Du fait de la révolution technologique, nous allons changer de métier plusieurs fois dans notre vie. Et le métier que vous exercerez dans 10 ans n’existe peut-être pas en encore. Avec le podcast «Les métiers du Futur », vous allez rencontrer des dirigeants, des entrepreneurs, des chercheurs, bref des personnes inspirantes qui créent des emplois. Ils vont partager avec vous leur parcours et leur vision du futur de leur métier, pour vous faire découvrir des secteurs innovants et en croissance. Ce podcast vous est proposé par Colibri Talent, cabinet de recrutement de dirigeants et sa fondatrice, Isabelle Rouhan. 🎙 Contact : [email protected] (mailto:[email protected]) https://www.colibri-talent.com/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
YourArt rend l’art accessible à tous.Laurence Bonicalzi-Bridier est depuis 2022 la CEO de YourArt, une plateforme d'Art & Tech en ligne, très innovante, notamment par son utilisation poussée de l’intelligence artificielle. C’est un lieu d’exposition unique, où les artistes, amateurs ou professionnels, exposent leurs créations et où les art lovers peuvent découvrir des œuvres qui leur correspondent. YourArt s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour permettre aux art lovers de découvrir des oeuvres faites pour eux, et aux artistes qui peuvent se stimuler et acquérir une autre façon de regarder leur art grâce à l’IA.Le projet est parti de la conviction de Maurice Levy, son fondateur, qui avait en tête qu’un grand nombre d’artistes ne pouvaient pas s’exprimer ni rencontrer leur public. Plus qu’une marketplace, YourArt est à la fois :🎨 un réseau social,🎨 un média,🎨 une marketplace, pour vendre et acheter des oeuvres,🎨 des événements et des rencontres dans la vie réelle.Iris, l’IA experte de YourArt, comme les curateurs proposent des sélections d’oeuvre, pour aider au choix et désintimider le passage à l’achat d’une oeuvre d’art.Conseil podcast : Ma vie face au cancer : le journal de ClémentinePrésenté par Samuel Aslanoff et Clémentine Vergnaud The Talent Time Machine : Take the trip to work 2050. Par Marissa Geist
L’Intelligence Artificielle transforme le travail et augmente les performances des collaborateurs.Samuel Durand est un explorateur du futur du travail. Avec quatre documentaires à son actif, deux bandes dessinées, une exposition photo et un tour du monde, il se passionne pour ce sujet depuis 5 ans. Il réalise une Learning Expedition durant ses études, dans 13 villes tout autour du monde, avec plus de 100 rencontres.Chaque documentaire, c’est un an de travail. Le plus récent « AI at Work » explore l’impact de l’Intelligence Artificielle sur le travail.Samuel monétise son travail au travers de projections-débats en entreprise, qui permettent d’initier des conversations à partir de ses documentaires, et d’événements (exposition photo, soirées pour les DRHs…).L’opus précédent, Time to work, documente notre rapport au temps de travail. Structurellement, on va sur une baisse du temps de travail.Pour contacter Samuel : https://www.linkedin.com/in/samuel-durand/Newsletter « Billet du futur » : https://billetdufutur.substack.com/
A quoi ressemblera le vin du futur ?🍷 Laurent David est vigneron depuis 2019. Co-propriétaire avec 31 autres parties prenantes de Château Edmus, une appellation Saint-Emilion Grand Cru, il invente chaque jour le futur du vin. Son parcours, c’est celui d’une reconversion, puisqu’avant de devenir vigneron, il a travaillé 20 ans dans l’univers de la tech, notamment chez Apple et Nokia. Son approche innovante de l’univers du vin lui permet de mettre la technologie au service de la tradition d’un grand cru bordelais. EDMUS est un projet néo-vigneron collaboratif qui propose des vins de Bordeaux pour les esprits libres et audacieux. Château EDMUS est une petite pépite de seulement 6 000 bouteilles par ans. Déjà converti au bio, il entame sa conversion en biodynamie sur ses 1,6 hectares de Merlot et de Cabernet Franc. Laurent promeut l’innovation dans le vin, dans la vigne, dans le chai jusqu’à la dégustation dans le verre. La WineTech mise sur l’innovation et la digitalisation. Les solutions technologiques développées par les start-ups proposent de nouvelles solutions de découverte, de choix, de conservation, de consommation ou d’achat de vin et offrent ainsi de véritables opportunités de croissance pour le secteur. Quand on est vigneron, on a trois métiers. Ils sont respectivement :🍷Dans la vigne, pour le viticulteur🍷Dans le chai, pour l’oenologue🍷Dans le commerce et la gestion d’entreprise, pour celle ou celui qui dirige le domaine.Pour contacter Laurent : https://www.linkedin.com/in/laurentddavid/
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ace à la complexité des enjeux de notre époque, comment les neurosciences peuvent-elles améliorer nos organisations ?Emmanuelle Joseph-Dailly dirige le Lab de recherche et prospective du cabinet Julhiet-Sterwen. Cette anthropologue se passionne pour les neurosciences. D’après Emmanuelle, la meilleure compréhension de nos fonctions cérébrales fait évoluer les pratiques managériales en entreprise. Nous évoquons notamment le métier de neuro-manager, et l’impact de neurosciences sur le leadership. Nous abordons aussi le thème de l’engagement dans l’entreprise et la notion d’impertinence raisonnée (ou d’impertinence élégante), qui bouscule le système sans le casser.Enfin, nous évoquons le sujet de la formation aux biais cognitifs, et le test d’associations IMPLICIT de l’Université d’Harvard.Emmanuelle est l'auteur de plusieurs livres : La stratégie de poulpe aux Editions Eyrolles Les talent cachés de votre cerveau au travail, co-écrit avec Bernard Anselem et publié chez Eyrolles : Développez l’engagement de vos collaborateurs, avec Didier Noyé et publié chez Eyrolles : Pour joindre Emmanuelle :https://www.linkedin.com/in/emmanuelle-joseph-dailly-30ab2929/
Ancien directeur de l’Ecole de Guerre, l'amiral Loïc Finaz est aujourd'hui chef d'entreprise, et vice-président de la Fondation de la mer qu'il a créé il y a quelques années. Il est également écrivain de marine.Au delà du métier de marin, la réflexion de cet épisode est centrée autour des notions de commandement, de management et du leadership. Selon l'Amiral, les quatre points cardinaux du leader sont la mission, le sens, les circonstances, les hommes. Il insiste sur les valeurs d'autonomie et de solidarité, et sur l'exigence couplée à la bienveillance. Selon lui, manager, c'est organiser, créer de la valeur, fédérer des hommes et des femmes au service d’un projet commun, et entreprendre.Prônant la liberté du commandement, Loïc Finaz affirme que le chef est là pour changer la loi et les règles si elles ne vous permettent pas d’agir.Nous abordons aussi la mission de l'Ecole de Guerre, qui forme les officiers des armées françaises à assumer des responsabilités d'état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d'appartenance, et à tous les postes où s'élabore et s'exécute la politique de défense.Livres de Loïc Finaz :La liberté du commandement La houle s'en allait au levant Livres recommandés par l'Amiral :L'usage du monde, de Nicolas Bouvier Les enfants Jéromine, de Ernst Wiechert
Le futur de la fonction RH repose sur le fait de mettre le capital humain au bilan de l’entreprise.Jeremy Lamri est entrepreneur et chercheur spécialisé dans le développement de l’employabilité et du potentiel humain. Il a cofondé plusieurs organisations dont Le Lab RH , Monkey tie, le Hub France IA, et plus récemment Tomorrow Theory, dont il est CEO. Tomorrow Theory est un studio d'innovation RH, utilisant les sciences et technologies au service de la valorisation du capital humain. Leur métier est d’accompagner les entreprises dans l’anticipation et l’intégration des grands enjeux du futur du travail et des RH, pour leur permettre de mieux attirer, développer et fidéliser leurs talents.Jeremy insiste sur la différence entre travail et emploi. Le travail, c’est l’activité rémunérée par laquelle on crée de la valeur socio-économique. L’emploi, c’est le cadre que l’on met sur ce travail (un CDI par exemple). La conversation porte sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le travail, qui va engendrer des changements majeurs. Tout le monde peut changer de métier pourvu qu’on l’accompagne et il n’y a pas de raison pour qu’une personne soit enfermée dans une seule forme d’activité.Le futur de la fonction RH repose sur plusieurs piliers, notamment celui de mettre le capital immatériel (et notamment humain) au bilan de l’entreprise. Ceci permet à la direction des ressources humaines de justifier de la valeur de ce qui est fait pour accompagner les talents. Ensuite, il faut transformer la fonction RH en un poseur de cadres. Conseil lecture : Travailler à l’ère des IA génératives, publié chez EMS Livre écrit en moins de 5 jours avec une IA à plus de 80%. JÉRÉMY LAMRI | GASPARD TERTRAIS | AURORA SILVER
« L’intelligence artificielle du futur sera partout, intégrée, non visible et accélérera tous les process. ».William Eldin est serial entrepreneur, et désormais le CEO de XXII , une plateforme logicielle permettant d'analyser en temps réel les flux vidéos des caméras déjà installées dans les villes et les sites privés.Départ de feu, bagage abandonné, intrusion, prise de sens interdit ou stationnement gênant… En utilisant la vision par ordinateur comme outil d'analyse et d'aide à la décision, la plateforme informe en temps réel les opérateurs pour une prise de décision rapide et optimale.Les équipes XXII ont développé des algorithmes de vision par ordinateur qui répondent au règlement général sur la protection des données (RGPD). La confidentialité des données et l’éthique de la solution sont au centre du développement de nos algorithmes, protégeant ainsi les données des citoyens, tout en apportant la possibilité aux villes et aux infrastructures d’avoir une idée de l’exploitation de leurs espaces.RGPD by design, cette IA respecte la vie privée : l’éthique est d’ailleurs au coeur du projet de XXII .Notre conversation aborde le métier d’éthicienne ou d’éthicien de l’IA, à la croisée du juridique et de la technologie, ainsi que la portée de l’IA Act en cours d’élaboration au niveau européen.XXII recrute en 2024 des C levels, pour développer le projet à l’international, notamment aux Etats-Unis.Son message : « il y a toujours des solutions, tant qu’on a de l’énergie et de la vision ».
La personne qui est à côté de vous peut changer votre vie !Fabienne Arata dirige depuis 2017 LinkedIn en France. Premier réseau professionnel mondial avec un milliard d’utilisateurs, la France est un territoire clef avec 90% de la population active présente sur la plateforme, soit 29 millions de membres. Le métier de LinkedIn est de connecter chaque jour les professionnels entre eux et avec les entreprises. On vient sur LinkedIn pour chercher un emploi, cultiver son réseau professionnel et se former en accédant à des informations professionnelles et économiques.Chaque minute, 6 recrutements ont lieu sur LinkedIn. La tendance de fond est d’aller vers des recrutements fondés sur les compétences et les valeurs des candidats, plutôt que seulement sur les diplômes ou le parcours professionnel. La taxonomie de compétences sur LinkedIn recouvre 41 000 compétences normées et référencées. Depuis deux ans, plus de 40% des recruteurs recrutent principalement sur les compétences, ce qui ouvre considérablement les viviers de talents. Cela permet notamment de diversifier les short-lists et facilite les transferts d’un secteur à l’autre.Par ailleurs, les entreprises utilisent LinkedIn tant pour attirer de nouveaux talents en externe que pour communiquer à l’interne sur des mobilités possibles, notamment au sein de grands groupes avec de multiples filiales. Conseils lecture : Les avancées menées par LinkedIn en terme d’impact sociétal et sur le futur du travailLes invisibles de la république, Salomé Berlioux et Erkki Maillard, publié chez Robert LaffontInégalités des chances, ce qui compte le plus : rapport de France Stratégie, Avril 2023Pour contacter Fabienne : https://www.linkedin.com/in/fabiennearata/
« Inviter le meilleur dans son domaine pour apprendre chaque jour grâce aux podcasts ! »Matthieu Stefani est un entrepreneur récidiviste, et l’hôte des podcasts Génération Do It Yourself et La Martingale , qui dépassent désormais un million d’écoutes par mois. Génération Do It Yourself, c’est LE podcast qui décortique, au travers d’une conversation sans filtre, le succès des personnes qui on fait le grand saut, que ce soit des entrepreneurs, des sportifs ou encore des artistes. Dans La Martingale, Matthieu reço it des experts de la finance – chefs d’entreprise, investisseurs, consultants – qui partagent leur expérience et leurs conseils avisés en matière d’épargne, de patrimoine et de gestion des finances personnelles.Matthieu déclare avec humour qu’il est devenu entrepreneur car il fait partie des gens « ingérables ». Entreprendre lui a permis de choisir dans quelle direction il veut aller et de choisir où avoir de l’impact, même s’il bien sûr il est redevable envers ses actionnaires, ses clients etc.Nous abordons le sujet de la monétisation et du modèle économique des podcasts, par exemple via les labels. Ainsi, Orso Media, que Matthieu a confondé, promeut des podcasts et va ensuite chercher des sponsors en adéquation avec la ligne éditoriale de chaque contenu.Nous évoquons également la pratique de la promotion croisée entre podcasteurs (j’en profite pour saluer Gregory Pouy, hôte de Ping ! et de Vlan ! ), ainsi que la Masterclass pour entreprendre qu’il créée en ce moment avec l’EDHEC : 30 heures de cours via des podcasts.Cet épisode est dédié et dédicacé à la formidable Lucie Halpérin Stéfani qui m’a présenté Matthieu il y 10 ans ! Merci Lucie de m’avoir fait connaitre Matthieu aka « le mari de Lucie ».Conseil lecture : L'entreprise du bonheur, de Tony Hsieh Masterclass de Matthieu et Clémentine Galey : https://entreprendre-un-podcast.webflow.io/ Pour contacter Matthieu par mail : [email protected]
L’ingénieur du futur est encore plus au centre du tableau.Laurent Champaney est le Directeur Général des Arts et Métiers, la grande école de la technologie qui a formé plus de 100 000 ingénieurs depuis 1780. L’école fut créé au moment de la première révolution industrielle pour mécaniser l’industrie. Aujourd’hui, elle forme 6 000 étudiants chaque année, sur 14 sites en France, avec pour ambition de permettre aux jeunes de travailler pour l’industrie française. aurent défend l’enseignement supérieur, la recherche & l’Innovation, tout en soutenant l'Industrie en France et à l’international. L’ingénieur du futur est encore plus au centre du tableau, notamment pour réussir la transition climatique et énergétique. Ils sont des personnages clefs pour l’avenir de notre planète. Pourtant, la France, qui a besoin de 65 000 nouveaux ingénieur.e.s chaque année, n’en forme que 40 000 par an. Avec une démographie en baisse et un déficit de jeunes qui s’orientent moins vers les matières scientifiques au lycée, l’équation est complexe à résoudre. Par ailleurs, les femmes représentent structurellement un peu moins de 30% des ingénieur.e.s. Laurent est également le président de la Conférence des Grandes Ecoles, qui est un think-tank qui valorise l’expertise collective des Grandes écoles et de ses membres et leur rôle dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. La CGE regroupe un peu moins de 300 membres dont près de 250 Grandes écoles (ingénieur, management, architecture, design, institut d’études politiques…).
Les mathématiques sont un bien commun pour émanciper les citoyens et réduire les inégalités.Mélanie Guénais est mathématicienne, vice-présidente de la Société Mathématique de France et coordinatrice du collectif « Maths & Sciences ». Ce Collectif rassemble plus de 30 associations de la communauté scientifique des mondes éducatifs, académiques et de l'entreprise. Il s'est formé à la suite des alertes de la communauté mathématique sur la baisse de la formation en mathématique au lycée suite à la réforme du lycée de 2019. Il défend une meilleure formation scientifique pour tous et agit pour favoriser la diversité des publics dans les parcours scientifiques et pour améliorer la féminisation dans les formations et carrières scientifiques. Le collectif Maths et Sciences, sur la base d’open data, tire un constat inquiétant.En 2022, en France, près de la moitié des élèves ne font plus de mathématiques en classe de terminale générale, contre seulement un sur huit avant 2019. Le dernier classement international TIMSS sur l'enseignement des mathématiques place la France au 41° rang mondial,dernière en Europe, pour les CM1, et en dessous de la moyenne de l’OCDE et au 22e rang dans le monde pour la classe de quatrièmeLes mathématiques sont, indéniablement, un marqueur et un enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes. En France en 2022, près de la moitié des filles (contre moins d’un quart des garçons) renonce à l’enseignement de « spécialité » mathématiques en classe de première générale. Dans l’enseignement supérieur, seuls 22% des enseignants-chercheurs titulaires de la filière universitaire sont des femmes (contre 40% dans l’ensemble des disciplines)Les mathématiques sont aussi un enjeu de justice sociale : près des deux-tiers des élèves d’origine très favorisée font des mathématiques en terminale, contre moins de la moitié pour les élèves d’origine défavorisée.Or, les mathématiques sont un bien commun pour émanciper les citoyens. Elles permettent notamment de distinguer le vrai du faux, par exemple en terme de Fake News.Tribune du Monde – Filles, maths, sciences : impasses impairs et manquesPar Mélanie Guenais / 10 septembre 2023Pour contacter Mélanie : https://www.linkedin.com/in/melanie-guenais-b519a9268/Conseil Lecture : Matheuses de Clémence Perronnet, Claire Marc et Olga Paris-Romaskevich.
« L’intelligence, ce n’est pas ce qu’on sait, mais c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas. ». Francois Mattens et directeur des affaires publiques et des partenariats stratégiques chez XXII . Il a un parcours atypique qui mêle des formations de haut niveau (l’école de guerre, le CHEDE, l’IHEDN…), l’enseignement (Science Po, mais aussi Dauphine, La Sorbonne) et un métier qui est celui des affaires publiques. Passé par une formation en relations internationales, il a effectué des stages à l’ONU et a même été diplomate Sénégalais à l’UNESCO, avant de s'orienter vers les affaires publiques. François enseigne l’intelligence situationnelle.Il cite souvent à ses étudiants André Gide . « L’intelligence, ce n’est pas ce qu’on sait, mais c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas. ». L’intelligence situationnelle se fonde sur des compétences essentielles : le bon sens, le culot, la prise de risque, la prise d’initiative et la capacité à mettre des choses en réseau. Le crédo de François est simple : on peut toujours s’en sortir, face à n’importe quelle situation.La reco de François sur le futur du travail : écoutez Jeremy Lamri … quelle bonne idée pour l’épisode 108 !Pour contacter Francois Mattens : https://www.linkedin.com/in/francoismatt/
« Il faut faire évoluer l’industrie pour la mettre plus en adéquation avec nos ambitions de société. »Anaïs Voy-Gillis est docteure en géographie de l’Institut Français de Géopolitique, chercheuse, enseignante et également Directrice Associée au sein du cabinet June Partners. Son expertise porte sur le défi de la ré-industrialisation en France.L’industrie manufacturière pèse en France 9% du PIB, ce qui est peu comparé à l’Allemagne (20%) ou l’Italie (16%). Pourtant la France a à son actif de grandes réussites industrielles, avec le TGV, le Concorde ou encore la filière spatiale. Deux millions d’emplois industriels ont été détruits en 40 ans. Mais depuis 2018, La France recrée des emplois industriels…Il existe différentes manières de ré-industrialiser. D’une part, se doter d’un outil de production propre avec des nouvelles activités, telles que l’hydrogène et les batteries pour les véhicules électriques. D’autre part, relocaliser en rapatriant en France une production anciennement faite à l’étranger, dans une logique de souveraineté. Et enfin, maintenir ou étendre de sites existants en sécurisant les emplois industriels. Dans toutes les industries, il y a désormais des postes disponibles, avec des qualifications différentes. Les chaudronniers, les forgerons qualifiés, les soudeurs, les tuyauteurs, les mécaniciens, les ingénieurs R&D ou encore les métiers de la maintenance sont des emplois en grande tension.L’objectif est d’accompagner les gens en poste au fur et à mesure de l’évolution de leur métier du fait de l’automatisation, et également s’appuyer sur les compétences et les savoir-faire disponibles pour les réadaptés aux métiers de l’industrie.Conseil podcast :Vlan! Sismique
L’ambition de My job Glasses est de permettre a chacun de trouver sa voie, sans que ce soit lié à son environnement propre.Emilie Korchia a travaillé 10 ans dans le groupe Disney, avant de cofonder en 2015 la start-up My job glasses . My Job Glasses a pour object if de révolutionner la relation entre les étudiants et les professionnels, en permettant à chaque étudiant d'avoir enfin accès à de vraies rencontres avec des professionnels.My Job Glasses, 1er outil de mentorat en Europe, remet l’Humain au cœur de l’Orientation des jeunes de 15 à 30 ans en les connectant avec un réseau de 60 000 professionnels dans plus de 3 000 entreprises, pour accompagner gratuitement 240 000 jeunes. L’idée c’est d’inspirer, d’ouvrir le réseau et de donner les memes chances à tout le monde. « On n’est pas obligé de faire le même métier que ces parents. » L’objectif c’est de donner les mêmes chances à tout le monde.L’orientation doit être inscrite dans les cursus le plus tôt possible.My job glasses vocations permets aussi à n’importe quel prof d’orienter et d’organiser sa classe. Le professeur peut ainsi accompagner les jeunes les plus en demande. Il y a désormais 54 heures d’orientation au lycée et my job glasses devient une ressource pour tous les profs. C’est gratuit !Il y a 35 collaborateurs chez my Job glasses aujourd’hui. En forte accélération, l’entreprise recrute des développeurs, des commerciaux, des CSM et des personnes en marketing. Le digital au service de l’humain permet de connecter des gens dans 130 pays. Le jeune va choisir le professionnel qui l’inspire le plus. Tout commence par l’égalité des chances et l’information accessible à tous;Toutefois les « coaches d’orientation » interviennent de plus en plus dans parcoursup. Certains jeunes sont accompagnés. Il faut construire et oser.Le 31 janvier 2023, la limite d’âge de 30 ans tombe et my job glasses sera trans-générationnel. Pour contacter Emilie : https://www.linkedin.com/in/emilie-korchia/ ou [email protected]
« On n’est plus dans une société de bien, on est dans une société de lien. »Gregory Pouy est entrepreneur et l’hôte de 2 podcast : Vlan ! téléchargé plus de 10 millions de fois et plus récemment PING ! , le premier podcast vidéo pour révolutionner le leadership et déconstruire le mythe de l’entreprise performante, en invitant des chefs d’entreprises inspirants à témoigner, et quelques chercheurs et experts.L’épisode est donc consacré au futur de l’impact en entreprise. PING ! a un angle dédié au soin des humains et du vivant. L’idée c’est de bouger les gens pour que les entreprises deviennent de plus en plus régénératives. Cela passe par une triple comptabilité, prenant en compte les 3 dimensions People, Profit, Planet. Nous changeons de modèle, car le modèle actuel n’est pas soutenable, avec des ressources finies de la planète.Pour Gregory, chaque geste compte. Il affirme que « l’impact, cela démarre à une personne ». Le soin est au centre de ses propos. Prenez soin les uns des autres !Son conseil lecture : Le soin est un humanisme, de Cynthia Fleury
« J’ai toujours apprécié le prisme différent, l’oeil différent de quelqu’un d’autre, qui permet de voir les choses autrement. »Luc Julia est passionné de technologie, qui conçoit son premier robot à 9 ans, pour faire son lit ! Après des études en informatique et en mathématique, il part dans la Silicon Valley, puis dans des grands groupes comme Apple, Samsung, HP où il est en charge de l’innovation. Il est le co-créateur de SIRI, l’assistant vocal d’Apple. Et tout récemment cette année, il a rejoint le groupe Renault pour structurer sa feuille de route en matière d'innovation technologique.Auteur de « L’Intelligence artificielle n’existe pas » (publié aux Editions First), il explique po urquoi il n’y a pas une IA, mais des IA. Les Intelligences Artificielles sont des boites à outil, très spécialisées. Partisan d’une approche très décloisonnée de l’IA, il associe des psychologues ou des scénaristes de Hollywood à la création de SIRI par exemple, car il conçoit des produits ou des services « pour les vrais gens ». Les métiers liés au futur de l’IA sont donc selon lui des métiers de design, pour concevoir les nouvelles offres, les nouveaux objets connectés (dans les maisons, dans les usines…), utilisables pour le plus grand nombre. La plateforme qu’il a développé chez Samsung est d’ailleurs aujourd’hui utilisée par 1 milliard de personnes, alors que SIRI réussit aujourd’hui 500 000 d’utilisateurs.Il démontre surtout que chaque fois qu’on remplace un métier ou une tâche, il y a plus de nouveaux métiers ou de nouvelles tâches créées, et que ces nouveaux métiers sont plus satisfaisants que les précédents (sous réserve de se former et de s’adapter). Ses conseils :Le podcast Tech Café Et les ouvrages du Professeur Jean-Gabriel Ganascia , qui conjuguent philosophie et IA.
Dans cet épisode, Isabelle Rouhan reçoit Mercedes Erra, fondatrice de BETC, première agence française de publicité.Nous abordons le futur des métiers de la publicité, et plus largement de la filière communication. Celle-ci représente 400 000 emplois en France, et engendre pour un euro investi jusqu'à 7 euros de retombées économiques.Mercedes aborde aussi les intelligences multiples, la place des femmes dans la société et le monde du travail, et sa décision de devenir Française.Elle dit aussi son respect profond pour tous les métiers de BETC.« Il faut protéger ceux qui créent du sens et des idées. »Chez BETC, on recrute des profils très divers. Il faut être vif, intelligent, cultivé, aimer les humains, et savoir écrire.
Simplon permet de trouver un job lorsqu’on a besoin de changer son destin.En 2013, Frédéric Bardeau crée Simplon.co , une entreprise sociale qui forme gratuitement aux compétences et aux métiers techniques du numérique les demandeurs d'emploi. Simplon accompagne les transitions et reconversions professionnelles au travers d'un réseau de 100 écoles dans 23 pays. Intégralement gratuite, l’idée est de former au numérique des personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir une formation payante. Il n’y a pas de profil type pour les personnes qui rentrent chez Simplon . Par exemple, Simplon compte parmi ses apprenants 43% de femmes (versus 15% dans la plupart des écoles informatiques) et 10% de réfugiés.65% des élèves retrouvent un emploi en sortie de Simplon , dans des domaines très variés comme le cloud, l’IA, la cybersécurité, la gestion de projet agile, l’administration système et bien sûr le développement informatique. La sélection ne se fait pas sur la motivation, et non sur les diplômes. D’ailleurs les métiers du numériques sont accessibles dés le niveau bac (bac+2 pour développeur et bac+3 pour l’IA). Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas avoir de préjugés sur la capacité des gens à apprendre et à se reconvertir, citant notamment le cas d’hôtesses de caisse devenues développeuses Java.Et Simplon recrute des formateurs et des formatrices, des chargés d’insertion….Son conseil lecture : L'Intelligence artificielle n'existe pas de Luc Julia
« Donner envie aux femmes de rejoindre les métiers de la cybersécurité »Je reçois Nacira Salvan, Responsable de la Sécurité et des Systèmes d’Information au Ministère de l’Intérieur. Son métier est de protéger le patrimoine informationnel d’une entreprise et ses données. Elle a fondé et préside le CEFCYS, le Cercle des Femmes de la cybersécurité. Elle promeut les femmes dans ce métier.Avec une cyber-attaque toute les 14 secondes, il y a urgence à résoudre les défis de la cybersécurité. 3,5 millions d’emplois sont à pourvoir dans ce secteur en Europe d’après Cybersecurity Ventures, mais seulement 11% de femmes sont présentes dans ce secteur.Nacira intervient dans les collèges, car les biais de genre sur l’orientation professionnelle doivent être levés dés le plus jeune âge. Elle imagine de nombreux métiers, de profileur en cyber criminalité à cyber-soldat, en passant par scénariste, journaliste ou psychologue de la cyber.Son livre : « Je ne porte pas de sweat à capuche, pourtant je travaille dans la cybersécurité ».https://livre.fnac.com/a14152831/Cefcys-Je-ne-porte-pas-de-sweat-a-capuche-pourtant-je-travaille-dans-la-cybersecuritePour contacter Nacira : [email protected]://cefcys.fr/
AXA Climate est devenu le « Netflix » de la durabilité.Antoine Denoix est CEO d’AXA Climate . Axa Climate part du postulat que nos entreprises sont des êtres vivants, en connexion avec le reste du vivant : AXA Climate intervient sur la culture d’entreprise, sur les organisations et l’évolution des métiers, notamment via de la formation digitale accessible en ligne. L’objectif est d’accompagner les entreprises et les gouvernements à s’adapter aux risques climatiques et environnementaux, en formant grâce à des contenus inspirants et efficaces. Cinq millions de personnes ont désormais accès aux contenus d’AXA Climate. Nous abordons les grands enjeux de la transition climatique. Antoine le synthétise en trois chocs. Le premier choc est bien sûr lié au carbone, le second à la l’interdépendance des sujets (70% des actions des feuilles de route de la décarbonation nuisent à la biodiversité ! Le système complexe et interdépendant alors qu’on raisonne en silo). Le troisième choc est lié au volume : la plupart des entreprises sont dans des modèles de croissance volumique, donc avec des besoins en terme de matières premières qui les rendent non résilientes et les engagent sur le chemin inverse de la frugalité.Le point commun des entreprises dégénératives est lié à la posture du dirigeant, qui impacte ensuite toute la chaine de valeur. Les entreprises régénératrices sont plus tournées vers l’autonomie, avec des organisations moins pyramidales mais très finement pilotées de manière collaborative. Et le principal facteur clef de succès est la capacité d’apprendre à apprendre des collaborateurs.Conseil lecture : Le soin des choses, Politiques de la maintenance de Jérôme Denis, David Pontille Pour contacter Antoine : https://www.linkedin.com/in/antoinedenoix/
Ancien directeur de l’Ecole de Guerre, l'amiral Loïc Finaz est aujourd'hui chef d'entreprise, et vice-président de la Fondation de la mer qu'il a créé il y a quelques années. Il est également écrivain de marine.Au delà du métier de marin, la réflexion de cet épisode est centrée autour des notions de commandement, de management et du leadership. Selon l'Amiral, les quatre points cardinaux du leader sont la mission, le sens, les circonstances, les hommes. Il insiste sur les valeurs d'autonomie et de solidarité, et sur l'exigence couplée à la bienveillance. Selon lui, manager, c'est organiser, créer de la valeur, fédérer des hommes et des femmes au service d’un projet commun, et entreprendre.Prônant la liberté du commandement, Loïc Finaz affirme que le chef est là pour changer la loi et les règles si elles ne vous permettent pas d’agir.Nous abordons aussi la mission de l'Ecole de Guerre, qui forme les officiers des armées françaises à assumer des responsabilités d'état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d'appartenance, et à tous les postes où s'élabore et s'exécute la politique de défense.Livres de Loïc Finaz :La liberté du commandement La houle s'en allait au levant Livres recommandés par l'Amiral :L'usage du monde, de Nicolas Bouvier Les enfants Jéromine, de Ernst Wiechert
Face à la complexité des enjeux de notre époque, comment les neurosciences peuvent-elles améliorer nos organisations ?Emmanuelle Joseph-Dailly dirige le Lab de recherche et prospective du cabinet Julhiet-Sterwen. Cette anthropologue se passionne pour les neurosciences. D’après Emmanuelle, la meilleure compréhension de nos fonctions cérébrales fait évoluer les pratiques managériales en entreprise. Nous évoquons notamment le métier de neuro-manager, et l’impact de neurosciences sur le leadership. Nous abordons aussi le thème de l’engagement dans l’entreprise et la notion d’impertinence raisonnée (ou d’impertinence élégante), qui bouscule le système sans le casser.Enfin, nous évoquons le sujet de la formation aux biais cognitifs, et le test d’associations IMPLICIT de l’Université d’Harvard.Emmanuelle est l'auteur de plusieurs livres : La stratégie de poulpe aux Editions Eyrolles Les talent cachés de votre cerveau au travail, co-écrit avec Bernard Anselem et publié chez Eyrolles : Développez l’engagement de vos collaborateurs, avec Didier Noyé et publié chez Eyrolles : Pour joindre Emmanuelle :https://www.linkedin.com/in/emmanuelle-joseph-dailly-30ab2929/
« Ce qui me fait lever le matin, c’est d’aider les indépendants. »Catherine Barba a un parcours incroyable dans le digital, en créant et dirigeant de nombreuses entreprises depuis 20 ans (OMD Interactive, Cashstore, Malinea, CB Group…). Et elle l’affirme : « cela ne sert à rien de faire de faire un business plan, il plus important de s’assurer qu’on a un modèle qui tient durablement la route. »En Septembre 2022, elle lance ENVI (Ensemble Vers ma Nouvelle vie d’Indépendant), l’école des indépendants, avec une promesse très forte : créer la formation dont elle aurait rêvé quand elle fondait ses premières entreprises et de réunir la plus belle communauté avec plus de 100 mentors.C’est à la fois une école et une communauté tournée vers l’action : ENVI propose une évaluation des prédispositions à devenir indépendant, et un diagnostic des points d’amélioration, afin de proposer les micro-formations adéquates courtes et concrètes pour palier aux éventuels « trous dans la raquette ». Les profs sont des entrepreneurs qui ont réussi, avec une logique de communauté pour rompre la solitude entrepreneuriale. Un agent de talent suivra chaque semaine l’entrepreneur pour l’accompagner régulièrement dans son projet.Catherine a l’entrepreneuriat chevillée au corps, ce qui se manifeste aussi dans son engagement au board de 100 000 entrepreneurs.Ses conseils : les documentaires de Samuel DurandWork in progress Why do we eve work Du labeur à l’ouvrage de Laetitia Vitaud
On peut entreprendre en agriculture : il y a 160 000 fermes à reprendre !Audrey Bourolleau a un parcours professionnel multiple notamment dans la filière viticole, avant de rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron sur les questions agricoles. Depuis 2019, elle est cheffe d’exploitation, et co-fondatrice avec Xavier Niel d’HECTAR, qui est une ferme pilote en vallée de Chevreuse.Hectar, c’est 300 hectares de terrain, 60 vaches, 80 start-ups accélérées, 10 000 personnes accompagnées depuis 3 ans, et surtout une approche durable et diversifiée de l’agriculture. Hectar produit du blé et des yaourts 0 carbone, et aussi des fleurs pour la cosmétique, de l’huile et du miel. La vocation d’Audrey est de recréer de l’emploi dans les territoires et d’attirer à nouveau des talents dans le secteur de l’agriculture. 70% des apprenants qui passent par HECTAR sont de nouveaux entrants dans le monde agricole, surtout des profils de 30 à 35 ans, des Bac + 3 à Bac +5 qui veulent créer de la valeur, se sentir utiles. La formation est fondée sur une journée par semaine en présentiel, et le reste est transmis par plus de 1000 coachs agricoles qui transmettent leur savoir-faire.C’est d’autant plus important car le secteur agricole fait face à un défi générationnel d’ampleur. 160 000 fermes sur 400 000 en France chercheront un repreneur dans les 3 ou 4 prochaines années. Par ailleurs, 30% des français sont en précarité alimentaire et ont des difficultés à manger sainementHECTAR permet aux futurs chefs d’entreprises agricoles de travailler selon des modèles économiquement viables, socialement justes et durables pour la planète. L’agriculteur augmenté ne va pas remplacer le savoir humain, mais permettre de dégager du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée.Conseil lecture : Et si nous ? De François Taddei
« Inviter le meilleur dans son domaine pour apprendre chaque jour grâce aux podcasts ! »Matthieu Stefani est un entrepreneur récidiviste, et l’hôte des podcasts Génération Do It Yourself et La Martingale , qui dépassent désormais un million d’écoutes par mois. Génération Do It Yourself, c’est LE podcast qui décortique, au travers d’une conversation sans filtre, le succès des personnes qui on fait le grand saut, que ce soit des entrepreneurs, des sportifs ou encore des artistes. Dans La Martingale, Matthieu reçoit des experts de la finance – chefs d’entreprise, investisseurs, consultants – qui partagent leur expérience et leurs conseils avisés en matière d’épargne, de patrimoine et de gestion des finances personnelles.Matthieu déclare avec humour qu’il est devenu entrepreneur car il fait partie des gens « ingérables ». Entreprendre lui a permis de choisir dans quelle direction il veut aller et de choisir où avoir de l’impact, même s’il bien sûr il est redevable envers ses actionnaires, ses clients etc.Nous abordons le sujet de la monétisation et du modèle économique des podcasts, par exemple via les labels. Ainsi, Orso Media, que Matthieu a confondé, promeut des podcasts et va ensuite chercher des sponsors en adéquation avec la ligne éditoriale de chaque contenu.Nous évoquons également la pratique de la promotion croisée entre podcasteurs (j’en profite pour saluer Gregory Pouy, hôte de Ping ! et de Vlan ! ), ainsi que la Masterclass pour entreprendre qu’il créée en ce moment avec l’EDHEC : 30 heures de cours via des podcasts.Cet épisode est dédié et dédicacé à la formidable Lucie Halpérin Stéfani qui m’a présenté Matthieu il y 10 ans ! Merci Lucie de m’avoir fait connaitre Matthieu aka « le mari de Lucie ».Conseil lecture : L'entreprise du bonheur, de Tony Hsieh Masterclass de Matthieu et Clémentine Galey : https://entreprendre-un-podcast.webflow.io/ Pour contacter Matthieu par mail : [email protected]
« Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace ! »Caroline Vigneaux est humoriste et l’hôtesse du CoachCast , podcast dédié au coaching de personnes qui souhaitent changer de vie. Mais avant cela, elle était avocate au barreau de Paris. Elle a donc vécu ce parcours de changement vie en s’orientant vers le One Woman Show.Elle raconte ses débuts dans des toutes petites salles, et l’énorme challenge que représente le fait de « faire l’Olympia » six ans plus tard.Le point de départ du CoachCast est le fait que 75% des gens déclarent qu’ils veulent changer de vie, mais que très peu sautent le pas.Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace, et se concentrer sur le plan A, sans penser au plan B.Le coachcast : https://podcast.ausha.co/coachcast-by-caroline-vigneaux Bande annonce de FlashBack : https://www.youtube.com/watch?v=PXeNdHVzO20Pour contacter Caroline : https://carolinevigneaux.fr/
« Restez vous-même et reformez-vous pour accéder aux métiers du numérique, sans changer ce que vous avez de plus singulier ! »Anthony Babkine est entrepreneur social et un professionnel du numérique. C’est le délégué général et l’un des deux co-fondateurs (avec Mounira Hamdi) de l'association Diversidays . Son engagement vise à faire du numérique un ascenseur social qui amène dans l’emploi les talents de la diversité. La diversité, c’est aussi bien les enfants des banlieues, que ceux des territoires ruraux ou isolés. L’un des objectifs de Diversidays est de permettre à des entrepreneuses et entrepreneurs des territoires qui ont des projets à impact (inclusion, impact sociétal, ou encore environnemental) d’être incubés. Diversidays s’adresse aussi à des demandeurs d’emploi avec le programme DéClics Numériques, qui ouvre des portes vers plus de 800 métiers du numérique. C’est gratuit, rapide et en ligne pour favoriser la reconversion vers les métiers du numérique, grâce à deux semaines de formation intensives. En 2022, DéClics Numériques a débarqué dans sept régions de France dont l’Occitanie, l’Île-de-France, la Martinique… 6000 personnes (avec une grande diversité de genre, de handicap, d’origines sociales ou bien géographiques) ont été accompagnées depuis 2 ans, dans une démarche de reconversion. Diversidays est financé par appels à projet (opérateur pour des programmes d’état comme French Tech Tremplin) comme et également par des mécènes (Google, LinkedIn, Sopra-Steria…).
La personne qui est à côté de vous peut changer votre vie !Fabienne Arata dirige depuis 2017 LinkedIn en France. Premier réseau professionnel mondial avec un milliard d’utilisateurs, la France est un territoire clef avec 90% de la population active présente sur la plateforme, soit 29 millions de membres. Le métier de LinkedIn est de connecter chaque jour les professionnels entre eux et avec les entreprises. On vient sur LinkedIn pour chercher un emploi, cultiver son réseau professionnel et se former en accédant à des informations professionnelles et économiques.Chaque minute, 6 recrutements ont lieu sur LinkedIn. La tendance de fond est d’aller vers des recrutements fondés sur les compétences et les valeurs des candidats, plutôt que seulement sur les diplômes ou le parcours professionnel. La taxonomie de compétences sur LinkedIn recouvre 41 000 compétences normées et référencées. Depuis deux ans, plus de 40% des recruteurs recrutent principalement sur les compétences, ce qui ouvre considérablement les viviers de talents. Cela permet notamment de diversifier les short-lists et facilite les transferts d’un secteur à l’autre.Par ailleurs, les entreprises utilisent LinkedIn tant pour attirer de nouveaux talents en externe que pour communiquer à l’interne sur des mobilités possibles, notamment au sein de grands groupes avec de multiples filiales. Conseils lecture : Les avancées menées par LinkedIn en terme d’impact sociétal et sur le futur du travailLes invisibles de la république, Salomé Berlioux et Erkki Maillard, publié chez Robert LaffontInégalités des chances, ce qui compte le plus : rapport de France Stratégie, Avril 2023Pour contacter Fabienne : https://www.linkedin.com/in/fabiennearata/
« L’intelligence artificielle du futur sera partout, intégrée, non visible et accélérera tous les process. ».William Eldin est serial entrepreneur, et désormais le CEO de XXII , une plateforme logicielle permettant d'analyser en temps réel les flux vidéos des caméras déjà installées dans les villes et les sites privés.Départ de feu, bagage abandonné, intrusion, prise de sens interdit ou stationnement gênant… En utilisant la vision par ordinateur comme outil d'analyse et d'aide à la décision, la plateforme informe en temps réel les opérateurs pour une prise de décision rapide et optimale.Les équipes XXII ont développé des algorithmes de vision par ordinateur qui répondent au règlement général sur la protection des données (RGPD). La confidentialité des données et l’éthique de la solution sont au centre du développement de nos algorithmes, protégeant ainsi les données des citoyens, tout en apportant la possibilité aux villes et aux infrastructures d’avoir une idée de l’exploitation de leurs espaces.RGPD by design, cette IA respecte la vie privée : l’éthique est d’ailleurs au coeur du projet de XXII .Notre conversation aborde le métier d’éthicienne ou d’éthicien de l’IA, à la croisée du juridique et de la technologie, ainsi que la portée de l’IA Act en cours d’élaboration au niveau européen.XXII recrute en 2024 des C levels, pour développer le projet à l’international, notamment aux Etats-Unis.Son message : « il y a toujours des solutions, tant qu’on a de l’énergie et de la vision ».
L’Intelligence Artificielle transforme le travail et augmente les performances des collaborateurs.Samuel Durand est un explorateur du futur du travail. Avec quatre documentaires à son actif, deux bandes dessinées, une exposition photo et un tour du monde, il se passionne pour ce sujet depuis 5 ans. Il réalise une Learning Expedition durant ses études, dans 13 villes tout autour du monde, avec plus de 100 rencontres.Chaque documentaire, c’est un an de travail. Le plus récent « AI at Work » explore l’impact de l’Intelligence Artificielle sur le travail.Samuel monétise son travail au travers de projections-débats en entreprise, qui permettent d’initier des conversations à partir de ses documentaires, et d’événements (exposition photo, soirées pour les DRHs…).L’opus précédent, Time to work, documente notre rapport au temps de travail. Structurellement, on va sur une baisse du temps de travail.Pour contacter Samuel : https://www.linkedin.com/in/samuel-durand/Newsletter « Billet du futur » : https://billetdufutur.substack.com/
« Pour décarboner l’économie, de nouveaux métiers vont apparaitre dans l’agriculture, le vélo, et la rénovation énergétique des bâtiments ! »Yannick Saleman est chef de projet au sein du think-tank The Shift Project , qui oeuvre en faveur d'une économie libérée de la contrainte carbone. The Shift Project est une association créée en 2010, et présidée actuellement par Jean-Marc Jancovici. L’objet de cet épisode est de parler des futurs métiers liés aux changements climatiques.L’objectif est à la fois de tenir les accords de Paris (trajectoire de 1,5 degré) et de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Le plan imaginé par The Shift Project pour atteindre ces objectifs aurait pour impact la création de 300 000 emplois nets (1,1 millions de création, et 800 000 destruction, en particulier dans les secteurs automobile, de la construction neuve ou encore le transport aérien). Ce calcul s’appuie sur les travaux sectoriels du Shift Project ; ce n’est pas une prévision.Les métiers d’avenir pour décarboner l’économie sont liés aux secteurs de l’agriculture, du vélo et de la cyclo-logistique, du ferroviaire ou encore rénovation énergétique des bâtiments; Pour mémoire, aujourd’hui, l’économie carbonée est la résultante des émissions liées au transport (31%), à l’agriculture (20/25%) et le digital (4%, mais en très forte croissance avec une trajectoire à 8% si on ne fait rien).
« Les soft skills s’apprennent, se développent et se cultivent tout au long de la vie ».Stéphanie Fraise est la VP Global Talent Management de Blablacar. De la marque employeur en passant par le recrutement, la rémunération, la formation, la prise en compte de la diversité, la culture d’entreprise, elle pilote tout le cycle de vie du collaborateur chez Blablacar. Ses équipes oeuvrent au quotidien pour accompagner les équipes de Blablacar sur toutes les dimensions People dans l’intérêt du business.Stéphanie est aussi une grande experte des soft skills, ces fameuses compétences de savoir-être, auxquelles elle a consacré sa thèse professionnelle à Sciences Po et un livre blanc pour l’Observatoire des Métiers du Futur. Les soft skills sont un socle de compétences personnelles et interpersonnelles, transférables, qui permet de naviguer d’un métier à l’autre et d’un environnement à l’autre. Les soft skills sont surtout des compétences pérennes et durables. Aujourd’hui, et plus encore demain, les individus changent d’emploi fréquemment, l’époque des carrières dans une seule entreprise est révolue. On remarque d’ailleurs que l’usage le plus répandu des soft skills aujourd’hui se situe incontestablement dans la phase du recrutement, où elles sont évaluées et prises en compte dans 97% des cas.
L’usage et l’expérience client sont au coeur du paiement mobile.Cyril Chiche est le co-fondateur et président de Lydia Solutions, leadeur français du paiement mobile chez les 18-30 ans avec 8 millions d'utilisateurs.Grace à Lydia, le mobile devient un outil de paiement, et l’entreprise a également lancé Sumeria, un compte de dépôt rémunéré.Les métiers de l’entreprise sont centrés autour du développement application sur mobile, et de l’expérience utilisateur. Il explique l’avantage compétitif dont dispose Lydia en partant directement sur des technologies post internet mobile, sans avoir à gérer d’historique. Les solutions sont pensées en fonction des usages des utilisateurs, et non de ce que le système informatique permet de faire : c’est la consumer tech. Pour un banquier, une application est parfaite quand on ne peut plus rien ajouter. Pour Lydia Solutions, une application est parfaite quand on ne peut plus rien retirer : l’enjeu est la maitrise puis l’abstraction de la complexité. Cyril explique notamment le concept de « My Mother’s Bank ». La boussole, c’est « si c’était pour ma mère, est-ce que je le ferai ? ». Et si c’est oui, est-ce que je le ferai comme cela (sachant que ma mère n’est pas une technophile) ? La beauté de la technologie, c’est de rendre des choses complexes plus simples et plus inclusives.Conseil Lecture : L’homme qui plantait des arbres, Jean Giono
« L’éducation à la paix pour construire un futur meilleur pour le monde. » 🕊️ Donia Kaouach préside la fondation Leaders pour la Paix, qu’elle a créé en 2016 aux côtés de Jean-Pierre Raffarin. Cette fondation développe les universités itinérantes de la paix pour contribuer à la formation des élites dirigeantes dans les pays du Sud, particulièrement en Afrique. L’ambition est de promouvoir une pédagogie de la paix à destination des opinions publiques et des décideurs afin d’alerter et de conscientiser la dangerosité du monde et de certaines crises émergentes. 🕊️ C’est un projet méritocratique, visant à former une nouvelle génération de leaders sur les grands enejeux de la gouvernance mondiale, en apportant à des étudiants distingués pour leur excellence académique, les outils indispensables d'une gouvernance juste et inclusive, afin de leur permettre de s’engager pour l’avenir de leur pays et de construire une paix durable. La parité s’est naturellement imposée, car un accord de paix avec des femmes autour de la table dure en moyenne 20 ans de plus. Face à la montée des périls qui menacent l’équilibre de nos sociétés et notre bien commun qu’est la Paix mondiale, Leaders pour la Paix apporte une réponse à la fois politique et pédagogique fondée sur une action multilatérale inclusive, un dialogue respectant chacun et une éducation pour tous. Alors que plus d’un demi million de personnes sont victimes chaque année des conflits armés et du terrorisme, et que plusieurs centaines de millions de jeunes n’ont pas accès à l’éducation, il est primordial de repenser l’organisation mondiale en remettant au cœur de celle-ci une véritable coopération multilatérale.🕊️ À la fois Think tank et structure d’initiatives opérationnelles, la fondation Leaders pour la Paix rassemble plus de 42 personnalités de premier plan (Prix Nobel, ministres des affaires étrangères…), ayant une grande expérience des crises et une pluralité des sensibilités. Autour de ces leaders reconnus et engagés, Leaders pour la Paix propose une réflexion au service de la Paix et de l’intérêt général, avec un but commun : la réduction des conflits par la prévention, l’éducation et l’alerte.
« Le Web 3.0 transforme les métiers de l’événementiel, du design, du recrutement et de la formation… »Richard Strul a créé et dirige Resoneo , cabinet de conseil en marketing digital, spécialiste des moteurs de recherche, des stratégies data et de la performance des médias digitaux. 18 ans, c’est une éternité à l’échelle de l’internet, et l’objet de cet épisode est de parler du web 3.0, du métavers, et des futurs métiers de l’internet.Le principe du web 3.0 est un web décentralisé, où chacun serait possesseur de la donnée qui le concerne et pourrait le cas échéant la monétiser. Ceci s’appuie notamment sur la blockchain, qui fait office de tiers de confiance qui sécurise de la donnée, là aussi de manière totalement décentralisée.Le métavers est un univers où on « endosse » un avatar, qui va « vivre » à notre place à l’intérieur. Il y a de multiples métavers, allant du jeu vidéo (Fortnite, Roblox…) à des espaces où on peut travailler, faire du shopping, se former, avoir des activités sociales ou encore partager du divertissement (notamment des concerts). Il y a aujourd’hui 3 milliards à 3,5 milliards de gens qui jouent dans le monde, et il y a donc une possibilité d’interopérabilité entre ces mondes là.Selon une étude réalisée par Gartner, 1 personne sur 4 passera au moins 1h par jour dans le metavers en 2026. Si le concept est assez ancien (Second Life date de 2002 !!) le métavers pourrait représenter un marché d'environ 5000 milliards de dollars d'ici 2030 selon McKinsey, notamment grâce au freemium (stratégie commerciale associant une offre premium haut de gamme et payante à une offre basique, en libre accès). Publicis a même créé un Chief Metaverse Officer, présent sur LinkedIn depuis Juin 2022 en la personne de Léon Avatar, et Facebook est devenu Meta. Les métiers engendrés seront ceux de designers 3D, designer métavers 3D, sociologues du métavers, ainsi que des métiers spécialisés par verticale, comme recruteurs ou formateurs métavers. Les métiers de l’événementiel vont également avoir pignon sur rue dans le métavers.
L’accessibilité numérique : transformez d’un pépin une pépite !Mathieu Froidure est le Président de deux entreprises, Urbilog et Compéthance , toutes deux orientées vers l’accessibilité numérique . Compéthance est une entreprise adaptée dont l’objectif principal est de faciliter l’intégration des personnes en situation de handicap sur les métiers du numérique. 85% des collaborateurs de Compéthance sont en situation de handicap.L’accessibilité numérique se joue à trois niveaux : socialement, culturellement et professionnellement. L’objectif est de permettre aux personnes en situation de handicap de profiter de toutes les opportunités de la vie, notamment grâce au numérique. Pour réussir cela, Compéthance recrute d’abord des collaborateurs qui ont envie, et ne se focalise pas seulement sur les savoir-faire techniques pour identifier un talent. Grâce à une solide approche de formation, le parcours permet d’inclure des personnes ayant peu ou pas de connaissances en informatique, avec un processus sur un an permettant de devenir consultant en accessibilité. D’autres métiers, orientés vers le développement web, sont présents dans l’entreprise.Cet épisode s’inscrit dans un projet plus large, le #podcasthon , imaginé par Jeremie Mani depuis le Canada. C’est une opération événementielle, sans but lucratif, visant à faire connaitre des grandes causes, avec des épisodes proposés par plus de 300 podcasteuses et podcasteurs, diffusés entre le 25 et le 31 mars 2023. D’après l’INSEE, le taux de chômage des personnes actives reconnues handicapées s'établit à 14 %, contre 8 % pour l'ensemble de la population. Il y a donc un double défi dans l’accessibilité numérique : faciliter la vie des personnes en situation de handicap et faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap.Pour contacter Mathieu : [email protected]
Le futur de la fonction RH repose sur le fait de mettre le capital humain au bilan de l’entreprise.Jeremy Lamri est entrepreneur et chercheur spécialisé dans le développement de l’employabilité et du potentiel humain. Il a cofondé plusieurs organisations dont Le Lab RH , Monkey tie, le Hub France IA, et plus récemment Tomorrow Theory, dont il est CEO. Tomorrow Theory est un studio d'innovation RH, utilisant les sciences et technologies au service de la valorisation du capital humain. Leur métier est d’accompagner les entreprises dans l’anticipation et l’intégration des grands enjeux du futur du travail et des RH, pour leur permettre de mieux attirer, développer et fidéliser leurs talents.Jeremy insiste sur la différence entre travail et emploi. Le travail, c’est l’activité rémunérée par laquelle on crée de la valeur socio-économique. L’emploi, c’est le cadre que l’on met sur ce travail (un CDI par exemple). La conversation porte sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le travail, qui va engendrer des changements majeurs. Tout le monde peut changer de métier pourvu qu’on l’accompagne et il n’y a pas de raison pour qu’une personne soit enfermée dans une seule forme d’activité.Le futur de la fonction RH repose sur plusieurs piliers, notamment celui de mettre le capital immatériel (et notamment humain) au bilan de l’entreprise. Ceci permet à la direction des ressources humaines de justifier de la valeur de ce qui est fait pour accompagner les talents. Ensuite, il faut transformer la fonction RH en un poseur de cadres. Conseil lecture : Travailler à l’ère des IA génératives, publié chez EMS Livre écrit en moins de 5 jours avec une IA à plus de 80%. JÉRÉMY LAMRI | GASPARD TERTRAIS | AURORA SILVERPour contacter Jeremy : https://www.linkedin.com/in/jeremylamri/
« L’attitude d’entrepreneur est un très bon moyen de gérer sa carrière de salarié. »Pierre Trémolières est un serial entrepreneur. En 2016, il a fondé ACCENTA qui vise à réduire et décarboner les consommations de chauffage et climatisation avec des services énergétiques innovants tout-en-un, et qui vient de lever 108 millions d’euros la semaine passée. Leur système énergétique combine le géostockage et l'IA pour chauffer et climatiser les bâtiments. C’est jusqu’à 80% de réduction des consommations et 95% de décarbonation, pour un coût jusqu’à 10 fois inférieur aux alternatives du marché. Pierre s’est attaqué à ce sujet car les bâtiments représentent 25% de nos émissions de CO2, et le chauffage et la climatisation en particulier comptent pour 10 à 15% des émissions totales de l’humanité. Les client d’Accenta sont aussi bien des foncières que des communes (Roubaix) ou encore des commerces, des logisticiens ou des co-propriétés d’habitations.Accenta crée des emplois (150 collaborateurs) et aussi des métiers. L’approche est multidisciplinaire, combinant les talents spécialisés dans la thermodynamique, l’IA, ou encore l’ingénierie thermique des bâtiments, aux savoir-faire de profils plus généralistes (marketing, commerce…). Conseil lecture : Geoffrey Moore : Crossing the chasm
« Nous avons des difficultés à valoriser la bienveillance et les métiers du lien social. »Myriam El-Khomri est une femme engagée, nommée Secrétaire d’Etat à la Politique de la Ville en 2014, puis Ministre du travail en 2015. Elle porte alors la loi relative au travail, à la modernisation du dialogue social et à la sécurisation des parcours professionnels. Désormais à la tête du pôle conseil et stratégie du groupe Siaci Saint Honoré , elle dédie aujourd’hui son expertise aux questions de protection sociale et de performance collective. Auteure d’un rapport en faveur de la mobilisation nationale pour renforcer l’attractivité du grand âge, remis à l’époque à Agnès Buzyn. Au delà de la transition numérique et de la transition écologique amorcées, nous devons aussi relever le défi de la transition démographique en cours. 9% des Français ont plus de 75 ans aujourd’hui, ils seront 16% d’ici 2060.Il faut former 260 000 personnes d’ici 2024 pour prendre soin de nos ainés en France. On parle d’aides-soignants ou encore d’accompagnants éducatifs, métiers qui peinent à recruter (baisse de 25% des candidatures au concours en 6 ans).Dans son discours orienté vers les solutions, Myriam recommande un renfort massif de l’accès aux formations, et une amélioration des conditions d’emploi et de rémunération (temps partiel, fragmenté…).Pour joindre Myriam : https://www.linkedin.com/in/myriamelkhomri/Conseil podcast : Objectif Future of Work de Boostrs avec Vincen t Lebunetel : Rapport El Khomri : plan de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers du grand-âge
« Pour monter en compétences, il faut toucher à tout. »Le Capitaine de vaisseau David Samson est le chef du service de recrutement de la Marine Nationale. La Marine Nationale recouvre 80 métiers dans 5 environnements (bâtiments de surface, commando, sous-marin, marin du ciel, et soutien). La Marine Nationale recrute 4000 marins chaque année, et surtout leur propose dans 100% des cas un parcours de formation pour les amener vers leur futur métier. En effet, la Marine Nationale forme 220 jeunes à l’école des mousses, 2200 matelots et quartier-maitres à l’école des matelots, 1200 officiers de marine à l’école de maistrance et 430 officiers au sein de l’école navale. Ceci amène à des métiers très variés : les chefs de quart font avancer le bateau, et de nombreux métiers sont aussi liés au nucléaire (atomiciens)… Comme l’explique le Commandant : « c’est possible de rentrer dans un métier et ensuite de changer. Par exemple, le chef cuisinier du Charles de Gaulle est un ancien quartier-maitre mécanicien, et il sert aujourd’hui 6000 repas par jour sur le porte-avions ! ». En effet, la mobilité dans les armées induit un changement de métier tous les 2 ou 3 ans. Les ressources humaines sont organisées comme cela car il y a un impératif de jeunesse fondamental dans l’armée.La Marine Nationale confie en effet des responsabilités tôt dans une carrière : par exemple, l’âge moyen d’un équipage de sous-marin nucléaire lanceur d’engins est de 28 ans.La polyvalence, l’autonomie et la bonne compréhension de son environnement sont les qualités qui font un bon marin. Les métiers les plus en tension dans la Marine Nationale sont liés à la mécanique (électricien, mécanicien…), à la restauration, et à la data (cyber-sécurité, data science…).Ses conseils lecture : La mer cruelle de Nicholas MonssaratPremière plongée de François GuichardPour contacter David : https://www.linkedin.com/in/david-samson-937b0280/ Chaine YouTube de la marine nationale.
« L’intelligence, ce n’est pas ce qu’on sait, mais c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas. ». Francois Mattens et directeur des affaires publiques et des partenariats stratégiques chez XXII . Il a un parcours atypique qui mêle des formations de haut niveau (l’école de guerre, le CHEDE, l’IHEDN…), l’enseignement (Science Po, mais aussi Dauphine, La Sorbonne) et un métier qui est celui des affaires publiques. Passé par une formation en relations internationales, il a effectué des stages à l’ONU et a même été diplomate Sénégalais à l’UNESCO, avant de s'orienter vers les affaires publiques. François enseigne l’intelligence situationnelle.Il cite souvent à ses étudiants André Gide . « L’intelligence, ce n’est pas ce qu’on sait, mais c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas. ». L’intelligence situationnelle se fonde sur des compétences essentielles : le bon sens, le culot, la prise de risque, la prise d’initiative et la capacité à mettre des choses en réseau. Le crédo de François est simple : on peut toujours s’en sortir, face à n’importe quelle situation.La reco de François sur le futur du travail : écoutez Jeremy Lamri … quelle bonne idée pour l’épisode 108 !Pour contacter Francois Mattens : https://www.linkedin.com/in/francoismatt/
Améliorer l’expérience collaborateur est un excellent moyen pour intégrer les différences en entrepriseAnne Vonbank est passionnée d’innovation RH, et spécialiste de l’engagement et de l’expérience collaborateur. Elle exerce cette expertise au sein du Crédit agricole et tu es la co-autrice d’un livre sur ce sujet passionnant avec Fabien Vacheret. Elle rêve « d'un monde du travail où chacune et chacun pourra performer en étant soi-même. De quelque chose entre le devenez vous-même de l'Armée de Terre, le deviens qui tu es de Bertrand Vergely et le venez comme vous êtes de McDonald's. L’expérience collaborateur englobe toutes les parties prenantes : cela ne veut pas dire la même chose du point revue de l’entreprise ou de celui du collaborateur. Dans tous les cas, l’objectif est l’engagement des équipes, basé sur trois besoins fondamentaux : le sens, la considération et la sécurité. L’entreprise a une mission, mais ce n’est pas elle qui donne le sens : elle pose le cadre qui permet à chaque collaborateur de trouver son sens.Le sujet, c’est la symétrie des attentions entre ce qu’on l’ont propose à un client et ce que l’ont propose à un collaborateur. Nous avons aussi parlé de spiritualité au travail….Quand on s’occupe bien de ses collaborateurs, la performance de l’entreprise est multipliée par trois.Au coeur de l’expérience collaborateur, Editions EMS Pour approfondir :Les documentaires de Valérie Seguin Samuel Durand : Time to work et Work in progress
« Inviter le meilleur dans son domaine pour apprendre chaque jour grâce aux podcasts ! »Matthieu Stefani est un entrepreneur récidiviste, et l’hôte des podcasts Génération Do It Yourself et La Martingale , qui dépassent désormais un million d’écoutes par mois. Génération Do It Yourself, c’est LE podcast qui décortique, au travers d’une conversation sans filtre, le succès des personnes qui on fait le grand saut, que ce soit des entrepreneurs, des sportifs ou encore des artistes. Dans La Martingale, Matthieu reço it des experts de la finance – chefs d’entreprise, investisseurs, consultants – qui partagent leur expérience et leurs conseils avisés en matière d’épargne, de patrimoine et de gestion des finances personnelles.Matthieu déclare avec humour qu’il est devenu entrepreneur car il fait partie des gens « ingérables ». Entreprendre lui a permis de choisir dans quelle direction il veut aller et de choisir où avoir de l’impact, même s’il bien sûr il est redevable envers ses actionnaires, ses clients etc.Nous abordons le sujet de la monétisation et du modèle économique des podcasts, par exemple via les labels. Ainsi, Orso Media, que Matthieu a confondé, promeut des podcasts et va ensuite chercher des sponsors en adéquation avec la ligne éditoriale de chaque contenu.Nous évoquons également la pratique de la promotion croisée entre podcasteurs (j’en profite pour saluer Gregory Pouy, hôte de Ping ! et de Vlan ! ), ainsi que la Masterclass pour entreprendre qu’il créée en ce moment avec l’EDHEC : 30 heures de cours via des podcasts.Cet épisode est dédié et dédicacé à la formidable Lucie Halpérin Stéfani qui m’a présenté Matthieu il y 10 ans ! Merci Lucie de m’avoir fait connaitre Matthieu aka « le mari de Lucie ».Conseil lecture : L'entreprise du bonheur, de Tony Hsieh Masterclass de Matthieu et Clémentine Galey : https://entreprendre-un-podcast.webflow.io/ Pour contacter Matthieu par mail : [email protected]
« Dans une vie, on peut rebondir plusieurs fois… » Éléna Poincet a travaillé 26 ans dans l’armée et été agent dans les services secrets, avant de créer TEHTRIS en 2010. A l’origine, Éléna et son associé Laurent Oudot se sont lancés dans le consulting en cybersécurité, en réalisant des tests d’intrusion. Mais très vite, face aux 300 000 nouveaux virus qui apparaissent chaque jour sur internet, ils décident d’automatiser leur approche. TEHTRIS est désormais un éditeur de logiciel spécialisé dans la neutralisation automatique et sans action humaines des cyberattaques. Avec ses partenaires internationaux, TEHTRIS surveille, analyse, détecte et neutralise les menaces au profit d’acteurs majeurs de l'industrie, des transports, de l'ingénierie et des services, et des administrations. Avec des attaques IA contre IA, l’automatisation est d’autant plus nécessaire pour gagner en rapidité de réaction. Tehtris a d’ailleurs développé sa propre IA, qui est déployée sur les infrastructure de Google. Fort d’une première levée de 20 millions d’euros en 2020 puis de 44 millions d’euros en octobre 2022, TEHTRIS se développe à l’international avec une présence dans plus de 120 pays. Dans une logique d’autonomie stratégique, TEHTRIS se positionne comme un tiers de confiance permettant d’être sûr que rien de malveillant ne peut mettre en défaut les données personnelles.Basée à Pessac et au campus cyber Paris La Défense, la société comportera 260 collaborateurs fin 2022 et recrute en 2023 des ingénieurs développeurs, des profils business, ou encore marketing. Les analystes sont également là en valeur ajoutée, pour adresser en niveau 2 et 3 les points qui ne seraient pas traités automatiquement. TEHTRIS a également développé une cyber-académie pour former des jeunes aux métiers de la cyber, ainsi que les partenaires et les clients de l’entreprise. L’entreprise a développé une mixité importante (33% de femmes versus 10% en général dans les métiers de la cyber, avec la présence de femmes dans toutes les équipes).Nous abordons aussi le thème de la reconversion, Éléna ayant elle-même changé au moins deux fois de métier dans sa vie.Pour contacter Éléna : [email protected]
« Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace ! »Caroline Vigneaux est humoriste et l’hôtesse du CoachCast , podcast dédié au coaching de personnes qui souhaitent changer de vie. Mais avant cela, elle était avocate au barreau de Paris. Elle a donc vécu ce parcours de changement vie en s’orientant vers le One Woman Show.Elle raconte ses débuts dans des toutes petites salles, et l’énorme challenge que représente le fait de « faire l’Olympia » six ans plus tard.Le point de départ du CoachCast est le fait que 75% des gens déclarent qu’ils veulent changer de vie, mais que très peu sautent le pas.Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace, et se concentrer sur le plan A, sans penser au plan B.Le coachcast : https://podcast.ausha.co/coachcast-by-caroline-vigneaux Bande annonce de FlashBack : https://www.youtube.com/watch?v=PXeNdHVzO20Pour contacter Caroline : https://carolinevigneaux.fr/
« Le chemin est aussi important que la destination. »Arthur Le Vaillant est navigateur et sportif de haut niveau. Il pratique la course au large depuis 15 ans et a participé aux challenges les plus prestigieux (la Route du Rhum, la solitaire du Figaro, la Transat Jacques Vabre…). Il aussi musicien, entrepreneur, et très engagé pour la planète et l’écologie via son association La Vague Asso , ou encore SailCoop qui vise à rassembler les usagers, les professionnels du nautisme et les acteurs publics pour offrir un nouveau service : des itinéraires en voiliers, en France et sur toutes les mers (première destination desservie : la Corse).Pour la Route du Rhum 2022, il navigue sous les couleurs du collectif Mieux . Mieux, c'est un collectif des entrepreneurs responsables, cofondé par 22 entrepreneurs engagés en matière de RSE. Arthur défend une approche nouvelle de la course au large, plus responsable et respectueuse du milieu vivant.En temps que marin, Arthur anticipe les phénomènes qui vont arriver demain : météo, ciel, nuages, arbres, eau…. Son métier c’est de prévoir ce qui va se passer dans une minute mais aussi dans plusieurs jours pour se placer toujours au mieux par rapport au vent qui va arriver.
Remettons du lien entre les générations, grâce à Tom&Josette.Anna Escande est la DRH de Tom&Josette, premier réseau de micro-crèches intergénérationnelles, implantées dans les lieux de vie de nos aînés (résidence séniors, maison de retraite, EHPAD…). En effet, Tom&Josette implante ses crèches au cœur ces lieux avec un projet pédagogique qui permettent notamment de revaloriser les métiers de la petite enfance. Ce projet intergénérationnel est au coeur de la philosophie de Tom&Josette, et de lui dépend le recrutement des équipes, l'architecture de la crèche, le lien avec les familles et l'établissement partenaire. Chaque micro-crèche de 120 M2 réunit 4 professionnelles de la petite enfance, qui prennent soin de 12 enfants de 0 à 3 ans. La vision d’Anna est qu’il faut reconnecter les générations, et les talents de Tom&Josette y participent chaque jour. Les interactions entre les enfants et les seniors sont quotidiennes, soit via des activités encadrées, soit via des rencontres informelles. Le mode de management chez Tom&Josette est décentralisé, participatif et délégatif. Les décisions sont prises sur le terrain, les puéricultrices prennent part aux processus de recrutement, et les structures hiérarchiques sont réduites au maximum. Tom&Josette compte actuellement 50 salariés (dont seulement 8 au siège) et prévoit 50 nouveaux recrutements en 2024. Les métiers de la petite enfance sont très pénuriques : il n’y a pas de crise de l’emploi dans la petite enfance, et Tom&Josette est très attractif (environ 150 à 200 candidatures sont reçues pour 4 postes à pourvoir à chaque ouverture de crèche).Conseil lecture : Reinventing organizations de Frédéric LalouxPour contacter Anna : https://www.linkedin.com/in/anna-escande-703108b6/
Les mathématiques sont un bien commun pour émanciper les citoyens et réduire les inégalités.Mélanie Guénais est mathématicienne, vice-présidente de la Société Mathématique de France et coordinatrice du collectif « Maths & Sciences ». Ce Collectif rassemble plus de 30 associations de la communauté scientifique des mondes éducatifs, académiques et de l'entreprise. Il s'est formé à la suite des alertes de la communauté mathématique sur la baisse de la formation en mathématique au lycée suite à la réforme du lycée de 2019. Il défend une meilleure formation scientifique pour tous et agit pour favoriser la diversité des publics dans les parcours scientifiques et pour améliorer la féminisation dans les formations et carrières scientifiques. Le collectif Maths et Sciences, sur la base d’open data, tire un constat inquiétant.En 2022, en France, près de la moitié des élèves ne font plus de mathématiques en classe de terminale générale, contre seulement un sur huit avant 2019. Le dernier classement international TIMSS sur l'enseignement des mathématiques place la France au 41° rang mondial,dernière en Europe, pour les CM1, et en dessous de la moyenne de l’OCDE et au 22e rang dans le monde pour la classe de quatrièmeLes mathématiques sont, indéniablement, un marqueur et un enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes. En France en 2022, près de la moitié des filles (contre moins d’un quart des garçons) renonce à l’enseignement de « spécialité » mathématiques en classe de première générale. Dans l’enseignement supérieur, seuls 22% des enseignants-chercheurs titulaires de la filière universitaire sont des femmes (contre 40% dans l’ensemble des disciplines)Les mathématiques sont aussi un enjeu de justice sociale : près des deux-tiers des élèves d’origine très favorisée font des mathématiques en terminale, contre moins de la moitié pour les élèves d’origine défavorisée.Or, les mathématiques sont un bien commun pour émanciper les citoyens. Elles permettent notamment de distinguer le vrai du faux, par exemple en terme de Fake News.Tribune du Monde – Filles, maths, sciences : impasses impairs et manquesPar Mélanie Guenais / 10 septembre 2023Pour contacter Mélanie : https://www.linkedin.com/in/melanie-guenais-b519a9268/Conseil Lecture : Matheuses de Clémence Perronnet, Claire Marc et Olga Paris-Romaskevich.
Comment l’IA peut-elle anticiper et lutter contre la pénurie d’eau ?La pénurie d’eau est l’un des défis environnementaux les plus importants et les plus mal compris auxquels l’humanité sera confrontée dans les années à venir. Elle est déclenchée à la fois par le changement climatique et par la surconsommation. La pénurie d'eau touche actuellement près de 700 millions de personnes dans 43 pays. En 2025, 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou régions touchés par une pénurie d'eau complète et les deux tiers de la population mondiale pourrait vivre dans des conditions de stress hydrique. D’ici 2030, un usage sur deux va être impacté par des pénuries d’eauSoline Kauffmann est entrepreneur dans le domaine de la Water Tech, et CEO de la start-up AGORA AI. Agōra AI construit une infrastructure numérique qui utilise l'IA afin d'obtenir des informations automatisées et prédictives sur l'approvisionnement et la demande en eau, pour d’évaluer la disponibilité de la ressource sur du temps moyen (6 à 12 mois). L’information est stratégique : en effet, 392 milliards de dollars de business sont à risque dans l’industrie, à cause de la pénurie d’eau.Les métiers actuels de l’eau sont des métiers scientifiques mal connus, comme l’hydrogéologue ou l’hydrobiologiste, qui sont des ingénieurs de cette ressource naturelle. Par ailleurs, on voit émerger un métier tech, comme celui de Water Lead, destiné à rendre une organisation résiliente à la pénurie en eau. C’est le cas chez Microsoft, Amazon ou encore Sanofi & l’Oréal. Le métier de Water Lead repose sur les soft skills, notamment sur le leadership et la capacité à faire travailler des gens ensemble.Conseil podcast : (don’t) Waste Water ! d’Antoine Walter
A quoi ressemblera le vin du futur ?🍷 Laurent David est vigneron depuis 2019. Co-propriétaire avec 31 autres parties prenantes de Château Edmus, une appellation Saint-Emilion Grand Cru, il invente chaque jour le futur du vin. Son parcours, c’est celui d’une reconversion, puisqu’avant de devenir vigneron, il a travaillé 20 ans dans l’univers de la tech, notamment chez Apple et Nokia. Son approche innovante de l’univers du vin lui permet de mettre la technologie au service de la tradition d’un grand cru bordelais. EDMUS est un projet néo-vigneron collaboratif qui propose des vins de Bordeaux pour les esprits libres et audacieux. Château EDMUS est une petite pépite de seulement 6 000 bouteilles par ans. Déjà converti au bio, il entame sa conversion en biodynamie sur ses 1,6 hectares de Merlot et de Cabernet Franc. Laurent promeut l’innovation dans le vin, dans la vigne, dans le chai jusqu’à la dégustation dans le verre. La WineTech mise sur l’innovation et la digitalisation. Les solutions technologiques développées par les start-ups proposent de nouvelles solutions de découverte, de choix, de conservation, de consommation ou d’achat de vin et offrent ainsi de véritables opportunités de croissance pour le secteur. Quand on est vigneron, on a trois métiers. Ils sont respectivement :🍷Dans la vigne, pour le viticulteur🍷Dans le chai, pour l’oenologue🍷Dans le commerce et la gestion d’entreprise, pour celle ou celui qui dirige le domaine.Pour contacter Laurent : https://www.linkedin.com/in/laurentddavid/
La diversité au sens large est une source de création de richesses.Véronique Saubot est la CEO de Simplon, un organisme spécialisé dans la formation technologique qui proposent des formations intensives aux métiers du numérique en France et à l'étranger.Elle a également fondé EquaLeaders, une association qui vise à faciliter la progression des femmes à potentiel, compétentes et ambitieuses dans leur carrière professionnelle.En effet, l’augmentation de la mixité dans les instances dirigeantes s’accélère, sous l’impact de la législation (loi Copé-Zimmerman en 2011, et loi Rixain de 2021). Celle-ci impose des quotas dans les postes de direction des grandes entreprises à horizon 2030 : 40 % de femmes cadres dirigeantes, sous peine de pénalités… Convaincue que la diversité au sens large est une source de création de richesses, Véronique déploie dans le cadre d’EquaLeaders un mentoring de très haut niveau qui a deux particularités. D’une part, les femmes sont mentorées par des dirigeants d’entreprises, systématiquement issus d’une entreprise différente de celle de la personne accompagnée. L’idée est de faire de se rencontrer des personnes d’horizons très différents, via ce mentoring croisé.Par ailleurs, les mentors sont tous des dirigeants de très hauts niveaux (présidents, PDG, DG…), qui consacrent 4/5 rendez-vous par an à ce projet. Pour Véronique, un bon leader est quelqu’un qui une vision de là où il veut emmener ces équipes.Contenus recommandés par Véronique :Harvard Business ReviewEntre Guerres du Général François Lecointre, Gallimard
Pour faire voler un avion dans l’Armée de l’Air et de l’Espace, il faut 50 métiers.Le Général Manuel Alvarez a été jusqu'en juillet 2025 le DRH de l’Armée de l’Air et de l’Espace. Officier télémécanicien, il a mené sa carrière dans le domaine des systèmes d’information et de communication. C'est un parcours hors norme, l'histoire d'un enfant qui fuit l'Espagne franquiste avec sa mère. Manuel Alvarez arrive dans les Pyrénées-Orientales, au début des années 70. Il a alors sept ans et ne parle pas français. À quinze ans, il s'engage dans l'armée, devient mécanicien 2e classe de l'armée de l'air. Aujourd'hui, Manuel Alvarez est général cinq étoiles, l'un des plus haut-gradés de l'armée française, Inspecteur général des armées.L’armée de l’Air et de l’Espace, c’est aujourd’hui 40 000 militaires et 5 200 civils servent dans ses rangs. Cela représente 170 000 heures de vol par an pour « seulement » 2500 pilotes. Pour faire voler un avion dans l’armée de l’Air et de l'Espace, il faut 50 métiers (personnel navigant, pilote d’avion, d’hélicoptère ou de drone, mécanicien, pompier, contrôleur aérien, informaticien…). Nouvellement créé, le commandement de l’Espace à Toulouse réunira à terme 500 personnes, et ajoute encore de nouveaux métiers à cette liste (surveillance satellitaire, détection, maintien en orbite…).L’armée de l’Air et de l’Espace a recruté 3600 personnes en 2019, soit 3 fois plus qu’en 2015. Tous les profils sont recherchés, du niveau 3ème sans qualification au bac+5. Les réseaux sociaux comme You Tube et Tik Tok sont utilisés pour attirer les jeunes, ainsi que des témoignages inspirants d'aviateurs via un partenariat avec My Job Glasses . Pour devenir pilote, la sélection est forte, avec seulement 10% de candidatures retenues. La quête de sens est le principal moteur qui poussent les jeunes à rejoindre l’armée. Off the record, nous avons aussi parlé de la féminisation des armées. Aujourd'hui, les femmes représentent 15,5% de l'effectif militaire. La France se place au 4ème rang des armées féminisées dans le monde (derrière Israël, la Hongrie et les États-Unis). ... L'armée de l'Air et de l’Espace y contribue fortement, avec 23% de femmes dans ses rangs.
« Le futur de la joie : comment Café Joyeux change notre regard sur le handicap. »La mission de Café Joyeux est de contribuer à l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap mental et cognitif. Cette chaine de cafés-restaurants, qui emploie principalement des talents en situation de handicap mental ou cognitif, a été fondée à Rennes en 2017. Aujourd’hui, elle dispose de 27 cafés-restaurants en France et à l’étranger et d’une marque de cafés et de thés. Camille Piquet et Nathalie Leprat sont respectivement les Capitaines en charge du Fundraising & du Développement d’une part, et du Centre de Formation d’Apprentis Joyeux, d’autre part, et témoignent de leur métier dans cet épisode.Le caractère unique de Café Joyeux, c’est d’être détenu par un fond de dotations, qui s’appelle Source de Joie, et qui est le propriétaire de l’entreprise. C’est une nouvelle forme de capitalisme social : 100% des dividendes contribuent à l’emploi et à la formation des personnes en situation de handicap mental et cognitif au sein des cafés Joyeux. 91 % des équipiers joyeux ont développé des compétences professionnelles qui les rassurent pour leur insertion et leur avenir. Café Joyeux amène à l’inclusion de ses équipiers par l’emploi, la formation, et la rencontre. L’insertion durable passe par la formation.
« Ce qui me fait lever le matin, c’est d’aider les indépendants. »Catherine Barba a un parcours incroyable dans le digital, en créant et dirigeant de nombreuses entreprises depuis 20 ans (OMD Interactive, Cashstore, Malinea, CB Group…). Et elle l’affirme : « cela ne sert à rien de faire de faire un business plan, il plus important de s’assurer qu’on a un modèle qui tient durablement la route. »En Septembre 2022, elle lance ENVI (Ensemble Vers ma Nouvelle vie d’Indépendant), l’école des indépendants, avec une promesse très forte : créer la formation dont elle aurait rêvé quand elle fondait ses premières entreprises et de réunir la plus belle communauté avec plus de 100 mentors.C’est à la fois une école et une communauté tournée vers l’action : ENVI propose une évaluation des prédispositions à devenir indépendant, et un diagnostic des points d’amélioration, afin de proposer les micro-formations adéquates courtes et concrètes pour palier aux éventuels « trous dans la raquette ». Les profs sont des entrepreneurs qui ont réussi, avec une logique de communauté pour rompre la solitude entrepreneuriale. Un agent de talent suivra chaque semaine l’entrepreneur pour l’accompagner régulièrement dans son projet.Catherine a l’entrepreneuriat chevillée au corps, ce qui se manifeste aussi dans son engagement au board de 100 000 entrepreneurs.Ses conseils : les documentaires de Samuel DurandWork in progress Why do we eve work Du labeur à l’ouvrage de Laetitia Vitaud
On a tous une courbe d’apprentissage : faites vous confiance !C’est la rentrée scolaire ! C’est donc le bon moment pour mettre à l’honneur Solenne Bocquillon-Le Goaziou. Elle a fondé Soft Kids , qui est la première application mondiale permettant de cultiver les compétences socio-comportementales des enfants.... Pour se préparer à des métiers qui n’existent pas encore, le meilleur moyen est d’enseigner aux enfants les soft skills, dés leur plus jeune âge.Recrutée uniquement sur ses soft skills chez Shell en 2005 (chose peu courante à l’époque !), elle touche du doigt à ce moment précis le fait que quand on est adaptable, qu’on a une bonne capacité d’analyse et la volonté d’aboutir, on peut exercer à peu prés n’importe quel métier.Elle définit les soft skills de la manière suivante :Les compétences cognitives (confiance en soi, esprit critique, apprendre à apprendre, apprendre à désapprendre !)Les compétences émotionnelles (résilience, faculté à gérer son stress…)Les compétences relationnelles (savoir collaborer, résoudre un conflit…)L’OMS affirme qu’il faut développer les soft skills des enfants trois heures par semaine, soit deux heures à la maison et une heure à l’école. Soft kids développe donc deux applications, Soft Kids Family et Soft Kids for Schools, qui délivre des séances clefs en main pour les enseignants (du CP au CM2). Et en cette rentrée, une troisième application, Soft Kids for Teens est lancée de la 6ème à la 3ème pour accompagner 500 000 élèves dans 8 académies. 1,5 milliard d’élèves ont manqué l’école à cause de la pandémie, entraînant un accroissement de 52 % des troubles anxieux et des difficultés à gérer leurs émotions pour les enfants en âge scolaire. Les enfants qui développent leurs soft skills améliorent leurs résultats académiques, et gagnent de un à cinq mois d’école par an ! Et surtout la santé mentale et le bien-être s’améliorent.Conseil lecture : Comment les enfants réussissent de Paul Tough Pour contacter Solenne : https://www.linkedin.com/in/solenne-bocquillon-le-goaziou/
Le coaching expérientiel permet une réelle transformation, durant laquelle l’authenticité prime sur la perfection.Le marché du coaching professionnel en France pèse près de 750 millions d’euros pour 15 000 coachs en activité (que ce soit à temps plein ou temps partiel). C’est un marché en pleine croissance, mais aussi très hétérogène. Laure Soulage est à la fois serial-entrepreneuse, coach, équicoach, mountain-coach et auteure.Elle dirige deux structures : Equi Dev, qui réalise développement personnel et managérial avec le cheval, et Happy Few, qui est consacré au coaching de dirigeants et des équipes.Montagnarde aguerrie et cavalière émérite, sa mission est d’accompagner et faire grandir l’humain en s’inspirant de la nature et du vivant. Le podcast aborde notamment le coaching expérientiel, qui est une modalité atypique de coaching permettant de vivre une immersion au côté du cheval ou à la montagne. Son objectif est de rendre la personne performante en entreprise, dans le respect de sa propre écologie. L’idée est d’avoir une conscience de soi et de la place que l’on occupe, et de se servir du cheval ou de la montagne pour ressentir cette place dans son corps avant de la conscientiser dans son esprit.Co-autrice de deux livres, Le cheval coach et La puissance du Duo paru en 2021 aux Editions L’Harmattan, elle creuse notamment la notion du duo sous toutes ses formes, y compris inter-espèces. Conseils podcast : Parcours de coach, de David-Eugène MARIONLes baladeurs : podcast d’aventures et de mésaventures en pleine nature
Jacques Séguéla est l’auteur de plus de 20 livres, et surtout un passionné de publicité depuis 6 décennies. Venu à la publicité par le théâtre et les musées, il vit un déclic créatif très jeune qui lui fait comprendre que son métier n’est pas dans la pharmacie, mais vers les sciences de la créativité. Il part alors faire le tour du monde en 2CV, et sa vie change : il traverse 8 déserts avec une simple boussole.Notre conversation aborde le futur de la publicité, notamment via le métaverse. D’après Jacques, ce qui a énormément bougé, ce sont les médias. La publicité c’est « simplement d’avoir une d’idée ». L’idée ne vieillit pas, c’est le média qui vieillit. Autour de ce point immuable, notre conversation aborde les opportunités qu’offre le métaverse. En 2045, celui-ci représentera en terme d’investissements publicitaires le PIB du Japon aujourd’hui, ce qui va révolutionner l’économie de la publicité. Au delà de cette révolution financière, le métaverse induit également une révolution créative, en changeant les codes créatives qui se rapprochent de l’univers des jeux vidéos, des cartoons et de la bande dessinée.Son conseil : « il faut écouter son coeur et ne pas écouter sa tête dans le choix d’un métier. »
On peut entreprendre en agriculture : il y a 160 000 fermes à reprendre !Audrey Bourolleau a un parcours professionnel multiple notamment dans la filière viticole, avant de rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron sur les questions agricoles. Depuis 2019, elle est cheffe d’exploitation, et co-fondatrice avec Xavier Niel d’HECTAR, qui est une ferme pilote en vallée de Chevreuse.Hectar, c’est 300 hectares de terrain, 60 vaches, 80 start-ups accélérées, 10 000 personnes accompagnées depuis 3 ans, et surtout une approche durable et diversifiée de l’agriculture. Hectar produit du blé et des yaourts 0 carbone, et aussi des fleurs pour la cosmétique, de l’huile et du miel. La vocation d’Audrey est de recréer de l’emploi dans les territoires et d’attirer à nouveau des talents dans le secteur de l’agriculture. 70% des apprenants qui passent par HECTAR sont de nouveaux entrants dans le monde agricole, surtout des profils de 30 à 35 ans, des Bac + 3 à Bac +5 qui veulent créer de la valeur, se sentir utiles. La formation est fondée sur une journée par semaine en présentiel, et le reste est transmis par plus de 1000 coachs agricoles qui transmettent leur savoir-faire.C’est d’autant plus important car le secteur agricole fait face à un défi générationnel d’ampleur. 160 000 fermes sur 400 000 en France chercheront un repreneur dans les 3 ou 4 prochaines années. Par ailleurs, 30% des français sont en précarité alimentaire et ont des difficultés à manger sainementHECTAR permet aux futurs chefs d’entreprises agricoles de travailler selon des modèles économiquement viables, socialement justes et durables pour la planète. L’agriculteur augmenté ne va pas remplacer le savoir humain, mais permettre de dégager du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée.Conseil lecture : Et si nous ? De François Taddei
« Dans la communication des dirigeants, il y a toujours une prime à la cohérence. »Benjamin Grange est le fondateur et Senior Partner de Mascaret (nouveau nom de Dentsu Consulting). Il conseille depuis plus de 20 ans les dirigeants dans la communication sensible associée aux grands virages stratégiques, aux ruptures technologiques et aux opérations de haut de bilan et de levées de fonds. Mascaret renouvelle la proposition du conseil en communication à destination des dirigeants. Centrée sur les valeurs du dirigeant, les actes de celui-ci en traduisent l’expression profonde. Les dirigeants du futur sont conscients de leur image, ne mentent pas, et savent utiliser leur propre communication pour engendrer un impact.La communication d’affaires permet aussi de retourner la charge de la désidérabilité, particulièrement en période de levée de fonds. De plus l’image du dirigeant est un des actifs de l’entreprise : par exemple, le cours de bourse de Stellantis a décroché au moment de l’annonce de la démission de Carlos Tavares. A l’inverse, la nomination d’un dirigeant peut faire réagir positivement la cotation d’une entreprise.Les réseaux sociaux des dirigeants (en particulier LinkedIn) posent la question du journal intime/extime : le leader se construit à travers cette forme d’intimité qu’il est capable de rendre publique.
« Le monde pour vocation. »Didier le Bret est le Directeur de l’académie diplomatique et consulaire, créée en 2024 au sein du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, plus familièrement appelé le Quai d’Orsay. Didier a eu une carrière riche de diplomate, de Moscou à Vilnius en passant par les Nations Unis et Dakar, et a été ambassadeur en Haïti. Nous abordons la notion de « vocation », ce gout des autres et cette curiosité, qui mènent des femmes et des hommes à s’engager dans la carrière diplomatique et une « vie de nomade ».La mission de l’académie diplomatique et consulaire est de former les agents du ministère, afin de les préparer les agents à s’insérer au mieux dans le nouvel environnement qui sera le leur.Par ailleurs une mission de rayonnement vise à connecter l’académie aux lieux de production du savoir et de l’intelligence (think-tanks, universités, chercheurs, pour mieux comprendre le monde, les géographies et l’histoire des pays avec lesquelles la France est en lien….).Il y cinq grandes familles de métiers dans la diplomatie : ProtégerNégocierDecrypter Informer Communiquer pour défendre les intérêts nationaux de la France partout dans le monde.Didier insiste aussi sur l’ambition d’ouvrir les métiers de la diplomatie plus largement en terme de mixité sociale et sur les avancées importantes qui ont été réalisées ces dernières années en faveur de la parité. Nous abordons aussi tous les métiers présents dans une ambassade : attaché culturel, attaché de défense, conseiller économique, coopérant, métiers consulaires... De nombreuses fonctions viennent renforcer l’équipe de l’ambassadrice ou de l’ambassadeur, qui se positionne un peu comme le chef d’orchestre de ces talents. Les qualités pour être un bon diplomate sont les mêmes que celle d’un chef d’entreprise : ténacité, adaptabilité, opiniâtreté…
« J’ai pris la question numérique comme nouvelle frontière, comme endroit où s’inventent les futurs. »François-Xavier Petit dirige Matrice depuis 2017. Matrice est défini comme un programme d'innovation, de formation, d'entrepreneuriat et de pensée critique du numérique. C’est un institut d’innovation technologique et sociale, en recherche infinie de nouvelles manières de former des étudiants et des professionnels aux mutations numériques. Historien, anthropologue, enseignant à Paris 1, François-Xavier qualifie son parcours de « pas très droit ». Matrice est un objet universitaire « non identifié », c’est d’abord une activité de formation à destination des demandeurs d’emplois. A côté, c’est aussi une activité d’incubation de start-ups, mais aussi des laboratoires d’innovation, et aussi un centre d’arts. Tous les publics se croisent, à tous moments…Avoir prise sur sa vie professionnelle est un élément central dans matrice. Les formations proposées par Matrice durent de 4 mois à 2 ans, en prenant en compte l’alternance.Matrice , c’est 50 salariés désormais. Matrice recrute sur des sujets de développement de l’IA, pour des projets menés en partenariat avec l’INRIA et le ministère du travail.Matrice renforce ses capacités en sciences humaines et recherche également des chefs de produits et des profils orientés finance, pour permettre de passer à l’échelle des projets.Les tendances de fond que François-Xavier identifient autour des nouveaux métiers sont principalement liées à l’éco-conception et au design.Conseil LectureLa société automatique, de Bernard Stiegler
« On n’est plus dans une société de bien, on est dans une société de lien. »Gregory Pouy est entrepreneur et l’hôte de 2 podcast : Vlan ! téléchargé plus de 10 millions de fois et plus récemment PING ! , le premier podcast vidéo pour révolutionner le leadership et déconstruire le mythe de l’entreprise performante, en invitant des chefs d’entreprises inspirants à témoigner, et quelques chercheurs et experts.L’épisode est donc consacré au futur de l’impact en entreprise. PING ! a un angle dédié au soin des humains et du vivant. L’idée c’est de bouger les gens pour que les entreprises deviennent de plus en plus régénératives. Cela passe par une triple comptabilité, prenant en compte les 3 dimensions People, Profit, Planet. Nous changeons de modèle, car le modèle actuel n’est pas soutenable, avec des ressources finies de la planète.Pour Gregory, chaque geste compte. Il affirme que « l’impact, cela démarre à une personne ». Le soin est au centre de ses propos. Prenez soin les uns des autres !Son conseil lecture : Le soin est un humanisme, de Cynthia Fleury
Comment trouver le métier qui nous rend réellement heureux ?Le but de la start-up Chance.co, fondée par Ludovic de Gromard, est de permettre à chacun, quel que soit son passé, d’identifier le travail aligné avec qui il est.Forte d’une communauté de 20 000 utilisateurs, Chance.co propose des parcours de coaching digital 100% en ligne, pour « choisir le travail qui vous rendra heureux ». Combinant 24 heures d’auto-coaching en ligne et 7 heures d’entretien personnalisé avec un professionnel, cette solution permet d’aboutir à un projet robuste, en phase avec vos aspirations profondes, vos contraintes personnelles et vos compétences. Chance.co combat deux barrières qui limitent l’épanouissement professionnel. D’une part, les barrières internes que nous devons affronter : ne pas savoir qui on veut devenir, ce que le monde à offrir et toutes les peurs et croyances qui peuvent nous limiter. D’autre part, les barrières externes, qui vont des biais inconscients (filtre du diplôme, du parcours linéaire pour accéder à un certain type d’emploi…) à la discrimination illégale. Car, si on veut améliorer la mobilité sociale, le meilleur levier est d’améliorer l’engagement au travail. Et le coaching du futur, c’est le coaching augmenté, activité qui se démocratise très rapidement...Conseil lecture : McKinsey Global Institute et ses travaux sur le futur of workhttps://www.mckinsey.com/mgi/our-research/labor-marketsPour contacter Ludovic : https://www.linkedin.com/in/ludovicd/
Sophie Yannicopoulos est la directrice générale d’Adobe en Fr ance, et sa spécialité depuis six ans est l’expérience client.Les métiers de l’expérience client permettent d’accompagner le parcours avant, pendant et après un acte d’achat.Il y a d’abord l’acquisition, puis l’expérience d’achat, principalement en ligne, avec la possibilité de basculer d’un achat en boutique vers un site web, puis le service client.Les domaines du retail et de la mode (en particulier la fast fashion) sont particulièrement en pointe sur ces sujets.L’expérience client digitale du futur sera la plus immersive possible, notamment grâce à la 3D notamment.La phase « pendant » implique aussi que l’expérience en temps réelle soit personnalisée, pertinente, au bon moment, sans être trop intrusive et déployée à grande échelle.Dans cette optique, Adobe propose des solutions (comme Adobe Express) pour simplifier la création de contenus, notamment sur Instagram et Tik-Tok. Très connue pour ses produits PDF et Photoshop, Adobe propose aussi des solutions qui aident les entreprises à gérer des expériences personnalisées en ligne, en se fondant sur la donnée.En terme de métiers, Sophie constate qu’on voit désormais apparaitre au board des entreprises des postes de « Direction client », avec pour mission la mise en place d’une gouvernance de la date. Les artistes 3D font aussi leur apparition : une de leurs tâches est de créer des échantillons produits virtuels, qui permettent des gains écologiques et économiques. Enfin, des métiers spécialisés dans l’acquisition client, et dans l’après-vente et la rétention, se développent rapidement au sein des équipes marketing. Les vendeurs sont de plus en plus experts de la tech : « on ne peut plus faire semblant ! ».Sophie est également mentor de start-ups via l’incubateur Techstars .Ses conseils podcasts : Positive Leadership de Jean-Philippe COURTOIS Métamorphose d’Anne Ghesquière Conseil lecture : L’entreprise, une affaire de coeur, de Hubert Joly et Caroline Lambert
La communication a inventé le freelancing !Benoit CORNU a construit sa carrière dans la communication. Avec Louise Beveridge, ils ont créé JUSTE en 2020, convaincus qu’il existe une nouvelle voie pour les métiers de la communication, du marketing, du digitale et de la RSE, qu’ils définissent comme une maison de talents, avec un modèle de sagement de transition. « Un talent, c’est d’abord une histoire » déclare-t-il au micro du podcast Les Métiers du Futur. Il leur propose la juste mission à la juste rémunération.Les métiers de la communication se complexifient et sont très variés : responsable des relations média, Community Manager, événementiel, communication interne…Pour contacter Benoit : www.juste.one
« Les soft skills s’apprennent, se développent et se cultivent tout au long de la vie ».Stéphanie Fraise est la VP Global Talent Management de Blablacar. De la marque employeur en passant par le recrutement, la rémunération, la formation, la prise en compte de la diversité, la culture d’entreprise, elle pilote tout le cycle de vie du collaborateur chez Blablacar. Ses équipes oeuvrent au quotidien pour accompagner les équipes de Blablacar sur toutes les dimensions People dans l’intérêt du business.Stéphanie est aussi une grande experte des soft skills, ces fameuses compétences de savoir-être, auxquelles elle a consacré sa thèse professionnelle à Sciences Po et un livre blanc pour l’Observatoire des Métiers du Futur. Les soft skills sont un socle de compétences personnelles et interpersonnelles, transférables, qui permet de naviguer d’un métier à l’autre et d’un environnement à l’autre. Les soft skills sont surtout des compétences pérennes et durables. Aujourd’hui, et plus encore demain, les individus changent d’emploi fréquemment, l’époque des carrières dans une seule entreprise est révolue. On remarque d’ailleurs que l’usage le plus répandu des soft skills aujourd’hui se situe incontestablement dans la phase du recrutement, où elles sont évaluées et prises en compte dans 97% des cas.
« Pour décarboner l’économie, de nouveaux métiers vont apparaitre dans l’agriculture, le vélo, et la rénovation énergétique des bâtiments ! »Yannick Saleman est chef de projet au sein du think-tank The Shift Project , qui oeuvre en faveur d'une économie libérée de la contrainte carbone. The Shift Project est une association créée en 2010, et présidée actuellement par Jean-Marc Jancovici. L’objet de cet épisode est de parler des futurs métiers liés aux changements climatiques.L’objectif est à la fois de tenir les accords de Paris (trajectoire de 1,5 degré) et de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Le plan imaginé par The Shift Project pour atteindre ces objectifs aurait pour impact la création de 300 000 emplois nets (1,1 millions de création, et 800 000 destruction, en particulier dans les secteurs automobile, de la construction neuve ou encore le transport aérien). Ce calcul s’appuie sur les travaux sectoriels du Shift Project ; ce n’est pas une prévision.Les métiers d’avenir pour décarboner l’économie sont liés aux secteurs de l’agriculture, du vélo et de la cyclo-logistique, du ferroviaire ou encore rénovation énergétique des bâtiments; Pour mémoire, aujourd’hui, l’économie carbonée est la résultante des émissions liées au transport (31%), à l’agriculture (20/25%) et le digital (4%, mais en très forte croissance avec une trajectoire à 8% si on ne fait rien).
« Restez vous-même et reformez-vous pour accéder aux métiers du numérique, sans changer ce que vous avez de plus singulier ! »Anthony Babkine est entrepreneur social et un professionnel du numérique. C’est le délégué général et l’un des deux co-fondateurs (avec Mounira Hamdi) de l'association Diversidays . Son engagement vise à faire du numérique un ascenseur social qui amène dans l’emploi les talents de la diversité. La diversité, c’est aussi bien les enfants des banlieues, que ceux des territoires ruraux ou isolés. L’un des objectifs de Diversidays est de permettre à des entrepreneuses et entrepreneurs des territoires qui ont des projets à impact (inclusion, impact sociétal, ou encore environnemental) d’être incubés. Diversidays s’adresse aussi à des demandeurs d’emploi avec le programme DéClics Numériques, qui ouvre des portes vers plus de 800 métiers du numérique. C’est gratuit, rapide et en ligne pour favoriser la reconversion vers les métiers du numérique, grâce à deux semaines de formation intensives. En 2022, DéClics Numériques a débarqué dans sept régions de France dont l’Occitanie, l’Île-de-France, la Martinique… 6000 personnes (avec une grande diversité de genre, de handicap, d’origines sociales ou bien géographiques) ont été accompagnées depuis 2 ans, dans une démarche de reconversion. Et enfin #Techyourplace dont l’ambition est d’aider les entreprises de la Tech (Startup, VCs…) à mettre en place des politiques de Diversité et Inclusion à la fois ambitieuses, mesurables, qui aident à la montée en compétences des collaborateurs et d'inclure une nouvelle génération de talents dans ces entreprises. Mené en partenariat avec Mozaik RH et notamment Saïd Hammouche, et soutenu par le Ministre Jean-Noël Barrot, l’objectif de #Techyourplace est que les décideurs et décideuses du Next40 et French Tech 120 qui adhérent au mouvement s’engagent à faire évoluer leurs pratiques de recrutement.Diversidays est financé par appels à projet (opérateur pour des programmes d’état comme French Tech Tremplin) comme et également par des mécènes (Google, LinkedIn, Sopra-Steria…)Natif d’Evry-Courcouronnes, Anthony raconte aussi son parcours scolaire « compliqué », malgré l’aide de ses parents, du soutien scolaire, de mentors et de « bonnes fées ». Il démarre ensuite en entreprenant dés les études supérieures (dans un cursus public), puis bascule dans le monde de la publicité sans en avoir forcément les codes. Le déclic vient en 2016, avec une colère qui est née chez lui, de tous ces gens à qui on ferme la porte pour des raisons de diplômes, d’âge, de couleur, de nom à consonance étrangère. Nous abordons aussi le sujet de la diversité liée à l’orientation sexuelle, et comment une personne #LGBT qui se sent à sa place et non discriminée en entreprise est beaucoup plus performante. Enfin, Anthony partage en fin d’épisode son expérience dans le programme de la OBAMA Foundation pour les leaders.Conseil lecture : Et si j’écoutais avant de parler ? d’Emmanuel CHILA (éditions Eyrolles )
« La seule façon de réussir sa mission de leader, c’est d’être aligné. »Boutaïna Araki a un parcours impressionnant dans les métiers de la finance d’abord, puis comme dirigeante dans l’industrie des médias. Elle a notamment été DG puis présidente de Clear Channel France, acteur clef des médias dans la ville et dans la rue, touchant 32 millions de consommateurs chaque semaine.Pour elle, un leader est d’abord avoir une vision, et fédérer un collectif autour de cette vision par le sens. Grâce à la raison d’être, le leader aligne le collectif vers un objectif commun.Le rôle du leader, c’est de faire comprendre : Où je veux les emmener ?Pourquoi je veux les emmener là ?Que vont-ils y trouver, pour le collectif et pour eux-mêmes ?Pour Boutaïna, la gouvernance idéal, c’est quand on a un objectif commun très clair, et où dans le même temps, chacun dans son rôle a un sentiment d’autonomie qui lui permet de donner le meilleur de lui-même ou d’elle-même. Cette alchimie est ce qu’il y a de plus complexe à créer. Le leader, c’est celui qui sait poser les bonnes questions et écouter les réponses qui viennent du terrain.Conseils lecture :The heart of business, Hubert Joly. The swanwise Rick Falkvinge | Organizing the Swarm way.
« Un dirigeant, c’est d’abord quelqu’un qui a une vision ».Arnaud Naudan est le président du Directoire de BDO France, cabinet international d’expertise comptable, d’audit et de conseil présent dans 160 pays. Notre discussion porte d’abord sur la mission de BDO, puisque BDO est devenu entreprise à mission dés 2021. En adoptant ce statut, BDO souhaite également promouvoir ces meilleures pratiques auprès de ses 25 000 clients, et les accompagner dans leur transformation pour un monde plus durable, inclusif et éthique, au bénéfice de l’ensemble de la société. Les collaborateurs sont bien sûr partie prenante de cette mission, grâce à un modèle d’entreprise plus vertueux qui leur permet de s’épanouir. Ainsi les 2000 collaboratrices et collaborateurs du groupe ont été sensibilisé à la Fresque du climat, et BDO compte désormais une communauté de 25 fresqueurs.Arnaud est également l’hôte du podcast Coulisses de CEO, qui comprend une dizaine d’épisodes où il interviewe des dirigeants. Ce qui le frappe, c’est la vision de chacun d’un eux, et comment chaque leader construit son parcours en fonction de sa vision. La vision d’Arnaud est que les deux sujets qui doivent être sur l’agenda d’un dirigeant aujourd’hui, c’est la transition écologique et l’arrivée de l’IA.
L’Intelligence Artificielle transforme le travail et augmente les performances des collaborateurs.Samuel Durand est un explorateur du futur du travail. Avec quatre documentaires à son actif, deux bandes dessinées, une exposition photo et un tour du monde, il se passionne pour ce sujet depuis 5 ans. Il réalise une Learning Expedition durant ses études, dans 13 villes tout autour du monde, avec plus de 100 rencontres.Chaque documentaire, c’est un an de travail. Le plus récent « AI at Work » explore l’impact de l’Intelligence Artificielle sur le travail.Samuel monétise son travail au travers de projections-débats en entreprise, qui permettent d’initier des conversations à partir de ses documentaires, et d’événements (exposition photo, soirées pour les DRHs…).L’opus précédent, Time to work, documente notre rapport au temps de travail. Structurellement, on va sur une baisse du temps de travail.Pour contacter Samuel : https://www.linkedin.com/in/samuel-durand/Newsletter « Billet du futur » : https://billetdufutur.substack.com/
« L’intelligence artificielle du futur sera partout, intégrée, non visible et accélérera tous les process. ».William Eldin est serial entrepreneur, et désormais le CEO de XXII , une plateforme logicielle permettant d'analyser en temps réel les flux vidéos des caméras déjà installées dans les villes et les sites privés.Départ de feu, bagage abandonné, intrusion, prise de sens interdit ou stationnement gênant… En utilisant la vision par ordinateur comme outil d'analyse et d'aide à la décision, la plateforme informe en temps réel les opérateurs pour une prise de décision rapide et optimale.Les équipes XXII ont développé des algorithmes de vision par ordinateur qui répondent au règlement général sur la protection des données (RGPD). La confidentialité des données et l’éthique de la solution sont au centre du développement de nos algorithmes, protégeant ainsi les données des citoyens, tout en apportant la possibilité aux villes et aux infrastructures d’avoir une idée de l’exploitation de leurs espaces.RGPD by design, cette IA respecte la vie privée : l’éthique est d’ailleurs au coeur du projet de XXII .Notre conversation aborde le métier d’éthicienne ou d’éthicien de l’IA, à la croisée du juridique et de la technologie, ainsi que la portée de l’IA Act en cours d’élaboration au niveau européen.XXII recrute en 2024 des C levels, pour développer le projet à l’international, notamment aux Etats-Unis.Son message : « il y a toujours des solutions, tant qu’on a de l’énergie et de la vision ».
La personne qui est à côté de vous peut changer votre vie !Fabienne Arata dirige depuis 2017 LinkedIn en France. Premier réseau professionnel mondial avec un milliard d’utilisateurs, la France est un territoire clef avec 90% de la population active présente sur la plateforme, soit 29 millions de membres. Le métier de LinkedIn est de connecter chaque jour les professionnels entre eux et avec les entreprises. On vient sur LinkedIn pour chercher un emploi, cultiver son réseau professionnel et se former en accédant à des informations professionnelles et économiques.Chaque minute, 6 recrutements ont lieu sur LinkedIn. La tendance de fond est d’aller vers des recrutements fondés sur les compétences et les valeurs des candidats, plutôt que seulement sur les diplômes ou le parcours professionnel. La taxonomie de compétences sur LinkedIn recouvre 41 000 compétences normées et référencées. Depuis deux ans, plus de 40% des recruteurs recrutent principalement sur les compétences, ce qui ouvre considérablement les viviers de talents. Cela permet notamment de diversifier les short-lists et facilite les transferts d’un secteur à l’autre.Par ailleurs, les entreprises utilisent LinkedIn tant pour attirer de nouveaux talents en externe que pour communiquer à l’interne sur des mobilités possibles, notamment au sein de grands groupes avec de multiples filiales. Conseils lecture : Les avancées menées par LinkedIn en terme d’impact sociétal et sur le futur du travailLes invisibles de la république, Salomé Berlioux et Erkki Maillard, publié chez Robert LaffontInégalités des chances, ce qui compte le plus : rapport de France Stratégie, Avril 2023Pour contacter Fabienne : https://www.linkedin.com/in/fabiennearata/
🎬 C’est avec émotion que que je vous présente l’épisode qui clôture cette cinquième saison.5️⃣ ans, 1️⃣5️⃣0️⃣ épisodes, j’ai un peu de mal à réaliser…1️⃣1️⃣0️⃣ 0️⃣0️⃣0️⃣ écoutes chaque mois.🎙Ma complice Emmanuelle Joseph-Dailly m’a fait l’amitié de me tendre le micro, pour cet épisode un peu spécial, en forme de retour d’expérience.💡Avec ce podcast Les métiers du futur, j’ai découvert et fait découvrir des univers métiers dont j’ignorais la profondeur et la plasticité.✅ En Cyber, notamment, sujet auquel j’ai consacré plusieurs épisodes, et dont j’ai vu les métiers évoluer à vu d’oeil au fil des 4 saisons et de l’explosion de la menace hybride✅ Sur les métiers des armées, qui démontrent à l’échelle que tout le monde peut changer de métier pourvu qu’on l’accompagne. ✅ Sur l’entrepreneuriat, et notamment sur la variété des chemins qui mènent à devenir le leader d’un projet d’entreprise. J’ai démarré le podcast avec un tropisme très French Tech et start-up, et j’ai découvert au fil des épisodes des industriels, des repreneurs et des repreneuses, bref des gens qui créent de l’emploi durable et résilient partout en FranceLe podcast Les métiers du futur fait une pause, mais des épisodes bonus inédits viendront animer les rediffusions, et le RDV du mercredi matin demeure…. J’ai compris au fil de ces 150 épisodes qu’il est complexe de prévoir l’imprévisible, et que par nature, le futur est imprévisible.🚀 Ma conviction : Il faut développer son adaptabilité et sa résilience pour être acteur de son propre futur, quel qu’il soit.🚀 « La seule certitude, c’est que rien n’est certain. » Pline l’ancien
« Explorons les sciences et les technologies, faciliter leur accès à tous pour construire un monde durable et inclusif ».Françoise CYROT a fondé le festival Science InfuZe, qui s’est déroulé à Meudon les 29,30 et 31 mars 2025. Science InfuZe c’est LE festival qui promeut la diversité dans le domaine des sciences. L’objectif est d’explorer de manière ludique et pratique les sciences et les technologies, faciliter leur accès à tous pour construire un monde durable et inclusif. Par ailleurs, ce festival met en relation les acteurs scientifiques (entreprises, startups, écoles / universités, associations, professionnels…) avec des passionnés, étudiants, lycéens, collégiens et bien sûr les familles. L’ambition est de faire expérimenter les sciences et technologies à un plus grand nombre, et de changer le regard sur les métiers scientifiques et technologiques. Avec 7000 visiteurs dés la première édition, plus de 2000 enfants et adolescents qui ont participé à des ateliers, 300 chercheurs, de nombreuses entreprises mécènes partenaires, et porté par une formidable équipe de bénévoles, cette première édition, du Festival est un succès indéniable. Pour susciter les vocations dans les STIM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques) dés le plus jeune âge et tout au long de la vie, en fédérant les initiatives autour de la diversité, Science InfuZe contribue à accélérer un changement qui est nécessaire. Car, avec seulement 29 % de femmes ingénieures, 19 % de femmes dans le numérique, et une baisse drastique des filles étudiant la spécialité mathématiques en terminale, un sursaut est nécessaire. Pour faire face à la pénurie de talents et au manque de diversité, Science InfuZe apporte de vraies réponses.Pour aller plus loin : Tu seras scientifique, ma fille d'Emmanuelle Larroque aux Editions Vuibert.Gender differences in the intention to study math increase with math performance de Thomas Breda, Elyès Jouini & Clotilde Napp Girls’ comparative advantage in reading can largely explain the gender gap in math-related fieldsde Thomas Breda & Clotilde Napp
« Il faut préserver l’essentiel pour pouvoir tout redémarrer en cas de cyberattaques. »🚀Xavier Facelina, que j’ai rencontré à en Occitanie à la Cité de l’Économie et des Métiers de Demain (CEMD), était hacker dès l’âge de 9 ans. Aujourd’hui, il dirige Seclab qu’il a fondé en 2011, pour apporter des solutions techniques simples et pratiques pour l’industrie dans des domaines hautement sensibles pour la sécurité nationale tels que l’énergie, les transports et la défense ainsi que les infrastructures critiques et les organismes gouvernementaux. Seclab assure ainsi la sécurité au cœur des organisations les plus stratégiques, comme le nucléaire, le militaire, le ferroviaire et le spatial. Le boîtier infranchissable de SECLAB rend les fonctions vitales d’une entreprise inaccessibles et invisibles aux personnes mal intentionnées.🚀Les métiers de la cybersécurité sont en grande tension, et manquent de talents en nombre pour faire face à l’essor du secteur. Le fond d’investissements Cybersecurity Ventures estime effet qu’il manque 3,5 millions de profils en Europe pour adresser les enjeux de la sécurité numérique d’ici 2030. L’étude prospective « Métiers de demain pour la cybersécurité en Occitane évoque un doublement des effectifs dans la région ces quatre dernières années, du fait d’un plan d’investissement ambitieux de l’état de 1 milliard d’euros.🚀Xavier évoque également le « Scénario et métiers de demain » du cahier inspirant « Objectif 2032 » de la Cité de l’Economie et des Métiers de Demain. Les sujets qui ont émergé lors de ces travaux sont liés au « retour à quelque chose que l’on maitrise ». La proximité est clef pour garantir la résilience, que ce soit auprès de la nation, de la région, de la ville ou de la personne.
Olivier Maffrand est depuis plus de 10 ans le dirigeant de Singulair. Spécialiste de l'inspection des pales d'éoliennes, Singulair a développé un outil basé sur l'intelligence artificielle, déployé auprès des plus importants fabricants et propriétaires de parcs d'éoliennes afin d’assurer l’inspection de pales d’éoliennes. Il est effet essentiel d’industrialiser l’analyse des images : depuis sa création, Singulair a inspecté 45 000 éoliennes dans 35 pays, ce qui a généré 35 millions d’images collectées permettant d’identifier 2 millions de dommages. Singulair est aussi capable de faire de la maintenance prédictive en indiquant les risques de dommages futurs, et s’appuie également sur de l’IA générative pour décliner ses analyses d’images en rapports de textes rédigés. Établie en association avec Capgemini Invent, l’édition 2024 de l’Observatoire de l’éolien permet d’évaluer les emplois et le marché de l’énergie éolienne en France. Avec un total de pas de 32 000 emplois en France, l’éolien est le 1er employeur des énergies renouvelables électriques dans notre pays et la 2ème source d’énergie renouvelable électrique en France.
« Le futur de la joie : comment Café Joyeux change notre regard sur le handicap. »La mission de Café Joyeux est de contribuer à l’inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap mental et cognitif. Cette chaine de cafés-restaurants, qui emploie principalement des talents en situation de handicap mental ou cognitif, a été fondée à Rennes en 2017. Aujourd’hui, elle dispose de 27 cafés-restaurants en France et à l’étranger et d’une marque de cafés et de thés. Camille Piquet et Nathalie Leprat sont respectivement les Capitaines en charge du Fundraising & du Développement d’une part, et du Centre de Formation d’Apprentis Joyeux, d’autre part, et témoignent de leur métier dans cet épisode.Le caractère unique de Café Joyeux, c’est d’être détenu par un fond de dotations, qui s’appelle Source de Joie, et qui est le propriétaire de l’entreprise. C’est une nouvelle forme de capitalisme social : 100% des dividendes contribuent à l’emploi et à la formation des personnes en situation de handicap mental et cognitif au sein des cafés Joyeux. 91 % des équipiers joyeux ont développé des compétences professionnelles qui les rassurent pour leur insertion et leur avenir. Café Joyeux amène à l’inclusion de ses équipiers par l’emploi, la formation, et la rencontre. L’insertion durable passe par la formation.Cet épisode s’inscrit dans un projet plus large qui s’appelle le PODCASTHON, imaginé par Jeremie Mani depuis le Canada. C’est une opération événementielle, sans but lucratif, visant à faire connaitre des grandes causes, avec des épisodes proposés par plus de 1000 podcasteuses et podcasteurs, diffusés entre le 15 et le 21 mars 2025.
« L’éducation à la paix pour construire un futur meilleur pour le monde. » 🕊️ Donia Kaouach préside la fondation Leaders pour la Paix, qu’elle a créé en 2016 aux côtés de Jean-Pierre Raffarin. Cette fondation développe les universités itinérantes de la paix pour contribuer à la formation des élites dirigeantes dans les pays du Sud, particulièrement en Afrique. L’ambition est de promouvoir une pédagogie de la paix à destination des opinions publiques et des décideurs afin d’alerter et de conscientiser la dangerosité du monde et de certaines crises émergentes. 🕊️ C’est un projet méritocratique, visant à former une nouvelle génération de leaders sur les grands enejeux de la gouvernance mondiale, en apportant à des étudiants distingués pour leur excellence académique, les outils indispensables d'une gouvernance juste et inclusive, afin de leur permettre de s’engager pour l’avenir de leur pays et de construire une paix durable. La parité s’est naturellement imposée, car un accord de paix avec des femmes autour de la table dure en moyenne 20 ans de plus. Face à la montée des périls qui menacent l’équilibre de nos sociétés et notre bien commun qu’est la Paix mondiale, Leaders pour la Paix apporte une réponse à la fois politique et pédagogique fondée sur une action multilatérale inclusive, un dialogue respectant chacun et une éducation pour tous. Alors que plus d’un demi million de personnes sont victimes chaque année des conflits armés et du terrorisme, et que plusieurs centaines de millions de jeunes n’ont pas accès à l’éducation, il est primordial de repenser l’organisation mondiale en remettant au cœur de celle-ci une véritable coopération multilatérale.🕊️ À la fois Think tank et structure d’initiatives opérationnelles, la fondation Leaders pour la Paix rassemble plus de 42 personnalités de premier plan (Prix Nobel, ministres des affaires étrangères…), ayant une grande expérience des crises et une pluralité des sensibilités. Autour de ces leaders reconnus et engagés, Leaders pour la Paix propose une réflexion au service de la Paix et de l’intérêt général, avec un but commun : la réduction des conflits par la prévention, l’éducation et l’alerte.
« Le monde pour vocation. »Didier le Bret est le Directeur de l’académie diplomatique et consulaire, créée en 2024 au sein du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères, plus familièrement appelé le Quai d’Orsay. Didier a eu une carrière riche de diplomate, de Moscou à Vilnius en passant par les Nations Unis et Dakar, et a été ambassadeur en Haïti. Nous abordons la notion de « vocation », ce gout des autres et cette curiosité, qui mènent des femmes et des hommes à s’engager dans la carrière diplomatique et une « vie de nomade ».La mission de l’académie diplomatique et consulaire est de former les agents du ministère, afin de les préparer les agents à s’insérer au mieux dans le nouvel environnement qui sera le leur.Par ailleurs une mission de rayonnement vise à connecter l’académie aux lieux de production du savoir et de l’intelligence (think-tanks, universités, chercheurs, pour mieux comprendre le monde, les géographies et l’histoire des pays avec lesquelles la France est en lien….).Il y cinq grandes familles de métiers dans la diplomatie : ProtégerNégocierDecrypter Informer Communiquer pour défendre les intérêts nationaux de la France partout dans le monde.Didier insiste aussi sur l’ambition d’ouvrir les métiers de la diplomatie plus largement en terme de mixité sociale et sur les avancées importantes qui ont été réalisées ces dernières années en faveur de la parité. Nous abordons aussi tous les métiers présents dans une ambassade : attaché culturel, attaché de défense, conseiller économique, coopérant, métiers consulaires... De nombreuses fonctions viennent renforcer l’équipe de l’ambassadrice ou de l’ambassadeur, qui se positionne un peu comme le chef d’orchestre de ces talents. Les qualités pour être un bon diplomate sont les mêmes que celle d’un chef d’entreprise : ténacité, adaptabilité, opiniâtreté…
AXA Climate est devenu le « Netflix » de la durabilité.Antoine Denoix est CEO d’AXA Climate . Axa Climate part du postulat que nos entreprises sont des êtres vivants, en connexion avec le reste du vivant : AXA Climate intervient sur la culture d’entreprise, sur les organisations et l’évolution des métiers, notamment via de la formation digitale accessible en ligne. L’objectif est d’accompagner les entreprises et les gouvernements à s’adapter aux risques climatiques et environnementaux, en formant grâce à des contenus inspirants et efficaces. Cinq millions de personnes ont désormais accès aux contenus d’AXA Climate. Nous abordons les grands enjeux de la transition climatique. Antoine le synthétise en trois chocs. Le premier choc est bien sûr lié au carbone, le second à la l’interdépendance des sujets (70% des actions des feuilles de route de la décarbonation nuisent à la biodiversité ! Le système complexe et interdépendant alors qu’on raisonne en silo). Le troisième choc est lié au volume : la plupart des entreprises sont dans des modèles de croissance volumique, donc avec des besoins en terme de matières premières qui les rendent non résilientes et les engagent sur le chemin inverse de la frugalité.Le point commun des entreprises dégénératives est lié à la posture du dirigeant, qui impacte ensuite toute la chaine de valeur. Les entreprises régénératrices sont plus tournées vers l’autonomie, avec des organisations moins pyramidales mais très finement pilotées de manière collaborative. Et le principal facteur clef de succès est la capacité d’apprendre à apprendre des collaborateurs.Conseil lecture : Le soin des choses, Politiques de la maintenance de Jérôme Denis, David Pontille Pour contacter Antoine : https://www.linkedin.com/in/antoinedenoix/
Le futur de la fonction RH repose sur le fait de mettre le capital humain au bilan de l’entreprise.Jeremy Lamri est entrepreneur et chercheur spécialisé dans le développement de l’employabilité et du potentiel humain. Il a cofondé plusieurs organisations dont Le Lab RH , Monkey tie, le Hub France IA, et plus récemment Tomorrow Theory, dont il est CEO. Tomorrow Theory est un studio d'innovation RH, utilisant les sciences et technologies au service de la valorisation du capital humain. Leur métier est d’accompagner les entreprises dans l’anticipation et l’intégration des grands enjeux du futur du travail et des RH, pour leur permettre de mieux attirer, développer et fidéliser leurs talents.Jeremy insiste sur la différence entre travail et emploi. Le travail, c’est l’activité rémunérée par laquelle on crée de la valeur socio-économique. L’emploi, c’est le cadre que l’on met sur ce travail (un CDI par exemple). La conversation porte sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le travail, qui va engendrer des changements majeurs. Tout le monde peut changer de métier pourvu qu’on l’accompagne et il n’y a pas de raison pour qu’une personne soit enfermée dans une seule forme d’activité.Le futur de la fonction RH repose sur plusieurs piliers, notamment celui de mettre le capital immatériel (et notamment humain) au bilan de l’entreprise. Ceci permet à la direction des ressources humaines de justifier de la valeur de ce qui est fait pour accompagner les talents. Ensuite, il faut transformer la fonction RH en un poseur de cadres. Conseil lecture : Travailler à l’ère des IA génératives, publié chez EMS Livre écrit en moins de 5 jours avec une IA à plus de 80%. JÉRÉMY LAMRI | GASPARD TERTRAIS | AURORA SILVERPour contacter Jeremy : https://www.linkedin.com/in/jeremylamri/
Muriel Lelong est avant tout aveyronnaise, et également chef d’entreprise, puisqu’elle dirige depuis 14 ans le groupe 2PS, entreprise qu’elle a repris en 2012 après y avoir effectué son premier stage en 1995 dans le cadre d'une formation en commerce international. Elle est également juge aux prudhommes, et a bâti un parcours très international dans le secteur de la métallurgie. 2PS, pour Projection Plasma Système, est une PME aveyronnaise (20 personnes) depuis 50 ans un spécialiste de la projection plasma. L’entreprise travaille exclusivement sur le marché médical (dispositif médicaux ISO 13485) et réalise des revêtements biocompatibles par projection plasma dédiés aux implants orthopédiques et chirurgicaux médicaux (hanche, genou, cheville, épaule, …).La métallurgie c’est 40 000 entreprises en France, 520 Milliards de CA et 1,6 millions d’emplois. Pourtant ce secteur est méconnu et peut-être même mal aimé. Les métiers de la métallurgie sont très divers et porteurs : on peut imaginer d’autres alliages pour construire mieux et de manière plus écoresponsable. Le tout plastique est amené à disparaitre, alors que le métal est réutilisable.
« Dans la communication des dirigeants, il y a toujours une prime à la cohérence. »Benjamin Grange est le fondateur et Senior Partner de Mascaret (nouveau nom de Dentsu Consulting). Il conseille depuis plus de 20 ans les dirigeants dans la communication sensible associée aux grands virages stratégiques, aux ruptures technologiques et aux opérations de haut de bilan et de levées de fonds. Mascaret renouvelle la proposition du conseil en communication à destination des dirigeants. Centrée sur les valeurs du dirigeant, les actes de celui-ci en traduisent l’expression profonde. Les dirigeants du futur sont conscients de leur image, ne mentent pas, et savent utiliser leur propre communication pour engendrer un impact.La communication d’affaires permet aussi de retourner la charge de la désidérabilité, particulièrement en période de levée de fonds. De plus l’image du dirigeant est un des actifs de l’entreprise : par exemple, le cours de bourse de Stellantis a décroché au moment de l’annonce de la démission de Carlos Tavares. A l’inverse, la nomination d’un dirigeant peut faire réagir positivement la cotation d’une entreprise.Les réseaux sociaux des dirigeants (en particulier LinkedIn) posent la question du journal intime/extime : le leader se construit à travers cette forme d’intimité qu’il est capable de rendre publique.
New space : quel futur pour le spatial ?Thomas Fouquet est ingénieur, chercheur, entrepreneur, et a été Chief NewSpace Officer au Centre National d'Études Spatiales plus couramment appelé le CNES. Il se lance aujourd’hui dans une aventure capitalistique pour soutenir les Deep Tech et les technologies à fort impact transformatif. Le mot Newspace est utilisé pour la première fois en 2006 par la Space Frontier Foundation pour désigner l'émergence de plusieurs startups se lançant dans l'industrie et le commerce de l'espace. La France a historiquement le leadership spatial en spatial en Europe, avec le hub européen à Toulouse, et le pas de tir à Kourou en Guyane.Aux Etats-Unis, à la croisée des dynamiques militaires, politiques et industrielles, les programmes spatiaux des entreprises privées SpaceX ou Blue Origin véhiculent un imaginaire inspiré des œuvres de science-fiction.Au sein de cet écosystème, le nouveau métier de Thomas consiste en l’accompagnement des start-ups innovantes dans ce domaine, notamment pour la recherche de financements privés via une démarche de capital-risque.Aujourd’hui, le spatial se démocratise et est de plus en plus clef. Par exemple, sur les 50 données suivies par les chercheurs du GIEC, 26 sont mesurées via des satellites.
France crée plus d’emplois industriels qu’elle n’en détruit : rendons ces emplois soutenables et durables.🍀 Frédéric Arnoux est Docteur en sciences de gestion de Mines ParisTech, et vous avez cofondé en 2014 la société STIM, spin-off du Centre de gestion scientifique de Mines ParisTech.STIM crée avec les leaders d'aujourd'hui les industries soutenables et désirables de demain. C’est un collectif d’ingénieurs, de designers, d’entrepreneurs, qui aident desgrandes entreprises (du type Michelin, Thales, BNPP…) à réinventer leur business en : - construisant avec les ComEx un industries soutenables et désirables pour l’organisation,- concevant des offres & produits radicalement nouveaux,- lançant des nouveaux business sur les marchés.🍀 La France crée plus d’emplois industriels qu’elle n’en détruit, y compris dans des secteurs historiquement en crise comme le textile. Ces nouveaux emplois nécessitent des qualifications plus élevées, et des compétences différentes du fait de nouvelles usines très automatisées (algorithmie, maintenance de systèmes automatisés…). C’est aussi un enjeu de souveraineté, la France n’ayant que 7% de son PIB lié à des emplois industriels, versus 15% en Allemagne par exemple.
Le bâtiment est l’un des quatre principaux émetteurs de CO2 en France et la rénovation énergétique est donc devenue un enjeu majeur. Il est nécessaire de créer des emplois dans la filière électrique pour atteindre les objectifs climatiques (étude PwC). Il y a aussi 30 000 offres d'électriciens à pourvoir actuellement sur le site de France Travail, donc il faut former de nouveaux entrants.. C’est pour cela que Paul Munos a co-fondé de l’Étincelle ; L’Étincelle, c’est l’école des techniciens de la transition énergétique. Leurs trois premiers parcours permettent à des personnes en reconversion de devenir :- Installateur de panneaux photovoltaïques (PV) - Installateur de bornes de recharge de voiture électrique (IRVE) - Électricien L'Étincelle développe des formations pratiques, professionnalisantes et intensives aux métiers de techniciens de la transition énergétique. Les parcours sont gratuits pour les apprenants, de 20 à 50 ans, qui sont plutôt des profils en reconversion ou éloignés de l’emploi. Conseils de Paul : Le site Job that make sens.Les documentaires de Samuel Durand
L’ingénieur du futur est encore plus au centre du tableau.Laurent Champaney est le Directeur Général des Arts et Métiers, la grande école de la technologie qui a formé plus de 100 000 ingénieurs depuis 1780. L’école fut créé au moment de la première révolution industrielle pour mécaniser l’industrie. Aujourd’hui, elle forme 6 000 étudiants chaque année, sur 14 sites en France, avec pour ambition de permettre aux jeunes de travailler pour l’industrie française. aurent défend l’enseignement supérieur, la recherche & l’Innovation, tout en soutenant l'Industrie en France et à l’international. L’ingénieur du futur est encore plus au centre du tableau, notamment pour réussir la transition climatique et énergétique. Ils sont des personnages clefs pour l’avenir de notre planète. Pourtant, la France, qui a besoin de 65 000 nouveaux ingénieur.e.s chaque année, n’en forme que 40 000 par an. Avec une démographie en baisse et un déficit de jeunes qui s’orientent moins vers les matières scientifiques au lycée, l’équation est complexe à résoudre. Par ailleurs, les femmes représentent structurellement un peu moins de 30% des ingénieur.e.s. Laurent est également le président de la Conférence des Grandes Ecoles, qui est un think-tank qui valorise l’expertise collective des Grandes écoles et de ses membres et leur rôle dans le paysage de l’enseignement supérieur et de la recherche. La CGE regroupe un peu moins de 300 membres dont près de 250 Grandes écoles (ingénieur, management, architecture, design, institut d’études politiques…).
Face à la complexité des enjeux de notre époque, comment les neurosciences peuvent-elles améliorer nos organisations ?Emmanuelle Joseph-Dailly dirige le Lab de recherche et prospective du cabinet Julhiet-Sterwen. Cette anthropologue se passionne pour les neurosciences. D’après Emmanuelle, la meilleure compréhension de nos fonctions cérébrales fait évoluer les pratiques managériales en entreprise. Nous évoquons notamment le métier de neuro-manager, et l’impact de neurosciences sur le leadership. Nous abordons aussi le thème de l’engagement dans l’entreprise et la notion d’impertinence raisonnée (ou d’impertinence élégante), qui bouscule le système sans le casser.Enfin, nous évoquons le sujet de la formation aux biais cognitifs, et le test d’associations IMPLICIT de l’Université d’Harvard.Emmanuelle est l'auteur de plusieurs livres : La stratégie de poulpe aux Editions Eyrolles Les talent cachés de votre cerveau au travail, co-écrit avec Bernard Anselem et publié chez Eyrolles : Développez l’engagement de vos collaborateurs, avec Didier Noyé et publié chez Eyrolles : Pour joindre Emmanuelle :https://www.linkedin.com/in/emmanuelle-joseph-dailly-30ab2929/
« J’ai toujours apprécié le prisme différent, l’oeil différent de quelqu’un d’autre, qui permet de voir les choses autrement. »Luc Julia est passionné de technologie, qui conçoit son premier robot à 9 ans, pour faire son lit ! Après des études en informatique et en mathématique, il part dans la Silicon Valley, puis dans des grands groupes comme Apple, Samsung, HP où il est en charge de l’innovation. Il est le co-créateur de SIRI, l’assistant vocal d’Apple. Et tout récemment cette année, il a rejoint le groupe Renault pour structurer sa feuille de route en matière d'innovation technologique.Auteur de « L’Intelligence artificielle n’existe pas » (publié aux Editions First), il explique po urquoi il n’y a pas une IA, mais des IA. Les Intelligences Artificielles sont des boites à outil, très spécialisées. Partisan d’une approche très décloisonnée de l’IA, il associe des psychologues ou des scénaristes de Hollywood à la création de SIRI par exemple, car il conçoit des produits ou des services « pour les vrais gens ». Les métiers liés au futur de l’IA sont donc selon lui des métiers de design, pour concevoir les nouvelles offres, les nouveaux objets connectés (dans les maisons, dans les usines…), utilisables pour le plus grand nombre. La plateforme qu’il a développé chez Samsung est d’ailleurs aujourd’hui utilisée par 1 milliard de personnes, alors que SIRI réussit aujourd’hui 500 000 d’utilisateurs.Il démontre surtout que chaque fois qu’on remplace un métier ou une tâche, il y a plus de nouveaux métiers ou de nouvelles tâches créées, et que ces nouveaux métiers sont plus satisfaisants que les précédents (sous réserve de se former et de s’adapter). Ses conseils :Le podcast Tech Café Et les ouvrages du Professeur Jean-Gabriel Ganascia , qui conjuguent philosophie et IA.
Le coaching expérientiel permet une réelle transformation, durant laquelle l’authenticité prime sur la perfection.Le marché du coaching professionnel en France pèse près de 750 millions d’euros pour 15 000 coachs en activité (que ce soit à temps plein ou temps partiel). C’est un marché en pleine croissance, mais aussi très hétérogène. Laure Soulage est à la fois serial-entrepreneuse, coach, équicoach, mountain-coach et auteure. Elle dirige deux structures : Equi Dev, qui réalise développement personnel et managérial avec le cheval, et Happy Few, qui est consacré au coaching de dirigeants et des équipes.Montagnarde aguerrie et cavalière émérite, sa mission est d’accompagner et faire grandir l’humain en s’inspirant de la nature et du vivant. Le podcast aborde notamment le coaching expérientiel, qui est une modalité atypique de coaching permettant de vivre une immersion au côté du cheval ou à la montagne. Son objectif est de rendre la personne performante en entreprise, dans le respect de sa propre écologie. L’idée est d’avoir une conscience de soi et de la place que l’on occupe, et de se servir du cheval ou de la montagne pour ressentir cette place dans son corps avant de la conscientiser dans son esprit.Co-autrice de deux livres, Le cheval coach et La puissance du Duo paru en 2021 aux Editions L’Harmattan, elle creuse notamment la notion du duo sous toutes ses formes, y compris inter-espèces. Conseils podcast : Parcours de coach, de David-Eugène MARIONLes baladeurs : podcast d’aventures et de mésaventures en pleine nature
YourArt rend l’art accessible à tous.Laurence Bonicalzi-Bridier est depuis 2022 la CEO de YourArt, une plateforme d'Art & Tech en ligne, très innovante, notamment par son utilisation poussée de l’intelligence artificielle. C’est un lieu d’exposition unique, où les artistes, amateurs ou professionnels, exposent leurs créations et où les art lovers peuvent découvrir des œuvres qui leur correspondent. YourArt s’appuie sur l’Intelligence Artificielle pour permettre aux art lovers de découvrir des oeuvres faites pour eux, et aux artistes qui peuvent se stimuler et acquérir une autre façon de regarder leur art grâce à l’IA.Le projet est parti de la conviction de Maurice Levy, son fondateur, qui avait en tête qu’un grand nombre d’artistes ne pouvaient pas s’exprimer ni rencontrer leur public. Plus qu’une marketplace, YourArt est à la fois :🎨 un réseau social,🎨 un média,🎨 une marketplace, pour vendre et acheter des oeuvres,🎨 des événements et des rencontres dans la vie réelle.Iris, l’IA experte de YourArt, comme les curateurs proposent des sélections d’oeuvre, pour aider au choix et désintimider le passage à l’achat d’une oeuvre d’art.Conseil podcast : Ma vie face au cancer : le journal de ClémentinePrésenté par Samuel Aslanoff et Clémentine Vergnaud The Talent Time Machine : Take the trip to work 2050. Par Marissa Geist
Alexandre Pachulski est le co-fondateur de Talentsoft, société éditrice de logicielle qui personnalise la gestion du capital humain en entreprise. Docteur en informatique, musicien, passionné de pop culture, conférencier et blogueur, il a publié deux ouvrages sur l’Intelligence Artificielle : Unique(s), et Génération IA. Il démontre que la finalité de l’IA doit être de redonner à l’humain ses lettres de noblesse, et de le décharger de taches répétitives et robotisables. Il aborde aussi le sujet de la souveraineté numérique, à l’origine du choix de CEGID, entreprise française, comme société pour racheter Talent Soft.Selon lui, le futur de la gestion de talents est d’alimenter en données la discussion entre le manager et les collaborateurs, pour la rendre intelligente. Il incite à choisir son métier en fonction de la culture de l’entreprise, pour s’épanouir le mieux possible. La curiosité et l’ouverture d’esprit sont des atouts clefs pour réussir dans chaque métier du futur.Associé à Lionel Sayag, fondateur et CEO de L'Autre Ecole, il a égalem ent co-créé un réseau d'écoles privées maternelles et élémentaires, qui vise à promouvoir une forme nouvelle d’éducation et de transmission.Pour contacter Alexandre : https://www.linkedin.com/in/alexandrepachulski/Ses livres : Unique(s) Generation IASon conseil lectureAnatomie du scénario, de John Truby
Le métier d’agent de convivialité recrée du lien profond.David Rivoire est entrepreneur en intérêt général et cofondateur en 2016 du Social Bar. Le Social Bar est un bar pas comme les autres...Tout y est fait pour que des gens qui ne se connaissent pas soient amenés à se parler ! Fort de cette expérience, il imagine un métier du futur, celui d’agent de convivialité.L’objectif est créer des lieux qui rassemblent pour re-créer du lien social, partant du constat qu’il y avait 500 000 cafés bar il y a un siècle, et qu’il en reste seulement 40 000 aujourd’hui. La relation se crée avec des inconnus via des activateurs de convivialité, comme jouer aux dés le prix du verre(un inconnu doit jeter le dé pour vous). Ensuite, il fonde l’agence de la convivialité, qui organise des événements professionnels et propose des animations conviviales et créatrices de liens. Fort de son expérience de + de 500 événements (team building, conférences, séminaires, cocktails de networking….) et son laboratoire de R&D en psychologie sociale, cette agence forme et emploie des agents de convivialité. Le métier d’agent de convivialité recrée du lien profond, l’amusement étant un prétexte pour rentrer en lien. Par extension, l’école de la convivialité permet de proposer à des personnes éloignées de l’emploi de postuler sur des métiers en tension, en y ajoutant du sens (« serveur sympa » ou « cuistot marrant »), qui rend l’expérience collaborateur bien meilleure.Son dernier projet en date c’est le Hameau, dans le Var, un domaine de 12 hectares, lieu d'expérimentation d'un nouveau modèle social et environnemental (avec un hôtel restaurant, un potager, une résidence d'artistes…) et une ambition forte : réparer le rapport au travail. Une quinzaine de familles ont acheté ce lieu sous forme de coopérative pour le sanctuariser, sans but spéculatif, et en font le laboratoire d'un nouveau modèle de vie, respectueux des personnes et de l’environnement. Ceci permet une mixité sociale, entre des familles qui payent et des familles invitées qui ne pourraient pas partir en vacances sans ce lieu (sorte de résidence secondaire à vocation sociale).Conseils lecture :Le travail qui relie, Joanna MacyLe pouvoir du Suricate, de Pablo Servigne et Nathan Obadia
Comment l’IA peut-elle anticiper et lutter contre la pénurie d’eau ?La pénurie d’eau est l’un des défis environnementaux les plus importants et les plus mal compris auxquels l’humanité sera confrontée dans les années à venir. Elle est déclenchée à la fois par le changement climatique et par la surconsommation. La pénurie d'eau touche actuellement près de 700 millions de personnes dans 43 pays. En 2025, 1,8 milliard d’humains vivront dans des pays ou régions touchés par une pénurie d'eau complète et les deux tiers de la population mondiale pourrait vivre dans des conditions de stress hydrique. D’ici 2030, un usage sur deux va être impacté par des pénuries d’eauSoline Kauffmann est entrepreneur dans le domaine de la Water Tech, et CEO de la start-up AGORA AI. Agōra AI construit une infrastructure numérique qui utilise l'IA afin d'obtenir des informations automatisées et prédictives sur l'approvisionnement et la demande en eau, pour d’évaluer la disponibilité de la ressource sur du temps moyen (6 à 12 mois). L’information est stratégique : en effet, 392 milliards de dollars de business sont à risque dans l’industrie, à cause de la pénurie d’eau.Les métiers actuels de l’eau sont des métiers scientifiques mal connus, comme l’hydrogéologue ou l’hydrobiologiste, qui sont des ingénieurs de cette ressource naturelle. Par ailleurs, on voit émerger un métier tech, comme celui de Water Lead, destiné à rendre une organisation résiliente à la pénurie en eau. C’est le cas chez Microsoft, Amazon ou encore Sanofi & l’Oréal. Le métier de Water Lead repose sur les soft skills, notamment sur le leadership et la capacité à faire travailler des gens ensemble.Conseil podcast : (don’t) Waste Water ! d’Antoine Walter
JobIRL, le « Linkedin des 13-25 ans », favorise l’insertion des jeunesChristelle Meslé-Genin a fondé Job In Real Life en 2013. Comptant plus de 130 000 membres actifs, JobIRL est le premier réseau social gratuit qui connecte les jeunes avec plus de 8 500 professionnels de tous secteurs d’activités, issus de 2500 entreprises ou organisations (Engie, EDF, la Marine Nationale, Auchan, Monoprix, Orange cybersécurité, Sopra-Steria, BNP Paribas, Sanofi…).C’est le premier réseau social d'orientation qui connecte les jeunes sans réseau et les pros. JobIRL, c'est aussi des programmes pour l'égalité des chances, et du mentorat pour 20 000 jeunes cette année dans les Quartiers Politique de la Ville et les zones rurales. JobIRL travaille en partenariat avec l’Education Nationale et 140 établissements partenaires, et des structures d’insertion, pour aller à la rencontre des jeunes partout sur le territoire. Christelle insiste d’ailleurs sur la différence entre les urbains et les ruraux : un lycéen de centre ville CSP+ se projette en licence dans 72% des cas, alors c’est le cas pour seulement 40% des jeunes de milieu CSP- vivant en zone rurale. Job In Real Life permet de rencontrer des pros « dans la « vraie vie », pour se donner plus d’ambition et être en contact avec la réalité du marché de l’emploi. JobIRL apporte une solution concrète et complémentaire aux organisations et outils d’orientation existants et permet aussi aux jeunes de développer leur propre réseau professionnel. Concrètement, JobIRL facilite les recherches de stage découverte de troisième et de seconde, et propose aussi des programmes mentorat à plus de 2000 jeunes, avec un accompagnement guidé 100% digital de 6 mois entre un mentor (professionnel expérimenté) et un mentoré (lycéen ou étudiant).
« Le métier des affaires publiques est celui d’un diplomate d’entreprise. »Nicolas Herbreteau est le directeur des affaires publiques du groupe Alibaba en France. Nicolas définit son métier dans les affaires publiques comme celui d’un « diplomate d’entreprise » qui fait l’interface entre deux mondes qui ne se connaissent pas forcément bien : celui du privé, le monde de l’entreprise, et celui du public, et plus particulièrement celui des décideurs publics.Ce type de métier peut s’exercer après une formation en sciences politique ou en juridique. La mission du groupe Alibaba est de faciliter les affaires partout. L'entreprise vise à construire la future infrastructure du commerce. Le modèle économique d’Alibaba est celui de la place de marché. Il repose sur le fait que le Groupe ne vend pas de produits et ne dispose d’aucun stock. Alibaba met à disposition des marchands ainsi que des marques, et notamment des PME, l’infrastructure technologique et les innovations qui rendent possible la vente de produits à travers le monde, ce qui lui permet de développer une relation de confiance avec les marchands vendant leurs produits sur ses plateformes.L’étude de la Universita Bocconi analyse la contribution économique des marketplaces Alibaba axées sur la vente en ligne de produits européens aux consommateurs chinois. Elle montre qu’en 2022, la France a exporté 12,7 milliards d’euros de produits vers la Chine. Ce sont essentiellement des cosmétiques, des parfums, de la mode et des accessoires.Conseil Lecture : Vallée du Silicium d’Alain Damasio
« Nous vivons une période charnière, puisqu’il faudra reformer 1 milliard de personnes à l’échelle mondiale d’ici 2030. »Pierre Dubuc, CEO et co-fondateur d’OpenClassrooms, témoigne au micro du podcast pour parler du futur de l’éducation.La mission d’OpenClassrooms est de rendre l’éducation accessible partout et pour tout le monde. L’entreprise propose des cours en ligne gratuits, et des parcours certifiants, payants (pouvant être financé par les employeurs ou Pôle Emploi) et débouchant sur des métiers en croissance. OpenClassrooms forme 2 millions de personnes chaque mois, et 1500 entreprises constituent le coeur de sa clientèle, pour accompagner la montée en compétences leurs salariés. Le mentorat est au coeur de la pédagogie d’OpenClassrooms. « Aujourd’hui, les cursus classiques forment plutôt aux métiers d’hier. Or les nouveaux métiers ont un cycle de vie entre 5 et 7 ans. Il faut déjà s’adapter et développer un circuit court de l’éducation et de la formation, sur les métiers d’aujourd’hui. Le mot important, c’est l’adaptabilité. Il faut se former tout au long de la vie. Nous vivons une période charnière, puisqu’il faudra reformer 1 milliard de personnes l’échelle mondiale d’ici 2030. Aujourd’hui, une personne qui arrive sur le marché du travail va connaitre une dizaine de métiers différents tout au long de sa carrière. »OpenClassrooms recrute : actuellement 100 postes sont ouverts, et 250 à 300 recrutement auront lieu en 2021.Les recommandations de Pierre :Le podcast le Joboscope, animé par la remarquable Nora Léon, à qui je dédicace cet épisode, en remerciements de ses conseils quand j’ai imaginé celui sur les métiers du futur. https://podcast.ausha.co/le-joboscopeEt la newsletter du Future Talent Council https://futuretalentcouncil.org/Pour contacter Pierre : [email protected]
Ancien directeur de l’Ecole de Guerre, l'amiral Loïc Finaz est aujourd'hui chef d'entreprise, et vice-président de la Fondation de la mer qu'il a créé il y a quelques années. Il est également écrivain de marine.Au delà du métier de marin, la refléxion de cet épisode est centrée autour des notions de commandement, de management et du leadership. Selon l'Amiral, les quatre points cardinaux du leader sont la mission, le sens, les circonstances, les hommes. Il insiste sur les valeurs d'autonomie et de solidarité, et sur l'exigence couplée à la bienveillance. Selon lui, manager, c'est organiser, créer de la valeur, fédérer des hommes et des femmes au service d’un projet commun, et entreprendre.Prônant la liberté du commandement, Loïc Finaz affirme que le chef est là pour changer la loi et les règles si elles ne vous permettent pas d’agir.Nous abordons aussi la mission de l'Ecole de Guerre, qui forme les officiers des armées françaises à assumer des responsabilités d'état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d'appartenance, et à tous les postes où s'élabore et s'exécute la politique de défense.Livres de Loïc Finaz :La liberté du commandement La houle s'en allait au levant
Zilo énergie propose une énergie moins chère et plus verte au plus grand nombre, en déployant des centrales solaires sur les toitures.💡Chloé Roubach et Florian Guinet sont, avec leur amie de l’Ecole Spéciale des Travaux Publics, Philippine Roy, les co-fondateurs de Zilo Energie.Afin de casser cette barrière et démocratiser le solaire, Zilo Énergie propose la première offre d'abonnement d'installations photovoltaïques en France et a pour ambition de déployer le plus grand parc de centrales solaires résidentielles sans artificialisation des sols. 💡 Aujourd’hui, son développement est handicapé par l’investissement nécessaire à l’installation des panneaux, entre 10.000 et 30.000 euros selon la surface des toits, les propriétaires ne rentrent dans leurs frais qu’au bout de dix ans. Cela rend les projets peu accessibles à une grande partie de la population. 💡Afin de casser cette barrière et démocratiser le solaire, Zilo Énergie propose la première offre d'abonnement d'installations photovoltaïques en France et a pour ambition de déployer le plus grand parc de centrales solaires résidentielles sans artificialisation des sols. 💡La société propose aux propriétaires une offre tout inclus et sans apport initial, à partir de 60 euros par mois qui comprend l’installation des panneaux photovoltaïques, la gestion de l'énergie et la maintenance des installations, qui leur permet de profiter d’une réduction de leur facture d’électricité dès la première année. Pour chaque logement, on étudie la facture d’électricité, le potentiel de production solaire selon sa situation, et le coût d’installation des panneaux selon la typologie du toit, son revêtement en tuiles ou ardoises », explique Chloé Roubach. 💡Les métiers qui se développent autour de la transition bas carbone sont :✅ les ingénieur.e.s qui conçoivent les nouveaux moyens de production,✅ les finances (banques, assets managers…),✅ les installateurs et les techniciens de maintenance,✅ les experts en stockage d’énergie et les spécialistes en gestion de l’énergie,✅ les métiers autour de l’équilibre des réseau électrique✅ les métiers autour de la gestion de l’énergie dans les bâtiments.Conseil Lecture :De l’excellence à la performance
L’apprentissage a pour vocation de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes.Florence Bourgeais est directrice du CFA (Centre de Formation d’apprentis) du groupe Igensia Education et du CIEFA PARIS. Pour mémoire, le groupe Igensia Education représente 200 programmes de Bac à Bac+6, soit 15 000 étudiants chaque année et 80 000 alumni.En France, on prévoit un peu plus de 975 000 entrées en alternance en 2024, soit X3 depuis la réforme de l’apprentissage en 2018. Et cela fonctionne pour accompagner les jeunes vers l’emploi : Florence mentionne des taux d’insertion entre 90 et 100% à 6 mois après les formations du groupe Igensia Education (spécialisées dans les métiers du tertiaire : commerce & marketing, communication, ressources humaines, management, banque/assurance…). Toutefois, la France Métropolitaine ne compte que 5% d’apprentis dans la tranche des 15-24 ans contre 7% pour les Pays-Bas, 8% pour l’Autriche et le Danemark, ou encore les 15% de jeunes alternants d’Allemagne. Pourtant les métiers liés à l’apprentissage sont surtout des métiers du geste qui sont plein d’avenir : de boulanger à plombier, de garagiste à coiffeur, ces professions non automatisables recrutent énormément et de manière pérenne.Le groupe Igensia Education est particulièrement inclusif, car ces formations en apprentissage donnent accès à l’enseignement supérieur sans que l’élève ait besoin de financer sa formation, puisque le cout est porté par l’entreprise. Ceci permet notamment à des publics issus des quartiers prioritaires de la ville (QPV) ou porteurs de handicap de s’insérer beaucoup plus facilement dans l’emploi.Merci à Camille Ruols et à Anne-Sophie Van Eslande qui ont facilité cet épisode.
La santé mentale est un levier de valeur pour l'entreprise.En France, 300 000 à 500 000 personnes seraient en situation de burn-out.Jérôme Crest est diplômé de l’Ecole Polytechnique et du MIT. Il a créé Holivia en Avril 2020 avec Imad Wakidi pour faire de la santé mentale un pilier de la performance des entreprises. La mission d’Holivia est de mettre la santé mentale au cœur de l’organisation.Dédramatiser le sujet jusqu'à ce que chacun se sente autorisé à l'aborder, donner les clés aux managers pour accompagner des situations de mal-être, et donner à tous les collaborateurs les outils pour prendre soin d'eux-même, qu'ils aillent bien ou qu'ils soient en souffrance. Holivia fonctionne sous forme d’abonnement, pris en charge par l’entreprise. Tous les collaborateurs ont alors accès à Holivia, un peu comme à une mutuelle.Pour Jérôme, la qualité première d’un entrepreneur, c’est de bien s’entourer. Il conseille de faire appel à des coachs et à tout l’écosystème, ainsi que le bootcamp du Wagon.Conseil podcast : Start to scale
« La seule façon de réussir sa mission de leader, c’est d’être aligné. »Boutaïna Araki a un parcours impressionnant dans les métiers de la finance d’abord, puis comme dirigeante dans l’industrie des médias. Elle a notamment été DG puis présidente de Clear Channel France, acteur clef des médias dans la ville et dans la rue, touchant 32 millions de consommateurs chaque semaine.Pour elle, un leader est d’abord avoir une vision, et fédérer un collectif autour de cette vision par le sens. Grâce à la raison d’être, le leader aligne le collectif vers un objectif commun.Le rôle du leader, c’est de faire comprendre : Où je veux les emmener ?Pourquoi je veux les emmener là ?Que vont-ils y trouver, pour le collectif et pour eux-mêmes ?Pour Boutaïna, la gouvernance idéal, c’est quand on a un objectif commun très clair, et où dans le même temps, chacun dans son rôle a un sentiment d’autonomie qui lui permet de donner le meilleur de lui-même ou d’elle-même. Cette alchimie est ce qu’il y a de plus complexe à créer. Le leader, c’est celui qui sait poser les bonnes questions et écouter les réponses qui viennent du terrain.Conseils lecture :The heart of business, Hubert Joly. The swanwise Rick Falkvinge | Organizing the Swarm way.
On peut entreprendre en agriculture : il y a 160 000 fermes à reprendre !Audrey Bourolleau a un parcours professionnel multiple notamment dans la filière viticole, avant de rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron sur les questions agricoles. Depuis 2019, elle est cheffe d’exploitation, et co-fondatrice avec Xavier Niel d’HECTAR, qui est une ferme pilote en vallée de Chevreuse.Hectar, c’est 300 hectares de terrain, 60 vaches, 80 start-ups accélérées, 10 000 personnes accompagnées depuis 3 ans, et surtout une approche durable et diversifiée de l’agriculture. Hectar produit du blé et des yaourts 0 carbone, et aussi des fleurs pour la cosmétique, de l’huile et du miel. La vocation d’Audrey est de recréer de l’emploi dans les territoires et d’attirer à nouveau des talents dans le secteur de l’agriculture. 70% des apprenants qui passent par HECTAR sont de nouveaux entrants dans le monde agricole, surtout des profils de 30 à 35 ans, des Bac + 3 à Bac +5 qui veulent créer de la valeur, se sentir utiles. La formation est fondée sur une journée par semaine en présentiel, et le reste est transmis par plus de 1000 coachs agricoles qui transmettent leur savoir-faire.C’est d’autant plus important car le secteur agricole fait face à un défi générationnel d’ampleur. 160 000 fermes sur 400 000 en France chercheront un repreneur dans les 3 ou 4 prochaines années. Par ailleurs, 30% des français sont en précarité alimentaire et ont des difficultés à manger sainementHECTAR permet aux futurs chefs d’entreprises agricoles de travailler selon des modèles économiquement viables, socialement justes et durables pour la planète. L’agriculteur augmenté ne va pas remplacer le savoir humain, mais permettre de dégager du temps sur des tâches à faible valeur ajoutée.Conseil lecture : Et si nous ? De François Taddei
Réinventer les fermes urbaines grâce à l’aquaculture, pour produire plus avec moins, de manière durable.🌿 Guillaume Pelet est le fondateur de Nutreets, startup qui développe un savoir-faire unique de production végétale et piscicole inspirée de l’aquaponie afin de préserver au mieux l’environnement, le goût et la qualité des aliments : c’est la combinaison de l’élevage de poissons et le maraichage qui permet de produire de manière plus saine et moins polluante.🐟 L’innovation Nutreets permet d’économiser les ressources par rapport à des méthodes de production agricoles et piscicoles conventionnelles : concrètement, l’ammoniac toxique rejeté par les poissons est transformé en Phosphore/Phosphate nécessaire à la bonne croissance des plantes. L’enjeu est d’économiser l’eau : produite un kilo de manière conventionnelle consomme 3691 litres d’eau, ce qui n’est pas soutenable à long terme.🌿 Ainsi, Nutreets permet d’économiser l’eau, le phosphore/phosphate et les terres arables. Par exemple, l’entreprise a construit avec Nexity une ferme urbaine sur une ancienne friche Thales, qui est aussi un mur antibruit qui protège le programme immobilier adjacent des nuisances de l’A86. Leur coeur de métier est la vente d’infrastructures agricoles. La société fournit des fermes urbaines à des acteurs de l'agriculture, mais aussi à des groupes qui souhaitent diversifier leurs activités. Pour parvenir à une rentabilité, la start-up mise en particulier sur des entreprises ou des foncières qui cherchent à végétaliser leurs espaces non exploités. ☘️ Nutreets recrute des techniciens polyvalents pour piloter et entretenir leurs sites, des agronomes, des chefs de chantiers, ou encore des profils marketing pour valoriser la marque….Conseil podcast : Method to scale
L’usage et l’expérience client sont au coeur du paiement mobile.Cyril Chiche est le co-fondateur et président de Lydia Solutions, leadeur français du paiement mobile chez les 18-30 ans avec 8 millions d'utilisateurs.Grace à Lydia, le mobile devient un outil de paiement, et l’entreprise a également lancé Sumeria, un compte de dépôt rémunéré.Les métiers de l’entreprise sont centrés autour du développement application sur mobile, et de l’expérience utilisateur. Il explique l’avantage compétitif dont dispose Lydia en partant directement sur des technologies post internet mobile, sans avoir à gérer d’historique. Les solutions sont pensées en fonction des usages des utilisateurs, et non de ce que le système informatique permet de faire : c’est la consumer tech. Pour un banquier, une application est parfaite quand on ne peut plus rien ajouter. Pour Lydia Solutions, une application est parfaite quand on ne peut plus rien retirer : l’enjeu est la maitrise puis l’abstraction de la complexité. Cyril explique notamment le concept de « My Mother’s Bank ». La boussole, c’est « si c’était pour ma mère, est-ce que je le ferai ? ». Et si c’est oui, est-ce que je le ferai comme cela (sachant que ma mère n’est pas une technophile) ? La beauté de la technologie, c’est de rendre des choses complexes plus simples et plus inclusives.Conseil Lecture : L’homme qui plantait des arbres, Jean Giono
Jacques Séguéla est l’auteur de plus de 20 livres, et surtout un passionné de publicité depuis 6 décennies. Venu à la publicité par le théâtre et les musées, il vit un déclic créatif très jeune qui lui fait comprendre que son métier n’est pas dans la pharmacie, mais vers les sciences de la créativité. Il part alors faire le tour du monde en 2CV, et sa vie change : il traverse 8 déserts avec une simple boussole.Notre conversation aborde le futur de la publicité, notamment via le métaverse. D’après Jacques, ce qui a énormément bougé, ce sont les médias. La publicité c’est « simplement d’avoir une d’idée ». L’idée ne vieillit pas, c’est le média qui vieillit. Autour de ce point immuable, notre conversation aborde les opportunités qu’offre le métaverse. En 2045, celui-ci représentera en terme d’investissements publicitaires le PIB du Japon aujourd’hui, ce qui va révolutionner l’économie de la publicité. Au delà de cette révolution financière, le métaverse induit également une révolution créative, en changeant les codes créatives qui se rapprochent de l’univers des jeux vidéos, des cartoons et de la bande dessinée.Son conseil : « il faut écouter son coeur et ne pas écouter sa tête dans le choix d’un métier. »Le prochain livre de Jacques, « 90 ans d’amour » , sortira le 1er novembre 2022. Il est publié chez Plon et préfacé par Jean-Louis Borloo. En attendant, je vous invite à relire son précédent ouvrage : Ne dites pas à mes filles que je suis devenu écolo, elles me croient publicitaire publié chez Coup De Coeur
Le Chief Data Officer est en charge d’extraire de la valeur depuis la donnée. Samir Amellal a rejoint Auchan Retail France comme Chef Data Officer en 2022, puis a été nommé Chief Information Officer.Dans la feuille de route du Chief Data Officer, on distingue donnée opérationnelle (issue des systèmes d’informations) et donnée analytique qui est re-exploitée par la direction data pour faire du reporting, de l’alerting, encore entraîner des algorithmes ou faire de la modélisation.La guerre des talents dans la data rend certains postes complexe à pourvoir, notamment ceux de data ingénieur. Le data ingénieur définit, développe, met en place et maintient les outils et infrastructures adéquates pour permettre l’analyse de la donnée par les équipes de Data Science. Il se saisit de la donnée brute qui a été versée dans un lac de données et la transforme en donnée exploitable pour opérer la data science. Conseil podcast : les carnets de l’IA
Simplon permet de trouver un job lorsqu’on a besoin de changer son destin.En 2013, Frédéric Bardeau crée Simplon.co , une entreprise sociale qui forme gratuitement aux compétences et aux métiers techniques du numérique les demandeurs d'emploi. Simplon accompagne les transitions et reconversions professionnelles au travers d'un réseau de 100 écoles dans 23 pays. Intégralement gratuite, l’idée est de former au numérique des personnes qui n’ont pas les moyens de s’offrir une formation payante. Il n’y a pas de profil type pour les personnes qui rentrent chez Simplon . Par exemple, Simplon compte parmi ses apprenants 43% de femmes (versus 15% dans la plupart des écoles informatiques) et 10% de réfugiés.65% des élèves retrouvent un emploi en sortie de Simplon , dans des domaines très variés comme le cloud, l’IA, la cybersécurité, la gestion de projet agile, l’administration système et bien sûr le développement informatique. La sélection ne se fait pas sur la motivation, et non sur les diplômes. D’ailleurs les métiers du numériques sont accessibles dés le niveau bac (bac+2 pour développeur et bac+3 pour l’IA). Il insiste sur le fait qu’il ne faut pas avoir de préjugés sur la capacité des gens à apprendre et à se reconvertir, citant notamment le cas d’hôtesses de caisse devenues développeuses Java.Et Simplon recrute des formateurs et des formatrices, des chargés d’insertion….Son conseil lecture : L'Intelligence artificielle n'existe pas de Luc Julia
Alexandre Pachulski est le co-fondateur de Talentsoft, société éditrice de logicielle qui personnalise la gestion du capital humain en entreprise. Docteur en informatique, musicien, passionné de pop culture, conférencier et blogueur, il a publié deux ouvrages sur l’Intelligence Artificielle : Unique(s), et Génération IA. Il démontre que la finalité de l’IA doit être de redonner à l’humain ses lettres de noblesse, et de le décharger de taches répétitives et robotisables. Il aborde aussi le sujet de la souveraineté numérique, à l’origine du choix de CEGID, entreprise française, comme société pour racheter Talent Soft.Selon lui, le futur de la gestion de talents est d’alimenter en données la discussion entre le manager et les collaborateurs, pour la rendre intelligente. Il incite à choisir son métier en fonction de la culture de l’entreprise, pour s’épanouir le mieux possible. La curiosité et l’ouverture d’esprit sont des atouts clefs pour réussir dans chaque métier du futur.Associé à Lionel Sayag, fondateur et CEO de L'Autre Ecole, il a égalem ent co-créé un réseau d'écoles privées maternelles et élémentaires, qui vise à promouvoir une forme nouvelle d’éducation et de transmission.Pour contacter Alexandre : https://www.linkedin.com/in/alexandrepachulski/Ses livres : Unique(s) Generation IA Son conseil lectureAnatomie du scénario, de John Truby
Comment trouver le métier qui nous rend réellement heureux ?Le but de la start-up Chance.co, fondée par Ludovic de Gromard, est de permettre à chacun, quel que soit son passé, d’identifier le travail aligné avec qui il est.Forte d’une communauté de 20 000 utilisateurs, Chance.co propose des parcours de coaching digital 100% en ligne, pour « choisir le travail qui vous rendra heureux ». Combinant 24 heures d’auto-coaching en ligne et 7 heures d’entretien personnalisé avec un professionnel, cette solution permet d’aboutir à un projet robuste, en phase avec vos aspirations profondes, vos contraintes personnelles et vos compétences. Chance.co combat deux barrières qui limitent l’épanouissement professionnel. D’une part, les barrières internes que nous devons affronter : ne pas savoir qui on veut devenir, ce que le monde à offrir et toutes les peurs et croyances qui peuvent nous limiter. D’autre part, les barrières externes, qui vont des biais inconscients (filtre du diplôme, du parcours linéaire pour accéder à un certain type d’emploi…) à la discrimination illégale. Car, si on veut améliorer la mobilité sociale, le meilleur levier est d’améliorer l’engagement au travail. Et le coaching du futur, c’est le coaching augmenté, activité qui se démocratise très rapidement...Conseil lecture : McKinsey Global Institute et ses travaux sur le futur of workhttps://www.mckinsey.com/mgi/our-research/labor-marketsPour contacter Ludovic : https://www.linkedin.com/in/ludovicd/
« Le numérique n’est pas une fin en soi, il est là pour appuyer des métiers opérationnels. »Le Général Didier Tisseyre a une carrière marquée par des postes opérationnels et techniques, de commandement et d’expert, dans les domaines des systèmes d’information et de communication, de la cyberdéfense et de la formation. Actuellement, il dirige la DIRISI (direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la défense) : c’est l’opérateur en communication, télécommunication et informatique des armées. Pour le Général Tisseyre, le numérique n’est pas une fin en soi, il est là pour appuyer des métiers opérationnels. A la DIRISI, l’humain est au cœur des réseaux. En effet, l’une de leurs priorités est la satisfaction de l’utilisateur. L’entité délivre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des services informatique et télécom au profit des agents du ministère, pour appuyer les opérations (dissuasion, sureté aérienne,…), permettre le fonctionnement quotidien et la transformation du ministère. Avec plus de 7000 Dirisiennes et Dirisiens (60% de militaires, 40 % de civils), les équipes collaborent sur l’ensemble du territoire français (métropole et outremer) et à l’étranger, afin d’être en appui de l’ensemble des métiers des armées.La DIRISI recrute 400 militaires et 400 civils en ce moment, dans des métiers très différents : des développeurs, des architectes systèmes, des profils en charge de la maintenance et du déploiement des systèmes, des data analystes, et des personnels en charge de la logistique.Nous abordons également en fin d’épisode les notions de savoir-être et de compagnonnage générationnel, extrêmement présentes dans les armées. Pour contacter la DIRISI : https://www.linkedin.com/company/dirisi/ 👉🏻 Vous souhaitez les rejoindre ?📌 RDV sur https://www.defense.gouv.fr/dirisi 📌 ou envoyez-nous votre CV : [email protected] Conseil lecture : Les usages de l’Intelligence artificielle d’Olivier Ezratti
AXA Climate est devenu le « Netflix » de la durabilité.Antoine Denoix est CEO d’AXA Climate . Axa Climate part du postulat que nos entreprises sont des êtres vivants, en connexion avec le reste du vivant : AXA Climate intervient sur la culture d’entreprise, sur les organisations et l’évolution des métiers, notamment via de la formation digitale accessible en ligne. L’objectif est d’accompagner les entreprises et les gouvernements à s’adapter aux risques climatiques et environnementaux, en formant grâce à des contenus inspirants et efficaces. Cinq millions de personnes ont désormais accès aux contenus d’AXA Climate. Nous abordons les grands enjeux de la transition climatique. Antoine le synthétise en trois chocs. Le premier choc est bien sûr lié au carbone, le second à la l’interdépendance des sujets (70% des actions des feuilles de route de la décarbonation nuisent à la biodiversité ! Le système complexe et interdépendant alors qu’on raisonne en silo). Le troisième choc est lié au volume : la plupart des entreprises sont dans des modèles de croissance volumique, donc avec des besoins en terme de matières premières qui les rendent non résilientes et les engagent sur le chemin inverse de la frugalité.Le point commun des entreprises dégénératives est lié à la posture du dirigeant, qui impacte ensuite toute la chaine de valeur. Les entreprises régénératrices sont plus tournées vers l’autonomie, avec des organisations moins pyramidales mais très finement pilotées de manière collaborative. Et le principal facteur clef de succès est la capacité d’apprendre à apprendre des collaborateurs.Conseil lecture : Le soin des choses, Politiques de la maintenance de Jérôme Denis, David Pontille Pour contacter Antoine : https://www.linkedin.com/in/antoinedenoix/
Le futur de la fonction RH repose sur le fait de mettre le capital humain au bilan de l’entreprise.Jeremy Lamri est entrepreneur et chercheur spécialisé dans le développement de l’employabilité et du potentiel humain. Il a cofondé plusieurs organisations dont Le Lab RH , Monkey tie, le Hub France IA, et plus récemment Tomorrow Theory, dont il est CEO. Tomorrow Theory est un studio d'innovation RH, utilisant les sciences et technologies au service de la valorisation du capital humain. Leur métier est d’accompagner les entreprises dans l’anticipation et l’intégration des grands enjeux du futur du travail et des RH, pour leur permettre de mieux attirer, développer et fidéliser leurs talents.Jeremy insiste sur la différence entre travail et emploi. Le travail, c’est l’activité rémunérée par laquelle on crée de la valeur socio-économique. L’emploi, c’est le cadre que l’on met sur ce travail (un CDI par exemple). La conversation porte sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le travail, qui va engendrer des changements majeurs. Tout le monde peut changer de métier pourvu qu’on l’accompagne et il n’y a pas de raison pour qu’une personne soit enfermée dans une seule forme d’activité.Le futur de la fonction RH repose sur plusieurs piliers, notamment celui de mettre le capital immatériel (et notamment humain) au bilan de l’entreprise. Ceci permet à la direction des ressources humaines de justifier de la valeur de ce qui est fait pour accompagner les talents. Ensuite, il faut transformer la fonction RH en un poseur de cadres. Conseil lecture : Travailler à l’ère des IA génératives, publié chez EMS Livre écrit en moins de 5 jours avec une IA à plus de 80%. JÉRÉMY LAMRI | GASPARD TERTRAIS | AURORA SILVERPour contacter Jeremy : https://www.linkedin.com/in/jeremylamri/
« Inviter le meilleur dans son domaine pour apprendre chaque jour grâce aux podcasts ! »Matthieu Stefani est un entrepreneur récidiviste, et l’hôte des podcasts Génération Do It Yourself et La Martingale , qui dépassent désormais un million d’écoutes par mois. Génération Do It Yourself, c’e st LE podcast qui décortique, au travers d’une conversation sans filtre, le succès des personnes qui on fait le grand saut, que ce soit des entrepreneurs, des sportifs ou encore des artistes. Dans La Martingale, Matthieu reço it des experts de la finance – chefs d’entreprise, investisseurs, consultants – qui partagent leur expérience et leurs conseils avisés en matière d’épargne, de patrimoine et de gestion des finances personnelles.Matthieu déclare avec humour qu’il est devenu entrepreneur car il fait partie des gens « ingérables ». Entreprendre lui a permis de choisir dans quelle direction il veut aller et de choisir où avoir de l’impact, même s’il bien sûr il est redevable envers ses actionnaires, ses clients etc.Nous abordons le sujet de la monétisation et du modèle économique des podcasts, par exemple via les labels. Ainsi, Orso Media, que Matthieu a confondé, promeut des podcasts et va ensuite chercher des sponsors en adéquation avec la ligne éditoriale de chaque contenu.Nous évoquons également la pratique de la promotion croisée entre podcasteurs (j’en profite pour saluer Gregory Pouy, hôte de Ping ! et de Vlan ! ), ainsi que la Masterclass pour entreprendre qu’il créée en ce moment avec l’EDHEC : 30 heures de cours via des podcasts.Cet épisode est dédié et dédicacé à la formidable Lucie Halpérin Stéfani qui m’a présenté Matthieu il y 10 ans ! Merci Lucie de m’avoir fait connaitre Matthieu aka « le mari de Lucie ».Conseil lecture : L'entreprise du bonheur, de Tony Hsieh Masterclass de Matthieu et Clémentine Galey : https://entreprendre-un-podcast.webflow.io/ Pour contacter Matthieu par mail : [email protected]
Victor Baduel est le co-fondateur des Voisins, une entreprise qui lutte contre la solitude des seniors à travers un lieu de vie intergénérationnel que l'on appelle une auberge de seconde jeunesse. Celle-ci associe sur un même site, de l'hôtellerie, une colocation entre seniors et des évènements.Les Voisins proposent à la fois de l’habitat partagé à l’année, des séjours à la semaine, et de l’hôtellerie à la nuitée. L’idée est de mutualiser l’accès aux services (ménage, restaurant, animations…) et de favoriser les liens entre les générations. La cible, ce sont les jeunes retraités autonomies, et la première auberge de seconde jeunesse a déjà ouvert à Saint-Brieuc. Ce co-living pour seniors permet d’adresser une période de la vie aujourd’hui peu couverte, lorsqu’on quitte son domicile qui devient non adapté et les offres pour personnes plus âgées et parfois dépendantes, type EPHAD.Le vivre-ensemble crée de nombreux métiers, avec de la polyvalence. Le réceptionniste d’hôtellerie crée ainsi des événements pour les seniors qui résident à l’année, et devient une sorte d’ « Office Manager » en charge de co-living.Authenticité, bienveillance et professionnalisme sont les valeurs des Voisins.Conseils lecture : Make sense et Welcome to the jungle.
« L’intelligence artificielle du futur sera partout, intégrée, non visible et accélérera tous les process. ».William Eldin est serial entrepreneur, et désormais le CEO de XXII , une plateforme logicielle permettant d'analyser en temps réel les flux vidéos des caméras déjà installées dans les villes et les sites privés.Départ de feu, bagage abandonné, intrusion, prise de sens interdit ou stationnement gênant… En utilisant la vision par ordinateur comme outil d'analyse et d'aide à la décision, la plateforme informe en temps réel les opérateurs pour une prise de décision rapide et optimale.Les équipes XXII ont développé des algorithmes de vision par ordinateur qui répondent au règlement général sur la protection des données (RGPD). La confidentialité des données et l’éthique de la solution sont au centre du développement de nos algorithmes, protégeant ainsi les données des citoyens, tout en apportant la possibilité aux villes et aux infrastructures d’avoir une idée de l’exploitation de leurs espaces.RGPD by design, cette IA respecte la vie privée : l’éthique est d’ailleurs au coeur du projet de XXII .Notre conversation aborde le métier d’éthicienne ou d’éthicien de l’IA, à la croisée du juridique et de la technologie, ainsi que la portée de l’IA Act en cours d’élaboration au niveau européen.XXII recrute en 2024 des C levels, pour développer le projet à l’international, notamment aux Etats-Unis.Son message : « il y a toujours des solutions, tant qu’on a de l’énergie et de la vision ».Le tube : Discobitch c’est beau la bourgeoisie. Pour contacter William : Tour Défense Plaza
La diversité au sens large est une source de création de richesses.Véronique Saubot est la CEO de Simplon, un organisme spécialisé dans la formation technologique qui proposent des formations intensives aux métiers du numérique en France et à l'étranger.Elle a également fondé EquaLeaders, une association qui vise à faciliter la progression des femmes à potentiel, compétentes et ambitieuses dans leur carrière professionnelle.En effet, l’augmentation de la mixité dans les instances dirigeantes s’accélère, sous l’impact de la législation (loi Copé-Zimmerman en 2011, et loi Rixain de 2021). Celle-ci impose des quotas dans les postes de direction des grandes entreprises à horizon 2030 : 40 % de femmes cadres dirigeantes, sous peine de pénalités… Convaincue que la diversité au sens large est une source de création de richesses, Véronique déploie dans le cadre d’EquaLeaders un mentoring de très haut niveau qui a deux particularités. D’une part, les femmes sont mentorées par des dirigeants d’entreprises, systématiquement issus d’une entreprise différente de celle de la personne accompagnée. L’idée est de faire de se rencontrer des personnes d’horizons très différents, via ce mentoring croisé.Par ailleurs, les mentors sont tous des dirigeants de très hauts niveaux (présidents, PDG, DG…), qui consacrent 4/5 rendez-vous par an à ce projet. Pour Véronique, un bon leader est quelqu’un qui une vision de là où il veut emmener ces équipes.Merci à Frédéric Bardeau de m’avoir fait rencontrer Véronique.Contenus recommandés par Véronique :Harvard Business ReviewEntre Guerres du Général François Lecointre, Gallimard
Brisons les plafonds de verre et dépassons nos croyances limitantes !Dalale Belhout est élue au conseil municipal de Trappes, en charge de l’emploi et de l’insertion des jeunes.Elle est également Directrice du Club FACE en Seine Saint-Denis. FACE, c’est l’acronyme de Fondation Agir Contre l’Exclusion, présidée aujourd’hui par Jean Casteix. FACE Seine-Saint-Denis est un club d’entreprises créé en 2004. Les membres sont des entreprises qui s’impliquent pour agir concrètement contre les exclusions et les discriminations. Son engagement en tant qu’élue rejoint son engagement professionnel, au service des jeunes, de l’insertion et de l’emploi.La Seine Saint-Denis, c’est le département de tous les superlatifs : celui où il y a le plus de jeunes (36% de la population a moins de 25 ans), avec le plus de précarité et 17% de taux de chômage chez les jeunes. C’est un département pilote qui permet de tester de nouveaux projets. Nous évoquons notamment le programme wi-filles dans les collèges et les lycées pour inciter les jeunes filles à s’orienter vers les métiers du numérique. De même, la discussion porte sur les modèles et sur les codes que l’on peut transmettre aux jeunes pour faciliter leur recherche d’emploi, tant sur la communication non verbale qui joue pour 70% dans la première impression que sur le look (big up à La Cravate Solidaire qui propose un vestiaire solidaire pour les entretiens d’embauche).
Journaliste, cela n’est pas une profession, c’est une mission !Cécilia Gabizon est journaliste. Démarrant en radio, avant de rejoindre la rédaction du Figaro, puis de devenir rédactrice en chef de Madame Figaro Digital, elle a fondé « La School Media Maker ». C’est une école de journalisme qui recrute à la motivation et fait émerger les talents de demain : 70% des élèves s’insèrent très rapidement dans le métier. Aujourd’hui, elle est la vice-présidente et la directrice éditoriale d’ETX majelan, un groupe média reconnu de 120 personnes qui a racheté en 2022 la plateforme de podcasts Majelan.Quand elle a démarré dans ce métier, 50% des journalistes n’avaient pas fait d’école de journalisme : ce qui menait au journalisme, c’est des parcours de vie, la curiosité, une attitude… Le journalisme du futur est d’abord un journalisme du présent : comment j’enquête ? Comment je comprends ce qui se passe ? Le coeur du métier de journalisme est bien de vérifier ses sources, faire émerger la légitimité de la source, angler et éditorialiser un sujet.De son côté, ETX Majelan est une plateforme de podcasts, qui propose et distribue des contenus audio.Conseil podcast : Vlan de Gregory Pouy.
On a tous une courbe d’apprentissage : faites vous confiance !C’est la rentrée scolaire ! C’est donc le bon moment pour mettre à l’honneur Solenne Bocquillon-Le Goaziou. Elle a fondé Soft Kids , qui est la première application mondiale permettant de cultiver les compétences socio-comportementales des enfants.... Pour se préparer à des métiers qui n’existent pas encore, le meilleur moyen est d’enseigner aux enfants les soft skills, dés leur plus jeune âge.Recrutée uniquement sur ses soft skills chez Shell en 2005 (chose peu courante à l’époque !), elle touche du doigt à ce moment précis le fait que quand on est adaptable, qu’on a une bonne capacité d’analyse et la volonté d’aboutir, on peut exercer à peu prés n’importe quel métier.Elle définit les soft skills de la manière suivante :Les compétences cognitives (confiance en soi, esprit critique, apprendre à apprendre, apprendre à désapprendre !)Les compétences émotionnelles (résilience, faculté à gérer son stress…)Les compétences relationnelles (savoir collaborer, résoudre un conflit…)L’OMS affirme qu’il faut développer les soft skills des enfants trois heures par semaine, soit deux heures à la maison et une heure à l’école. Soft kids développe donc deux applications, Soft Kids Family et Soft Kids for Schools, qui délivre des séances clefs en main pour les enseignants (du CP au CM2). Et en cette rentrée, une troisième application, Soft Kids for Teens est lancée de la 6ème à la 3ème pour accompagner 500 000 élèves dans 8 académies. 1,5 milliard d’élèves ont manqué l’école à cause de la pandémie, entraînant un accroissement de 52 % des troubles anxieux et des difficultés à gérer leurs émotions pour les enfants en âge scolaire. Les enfants qui développent leurs soft skills améliorent leurs résultats académiques, et gagnent de un à cinq mois d’école par an ! Et surtout la santé mentale et le bien-être s’améliorent.Conseil lecture : Comment les enfants réussissent de Paul Tough Pour contacter Solenne : https://www.linkedin.com/in/solenne-bocquillon-le-goaziou/
L’Intelligence Artificielle transforme le travail et augmente les performances des collaborateurs.Samuel Durand est un explorateur du futur du travail. Avec quatre documentaires à son actif, deux bandes dessinées, une exposition photo et un tour du monde, il se passionne pour ce sujet depuis 5 ans. Il réalise une Learning Expedition durant ses études, dans 13 villes tout autour du monde, avec plus de 100 rencontres.Chaque documentaire, c’est un an de travail. Le plus récent « AI at Work » explore l’impact de l’Intelligence Artificielle sur le travail.Samuel monétise son travail au travers de projections-débats en entreprise, qui permettent d’initier des conversations à partir de ses documentaires, et d’événements (exposition photo, soirées pour les DRHs…).L’opus précédent, Time to work, documente notre rapport au temps de travail. Structurellement, on va sur une baisse du temps de travail.Pour contacter Samuel : https://www.linkedin.com/in/samuel-durand/Newsletter « Billet du futur » : https://billetdufutur.substack.com/Recommandation : newsletter des Frères Meyer https://substack.com/@lemeilleurdailleurs
Jacques Séguéla est l’auteur de plus de 20 livres, et surtout un passionné de publicité depuis 6 décennies. Venu à la publicité par le théâtre et les musées, il vit un déclic créatif très jeune qui lui fait comprendre que son métier n’est pas dans la pharmacie, mais vers les sciences de la créativité. Il part alors faire le tour du monde en 2CV, et sa vie change : il traverse 8 déserts avec une simple boussole. Notre conversation aborde le futur de la publicité, notamment via le métaverse. D’après Jacques, ce qui a énormément bougé, ce sont les médias. La publicité c’est « simplement d’avoir une d’idée ». L’idée ne vieillit pas, c’est le média qui vieillit. Autour de ce point immuable, notre conversation aborde les opportunités qu’offre le métaverse. En 2045, celui-ci représentera en terme d’investissements publicitaires le PIB du Japon aujourd’hui, ce qui va révolutionner l’économie de la publicité. Au delà de cette révolution financière, le métaverse induit également une révolution créative, en changeant les codes créatives qui se rapprochent de l’univers des jeux vidéos, des cartoons et de la bande dessinée. Son conseil : « il faut écouter son coeur et ne pas écouter sa tête dans le choix d’un métier. »
« Il faut faire évoluer l’industrie pour la mettre plus en adéquation avec nos ambitions de société. » Anaïs Voy-Gillis est docteure en géographie de l’Institut Français de Géopolitique, chercheuse, enseignante et également Directrice Associée au sein du cabinet June Partners. Son expertise porte sur le défi de la ré-industrialisation en France. L’industrie manufacturière pèse en France 9% du PIB, ce qui est peu comparé à l’Allemagne (20%) ou l’Italie (16%). Pourtant la France a à son actif de grandes réussites industrielles, avec le TGV, le Concorde ou encore la filière spatiale. Deux millions d’emplois industriels ont été détruits en 40 ans. Mais depuis 2018, La France recrée des emplois industriels… Il existe différentes manières de ré-industrialiser. D’une part, se doter d’un outil de production propre avec des nouvelles activités, telles que l’hydrogène et les batteries pour les véhicules électriques. D’autre part, relocaliser en rapatriant en France une production anciennement faite à l’étranger, dans une logique de souveraineté. Et enfin, maintenir ou étendre de sites existants en sécurisant les emplois industriels. Dans toutes les industries, il y a désormais des postes disponibles, avec des qualifications différentes. Les chaudronniers, les forgerons qualifiés, les soudeurs, les tuyauteurs, les mécaniciens, les ingénieurs R&D ou encore les métiers de la maintenance sont des emplois en grande tension. L’objectif est d’accompagner les gens en poste au fur et à mesure de l’évolution de leur métier du fait de l’automatisation, et également s’appuyer sur les compétences et les savoir-faire disponibles pour les réadaptés aux métiers de l’industrie. Conseil podcast : Vlan! Sismique
A quoi ressemblera le vin du futur ?🍷 Laurent David est vigneron depuis 2019. Co-propriétaire avec 31 autres parties prenantes de Château Edmus, une appellation Saint-Emilion Grand Cru, il invente chaque jour le futur du vin. Son parcours, c’est celui d’une reconversion, puisqu’avant de devenir vigneron, il a travaillé 20 ans dans l’univers de la tech, notamment chez Apple et Nokia. Son approche innovante de l’univers du vin lui permet de mettre la technologie au service de la tradition d’un grand cru bordelais. EDMUS est un projet néo-vigneron collaboratif qui propose des vins de Bordeaux pour les esprits libres et audacieux. Château EDMUS est une petite pépite de seulement 6 000 bouteilles par ans. Déjà converti au bio, il entame sa conversion en biodynamie sur ses 1,6 hectares de Merlot et de Cabernet Franc. Laurent promeut l’innovation dans le vin, dans la vigne, dans le chai jusqu’à la dégustation dans le verre. La WineTech mise sur l’innovation et la digitalisation. Les solutions technologiques développées par les start-ups proposent de nouvelles solutions de découverte, de choix, de conservation, de consommation ou d’achat de vin et offrent ainsi de véritables opportunités de croissance pour le secteur. Quand on est vigneron, on a trois métiers. Ils sont respectivement :🍷Dans la vigne, pour le viticulteur🍷Dans le chai, pour l’oenologue🍷Dans le commerce et la gestion d’entreprise, pour celle ou celui qui dirige le domaine.Pour contacter Laurent : https://www.linkedin.com/in/laurentddavid/
L’ambition de My job Glasses est de permettre a chacun de trouver sa voie, sans que ce soit lié à son environnement propre. Emilie Korchia a travaillé 10 ans dans le groupe Disney, avant de cofonder en 2015 la start-up My job glasses . My Job Glasses a pour object if de révolutionner la relation entre les étudiants et les professionnels, en permettant à chaque étudiant d'avoir enfin accès à de vraies rencontres avec des professionnels. My Job Glasses, 1er outil de mentorat en Europe, remet l’Humain au cœur de l’Orientation des jeunes de 15 à 30 ans en les connectant avec un réseau de 60 000 professionnels dans plus de 3 000 entreprises, pour accompagner gratuitement 240 000 jeunes. L’idée c’est d’inspirer, d’ouvrir le réseau et de donner les memes chances à tout le monde. « On n’est pas obligé de faire le même métier que ces parents. » L’objectif c’est de donner les mêmes chances à tout le monde. L’orientation doit être inscrite dans les cursus le plus tôt possible. My job glasses vocations permets aussi à n’importe quel prof d’orienter et d’organiser sa classe. Le professeur peut ainsi accompagner les jeunes les plus en demande. Il y a désormais 54 heures d’orientation au lycée et my job glasses devient une ressource pour tous les profs. C’est gratuit ! Il y a 35 collaborateurs chez my Job glasses aujourd’hui. En forte accélération, l’entreprise recrute des développeurs, des commerciaux, des CSM et des personnes en marketing. Le digital au service de l’humain permet de connecter des gens dans 130 pays. Le jeune va choisir le professionnel qui l’inspire le plus. Tout commence par l’égalité des chances et l’information accessible à tous; Toutefois les « coaches d’orientation » interviennent de plus en plus dans parcoursup. Certains jeunes sont accompagnés. Il faut construire et oser. Le 31 janvier 2023, la limite d’âge de 30 ans tombe et my job glasses sera trans-générationnel. Pour contacter Emilie : https://www.linkedin.com/in/emilie-korchia/ ou [email protected]
« Il n’y aura pas de performance durable sans excellence humaine. » Emmanuelle Duez est chef d’entreprise et fondatrice The Boson Project. Son travail consiste à forger la résilience des entreprises, et la mission des « Bosons » consiste à créer les conditions permettant l’expression pleine et entière du potentiel humain, individuel et collectif. C’est tout un écosystème citoyen, avec une entreprise, un tiers-lieu citoyen (Belleville), un média citoyen qui s’adressent aux chefs d’entreprise, aux collaborateurs, aux pouvoirs publics. Plus militante que consultante, elle construit le monde du travail de demain. Habitée par l’intérêt général, elle démontre que l’entreprise peut changer le monde, via une nécessaire révolution managériale. Il ne s’agit pas d’éclairer l’avenir mais de le choisir. Elle cite le poète Pierre Reverdy : « L’éthique, c’est l’esthétique du dedans ». L’alignement repose sur deux piliers : le courage et le renoncement. Pédagogue de la complexité, elle ébranle les certitudes ou l’ignorance qui font le lit du populisme, notamment avec Tchache . Ses conseils : https://www.franceculture.fr/personne/guillaume-erner AInsi que les ouvrages de Michel Serre Pour contacter Emmanuelle : https://www.linkedin.com/in/duezemmanuelle/
Les mathématiques sont un bien commun pour émanciper les citoyens et réduire les inégalités.Mélanie Guénais est mathématicienne, vice-présidente de la Société Mathématique de France et coordinatrice du collectif « Maths & Sciences ». Ce Collectif rassemble plus de 30 associations de la communauté scientifique des mondes éducatifs, académiques et de l'entreprise. Il s'est formé à la suite des alertes de la communauté mathématique sur la baisse de la formation en mathématique au lycée suite à la réforme du lycée de 2019. Il défend une meilleure formation scientifique pour tous et agit pour favoriser la diversité des publics dans les parcours scientifiques et pour améliorer la féminisation dans les formations et carrières scientifiques. Le collectif Maths et Sciences, sur la base d’open data, tire un constat inquiétant.En 2022, en France, près de la moitié des élèves ne font plus de mathématiques en classe de terminale générale, contre seulement un sur huit avant 2019. Le dernier classement international TIMSS sur l'enseignement des mathématiques place la France au 41° rang mondial,dernière en Europe, pour les CM1, et en dessous de la moyenne de l’OCDE et au 22e rang dans le monde pour la classe de quatrièmeLes mathématiques sont, indéniablement, un marqueur et un enjeu de l’égalité entre les femmes et les hommes. En France en 2022, près de la moitié des filles (contre moins d’un quart des garçons) renonce à l’enseignement de « spécialité » mathématiques en classe de première générale. Dans l’enseignement supérieur, seuls 22% des enseignants-chercheurs titulaires de la filière universitaire sont des femmes (contre 40% dans l’ensemble des disciplines)Les mathématiques sont aussi un enjeu de justice sociale : près des deux-tiers des élèves d’origine très favorisée font des mathématiques en terminale, contre moins de la moitié pour les élèves d’origine défavorisée.Or, les mathématiques sont un bien commun pour émanciper les citoyens. Elles permettent notamment de distinguer le vrai du faux, par exemple en terme de Fake News.Tribune du Monde – Filles, maths, sciences : impasses impairs et manquesPar Mélanie Guenais / 10 septembre 2023Dans la tribune du journal Le Monde daté du 11 septembre 2023, le Collectif Maths&Sciences et ses partenaires du monde de l’entreprise rappellent les impacts durables et dramatiques provoqués par la trop faible place des mathématiques et des sciences dans l’organisation du lycée général actuel .Pour contacter Mélanie : https://www.linkedin.com/in/melanie-guenais-b519a9268/Conseil Lecture : Matheuses de Clémence Perronnet, Claire Marc et Olga Paris-Romaskevich.
L’IA générative rend les métiers de la data plus accessibles.Isabelle Hilali est la fondatrice de Datacraft qui favorise un échange de bonnes pratiques entre experts de la donnée. Ce modèle de Club, inspiré du compagnonnage, permet aux data scientists de se former entre pairs et aux entreprises d'accélérer leurs projets IA / data.Datacraft, c’est à la fois un lieu dans le Marais (et un second lieu à venir, nommé House of Craft…), des rencontres, et des événements, permettant débats et échanges entre différents métiers (notamment RH) autour des sujets data.Les membres sont à la fois des entreprises (grands groupes et start-ups) qui payent une adhésion permettant à l’ensemble de leurs collaborateurs de participer aux travaux du club, et d’autre part 600 chercheurs et free-lances qui sont en résidence. Notre discussion porte également sur l’IA générative, qui rend les choses plus accessibles du fait de la simplicité de l’interface, parfois plus facile à appréhender qu’un dialogue complexe avec un expert. La gouvernance et l’explicabilité sont aussi des points clefs, aujourd’hui au coeur de la réglementation européenne, l’IA Act, voté en 2024 et dont l’application entrera en vigueur en 2026. Au niveau européen, Isabelle insiste sur l’importance de la souveraineté tant dans l’hébergement des données que dans l’entrainement des modèles, de manière non biaisée.Pour contacter Isabelle : https://www.linkedin.com/in/isabelle-hilali-82b5111/
Erasmus+ : un programme-clef pour accélérer l'éducation, la formation, la jeunesse et le sport dans l’Union EuropéenneNelly Fesseau est la Directrice de l'Agence Erasmus+ France / Éducation Formation. Erasmus+ est un programme européen, qui soutient financièrement des actions, projets et partenariats dans les domaines de l’enseignement, de la formation, de la jeunesse et du sport. Le programme vise à donner aux étudiants, aux stagiaires, aux citoyens avec ou sans diplôme, la possibilité de se former dans l’Union Européenne pour renforcer leurs connaissances, leurs compétences, leur ouverture d’esprit… Pour la France, l’Agence Erasmus+ finance près de 140 000 mobilités par an, dont la moitié concerne des étudiants, l’autre moitié englobant des publics scolaires, des jeunes en apprentissage, et des personnes en formation continue. Erasmus+ couvre aussi des activités de coopération institutionnelle, de mobilité des jeunes et du personnel et ce, au niveau mondial. Nelly Fesseau explique que sa vocation pour s’investir dans le rayonnement d’Erasmus+ est née au moment où elle a testé le programme pour Science Po Bordeaux, en rejoignant Kingston University.Le programme Eramus a été créé en 1987, et a bénéficié à prés de 14 millions de personnes depuis. Les concepteurs du programme ont ainsi permis de rendre la construction de l’Europe très concrète. Aujourd’hui, Erasmus+ contribue à l’essor des métiers du futur, tels que ceux de la transition écologique, de la tech, des RH... ou qui participent à renforcer la souveraineté de l’Europe (santé, agriculture, défense).Conseils Podcast : Entendez-vous l’éco sur France CultureAvec philosophie sur France CultureConseil lecture : Un soir d’été de Philippe BessonPour contacter Nelly : https://www.linkedin.com/in/nelly-fesseau/
La personne qui est à côté de vous peut changer votre vie !Fabienne Arata dirige depuis 2017 LinkedIn en France. Premier réseau professionnel mondial avec un milliard d’utilisateurs, la France est un territoire clef avec 90% de la population active présente sur la plateforme, soit 29 millions de membres. Le métier de LinkedIn est de connecter chaque jour les professionnels entre eux et avec les entreprises. On vient sur LinkedIn pour chercher un emploi, cultiver son réseau professionnel et se former en accédant à des informations professionnelles et économiques.Chaque minute, 6 recrutements ont lieu sur LinkedIn. La tendance de fond est d’aller vers des recrutements fondés sur les compétences et les valeurs des candidats, plutôt que seulement sur les diplômes ou le parcours professionnel. La taxonomie de compétences sur LinkedIn recouvre 41 000 compétences normées et référencées. Depuis deux ans, plus de 40% des recruteurs recrutent principalement sur les compétences, ce qui ouvre considérablement les viviers de talents. Cela permet notamment de diversifier les short-lists et facilite les transferts d’un secteur à l’autre.Par ailleurs, les entreprises utilisent LinkedIn tant pour attirer de nouveaux talents en externe que pour communiquer à l’interne sur des mobilités possibles, notamment au sein de grands groupes avec de multiples filiales. Conseils lecture : Les avancées menées par LinkedIn en terme d’impact sociétal et sur le futur du travailLes invisibles de la république, Salomé Berlioux et Erkki Maillard, publié chez Robert LaffontInégalités des chances, ce qui compte le plus : rapport de France Stratégie, Avril 2023Pour contacter Fabienne : https://www.linkedin.com/in/fabiennearata/
Le e commerce à impact positif se développe grâce à la seconde main et aux approches partenariales.Fabien Versavau est PDG de Rakuten France et Executive Officer Rakuten Group. Rakuten est un conglomérat japonais de prés de 80 entreprises, présent dans 40 pays dans le groupe et déployant un modèle d’écosystème.Depuis 8 ans, Fabien y mène un plan de réinvention pour permettre à Rakuten de renouer avec la croissance en transformant des actifs e-commerce vers un modèle de places de marché et des programmes de cashback de premier plan. Ainsi le programme de fidélité Club R réunit 12 millions de membres en France, bénéficiant chacun en moyenne de 900 euros de pouvoir d’achat annuel supplémentaire. Ceci en fait le leader de la fidélisation en e-commerce. Enfin, une plateforme permet aux marchands d’optimiser leur chaine logistique, et de se digitaliser. Rakuten privilégie la démarche de partenariat avec les e-commerçants. Enfin, la seconde main représente 50% des produits commercialisés sur la plateforme, contribuant ainsi à renforcer l’impact durable et circulaire du e-commerce.D’après Fabien, les métiers du e-commerce se sont beaucoup transformés ces dernières années du fait de rapides évolutions technologiques et de la dimension multi-culturelle « by design » de cette industrie.En 2024, la dissémination de l’Intelligence Artificielle sera très forte dans l’ensemble des fonctions, avec de nouveaux métiers qui apparaissent (Ingénieur(e) IA, Prompt Ingénieur(e), Architecte IA….), ainsi que l’accélération de l’intégration de l’IA dans les métiers existants… Pour réussir dans cet univers en constante mutation, Fabien conseille de participer à la conversation mondiale et de comprendre la technologie (apprendre en codant).Conseil lecture : Uzbek & Rica, le média qui explore le futur Pour contacter Fabien : https://www.linkedin.com/in/fabienversavau/
Décomplexons le moment du premier emploi : mobilisons les employeurs pour la jeunesse.Jasmine Manet est la cofondatrice et directrice générale de Youth Forever, la première ONG à travailler sur le triptyque transition/jeunesse/entreprise.Youth Forever a vocation à fédérer et faire monter en puissance les engagements des organisations à l’égard de la jeunesse. Concrètement, cette association mobilise les entreprises pour la jeunesse, et est un observatoire qui étudie le rapport des jeunesses au travail.La position de Jasmine est qu’il faut réparer les conséquences des crises à répétition pour ne pas sacrifier toute une génération. A long terme, nous devons préparer et mettre en capacité la relève à transformer radicalement nos organisations pour la transition et permettre la montée en puissance de chacun. Pour contacter Jasmine : https://www.linkedin.com/in/jasmine-manet/Pour écouter son podcast VOCATION : https://deezer.page.link/d2jRTccmkT6wDJmf9Conseil : les documentaires de Samuel Durand. Future of work
Ancien directeur de l’Ecole de Guerre, l'amiral Loïc Finaz est aujourd'hui chef d'entreprise, et vice-président de la Fondation de la mer qu'il a créé il y a quelques années. Il est également écrivain de marine.Au delà du métier de marin, la réflexion de cet épisode est centrée autour des notions de commandement, de management et du leadership. Selon l'Amiral, les quatre points cardinaux du leader sont la mission, le sens, les circonstances, les hommes. Il insiste sur les valeurs d'autonomie et de solidarité, et sur l'exigence couplée à la bienveillance. Selon lui, manager, c'est organiser, créer de la valeur, fédérer des hommes et des femmes au service d’un projet commun, et entreprendre.Prônant la liberté du commandement, Loïc Finaz affirme que le chef est là pour changer la loi et les règles si elles ne vous permettent pas d’agir.Nous abordons aussi la mission de l'Ecole de Guerre, qui forme les officiers des armées françaises à assumer des responsabilités d'état-major, de commandement et de direction au sein de leur armée d'appartenance, et à tous les postes où s'élabore et s'exécute la politique de défense.Livres de Loïc Finaz :La liberté du commandement La houle s'en allait au levant Livres recommandés par l'Amiral :L'usage du monde, de Nicolas Bouvier Les enfants Jéromine, de Ernst Wiechert
« L’agriculture mérite d’être expliquée. »C’est un sujet d’actualité, mais aussi une transition profonde qu’il nous faut tous prendre en compte, dans le contexte actuel.Thierry Bailliet se définit comme Agri YouTuber, agriculteur d’aujourd’hui et agri-communicant. Il est gérant d’une exploitation agricole depuis 27 ans dans les Hauts de France et l’auteur d’un livre intitulé Dans les bottes de ceux qui nous nourrissent . Issu d’une famille d’agricultrices et d’agriculteurs depuis 13 générations, il a choisi de reprendre l’exploitation familiale, de la diversifier, et de communiquer autour son métier et de ses pratiques. Sa chaine YouTube compte désormais 101K abonnés, où il explique son quotidien, ses coups de gueule, les moissons… L’agriculture est un métier technologique, complexe et connecté : « les agriculteurs utilisent plus de drones et de satellites que l’armée… ».Vous pouvez retrouvez Thierry Agriculteur d'Aujourd'hui sur YouTube. @agriculteurdaujourdhuiSon conseil Podcast : Le RDV Agri qu’il anime : Pour contacter Thierry : formulaire de contact de son site webhttps://www.linkedin.com/in/thierrybailliet/
Un jeune sur cinq en France déclare ne pas avoir choisi son orientation. C’est pour remédier à cela qu’Anne-Louise Cambier a fondé l’association ALBA, qui accompagne les jeunes filles de 15 à 25 ans des territoires isolés (banlieues, quartiers prioritaires de la ville…) pour les aider à choisir leur orientation scolaire et professionnelle. La mission d'ALBA, c'est de favoriser l'indépendance économique de toutes les femmes.Cela passe par la volonté de mettre en lumière le potentiel de chaque participante, l'outiller pour le développer ; puis l'accompagner vers la concrétisation d'un projet professionnel qui l'anime.Concrètement, Alba fonctionne avec des promotions de quinze jeunes femmes, sélectionnées après un appel à candidatures, et qui bénéficient alors de cinq jours d’ateliers collectifs puis de douze rendez-vous individuels pour choisir et bâtir leur avenir.En quatre ans, Alba a accompagné 200 femmes.Pour contacter Anne-Louise : https://www.instagram.com/naloudesbois/
Retissons de la fraternité et du lien social pour lutter contre l’exclusion !Lucie de Clerck est co-fondatrice et administratrice d’Entourage, le réseau civique et social qui accompagne les particuliers qui aimeraient aider les gens qui vivent dans la rue mais ne savent pas toujours comment s'y prendre. Le futur de la lutte contre l’exclusion est en effet un domaine clef au sein de l’écosystème de l’entrepreneuriat social et solidaire. Entourage est donc une Social Tech. La vision qui sous-tend le projet d’Entourage, c’est que pour sortir de la rue, il faut d’abord remettre du lien social. L'application Entourage permet d’une part de s’informer pour mieux connaître les associations et structures d’accueil qui existent dans votre quartier. Et aussi de se former et de se familiariser avec le monde de la grande précarité et obtenir des conseils pour aller à la rencontre des personnes SDF. Enfin, l’application Entourage permet d’agir concrètement, et de créer ou rejoindre une initiative solidaire locale avec des voisins bienveillants du réseau. L’association s’ancre dans le développement de la technologie positive, au service de l’humain, pour remettre du lien et changer le regard sur les personnes en grande précarité matérielle. L’accompagnement comprend notamment une aide à la recherche d’emploi, avec des coachs, des activités de convivialité pour sortir de l’isolement, et un partage de réseau professionnel (via des rencontres, et des partages de CV sur la plateforme LinkedOut).Conseil Lecture : La société du lien
Remettons du lien entre les générations, grâce à Tom&Josette.Anna Escande est la DRH de Tom&Josette, premier réseau de micro-crèches intergénérationnelles, implantées dans les lieux de vie de nos aînés (résidence séniors, maison de retraite, EHPAD…). En effet, Tom&Josette implante ses crèches au cœur ces lieux avec un projet pédagogique qui permettent notamment de revaloriser les métiers de la petite enfance. Ce projet intergénérationnel est au coeur de la philosophie de Tom&Josette, et de lui dépend le recrutement des équipes, l'architecture de la crèche, le lien avec les familles et l'établissement partenaire. Chaque micro-crèche de 120 M2 réunit 4 professionnelles de la petite enfance, qui prennent soin de 12 enfants de 0 à 3 ans. La vision d’Anna est qu’il faut reconnecter les générations, et les talents de Tom&Josette y participent chaque jour. Les interactions entre les enfants et les seniors sont quotidiennes, soit via des activités encadrées, soit via des rencontres informelles. Le mode de management chez Tom&Josette est décentralisé, participatif et délégatif. Les décisions sont prises sur le terrain, les puéricultrices prennent part aux processus de recrutement, et les structures hiérarchiques sont réduites au maximum. Tom&Josette compte actuellement 50 salariés (dont seulement 8 au siège) et prévoit 50 nouveaux recrutements en 2024. Les métiers de la petite enfance sont très pénuriques : il n’y a pas de crise de l’emploi dans la petite enfance, et Tom&Josette est très attractif (environ 150 à 200 candidatures sont reçues pour 4 postes à pourvoir à chaque ouverture de crèche).Conseil lecture : Reinventing organizations de Frédéric LalouxPour contacter Anna : https://www.linkedin.com/in/anna-escande-703108b6/
AXA Climate est devenu le « Netflix » de la durabilité.Antoine Denoix est CEO d’AXA Climate . Axa Climate part du postulat que nos entreprises sont des êtres vivants, en connexion avec le reste du vivant : AXA Climate intervient sur la culture d’entreprise, sur les organisations et l’évolution des métiers, notamment via de la formation digitale accessible en ligne. L’objectif est d’accompagner les entreprises et les gouvernements à s’adapter aux risques climatiques et environnementaux, en formant grâce à des contenus inspirants et efficaces. Cinq millions de personnes ont désormais accès aux contenus d’AXA Climate. Nous abordons les grands enjeux de la transition climatique. Antoine le synthétise en trois chocs. Le premier choc est bien sûr lié au carbone, le second à la l’interdépendance des sujets (70% des actions des feuilles de route de la décarbonation nuisent à la biodiversité ! Le système complexe et interdépendant alors qu’on raisonne en silo). Le troisième choc est lié au volume : la plupart des entreprises sont dans des modèles de croissance volumique, donc avec des besoins en terme de matières premières qui les rendent non résilientes et les engagent sur le chemin inverse de la frugalité.Le point commun des entreprises dégénératives est lié à la posture du dirigeant, qui impacte ensuite toute la chaine de valeur. Les entreprises régénératrices sont plus tournées vers l’autonomie, avec des organisations moins pyramidales mais très finement pilotées de manière collaborative. Et le principal facteur clef de succès est la capacité d’apprendre à apprendre des collaborateurs.Conseil lecture : Le soin des choses, Politiques de la maintenance de Jérôme Denis, David Pontille Pour contacter Antoine : https://www.linkedin.com/in/antoinedenoix/
« Un dirigeant, c’est d’abord quelqu’un qui a une vision ».Arnaud Naudan est le président du Directoire de BDO France, cabinet international d’expertise comptable, d’audit et de conseil présent dans 160 pays. Notre discussion porte d’abord sur la mission de BDO, puisque BDO est devenu entreprise à mission dés 2021. En adoptant ce statut, BDO souhaite également promouvoir ces meilleures pratiques auprès de ses 25 000 clients, et les accompagner dans leur transformation pour un monde plus durable, inclusif et éthique, au bénéfice de l’ensemble de la société. Les collaborateurs sont bien sûr partie prenante de cette mission, grâce à un modèle d’entreprise plus vertueux qui leur permet de s’épanouir. Ainsi les 2000 collaboratrices et collaborateurs du groupe ont été sensibilisé à la Fresque du climat, et BDO compte désormais une communauté de 25 fresqueurs.Arnaud est également l’hôte du podcast Coulisses de CEO, qui comprend une dizaine d’épisodes où il interviewe des dirigeants. Ce qui le frappe, c’est la vision de chacun d’un eux, et comment chaque leader construit son parcours en fonction de sa vision. La vision d’Arnaud est que les deux sujets qui doivent être sur l’agenda d’un dirigeant aujourd’hui, c’est la transition écologique et l’arrivée de l’IA. Pour contacter Arnaud : https://www.linkedin.com/in/arnaud-naudan-08628b3b/
Face à la complexité des enjeux de notre époque, comment les neurosciences peuvent-elles améliorer nos organisations ? Emmanuelle Joseph-Dailly dirige le Lab de recherche et prospective du cabinet Julhiet-Sterwen. Cette anthropologue se passionne pour les neurosciences. D’après Emmanuelle, la meilleure compréhension de nos fonctions cérébrales fait évoluer les pratiques managériales en entreprise. Nous évoquons notamment le métier de neuro-manager, et l’impact de neurosciences sur le leadership. Nous abordons aussi le thème de l’engagement dans l’entreprise et la notion d’impertinence raisonnée (ou d’impertinence élégante), qui bouscule le système sans le casser. Enfin, nous évoquons le sujet de la formation aux biais cognitifs, et le test d’associations IMPLICIT de l’Université d’Harvard. Emmanuelle est l'auteur de plusieurs livres : La stratégie de poulpe aux Editions Eyrolles Les talent cachés de votre cerveau au travail, co-écrit avec Bernard Anselem et publié chez Eyrolles : Développez l’engagement de vos collaborateurs, avec Didier Noyé et publié chez Eyrolles : Pour joindre Emmanuelle : https://www.linkedin.com/in/emmanuelle-joseph-dailly-30ab2929/
« Dans une vie, on peut rebondir plusieurs fois… » Éléna Poincet a travaillé 26 ans dans l’armée et été agent dans les services secrets, avant de créer TEHTRIS en 2010. A l’origine, Éléna et son associé Laurent Oudot se sont lancés dans le consulting en cybersécurité, en réalisant des tests d’intrusion. Mais très vite, face aux 300 000 nouveaux virus qui apparaissent chaque jour sur internet, ils décident d’automatiser leur approche. TEHTRIS est désormais un éditeur de logiciel spécialisé dans la neutralisation automatique et sans action humaines des cyberattaques. Avec ses partenaires internationaux, TEHTRIS surveille, analyse, détecte et neutralise les menaces au profit d’acteurs majeurs de l'industrie, des transports, de l'ingénierie et des services, et des administrations. Avec des attaques IA contre IA, l’automatisation est d’autant plus nécessaire pour gagner en rapidité de réaction. Tehtris a d’ailleurs développé sa propre IA, qui est déployée sur les infrastructure de Google. Fort d’une première levée de 20 millions d’euros en 2020 puis de 44 millions d’euros en octobre 2022, TEHTRIS se développe à l’international avec une présence dans plus de 120 pays. Dans une logique d’autonomie stratégique, TEHTRIS se positionne comme un tiers de confiance permettant d’être sûr que rien de malveillant ne peut mettre en défaut les données personnelles. Basée à Pessac et au campus cyber Paris La Défense, la société comportera 260 collaborateurs fin 2022 et recrute en 2023 des ingénieurs développeurs, des profils business, ou encore marketing. Les analystes sont également là en valeur ajoutée, pour adresser en niveau 2 et 3 les points qui ne seraient pas traités automatiquement. TEHTRIS a également développé une cyber-académie pour former des jeunes aux métiers de la cyber, ainsi que les partenaires et les clients de l’entreprise. L’entreprise a développé une mixité importante (33% de femmes versus 10% en général dans les métiers de la cyber, avec la présence de femmes dans toutes les équipes). Nous abordons aussi le thème de la reconversion, Éléna ayant elle-même changé au moins deux fois de métier dans sa vie. Pour contacter Éléna : [email protected]
« Pour décarboner l’économie, de nouveaux métiers vont apparaitre dans l’agriculture, le vélo, et la rénovation énergétique des bâtiments ! »Yannick Saleman est chef de projet au sein du think-tank The Shift Project , qui oeuvre en faveur d'une économie libérée de la contrainte carbone. The Shift Project est une association créée en 2010, et présidée actuellement par Jean-Marc Jancovici. L’objet de cet épisode est de parler des futurs métiers liés aux changements climatiques.L’objectif est à la fois de tenir les accords de Paris (trajectoire de 1,5 degré) et de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Le plan imaginé par The Shift Project pour atteindre ces objectifs aurait pour impact la création de 300 000 emplois nets (1,1 millions de création, et 800 000 destruction, en particulier dans les secteurs automobile, de la construction neuve ou encore le transport aérien). Ce calcul s’appuie sur les travaux sectoriels du Shift Project ; ce n’est pas une prévision.Les métiers d’avenir pour décarboner l’économie sont liés aux secteurs de l’agriculture, du vélo et de la cyclo-logistique, du ferroviaire ou encore rénovation énergétique des bâtiments; Pour mémoire, aujourd’hui, l’économie carbonée est la résultante des émissions liées au transport (31%), à l’agriculture (20/25%) et le digital (4%, mais en très forte croissance avec une trajectoire à 8% si on ne fait rien).Concrètement, pour travailler dans les entreprises qui contribuent à la transition carbone et avoir un impact sur le climat, consultez le site SHIFTYOURJOB.org ou Mon Job de sens. A lire : Climat, crises: Le plan de transformation de l'économie française du Shift Project Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique, de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici Pour contacter Yannick : https://www.linkedin.com/in/yannicksaleman/
Le futur de la fonction RH repose sur le fait de mettre le capital humain au bilan de l’entreprise. Jeremy Lamri est entrepreneur et chercheur spécialisé dans le développement de l’employabilité et du potentiel humain. Il a cofondé plusieurs organisations dont Le Lab RH , Monkey tie, le Hub France IA, et plus récemment Tomorrow Theory, dont il est CEO. Tomorrow Theory est un studio d'innovation RH, utilisant les sciences et technologies au service de la valorisation du capital humain. Leur métier est d’accompagner les entreprises dans l’anticipation et l’intégration des grands enjeux du futur du travail et des RH, pour leur permettre de mieux attirer, développer et fidéliser leurs talents. Jeremy insiste sur la différence entre travail et emploi. Le travail, c’est l’activité rémunérée par laquelle on crée de la valeur socio-économique. L’emploi, c’est le cadre que l’on met sur ce travail (un CDI par exemple). La conversation porte sur l’impact de l’intelligence artificielle sur le travail, qui va engendrer des changements majeurs. Tout le monde peut changer de métier pourvu qu’on l’accompagne et il n’y a pas de raison pour qu’une personne soit enfermée dans une seule forme d’activité. Le futur de la fonction RH repose sur plusieurs piliers, notamment celui de mettre le capital immatériel (et notamment humain) au bilan de l’entreprise. Ceci permet à la direction des ressources humaines de justifier de la valeur de ce qui est fait pour accompagner les talents. Ensuite, il faut transformer la fonction RH en un poseur de cadres. Conseil lecture : Travailler à l’ère des IA génératives, publié chez EMS Livre écrit en moins de 5 jours avec une IA à plus de 80%. JÉRÉMY LAMRI | GASPARD TERTRAIS | AURORA SILVER Pour contacter Jeremy : https://www.linkedin.com/in/jeremylamri/
La santé connectée est un secteur en plein essor, notamment pour accompagner la rééducation cognitive. Elodie Bernard a travaillé plus de 15 ans dans des fonctions marketing et direction de projet, avant d’orienter sa carrière dans le domaine de la santé connectée. Aujourd’hui elle s’occupe des relations extérieures de POPPINS , entreprise qui propose des solutions de rééducation pour les enfants DYS (dyslexique, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie, trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité….). Poppins est le compagnon de l’apprentissage des enfants DYS et leur propose un jeu vidéo musical rééducatif : c’est à la fois un jeu, un suivi, une communauté qui redonnent confiance à l'enfant grâce à un parcours de soin adapté. La Fédération Française des Dys parle de 6 à 8% des enfants touchés par les troubles DYS en France. Il y urgence : on parle quand même d’au moins 2 enfants par classe. Les difficultés scolaires sont fortes. 30% des enfants dys développent une phobie scolaire. En terme de santé mentale, 6 enfants DYS sur 10 sont victimes de harcèlement scolaire et presque tous les enfants ayant des troubles dys souffrent d’anxiété. Enfin, l’impact sur la famille est fort : la moitié des familles concernées ont 1 parent qui aménage son temps de travail. Nous parlons du métier de « patient advocate », fabricant et aiguilleur du parcours de soins : son job c'est d'accompagner le patient de A à Z, d'être son interlocuteur, l'aidant pour le patient. Voici les liens du podcast D comme Dys et le podcast Les Infaillibles cité en conclusion : Les Infaillibles Pour contacter Elodie : https://www.linkedin.com/in/elodiehbernard/
La transmission est au coeur de la démarche de mécénat. Eglantine Petit est entrepreneure et membre du Conseil de la fondation Etrillard. La Fondation Etrillard encourage toutes initiatives caritatives et culturelles réconciliant la culture et la tradition européenne avec le monde contemporain, ainsi que la préservation de sites d’exception. Dans cet épisode consacré au futur du mécénat, nous évoquons le lien entre le passé et le présent et la pertinence de l’héritage culturel dans le monde contemporain. La redécouverte culturelle que permet la fondation favorise ainsi la créativité et l’audace au service de l’émotion et du partage. La conversation porte sur les métiers d’art, de l’artisanat (marqueterie, céramique, métiers de la haute couture…), du bâti, ou encore de la conservation que le mécénat permet de mettre en lumière. Cependant la rénovation du patrimoine est un casse-tête financier en France. On compte 45 907 immeubles et plus de 260 000 objets protégés en 2021 selon les données publiées par le ministère de la culture. Eglantine insiste sur le fait que le mécénat permet d’avoir des logiques de financement complémentaires, à l’inverse du business où tout le monde est en compétition. Passionnée de vin, Eglantine est connectée au monde de la nature, au patrimoine immatériel des savoir-faire, et c’est pour cela qu’elle s’engage personnellement et qu’elle a fondé le Prix du Patrimoine Naturel. Ce prix valorise et soutient financièrement des projets qui visent non seulement à réhabiliter des sites délaissés ou en voie de transition écologique mais qui ont aussi à cœur la sensibilisation des visiteurs à l’environnement. La 4ème édition est ouverte à candidatures jusqu’au 29 février 2024. La Fondation Etrillard a également lancé le concours Commandes , visant à valoriser la créativité, l’innovation et le savoir-faire des artisans, tout en encourageant l’interdisciplinarité. Les candidats doivent s’inspirer de l’une des pièces phares de la collection de la Fondation et la réinterpréter en imaginant une œuvre originale. Le lauréat réalisera ensuite sa création, qui sera exposée et intégrera la collection de la Fondation. Les podcasts recommandés par Eglantine : Charade : Podc ast Culture qui (re)découvre l’Histoire à travers nos rues et monuments avec Héloïse Leroy et Astrid Arminjon. Affaires Sensibles de Fabrice Drouel le On va déguster de François-Régis Gaudry
« Le numérique n’est pas une fin en soi, il est là pour appuyer des métiers opérationnels. » Le Général Didier Tisseyre a une carrière marquée par des postes opérationnels et techniques, de commandement et d’expert, dans les domaines des systèmes d’information et de communication, de la cyberdéfense et de la formation. Actuellement, il dirige la DIRISI (direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information de la défense) : c’est l’opérateur en communication, télécommunication et informatique des armées. Pour le Général Tisseyre, le numérique n’est pas une fin en soi, il est là pour appuyer des métiers opérationnels. A la DIRISI, l’humain est au cœur des réseaux. En effet, l’une de leurs priorités est la satisfaction de l’utilisateur. L’entité délivre 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des services informatique et télécom au profit des agents du ministère, pour appuyer les opérations (dissuasion, sureté aérienne,…), permettre le fonctionnement quotidien et la transformation du ministère. Avec plus de 7000 Dirisiennes et Dirisiens (60% de militaires, 40 % de civils), les équipes collaborent sur l’ensemble du territoire français (métropole et outremer) et à l’étranger, afin d’être en appui de l’ensemble des métiers des armées. La DIRISI recrute 400 militaires et 400 civils en ce moment, dans des métiers très différents : des développeurs, des architectes systèmes, des profils en charge de la maintenance et du déploiement des systèmes, des data analystes, et des personnels en charge de la logistique. Nous abordons également en fin d’épisode les notions de savoir-être et de compagnonnage générationnel, extrêmement présentes dans les armées. Pour contacter la DIRISI : https://www.linkedin.com/company/dirisi/ 👉🏻 Vous souhaitez les rejoindre ? 📌 RDV sur https://www.defense.gouv.fr/dirisi 📌 ou envoyez-nous votre CV : [email protected] Conseil lecture : Les usages de l’Intelligence artificielle d’Olivier Ezratti
« Inviter le meilleur dans son domaine pour apprendre chaque jour grâce aux podcasts ! » Matthieu Stefani est un entrepreneur récidiviste, et l’hôte des podcasts Génération Do It Yourself et La Martingale , qui dépassent désormais un million d’écoutes par mois. Génération Do It Yourself, c’e st LE podcast qui décortique, au travers d’une conversation sans filtre, le succès des personnes qui on fait le grand saut, que ce soit des entrepreneurs, des sportifs ou encore des artistes. Dans La Martingale, Matthieu reço it des experts de la finance – chefs d’entreprise, investisseurs, consultants – qui partagent leur expérience et leurs conseils avisés en matière d’épargne, de patrimoine et de gestion des finances personnelles. Matthieu déclare avec humour qu’il est devenu entrepreneur car il fait partie des gens « ingérables ». Entreprendre lui a permis de choisir dans quelle direction il veut aller et de choisir où avoir de l’impact, même s’il bien sûr il est redevable envers ses actionnaires, ses clients etc. Nous abordons le sujet de la monétisation et du modèle économique des podcasts, par exemple via les labels. Ainsi, Orso Media, que Matthieu a confondé, promeut des podcasts et va ensuite chercher des sponsors en adéquation avec la ligne éditoriale de chaque contenu. Nous évoquons également la pratique de la promotion croisée entre podcasteurs (j’en profite pour saluer Gregory Pouy, hôte de Ping ! et de Vlan ! ), ainsi que la Masterclass pour entreprendre qu’il créée en ce moment avec l’EDHEC : 30 heures de cours via des podcasts. Cet épisode est dédié et dédicacé à la formidable Lucie Halpérin Stéfani qui m’a présenté Matthieu il y 10 ans ! Merci Lucie de m’avoir fait connaitre Matthieu aka « le mari de Lucie ». Conseil lecture : L'entreprise du bonheur, de Tony Hsieh Masterclass de Matthieu et Clémentine Galey : https://entreprendre-un-podcast.webflow.io/ Pour contacter Matthieu par mail : [email protected]
« L’intelligence artificielle du futur sera partout, intégrée, non visible et accélérera tous les process. ». William Eldin est serial entrepreneur, et désormais le CEO de XXII , une plateforme logicielle permettant d'analyser en temps réel les flux vidéos des caméras déjà installées dans les villes et les sites privés. Départ de feu, bagage abandonné, intrusion, prise de sens interdit ou stationnement gênant… En utilisant la vision par ordinateur comme outil d'analyse et d'aide à la décision, la plateforme informe en temps réel les opérateurs pour une prise de décision rapide et optimale. Les équipes XXII ont développé des algorithmes de vision par ordinateur qui répondent au règlement général sur la protection des données (RGPD). La confidentialité des données et l’éthique de la solution sont au centre du développement de nos algorithmes, protégeant ainsi les données des citoyens, tout en apportant la possibilité aux villes et aux infrastructures d’avoir une idée de l’exploitation de leurs espaces. RGPD by design, cette IA respecte la vie privée : l’éthique est d’ailleurs au coeur du projet de XXII . Notre conversation aborde le métier d’éthicienne ou d’éthicien de l’IA, à la croisée du juridique et de la technologie, ainsi que la portée de l’IA Act en cours d’élaboration au niveau européen. XXII recrute en 2024 des C levels, pour développer le projet à l’international, notamment aux Etats-Unis. Son message : « il y a toujours des solutions, tant qu’on a de l’énergie et de la vision ». Le tube : Discobitch c’est beau la bourgeoisie. Pour contacter William : Tour Défense Plaza
« En tant qu’entrepreneuse, il faut convaincre deux fois plus pour être crédible. » Angélique Gérard a travaillé plus de 20 ans chez FREE/ILIAD, notamment comme Directrice de la Relation Abonné . Fondatrice Présidente de la STEM ACADEMY , elle est investie depuis des années pour la promotion des femmes dans les milieux technologiques et scientifiques. Elle a souhaité donné corps à ce combat pour les femmes, pour lutter contre les stéréotypes et le plafond de verre. La STEM Academy est un organisme de formation ESS (Economie Sociale et Solidaire). STEM est l’acronyme de « science, technology, engineering, and mathematics ». La plateforme propose des modules de e-learning innovant, à destination des 12-25 ans pour développer l’audace, l’agilité, l’adaptabilité, ou encore l’humour. La STEM ACADEMY accompagne aussi des femmes en reconversion. En effet, les métiers des STEM vont croître deux fois plus vite au cours de la prochaine décennie avec de nouveaux métiers (comme par exemple psychologue de robots qui étudient le comportement machinique, des métiers de l’exploration spatiale, des éleveuses ou éleveurs de criquet, des designers de maisons connectées, ou encore géo-ingénieur…), et il faut donc encourager les jeunes et notamment les femmes à prendre leur place dans ces métiers. La part des femmes dans les métiers du digital plafonne à 30% depuis 10 ans, avec de fortes disparités (25% dans la data science, 10% dans la cyber), alors que la pénurie de talents est gigantesque. Les disparités qui perdurent : il y a seulement 27% de codeuses, et à peine 8% de femmes qui codent des algorithmes aujourd’hui, ce qui engendre des biais sociétaux…. Ceci est d’autant plus préoccupant qu’il manque 20 000 ingénieurs par an en France, depuis 2018. Pour Angélique, on peut remédier en partie au sujet en accompagnant la formation scientifique avec du développement personnel, et surtout en communicant largement sur l’intérêt des études scientifiques pour les femmes. Il faut ouvrir le champ des possibles, et inclure les parents et le corps professoral, qui jouent un rôle majeur dans l’orientation. Conseil Lecture : Les intelligences multiples en entreprise publié chez DUNOD par Raphaëlle Laubie Pour contacter Angélique : https://www.linkedin.com/in/anberge/
« Le chemin est aussi important que la destination. » Arthur Le Vaillant est navigateur et sportif de haut niveau. Il pratique la course au large depuis 15 ans et a participé aux challenges les plus prestigieux (la Route du Rhum, la solitaire du Figaro, la Transat Jacques Vabre…). Il aussi musicien, entrepreneur, et très engagé pour la planète et l’écologie via son association La Vague Asso , ou encore SailCoop qui vise à rassembler les usagers, les professionnels du nautisme et les acteurs publics pour offrir un nouveau service : des itinéraires en voiliers, en France et sur toutes les mers (première destination desservie : la Corse). Pour la Route du Rhum 2022, il navigue sous les couleurs du collectif Mieux . Mieux, c'est un collectif des entrepreneurs responsables, cofondé par 22 entrepreneurs engagés en matière de RSE. Arthur défend une approche nouvelle de la course au large, plus responsable et respectueuse du milieu vivant. En temps que marin, Arthur anticipe les phénomènes qui vont arriver demain : météo, ciel, nuages, arbres, eau…. Son métier c’est de prévoir ce qui va se passer dans une minute mais aussi dans plusieurs jours pour se placer toujours au mieux par rapport au vent qui va arriver.
« Les métiers RH évoluent de manière spectaculaire du fait du télétravail. » Joséphine de Leusse est la cofondatrice et la CEO de m-work . M-work accompagne depuis 2021 les entreprises et les administrations pour rendre leur organisation du travail hybride plus performante, avec un outil de gestion du flex office et du télétravail, qui permet d’optimiser l’organisation du travail et des bureaux. M-work équipe aujourd'hui des dizaines de milliers de collaborateurs en Europe chez le Crédit Agricole, Cegid, JCDecaux, ou encore le secteur public, et améliore concrètement la cohésion des équipes. A la différence d’un outil de desk-booking traditionnel, souvent peu apprécié des collaborateurs, m-work permet de savoir « qui vient quand » (plutôt que « qui s’assoit où »). Le taux d’adoption est d’ailleurs de plus de 91% ! De plus, l’outil permet au manager de piloter la vie de l’équipe, et a l’organisation de récolter des données pour adapter l’environnement de travail. Le télétravail a fait évoluer des métiers qui existaient : par exemple, les métiers liés à l’environnement de travail impactent désormais aussi bien le domicile et le numérique que le bureau. Les équipes immobilières sont donc partenaires avec les équipes RH, les services généraux et les équipes informatiques pour réussir cette transition. Très engagée chez SISTA, Joséphine parle aussi de son parcours de chef d’entreprise au féminin, d’autant plus rare dans le secteur du logiciel. Dédicace à ENVI et Catherine Barba qui forme les indépendants ! Conseil lecture : Make something wonderful, à propos de la vie de Steve Jobs Pour contacter Joséphine : https://www.linkedin.com/in/josephine-de-leusse/
« L’intelligence, ce n’est pas ce qu’on sait, mais c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas. ». Francois Mattens et directeur des affaires publiques et des partenariats stratégiques chez XXII . Il a un parcours atypique qui mêle des formations de haut niveau (l’école de guerre, le CHEDE , l’IHEDN…), l’enseignement (Science Po, mais aussi Dauphine, La Sorbonne) et un métier qui est celui des affaires publiques. Passé par une formation en relations internationales, il a effectué des stages à l’ONU et a même été diplomate Sénégalais à l’UNESCO, avant de s'orienter vers les affaires publiques. François enseigne l’intelligence situationnelle. Il cite souvent à ses étudiants André Gide . « L’intelligence, ce n’est pas ce qu’on sait, mais c’est ce que l’on fait quand on ne sait pas. ». L’intelligence situationnelle se fonde sur des compétences essentielles : le bon sens, le culot, la prise de risque, la prise d’initiative et la capacité à mettre des choses en réseau. Le crédo de François est simple : on peut toujours s’en sortir, face à n’importe quelle situation. La reco de François sur le futur du travail : écoutez Jeremy Lamri … quelle bonne idée pour l’épisode 108 ! Pour contacter Francois Mattens : https://www.linkedin.com/in/francoismatt/
« Brigad valorise le travail et le rend accessible à tous. » Florent Malbranche est le co-fondateur et le CEO de BRIGAD . Brigad, c’est une app qui permet à des professionnels à leur compte et des établissements de la restauration et du soin d’être mis en relation pour des missions ponctuelles. Cette application permet aux établissements (restaurants, EPHADs…) de trouver du renfort en quelques clics, et aux freelances (infirmier, aides-soignant, barman, cuisinier, chef…) de trouver des missions et d’être rémunérés 15 à 20% de plus que s’ils étaient en CDI. Brigad est devenue une entreprise à mission qui a pour raison d'être de « valoriser le travail et le rendre accessible à tous ». Cela passe notamment par le fait que grâce à Brigad, c’est le talent qui choisit sa mission et son client, ce qui évite toute possibilité de discrimination. De plus, chaque professionnel des secteurs de la restauration, de l’hôtellerie ou du médico-social peut exercer sa profession en étant valorisé, considéré mais surtout libre. Il est essentiel de réfléchir à des solutions pour pallier la pénurie de main d'oeuvre dans les métiers en tension. Aujourd'hui plus de 300 000 emplois sont à pourvoir dans les hôtels cafés restaurants en France. Il manque plus de 100 000 soignants dans notre système de santé. Des solutions technologiques nouvelles se développent et accélèrent la mise en relation de talents grâce aux nouvelles technologies. Aujourd’hui, 15 000 talents utilisent BRIGAD pour 300 000 missions réalisées. Cela correspond à 4000 équivalents temps pleins chaque jour. Le marché est immense : il y a 250 millions de travailleurs en Europe, dont 100 millions éligibles pour un modèle à la Brigad. Le conseil de Florent : Héliosphéra, fille des abysses, publié chez Acte Sud Pour contacter Florent : [email protected]
« Ada Tech School invente chaque jour une nouvelle manière de produire du code. » Chloé Hermary a fondé il y a 4 ans Ada Tech School , la première école d’informatique à la pédagogie inclusive. Sa mission est de former une génération de talents diversifiés à avoir un impact positif sur le monde grâce à la tech. Ada Tech School est adapté au besoin du marché du travail du futur et forme des développeuses et développeurs généralistes, avec une méthode inspirée de Montessori. La pédagogie passe surtout par la pratique, donc on est loin de l’approche descendante qu’on peut trouver dans une école classique. Ada Tech School donne un cadre d’apprentissage qui favorise la confiance en soi, l’émancipation et sa capacité à vivre avec les autres. La formation comprend 9 mois dans les campus de Paris, Nantes et Lyon au coeur d’une expérience d’apprentissage favorisant l’autonomie et la collaboration et 12 mois en alternance pour valider tes compétences et décrocher un emploi. Le diplôme délivré est de niveau licence et reconnu par l’état. Il n’y a pas de pré-requis technique, ni de pré-requis de diplôme pour postuler ! L’école est ouverte aux profils de tous les horizons : lycéen·ne·s, personnes en réorientation ou en reconversion. Ada Tech School reçoit 70% de candidatures de femmes et a 70% de femmes dans ces effectifs. Avec 15 salarié.e.s et une quarantaine d’encadrant.e.s, Ada Tech School ré-humanise et invente chaque jour une nouvelle manière de produire du code. Conseil Film de Chloé : Les figures de l’ombre Pour contacter Chloé : https://www.linkedin.com/in/chlo%C3%A9-hermary-b52943a8/
« L’attitude d’entrepreneur est un très bon moyen de gérer sa carrière de salarié. » Pierre Trémolières est un serial entrepreneur. En 2016, il a fondé ACCENTA qui vise à réduire et décarboner les consommations de chauffage et climatisation avec des services énergétiques innovants tout-en-un, et qui vient de lever 108 millions d’euros la semaine passée. Leur système énergétique combine le géostockage et l'IA pour chauffer et climatiser les bâtiments. C’est jusqu’à 80% de réduction des consommations et 95% de décarbonation, pour un coût jusqu’à 10 fois inférieur aux alternatives du marché. Pierre s’est attaqué à ce sujet car les bâtiments représentent 25% de nos émissions de CO2, et le chauffage et la climatisation en particulier comptent pour 10 à 15% des émissions totales de l’humanité. Les client d’Accenta sont aussi bien des foncières que des communes (Roubaix) ou encore des commerces, des logisticiens ou des co-propriétés d’habitations. Accenta crée des emplois (150 collaborateurs) et aussi des métiers. L’approche est multidisciplinaire, combinant les talents spécialisés dans la thermodynamique, l’IA, ou encore l’ingénierie thermique des bâtiments, aux savoir-faire de profils plus généralistes (marketing, commerce…). Conseil lecture : Geoffrey Moore : Crossing the chasm Pour contacter Pierre : [email protected]
Innover pour rendre les mobilités durables accessibles à tous. Anne Pruvot est la Directrice Générale de SNCF Connect & Tech. Son parcours, pendant plus de 20 années de consulting, l’a amenée à se passionner pour le secteur du transport et du tourisme d’une part, et pour les sujets liés aux nouvelles technologies (distribution, marketing, parcours client…) et au e-commerce d’autre part. Elle a ainsi participé à la création de Voyages-sncf.com, « l’ancêtre de SNCF Connect ». SNCF Connect & Tech conçoit et implémente des solutions digitales au service des mobilités durables pour le groupe SNCF, les territoires et les acteurs de la mobilité. L’entreprise a ainsi deux activités clés : une activité d’éditeur de service numérique et une activité de ecommerçant avec SNCF Connect et se définit comme le leader du numérique et du e-commerce français dans le secteur des mobilités. A noter SNCF Connect, est un service qui a reçu 1 milliard de visite en 2022 et vend chaque jour l’équivalent de 7 stades de France remplis soit près de 520 000 billets par jours.Pour être un acteur de l’innovation dans le secteur des mobilités durables, une grande diversité de talents est nécessaire : métiers de la tech, métiers de la relation client, métiers de l’accompagnement client (information voyageurs, mobilité urbaine…), métiers du e-commerce. Ceci couvre notamment la partie grand public de l’entreprise, dans son métier de distribution des offres de mobilité commercialisées par la SNCF. En plus de cette activité grand public, SNCF Connect & Tech réalise des applications pour l’ensemble du groupe SNCF (transporteur, gare, vie à bord du train…) qui ne sont pas forcément utilisées par les voyageurs (application des contrôleurs, par exemple…). Anne constate, notamment depuis la pandémie, une très forte digitalisation des usages, notamment pour les voyageurs sur TER qui achètent de plus en plus leurs billets de manière dématérialisée. Les publics sont donc de plus en plus divers et variés, avec une prise en compte des situations de handicap et de mobilité réduite notamment. Les usages des clients évoluent également, ce qui renforce les besoins pour de nombreux métiers liés à l’analyse des parcours clients (UX, data….). Enfin, la montée du développement durable engendre le développement d’applications spécifiques pour les clients, et surtout un travail d’ampleur sur la notion de responsabilité numérique (manière de coder, d’héberger les données, ou encore d’économiser au maximum l’énergie). SNCF Connect & Tech a ainsi envoyé à 5 millions de clients de son service SNCF Connect un bilan carbone de leurs voyages en train sur 2022, ou encore dimensionné ses usages notamment cloud pour absorber les pointes de trafic tout en réduisant l’empreinte carbone. Un millier de collaborateurs travaillent aujourd’hui pour SNCF Connect & Tech . L’entreprise recrute 300 talents en 2023 (développeuses et développeurs, concepteur des parcours clients, compréhension des besoins clients…), et privilégie le sens de l’innovation et la curiosité parmi les qualités recherchées. Pour contacter Anne : https://www.linkedin.com/in/annepruvot/
On a tous une courbe d’apprentissage : faites vous confiance ! C’est la rentrée scolaire ! C’est donc le bon moment pour mettre à l’honneur Solenne Bocquillon-Le Goaziou. Elle a fondé Soft Kids , qui est la première application mondiale permettant de cultiver les compétences socio-comportementales des enfants.... Pour se préparer à des métiers qui n’existent pas encore, le meilleur moyen est d’enseigner aux enfants les soft skills, dés leur plus jeune âge. Recrutée uniquement sur ses soft skills chez Shell en 2005 (chose peu courante à l’époque !), elle touche du doigt à ce moment précis le fait que quand on est adaptable, qu’on a une bonne capacité d’analyse et la volonté d’aboutir, on peut exercer à peu prés n’importe quel métier. Elle définit les soft skills de la manière suivante : Les compétences cognitives (confiance en soi, esprit critique, apprendre à apprendre, apprendre à désapprendre !) Les compétences émotionnelles (résilience, faculté à gérer son stress…) Les compétences relationnelles (savoir collaborer, résoudre un conflit…) L’OMS affirme qu’il faut développer les soft skills des enfants trois heures par semaine, soit deux heures à la maison et une heure à l’école. Soft kids développe donc deux applications, Soft Kids Family et Soft Kids for Schools, qui délivre des séances clefs en main pour les enseignants (du CP au CM2). Et en cette rentrée, une troisième application, Soft Kids for Teens est lancée de la 6ème à la 3ème pour accompagner 500 000 élèves dans 8 académies. 1,5 milliard d’élèves ont manqué l’école à cause de la pandémie, entraînant un accroissement de 52 % des troubles anxieux et des difficultés à gérer leurs émotions pour les enfants en âge scolaire. Les enfants qui développent leurs soft skills améliorent leurs résultats académiques, et gagnent de un à cinq mois d’école par an ! Et surtout la santé mentale et le bien-être s’améliorent. Conseil lecture : Comment les enfants réussissent de Paul Tough Pour contacter Solenne : https://www.linkedin.com/in/solenne-bocquillon-le-goaziou/
Le Chief Data Officer est en charge d’extraire de la valeur depuis la donnée. Samir Amellal a rejoint Auchan Retail France comme Chef Data Officer en 2022, puis a été nommé Chief Information Officer. Dans la feuille de route du Chief Data Officer, on distingue donnée opérationnelle (issue des systèmes d’informations) et donnée analytique qui est re-exploitée par la direction data pour faire du reporting, de l’alerting, encore entraîner des algorithmes ou faire de la modélisation. La guerre des talents dans la data rend certains postes complexe à pourvoir, notamment ceux de data ingénieur. Le data ingénieur définit, développe, met en place et maintient les outils et infrastructures adéquates pour permettre l’analyse de la donnée par les équipes de Data Science. Il se saisit de la donnée brute qui a été versée dans un lac de données et la transforme en donnée exploitable pour opérer la data science. Conseil podcast : les carnets de l’IA
« Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace ! » Caroline Vigneaux est humoriste et l’hôtesse du CoachCast , podcast dédié au coaching de personnes qui souhaitent changer de vie. Mais avant cela, elle était avocate au barreau de Paris. Elle a donc vécu ce parcours de changement vie en s’orientant vers le One Woman Show. Elle raconte ses débuts dans des toutes petites salles, et l’énorme challenge que représente le fait de « faire l’Olympia » six ans plus tard. Le point de départ du CoachCast est le fait que 75% des gens déclarent qu’ils veulent changer de vie, mais que très peu sautent le pas. Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace, et se concentrer sur le plan A, sans penser au plan B. Le coachcast : https://podcast.ausha.co/coachcast-by-caroline-vigneaux Bande annonce de FlashBack : https://www.youtube.com/watch?v=PXeNdHVzO20 Pour contacter Caroline : https://carolinevigneaux.fr/
Le futur de l’engagement des collaborateurs est le fruit de la rencontre entre deux potentiels de valeurs. Le Général Frédéric Hingray a été DRH de l’Armée de Terre de 2018 à 2021, avant de rejoindre le cabinet de conseil OnePoint en 2022, dans des fonctions de Partner HR & Education/Campus dans le cadre de l’école Onepoint et de la création d’un campus à Bordeaux. OnePoint est le grand architecte de la transformation organisationnelle et numérique des entreprises et des acteurs publics. Le coeur d’activité de OnePoint, c’est l’architecture IT, la cybersécurité, le cloud, la data, les applications numériques adaptées à tous les secteurs de l’économie. Il y a également toute une dimension conseil et méthodes qui est apportée par OnePoint, du conseil le plus stratégique en passant par le conseil technologique et la mise en place de solutions applicatives, jusqu’à l’accompagnement du changement. D’après Frédéric, ce qui crée l’engagement, c’est la rencontre entre deux potentiels de valeurs. D’une part celles de l’individu qui s’engage au sein d’un collectif, et d’autre part, celles du collectif qui apporte en retour sa dynamique, sa vision, sa considération, sa capacité à l’intégrer et à le faire grandir. Chacun apporte à l’autre. « Qui ose, gagne ! » est un des messages clefs que transmet Frédéric Hingray dans cet épisode. Etude Future of Work OnePoint : comment travaillera-t-on en 2035 ? Pour contacter Frédéric : https://www.linkedin.com/in/frederic-hingray/
« Restez vous-même et reformez-vous pour accéder aux métiers du numérique, sans changer ce que vous avez de plus singulier ! » Anthony Babkine est entrepreneur social et un professionnel du numérique. C’est le délégué général et l’un des deux co-fondateurs (avec Mounira Hamdi) de l'association Diversidays . Son engagement vise à faire du numérique un ascenseur social qui amène dans l’emploi les talents de la diversité. La diversité, c’est aussi bien les enfants des banlieues, que ceux des territoires ruraux ou isolés. L’un des objectifs de Diversidays est de permettre à des entrepreneuses et entrepreneurs des territoires qui ont des projets à impact (inclusion, impact sociétal, ou encore environnemental) d’être incubés. Diversidays s’adresse aussi à des demandeurs d’emploi avec le programme DéClics Numériques, qui ouvre des portes vers plus de 800 métiers du numérique. C’est gratuit, rapide et en ligne pour favoriser la reconversion vers les métiers du numérique, grâce à deux semaines de formation intensives. En 2022, DéClics Numériques a débarqué dans sept régions de France dont l’Occitanie, l’Île-de-France, la Martinique… 6000 personnes (avec une grande diversité de genre, de handicap, d’origines sociales ou bien géographiques) ont été accompagnées depuis 2 ans, dans une démarche de reconversion. Et enfin #Techyourplace dont l’ambition est d’aider les entreprises de la Tech (Startup, VCs…) à mettre en place des politiques de Diversité et Inclusion à la fois ambitieuses, mesurables, qui aident à la montée en compétences des collaborateurs et d'inclure une nouvelle génération de talents dans ces entreprises. Mené en partenariat avec Mozaik RH et notamment Saïd Hammouche, et soutenu par le Ministre Jean-Noël Barrot, l’objectif de #Techyourplace est que les décideurs et décideuses du Next40 et French Tech 120 qui adhérent au mouvement s’engagent à faire évoluer leurs pratiques de recrutement. Diversidays est financé par appels à projet (opérateur pour des programmes d’état comme French Tech Tremplin) comme et également par des mécènes (Google, LinkedIn, Sopra-Steria…) Natif d’Evry-Courcouronnes, Anthony raconte aussi son parcours scolaire « compliqué », malgré l’aide de ses parents, du soutien scolaire, de mentors et de « bonnes fées ». Il démarre ensuite en entreprenant dés les études supérieures (dans un cursus public), puis bascule dans le monde de la publicité sans en avoir forcément les codes. Le déclic vient en 2016, avec une colère qui est née chez lui, de tous ces gens à qui on ferme la porte pour des raisons de diplômes, d’âge, de couleur, de nom à consonance étrangère. Nous abordons aussi le sujet de la diversité liée à l’orientation sexuelle, et comment une personne #LGBT qui se sent à sa place et non discriminée en entreprise est beaucoup plus performante. Enfin, Anthony partage en fin d’épisode son expérience dans le programme de la OBAMA Foundation pour les leaders. Conseil lecture : Et si j’écoutais avant de parler ? d’Emmanuel CHILA (éditions Eyrolles ) Pour contacter Anthony : https://www.linkedin.com/in/anthonybabkine/
Sophie Yannicopoulos est la directrice générale d’Adobe en Fr ance, et sa spécialité depuis six ans est l’expérience client. Les métiers de l’expérience client permettent d’accompagner le parcours avant, pendant et après un acte d’achat. Il y a d’abord l’acquisition, puis l’expérience d’achat, principalement en ligne, avec la possibilité de basculer d’un achat en boutique vers un site web, puis le service client. Les domaines du retail et de la mode (en particulier la fast fashion) sont particulièrement en pointe sur ces sujets. L’expérience client digitale du futur sera la plus immersive possible, notamment grâce à la 3D notamment. La phase « pendant » implique aussi que l’expérience en temps réelle soit personnalisée, pertinente, au bon moment, sans être trop intrusive et déployée à grande échelle. Dans cette optique, Adobe propose des solutions (comme Adobe Express) pour simplifier la création de contenus, notamment sur Instagram et Tik-Tok. Très connue pour ses produits PDF et Photoshop, Adobe propose aussi des solutions qui aident les entreprises à gérer des expériences personnalisées en ligne, en se fondant sur la donnée. En terme de métiers, Sophie constate qu’on voit désormais apparaitre au board des entreprises des postes de « Direction client », avec pour mission la mise en place d’une gouvernance de la date. Les artistes 3D font aussi leur apparition : une de leurs tâches est de créer des échantillons produits virtuels, qui permettent des gains écologiques et économiques. Enfin, des métiers spécialisés dans l’acquisition client, et dans l’après-vente et la rétention, se développent rapidement au sein des équipes marketing. Les vendeurs sont de plus en plus experts de la tech : « on ne peut plus faire semblant ! ». Sophie est également mentor de start-ups via l’incubateur Techstars . Ses conseils podcasts : Positive Leadership de Jean-Philippe COURTOIS Métamorphose d’Anne Ghesquière Conseil lecture : L’entreprise, une affaire de coeur, de Hubert Joly et Caroline Lambert Pour contacter Sophie : https://www.linkedin.com/in/sophie-yannicopoulos-7a36982/
« Le métaverse va sauver la publicité ». Jacques Séguéla est l’auteur de plus de 20 livres, et surtout un passionné de publicité depuis 6 décennies. Venu à la publicité par le théâtre et les musées, il vit un déclic créatif très jeune qui lui fait comprendre que son métier n’est pas dans la pharmacie, mais vers les sciences de la créativité. Il part alors faire le tour du monde en 2CV, et sa vie change : il traverse 8 déserts avec une simple boussole. Notre conversation aborde le futur de la publicité, notamment via le métaverse. D’après Jacques, ce qui a énormément bougé, ce sont les médias. La publicité c’est « simplement d’avoir une d’idée ». L’idée ne vieillit pas, c’est le média qui vieillit. Autour de ce point immuable, notre conversation aborde les opportunités qu’offre le métaverse. En 2045, celui-ci représentera en terme d’investissements publicitaires le PIB du Japon aujourd’hui, ce qui va révolutionner l’économie de la publicité. Au delà de cette révolution financière, le métaverse induit également une révolution créative, en changeant les codes créatives qui se rapprochent de l’univers des jeux vidéos, des cartoons et de la bande dessinée. Son conseil : « il faut écouter son coeur et ne pas écouter sa tête dans le choix d’un métier. »
« Ce qui me fait lever le matin, c’est d’aider les indépendants. » Catherine Barba a un parcours incroyable dans le digital, en créant et dirigeant de nombreuses entreprises depuis 20 ans (OMD Interactive, Cashstore, Malinea, CB Group…). Et elle l’affirme : « cela ne sert à rien de faire de faire un business plan, il plus important de s’assurer qu’on a un modèle qui tient durablement la route. » En Septembre 2022, elle lance ENVI (Ensemble Vers ma Nouvelle vie d’Indépendant), l’école des indépendants, avec une promesse très forte : créer la formation dont elle aurait rêvé quand elle fondait ses premières entreprises et de réunir la plus belle communauté avec plus de 100 mentors. C’est à la fois une école et une communauté tournée vers l’action : ENVI propose une évaluation des prédispositions à devenir indépendant, et un diagnostic des points d’amélioration, afin de proposer les micro-formations adéquates courtes et concrètes pour palier aux éventuels « trous dans la raquette ». Les profs sont des entrepreneurs qui ont réussi, avec une logique de communauté pour rompre la solitude entrepreneuriale. Un agent de talent suivra chaque semaine l’entrepreneur pour l’accompagner régulièrement dans son projet. Catherine a l’entrepreneuriat chevillée au corps, ce qui se manifeste aussi dans son engagement au board de 100 000 entrepreneurs. Ses conseils : les documentaires de Samuel Durand Work in progress Why do we eve work Du labeur à l’ouvrage de Laetitia Vitaud
« On n’est plus dans une société de bien, on est dans une société de lien. » Gregory Pouy est entrepreneur et l’hôte de 2 podcast : Vlan ! téléchargé plus de 10 millions de fois et plus récemment PING ! , le premier podcast vidéo pour révolutionner le leadership et déconstruire le mythe de l’entreprise performante, en invitant des chefs d’entreprises inspirants à témoigner, et quelques chercheurs et experts. L’épisode est donc consacré au futur de l’impact en entreprise. PING ! a un angle dédié au soin des humains et du vivant. L’idée c’est de bouger les gens pour que les entreprises deviennent de plus en plus régénératives. Cela passe par une triple comptabilité, prenant en compte les 3 dimensions People, Profit, Planet. Nous changeons de modèle, car le modèle actuel n’est pas soutenable, avec des ressources finies de la planète. Pour Gregory, chaque geste compte. Il affirme que « l’impact, cela démarre à une personne ». Le soin est au centre de ses propos. Prenez soin les uns des autres ! Son conseil lecture : Le soin est un humanisme, de Cynthia Fleury Pour contacter Gregory : [email protected]
Le travail est un moyen d’apprendre en continu : on peut tout apprendre à tout âge. Le pouvoir de la recommandation permet de réinventer le commerce, et c’est en partant de ce postulat qu’Isabelle Rabier a fondé il y a 6 ans la plateforme JOLIMOI . C’est une plateforme de Social Selling, dans le secteur de la beauté et le bien-être. Convaincues de la puissance de la recommandation, Isabelle Rabier et ses associées Jennifer Fiorentino, Aurelia Clot et Mathilde Rigabert, ont développé une technologie et une méthode qui permettent à plus de 10 000 conseillères et conseillers beauté d’exercer une activité commerciale indépendante en toute simplicité. Le social seller qui s’inscrit sur la plateforme JOLIMOI bénéficie d’une application business, grâce à laquelle il ou elle apprend un nouveau métier et est en lien avec la puissante communauté d’entrepreneurs, souvent des femmes, qui partagent des bonnes pratiques. Ensuite, le social seller recrute des clients, engage des conversations personnalisées, et grâce aux outils et algorithmes de recommandation, propose et vend des produits, et gagne ainsi de l’argent (20 à 30% de la transaction) du fait de la démarche de recommandation qu’elle ou il a initié. JOLIMOI facilite ainsi une forme d’entrepreneuriat sans risque, en prenant en charge l’encaissement, la logistique, la gestion des stocks…. La technologie permet de construire une approche à la fois très humaine et très technologique de ces nouvelles formes de commerce et des nouveaux métiers. Conseils d’Isabelle : https://www.welcometothejungle.com/fr Pour contacter Isabelle : https://www.linkedin.com/in/isabelle-rabier-7b832428/ ou https://www.instagram.com/isabellerabier/?hl=fr
Améliorer l’expérience collaborateur est un excellent moyen pour intégrer les différences en entreprise Anne Vonbank est passionnée d’innovation RH, et spécialiste de l’engagement et de l’expérience collaborateur. Elle exerce cette expertise au sein du Crédit agricole et tu es la co-autrice d’un livre sur ce sujet passionnant avec Fabien Vacheret. Elle rêve « d'un monde du travail où chacune et chacun pourra performer en étant soi-même. De quelque chose entre le devenez vous-même de l'Armée de Terre, le deviens qui tu es de Bertrand Vergely et le venez comme vous êtes de McDonald's. L’expérience collaborateur englobe toutes les parties prenantes : cela ne veut pas dire la même chose du point revue de l’entreprise ou de celui du collaborateur. Dans tous les cas, l’objectif est l’engagement des équipes, basé sur trois besoins fondamentaux : le sens, la considération et la sécurité. L’entreprise a une mission, mais ce n’est pas elle qui donne le sens : elle pose le cadre qui permet à chaque collaborateur de trouver son sens. Le sujet, c’est la symétrie des attentions entre ce qu’on l’ont propose à un client et ce que l’ont propose à un collaborateur. Nous avons aussi parlé de spiritualité au travail…. Quand on s’occupe bien de ses collaborateurs, la performance de l’entreprise est multipliée par trois. Au coeur de l’expérience collaborateur, Editions EMS Pour approfondir : Les documentaires de Valérie Seguin Samuel Durand : Time to work et Work in progress Pour contacter Anne : https://www.linkedin.com/in/anne-vonbank-01b14919/
Le rôle du designer, c’est d’imaginer comment on va vivre demain ! Guillaume Puech dirige actuellement l’école de design Strate , implantée à Paris, Lyon et Bengalore. Le design est une pratique qui se positionne au carrefour de plusieurs disciplines afin de concevoir et de mettre en action les transformations nécessaires de nos modèles. Le design vient des arts appliqués et des arts décoratifs, et s’étend désormais au design stratégique. C’est une discipline qui permet d’imaginer des choses, de faire un pas de côté et de formaliser l’esprit créatif. Le design est à la fois une discipline très prospective, mais avec la capacité de « faire atterrir ». Le mot « design » veut d’ailleurs dire concevoir. La spécificité de Strate est de placer le design dans le champ stratégique des organisations, via une formation en 5 ans. Le design est désormais une discipline généraliste, qui passe par l’enquête de terrain, l’idéation, puis le fait de dessiner des hypothèses créatives, les prototyper, les développer à l’échelle, et enfin de voir comment ces idées interagissent avec la cible. L’essence même du design, c’est la créativité. Conseil de Guillaume : Les mardis de l’innovation. Pour contacter Guillaume : https://www.linkedin.com/in/guillaumelom-puech/
Comment prendre les meilleures décisions pour bâtir la ville de demain ? Caroline Goulard est spécialiste de l’interaction homme-données, et serial entrepreneuse. Caroline est venue à l’entrepreneuriat pendant ses études de journalisme à Science Po, où elle a pratiqué le journalisme de données. La visualisation de données est au coeur de son expertise, pour raconter une histoire avec les données. Caroline a cofondé Dataveyes il y a plus de 12 ans, et plus récemment Modality. Modality est un outil de cartographie stratégique pour analyser, simuler et coordonner la mobilité multimodale. Le projet de Modality est de bâtir une plateforme de données territoriales, et d’études clefs en main sur l’urbanisme et la mobilité durable. L’objectif est que les gens qui prennent des décisions pour la ville de demain aient les données adéquates pour le faire : l’aménagement du territoire, les flux de personne, l’immobilier, les offres de mobilité, les activités économiques…. Permettant d’accéder à toutes ses données qui viennent de sources diverses, Modality permet de manière simple de donner accès à des informations compliquées. Les clients de Modality sont surtout les opérateurs de transport, et aussi les bureaux d’études et les agences d’urbanisme. Cette solution révolutionne notamment le métier de géomaticien, et permet de décarboner fortement les transports et la ville de demain. Pour mémoire, le géomaticien est un métier à la croisée de la géographie et de l'informatique. Spécialiste des systèmes d'informations géographiques, il exploite la dimension géographique des informations et des données (analyses spatiales, cartographies thématiques)…. Par ailleurs, tous les métiers de planification de la mobilité sont en forte mutation, car désormais basés beaucoup plus sur de l’analyse de données. Conseil pour préparer le futur : MIT sensible City Lab Pour contacter Caroline : https://www.linkedin.com/in/carolinegoulard/ Ou [email protected]
Olympe Chabert est la cofondatrice de SmartBack , une solution qui repense la gestion des retours du e-commerce pour trouver la meilleure seconde vie possible à chaque produit, notamment les meubles. En moyenne en France, 39% des acheteurs en ligne ont fait un retour cette année et 25% des produits achetés en ligne ont été retournés ». Cela engendre des coûts, du gaspillage et de la pollution. Les retours pour les meubles concernent seulement 5% des achats, mais sont un sujet stratégique. Ce que propose SmartBack , c’est une solution logistique simple, pour remettre dans le circuit les meubles qui sont retournés : soit via une revente à des soldeurs, soit via un don à une association (qui engendre une défiscalisation pour le e-commerçant), soit « au pire du pire » en le recyclant. L’idée est de créer de la valeur avec ces retours, plutôt qu’un cout. Avec un maillage de 600 acteurs locaux en capacité de valoriser ces produits, SmartBack a créé un réseau de proximité d’envergure nationale. La « reverse logistique » compte encore peu d’experts en France. Au quotidien, SmartBack invente le métier de « chargé de seconde vie », qui est proche de celui de Customer Success Manager. D’autres métiers émergent, autour de la réparation et du reconditionnement. Parmi ses clients, Smartback compte Alinéa, Camif, Vente-unique.com, Cdiscount… En 2023, SmartBack recrute sur des postes produit et opérations. La seconde vie s’intègre désormais dans de nombreuses filières : Les Galeries Lafayette ont un corner Vintage, FNAC vend du reconditionné et Ikéa a développé un Circular Hub… Smartback a été accéléré par 50 Partners , ce qui a permis à ses deux jeunes co-fondatrices d’avoir un suivi très personnalisé, avec notamment le partner Thierry Petit qui a fondé Showroomprivé, ou encore les fondateurs de Phenix (amitiés à Jean Moreau, épisode 1 du podcast « Les métiers du futur »)…. Pour contacter Olympe : https://www.linkedin.com/in/olympe-chabert-58987a101/
« Critéo est l’endroit le plus « hot » dans l’univers de la publicité en ligne. » Nicolas Rieul dirige aujourd’hui l’Europe du Sud pour Critéo , entreprise du domaine de Ad Tech, donc de la publicité en ligne. Très investi dans l’interprofession, il est également le chairman de l’IAB Europe et le président de l’Alliance digitale en France. L’épisode est consacré au futur du retail media (ou commerce media), c’est-à-dire aux dispositifs de communication présents sur le parcours d’achat en ligne des consommateurs, puisque c’est l’un des points de force de Critéo. Le commerce média est le segment le plus en croissance du marché publicitaire, et Critéo en est le leader mondial. Fin 2022, le marché global du retail media devrait atteindre, 50 milliards de dollars dans le monde, selon le cabinet Forrester, dont 30 milliards de dollars seulement aux États-Unis. La base de données de Critéo est aujourd’hui la plus grande au monde, avec un trillion de revenus issus du commerce, soit plus de deux fois le revenu d’Amazon. Grâce à ses technologies, Critéo peut donc activer des cibles liées aux données de comportements d’achats, au plus prés de l’acte d’achat. Ceci engendre de nouveaux métiers, notamment chez les annonceurs qui créent de plus en plus des postes de Responsable du Retail Media. Par ailleurs, les retailers créent des régies publicitaires, qui engendrent du revenu incrémental. Nicolas croit beaucoup dans le fait de recruter des profils à potentiels, curieux et adaptables, pour pourvoir ces postes à la croisée du trade marketing, du e-commerce et du marketing publicitaire. Pour contacter Nicolas : [email protected]
« Le chemin est aussi important que la destination. » Arthur Le Vaillant est navigateur et sportif de haut niveau. Il pratique la course au large depuis 15 ans et a participé aux challenges les plus prestigieux (la Route du Rhum, la solitaire du Figaro, la Transat Jacques Vabre…). Il aussi musicien, entrepreneur, et très engagé pour la planète et l’écologie via son association La Vague Asso , ou encore SailCoop qui vise à rassembler les usagers, les professionnels du nautisme et les acteurs publics pour offrir un nouveau service : des itinéraires en voiliers, en France et sur toutes les mers (première destination desservie : la Corse). Pour la Route du Rhum 2022, il navigue sous les couleurs du collectif Mieux . Mieux, c'est un collectif des entrepreneurs responsables, cofondé par 22 entrepreneurs engagés en matière de RSE. Arthur défend une approche nouvelle de la course au large, plus responsable et respectueuse du milieu vivant. En temps que marin, Arthur anticipe les phénomènes qui vont arriver demain : météo, ciel, nuages, arbres, eau…. Son métier c’est de prévoir ce qui va se passer dans une minute mais aussi dans plusieurs jours pour se placer toujours au mieux par rapport au vent qui va arriver.
« Les soft skills s’apprennent, se développent et se cultivent tout au long de la vie ». Stéphanie Fraise est la VP Global Talent Management de Masteos . De la marque employeur en passant par le recrutement, la rémunération, la formation, la prise en compte de la diversité, la culture d’entreprise, elle évoque dans cet épisode tout le cycle de vie du collaborateur. Ses équipes oeuvrent au quotidien pour accompagner les équipes de Blablacar sur toutes les dimensions People dans l’intérêt du business. Stéphanie est aussi une grande experte des soft skills, ces fameuses compétences de savoir-être, auxquelles elle a consacré sa thèse professionnelle à Sciences Po et un livre blanc pour l’Observatoire des Métiers du Futur. Les soft skills sont un socle de compétences personnelles et interpersonnelles, transférables, qui permet de naviguer d’un métier à l’autre et d’un environnement à l’autre. Les soft skills sont surtout des compétences pérennes et durables. Aujourd’hui, et plus encore demain, les individus changent d’emploi fréquemment, l’époque des carrières dans une seule entreprise est révolue. On remarque d’ailleurs que l’usage le plus répandu des soft skills aujourd’hui se situe incontestablement dans la phase du recrutement, où elles sont évaluées et prises en compte dans 97% des cas. Pour contacter Stéphanie : https://www.linkedin.com/in/sfraise/ Conseil lecture : L'IA au service des RH, ouvrage collectif avec notamment la contribution de Michel Barabel, pubié chez DUNOD
En 2019, Sandrine Charpentier cofonde Mixity , la première entreprise basée sur l’intelligence artificielle qui évalue la diversité et l’inclusion au sein des entreprises, écoles, collectivités… Spécialisée dans l’innovation sociale, elle dirige en parallèle Digitaly où elle forme et conseille les organisations à la transformation digitale et à l’inclusion. Mixity propose des solutions clés en main pour développer des stratégie diversité et inclusion, mesurer la maturité de votre entreprise et comparer les pratiques de votre secteur d’activité. La mesure se fait sur les cinq principales dimensions de la diversité : le genre, les générations, le handicap, l’origine sociale et culturelle, et l’orientation sexuelle (LGBT+). L’idée est d’établir un score de maturité à partir des données disponibles dans l’organisation, et surtout d’avoir des recommandations pour s’améliorer et avoir un cadre pour structurer les démarches inclusives. L’idée est de démontrer des engagements et la performance sur ces sujets. Mixity accompagne plus de 130 entreprises, de la PME aux grands groupes, qui veulent structurer leur démarche et fournir des preuves de leur engagement social et inclusif. Pour contacter Sandrine : https://www.linkedin.com/in/charpentiersandrine/ Test d’Harvard sur les biais : https://implicit.harvard.edu/implicit/france/ Recommandation lecture : Confessions d'un entrepreneur pas comme les autres d'Yvon Chouinard Open , d’André Agassi
« Il n’y aura pas de performance durable sans excellence humaine. » Aujourd’hui je reçois Emmanuelle Duez, chef d’entreprise et fondatrice The Boson Project. Son travail consiste à forger la résilience des entreprises, et la mission des « Bosons » consiste à créer les conditions permettant l’expression pleine et entière du potentiel humain, individuel et collectif. C’est tout un écosystème citoyen, avec une entreprise, un tiers-lieu citoyen (Belleville), un média citoyen qui s’adressent aux chefs d’entreprise, aux collaborateurs, aux pouvoirs publics. Plus militante que consultante, elle construit le monde du travail de demain. Habitée par l’intérêt général, elle démontre que l’entreprise peut changer le monde, via une nécessaire révolution managériale. Il ne s’agit pas d’éclairer l’avenir mais de le choisir. Elle cite le poète Pierre Reverdy : « L’éthique, c’est l’esthétique du dedans ». L’alignement repose sur deux piliers : le courage et le renoncement. Pédagogue de la complexité, elle ébranle les certitudes ou l’ignorance qui font le lit du populisme, notamment avec Tchache . Ses conseils : https://www.franceculture.fr/personne/guillaume-erner AInsi que les ouvrages de Michel Serre Pour contacter Emmanuelle : https://www.linkedin.com/in/duezemmanuelle/
Emmanuelle Joseph-Dailly dirige le Lab de recherche et prospective du cabinet Julhiet-Sterwen. Elle est anthropologue et se passionne pour les neurosciences. D’après Emmanuelle, la meilleure compréhension de nos fonctions cérébrales fait évoluer les pratiques managériales en entreprise. Nous évoquons notamment le métier de neuro-manager, et l’impact de neurosciences sur le leadership. Nous abordons aussi le thème de l’engagement dans l’entreprise et la notion d’impertinence raisonnée (ou d’impertinence élégante), qui bouscule le système sans le casser. Nous évoquons aussi le sujet de la formation aux biais cognitifs, et le test d’associations implicites de l’Université d’Harvard. Emmanuelle est l'autrice de trois livres : La stratégie du poulpe Eyrolles : https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/la-strategie-du-poulpe-9782416002694/ Les talent cachés de votre cerveau au travail, co-écrit avec Bernard Anselem et publié chez Eyrolles : https://livre.fnac.com/a13670962/Bernard-Anselem-Les-talents-caches-de-votre-cerveau-au-travail Développez l’engagement de vos collaborateurs, avec Didier Noyé et publié chez Eyrolles : https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/developpez-l-engagement-de-vos-collaborateurs-9782212569803/ Pour joindre Emmanuelle : https://www.linkedin.com/in/emmanuelle-joseph-dailly-30ab2929/
« Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace ! » Caroline Vigneaux est humoriste et l’hôtesse du CoachCast , podcast dédié au coaching de personnes qui souhaitent changer de vie. Mais avant cela, elle était avocate au barreau de Paris. Elle a donc vécu ce parcours de changement vie en s’orientant vers le One Woman Show. Elle raconte ses débuts dans des toutes petites salles, et l’énorme challenge que représente le fait de « faire l’Olympia » six ans plus tard. Le point de départ du CoachCast est le fait que 75% des gens déclarent qu’ils veulent changer de vie, mais que très peu sautent le pas. Pour changer de vie, il faut avoir de l’audace, et se concentrer sur le plan A, sans penser au plan B. Le coachcast : https://podcast.ausha.co/coachcast-by-caroline-vigneaux Bande annonce de FlashBack : https://www.youtube.com/watch?v=PXeNdHVzO20 Pour contacter Caroline : https://carolinevigneaux.fr/
« Il faut faire évoluer l’industrie pour la mettre plus en adéquation avec nos ambitions de société. » Anaïs Voy-Gillis est docteure en géographie de l’Institut Français de Géopolitique, chercheuse, enseignante et également Directrice Associée au sein du cabinet June Partners. Son expertise porte sur le défi de la ré-industrialisation en France. L’industrie manufacturière pèse en France 9% du PIB, ce qui est peu comparé à l’Allemagne (20%) ou l’Italie (16%). Pourtant la France a à son actif de grandes réussites industrielles, avec le TGV, le Concorde ou encore la filière spatiale. Deux millions d’emplois industriels ont été détruits en 40 ans. Mais depuis 2018, La France recrée des emplois industriels… Il existe différentes manières de ré-industrialiser. D’une part, se doter d’un outil de production propre avec des nouvelles activités, telles que l’hydrogène et les batteries pour les véhicules électriques. D’autre part, relocaliser en rapatriant en France une production anciennement faite à l’étranger, dans une logique de souveraineté. Et enfin, maintenir ou étendre de sites existants en sécurisant les emplois industriels. Dans toutes les industries, il y a désormais des postes disponibles, avec des qualifications différentes. Les chaudronniers, les forgerons qualifiés, les soudeurs, les tuyauteurs, les mécaniciens, les ingénieurs R&D ou encore les métiers de la maintenance sont des emplois en grande tension. L’objectif est d’accompagner les gens en poste au fur et à mesure de l’évolution de leur métier du fait de l’automatisation, et également s’appuyer sur les compétences et les savoir-faire disponibles pour les réadaptés aux métiers de l’industrie. Conseil podcast : Vlan! Sismique
Le Chief Data Officer est en charge d’extraire de la valeur depuis la donnée. Samir Amellal a rejoint Auchan Retail France comme Chef Data Officer en 2022, puis a été nommé Chief Information Officer. Dans la feuille de route du Chief Data Officer, on distingue donnée opérationnelle (issue des systèmes d’informations) et donnée analytique qui est re-exploitée par la direction data pour faire du reporting, de l’alerting, encore entraîner des algorithmes ou faire de la modélisation. La guerre des talents dans la data rend certains postes complexe à pourvoir, notamment ceux de data ingénieur. Le data ingénieur définit, développe, met en place et maintient les outils et infrastructures adéquates pour permettre l’analyse de la donnée par les équipes de Data Science. Il se saisit de la donnée brute qui a été versée dans un lac de données et la transforme en donnée exploitable pour opérer la data science. Conseil podcast : les carnets de l’IA
L’accessibilité numérique : transformez d’un pépin une pépite ! Mathieu Froidure est le Président de deux entreprises, Urbilog et Compéthance , toutes deux orientées vers l’accessibilité numérique . Compéthance est une entreprise adaptée dont l’objectif principal est de faciliter l’intégration des personnes en situation de handicap sur les métiers du numérique. 85% des collaborateurs de Compéthance sont en situation de handicap. L’accessibilité numérique se joue à trois niveaux : socialement, culturellement et professionnellement. L’objectif est de permettre aux personnes en situation de handicap de profiter de toutes les opportunités de la vie, notamment grâce au numérique. Pour réussir cela, Compéthance recrute d’abord des collaborateurs qui ont envie, et ne se focalise pas seulement sur les savoir-faire techniques pour identifier un talent. Grâce à une solide approche de formation, le parcours permet d’inclure des personnes ayant peu ou pas de connaissances en informatique, avec un processus sur un an permettant de devenir consultant en accessibilité. D’autres métiers, orientés vers le développement web, sont présents dans l’entreprise. Cet épisode s’inscrit dans un projet plus large, le #podcasthon , imaginé par Jeremie Mani depuis le Canada. C’est une opération événementielle, sans but lucratif, visant à faire connaitre des grandes causes, avec des épisodes proposés par plus de 300 podcasteuses et podcasteurs, diffusés entre le 25 et le 31 mars 2023. D’après l’INSEE, le taux de chômage des personnes actives reconnues handicapées s'établit à 14 %, contre 8 % pour l'ensemble de la population. Il y a donc un double défi dans l’accessibilité numérique : faciliter la vie des personnes en situation de handicap et faciliter l’accès à l’emploi des personnes en situation de handicap. Pour contacter Mathieu : [email protected]
La mission de l’académie des futurs leaders est de changer le jeu politique pour l’améliorer. Entrepreneure sociale, Alice Barbe est connue pour ses prises de position en faveur des réfugiés, des femmes et de l’entrepreneuriat social. Suite à sa participation au programme Scholar de la fondation Obama en 2018 et 2019, où elle est mentorée par Barack Obama, elle décide d’initier en 2021 l’académie des Futurs Leaders. C’est une école d’un nouv eau genre visant à accompagner des personnalités citoyennes exemplaires qui souhaitent se lancer en politique. C’est une école qui vise à accompagner des personnes qui se battent pour la justice sociale, la justice environnementale et le renouveau démocratique. Chaque année, l’académie des futurs leaders fait un appel à candidature. N’importe qui peut nominer n’importe qui ! Puis ensuite, le jury tranche : il n’y a pas de niveau d’études requis. Les profils sont très divers : beaucoup de femmes et beaucoup de personnes issues de la diversité prennent part à ce cursus qui diversifie les profils qui osent se lancer en politique. Il faut être disponible pendant six mois pour cette formation intensive. Cela représente 350 heures de cours, trois jours par semaine à Paris, dans les locaux de Columbia. La moitié des personnes accompagnées (quatorze par promotion) bénéficie d’une bourse. Le cursus est conçu sur 3 piliers, animés par des intervenants divers (anciens présidents, anciens ministres, personnes du renseignement, professeurs de science politique…) . Le premier est orienté aux savoirs théoriques (data, agenda des rédactions, ou du droit constitutionnel). Puis les intervenants viennent aussi, sans filtre, témoigner de leur vie politique. Enfin, le troisième est lié au développement personnel et à la santé mentale. Conseil lecture d’Alice : La BD La Lutte pas très classe Pour contacter Alice : https://www.linkedin.com/in/alice-barbe-29444741/
Christelle Rasteiro a bâti sa carrière dans le domaine du marketing et de la mode. En 2020, elle part vivre au Portugal, pays dont est originaire se famille, et elle fonde Saudade Design , la première marque de tapis en coton recyclé fabriqués au Portugal. Elle ressuscite un savoir-faire endémique pour maintenir et développer des emplois pérennes dans sa région d’origine, afin de recréer un écosystème dynamique qui engendre des objets durables. L’up-cycling lui permet aussi de limiter l’impact négatif de la mode sur le climat. Elle transpose un savoir-faire ancestral de tisserand aux problématiques d’aujourd’hui pour utiliser de la matière première neuve (ou usagée) non exploitée. Elle innove aussi dans la manière de communiquer et de distribuer, en s’appuyant notamment sur Instagram et son e-shop. Elle crée une relation intitu personae avec ses clients grâce au digital. Elle décrit aussi les motivations de sa reconversion, qu’elle a structuré notamment via la formation Switch Collective, qui lui a permis de concevoir son projet aux côtés d’autres personnes bienveillantes également en train de changer de métier.
Le futur de l’engagement des collaborateurs est le fruit de la rencontre entre deux potentiels de valeurs. Le Général Frédéric Hingray a été DRH de l’Armée de Terre de 2018 à 2021, avant de rejoindre le cabinet de conseil OnePoint en 2022, dans des fonctions de Partner HR & Education/Campus dans le cadre de l’école Onepoint et de la création d’un campus à Bordeaux. OnePoint est le grand architecte de la transformation organisationnelle et numérique des entreprises et des acteurs publics. Le coeur d’activité de OnePoint, c’est l’architecture IT, la cybersécurité, le cloud, la data, les applications numériques adaptées à tous les secteurs de l’économie. Il y a également toute une dimension conseil et méthodes qui est apportée par OnePoint, du conseil le plus stratégique en passant par le conseil technologique et la mise en place de solutions applicatives, jusqu’à l’accompagnement du changement. D’après Frédéric, ce qui crée l’engagement, c’est la rencontre entre deux potentiels de valeurs. D’une part celles de l’individu qui s’engage au sein d’un collectif, et d’autre part, celles du collectif qui apporte en retour sa dynamique, sa vision, sa considération, sa capacité à l’intégrer et à le faire grandir. Chacun apporte à l’autre. « Qui ose, gagne ! » est un des messages clefs que transmet Frédéric Hingray dans cet épisode. Etude Future of Work OnePoint : comment travaillera-t-on en 2035 ? Pour contacter Frédéric : https://www.linkedin.com/in/frederic-hingray/
Le futur de la santé au féminin est un défi considérable. Face à ce défi, Isabelle Verguin a décidé de cofonder avec Valentine Burucoa l’entreprise Jeen, qui a vocation à redéfinir les standards de la santé féminine. Jeen, c’est le premier réseau de centres dédiés à la santé des femmes en France. Et plus encore, c’est un partenaire de confiance pour accompagner, soigner et informer les femmes au quotidien. Dans un seul et même lieu, Jeen rassemble les principaux experts de la santé féminine (gynécologue, sage-femme, généraliste, kinésithérapeute, psychologue, ostéopathe, nutritionniste…) mais aussi des ateliers collectifs et des conférences afin de proposer des parcours de soins complets et sur-mesure. Une manière de permettre à chaque femme de vivre sa féminité sereinement et sans complexe. Leur premier centre de 350 m2 ouvre au printemps dans le 11ème arrondissement à Paris.Un programme d’accompagnement renforcé est également mis à disposition des femmes sur la base d’un abonnement digital. Isabelle a un parcours issu du business (EM Lyon, puis un passage chez Artefact et Faber Novel). Elle s’est associée à Valentine qui est une sage-femme passionnée. Conseil lecture : Le cycle des robots de Isaac Asimov Pour tout savoir sur JEEN : https://www.jeen.care/ Pour contacter Isabelle : https://www.linkedin.com/in/isabelle-verguin-bb265676/ Et Valentine : https://www.linkedin.com/in/valentine-burucoa-688511225/
« Le métaverse va sauver la publicité ». Jacques Séguéla est l’auteur de plus de 20 livres, et surtout un passionné de publicité depuis 6 décennies. Venu à la publicité par le théâtre et les musées, il vit un déclic créatif très jeune qui lui fait comprendre que son métier n’est pas dans la pharmacie, mais vers les sciences de la créativité. Il part alors faire le tour du monde en 2CV, et sa vie change : il traverse 8 déserts avec une simple boussole. Notre conversation aborde le futur de la publicité, notamment via le métaverse. D’après Jacques, ce qui a énormément bougé, ce sont les médias. La publicité c’est « simplement d’avoir une d’idée ». L’idée ne vieillit pas, c’est le média qui vieillit. Autour de ce point immuable, notre conversation aborde les opportunités qu’offre le métaverse. En 2045, celui-ci représentera en terme d’investissements publicitaires le PIB du Japon aujourd’hui, ce qui va révolutionner l’économie de la publicité. Au delà de cette révolution financière, le métaverse induit également une révolution créative, en changeant les codes créatives qui se rapprochent de l’univers des jeux vidéos, des cartoons et de la bande dessinée. Son conseil : « il faut écouter son coeur et ne pas écouter sa tête dans le choix d’un métier. » Le prochain livre de Jacques, « 90 ans d’amour » , sortira le 1er novembre 2022. Il est publié chez Plon et préfacé par Jean-Louis Borloo. En attendant, je vous invite à relire son précédent ouvrage : Ne dites pas à mes filles que je suis devenu écolo, elles me croient publicitaire publié chez Coup De Coeur
L’ambition de My job Glasses est de permettre a chacun de trouver sa voie, sans que ce soit lié à son environnement propre. Emilie Korchia a travaillé 10 ans dans le groupe Disney, avant de cofonder en 2015 la start-up My job glasses . My Job Glasses a pour object if de révolutionner la relation entre les étudiants et les professionnels, en permettant à chaque étudiant d'avoir enfin accès à de vraies rencontres avec des professionnels. My Job Glasses, 1er outil de mentorat en Europe, remet l’Humain au cœur de l’Orientation des jeunes de 15 à 30 ans en les connectant avec un réseau de 60 000 professionnels dans plus de 3 000 entreprises, pour accompagner gratuitement 240 000 jeunes. L’idée c’est d’inspirer, d’ouvrir le réseau et de donner les memes chances à tout le monde. « On n’est pas obligé de faire le même métier que ces parents. » L’objectif c’est de donner les mêmes chances à tout le monde. L’orientation doit être inscrite dans les cursus le plus tôt possible. My job glasses vocations permets aussi à n’importe quel prof d’orienter et d’organiser sa classe. Le professeur peut ainsi accompagner les jeunes les plus en demande. Il y a désormais 54 heures d’orientation au lycée et my job glasses devient une ressource pour tous les profs. C’est gratuit ! Il y a 35 collaborateurs chez my Job glasses aujourd’hui. En forte accélération, l’entreprise recrute des développeurs, des commerciaux, des CSM et des personnes en marketing. Le digital au service de l’humain permet de connecter des gens dans 130 pays. Le jeune va choisir le professionnel qui l’inspire le plus. Tout commence par l’égalité des chances et l’information accessible à tous; Toutefois les « coaches d’orientation » interviennent de plus en plus dans parcoursup. Certains jeunes sont accompagnés. Il faut construire et oser. Le 31 janvier 2023, la limite d’âge de 30 ans tombe et my job glasses sera trans-générationnel. Pour contacter Emilie : https://www.linkedin.com/in/emilie-korchia/ ou [email protected]
« Le no codeur est un plombier du digital. On fait du Lego » Francis Lelong est un entrepreneur récidiviste. Il a dirigé et développé pendant 20 ans une dizaine de sociétés dans le digital, avec des succès tels que Sarenza.com. En décembre 2020, il cofonde Alegria.tech , la première agence No code en France. Son ambition : devenir d'ici 3 ans la première No code Factory en Europe. Le métier évoqué dans cet épisode est celui de « Maker no code ». Alegria est à la fois une école pour les métiers du no code, une market place pour permettre aux « no codeurs » de trouver des missions, et un studio de production de solutions en no code. En 2020, il y avait 50 makers no code en France, pour accompagner la digitalisation des entreprises. En 2023, il sont 1500 en France, et devraient être 100 000 d’ici 5 ans. Il n’y a pas de profil type : tout le monde peut faire du no code, en particulier les profils éloignés de la tech. Aujourd’hui, seulement 0,3% de la population sait coder. L’objectif est d’Alegria est de monter à 20%, grâce au no code en devenant acteurs de leur vie digitale. Il faut 15 mois pour former un maker no code professionnel (versus 3 à 5 ans pour un développeur). Cela coûte 3 à 5 fois moins cher que le code, et c’est plus rapide. Tout le monde y gagne ! Pour contacter Francis : [email protected]
Mehdi Coly est un serial entrepreneur. Il a cofondé en 2019 Time for the Planet , qui met l’entrepreneuriat au service de l’urgence climatique. Time for the planet est une entreprise qui crée des entreprises, destinées à faire baisser les émissions de CO2 à très grande échelle. En identifiant des innovations (technologiques ou très low tech) et en leur donnant toutes les chances de se développer à l’échelle mondiale, Time for the planet est à la fois un fond d’investissement et un start-up studio, qui fait travailler en binôme chercheurs et entrepreneurs. Le modèle est inspiré de l’open source, avec des licences libres pour donner accès à l’innovation gratuitement. L’entreprise Time for the Planet a inscrit dans ses statuts qu’elle ne répartira le dividende financier que le jour où nous serons revenus à une température planétaire telle qu’elle était en 1850, à l’ère pré industrielle. Le jour où nous aurons réglé le problème du changement climatique, Time for the planet n’aura en effet plus de raison d’être. Désormais 100 000 personnes sont actionnaires de Time for The planet, ce qui fait de l’organisation le plus gros crowd funding en France, mais l’objectif est surtout communautaire. Et chaque actionnaire peut soutenir l’organisation par son réseau. L’innovation liée à la décarbonations a un impact sur les métiers. D’après Mehdi, elle va amener à un retour en force de l’agriculteur, de l’ingénieur et du « bidouilleur ». En effet, celui qui répare les objets usagers a un avenir devant lui, dans un monde où il faudra moins produire et plus recycler. Pour contacter Mehdi : [email protected]
« Parce que jamais le déterminisme social et la frustration ne doivent être quelque chose de normal… » Une personne employable n’est pas forcément employée : alors comment permettre à chaque personne de retrouver un emploi à la hauteur de ses compétences, avec un salaire juste ? Théo Scubla est le cofondateur d’Each One, une entreprise qui accompagne dans la formation et l’emploi des personnes réfugiées en France. Chez Each One , leur double mission est leur raison d’être : - favoriser un retour à l’emploi des personnes réfugiées et nouveaux arrivants - permettre aux entreprises qui souhaitent se préparer pour le futur d’accéder pleinement à ces talents qui les rendront plus fortes, plus résilientes, et plus responsables. Théo parle avec amour de ses grands-parents italiens, et du défi de l’intégration, qui bride parfois les espérances de personnes réfugiées qui ne peuvent réaliser leurs projets faute de moyens. Pour éviter que « la porte ne se referme derrière le dernier qui est rentré », Théo garde la porte ouverte en fondant son entreprise pendant ses études à l’ESCP. Each One est une entreprise à mission qui valorise le potentiel, parfois insoupçonné, des nouveaux arrivants. Each One est un tiers de confiance entre deux mondes qui se rencontrent rarement : l’écosystème de l’accueil d’urgence et les entreprises qui veulent passer leur démarche d’inclusion à l’échelle et recruter des talents motivés, sur des métiers qui vont de manutentionnaire à data analyst, en passant par les métiers de bouches jusqu’à la conformité. La démarche est de structurer une filière de formation et d’intégration dans l’emploi des talents, à l’échelle, pour les insérer notamment sur des métiers en tension. Les formations métiers sont réparties dans 47 villes dans tout le territoire, avec des formateurs présents partout sur le territoire. 2500 personnes ont été accompagnées ces 7 dernières années et 1000 de plus le seront en 2023. 1 euro investi dans la formation par l’Etat représente 3,4 euros de cout évité… Bref, tout le monde y gagne. Les entreprises partenaires (L’Oréal, Monoprix, BNP Paribas) sont convaincues que c’est un investissement, et non plus un pas de côté. Théo parle aussi de l’accélération qu’il a reçu pour Each One chez 50partners, et de comment cet accompagnement a permis à son entreprise de grandir et de faire des choix pas toujours évidents. Pour contacter Théo : https://www.linkedin.com/in/theoscubla/
« La migration rime aujourd’hui avec entrepreneuriat et innovation. » Guillaume Capelle est expert des migrations internationales et du climat. Après avoir démarré sa carrière chez Amnesty International, il co-fonde SINGA en 2011. SINGA est une organisation internationale présente dans 11 pays (France, Maroc, Canada, Allemagne, Belgique, Suisse, Italie, Angleterre, Sénégal, Moldavie, Hongrie) et 20 villes, qui a vocation à travailler sur l’inclusion des personnes exilées et réfugiées dans notre société et notre économie. Concrètement SINGA gère des incubateurs et des lieux, pour faciliter les rencontres et accélérer les projets entrepreneuriaux de ces nouveaux arrivants (personnes réfugiées, demandeurs d'asile…). SINGA crée des opportunités d'échanges entre locaux et nouveaux arrivants pour qu'ils s'engagent ensemble dans des projets sociaux, professionnels et entrepreneuriaux. SINGA a accompagné plus de 2000 entrepreneurs depuis sa création. Les secteurs les plus représentés sont les services à la personne, la santé, l’éducation, le logement, le numérique… Les emplois créés sont variés, du réparateur de vélo au data analyst, en passant par le professeur de yoga. La diversité devient aussi un atout primordial pour créer de l’emploi ou des nouveaux métiers, en inventant de nouvelles expériences. Singa recrute en 2023 particulièrement pour le développement de jaccueille.fr, plateforme d’hébergement longue durée chez l’habitant dans une logique de cohabitation tremplin, ou encore pour le nouvel incubateur qui ouvre à Marseille. Ses conseils : Job that Make Sense pour trouver LE job à impact de vos rêves Jeriko : application conversationnelle internationale dédiée au futur du travail Pour contacter Guillaume : https://www.linkedin.com/in/guillaume-capelle-entrepreneur-social/ Ou https://www.truestories.pro/guillaume-capelle/
Lise Delarue dirige l’E2C Grand Lille école de la deuxième chance qui accueille des jeunes de 16 à 25 ans, sans emploi, ni qualification. Ce modèle associatif issu de l’économie sociale et solidaire (ESS) propose au jeune une formation rémunérée pour s’insérer dans la vie active. La durée de formation est variable. L'objectif de l'école de la 2ème chance est que le jeune accède à un emploi ou qu'il intègre une formation professionnelle. Lise a travaillé 16 ans pour le groupe ADECCO , et était surprise de rencontrer des candidats qui avaient du mal à exprimer leurs envies et leurs projets. Puis, elle a pris la direction d’une Mission Locale à Lille (espace d'intervention au service des jeunes 16 - 25 ans. Chaque jeune accueilli bénéficie d'un suivi social personnalisé, dans le but de les conseillers pour leur insertion professionnelle…). Elle rejoint l’école de la deuxième chance en 2017, pour transformer 4 sites plutôt autonomes en un campus, qui depuis 2020 regroupe 6 lieux dans la région du Grand Lille. En France, l’école de la deuxième chance regroupe 54 écoles et 139 établissements, pour accompagner 15 000 jeunes par an, peu ou pas diplômés, qui ne savent pas comment accéder au travail…. Le cursus est basé sur une remise à niveau en math, français et numérique : les stagiaires ont un niveau très hétérogène, et sont systématiquement en alternance. Le stage permet de confirmer un projet, d’identifier les métiers et les entreprises qui recrutent sur le territoire. On travaille aussi les codes, la présentation… Il y a minimum 60% de sorties positives, c’est-à-dire des jeunes qui signent un contrat de travail, une alternance, ou reprennent une formation, en moyenne au bout de 5 mois. Lise conseille les journées ECOPOSS sur le thème de Osons le futur. Pour contacter Lise : [email protected]
« En tant qu’entrepreneuse, il faut convaincre deux fois plus pour être crédible. » Angélique Gérard a travaillé plus de 20 ans chez FREE/ILIAD, notamment comme Directrice de la Relation Abonné . Fondatrice Présidente de la STEM ACADEMY , elle est investie depuis des années pour la promotion des femmes dans les milieux technologiques et scientifiques. Elle a souhaité donné corps à ce combat pour les femmes, pour lutter contre les stéréotypes et le plafond de verre. La STEM Academy est un organisme de formation ESS (Economie Sociale et Solidaire). STEM est l’acronyme de « science, technology, engineering, and mathematics ». La plateforme propose des modules de e-learning innovant, à destination des 12-25 ans pour développer l’audace, l’agilité, l’adaptabilité, ou encore l’humour. La STEM ACADEMY accompagne aussi des femmes en reconversion. En effet, les métiers des STEM vont croître deux fois plus vite au cours de la prochaine décennie avec de nouveaux métiers (comme par exemple psychologue de robots qui étudient le comportement machinique, des métiers de l’exploration spatiale, des éleveuses ou éleveurs de criquet, des designers de maisons connectées, ou encore géo-ingénieur…), et il faut donc encourager les jeunes et notamment les femmes à prendre leur place dans ces métiers. La part des femmes dans les métiers du digital plafonne à 30% depuis 10 ans, avec de fortes disparités (25% dans la data science, 10% dans la cyber), alors que la pénurie de talents est gigantesque. Les disparités qui perdurent : il y a seulement 27% de codeuses, et à peine 8% de femmes qui codent des algorithmes aujourd’hui, ce qui engendre des biais sociétaux…. Ceci est d’autant plus préoccupant qu’il manque 20 000 ingénieurs par an en France, depuis 2018. Pour Angélique, on peut remédier en partie au sujet en accompagnant la formation scientifique avec du développement personnel, et surtout en communicant largement sur l’intérêt des études scientifiques pour les femmes. Il faut ouvrir le champ des possibles, et inclure les parents et le corps professoral, qui jouent un rôle majeur dans l’orientation. Conseil Lecture : Les intelligences multiples en entreprise publié chez DUNOD par Raphaëlle Laubie Pour contacter Angélique : https://www.linkedin.com/in/anberge/
Jérôme Israël est le Directeur Général de Media Institute , une association loi 1901, qui forme chaque année plus de 3500 personnes au digital, au marketing, à la communication et au développement personnel. L’ADN de Media Institute est d’apporter de la compétence pour tous les professionnels des médias et de la communication : les mots-clefs sont l’humain, l’expertise, et l’éthique. Le statut d’association permet de privilégier la qualité, plutôt que la rentabilité à tout pris. Le métier de responsable éthique du futur, tel que le décrit Jérôme, découle d’un enchainement de lois telles que la loi Climat et Résilience de 2021, l’agenda 2030 des Nations-Unies, ou encore le rapport du GIEC. En parallèle de la montée de la régulation et des alertes sur le sujet, 67% des français trouvent que le Green washing est trop généralisé. Et à l’inverse, seulement 23% des français ont confiance dans les discours des marques en matière de RSE. L’objet a donc été de mettre en place une formation à la communication responsable, sans pression publicitaire excessive, sans format intrusif, et sans utilisation détournée des données client. Deux certificats ont été lancés en 2021 : un sur l’influence responsable, à destination des influenceurs à la demande des marques, et un autre sur la communication responsable, destiné aux entreprises. Conseil Lecture : Mathematica , de David Bessis aux éditions Seuil Pour contacter Jérôme : [email protected]
Ancien directeur de l’Ecole de Guerre, l'amiral Loïc Finaz est aujourd'hui chef d'entreprise, et vice-président de la Fondation de la mer qu'il a créé il y a quelques années. Il est également écrivain de marine. Au delà du métier de marin, la refléxion de cet épisode est centrée autour des notions de commandement, de management et du leadership. Selon l'Amiral, les quatre points cardinaux du leader sont la mission, le sens, les circonstances, les hommes. Il insiste sur les valeurs d'autonomie et de solidarité, et sur l'exigence couplée à la bienveillance. Selon lui, manager, c'est organiser, créer de la valeur, fédérer des hommes et des femmes au service d’un projet commun, et entreprendre. Prônant la liberté du commandement, Loïc Finaz affirme que le chef est là pour changer la loi et les règles si elles ne vous permettent pas d’agir.
L’agriculture mérite d’être expliquée. Thierry Bailliet se définit comme Agri YouTuber, agriculteur d’aujourd’hui et agri-communicant. Il est gérant d’une exploitation agricole depuis 27 ans dans les Hauts de France et l’auteur d’un livre intitulé Dans les bottes de ceux qui nous nourrissent . Issu d’une famille d’agricultrices et d’agriculteurs depuis 13 générations, il a choisi de reprendre l’exploitation familiale, de la diversifier, et de communiquer autour son métier et de ses pratiques. Sa chaine YouTube compte désormais 101K abonnés, où il explique son quotidien, ses coups de gueule, les moissons… L’agriculture est un métier technologique, complexe et connecté : « les agriculteurs utilisent plus de drones et de satellites que l’armée… ». Merci à 50 partners qui m’a fait découvrir le talentueux Thierry lors des journées Impact et Innovation à Houlgate. Vous pouvez retrouvez Thierry Agriculteur d'Aujourd'hui sur YouTube. @agriculteurdaujourdhui Ses conseils Podcast : Le RDV Agri qu’il anime : Et Génération Do It Yourself, de Matthieu Stéfani Pour contacter Thierry : formulaire de contact de son site web https://www.linkedin.com/in/thierrybailliet/
« On n’est plus dans une société de bien, on est dans une société de lien. » Gregory Pouy est entrepreneur et l’hôte de 2 podcast : Vlan ! téléchargé plus de 10 millions de fois et plus récemment PING ! , le premier podcast vidéo pour révolutionner le leadership et déconstruire le mythe de l’entreprise performante, en invitant des chefs d’entreprises inspirants à témoigner, et quelques chercheurs et experts. L’épisode est donc consacré au futur de l’impact en entreprise. PING ! a un angle dédié au soin des humains et du vivant. L’idée c’est de bouger les gens pour que les entreprises deviennent de plus en plus régénératives. Cela passe par une triple comptabilité, prenant en compte les 3 dimensions People, Profit, Planet. Nous changeons de modèle, car le modèle actuel n’est pas soutenable, avec des ressources finies de la planète. Pour Gregory, chaque geste compte. Il affirme que « l’impact, cela démarre à une personne ». Le soin est au centre de ses propos. Prenez soin les uns des autres ! Son conseil lecture : Le soin est un humanisme, de Cynthia Fleury Pour contacter Gregory : [email protected]
« Pour décarboner l’économie, de nouveaux métiers vont apparaitre dans l’agriculture, le vélo, et la rénovation énergétique des bâtiments ! » Yannick Saleman est chef de projet au sein du think-tank The Shift Project , qui oeuvre en faveur d'une économie libérée de la contrainte carbone. The Shift Project est une association créée en 2010, et présidée actuellement par Jean-Marc Jancovici. L’objet de cet épisode est de parler des futurs métiers liés aux changements climatiques. L’objectif est à la fois de tenir les accords de Paris (trajectoire de 1,5 degré) et de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Le plan imaginé par The Shift Project pour atteindre ces objectifs aurait pour impact la création de 300 000 emplois nets (1,1 millions de création, et 800 000 destruction, en particulier dans les secteurs automobile, de la construction neuve ou encore le transport aérien). Ce calcul s’appuie sur les travaux sectoriels du Shift Project ; ce n’est pas une prévision. Les métiers d’avenir pour décarboner l’économie sont liés aux secteurs de l’agriculture, du vélo et de la cyclo-logistique, du ferroviaire ou encore rénovation énergétique des bâtiments; Pour mémoire, aujourd’hui, l’économie carbonée est la résultante des émissions liées au transport (31%), à l’agriculture (20/25%) et le digital (4%, mais en très forte croissance avec une trajectoire à 8% si on ne fait rien). Concrètement, pour travailler dans les entreprises qui contribuent à la transition carbone et avoir un impact sur le climat, consultez le site SHIFTYOURJOB.org ou Mon Job de sens. A lire : Climat, crises: Le plan de transformation de l'économie française du Shift Project Le Monde sans fin, miracle énergétique et dérive climatique, de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici Pour contacter Yannick : https://www.linkedin.com/in/yannicksaleman/
Sophie Yannicopoulos est la directrice générale d’Adobe en Fr ance, et sa spécialité depuis six ans est l’expérience client. Les métiers de l’expérience client permettent d’accompagner le parcours avant, pendant et après un acte d’achat. Il y a d’abord l’acquisition, puis l’expérience d’achat, principalement en ligne, avec la possibilité de basculer d’un achat en boutique vers un site web, puis le service client. Les domaines du retail et de la mode (en particulier la fast fashion) sont particulièrement en pointe sur ces sujets. L’expérience client digitale du futur sera la plus immersive possible, notamment grâce à la 3D notamment. La phase « pendant » implique aussi que l’expérience en temps réelle soit personnalisée, pertinente, au bon moment, sans être trop intrusive et déployée à grande échelle. Dans cette optique, Adobe propose des solutions (comme Adobe Express) pour simplifier la création de contenus, notamment sur Instagram et Tik-Tok. Très connue pour ses produits PDF et Photoshop, Adobe propose aussi des solutions qui aident les entreprises à gérer des expériences personnalisées en ligne, en se fondant sur la donnée. En terme de métiers, Sophie constate qu’on voit désormais apparaitre au board des entreprises des postes de « Direction client », avec pour mission la mise en place d’une gouvernance de la date. Les artistes 3D font aussi leur apparition : une de leurs tâches est de créer des échantillons produits virtuels, qui permettent des gains écologiques et économiques. Enfin, des métiers spécialisés dans l’acquisition client, et dans l’après-vente et la rétention, se développent rapidement au sein des équipes marketing. Les vendeurs sont de plus en plus experts de la tech : « on ne peut plus faire semblant ! ». Sophie est également mentor de start-ups via l’incubateur Techstars . Ses conseils podcasts : Positive Leadership de Jean-Philippe COURTOIS Métamorphose d’Anne Ghesquière Conseil lecture : L’entreprise, une affaire de coeur, de Hubert Joly et Caroline Lambert Pour contacter Sophie : https://www.linkedin.com/in/sophie-yannicopoulos-7a36982/
« Restez vous-même et reformez-vous pour accéder aux métiers du numérique, sans changer ce que vous avez de plus singulier ! » Anthony Babkine est entrepreneur social et un professionnel du numérique. C’est le délégué général et l’un des deux co-fondateurs (avec Mounira Hamdi) de l'association Diversidays . Son engagement vise à faire du numérique un ascenseur social qui amène dans l’emploi les talents de la diversité. La diversité, c’est aussi bien les enfants des banlieues, que ceux des territoires ruraux ou isolés. L’un des objectifs de Diversidays est de permettre à des entrepreneuses et entrepreneurs des territoires qui ont des projets à impact (inclusion, impact sociétal, ou encore environnemental) d’être incubés. Diversidays s’adresse aussi à des demandeurs d’emploi avec le programme DéClics Numériques, qui ouvre des portes vers plus de 800 métiers du numérique. C’est gratuit, rapide et en ligne pour favoriser la reconversion vers les métiers du numérique, grâce à deux semaines de formation intensives. En 2022, DéClics Numériques a débarqué dans sept régions de France dont l’Occitanie, l’Île-de-France, la Martinique… 6000 personnes (avec une grande diversité de genre, de handicap, d’origines sociales ou bien géographiques) ont été accompagnées depuis 2 ans, dans une démarche de reconversion. Et enfin #Techyourplace dont l’ambition est d’aider les entreprises de la Tech (Startup, VCs…) à mettre en place des politiques de Diversité et Inclusion à la fois ambitieuses, mesurables, qui aident à la montée en compétences des collaborateurs et d'inclure une nouvelle génération de talents dans ces entreprises. Mené en partenariat avec Mozaik RH et notamment Saïd Hammouche, et soutenu par le Ministre Jean-Noël Barrot, l’objectif de #Techyourplace est que les décideurs et décideuses du Next40 et French Tech 120 qui adhérent au mouvement s’engagent à faire évoluer leurs pratiques de recrutement. Diversidays est financé par appels à projet (opérateur pour des programmes d’état comme French Tech Tremplin) comme et également par des mécènes (Google, LinkedIn, Sopra-Steria…) Natif d’Evry-Courcouronnes, Anthony raconte aussi son parcours scolaire « compliqué », malgré l’aide de ses parents, du soutien scolaire, de mentors et de « bonnes fées ». Il démarre ensuite en entreprenant dés les études supérieures (dans un cursus public), puis bascule dans le monde de la publicité sans en avoir forcément les codes. Le déclic vient en 2016, avec une colère qui est née chez lui, de tous ces gens à qui on ferme la porte pour des raisons de diplômes, d’âge, de couleur, de nom à consonance étrangère. Nous abordons aussi le sujet de la diversité liée à l’orientation sexuelle, et comment une personne #LGBT qui se sent à sa place et non discriminée en entreprise est beaucoup plus performante. Enfin, Anthony partage en fin d’épisode son expérience dans le programme de la OBAMA Foundation pour les leaders. Conseil lecture : Et si j’écoutais avant de parler ? d’Emmanuel CHILA (éditions Eyrolles ) Pour contacter Anthony : https://www.linkedin.com/in/anthonybabkine/










