à prix abordable. Le ministre de la Ville et du Logement Vincent Jeanbrun soutient ce projet qui permettrait au gouvernement d’avoir « des outils pour transformer efficacement et durablement la vie des quartiers ». En effet, l’ancien maire de L'Haÿ-les-Roses explique un contexte singulier de constructions des grands ensembles : « En fait, des quartiers entiers ont été construits extrêmement vite dans l’après-guerre et maintenant, ils ont très mal vécu ». Aux demandes de suppressions de l’ANRU, faites par les députés LR, le ministre entend défendre les outils proposés par l’agence qui sont nécessaires, pour ceux qui, comme lui, sont « très attachés à la politique de rénovation urbaine ». Il n’exclut pas le fait de les modifier pour rendre cette institution plus performante. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La commission d’enquête sur la neutralité et le financement de l’audiovisuel public est arrivée à terme ce lundi 27 avril avec le vote final pour la diffusion du rapport de commission. En effet, les 31 membres de la commission d’enquête se sont réunis pour lire, en une heure, le rapport et statuer sur sa diffusion publique. Ils ont voté en sa faveur, le rapport sera donc diffusé lundi prochain, le 4 mai. La sénatrice (PS) d'Ille-et-Vilaine spécialisée sur les thématiques culturelles Sylvie Robert et François-Xavier Ceccoli, député (LR) de la Haute-Corse et secrétaire de la Commission d’enquête sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public étaient sur le plateau de Public Sénat afin de nous exposer leur point de vue sur le rendu de cette commission, qui a fait beaucoup de bruit dans les couloirs depuis plus de six mois. Pour François-Xavier Ceccoli, qui a voté pour, sa position se défend car, malgré les polémiques, la diffusion est utile pour observer le travail effectué à l’Assemblée nationale sur ce sujet. Le député affirme que certaines pistes sont intéressantes (notamment sur la suppression de France TV Slash ou l’interrogation des producteurs-animateurs) et d’autres pistes à réviser ou à retirer.Le sénatrice (PS) d'Ille-et-Vilaine Sylvie Robert n’est pas membre de la Commission, mais a été auditionnée lors de celle-ci. Durant le débat de la matinale, elle dénonce un parti pris d’avance par le rapporteur Charles Alloncle, qui dès le début a « instauré un doute » auprès de la présence et de l’existence même de l’audiovisuel public, au lieu de rester neutre. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Le rapport de la Commission d’enquête sur l’audiovisuel public sera bientôt rendu public. Une publication qui suscite déjà de vives tensions politiques. Fallait-il autoriser sa diffusion ? Cette commission était-elle un outil de contrôle légitime ou un instrument politique ? A-t-elle été utilisée par son rapporteur, Charles Alloncle, à des fins partisanes ? Et au fond, ce travail vise-t-il à réformer ou à fragiliser l’audiovisuel public ? Débat avec la sénatrice PS Sylvie Robert et le député LR François-Xavier Ceccoli.La crise du logement reste l’une des principales préoccupations des Français. Face à cela, le gouvernement prépare un nouveau projet de loi. Comment relancer la construction ? Peut-on encore permettre aux classes moyennes d’accéder à la propriété ? Et ce texte sera-t-il à la hauteur de l’urgence sociale ? Réponses avec Vincent Jeanbrun, ministre de la Ville et du Logement.Sur le terrain, la crise du logement se double d’un défi économique et social.Dans certains territoires, le secteur du bâtiment peine à recruter malgré des besoins importants. Comment susciter des vocations chez les jeunes ? Ces initiatives locales peuvent-elles répondre durablement à la pénurie de main-d’œuvre ? Et la relance du logement passe-t-elle aussi par une reconquête des métiers du bâtiment ? Reportage en Gironde.Au Sénat, les questions migratoires reviennent au cœur du débat. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez est auditionné sur le Pacte asile et migration, dans un contexte de durcissement des politiques européennes. La France doit-elle suivre cette ligne plus restrictive ? Comment concilier fermeté et humanité ? Et surtout, comment éviter de nouveaux drames dans la Manche, alors que les tentatives de traversée se multiplient ?Nous poserons ces questions au sénateur Jean-François Rapin. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lors d’une visite d’Etat à Andorre-la-Vieille, Emmanuel Macron est revenu sur ses propos qui taclent « les mabouls qui disent qu'il faut se fâcher avec l'Algérie ». Le chef de l’Etat appelle au dialogue plutôt qu’à la « caricature » avec les pays dont la France a besoin pour faire fonctionner ses services publics. Ce sujet demeure sensible, dû notamment à l’importante immigration étrangère et plus spécifiquement algérienne constatée dans le domaine de la santé. Au 1er janvier 2025 la France comptait 19 154 médecins diplômés à l'étranger hors UE exerçant officiellement dans le pays, dont 38,8 % ont ayant été diplômés en Algérie. Le médecin et sénateur Les Républicains Jean-François Rapin, invité de la matinale « Bonjour Chez Vous », se remémore ses années d'études supérieures : « Quand j’étais interne, j’ai toujours travaillé avec des médecins étrangers. Ce n’est pas une nouveauté du jour ». Le président de la commission des affaires européennes s’alarme plutôt sur la situation qui semble perdurer : « Ce qui est plus inquiétant, c’est que ce phénomène existait, il y a déjà 30-35 ans, et il existe toujours aujourd’hui, voire s’est renforcé ».Dans ce contexte de tensions entre la France et l’Algérie, le sénateur LR souhaite défendre son président de groupe : « Je pense que Bruno Retailleau avait montré une forme de fermeté à un moment où avait quand même la question, qui n’est pas d’ailleurs terminée, de l’incarcération de Boualem Sansal, dont il fallait absolument sortir de cette situation (…) à un moment donné, il faut montrer les crocs, il faut montrer que la diplomatie n’empêche la fermeté. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’essayiste et directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l'IRIS Romuald Sciora a apporté son analyse de la situation géopolitique actuelle aux Etats-Unis dans la matinale de Public Sénat. Il est notamment revenu sur le contexte des récentes violences avec la tentative d’assassinat de hauts dirigeants de l’administration Trump, qui a eu lieu ce week-end à Washington. L’auteur de la bande dessinée America 250 : une histoire graphique des États-Unis, disponible aux éditions Point Nemo, commente la réaction du Président Trump « le champion des médias », face à cette agression : « Il a vu l’autre soir une opportunité de retrouver un petit peu de popularité ». Il poursuit : « Il nous a fait un discours, comme vous le dites très bien, Père de la Nation, Unité. Ça n’a évidemment pas perduré. N’oublions pas que nous sommes face à une présidence autoritaire qui attaque tous les jours les bastions de la démocratie, dont la presse. Donc, assurément, c’est aussi une opportunité d’attaquer l’ennemi, c’est-à-dire les démocrates. Pour Donald Trump et ses amis, cela signifie attaquer la gauche radicale car tout opposant est quasiment un terroriste de gauche. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Débat autour du dernier sondage Odoxa : un exécutif en fin de cycle, Bardella - Le Pen au coude-à-coude, Macron au plus bas en popularité... Voici quelques-unes des leçons que l’on tire de l’enquête menée par nos partenaires. Selon le directeur conseil à l'institut ODOXA, les chiffres parlent d’eux-mêmes : « Aujourd’hui, il y a uniquement 25 % des Français qui considèrent qu’Emmanuel Macron est un bon président. C’est tout de même neuf points au-dessus du score plancher de François Hollande à L’Elysée qui était le président le plus impopulaire (au niveau des sondages) de la Vème République (…), mais c’est un niveau qui reste tout de même assez bas et qui reste dans la moyenne de ce qu’on observe depuis la dissolution de juin 2024. Dissolution qui avait été l’occasion d’une profonde rupture avec les Français, plus encore que la réforme des retraites adoptée par 49-3, intervenue avant et qui avait déjà bien détérioré sa cote de popularité ». Le sondeur poursuit ses analyses de statistiques en expliquant que la rupture profonde viendrait de là et que « les choses se stabilisent à ce niveau très bas », depuis lors. L’éditorialiste politique Françoise Degois souhaite relativiser ce score : « Moi je ne trouve pas qu’il finit si mal que ça. Je ne crois pas qu’il paye l’international ». Dans sa nuance, elle fait remarquer que les scores bas du président viendrait de sa diplomatie : « La vérité c’est que dès qu’il revient sur la scène nationale, il se met les doigts dans la prise et il rechute. Vraiment, il faut qu’il arrête. Je pense, par exemple que sa déclaration sur l’Algérie, en parlant des ‘mabouls’ où il vise Retailleau, ça, ça va lui coûter ». L’éditorialiste conclut : « Oui, il y a une colère contre lui, mais c’est comme une rivière qui se calme tranquillement et on le laisse partir. Ce n’est plus un sujet Emmanuel Macron, je crois. » Le directeur de l'information du Télégramme Hubert Coudurier s’accorde avec Françoise Degois sur la scène internationale qui a permis au Président d’avoir un peu de souffle : « Il y a quand même un an, rappelez-vous, les déclarations d’Attal et de l’ancien Premier ministre Edouard Philippe qui lui demandaient de partir, et sans parler de Mélenchon avant. On se disait ‘Mais il ne va pas finir son mandat’. De ce point-de vue-là, l’international lui a permis de se rehausser, de prendre du recul. Il reste très prudent. Même si des fois il y a des sorties encore maladroites comme sur l’Algérie, parce que finalement c’est une sorte d’invitation à se soumettre au régime algérien, ce qu’il a dit hier ». Dans un second temps, le directeur de l’information du Télégramme souhaite mettre l’accent sur l’insatisfaction des Français à l’égard du Président sur la scène internationale. Selon lui, malgré ses prises de position « le modèle français ne pèse pas à l’international » ; seules les puissances chinoises et américaines comptent. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : le détroit d’Ormuz reste fermé, symbole d’une crise qui s’enlise. Face à cette impasse, Emmanuel Macron affiche sa volonté de dialoguer avec Téhéran. Mais cette stratégie peut-elle encore porter ses fruits ? La France a-t-elle réellement les moyens d’influer sur la situation ? Et comment expliquer que, dans le même temps, l’action internationale du chef de l’État soit aussi sévèrement jugée par les Français ? Analyse avec nos partenaires d’Odoxa.Conséquence directe des tensions : les cours du pétrole repartent à la hausse.La paralysie du détroit d’Ormuz fait planer une incertitude sur l’approvisionnement. Faut-il craindre des pénuries de carburant dans les prochaines semaines ? Sommes-nous suffisamment préparés à ce type de choc énergétique ? Et quelles marges de manœuvre pour le gouvernement face à cette nouvelle pression ? Nous poserons la question à la sénatrice Marie-Claire Carrère-Gée.Aux États-Unis, l’enquête progresse après les tirs survenus lors d’un gala à Washington. Selon les premiers éléments, le suspect aurait cherché à atteindre Donald Trump. Que sait-on réellement des motivations de l’assaillant ? Cet événement marque-t-il une nouvelle étape dans la violence politique américaine ? Et quelles conséquences pour la campagne et la sécurité des responsables politiques ? Décryptage avec le chercheur Romuald Sciora, spécialiste des États-Unis. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le cadre du projet de la loi transport, la sénatrice (LR) de Paris Marie-Claire Carrère-Gée était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » pour nous apporter son éclairage sur le texte dont elle est rapporteur. Le projet de loi cadre relatif au développement des transports englobe des adaptations notamment en termes de traitement des infractions sur le réseau routier, mais prévoit également des programmations pour le financement des transports. Trouver plus de moyens financiers pour améliorer la sécurité et la performance des voies ferrées, des routes et des voies fluviales. Concernant la hausse de fiscalité du carburant dû au contexte de guerre en Iran, la sénatrice républicaine est catégorique : « Ce serait mentir aux Français que de dire qu’on peut l’alléger ». La cause de ces hausses venant principalement du blocage du détroit d’Ormuz, Marie-Claire Carrère-Gée explique la particularité de la situation : « Ce qui est assez consternant, c’est le fait que ce soit la première fois, depuis très longtemps, que l’Europe et la France apparaissent comme spectatrices d’un conflit ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Général Dominique Trinquand, ancien chef de la mission militaire française auprès de l'ONU était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Avant de revenir sur les conflits actuels qui touchent la scène internationale, dont celui au Moyen-Orient, le Général a donné son analyse sur la violence que suscite le Président américain. Il est formel : « D’abord, il faut condamner bien sûr toute violence en politique. Toutefois, le président Trump vit aussi autour de la violence, il exacerbe la violence. Et la violence, comme vous dîtes, aux Etats-Unis, est toujours présente. La présence des armes est absolument phénoménale. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La violence en politique était l’un des sujets majeurs du débat entre Elizabeth Martichoux et Aurore Malval, lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ». En effet, suite à la tentative d’assassinat des dirigeants politiques américains lors du gala des correspondants à Washington, la question de la polarisation en politique revient au centre des préoccupations comme moteur à l’origine des attaques perpétrées. L’éditorialiste politique Public Sénat Elizabeth Martichoux et la grand reporter à Marianne Aurore Malval ont apporté leur point de vue sur la question. Selon Aurore Malaval, chacun a sa vérité alternative par rapport aux faits. Elle explique les deux camps : « D’un côté, vous avez les Républicains qui avaient sorti cet argument de la violence politique attisée par les démocrates lors de l’assassinat de Charlie Kirk. Il s’agissait de dire que la gauche était quasiment consubstantiellement violente et que c’était le résultat des discours, le passage à l’acte du tireur. Et de l’autre côté, effectivement, vous avez le discours inverse, qui s’appuie aussi sur des faits. On a noté quand même depuis l’assaut du Capitole, après la défaite de Trump en 2020, qu’il y avait une recrudescence de ces actes violents. Cet assaut avait contribué à renforcer encore cette violence politique et les actes qui s’expriment depuis. » Pour Elizabeth Martichoux, la violence est « consubstantielle à l’histoire américaine qui s’est construite sur une violence sociétale ». L’éditorialiste politique illustre : « il y a autant d’armes en circulation aux Etats-Unis que d’Américains, c’est considérable ». Elle poursuit : « On a un président effectivement qui lui-même dans son masculinisme, dans sa façon de remonter les uns contre les autres génère cette violence. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l’Amérique sous le choc après des tirs lors d’un gala à Washington, en présence de Donald Trump. Un nouvel épisode de violence qui s’invite au cœur même de la vie politique. Faut-il y voir un basculement ? La violence est-elle en train de devenir un mode d’expression politique comme un autre ? Et quelles conséquences pour nos démocraties déjà fragilisées ?Au Moyen-Orient, les tensions restent vives. Les négociations entre les États-Unis et l’Iran peinent à avancer, tandis que Donald Trump laisse planer la menace de nouvelles frappes. Va-t-on vers une reprise du conflit ? La diplomatie est-elle encore en mesure d’éviter une escalade ? Ou assiste-t-on à un simple temps mort avant une nouvelle phase de confrontation ? Analyse avec le général Dominique Trinquand.Comment protéger nos universités face aux risques d’ingérences politiques et économiques ? Un enjeu stratégique à l’heure où la recherche devient un terrain d’influence. Les établissements sont-ils suffisamment armés ? Faut-il renforcer les contrôles ou préserver avant tout l’autonomie académique ?Et où placer le curseur entre ouverture internationale et protection des intérêts nationaux ? Éléments de réponse avec le sénateur PS Adel Ziane. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Suite à la tentative d’assassinat du Président Trump qui a eu lieu lors du gala de presse annuel à Washington, le suspect Cole Allen, qualifié de « loup solitaire » par Trump est actuellement en examen auprès de la justice américaine. Dans le contexte de ces violences politiques à répétition, le sénateur socialiste de la Seine-Saint-Denis Adel Ziane, invité de la matinale souhaite souligner l’aspect ambivalent du président qui est « à la fois une victime dans cette séquence, mais qui est aussi un accélérateur de particules quant à cette violence qu’elle soit politique ». Le sénateur est revenu sur l’assaut du congrès lors de sa défaite aux élections présidentielles de 2020, mais également sur de nombreuses figures politiques qui ont été ciblées telles que Charlie Kirk ou l’élue démocrate Melissa Hortman. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Débat politique autour de la présidentielle 2027 avec les éditorialistes Michaël Darmon et Bérengère Bonte. Le candidat du parti Horizons Édouard Philippe n’a toujours pas dévoilé son programme, comme il avait prévu de le faire après son élection au Havre. Il l’explique dans le Télégramme : « Oui mon programme sera massif, et je le dévoilerai progressivement. Je ne suis pas sûr (…) qu’un an avant l’élection présidentielle, il faille tout dire. Je suis même certain du contraire. » Mais, quelle est la stratégie employée par Edouard Philippe ?Pour la journaliste politique Bérangère Bonte, le candidat a déjà sa tactique en place : « Edouard Philippe est le plus préparé à ce stade et le plus costaud, du moins dans sa tête. On ne sait pas encore grand-chose de ce qu’il va raconter. Mais précisément, pour l’instant il surfe sur les sondages et il n’a aucune raison d’être le premier à se dévoiler. Et stratégiquement, il a raison. On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment et c’est particulièrement vrai chez Edouard Philippe. »L’éditorialiste politique Michael Darmon estime qu’Edouard Philippe « a tiré des leçons » d’anciens candidats qui avaient été annoncés victorieux trop tôt, et qu’il préfère garder « une prudence de sioux », pour mettre toutes les chances de son côté. Il conclut : « On verra effectivement si c’est le Sioux ou le pourfendeur qui l’emporte ». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Annie Genevard, ministre de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Elle est notamment revenue sur l’impact de la guerre au Moyen-Orient pour les agriculteurs qui subissent la hausse des prix du carburant au quotidien. Compte-tenu de l’état des finances du gouvernement, la ministre affirme que les aides ciblées représentent l’unique solution « Le quoi qu'il en coûte n’est plus possible ».Concernant le projet de loi d’urgence agricole dont l’examen au Parlement débutera en mai, Annie Genevard veut aller droit au but et éviter des procédures qui s’éternisent : « c’est un projet de loi qui entend répondre concrètement aux besoins précis des agriculteurs. »En matière d’eau, la ministre est déterminée : « Je veux mettre fin à la guerre de l’eau ». Elle poursuit son propos en évoquant le problème des procédures actuelles : « Il faut qu’on soit suffisamment mature pour apaiser ce sujet, qui, chez nous prend des proportions déraisonnables. Et donc, pas de réunion publique mais, plutôt des consultations en mairie avec un commissaire enquêteur, comme ça se fait pour la plupart des procédures qui se mènent sur les territoires. (..) On va en mairie, on consulte le commissaire enquêteur, on lui fait part de ses observations, et voilà. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le cadre du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, le sénateur (les Indépendants) de la Seine-et-Marne, professeur de droit, avocat et ancien directeur de l’Université Panthéon-Assas, Louis Vogel était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Le projet de loi adopté au Sénat met en place le « plaider-coupable » en matière criminelle qui a pour but d’accélérer la procédure judiciaire.Autre objectif : le désengorgement carcéral. Louis Vogel évoque les solutions alternatives à la prison pour les condamnés considérés comme les moins dangereux. Le professeur de droit explique qu’en France « des peines alternatives à la prison existent, mais ne sont pas utilisées, et c’est ça le problème. On ne réglera jamais le problème de la surpopulation carcérale en construisant de nouvelles prisons. Sinon, il faudrait en construire une par mois. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire de Bonjour chez vous : l’entretien avec la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard. Quel est l’impact de la guerre au Moyen-Orient sur nos agriculteurs touchés par la hausse du prix du gazole mais aussi des engrais ? Nous l’interrogeons.Dans la campagne présidentielle, les prétendants du bloc central commencent à se bousculer au portillon : Edouard Philippe, Bruno Retailleau, Gabriel Attal, qui a la meilleure stratégie pour accéder à l’Elysée ? On en débat avec nos éditorialistes Bérengère Bonte et Michaël Darmon. Et puis on revient sur le texte de la semaine au Sénat : le projet de loi sur la justice criminelle porté par Gérald Darmanin et qui permet à l’auteur d’un crime de plaider coupable avant même son procès, une procédure très critiquée par les avocats mais qui a pour but d’accélérer la procédure judiciaire. On interroge le sénateur (Les Indépendants) de la Seine-et-Marne et ancien professeur de droit, Louis Vogel.A la une de nos territoires, on se rend en Eure-et-Loir, département qui est le premier désert médical de France. Pourquoi ce manque de médecins ? Y a-t-il des raisons d’espérer ? On fait le point avec nos partenaires de L’Echo républicain. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au sommaire de Bonjour chez vous : l’interview de Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise. Face à la hausse du prix de l’essence, le gouvernement envisage d’encadrer les marges des distributeurs de carburants. Est-ce suffisant ? Que propose LFI ?Faut-il autoriser les commerces de proximité à ouvrir le 1er mai ? C’est notre débat politique du jour alors que Sébastien Lecornu a décidé de faire une pause dans le processus parlementaire sur cette réforme polémique. Et puis comment diminuer les inégalités entre nos Outre-mer et la métropole. Le Sénat mène une commission d’enquête sur le sujet. Le sénateur PS de Guadeloupe Victorin Lurel est notre invité pour en parler. On se rend également en Bretagne pour parler de notre patrimoine en danger. Le château de Combourg en l’Ille-et-Vilaine est en danger à cause de la mérule un champignon dévastateur. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sénateur socialiste de la Guadeloupe Victorin Lurel est l’invité de la matinale de Public Sénat. Il commente l’actualité internationale avec le conflit au Moyen-Orient et évoque ces différentes propositions de loi sur son territoire notamment. Une commission d'enquête est actuellement en cours sur les inégalités systémiques dans les outre-mer. Le sénateur place l’égalité comme principe républicain fondamental : « Moi j’ai fait un texte qui dit que l’égalité est un impératif. C’est une devise de la République, et pourtant ça n’existe pas là-bas. C’est pourquoi, à l’époque, j’avais appelé ce texte ‘Egalité réelle’. »Concernant ces inégalités constatées, Victorien Lurel estime qu’une intervention du gouvernement est plus que nécessaire pour combler ce décalage avec l’Hexagone. Il clarifie le contexte : « Sur le droit de la mer, il y a une absence de concurrence. Les marges sont exorbitantes (…) C’est tout notre problème : la chaîne de valeurs est opaque. Alors moi je n’accuse pas telle ou telle entreprise, mais l’Etat ne se donne plus les moyens d’être un peu dans la régulation. On ne demande pas l’encadrement, ni les prix administrés. (…) C’est la concurrence qui fait les prix normalement, et qui devrait faire baisser les prix. Mais c’est une illusion s’il n’y a pas une volonté politique. Et aujourd’hui j’estime qu’il n’y a pas une volonté politique affirmée pour le faire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a repoussé l’étude du texte qui prévoyait d’étendre la dérogation de travail au 1er mai, à certains commerces de proximité comme les fleuristes. La proposition de texte présentée par le groupe Union centriste au Sénat et soutenue par Gabriel Attal est au cœur de notre débat dans la matinale « Bonjour Chez Vous ».La sénatrice (LR) de l'Isère Frédérique Puissat est catégorique : « Nous ne touchons pas au 1er mai. Il y a trois articles dans le Code du Travail qui concernent le 1er mai (…) Je rappelle que les employés des EHPAD, des hôpitaux travaillent le 1er mai. Il y a déjà des gens qui travaillent ce jour. » Bernard Jomier, sénateur de Paris, membre de Place Publique, estime que cette ‘manœuvre parlementaire’ était trop précipitée. Il déclare : « Ce n’est pas un ‘licence to kill’ le 1er mai. Le 1er mai est un symbole au-delà de la journée du 1er mai, qui date du XIXe siècle et qui parle fortement à une grande partie de l’opinion publique. Et si on veut toucher au 1er, il faut que chacun expose sa vision. Quand il y aura des élections, que le chef de l’État, la prochaine majorité parlementaire disent ce qu’ils veulent faire avec cette journée-là. Et les Français jugeront.»De son côté, le directeur du département politique et opinion à l’institut de sondages Ipsos-BVA Stéphane Zumsteeg souhaite analyse la stratégie politique des uns et des autres : «Le véritable perdant ici, c’est Gabriel Attal. Il y a une multiplication de maladresses qui n’ont pas fonctionné, déjà le choix du 1er mai, ce n’est pas un sujet qui captivait les Français. Et deuxièmement, c’est cette impression de ce passage en force. Les Français gardent des séquelles du passage en force pour la réforme des retraites. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône est l’invité de la matinale Public Sénat. Le coordinateur de La France Insoumise est notamment revenu sur le conflit au Moyen-Orient et ses répercussions sur les prix de l’essence. Selon lui, le gouvernement ne prend pas de mesures concrètes pour répondre à cette hausse. Il souhaite mettre le faisceau sur les marges du raffinage plutôt que celles de distribution qui sont souvent mises au cœur du débat. Il précise : « Les marges qui sont abusives aujourd’hui, elles ne sont pas à la distribution. Tout le monde le sait. (…) Les marges sont dans le raffinage. Elles sont au moment du raffinage, en amont dans la chaine dans la chaine d’approvisionnement. D’ailleurs elles ont été multipliées par quatre depuis le début de la guerre. (…) Là, vous avez des profiteurs de crise. Vous avez des entreprises comme Total qui ont multiplié par quatre leur marge ». Le coordinateur national de la France Insoumise précise va plus loin et dénonce : « Un certain nombre de députés macronistes sont largement profiteurs de cette situation, puisqu’ils bénéficient eux-mêmes d’un certains nombres de portefeuilles d’actions. (…) Vous avez une quinzaine de députés, quatorze de la coalition présidentielle, qui possèdent près de 400 000 euros d’actions de Total et qui ont déjà gagné 50 000 euros depuis le début de la guerre. Je ne dis pas que c’est la seule raison, mais vous ne pouvez pas faire abstraction. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Invité exceptionnel de la matinale « Bonjour Chez Vous », l’auteur franco-algérien Boualem Sansal gracié en novembre 2025 est revenu sur son année en détention, l'annonce de son intention de poursuivre en justice le président algérien Abdelmadjid Tebboune, sur la première visite du Pape Léon XIV en Algérie, ou encore sur les relations entre la France et l'Algérie. L’écrivain s’est notamment exprimé sur le contexte de l’écriture de son dernier livre : « Moi je me suis battu en prison, j’avais besoin de personne. Je me suis battu tout seul à l’intérieur de la prison avec les moyens dont je disposais, c’est-à-dire écrire au président. Moi je veux rester sur la ligne de la dignité. Je me bats en tant qu’homme libre contre un régime totalitaire ». Concernant son départ de Gallimard, sa maison d’édition historique vers Grasset, il déclare : « J’étais mal à l’aise dans une maison d’édition (…) Je ne pouvais pas publier mon livre qui dénonce précisément ma libération par la négociation. C’est-à-dire qu’il fait de moi un otage. Non, je ne suis pas un otage, je suis un homme libre qui se bat. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l’issue de l’entretien avec l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois sont revenus sur les relations diplomatiques tumultueuses entre l’Algérie et la France. Pour Arnaud Benedetti : « Il y a quelque chose de très intéressant qu’il faut lire entre les lignes. Il a dit ‘on ne peut pas finalement vivre toujours dans la politique de la rancœur’. Ce message s’adresse aux autorités algériennes. Il faut savoir tourner la page ». Françoise Degois rebondit sur l’actualité du jour avec l’arrivée historique du Pape Léon XIV en Algérie. Pour l’éditorialiste, c’est symbolique : « Je dis qu’on oublie toujours que le pape est très grand diplomate et celui-là, il va falloir le regarder parce que dans le moment totalement chaotique. C’est un homme extrêmement théologien, et diplomate. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview exceptionnelle de l’écrivain Boualem Sansal. 5 mois après sa libération, l'écrivain gracié après 1 an d'emprisonnement en Algérie revient sur les conditions de sa détention. Il s'exprime aussi sur la visite historique du Pape Léon XVI en Algérie. Comment l'auteur franco-algérien juge-t-il les relations entre la France et l’Algérie ?Nous recevons également le sénateur LR de la Manche David Margueritte. Nous évoquons avec lui la réforme de la justice criminelle, portée par le Garde des Sceaux Gérald Darmanin. Mesure-phare : la création d’une procédure de plaider-coupable, qui suscite la colère des avocats et du camp de gauche. Ils redoutent une justice expéditive au détriment des droits de la défense.Enfin dans le début, nous revenons sur le rétropédalage du gouvernement concernant l'élargissement du travail le 1er mai. Face aux syndicats et à la gauche, le Premier ministre Sébastien Lecornu a choisi de ne pas convoquer la Commission Mixte Paritaire entre députés et sénateurs qui pourrait permettre une adoption rapide. Sébastien Lecornu a-t-il pris le risque politique de se mettre à dos son camp ? On en débat avec Françoise Degois, éditorialiste politique, et Arnaud Benedetti, directeur de la Nouvelle Revue Politique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sénateur (LR) de la Manche David Margueritte est l’invité de la matinale de Public Sénat pour évoquer le projet de loi sur la justice criminelle dont il est rapporteur. Actuellement débattu au Parlement, le projet de loi porté par le ministre de la Justice Gérald Darmanin a suscité de nombreux débats depuis quelques semaines notamment autour de la nouvelle procédure du « plaider-coupable » en matière criminelle. Il s’explique sur les apports du Sénat : « Concrètement, le Sénat propose une procédure qui pose un certain nombre de garde-fous supplémentaires, avec la présence de l’avocat à toutes les étapes de la procédure pour la partie civile. Nous avons également établi une innovation très importante ; la consultation par le procureur de la République de la victime sur la peine qu’il envisage de proposer à l’accusé. Cela permet d’un consentement réel, libre, éclairé de la victime sur cette procédure ». Mais, dans quels cas le plaider-coupable peut-il être considéré comme une solution efficace ?Pour David Margueritte, le ‘plaider-coupable criminel’ pourrait être une solution pour les crimes sexuels intrafamiliaux et les violences dans la sphère de la famille. Il précise tout de même : « Bien évidemment que le plaider coupable en matière criminelle n’est pas la solution à l’embolisation de la justice, c’est une solution parmi d’autres. Le problème structurel reste le manque de moyens de la justice. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview politique de Marlène Schiappa, ancienne ministre, membre de Renaissance. Samedi, Les Républicains vont choisir le mode de désignation de leur candidat à la présidentielle. Un vote qui devrait officialiser la candidature de Bruno Retailleau pour son parti. Et après ? Le bloc central parviendra-t-il à s’unir derrière un candidat commun ? Si Edouard Philippe s’imposait comme le candidat naturel, Gabriel Attal et Bruno Retailleau vont-ils se ranger derrière lui ? Nous recevons également le sénateur LR représentant les Français de l’étranger et vice-Président de la Commission des Affaires européennes Ronan Le Gleut. C'est une page de seize ans qui se tourne en Hongrie, Viktor Orban est largement défait aux législatives, battu par le conservateur pro-européen Peter Magyar. Ce résultat va-t-il rebattre les cartes dans les relations entre la Hongrie et l’Union européenne ?Dans le débat, après l’échec des négociations entre l’Iran et les Etats-Unis, Donald Trump ordonne un blocus naval du détroit d’Ormuz et menace d’achever l’Iran. Est-ce de facto la fin du cessez-le-feu ? Comment peut réagir l’Iran ? On en parle avec Yves Thréard et Elizabeth Martichoux. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les débats sur le travail le 1er mai s’enflamment à nouveau. 78% des Français se disent favorables au travail ce jour chômé pour les volontaires mais les syndicats refusent cette évolution à la suite de la proposition de loi débattue au Parlement. Yves Thréard et Elizabeth Martichoux ont débattu de ce sujet lors du club de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Pour l’éditorialiste politique de Public Sénat, elle estime : « Cette manœuvre parlementaire n’est pas très heureuse. Alors évidemment une majorité des Français est en accord pour travailler le 1er mai, à condition que ce soit majoré, sur la base du volontariat, etc. (…) A la limite on pourrait se dire qu’il n’y a pas de débat. Mais enfin, ce ne sont pas les Français qui choisissent. En l’occurrence Sébastien Lecornu veille sur le parlement comme le lait sur le feu. Il a un budget à faire passer et il a peut-être des ambitions qu’il ne dit pas, mais pour l’instant il a besoin de garder cette espèce de ‘consensus’. »Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’indigne sur le fait que le texte parte en commission mixte paritaire après le vote au Sénat et le rejet à l’Assemblée : « Ce qui est contesté c’est de contourner le débat. Sur le fond, il faudrait se débarrasser de cette histoire assez rapidement. Et puis qu’on autorise le travail pour ceux qui le veulent. C’est ça la vérité. C’est ce que souhaitent Gabriel Attal et Hervé Marseille. Après il y a aussi un jeu entretenu par la gauche qui est malsain. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A moins de trois semaines du 1er mai, la fête du Travail est au cœur des débats sur une potentielle autorisation de travailler ce jour férié. La proposition de loi, portée par la droite et le centre, soutenue par l’exécutif a été largement critiquée par la gauche et certains syndicats. Le Premier ministre souhaite trouver un consensus avec les syndicats pour mettre en place cette autorisation aux travailleurs, dans de bonnes conditions. Marlène Schiappa, ancienne Ministre, conseillère de Paris, membre du bureau exécutif de Renaissance et autrice de « La Machosphère » disponible aux éditions Fayard est l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous ». En mentionnant les débats sur le texte dans l’hémicycle, Marlène Schiappa veut rappeler l’origine de cette proposition de cette loi : « Quand j’entends certains commentaires, on a l’impression que c’est un caprice des parlementaires, etc. Mais c’est une demande du terrain. A chaque fois que je vois des fleuristes, et partout, pas uniquement à Paris, ils me disent ‘Vous vous rendez compte, c’est un non-sens.’ (…) Ce ne serait pas une obligation, mais il y a des gens qui ont envie de travailler un jour férié, un 1er mai pour vendre du muguet, des bouquets, des plantes. On ne va pas les interdire de travailler, ce serait absurde. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Alors qu’un cessez-le-feu de 15 jours a été décrété entre l’Iran et les États-Unis, Israël continue de bombarder le sud du Liban, une région que l’État hébreu considère comme ne faisant ‘pas partie des zones incluses dans ce cessez-le-feu’. Le Liban a subi mercredi la vague la plus importante de frappes depuis le début du conflit. Le bilan s’établit à 200 morts et près de 1 000 blessés. Le professeur des universités, politologue spécialiste de l’islam et du Moyen-Orient, et co-auteur de : Antiterrorisme, La traque des jihadistes, Gilles Kepel apporte son analyse de la situation actuelle du Moyen-Orient, lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Concernant le président américain Donald Trump, Gilles Kepel estime que : « Le gouvernement américain n'est pas dirigé par des personnes compétentes. Les deux négociateurs sont deux agents immobiliers, dont l’un est le gendre de Donald Trump. Ils sont des requins de l’immobilier comme Trump. Et c’est comme ça que le président voit le monde. (..) Ce qui est très frappant aujourd’hui, c’est que cette guerre a été menée pour, certes, rapporter des victoires, mais la transformer en succès militaire, ça c’est une autre affaire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les députés ont approuvé, à 131 voix contre 100, une proposition de loi permettant à l’Alsace de sortir de la région Grand Est pour créer une région à part entière. La proposition de loi va maintenant être débattue au Sénat pour conclure ou non le futur de cette région. À ce sujet, Michael Darmon et Aurore Malval sont revenus sur ce vote à l’assemblée.Pour Aurore Malval, grand reporter à Marianne, le débat reste complexe. Elle précise : « Le projet de loi propose de créer une région Alsace, qui correspond à peu près aux compétences de la collectivité de la Corse. Ce n’est donc pas exactement un retour à la situation antérieure des ‘anciennes régions’. Et dans ce cas-ci, effectivement on ouvre la porte à un séparatisme régional. Que dire évidemment à la Bretagne, au Pays-Basque, qui ne manqueront pas de solliciter le même type de statut ? »L’éditorialiste politique Michaël Darmon se concentre davantage sur la volonté très forte de la population d’être liée à un mouvement d’appartenance : « Ce que je retiens dans cette démarche, c’est la volonté de pouvoir récupérer un récit. De pouvoir s’ancrer dans un collectif. De raconter à quel point il y a quand même une difficulté, dans cette société française, de proposer aux Français des sentiments d’inclusion. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : le Liban a été durement frappé dans la nuit de mercredi à jeudi, avec la vague de bombardements la plus importante depuis le début du conflit. Dans le même temps, Donald Trump annonce le maintien des forces américaines jusqu’à un nouvel accord. Le cessez-le-feu est-il déjà fragilisé ? Peut-on encore croire à une désescalade dans ces conditions ? Et surtout, la perspective d’une paix durable est-elle encore crédible ? Analyse avec Gilles Kepel, spécialiste du monde arabe.Sur le front économique, l’espoir d’un apaisement pourrait se traduire par une baisse des prix à la pompe. Le gouvernement assure vouloir en faire une priorité, sous l’impulsion de Sébastien Lecornu. Mais cela suffira-t-il à calmer la colère ? L’exécutif maîtrise-t-il réellement la situation ? Ou ce temps d’attente est-il perçu comme un signe d’impuissance ? Débat avec les éditorialistes Michaël Darmon et Aurore Malval.Au Sénat, un débat de société s’invite dans l’hémicycle. Un texte propose de mettre fin à la notion de devoir conjugal, déjà adopté à l’unanimité à l’Assemblée nationale. Pourquoi suscite-t-il davantage de réserves au Sénat ? Éléments de réponse avec le rapporteur du texte, le sénateur (LR) du Vaucluse, Jean-Baptiste Blanc.Enfin, un débat institutionnel qui pourrait rebattre les cartes territoriales. L’Alsace se dirige-t-elle vers un statut à part ? Les députés ont ouvert la voie à des compétences spécifiques, posant la question de son avenir au sein du Grand Est. Le Sénat suivra-t-il ? Les habitants seront-ils consultés ? Et cette évolution peut-elle faire jurisprudence pour d’autres territoires ? Première réaction avec Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, le texte sur l’abolition du devoir conjugal soulève plus d’opposition dans la chambre haute. Les sénateurs examinent cette proposition de loi ce jeudi, et à cette occasion, le rapporteur de ce texte, le sénateur (LR) du Vaucluse Jean-Baptiste Blanc était l’invité de la matinale. Jean-Baptiste Blanc précise l’encadrement de cette proposition de loi qu’il juge « historique » : « Je propose d’inscrire à l’article 215 ‘Les époux s’obligent mutuellement à une communauté de vie, sans que cela consente à des relations intimes’. Je pense que c’est une meilleure rédaction beaucoup plus juridique, plus dans l’esprit du Code Civil et qui reprend les mots du juge. »Le sénateur estime qu’il faut aller plus loin pour combattre les violences conjugales : « 57% des femmes étaient victimes d’actes sexuels non consentis dans le cadre du mariage, c’est énorme. On pourrait citer aussi qu’il y avait 238 condamnations pour viols conjugaux en 2024, c’est énorme aussi. Donc, il y a quand même quelque chose qu’il faut entendre dans la société. Et à mon avis, il y a quelque chose qui va au-delà des rapports sexuels. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’annonce dans la nuit de mardi à mercredi d’un cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis marque un nouveau tournant dans le conflit au Moyen-Orient. Sur quoi ce cessez-le-feu peut-il déboucher ? La résolution du conflit est-elle proche ? Pour commenter les derniers événements, l’éditorialiste politique Elizabeth Martichoux et le directeur général opinion de l’IFOP Frédéric Dabi sont en plateau.Pour Elizabeth Martichoux : « La lecture est extrêmement compliquée parce qu’on passe d’un extrême à un autre ». Elle poursuit : « Alors on peut dire que Trump cherchait une porte de sortie, que ce qui a été annoncé ce matin est encore fragile. Je pense qu’il faut être très prudent, par définition avec le président américain. »Frédéric Dabi atteste, en déclarant : « Trump est quelqu’un de totalement imprévisible. Avant-hier, nous étions encore sur ‘on va raser, détruire le pays en 24 heures’ à un délai de deux semaines. Clairement, je le répète, les Français ne baissent pas la garde. L’inquiétude est extrêmement présente et ça a des conséquences sur le plan intérieur avec la pré-campagne présidentielle qui est totalement inexistante. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les Etats-Unis et l’Iran annoncent un cessez-le-feu dans le conflit, basé sur un accord énoncé en dix points. Les Iraniens prévoient de rouvrir le détroit d’Ormuz pour une durée de 15 jours ce qui devrait permettre une détente sur les marchés mondiaux du pétrole. Les négociations entre les deux nations se poursuivront en fin de semaine à Islamabad au Pakistan. Le Général Vincent Desportes, ancien directeur de l'École de guerre, professeur de stratégie à Sciences PO et HEC et auteur de « Devenez leader » disponible aux Editions Odile Jacob analyse l’évolution du conflit en Moyen-Orient, dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il explique : « L’Amérique perd sa crédibilité en tant que puissance de réassurance et nous derrière. (…) L’Iran a tenu face à la plus grande puissance du monde. Ils ont beaucoup perdu, mais dans ce bras-de-fer qu’ils préparaient depuis 47 ans et auquel ils s’étaient préparés, ce sont eux qui ont tenu et c’est Trump qui s’est arrêté. Mais réjouissons-nous que Trump ait enfin pris une décision sensée. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Après des menaces d’une extrême violence, Donald Trump change de cap. Un cessez-le-feu temporaire est instauré, l’Iran rouvre le détroit d’Ormuz et un apaisement semble s’esquisser. Comment comprendre ce revirement spectaculaire ? Est-ce une stratégie de pression ou le signe d’une réelle volonté d’apaisement ? Et surtout, peut-on croire à une paix durable dans la région ? Analyse avec le général Vincent Desportes.En France, les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient s’étendent. La flambée des prix du carburant attise la colère sociale, des secteurs entiers se mobilisent et la pression monte sur l’exécutif. Le gouvernement peut-il encore temporiser ? Va-t-il devoir annoncer de nouvelles mesures pour soutenir le pouvoir d’achat ? Et jusqu’où peut-il aller sans fragiliser les finances publiques ? Débat avec Frédéric Dabi et Élisabeth Martichoux.Avec le sénateur socialiste représentant les Français de l’étranger, Yan Chantrel, nous aborderons aussi un autre défi majeur : la chute annoncée du nombre d’élèves. Comment adapter notre système éducatif à cette transformation démographique ? Et s’agit-il d’une contrainte ou d’une opportunité ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le sénateur (PS) représentant les Français établis hors de France, Yan Chantrel, est l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il est revenu sur les sujets d’actualité de son parti, ainsi que sur l’actualité internationale avec le conflit qui s’enlise au Moyen-Orient. Le sénateur socialiste déplore la position stratégique prise par la France dans ce conflit qu’il trouve trop « silencieuse ». Il s’explique : « Le problème c’est que notre pays, lui-même a été très absent de la séquence. Où est la parole de la France ? Où est la parole de l’Europe ? Nous sommes de simples spectateurs. Nous regardons se faire, à nos portes, une guerre sans aucune intervention, sans proposition de conciliation. (…) La France doit prendre des initiatives, vraiment. Parce qu’en plus nous avons des liens très forts, notamment avec le Liban, qui est très important. Je pense que la France doit sortir d’une forme de silence, peut-être de stupéfaction pour agir et accompagner et pour permettre de résoudre ce conflit. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans un contexte de combats massifs au Proche-Orient impliquant l’Iran, Israël et les Etats-Unis, l’approche diplomatique a laissé place à des attaques offensives des différents camps depuis maintenant plus d’un mois. L’ambassadeur d’Israël en France Joshua Zarka était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il a notamment réagi à la position de l’Europe dans ce conflit, à la résistance du régime iranien, ou encore à l’ultimatum fixé par Donald Trump. L’ambassadeur estime que le Président américain s’exprime d’une manière « très claire » dans cette guerre. Il admet que son style d’expression n’est pas le sien, mais il apprécie sa clarté : « Il est temps que les chefs d’Etats s’expriment de façon claire et qu’ils n’essaient pas de toujours faire un équilibre sur des différents points ». Et concernant la position européenne, Joshua Zarka est catégorique : « D’abord, nous n’avons jamais demandé à l’Europe de participer à cette guerre, nous, de notre côté. Puis, n’oublions pas que l’Europe n’a pas une très grande histoire quant à la protection des juifs contre un danger existentiel. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La guerre au Proche-Orient continue de nourrir l’actualité nationale et internationale. A la suite des nouvelles menaces de Donald Trump qui souhaite anéantir l’Iran en quelques heures, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot alerte sur le risque d’« escalade » et de potentielles représailles du gouvernement iranien. Les éditorialistes Yves Thréard et Françoise Degois échangent leur point de vue sur les derniers événements dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Sur le dernier ultimatum du Président américain, le directeur adjoint de la rédaction du Figaro s’interroge : « Le problème c’est qu’on ne sait pas trop ce que Trump veut. ‘Anéantir l’Iran en quatre heures’, ça veut dire quoi ? L’Iran, c’est 100 millions d’habitants, c’est un territoire qui est trois fois grand comme la France. C’est quand même un état profond, avec une armée, etc. Sauf à utiliser l’arme nucléaire, je ne vois pas comment il compte faire. Il ne va pas utiliser l’arme nucléaire en Iran… Le problème, c’est toujours pareil ; quand on commence une guerre, on la commence mais on ne sait jamais comment ça se termine. »L’éditorialiste politique Françoise Degois s’accorde sur cette position : « En effet, et puis le problème c’est ‘à qui parle-ton ?’. Le changement de régime n’a pas eu lieu. La réalité c’est que maintenant, ce ne sont plus les mollahs, ce sont les pasdarans. J’entends que l’armée iranienne a été, en partie, détruite mais le problème n’est pas l’armée iranienne. Le problème ce sont les pasdarans, ce sont des militaires qui gèrent maintenant. Et puis on a le sentiment, très désagréable d’ailleurs, que depuis quelques jours, ce sont eux qui donnent le tempo. Ils donnent le tempo sur le détroit d’Ormuz, mais également dans leur manière de communiquer et dans leur manière de riposter. C’est donc très inquiétant quand le gendarme du monde, Trump, a ce type de comportement débilitant, en face. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine, Christine Lavarde réagit à la guerre au Proche-Orient qui impacte les prix de les carburants pour les Français. La sénatrice approuve Sébastien Lecornu qui souhaite utiliser les recettes supplémentaires de cette crise énergétique pour « accélérer la décarbonisation ». Elle assure : « Aujourd’hui, il faut vraiment se préparer aux chocs futurs. Finalement, on vient de connaître deux chocs dans un laps de temps extrêmement court : 2022 et aujourd’hui, certainement 2026. Maintenant, il faut venir se doter des moyens pour que demain notre pays soit plus résilient. D’une part avec une diminution de notre consommation d’énergie carbonée, et d’autre part l’indépendance de notre pays. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : La tension monte d’un cran au Moyen-Orient. Donald Trump menace l’Iran de destruction totale et fixe un ultimatum autour du détroit d’Ormuz. Quelle est la position d’Israël ? L’Etat hébreu va-t-il s’aligner sur Washington ? Et jusqu’où peut aller cette escalade ? Nous recevons l’ambassadeur d’Israël en France, Joshua Zarka.En France, la flambée des prix du carburant met le gouvernement sous pression. Sébastien Lecornu promet de nouvelles propositions tout en fixant une limite claire : pas de dépenses supplémentaires. Peut-il réellement protéger les Français sans ouvrir les vannes budgétaires ? Est-il face à une équation insoluble entre soutien au pouvoir d’achat et rigueur financière ? Débat avec nos éditorialistes Françoise Degois et Yves Thréard.Autre front : celui de l’industrie automobile. La production française a été divisée par deux en vingt ans, sur fond de concurrence internationale accrue, notamment chinoise. Avec la sénatrice (LR) des Hauts-de-Seine Christine Lavarde, nous posons la question des solutions. Peut-on encore enrayer le déclin ? Faut-il revoir les aides publiques ? Et la France peut-elle rester une grande puissance automobile ?Enfin, deux territoires au cœur des débats institutionnels. En Nouvelle-Calédonie, l’avenir politique reste incertain après le refus d’examiner une réforme majeure. Qu’attendent aujourd’hui les habitants ? Et l’État peut-il encore trouver une sortie de crise ? En Alsace, la question d’un retour au statut de région à part entière refait surface. Avec Franck Leroy, président du Grand-Est, nous interrogeons les enjeux. Faut-il redessiner la carte territoriale ? Et jusqu’où aller dans la différenciation des territoires ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le cadre de la nouvelle réforme de l’assurance chômage, le dispositif de ruptures conventionnelles se durcit. En effet ce projet de loi prévoit notamment une réduction de la durée de l’indemnisation : désormais 15 mois d’indemnisations chômage pour les moins de 55 ans au lieu de 18 mois. Ces indemnisations seraient raccourcies également pour les plus de 55 ans : 20,5 mois post-réforme contre 22,5 mois à l'heure actuelle. Une évolution de ces règles qui va permettre des économies. Le sénateur LR du Gard Laurent Burgoa est l’invité de la matinale « Bonjour Chez vous », afin de nous éclairer, en tant que membre de la commission des affaires sociales, sur ce projet de loi. Pour lui, cette évolution issue d’un accord entre les partenaires sociaux va dans le bon sens : « Je me réjouis que les représentants du patronat et des salariés soient même allés au-delà de la lettre de mission du ministre. Lettre qui prévoyait une économie de 400 millions d’euros. Ils sont arrivés à un accord qui pourrait faire économiser entre 700-800 millions d’euros sur deux ou trois ans. (…) On devrait plutôt se réjouir de ce dialogue social entre salariés et patronat. Ce n’est pas à nous, parlementaires, de s’immiscer dans la vie de l’entreprise. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Près de deux semaines après le sacre d’Emmanuel Grégoire à la mairie de Paris, retour sur la campagne municipale. Public Sénat propose la diffusion de « Bataille de Paris : Scènes de campagne ». Le journaliste et réalisateur Quentin Calmet a partagé les coulisses de la campagne Dati/Grégoire : « Depuis le mois de janvier, nous, les journalistes, avons sollicité Dati pour faire ces fameuses rencontres au plus près du débat, avec les Parisiens. Mais ça n'était pas des déplacements ouverts aux journalistes. (…) Elle s’est dit qu’elle avait une renommée, une notoriété qui serait considérée comme un avantage parce qu’elle était identifiée comme la principale opposante à Anne Hidalgo, et que ce serait suffisant ».Elizabeth Martichoux, éditorialiste, le confirme en reprenant les propos d’Agnès Evren : « Oui, il y avait une soif d’alternance telle, que dans le fond, on se dit ‘ça suffit’. Cependant je vous rappelle qu’il y a eu le poison de la division à droite, qui a nui à Rachida Dati ». Pour Michael Darmon, la question de l’alternance était surtout théorique. Selon lui, dans la réalité la capitale est et restera de gauche. Il affirme « En réalité, beaucoup ont critiqué Hidalgo, mais nous sommes juste face à une maire qui a strictement appliqué son programme. (…) On n’a pas vu de manifestation de Parisiens dire ‘on veut retourner à la voiture’». Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans le cadre de l’anniversaire des 10 ans de la fusion des régions françaises, la présidente de Régions de France est l’invitée de la matinale de Public Sénat. Selon Carole Delga, le découpage du territoire en 18 régions, a été nécessaire pour pouvoir structurer des filières économiques comme les énergies renouvelables par exemple. Elle déplore, cependant, le montant du budget alloué à l’ensemble des régions, qu’elle juge trop faible.La présidente PS de la région Occitanie est également revenue sur l’état de son parti. A la suite de la campagne municipale et des alliances PS-LFI, Caroline Delga déclare : « Je pense que les propos d’Olivier Faure, dans l’entre-deux-tours, ont été très préjudiciables. Ils ont donné l’image d’un parti qui se vendait en fonction d’accords électoraux. Les Français nous ont donc sanctionnés au second tour, parce qu’ils en ont marre des ‘magouilles’ »La présidente PS de la région Occitanie en appelle au changement et une clarté au sein du parti parce que « la politique du zigzag ne peut plus continuer, elle va nous amener dans des grandes difficultés. (…) Maintenant, nous devons avoir une ligne claire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : Les tensions au Moyen-Orient ravivent les inquiétudes économiques. Les déclarations de Donald Trump sur de possibles frappes contre l’Iran font déjà grimper les prix du pétrole. Quelles conséquences concrètes pour les Français à la pompe ? Le gouvernement peut-il maintenir sa ligne sans nouvelles aides pour les particuliers ? Et jusqu’où peut aller cette flambée des prix ? Analyse avec Michaël Darmon et Élisabeth Martichoux.Sur le terrain, la pression monte aussi dans le monde agricole. Réunis en congrès, les responsables de la FNSEA mettent en garde : sans mesures rapides, la mobilisation pourrait reprendre. Nous serons en Bretagne avec Loïg Chesnais-Girard, président de la région. Le gouvernement peut-il encore désamorcer la colère ? Et assiste-t-on aux prémices d’un nouveau mouvement social ?Autre sujet sensible : les règles des ruptures conventionnelles. Le gouvernement souhaite en modifier l’indemnisation, un accord ayant déjà été trouvé entre partenaires sociaux puis inscrit dans la loi. Nous interrogerons le sénateur (LR) du Gard Laurent Burgoa, rapporteur du texte. Cette réforme va-t-elle réellement inciter au retour à l’emploi ? Et risque-t-elle de fragiliser certains salariés ?Dix ans après leur création, les grandes régions dressent leur bilan. Ont-elles réellement gagné en efficacité et en poids politique ? Avec Carole Delga, présidente de Régions de France et présidente (PS) de la région Occitanie, nous posons la question de l’avenir. Faut-il aller plus loin dans la décentralisation ? Et les régions sont-elles armées pour faire face aux crises économiques et géopolitiques ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : face à la flambée des prix du carburant, la colère monte. Agriculteurs, pêcheurs, transporteurs, tous jugent les mesures gouvernementales insuffisantes. L’exécutif peut-il aller plus loin sans creuser davantage le déficit ? Et surtout, les particuliers seront-ils les prochains oubliés de cette crise ? Avec l’économiste Philippe Dessertine, nous posons une question centrale : les prix à la pompe peuvent-ils encore grimper… et jusqu’où ?A la une de nos régions, la hausse des carburants a des conséquences très concrètes. Dans l’Indre, nous avons suivi une aide à domicile contrainte de multiplier les kilomètres chaque jour pour travailler. Comment faire face, quand la voiture n’est pas un choix mais une nécessité ? Et ces situations du quotidien sont-elles suffisamment prises en compte dans les politiques publiques ?Au Sénat, un autre débat de société s’impose : celui de l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Une priorité portée par Emmanuel Macron, avec un objectif d’application rapide.Avec le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, nous interrogerons les contours du texte. Faut-il aller jusqu’à une interdiction stricte ? Et surtout, est-elle réellement applicable ?Sur le plan politique, les regards se tournent déjà vers l’après municipales. Selon notre baromètre, Édouard Philippe apparaîtrait comme le mieux placé face au Rassemblement national. Mais peut-il s’imposer dans son propre camp ? Les Républicains accepteront-ils de se ranger derrière lui ? Une candidature unique de la droite et du centre est-elle crédible ? Et pourrait-elle rebattre les cartes au point d’écarter la gauche du second tour ? Débat avec Arnaud Benedetti et Françoise Degois. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Avec le départ de David Lisnard, maire de Cannes, du parti Les Républicains, la fracture se creuse au sein du premier parti de France. Le président de l’Association des maires de France déplore un manque de « lisibilité » et de « cohérence » au sein du parti. Il a d’ailleurs annoncé sa candidature à la présidentielle. Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et l’éditorialiste politique Françoise Degois ont réagi à la division des LR dans la matinale « Bonjour Chez Vous ». Pour Arnaud Benedetti, il y a plusieurs fractures chez les Républicains, il précise : « David Lisnard n’a pas tort quand il dit qu’il n’y a pas de ligne claire aujourd’hui pour le parti. Est-ce que vous êtes capable de les situer à ce jour ? Est-ce qu’ils sont dans le bloc central ou dans l’opposition au bloc central ? C’est extrêmement difficile, même au niveau des observateurs et commentateurs que nous sommes, de dire où ils se retrouvent.»Pour Françoise Degois, la tourmente de la droite permet de montrer à la gauche qu’elle n’est pas seule dans sa division. Elle déclare : « Il y a deux formations qui ont gagné ces municipales : les républicains et les socialistes. Ce sont deux vieilles maisons. (…) Mais je ne vois pas le chemin de la droite, tant que la droite n’a pas réussi à clarifier non seulement son offre programmatique et son offre de personnes. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans un contexte international économiquement perturbé marqué par les conflits au Moyen-Orient, les conséquences de la crise énergétique sur les Français se font sentir tous les jours à la pompe avec une augmentation de 50 centimes par litre depuis cinq semaines. Est-ce que l'Etat profite de cette crise ? L'économiste Philippe Dessertine répond et nous livre son analyse lors de la matinale « Bonjour Chez Vous ».Il clarifie : « L'Etat ne gagne ne pas d'argent dans cette affaire. Il en gagne directement avec les taxes sur le pétrole, mais c'est une part fixe, qui ne bouge pas, même s'il y a des variations de prix. Ce qui veut dire que sa part diminue quand le prix du pétrole augmente du fait, par exemple, de l'augmentation du baril. En revanche, vous avez une augmentation de la TVA. C'est la TVA qui va permettre d'avoir des rentrées d'argent supplémentaires. (...) Quand il y a des crises, le gouvernement fait des chèques énergie qui vont lui coûter beaucoup plus cher que le gain qu'il a eu en termes de TVA, mais qui ne vont pas complètement compenser la perte de pouvoir d'achat des ménages. En fait tout le monde perd. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les syndicats des agriculteurs demandent actuellement au gouvernement des aides aux carburants plus importantes afin que les professionnels puissent surmonter la crise actuelle. La politique des chèques ou d'une aide « généralisée » à tous les ménages n'est tout de même pas envisagée par l'exécutif pour le moment. Le sénateur (LR) des Pyrénées-Atlantiques Max Brisson, invité de la matinale Bonjour Chez Vous réagit à cette actualité : « Aujourd'hui dès qu'il y a un problème en France, on demande des subventions. Et donc des chèques qui creusent le déficit de l'Etat. On fait des subventions pour calmer la colère. Mais on la calme très provisoirement, on ne règle pas le problème de fond et on creuse structurellement la dette publique. (...) Le « quoiqu'il en coûte » a été une sorte de cancer de notre vie politique et économique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview politique de Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. La droite et le centre sont-ils en capacité de trouver un candidat commun en vue de la présidentielle de 2027? Les centristes peuvent-ils s’allier avec Bruno Retailleau qui juge qu’un macroniste ne peut pas être élu président de la République ? Nous recevons également Karine Daniel, sénatrice PS de Loire-Atlantique. Les enseignants du public appelés à la grève ce mardi pour dénoncer les suppressions de postes d’enseignants et les fermetures de classes liées à la carte scolaire. La baisse de la démographie justifie-t-elle ces mesures ? Enfin dans le Club : Édouard Philippe est-il le mieux placé pour battre le RN à la présidentielle ? L’ancien Premier ministre réélu maire du Havre fait une remontée de popularité dans notre baromètre Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale, et battrait Jordan Bardella, le potentiel candidat RN au second tour. Détails et analyses dans une heure avec Erwan Lestrohan d’Odoxa et Nathalie Mauret du groupe Ebra. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le principal enseignement du baromètre de popularité Odoxa ce mois-ci est la forte pousse de popularité d’Edouard Philippe. En effet, dans un contexte de repli de la majorité présidentielle, Edouard Philippe sort victorieux de la campagne municipale du Havre et assoit sa crédibilité pour la prochaine échéance présidentielle. Le directeur conseil à l'institut Odoxa, Erwan Lestrohan et la journaliste politique pour les journaux régionaux du groupe Ebra Nathalie Mauret ont analysé le sondage d’opinion pour la matinale de Public Sénat.Concernant la candidature présidentielle d’Edouard Philippe juste après avoir remporté Le Havre, la journaliste politique est sceptique : « Sa victoire au Havre lui a permis de retrouver une dynamique, certes. Mais il a décidé de ne rien en faire, et de continuer à cultiver le surplomb. Il avait décidé de présenter son ‘projet massif’, après les municipales avec un grand meeting organisé le 12 avril. Finalement, tout ça c’est fini, il a décidé de se donner du temps et sûrement de faire une pause jusqu’à septembre. Pourquoi ? Il estime que l’actualité est plus à l’internationale. Et puis traditionnellement, le printemps c’est une période où il émerge des candidatures à la présidentielle (…), donc Edouard Philippe reste en arrière-plan pour l’instant. »Pour Erwan Lestrohan, le positionnement du candidat dans le sondage est très intéressant. Il illustre : «Jordan Bardella stagne avec un résultat, depuis novembre 2025, très élevé mais stable. Alors que pour Edouard Philippe, il y a une augmentation de + 4 points entre ces deux périodes. Il y a un vrai mouvement. On voit que les élections locales ont des conséquences, peut-être sur les rapports de force politique sur le plan national. Il va chercher chez ses électeurs du côté des sympathisants des partis du centre et de la droite modérée, qui élargissent leurs intérêts pour Edouard Philippe. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’annonce du gouvernement d’aides aux carburants à destination des pêcheurs, agriculteurs et transporteurs routiers ne calme pas la colère. Certains appellent à la manifestation dans les rues ou à ‘faire des chèques’ pour élargir cette mesure qui ne touche qu’une partie de la population. Certains partis réclament au gouvernement des aides généralisées, mais pour Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, le ciblage de cette mesure est absolument nécessaire. Il est catégorique : « Nous n’avons pas les moyens de distribuer des chèques comme certains le voudraient. Les chèques qu’on fait aujourd’hui, c’est la dette de demain parce que c’est à crédit tout ça. Et à la fin ce sont les Français qui paieront. La dette, ce sont les Français qui la paient dans leur taux d’intérêt, les entreprises, dans leur TVA. (…) Si les fluctuations des prix du pétrole durent plus longtemps, alors se posera la question d’un choc un peu plus systémique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les enseignants du public appellent à la grève pour protester contre la suppression annoncée de postes dans le cadre des discussions autour de la carte scolaire. Ces fermetures de classes seraient une réponse à la chute démographique que connaît la France. Le ministre de l’Education nationale parle d’une perte historique d’« un million d’élèves sur 6,5 millions, en école primaire, depuis 2019 ». Une suppression de près de 4 000 postes est prévue pour la rentrée 2026, pour s’adapter à la baisse d’effectifs des élèves. La sénatrice (PS) de la Loire-Atlantique Karine Daniel est l’invitée de la matinale Bonjour Chez Vous. Pour elle, il est indispensable que « le gouvernement porte un regard particulier sur les écoles rurales ». Elle poursuit : « Ces écoles ont souvent des indices de position (IPS) assez faibles. Nous sommes sur des élèves, pour qui la République, et l’Education nationale doivent avoir une attention particulière. J’appelle la rectrice, dans notre département de Loire-Atlantique, et le ministre de l’Education nationale à avoir un regard particulier sur ces situations. (…) Je vous le dis avec l’exemple de mon département, mais il y a des décisions que nous ne comprenons pas. Il y a des postes qui sont sauvés, tant mieux pour les écoles qui en avaient besoin et puis, il y a certaines écoles qui ont été fermées, alors qu’il n’y a aucune baisse d’effectif et même des besoins spécifiques. (…) Je le dis c’est inacceptable, et je demande au Ministre de revoir ces situations parce qu’elles créent de la défiance dans des territoires qui ont déjà beaucoup de défiance vis-à-vis des politiques publiques et de la politique. La République doit être là où les élèves et les familles en ont besoin. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview politique d'Aurore Bergé, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Le gouvernement débloque 70 millions pour aider les secteurs les plus touchés à faire face à la hausse des prix du carburants. Mais faut-il s’arrêter là ? Face aux difficultés croissantes d’un grand nombre de Français pour faire le plein, faut-il des aides pour les particuliers ? Nous recevons également le sénateur RN Joshua Hochart. Avec lui, nous parlons des prochaines élections sénatoriales qui ont lieu en septembre prochain. Le RN a de fortes chances d’obtenir un groupe politique au Sénat, une première dans l’histoire. Un groupe changerait-il la donne politique pour le RN ? Le parti de Marine Le Pen espère-t-il convaincre d’autres élus le rejoindre ? Enfin dans le débat : les partis se projettent également sur la présidentielle. La droite et le centre auront-ils un candidat commun ? Les appels à l’union se multiplient, mais comment désigner le ou la futur(e) candidat(e)? Les candidats déjà déclarés s’effaceront-ils ? L’absence d’union est-elle synonyme de victoire du RN ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les municipales à peine terminées, les partis font les comptes pour la présidentielle et pour la prochaine échéance : les élections sénatoriales. D’ici septembre 2026, le Rassemblement National souhaite capitaliser sur ses nouvelles victoires locales en les mobilisant dans le but d’obtenir, pour la première fois, un groupe au Sénat. Invité de la matinale de Public Sénat, le sénateur (RN) du Nord Joshua Hochart nous en dit plus : « Avoir un groupe sénatorial RN, c’est confirmer l’implantation du RN dans l’ensemble des parlements : Parlement européen, Assemblée nationale, au Sénat, en vue de la présidentielle. Ces municipales ont été un signe d’ancrage local du parti, le Sénat c’est l’étape suivante. En 2023, nous sommes rentrés à 3 et pour l’élection de septembre 2026, nous espérons avoir un groupe pour pouvoir être plus forts, plus puissants et appuyer le programme de Marine Le Pen au Sénat. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les partis politiques se mobilisent déjà en vue de la prochaine campagne présidentielle, alors que les résultats des municipales ont montré un pays fragmenté et divisé. Des alliances qui échouent à la gauche, entre PS-LFI, tandis que l’électorat des Républicains se posent la question de la ligne directrice de leur parti. Pendant ce temps, les extrêmes ont progressé dans le pays, avec notamment le RN qui a multiplié par quatre son nombre de communes remportées aux municipales, comparé à la dernière élection de 2020. Selon Aurore Bergé, actuelle ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, invitée de Bonjour Chez Vous, il est urgent que le bloc central et la droite s’allient pour faire front face aux extrêmes, à la prochaine élection présidentielle. Elle précise : « Le risque c’est que le pays soit irréconciliable, qu’il y ait des factures telles qu’on n’arrive plus à faire ensemble. On doit assumer une candidature unique. (…) Je n’ai pas envie qu’on attende qu’il soit trop tard. Il faut une primaire avant l’automne. Si on attend davantage, on sera responsable encore une fois de l’élection du RN dans notre pays et notre pays mérite vraiment mieux ». La ministre conclut son propos en soulignant l’aspect « vital » d’une candidature unique. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Selon un sondage Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche, le Rassemblement nationanl pourrait sortir vainqueur de l’élection présidentielle. Seuls certains candidats semblent pouvoir battre Jordan Bardella ou Marine Le Pen au second tour. Avec des hypothèses posées sur les deux candidats d’extrême droite face à Jean-Luc Mélenchon, Raphaël Glucksmann, Bruno Retailleau, Édouard Philippe ou encore Gabriel Attal, le seul candidat qui l’emporte sur le RN serait le maire du Havre Édouard Philippe. Le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, Yves Thréard et la journaliste politique Rachel Garrat-Valcarcel étaient invités dans la matinale Bonjour Chez Vous pour apporter leurs analyses post-municipales.Pour Rachel Garrat-Valcarcel, ces municipales ont démontré que la victoire des RN n’est pas encore assurée pour la présidentielle. Elle précise : « Ce qui a bien marché c’est l’union entre la droite et le centre. Les électorats ont quand même très bien coagulé. Et dans les villes où le RN n’avaient aucune chance, l’électorat RN a largement voté utile pour des candidats de droite ou du centre pour faire barrage à la gauche, ou pour tenter de faire basculer des villes. La ville de Nantes est un cas très symptomatique, et ne parlons même pas de Brest, Clermont-Ferrand où le score pour le RN entre le premier et second tour est parfois divisé par trois. »Selon le directeur adjoint de la rédaction du Figaro, les municipales nous donnent déjà un aperçu sur la présidentielle et rien n’est encore joué pour le RN. Il illustre : « Le centre et la droite ont gardé leurs villes, en ont gagné certaines. Certes le RN fait mieux que d’habitude dans des villes petites et moyennes mais il a échoué dans les grandes. Et le PS se maintient aussi, d’une certaine façon. (…) Concernant le sondage Bardella-Philippe, je suis très étonné car cela fait quand même six ans qu’il a quitté le gouvernement et il n’a pas perdu beaucoup de plumes depuis. Pour la suite, on verra bien, la route est encore longue et tout le monde n’est pas encore sur la ligne de départ. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les élections municipales viennent de s’achever, les partis tirent leurs enseignements majeurs pour préparer la prochaine échéance : la présidentielle. Chez les socialistes, le scrutin a été marqué par le non-respect de la ligne nationale du parti, certains candidats locaux préférant s’allier avec LFI, un choix que n’approuve pas David Ros, sénateur PS de l’Essonne et invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Autre enseignement : la perte de villes au profit du RN. Pour David Ros, ce recul électoral n’est pas une surprise. Il précise : « Lorsqu’on perd des villes, c’est sûr qu’il y a un échec et qu’il faut en tirer toutes les conclusions. C’est un mouvement qu’on voyait arriver, ce n’est pas juste récent à ces municipales. Il y a une déception d’un électorat qui se radicalise et qui pense que la solution c’est l’extrême droite, et c’est à nous de montrer que ce n’est pas le cas. (…) Le bureau national du PS demande un changement de méthode dans la manière de fonctionner, avec notamment des réunions de familles plus régulières. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les Républicains, première force politique en France, apparaissent fracturés après ces municipales, avec notamment le départ de David Lisnard qui déclare qu’il n’y a « aucune cohérence, aucune lisibilité » au sein du parti. Au parti socialiste c’est aussi la crise, avec l’échec des alliances LFI-PS et les tensions internes au sein d’une gauche « irréconciliable ». Le directeur de la nouvelle revue politique Arnaud Benedetti et Emilie Zapalski, Communicante, Fondatrice de l’agence Émilie conseil sont revenus sur ces actualités politiques, dans la matinale de « Bonjour Chez Vous ».Arnaud Benedetti estime que « Jean-Luc Mélenchon a réussi son pari ». Il précise : « La crise où elle se trouve ? Au bureau politique du PS, mais chez les LR aussi. Les vieilles forces du gouvernement que constituent LR n’ont pas résolu leur problème de concurrence. Parce qu’elles sont écartelées au plan national entre d’un côté le bloc central et l’épaule qui sont à leur gauche ou leur droite, respectivement. Ce problème, elles ne l’ont pas solutionné et les élections municipales l’ont encore moins solutionné. Les élections municipales ont vraisemblablement aggravé la situation. »Concernant les Républicains, Emilie Zapalski semble plus sceptique sur une potentielle union des droites : « On n’a pas l’impression qu’il y ait des signaux dans ce sens. On a plutôt l’impression que c’est l’autre sens. Ciotti a réussi à amener cette union des droites, mais il est le seul à l’avoir fait. Et cela semble plus être une histoire locale. Cette idée d’union des droites qui reste dans la tête comme un fantasme, elle ne prend pas tellement corps. Et on sent bien la résistance de beaucoup au sein du parti, de ne pas aller là-dedans et de voir que ce serait la perte du parti. (…) Elle conclut : « Et au final, même si LFI et le RN ont symboliquement gagné les mondiales, il y a quand même quelque chose de l’ordre de la résistance, en France, sur ces deux partis d’extrêmes. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au 28ème jour du conflit au Moyen-Orient, les conséquences économiques mondiales se poursuivent sur les marchés de l’énergie et des denrées alimentaires. La cheffe économiste et associée chez BDO France Anne Sophie Alsif était l’invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous » afin d’apporter des éclaircissements sur ce contexte actuellement perturbé. Allons-nous en direction d’un choc pétrolier ? L’experte répond : « On peut parler de choc pétrolier si le conflit dure et s’étend géographiquement. Mais à la différence des années 70, nous sommes moins dépendants aux hydrocarbures du Moyen-Orient ». Concernant une potentielle pénurie, l’économiste clarifie : « Cela va dépendre de la durée du conflit. Si c’est un conflit qui ne dure pas, on a une hausse des prix parce qu’on a un choc. Mais nous n’avons pas de pénurie. Par contre, si le conflit dure, notamment après le mois d’avril, là on pourrait être en situation de pénurie. Et c’est à ce moment-là, où on peut aller dans une crise davantage macroéconomique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : l'interview politique d'Agnès Evren, porte-parole des LR et sénatrice de Paris. A droite, David Lisnard a quitté le parti avec fracas dénonçant le mode de désignation du candidat à la présidentielle. Les Républicains vont-ils se déchirer autour de la question de la primaire ? Et puis que pense la sénatrice des propos de Jordan Bardella qui déclare ce jeudi matin dans le Figaro que la droite française n’existe plus ?Nous recevons également Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d’Oise. A gauche, les municipales ont laissé des traces et après les alliances avec LFI, c'est l'heure des règlements de comptes. Olivier Faure peut-il rester à la tête du PS ? Plusieurs ténors, dont Patrick Kanner, chef de file des sénateurs socialistes, demandent un cap clair. Son homologue à l’Assemblée nationale Boris Vallaud menace de quitter les instances. Est-ce les prémices d’un putsch ?Enfin dans le débat, nous revenons sur le débat qui avait lieu mercredi au Parlement sur la situation au Moyen-Orient. Sébastien Lecornu a annoncé plus de 8 milliards supplémentaires de commandes de munitions. Le Premier ministre a évoqué les répercussions du conflit sur l’économie. Une crise qui touche déjà les Français au portefeuille. Comment le gouvernement peut-il aider les Français ? Va-t-il falloir recourir à la politique du chèque ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Le conflit qui s’étend au Moyen-Orient affecte de plus en plus notre économie au quotidien. La situation au Proche-Orient a fait l’objet d’un débat ce mercredi au Parlement. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis une intervention du gouvernement pour contrer la flambée des prix du carburant. Pas de chèques « en blanc », précise le Premier ministre, mais des aides ciblées et sectorielles aux agriculteurs et pêcheurs. Mais, comment amortir le choc ? Le sénateur (PS) du Val-d’Oise et vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Rachid Temal était l’invité de la matinale « Bonjour Chez Vous ». Il propose un levier pour lutter contre cette crise : « On voit bien que la question des salaires, de la capacité à pouvoir prendre sa voiture pour aller travailler ou alors se chauffer est extrêmement difficile, c’est une réalité. Il y a un impact sur les Français, c’est vrai. (…) Il faut que les contrôles envers les grands groupes soient poussés. Il faut aussi prendre des mesures pour les Français. Nous, les socialistes nous demandons que les catégories moyennes et modestes puissent avoir une aide spécifique et ciblée. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Les campagnes municipales achevées, les partis politiques analysent les résultats et en tirent des leçons pour les prochaines échéances, dont la présidentielle de 2027. Invitée de la matinale « Bonjour Chez Vous », Agnès Evren, porte-parole des Républicains et sénatrice LR de Paris, est revenue sur les enjeux majeurs pour son parti et sur les raisons principales de la défaite de la candidate Rachida Dati à Paris. Agnès Evren déclare : « Il faut savoir que Paris est une ville très ancrée à gauche. (…) Il y a une sociologie électorale qui a changé dans la capitale, car les classes moyennes ont quitté la ville. (..) 135 000 habitants l’ont quittée en 15 ans. Des familles de droite en fait. Aujourd’hui, on a une ville très fracturée, polarisée entre des très aidés et des très aisés. La problématique des reports de voix n’a pas aidé non plus avec le retrait de Pierre-Yves Bournazel et la déclaration de Clément Beaune notamment. Le centre gauche a voté pour Emmanuel Grégoire. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La page des municipales est à peine tournée, les débats sur la présidentielle de 2027 débutent déjà. L’éditorialiste politique Michaël Darmon et Aurore Malval, Grand reporter à Marianne étaient en plateau dans Bonjour Chez Vous.Pour Michaël Darmon, les turbulences au sein du parti républicain sont lancées. Il précise : « Maintenant bas les masques. C’est-à-dire qu’il y a une incapacité à pouvoir s’entendre. Depuis dimanche, jour des résultats des municipales, on a beaucoup dit ‘c’est l’école des fans’, ‘Tout le monde a gagné’. La gauche et droite se préparent, dans le cadre de leurs qualités respectives, en vue de l’élection présidentielle et ça va donner un carnage politique. C’est évident. »Autre actualité politique du jour : la hausse des prix du carburant et l’impact budgétaire sur le gouvernement d’une potentielle aide généralisée. Aurore Malval réagit : « Le gouvernement rencontre autant de difficultés car on n’a rien à mettre en face. Il n’y a pas de mesures d’ampleurs, qui aient été programmées à la hauteur de la communication déployée au début. » La reporter fait évidemment allusion à la déclaration de ‘choc pétrolier’ mentionnée, puis démentie par le ministre de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique Roland Lescure. La grande reporter explicite la problématique principale pour le gouvernement face à l'hypothèse de potentielles aides : « Quand on fait la politique du chèque, on a dû mal à les couper. Ce sont des dispositifs qui, finalement, se prolongent beaucoup plus longtemps que la période où ils sont censés durer. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au programme de cette édition : À peine les municipales terminées, la bataille présidentielle est déjà lancée. Fort de sa réélection au Havre, Édouard Philippe confirme ses ambitions, tandis que la droite s’interroge sur sa stratégie de désignation. Entre primaire, candidature naturelle ou rassemblement élargi, les lignes restent floues. Peut-il émerger un candidat unique entre la droite et le centre ? Et cette recomposition est-elle réellement possible dans un paysage politique aussi fragmenté ? Analyse avec Pablo Pillaud-Vivien et Louis Morin.Les secousses post-municipales traversent la droite. Au sein des Républicains, la question des alliances avec le Rassemblement national ou Reconquête ! divise. Faut-il clarifier la ligne ou maintenir une ambiguïté stratégique à l’approche de la présidentielle ? Nous recevons Mathieu Darnaud, président du groupe LR au Sénat. La droite peut-elle encore éviter l’éparpillement et redevenir une force centrale ?À gauche aussi, les municipales laissent des traces. Au Parti socialiste, les tensions montent autour de la stratégie et du leadership. Les alliances avec La France insoumise interrogent sur l’avenir du parti à l’approche de la présidentielle. Le PS peut-il se reconstruire sans clarifier sa ligne politique ? Avec Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord, nous revenons aussi sur les propositions pour préserver les commerces de proximité. Dans les territoires, les mutations sont déjà à l’œuvre. Face à la disparition progressive des services de proximité, certaines communes cherchent des solutions pour maintenir leur attractivité. Reportage dans le Loir-et-Cher. Comment enrayer la désertification commerciale et préserver la vie locale dans les petites communes ? Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
La page des municipales est à peine tournée que la campagne en vue de la présidentielle commence déjà. Après avoir conquis la ville du Havre, Edouard Philippe annonce être « extrêmement déterminé » pour 2027 et confirme qu’il sera candidat. Dans un contexte où la droite et le centre tentent de s’allier sur un nom commun pour la présidentielle, la guerre des gauches est toujours aussi sanglante. Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin et Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de la revue Regards étaient sur le plateau de l’émission Bonjour Chez Vous, pour en débattre.Pour Pablo Pillaud-Vivien, la guerre des gauches ne s’est jamais arrêtée. Il précise : « Il y a trois mois le Parti Socialiste et La France Insoumise se tapaient dessus. Il y a eu la campagne du premier tour où la plupart du temps ils sont partis en ordre dispersé. Là encore, ils se sont tapés dessus. (…) Donc même pendant la campagne ils ne se sont pas épargnés. Et depuis dimanche soir, cela continue à couteaux tirés. (…) Cela n’augure rien de bon pour 2027. »Le journaliste politique et réalisateur Louis Morin estime que la stratégie du parti socialiste n’a pas été claire lors de ces municipales. Il explique : « On a eu, effectivement, des positionnements locaux qui ont différé selon les territoires. Mais on n’a pas eu de doctrine au niveau national, si ce n’est que justement il n’y en avait pas. Vous savez ce qu’il y a de pire sur le fait de ne pas avoir de stratégie ? C’est de ne pas en avoir du tout. Et la réalité, c’est que le PS est dans cette situation. Résultat : rien n’est clair et les électeurs socialistes sont complètement déboussolés et perdus, alors qu’en même temps, LFI est resté très clair pendant cette élection. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans un contexte de désertification des centres-villes, les commerces de proximité rencontrent un déclin préoccupant dans nos communes dû en partie à la concurrence du commerce sur Internet. La question du prix des baux commerciaux constitue également un handicap pour les commerçants. Dans ce contexte, le Sénat travaille actuellement sur une proposition de loi pour encadrer les loyers des baux commerciaux, afin de rééquilibrer les relations entre bailleurs et locataires. Audrey Linkenheld, sénatrice PS du Nord était l’invitée la matinale Bonjour Chez Vous, pour nous expliquer cette proposition de texte.Elle explicite : « Plus de la moitié des commerçants interrogés disent que le niveau élevé des loyers est une des causes de la vacance. Il y a déjà eu des tentatives, avec la Loi Pinel de 2014 par exemple. Cette loi a fixé des éléments de plafonnement des prix. Mais ce qu’on nous dit sur le terrain, c’est que bien souvent c’est détourné, ça ne produit pas ses effets. Nous proposons, avec cette proposition, d’aller plus loin. En objectivant la situation d’une part, en mettant en place des observatoires locaux des loyers commerciaux. Et sur cette base, nous encadrerons les loyers commerciaux comme on a pu le faire pour les loyers d’habitation, d’autre part ». Autre problème souligné par la sénatrice : la question des commerces « de façade » : « Nous avons fait le constat que parfois il y a des commerces de proximité qui s’installent, qui ne sont pas forcément ce dont on a le plus besoin en termes de diversité. Je pense, par exemple, à ces commerces de façade qu’on voit fleurir dans lesquels il n’y a jamais aucun client. Au Sénat, nous avons beaucoup parlé de la loi contre le narcotrafic et elle a déjà montré comment certains commerces pouvaient servir de lieu de blanchiment. Là aussi, les maires nous demandent des outils. On a commencé avec la loi contre le narcotrafic, là on n’en propose un deuxième pour permettre, à un moment donné, aux maires d’empêcher ces installations. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au 26ème jour du conflit au Moyen-Orient, les incidences économiques sont toujours aussi visibles sur les prix du carburant et inquiètent les automobilistes. Le président du groupe LR au Sénat Mathieu Darnaud était l’invité de la matinale Bonjour Chez Vous et pour lui, il y a « urgence à agir, pour notamment parer aux conséquences de ce choc pétrolier. »Il poursuit : « Il faut du dialogue avec les distributeurs, mais dans le cas échéant de la coercition si des abus sont constatés. (…) Je vois les faits et je pense qu’il faut qu’il y ait des contrôles pour éviter des dérapages. »Après avoir évoqué les questions internationales et la crise énergétique, Mathieu Darnaud est revenu sur l’avenir des Républicains. Il affirme : « L’élection présidentielle, c’est la mère des batailles, c’est l’élection suprême. Notre famille politique a pour vocation, si elle veut durer, d’avoir un candidat qui porte sa voix ». Lorsqu’il évoque les municipales et les futures sénatoriales, le président du groupe LR au Sénat se dit rassuré : « J’ai bon espoir. Nous redoutions la perte d’une commune comme Toulon et ça n’a pas été le cas. Nous avons, dans des territoires où nous pensions perdre un certain nombre de sièges, la capacité à stopper une éventuelle hémorragie. Nous perdrons peut-être quelques sénateurs et sénatrices, mais nous ferons tout pour que cette perte soit la plus limitée possible. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Lors du débat de la matinale Bonjour Chez Vous, nos deux intervenants ont échangé leurs analyses sur les enjeux et les tendances sur les municipales 2026, à quelques jours du scrutin. Pour Hubert Coudurier, directeur de l'information du Télégramme, la question des candidats RN reste ouverte. En prenant l’exemple du maire sortant de Perpignan Louis Aliot, il s’exprime : « Louis Aliot est finalement un homme assez peu connu. C’est un historique du Rassemblement National ; il a été directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen. On peut d’ailleurs se demander si la face de l’histoire n’aurait pas été différente pour les élections présidentielles, s’il avait été nommé et élu président du Rassemblement National à la place de Jordan Bardella. C’est un homme intelligent, cultivé, qui a fait des études de droit assez poussées. Et pourtant, il reste encore largement méconnu. C’est, à mon avis, une interrogation sur la suite. »L’éditorialiste politique Françoise Degois estime qu’il y a « un double-défi pour le Rassemblement National. Le parti doit montrer qu’il peut gagner autre chose que Perpignan. Au niveau local, est-ce que le RN peut reprendre la ville de Toulon, par exemple ? Et le deuxième enjeu qui va être majeur pour les futures campagnes présidentielles : est-ce que le front républicain fonctionne encore ? » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Dans cette édition du 24 mars nous revenons sur la disparition de Lionel Jospin à l’âge de 88 ans. Quel héritage politique laisse-t-il ? La gauche plurielle dont il a été l’artisan est-elle encore possible aujourd’hui ? On en parle avec Françoise Degois et Frédéric Dabi.Nous recueillons aussi la réaction de Pierre Jouvet, secrétaire général du PS. Ancien Premier secrétaire du parti à la rose, Lionel Jospin a marqué l’histoire de ce mouvement politique. Et puis avec lui nous revenons sur les suites des municipales. Va-t-on vers une fracture du PS, alors que l’alliance conclue entre socialistes et Insoumis a échoué dans de nombreuses villes ?Les Républicains restent quant à eux la première force politique locale. Mais est-ce une victoire en trompe l’œil alors que leur électorat est grignoté par le RN dans de nombreux territoires ? Vont-ils le payer à la prochaine présidentielle ? Le sénateur apparenté LR de l’Essonne, Jean-Raymond Hugonet est avec nous pour répondre.us près de vous, avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale, des télévisions locales et des Indés Radios. Chaque jour, Oriane Mancini reçoit également un sénateur ou une sénatrice, ainsi qu'un.e invité.e politique de premier plan. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
A l’issue du second tour des municipales, la droite demeure la première force politique du pays avec la victoire des élus républicains dans plus de la moitié des villes de plus de 9 000 habitants. Les trois plus grandes villes du pays Paris, Lyon, Marseille, restent cependant aux mains de la gauche.Au surlendemain du scrutin, c’est l’heure du bilan dans tous les partis politiques, en vue de la présidentielle. Et pour Jean-Raymond Hugonet, sénateur apparenté LR de l'Essonne et invité de la matinale Bonjour Chez Vous, l’enseignement premier de cette élection, c’est le taux d’abstention. Il observe : « Le premier enseignement de ces municipales que je retiens, c’est que tout le monde, sur les différents plateaux télévisés dimanche soir, dit qu’il a gagné. C’était assez drôle, si ce n’est pas à pleurer. Mais pour moi, le véritable gagnant c’est l’abstention, et c’est malheureux. Il faut se rendre compte que, y compris sur des scrutins locaux, qui traditionnellement ont une participation plus importante, là la participation est en baisse si l’on compare avec 2014. On est à 6 ou 7 points en retrait et c’est quelque chose d’extrêmement préoccupant. La cause ? C’est un désintérêt et un mécontentement. Ce désintérêt vient du fait que les gens y croient de moins en moins. C’est extrêmement important sur un scrutin comme celui des municipales et c’est grave.Autre enseignement de ces élections, selon le sénateur : l’évolution de la politique. Il illustre : « Je voudrais revenir sur le président de l’OL et sa candidature à la mairie de Lyon. Sa victoire était annoncée depuis le début, c’était un raz-de-marée, et puis finalement c’est une défaite. Ça dit une chose : ‘La politique c’est aussi un métier’, je ne dis pas cela dans un sens péjoratif. Ici, c’est l’exemple même où vous avez, en face, un candidat dont c’est le métier et les gens ont décidé de voter pour lui. Le fait que Lyon soit reparti dans cette direction-là, est une indication. C’est un vote démocratique, mais ça en dit beaucoup sur ce qu’est devenue la politique. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
L’ancien premier ministre socialiste Lionel Jospin est décédé ce dimanche 22 mars, à l’âge de 88 ans. Figure emblématique de la gauche plurielle, Lionel Jospin avait marqué une génération en annonçant son retrait de la vie politique le soir du 21 avril 2002, après n’être pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle. Invité à la matinale Bonjour Chez Vous, le secrétaire général du PS et député européen Pierre Jouvet regrette un homme qu’il a « admiré par sa droiture ». Il reconnait : « C’est pour nous une très grande tristesse. Vous savez, moi j’ai commencé mon engagement politique le 22 avril 2002, au lendemain de la défaite qu’il avait vécu au premier tour de cette élection présidentielle dont on se souvient tous. J’avais 15 ans, et je me suis engagé en politique parce que j’admirais l’homme, la droiture et surtout la façon qu’il avait d’incarner la politique. Il changeait la vie par des actes concrets : contrat des 35h, couverture universelle, le PACS, les emplois jeunes. C’était une histoire, une époque et surtout un engagement. Lionel Jospin était un homme fidèle. Fidèle à sa formation politique, le PS et puis une histoire, celle du rassemblement de la gauche plurielle, qui reste pour nous, une boussole. Pour les socialistes que nous sommes, Lionel Jospin reste un modèle quotidien. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
Au surlendemain du résultat des municipales, chacun fait son bilan sur les principaux enseignements à en tirer. Rivalités, tensions et alliances inédites, la campagne municipale a été marquée par des enjeux concrets et locaux, avec, pour certains partis, une résonance nationale. Le scrutin a été marqué également par des surprises électorales, le sondeur Frédéric Dabi et l’éditorialiste Françoise Degois étaient les invités de la matinale du jour pour en débattre.« Tout le monde nous dit que l’union des droites est en marche, mais regardez Rachida Dati à Paris ! », s’étonne Françoise Degois. Elle poursuit : « Rachida Dati à Paris fait converger sur son nom Sarah Knafo, l’extrême droite d’Éric Zemmour Reconquête !, Thierry Mariani du RN, Renaissance le parti d’Emmanuel Macron et les LR. Elle incarne cette alliance des droites. Je ne dis pas que Paris, c’est la France, mais regardez ce que les Parisiens envoient comme message. Ils envoient un ‘non’ absolument cinglant et terrible d’ailleurs je pense à titre personnel, pour Rachida Dati. »Dans la perspective de la présidentielle, Gabriel Attal et Laurent Wauquiez ont évoqué la possibilité d’alliances du bloc central. Leur spectre est totalement différent, avec l’un, Laurent Wauquiez qui accepte un périmètre au plus large, et l’autre Gabriel Attal qui le refuse catégoriquement. Le sondeur Frédéric Dabi illustre : « J’observe une chose, c’est qu’il y a une pression assez forte du peuple, non pas de droite, mais du socle commun. C’est-à-dire les sympathisants LR, Renaissance, Horizons, MoDem. On sent une pression à vouloir éviter à tout prix un second tour Mélenchon- Bardella, qui est vu comme le second tour catastrophe. Et il y a une pression pour que ces différents partis s’entendent dans le cadre d’une primaire. Au fur et à mesure que l’on va rentrer dans la campagne présidentielle, si la petite musique c’est un Bardella à coup sûr au second tour et un Jean-Luc Mélenchon en dynamique, alors il y aura cette pression pour avoir une offre électorale plus réduite. » Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.











