Chaque soir, Laure Mézan partage avec nous son agenda musical et reçoit les artistes les plus prestigieux de la scène classique. Pour ne rater aucun épisode du Journal du Classique, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Figure oubliée du romantisme français, élève de Chopin et amie de Saint-Saëns, Clémence de Grandval s’est illustrée dans quasi tous les domaines de la musique, composant pour de petites formations comme pour de grands orchestres, se consacrant à l’opéra mais aussi à la musique sacrée, genre alors peu fréquenté par les femmes. Une nouvelle publication du label La boîte à pépites nous permet de découvrir quelques-unes de ses œuvres majeures interprétées par une pléiade de remarquables musiciens. Héloïse Luzzati qui a coordonné ce coffret nous racontera son travail de recherche sur l’œuvre de Clémence de Grandval dont elle a choisi de mettre à l’honneur la musique de chambre, les mélodies et le bouleversant Stabat Mater. Lionel Sow nous éclairera sur cette partition sacrée, dont il ne reste qu’une version de chambre, qu’il dirige ici à la tête du Chœur de Radio France.
Pour son premier album, sorti chez Mirare et intitulé Le chant du souvenir, Gaspard Thomas a imaginé un programme particulièrement touchant, gorgé de poésie et de nostalgie, ou plutôt du żal, ce sentiment polonais que Chopin et Szymanowski ont exprimé en musique. Le jeune pianiste met ainsi en regard deux grandes figures de la musique polonaise, mais de deux époques différentes, l’un incarnant le romantisme, le second s’inscrivant dans l’esthétique moderne du début du XXe siècle, avec des accents parfois impressionnistes. Gaspard Thomas nous raconte ses liens avec ces deux compositeurs et la conception de son album construit autour du genre de la mazurka dans lequel les deux hommes se sont illustrés, nous invitant à découvrir également une série de variations de jeunesse ainsi que des pièces d’inspiration méditerranéenne de Szymanowski.
Violon solo du Poème harmonique de l’ensemble Jupiter, co-fondatrice de l’ensemble Théodora, Louise Ayrton compte parmi les nouvelles grandes personnalités du monde baroque. Elle s’exprime pour la première fois en solo, au disque, dans un superbe album sorti sous le label Château de Versailles Spectacles, mettant à l’honneur des compositeurs peu connus du début du XVIIe et du tournant du XVIIIe. Louise Ayrton nous éclairera sur ces pièces qui constituent les premières, du répertoire germanique, à traiter le violon comme un instrument soliste. Un programme, riche de découvertes, qui nous plonge dans les racines de la musique baroque allemande dont Bach lui-même s’est nourri.
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Alors qu’il vient d’achever son intégrale au disque de l’œuvre pour piano de Johannes Brahms et en attendant la sortie du dernier volume avec au programme le deuxième concerto, Geoffroy Couteau a choisi d’entreprendre un autre grand voyage en gravant l’un des cycles les plus intenses et les plus intimidants du répertoire pour clavier. Il nous livre ainsi sa lecture des variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach. Un enregistrement qui vient de paraître chez la Dolce Volta. Geoffroy Couteau nous raconte sa conception de ce cycle dont il souligne avec profondeur et tant de subtilité la force expressive, reposant sur l’art de la polyphonie. Il donnera ces variations Goldberg en concert le 9 novembre au Théâtre des Bouffes du Nord.
Elle fait partie de ces jeunes pianistes qui ont marqué la rentrée discographique. A seulement 20 ans, Stella Almondo nous offre un second album chez Naïve entièrement dédié à Franz Liszt. Intitulé Anges et démons, il souligne toute la dualité de l’œuvre du compositeur, dans ses aspects les plus terrifiants comme les plus poétiques, entre Méphisto valse, Danse macabre, Consolation ou Sonnet de Pétrarque. Stella Almondo nous racontera ses liens avec Liszt et ce répertoire des extrêmes qui lui permet de déployer ses remarquables sens de la narration et des couleurs.
C’est à une figure de la mythologie celtique considérée comme une messagère de l’autre monde, que les musiciennes de l’ensemble The Banxhies ont choisi de faire référence. Car la notion de voyage, d’échanges entre les cultures est au cœur de leur démarche comme en témoigne leur premier album sorti chez Alpha. Il met à l’honneur un compositeur, Antonio Caldara, d’origine vénitienne et ayant fait carrière à la cour de Vienne au XVIIe siècle, suscitant ainsi la rencontre entre traditions italiennes et germaniques. Roxana Rastegar et Yaoré Talibart, les deux violonistes de l’ensemble nous racontent la conception de ce programme construit autour de la sonate en trio, l’ancêtre du quatuor à cordes. The Banxhies sera en concert le 10 décembre salle Cortot avec la mezzo-soprano Mathilde Ortscheidt.
C’est l’une des figures majeures de la musique de film, l’un des compositeurs les plus novateurs dans ce genre, auquel Martin Scorsese, David Cronenberg, Tim Burton et tant d’autres grands réalisateurs font régulièrement appel. Howard Shore vient de fêter ses 80 ans. Le pianiste et cinéphile Aurélien Pontier lui rend hommage dans un superbe album sorti chez Warner, réunissant quelques-uns de ses grands thèmes arrangés pour le piano par Dimitri Soudoplatoff. Aurélien Pontier nous éclairera sur le langage de ce compositeur et sa faculté à s’adapter à des univers cinématographiques très différents voire à les transcender. « Il arrive souvent que je ne comprenne pas complétement mes propres films tant que je n’ai pas entendu la musique de Howard. » confie même David Cronenberg.
Fondé en 1976 par Arthur Oldham, le chœur de l’Orchestre de Paris fête cette année ses 50 ans. Un anniversaire qui fera l’objet de deux concerts dirigés par Klaus Mäkelä les 21 et 22 octobre à la Philharmonie de Paris avec au programme Roméo et Juliette de Berlioz. Et cela dans le cadre d’une saison particulièrement riche qui mettra en valeur les différentes formations constituant ce chœur et s’achèvera avec la monumentale 8ème symphonie de Mahler. Richard Wilberforce, qui a repris les rênes du chœur en 2023, nous éclairera sur cette saison anniversaire, tandis que différents choristes nous raconteront leurs expériences, leurs souvenirs, leurs émotions, eux qui sont tous des amateurs, exercent donc une activité professionnelle en parallèle mais témoignent d’un engagement et d’une ferveur saisissants.
Après une intégrale des Années de pèlerinage de Liszt et une intégrale de l’œuvre pour piano de Ravel, Bertrand Chamayou s’est plongé dans un autre vaste cycle, celui des Romances sans paroles de Mendelssohn. Il nous offre ainsi aujourd’hui sa lecture au disque, chez Erato, de ces 48 miniatures qui ont jalonné toute la vie créatrice du compositeur. Bertrand Chamayou nous racontera sa perception de ces pièces souvent gorgées de nostalgie, rarement démonstratives mais chargées d’une touchante pudeur. Il jouera certaines de ces Romances sans paroles dans le cadre de ses prochains récitals, le 19 octobre à Châteauroux et le 22 novembre à Lyon.
La programmation de la prochaine édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence vient d’être dévoilée et la billetterie est désormais ouverte. Elle se tiendra du 20 mars au 4 avril et réunira de prestigieux artistes ainsi que des talents émergents. Plusieurs anniversaires y seront célébrés : les 200 ans de la disparition de Beethoven, les 300 ans de La Passion selon saint Matthieu de Bach et les 90 ans de Philip Glass. Et puis l’orchestre Philharmonique de Munich y poursuivra sa résidence avec son chef Lahav Shani. Renaud Capuçon nous présentera les moments forts de cette édition marquée notamment par un cycle complet des sonates pour violon et piano de Beethoven qu’il partagera avec 9 jeunes et brillants violonistes. Célia Oneto Bensaid nous parlera de ce grand concert dédié aux études de Philip Glass qu’elle partagera avec Vanessa Wagner. Et Dominique Bluzet, le directeur exécutif du festival nous éclairera sur les différentes actions menées dans le cadre du volet solidaire de la manifestation Musique en partage.
C’est une histoire d’amour mythique qu’Alexandra Lacroix a choisie pour ouvrir sa première saison en tant que directrice d’Angers Nantes Opéra. L’Orphée et Eurydice de Gluck est ainsi à l’affiche du Théâtre Graslin jusqu’au 18 octobre et fera ensuite l’objet de deux représentations au Grand Théâtre d’Angers les 3 et 4 novembre, avant une reprise en juin à l’Opéra de Rennes puis, la saison prochaine, à l’Opéra du Rhin.Il s’agit de la première mise en scène d’opéra de Lorraine de Sagazan qui, à cette occasion, nous racontera sa démarche, sa conception de ce mythe dont elle a repensé la dramaturgie. Nous échangerons également avec Alphonse Cemin qui dirige cette production à la tête de l’Orchestre national des Pays de la Loire, avec Sahy Ratia, Jenny Daviet et Mariamielle Lamagat dans les rôles d’Orphée, Eurydice et Amour.
C’est jeudi, le 15 octobre, que débutera la nouvelle saison de Piano à Lyon, avec un récital de la jeune Arielle Beck. Une programmation musicale qui rayonne entre la salle Molière, l’Opéra de Lyon et le musée Couty, et accueille aussi bien les plus grands noms du piano que les talents émergents. C’est ainsi que le public lyonnais pourra applaudir Bertrand Chamayou, Elisabeth Leonskaja, Alexandre Tharaud, Martha Argerich, Khatia Buniatishvili ou encore Nikolaï Luganski, mais aussi découvrir des représentants de la nouvelle génération révélés, pour certains, dans le cadre de grands concours internationaux. Jérôme Chabannes, le fondateur et directeur de Piano à Lyon nous en présentera les moments forts. Nous échangerons également avec le grand pianiste et pédagogue Dang Thaï Son, qui s’y produira tout comme deux de ses anciens élèves, Saehyun Kim et Eric Lu.
C’est à la musique passionnée, tragique et sensuelle d’Astor Piazzolla que Xavier Phillips a choisi de consacrer son nouvel album sorti chez La Dolce Volta. Accompagné par les Lausanne Soloists, il nous offre sa lecture du cycle des Saisons, du Concerto pour bandonéon et du célèbre Oblivion, dans des arrangements pour violoncelle et cordes signés Olivier Calmel. Un programme qu’il donnera en concert, avec les mêmes partenaires, le 16 novembre au théâtre des Bouffes du Nord. Xavier Phillips nous racontera sa démarche face à cette musique qui porte en elle toute l’énergie voire la violence de Buenos Aires mais avec également un lyrisme déchirant et une science de l’écriture acquise auprès de Nadia Boulanger dont le compositeur argentin fut l’élève.
Elle fait partie de ces compositrices dont le nom ne nous était, jusqu’ici, guère familier mais que le Palazzetto Bru Zane s’est fixé comme mission de réhabiliter. Clémence de Grandval est à l’honneur du nouveau festival du centre de musique romantique française qui se tient tout au long du mois d’octobre à Venise. Sa musique sera également au programme de grands concerts cette saison sur des scènes internationales et fait l’objet de publications discographiques. C’est ainsi que son opéra Mazeppa est à découvrir au sein d’un superbe livre-disque paru récemment. Nous évoquerons l’art de cette compositrice formée entre autres par Chopin et amie de Saint-Saëns en compagnie d’Alexandre Dratwicki, le directeur artistique du Palazzetto Bru Zane ainsi que du hautboïste Ilyes Boufadden et de la mezzo-soprano Marie-Andrée Bouchard-Lesieur, qui ont participé au premier week-end du festival Vénitien.
C’est l’une des nouvelles figures de la direction, distinguée la saison dernière par une Victoire de la Musique et un 3ème prix au concours La Maestra. Alizé Léhon est actuellement assistante auprès de Case Scaglione à l’Orchestre National d’Ile de France mais également, depuis la rentrée, cheffe principale des orchestres ADO de l’Opéra National de Paris qui réunissent de jeunes musiciens en apprentissage. Elle les dirigera pour la première fois le 10 octobre au Palais Garnier dans le cadre du grand gala de la danse. Alizé Léhon se confiera sur ses liens avec le monde de l’art lyrique et de la danse ainsi que sur les nouvelles perspectives qui s’offrent à elle à l’Opéra de Paris, où elle dirigera également le ballet Joyaux de Balanchine au printemps prochain.
Une nuit à l’opéra : C’est le titre d’un célèbre film des années 30 des Marx Brothers et c’est aussi celui que Jean-Paul Gasparian a choisi pour son nouvel album sorti chez naïve. L’occasion, pour le pianiste cinéphile, d’exprimer sa passion pour l’art lyrique, à travers un programme de transcriptions et de paraphrases nous transportant dans des ouvrages de Verdi, Bellini et Wagner. Jean-Paul Gasparian nous racontera ce soir la conception de ce programme et la façon dont Franz Liszt, auteur de la majorité de ces pages, a su célébrer mais aussi transformer de grands thèmes empruntés à Rigoletto, Aïda, Norma, Tannhäuser ou encore Tristan et Isolde. Il jouera quelques-unes de ces paraphrases à l’occasion du récital qu’il donnera le 9 octobre, à la salle Gaveau.
C’est un concert entièrement dédié à Schubert que proposera Emmanuelle Bertrand le 17 octobre à la salle Cortot avec le pianiste Pascal Amoyel et le quatuor Parisii. Ils reprendront le programme de leur récent double album sorti chez Harmonia Mundi, associant la sonate Arpeggione, le quintette à deux violoncelles et un florilège de lieder transcrits pour violoncelle et piano. L’occasion pour Emmanuelle Bertrand de nous parler de la façon dont Schubert fait chanter le violoncelle et de ses liens avec ce compositeur qu’elle aborde pour la première fois au disque mais qui l’accompagne depuis toujours. Car sa musique a, selon la violoncelliste, le pouvoir de nous consoler et de nous aider à traverser les moments les plus douloureux comme les plus heureux de notre vie.
Avec sept opéras en version scénique et quatre spectacles de ballet, la saison de l’opéra national du Capitole s’impose comme l’une des plus riches et des plus ambitieuses de France. Elle a commencé en beauté avec la reprise de la production si poétique de Rusalka d’Antonín Dvořák imaginée par Stefano Poda et se poursuivra, au mois de novembre, avec Peter Grimes, chef d’œuvre de Benjamin Britten. David Alden en a signé la mise en scène et Nikolai Schukoff endossera, pour la première fois, le rôle-titre. Christophe Ghristi nous éclairera sur cet ouvrage qui compte parmi les opéras majeurs du XXème siècle. Il nous présentera également les autres temps forts de la saison, à savoir la poursuite du cycle Wagner avec Lohengrin, l’entrée au répertoire toulousain du Roi Arthus de Chausson ou encore le grand retour de Roberto Alagna après 30 ans d’absence pour une prise de rôle dans Medea de Cherubini.
Après un premier album commun conçu comme un voyage intime, la soprano Sandrine Piau et le pianiste David Kadouch nous entrainent dans le monde des rêves mais aussi des cauchemars. Car il est ici question de contes, de légendes ou de berceuses qui, à travers un langage empli de douceur ou de légèreté, évoquent des sujets souvent dramatiques. Ce nouvel album, sorti chez Alpha, réunit un florilège de pièces d’une quinzaine de compositrices et de compositeurs français et allemands de la fin du 19ème et du début du 20ème siècle. Sandrine Piau et David Kadouch nous éclaireront sur la conception de ce programme qu’ils donneront en concert le 17 octobre en l’Eglise Saint-Eloi des Mesnuls dans le cadre des journées Ravel, et le 26 novembre au théâtre du Capitole de Toulouse.
Il a l’âme d’un voyageur, aime nous transporter dans des contrées plus ou moins lointaines, mais toujours ensoleillées. Wilhem Latchoumia nous invite aujourd’hui à une escapade en Catalogne. Son nouvel album, sorti chez La Dolce Volta, met ainsi à l’honneur trois compositeurs, Federico Mompou, Déodat de Séverac et Isaac Albéniz qui ont su merveilleusement restituer en musique les paysages, les parfums et les sons de cette région qu’ils aimaient tant. Le pianiste nous racontera ce soir son amour pour ces musiques suggestives et souvent dépouillées. Des pièces dont il sait si bien traduire les atmosphères à travers un travail si subtil sur les sonorités du clavier, comparable à celui d’un peintre avec sa palette de couleurs. Wilhem Latchoumia jouera certaines des pièces de ce programme dans le cadre de son récital à l’Arsenal de Metz le 5 novembre. D’ici là, il partagera la scène avec sa grande complice, Vanessa Wagner, dans un programme de musique américaine. Ils seront ainsi le samedi 3 octobre les invités du Rungis Piano-Piano Festival.
Astrig Siranossian nous livre aujourd’hui au disque sa lecture de l’un des concertos les plus intenses et les plus bouleversants du répertoire pour violoncelle, composé par Edward Elgar en 1919, au lendemain de la Grande Guerre qui l’avait tant ébranlé. Elle est accompagnée ici par le London Symphony Orchestra, à savoir l’orchestre avec lequel Jacqueline du Pré signa, en 1965, une mémorable version de cette œuvre, sous la direction de John Barbirolli. Et c’est sur le violoncelle ayant appartenu à ce dernier que la musicienne a enregistré ce concerto avec, cette fois-ci, la baguette de François-Xavier Roth. Elle nous parlera ce soir de cet instrument qui lui a été prêté récemment, et de ses liens avec cette œuvre qu’elle joue depuis l’âge de 13 ans. Elle a choisi de la mettre en regard, dans cet album sorti chez Alpha, avec des pages de Max Bruch et de Benjamin Britten. Astrig Siranossian sera en concert le 11 octobre à la salle Gaveau. Elle jouera le concerto d’Elgar et Kol Nidrei de Bruch.
Il est pianiste, chef d’orchestre et compositeur, et incarne cette nouvelle génération d’artistes désireux d’élargir leurs horizons et de développer une vision très large de la musique. Tandis qu’il collabore aux côtés de Pierre Bleuse en tant qu’assistant de l’Ensemble Intercontemporain, Gabriel Durliat poursuit une belle carrière de soliste. Il nous livre aujourd’hui son second album dédié au piano, sous le label Scala Music. Intitulé Le tombeau de Ravel, il réunit des pièces de différents compositeurs français écrites à la mémoire d’un ami disparu. Gabriel Durliat nous racontera la conception de ce programme, incluant une œuvre de sa composition.
C’est une salle légendaire, dont on fêtera le 120ème anniversaire en 2027, où bien des chefs d’œuvres de Ravel ou Debussy ont été créés mais qui, depuis quelques années, peinait à attirer le public. Rachetée récemment par Jean-Marc Dumontet, Gaveau devrait connaitre un nouveau souffle au vu de sa nouvelle saison particulièrement dense et colorée. Elle débutera le 2 octobre par un concert de Nemanja Radulovic avec les Trilles du Diable et accueillera quelques autres brillantes étoiles de la musique comme de nouveaux talents à découvrir. Hugo Panonacle qui a conçu cette programmation nous éclairera ce soir sur ses temps forts en compagnie de Victor Julien-Laferrière. Le violoncelliste et chef y donnera plusieurs concerts et participera notamment, avec son orchestre Consuelo, à l’intégrale des symphonies de Beethoven confiée à différents ensembles qui se déclinera tout au long de la saison.
Après un album dédié à la chanson française aux doux parfums de nostalgie, Alexandre Tharaud convoque d’autres souvenirs de son enfance et de son parcours sous le compagnonnage de la musique française. « Mémoire », ainsi s’intitule ce programme qui couvre plusieurs siècles de répertoire, de Couperin à aujourd’hui et cela à travers un florilège de 27 petites pièces aux accents aussi élégants que piquants, « entre Versailles et Pigalle » nous dit-il. Alexandre Tharaud nous racontera la conception de cet album qui inclut de nombreuses raretés et dont il jouera une partie lors de son grand récital du 12 octobre à la Philharmonie de Paris.
C’est l’une des nouvelles grandes figures de l’accordéon, capable de faire ressortir de son instrument une incroyable variété de couleurs, de sonorités et de nous restituer tout un orchestre. Julien Beautemps a choisi justement de mettre en avant cette dimension symphonique dans son album, sorti sous le label Oktav Records, réunissant des œuvres originales et des transcriptions. Il nous offre ainsi sa lecture d’une barcarolle pour piano de Rachmaninov, du Requiem de Mozart et de la Symphonie n°2 de Schulhoff. Des pièces récentes écrites pour l’accordéon figurent également au programme, dont sa propre sonate sous-titrée Inferno. Julien Beautemps nous éclairera sur sa démarche et sur ce programme.
Il sera cette année le parrain des Journées Ravel, festival qui fête ses 30 ans et se tiendra du 2 au 18 octobre dans les Yvelines, autour de Montfort-L’Amaury, sur ces terres que le compositeur a tant arpentées. Lambert Wilson y donnera deux concerts, le 4 octobre en tant que récitant avec le pianiste Roger Muraro, autour de la correspondance de Ravel, et le 18 en tant que chanteur aux côtés de Bruno Fontaine et du Lemanic Modern Ensemble autour d’un programme aux accents de jazz, évoquant le grand voyage du compositeur à New York. Lambert Wilson nous racontera ce soir son amour pour la musique de Ravel et pour l’homme qu’il était, aussi élégant que mystérieux.
Elle n’a que 18 ans mais a déjà entamé une belle carrière internationale. La pianiste Sophia Liu a déjà tissé des liens avec la France, en se produisant dans de grands festivals comme La Roque d’Anthéron ou encore à la Fondation Vuitton. Elle compte bien d’ailleurs renforcer ces liens puisqu’après des années de formation au Canada auprès de Dang Thai Son, la jeune musicienne a choisi de se perfectionner cette année à l’École Normale de musique de Paris. Sophia Liu fera ses débuts le 15 novembre sur la scène du Théâtre des Champs-Elysées, dans le cadre des concerts du dimanche matin de l’avenue Montaigne qui mettent à l’honneur la nouvelle génération de pianistes. Elle jouera à cette occasion des pages de Chopin, Tchaïkovski et Balakirev qui comptent parmi ses compositeurs fétiches.
L’orchestre national de Lille s’apprête à retrouver sa maison, l’Auditorium du Nouveau Siècle, après une longue fermeture pour travaux ayant contraint les musiciens et leur chef à un an et demi de nomadisme. Rendez-vous jeudi et vendredi pour deux concerts qui s’inscrivent dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l’orchestre. Pour l’occasion, ses trois chefs historiques se partageront la scène : Jean-Claude Casadesus, le chef fondateur et émérite, Alexandre Bloch, qui lui a succédé de 2016 à 2024, et Joshua Weilerstein, qui en a donc pris les rênes par la suite. Le concert de jeudi soir sera capté par les micros de Radio Classique et diffusé dimanche 11 octobre à 20h sur notre antenne. Joshua Weilerstein nous éclairera ce soir sur la conception de ce programme exceptionnel et sur ce grand retour de l’orchestre au Nouveau Siècle. Un orchestre avec lequel il entame donc sa 3e saison de directeur musical.
Après un coffret dédié aux sonates de Scarlatti et une intégrale de l’œuvre pour piano de Fauré, Lucas Debargue nous fait partager sa passion pour l’œuvre de Gershwin. Vient de paraître chez Sony son double album réunissant le Concerto en fa enregistré avec l’orchestre de Paris sous la direction d’Elim Chan ainsi que d’autres pages emblématiques du compositeur américain arrangées de façon très personnelles. Lucas Debargue nous éclairera ce soir sur sa perception de l’œuvre de Gershwin et sur l’importance de l’improvisation dans sa démarche interprétative. Car c’est le pianiste, l’improvisateur et le compositeur qui s’exprime ici, avec la liberté, la singularité qu’on lui connaît. Gershwin figurera au programme du grand récital qu’il donnera le 2 février à la Philharmonie de Paris. Il jouera à cette occasion ses variations et finale sur Summertime.
La musique française sera au cœur de la nouvelle édition des Musicales de Quiberon qui se tiendra le week-end du 25 au 27 septembre au palais des congrès Louison Bobet fraîchement rénové. Ce festival, conçu et dirigé par pascal Gallois, fait dialoguer les époques, met en regard le grand répertoire du passé avec la musique d’aujourd’hui. Pas moins de trois créations mondiales y seront d’ailleurs données cette année. Nous découvrirons les temps forts de cette édition en compagnie de Pascal Gallois ainsi que de la violoniste Nathalie Fontaine et du claveciniste Thierry Vaillant, membres de l’ensemble Terra Incognita qui viendront y interpréter des sonates de Jean-Marie Leclair.
Connu pour ses opéras, ses ballets ou sa musique de clavecin, Jean-Philippe Rameau était aussi violoniste, même s’il n’a pas écrit d’œuvres dédiées spécifiquement à l’instrument. C’est ce que nous rappellent Théotime Langlois de Swarte et William Christie dans cet album sorti chez Harmonia Mundi qui réunit des transcriptions d’extraits d’ouvrages du compositeur français ainsi que des pièces de ses contemporains. Théotime Langlois de Swarte, qui connait bien la musique orchestrale de Rameau pour l’avoir notamment souvent jouée au sein des Arts Florissants, nous éclairera ce soir sur sa perception de l’art du compositeur et la conception de ce programme. Il nous parlera également de son activité de chef alors qu’il s’apprête à diriger une production de Tarare de Salieri, du 10 au 13 octobre, à l’Opéra royal de Versailles.
Héritage, tel est le titre de l’album publié par Erato, réunissant le violoniste Elias David Moncado et la pianiste Mirabelle Kajenjeri avec le soutien de la Fondation Gautier Capuçon. Une fondation dont ils ont été lauréats il y a deux ans, qui les a soutenus financièrement, leur a offert la possibilité de donner de nombreux concerts et de réaliser un premier enregistrement. Les deux jeunes musiciens ont choisi, pour l’occasion, de mettre en valeur leurs multiples racines car à eux deux ils rassemblent, du fait de leurs origines, l’Allemagne, l’Espagne, la Malaisie, l’Ukraine et le Burundi. Sans oublier la France, l’une de leurs terres d’accueil. Ils nous raconteront ce soir leurs parcours respectifs et la conception de ce programme qu’ils donneront également en concert le 19 septembre dans la Nef du Grand Palais.
Après avoir partagé la scène de l’Opéra de Monte Carlo dans Pelléas et Mélisande de Debussy la saison dernière, Lea Desandre et Huw Montague Rendall se donnent la réplique dans Le Barbier de Séville de Rossini jusqu’au 10 octobre à l’Opéra Bastille. Ils participent à la reprise de la pétillante et jubilatoire production mise en scène par Damiano Michieletto. Une production particulièrement physique dans laquelle ils rivalisent d’humour et de virtuosité vocale. Les deux chanteurs se confieront ce soir sur leur complicité et leurs affinités musicales en particulier avec le répertoire rossinien. Ils nous parleront également de leurs projets à venir. Lea Desandre reviendra à l’Opéra de Paris cette saison pour un hommage à Régine Crespin et une nouvelle production d’Idoménée de Mozart. Tandis que Huw Montague Rendall s’apprête à partager la scène avec sa mère, la mezzo-soprano Diana Montague, dans une version de concert des Noces de Figaro de Mozart, le 13 octobre au Théâtre des Champs-Elysées.
Juliette Journaux célèbre de nouveau ce répertoire au disque à travers un programme fascinant construit comme un véritable parcours dramatique autour du Tristan et Isolde de Wagner. Elle se confiera ce soir sur son amour pour ce courant musical développé à Vienne entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, qui dresse un pont entre le romantisme et le modernisme. Il est incarné par Schoenberg, Korngold ou encore Zemlinsky, des compositeurs qui s’orienteront ensuite vers des langages très différents, la radicalité pour certains et la musique de film pour d’autres.
C’est une décennie de musiques, de concerts, de ballets, de créations… que célébrera La Seine Musicale cette saison. Inaugurée le 22 avril 2017 sur l’Ile Seguin, elle est aujourd’hui l’un des lieux incontournables de la vie culturelle parisienne et a su trouver son identité en jouant sur les mélanges des genres. Sa programmation met ainsi en avant aussi bien le classique, le jazz, la musique du monde, que la danse ou le cinéma. Une diversité et une ouverture d’esprit qui s’accordent parfaitement avec la démarche de Vanessa Wagner. La pianiste sera, tout naturellement, l’une des artistes emblématiques de cette saison anniversaire que nous évoquerons ce soir en sa compagnie et celle d’Olivier Haber, le directeur général de La Seine Musicale. Piano Inside, tel est le titre du spectacle de Vanessa Wagner présenté au mois d’avril, autour de l’univers de Philip Glass, conçu comme une expérience immersive avec la complicité de l‘artiste vidéaste Adrien Mondot.
C’est l’un des chapitres les plus terribles de l’histoire du XXe siècle que nous raconte Isabelle Mity à travers le prisme musical. Elle nous révèle ainsi à quel point la musique a véritablement fusionné avec la politique, a joué un rôle essentiel dans la propagande des nazis et a été utilisée comme un moyen de contrôle de la vie et de la mort. De la passion, voire l’obsession d’Hitler pour Wagner, jusqu’à la vie musicale dans les camps, en passant par l’importance des chansons de cabaret et du jazz, Isabelle Mity nous racontera ce soir la façon dont les nazis ont instrumentalisé la culture et comment les musiciens ont, pour certains, réussi à résister en continuant à créer, y compris dans les conditions les plus atroces.
C’est l’un des compositeurs français les plus énigmatiques que célèbre l’ensemble La rêveuse dans son nouvel album sorti chez Harmonia Mundi. Car on sait bien peu de choses sur celui qu’on appelle Monsieur de Sainte Colombe, faute de connaître son prénom, si ce n’est qu’il fut l’un des premiers à donner ses lettres de noblesse à la viole de gambe en France au XVIIe siècle. Les mystères qui entourent sa vie ont suscité des fantasmes et inspiré l’écrivain Pascal Quignad pour son fameux roman « Tous les matins du monde » porté à l’écran par Alain Corneau, avec Jean-Pierre Marielle dans le rôle du musicien. Florence Bolton nous éclairera sur son œuvre et celles de ses élèves, ainsi que sur la préparation de cet album. Car ce programme est le fruit d’un grand travail de recherche et de corrections, dans la mesure où la musique de Sainte Colombe avait été publiée dans des versions de copistes pas toujours scrupuleux qui contenaient ainsi bien des erreurs.
L’Opéra-Comique vient de fermer pour travaux et poursuit ses activités dans quelques lieux insolites. Pour ce premier rendez-vous de la saison l’institution a misé sur un site assez exceptionnel, rarement ouvert au public, le hall du lycée Carnot à Paris, véritable trésor architectural doté d’une verrière métallique conçue par Gustave Eiffel. Raphaël Pichon y dirigera, du 9 au 12 septembre, une sublime production créée l’année dernière à Salzbourg, Zaïde ou le chemin de lumière.
Elle compte parmi les nouvelles étoiles du chant français. Marion Vergez-Pascal sera l’une des nymphes de la si poétique production de Rusalka de Dvorak, mise en scène par Stefano Poda à l’affiche du 2 au 30 septembre au Théâtre du Capitole. La mezzo-soprano fera, à cette occasion, ses débuts sur la scène toulousaine alors qu’est paru, au début de l’été, son premier album solo, intitulé « Amor y flores ». Nous ferons connaissance ce soir avec cette jeune chanteuse originaire de Pau. Elle nous racontera son parcours, de la Maîtrise de Radio France à la Chapelle Reine-Elisabeth de Bruxelles en passant par le CNSM de Paris et l’Académie de l’Opéra-Comique. Et elle se confiera sur son amour pour la musique espagnole dont témoigne justement son premier enregistrement discographique.
Coup de projecteur ce soir sur l’Orchestre national du Capitole de Toulouse qui s’apprête à faire sa rentrée à la Halle aux grains et dont le concert donné le 2 juin dernier à la Philharmonie de Paris sera retransmis samedi à 20h sur notre antenne. Ce concert réunissait Tarmo Peltokoski et Alexandre Kantorow autour du quatrième concerto de Beethoven, auquel avait répondu la sixième symphonie de Mahler. Jean-Baptiste Fra, le délégué général de l’orchestre, nous présentera la nouvelle saison qui débutera le 24 septembre avec un ciné-concert. Tarmo Peltokoski, le directeur musical, retrouvera ses musiciens le 1er octobre pour un programme original comme il aime les concevoir associant Stravinski à des compositeurs finlandais et estoniens. D’autres grands chefs se succéderont au pupitre, parmi lesquels Barbara Hannigan, Josep Pons, Kazuki Yamada, Leonardo García Alarcón et Tugan Sokhiev qui fera son grand retour à Toulouse.
Dans un merveilleux album, tout juste sorti chez Harmonia Mundi et intitulé « La Traversière », Gabrielle Rubio rend hommage à ceux qui, nous dit-elle, ont façonné son goût et son univers musical. Ils s’appelaient Hotteterre, De la Barre ou encore Philidor, ont été les premiers maîtres, sous le règne de Louis XIV, à avoir su révéler l’expressivité, la vocalité, la poésie et le raffinement de la flûte traversière au point d’en faire l’un des emblèmes de l’esthétique française.
Ils jouent le plus souvent cachés, dans la fosse, accompagnent chanteurs et danseurs mais ont aussi besoin des lumières de la scène. 116 des 174 musiciens de l’orchestre de l’Opéra national de Paris ont choisi de s’associer pour créer une nouvelle phalange, indépendante, autogérée afin de s’épanouir dans le répertoire symphonique et de convier des chefs avec lesquels ils n’avaient que peu ou jamais collaboré. C’est ainsi Daniel Harding qui dirigera leur concert inaugural dimanche 6 septembre à 20h au Palais Garnier, avec au programme la 3ème symphonie de Schubert et la 1ère de Mahler. La contrebassiste Lorraine Campet et l’altiste Etienne Tavitian qui font partie de ce nouvel orchestre baptisé Philopéra, nous éclaireront ce soir sur son esprit et son fonctionnement suivant le modèle des Wiener Philharmoniker et de la Filarmonica della Scala. Leur concert sera capté et diffusé prochainement sur Radio Classique.
Le festival de l’Orangerie de Sceaux est l’un des derniers de la saison, nous conduisant même vers l’automne. Créé en 1969 par le violoniste Alfred Leowenguth, il s’étendait alors sur les trois mois d’été, avant de se resserrer sur la rentrée. C’est ainsi que sa nouvelle édition se tiendra du 10 au 27 septembre et investira l’Orangerie ainsi que différents autres lieux du parc de Sceaux. Jean-François Heisser, son directeur artistique et Jean-Luc Bérard, son président, nous éclaireront ce soir sur les temps forts de cette édition qui s’annonce particulièrement éclectique. Elle s’ouvrira avec un récital du pianiste Geoffroy Couteau et se refermera avec un hommage à Manuel de Falla par l’orchestre Ostinato sous la direction de Jean-François Heisser. Entre ces deux soirées, le festival accueillera le baryton Samuel Hasselhorn, le pianiste Lukas Genuisas, la mezzo-soprano Isabelle Druet, la violoncelliste Ophélie Gaillard, le Poème harmonique ou encore le quatuor Hanson.
A l’occasion du festival qui se tient dans ses jardins à Thiré, William Christie sera, ce mercredi 26 août à 20h, l’invité du Journal du classique en compagnie du violoniste Emmanuel Resche-Caserta et du ténor Bastien Rimondi. Comme tous les ans à la fin du mois d’août, William Christie ouvre ses jardins de Thiré au public, le temps d’un festival particulièrement bucolique ponctué de petits concerts en plein air, de spectacles sur le miroir d’eau comme de concerts aux chandelles dans les églises. Avec cette année, deux compositeurs à l’honneur : Rameau et Purcell, servis par le chœur et l’orchestre des Arts florissants et quelques solistes invités. William Christie nous éclairera sur l’esprit de ce festival qui met aussi en avant la jeunesse, en conviant notamment des étudiants de la Juilliard School de New York. Nous échangerons également avec Emmanuel Resche-Caserta, premier violon et assistant à la direction des Arts Florissants, ainsi qu’avec le ténor Bastien Rimondi, issu du jardin des voix.
C’est l’un des plus importants festivals de la fin de l’été dont la programmation est particulièrement étourdissante en cette édition anniversaire. Le festival de la Chaise-Dieu fête, en effet, ses 60 ans et a convié pour l’occasion quelques-uns des plus grands solistes et orchestres internationaux. Les jeunes y ont également leur place dans le cadre d’un formidable cycle « Génération Chaise-Dieu ». Ce dispositif permet à quatre ensembles de profiter d’une résidence de dix jours, encadrés par de prestigieux musiciens. Nous ferons connaissance ce soir avec l’un de ces jeunes ensembles, le quatuor Våren. Nous échangerons également avec l’un des musiciens encadrant ce cycle, le violoniste Pierre Fouchenneret. Entre deux master classes, il se produira en concert en musique de chambre et en solo. C’est ainsi qu’il donnera l’intégrale des sonates et partitas de Bach jeudi à la Basilique Saint-Julien de Brioude.
En attendant la réouverture des institutions musicales et le lancement des nouvelles saisons, l’esprit est encore aux festivals. Focus ce soir sur celui des Arènes de Vérone qui a débuté le 12 juin et se poursuit jusqu’au 12 septembre. Cette manifestation, plus que centenaire qui compte parmi les plus importantes d’Italie, est dédiée tout naturellement à l’opéra. La Traviata, Aïda, La Bohème, Nabucco et Turandot sont à l’affiche cet été et font l’objet de productions particulièrement grandioses et spectaculaires. Cecilia Gasdia, elle-même véronaise, en assure la programmation depuis 9 ans. Elle nous éclairera sur l’âme de ce festival qui met en avant le riche patrimoine lyrique italien. Nous échangerons également avec la soprano Martina Russomanno qui a fait des débuts triomphaux aux arènes dans le rôle de Violetta et avec Ludovic Tézier, un habitué des lieux qui s’y sent particulièrement bien.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan s'entretient avec Adèle Charvet. Quel artiste lui a donné envie de devenir artiste ? La chanteuse d'opéra se remémore l'admiration qu'elle a ressentie dès son plus jeune âge à l'égard de Jessye Norman. La cantatrice américaine a une voix particulière à la couleur unique. C'est cette interprète qui est véritablement à l'origine de sa vocation.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan reçoit Katia et Marielle Labèque pour une discussion autour de leurs inspirations musicales. Que ce soit à travers les cours de piano ou les opéras de Puccini, les deux soeurs ont été très inspirées par leur mère.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan reçoit le chef d'orchestre et directeur musical Enrique Mazzola. Quel artiste lui a donné envie d'être musicien ? Il se souvient du premier opéra qu'il a chanté lorsqu'il était à La Scala de Milan. Il raconte que le jour de la représentation, il s'est rendu derrière la scène, où il a pu observer le chef d'orchestre italien Claudio Abbado. C'est en le voyant ainsi qu'il s'est décidé à faire comme lui.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan s'entretient avec Manon Galy autour d'une discussion sur son inspiration musicale. La violoniste se souvient avec affection d'André Rieu et Nigel Kennedy. Ce sont eux qui lui ont donné une vision rock 'n' roll et libre de la musique et du violon. Elle admire aussi beaucoup le violoniste Maxime Venguerov, qui a véritablement marqué le début de sa passion.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan reçoit Nemanja Radulović pour une discussion autour de son inspiration musicale. Yehudi Menuhin est le premier qui lui a ouvert la porte vers la musique. Il explique l'avoir vu en concert à la télévision et avoir été touché par sa façon de raconter une histoire. Ce qu'il apprécie chez lui, c'est sa douceur et sa classe.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan s'entretient avec Liya Petrova. Quel artiste lui a donné envie d'être musicienne ? Elle explique avoir été inspiré par deux violonistes : Michael Robin et Christian Ferras.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan reçoit Sol Gabetta pour parler de l'artiste qui lui a donné envie d'être musicienne. La violoncelliste se rappelle avoir vu une dame sur scène lorsqu'elle était petite. Il s'agissait de la violoncelliste Christine Walevska, et elle se remémore ce son, décrit comme le plus chaleureux qu'elle ait jamais entendu.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan s'entretient avec Célia Oneto Bensaid autour d'une discussion sur son inspiration musicale. Qui lui a donné envie d'être musicienne ? La pianiste explique qu'une de ses professeures de musique lui a permis de s'affranchir de ses émotions, et elle le raconte à travers une anecdote lorsqu'elle avait 15 ans. C'est ce moment qui a complètement transformé son rapport au piano.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan s'entretient avec Lea Desandre pour une discussion autour de son inspiration musicale. Elle explique que l'actrice et chanteuse Julie Andrews est l'artiste qui lui a donné envie d'en devenir une à son tour. Pour elle, cette femme est un rayon de soleil qui communique avec simplicité le plaisir de chanter, de danser et de faire le show.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan reçoit le violoncelliste Gautier Capuçon. Quel artiste lui a donné envie d'être musicien ? Pour lui, Jacqueline du Pré est l'artiste qui l'a profondément touché. C'est le fait d'être plongé corps à corps avec la musique qui l'a ému. On ressent à travers chaque note cette force et cette urgence de vivre sa musique.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan s'entretient avec la violoncelliste Anastasia Kobekina, pour une discussion autour de son inspiration musicale. C'est Jacqueline du Pré qui lui a donné envie d'être artiste. C'est sa manière de jouer spontanée et directe qui l'a impressionnée.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan reçoit le pianiste Alexandre Kantorow. Sa vocation musicale, il la tient du pianiste Georges Cziffra. Pour lui, c'est une figure qui transforme les textes pour être au service de l'âme et de l'essence de l'œuvre.
Dans ce nouvel épisode de Vocations, Laure Mézan s'entretient avec le pianiste Alexandre Tharaud. Quel est l'artiste qui l'a inspiré ? La chanteuse Barbara a joué un rôle déterminant dans son parcours. C'est une figure qui l'a beaucoup consolé et qui a survécu grâce au vivre la scène. Elle ne vivait que par et pour la scène.
Aujourd'hui, dans Vocations, Laure Mézan reçoit la violoniste et cheffe d'orchestre Amandine Beyer pour parler de ses inspirations. Qu'est-ce qui a fait naître son amour pour la musique ? Elle nous explique le rôle décisif qu'a joué sa sœur, pianiste, grâce à qui elle baigne dans cet univers depuis l'enfance.
Elle dirigera la première production de l'édition anniversaire du Festival de Bayreuth. Nathalie Stutzmann retrouvera ainsi la fosse de la Festspielhaus pour y donner, dès le 26 juillet, l'opéra Rienzi, qui n'y avait encore jamais été représenté. Elle reviendra, à cette occasion, sur ses premières expériences dans le temple de Wagner, qui fête cette année ses 150 ans, où elle a fait ses débuts triomphaux il y a trois ans avec Tannhäuser. Il sera également question de son nouvel enregistrement avec son Orchestre Symphonique d'Atlanta, consacré à la 4e Symphonie de Bruckner, à paraître le 24 juillet chez Warner. Enfin, elle nous parlera de ses projets à venir avec l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo dont elle prendra les rênes à la rentrée en tant que directrice artistique et musicale, ainsi qu'avec l'Opéra national de Paris où elle dirigera sa première production la saison prochaine.
C’est ce soir que débute le Festival d’Art lyrique d’Aix-en-Provence, avec une nouvelle production de La Flûte enchantée de Mozart sous la direction de Leonardo García Alarcón et dans une mise en scène de Clément Cogitore. Ils seront tous les deux à notre micro pour nous raconter leur démarche autour de cette œuvre qui marque leurs retrouvailles, sept ans après Les Indes galantes de Rameau qui les avaient réunis à l’Opéra Bastille.
C’est une nouvelle page de son histoire que vient de tourner le festival de la Roque-d’Anthéron, avec l’arrivée à sa tête d’un comité artistique réunissant Claire Désert, Nelson Goerner et Victor Julien-Laferrière. C’est ainsi leur programmation que le public découvrira à l’occasion de la 46ème édition de cette manifestation, du 16 juillet au 16 août. Claire Désert reviendra ce soir sur sa longue histoire avec la Roque-d’Anthéron, où elle s’est produite la première fois alors qu’elle était encore étudiante et où elle encadre, depuis plusieurs années, les jeunes ensemble invités. Elle nous éclairera également sur cette édition qui reste fidèle à l’ADN du festival tout en proposant quelques nouveaux rendez-vous.
Hélène Mercier et Louis Lortie poursuivent leur passionnante exploration de l’œuvre pour quatre mains et deux pianos de Claude Debussy. Un second volume de ce vaste cycle, qui s’annonce comme l’intégrale la plus complète, vient de paraître chez Chandos. Il réunit des pièces originales et des transcriptions d’oeuvres orchestrales ou pianistiques réalisées par Debussy lui-même ou par d’autres compositeurs tels Ravel et Dutilleux. Les deux pianistes nous éclaireront ce soir sur ce programme qui inclue Le Prélude à l’après-midi d’un faune, le Clair de lune, les Nocturnes pour orchestre ou encore les plus rares Lindaraja et En blanc et noir.
Si le clavecin a connu ses heures de gloire à l’époque baroque avant d’être écarté par le piano, il a su revenir sur les devants de la scène au début du XXème siècle. C’est ainsi que, sous l’impulsion notamment de Wanda Landowska, des compositeurs tels Manuel de Falla et Francis Poulenc lui ont dédié de grandes œuvres concertantes. C’est ce répertoire moderne que le claveciniste Justin Taylor a choisi de mette à l’honneur dans son nouvel album paru chez Alpha. Un programme, enregistré avec l’orchestre national de Lille et Chloé Dufresne incluant également des pièces de Bartok, Gorecki, Martinu mais aussi une création de Stéphane Gassot et même un ragtime Scott Joplin. Justin Taylor nous éclairera ce soir sur ce programme enregistré sur un modèle hybride de clavecin, correspondant à ceux qui étaient joués en France à l’époque de Wanda Landowska. L’occasion pour le musicien de témoigner, une nouvelle fois, de sa versatilité, lui qui s’était révélé également être un interprète inspiré de Chopin.
Directeur musical du Lyric Opera of Chicago depuis cinq ans, Enrique Mazzola s’était fait rare en France ces dernières années. Le voici de retour depuis quelques semaines à Paris, au Palais Garnier, où il dirige, jusqu’au 11 juillet, La Cenerentola de Rossini. Une production qui marque ses débuts à l’Opéra national de Paris. On le retrouvera ensuite le 11 septembre à la Philharmonie pour un Porgy and Bess en version semi-scénique avec le Chineke! Orchestra et le Cape Town Opera, puis en fin d'année pour les Concerts du Nouvel An avec l'Orchestre national de Radio France. L’occasion pour le chef de se confier sur ses nouveaux projets et sur sa vie à Chicago, lui qui dirige l’une des plus prestigieuses maisons d’opéra américaines. Une institution à la tête de laquelle il a d’ailleurs été prolongé jusqu’en 2031.
Depuis 50 ans la musique se déploie à Evian et depuis un peu plus de 30 ans elle a pour écrin l’une des salles les plus singulières et chaleureuses qui soit, la Grange au lac, cette tente en bois telle que l’avait rêvée Mstislav Rostropovitch. La Grange au lac a désormais une petite sœur, la Source Vive, qui vient à peine de naître et accueille ses premiers musiciens. Elle forme désormais, avec son aînée, un duo qui porte le nom des Mélèzes. Nous en vivrons ce soir le concert inaugural, marquant le lancement de la nouvelle édition des rencontres musicales d’Evian. Avant cela, nous passerons un petit moment dans le studio de radio classique installé dans le foyer de la Source vive, en compagnie de Renaud Capuçon, le directeur artistique des Mélèzes, d’Alexandre Hemardinquer, son délégué général et de Yo Yo Ma qui participe à ce concert exceptionnel. Ils nous feront partager leurs émotions liées à la découverte de cette nouvelle salle aux formes arrondies et enveloppantes, conçue pour l’intimité de la musique de chambre et dans laquelle résonnera, cet été, l’œuvre de Brahms. Ils nous éclaireront également sur les nouveaux projets qui se déploieront dans ces deux salles si complémentaires tout au long de la saison à venir.
C’est une aventure de six ans qui se termine pour Ben Glassberg, après deux mandats à la direction musicale de l’opéra de Rouen. A cette occasion, le chef britannique dirigera deux concerts de gala à la tête de ses musiciens, vendredi et samedi au Théâtre des Arts. Il sera entouré de quelques grands solistes qui l’ont rejoint ces dernières années que la scène rouennaise : le guitariste Thibaut Garcia, le pianiste Benjamin Grosvenor, le baryton Huw Montague Rendall et la soprano Sally Matthews. Ben Glassberg nous racontera ce soir quelques-uns des moments forts vécus sur la scène comme dans la fosse de l’Opéra de Rouen. Il reviendra ainsi sur ces six années intenses, constructives mais aussi bouleversantes puisque son aventure fut interrompue par une grave dépression qui l’a tenu, plusieurs mois, éloigné de la vie musicale. Et il se confiera sur la façon dont, après ces épreuves, il appréhende aujourd’hui on métier de chef d’orchestre.
Dans le cadre de son soutien aux talents émérgents, le festival Musique & Vin au Clos Vougeot fait construire, chaque année, de nouveaux instruments pour les confier à de jeunes musiciens. Et c’est un quatuor entier qui vient d’enrichir le fonds instrumental du festival, deux violons, un alto et un violoncelle construits à partir du bois d’un même arbre par le luthier Peter Greiner. Les musiciennes du quatuor Magenta sont les heureuses bénéficiaires de ces instruments. Ida Derbesse et Fiona Robson, violoniste et violoncelliste du quatuor, nous parleront ce soir de leurs nouveaux compagnons avec lesquels elles se produisent ce soir en concert, en l’Abbaye de Saint-Vivant. Elles partageront la scène avec l’altiste Jean Sautereau et le violoncelliste Gautier Capuçon.
Après deux soirées au sein des Hospices de Beaune, c’est au Château du Clos de Vougeot que nous avons installé notre studio, jusqu’à mardi alors que se tient la 18ème édition du festival Musique & Vin. A notre micro ce soir : le violoncelliste Gautier Capuçon qui en est l’un des conseillers artistiques ainsi que deux représentants de grands crus bourguignons : Pierre-Jean Vila, du domaine Albert Morot et Jean-Luc Vitoux du domaine de la Commaraine. Avec eux, nous évoquerons les liens si forts qui unissent le monde de la musique et celui du vin. Car musiciens et vignerons ont bien des valeurs en commun, que ce soit celle du partage ou de la transmission, et font vivre, chacun à leur façon, notre riche patrimoine.
Ils ont participé au concert de lancement du festival et se confieront ce soir à notre micro. La soprano Lauranne Oliva est déjà bien connue du public français. Elle vient de triompher dans La Calisto de Cavalli au Théâtre des Champs-Elysées et fera ses débuts cet été à Salzbourg. Le violoniste américain Jason Moon est issu de la Coldburn School de Los Angeles où il étudie auprès de Martin Beaver. Il a été membre de l’orchestre des jeunes de l’orchestre symphonique de San Francisco, en tant que violon solo, et a fondé le trio Caspar. Quant au pianiste Daniel Strebulaeev, il est aussi, depuis son plus jeune âge, compositeur. De grands orchestre le sollicitent déjà, à l’instar du Santa Cruz Symphony qui lui a commandé une oeuvre pour l’ouverture de sa sison en septembre 2026.
C’est à Beaune, dans le cadre exceptionnel des Hospices, que débute chaque année le festival Musique & Vin au Clos Vougeot. Guillaume Koch, le directeur des lieux nous éclairera sur ce joyau du patrimoine de Bourgogne tandis que Bernard Hervet et Aubert de Villaine, les deux fondateurs du festival, nous présenteront sa nouvelle édition. Elle se tiendra cette année du 20 au 26 juin et rayonnera entre le château du clos de Vougeot et quelques autres domaines enchanteurs. Également à notre micro : le pianiste Jean-Yves Thibaudet, l’un des conseillers artistiques de la manifestation dont on connait les liens très forts avec la région. Il partagera un concert lundi soir avec la soprano Hera Park.
Elégance, c’est le titre de ce bel album réunissant la flûtiste Juliette Hurel et la harpiste Isabelle Moretti. Elégance, le parfait qualificatif pour décrire ce programme raffiné et voluptueux, réunissant des pièces de musique française du tournant du 20ème siècle. Les deux musiciennes ont choisi des œuvres originales comme des transcriptions de pages orchestrales ou de pièces pour piano Juliette Hurel et Isabelle Moretti seront à notre micro ce soir pour nous raconter leur belle complicité et nous éclairer sur ce programme aux accents oniriques. Il met à l’honneur des œuvres célèbres signées Debussy, Bizet ou encore Fauré comme des pages plus confidentielles mais absolument irrésistibles à l’instar de la Suite en duo de Jean Cras et de la valse mélancolique de Clémence de Grandval.
Le festival de La Chaise-Dieu fêtera ses soixante ans cet été. Un anniversaire que Boris Blanco, le directeur de la manifestation, a voulu à la fois placer sous le signe du souvenir et tourner vers le futur. C’est ainsi qu’un hommage sera rendu au grand pianiste György Cziffra son fondateur et qu’une œuvre commandée à Eric Montalbetti sera donnée en création mondiale. Boris Blanco nous éclairera ce soir sur cette édition anniversaire qui se tiendra du 18 au 30 août, en compagnie de Simon-Pierre Bestion. Le chef de la compagnie La Tempête y donnera sa version des Vêpres de Monteverdi le 24 août. Tandis que vient de sortir, chez Alpha, un nouvel album de La Tempête intitulé Bomba flamenca, conçu comme une reconstitution des funérailles de Charles Quint.
55, c’est le titre de ce coffret publié par Deutsche Grammophon, c’est aussi le nombre de plages qu’il contient et surtout le nombre d’années de la carrière discographique de Katia et Marielle Labèque. Une carrière débutée avec l’enregistrement des Visions de l’Amen d’Olivier Messiaen, qui les a conduites ensuite à naviguer dans de nombreux répertoire, du classique à la création, avec quelques escapades du côté du jazz et de la musique populaire. Durant toutes ces années les deux pianistes n’ont cessé de se renouveler, d’élargir leurs horizons et de nous surprendre. Elles reviendront à notre micro sur les étapes déterminantes de leur parcours et sur leurs grandes rencontres, de celle d’Olivier Messiaen à leur début à celles de Philip Glass, dont elles ont été les premières à jouer la musique en France, et de Bryce Dessner. Katia et Marielle Labèque seront en concert le 27 juillet à Biarritz, le 14 août au Touquet et feront, le 11 octobre, leurs débuts sur la scène du Palais Garnier.
Après un spectacle associant la musique de Beethoven et du rap américain, Emanuel Gat nous invite à découvrir sa nouvelle pièce pour 12 danseurs intitulée « Cinq jours au soleil » qui sera créée les 21 et 22 juin au festival Montpellier Danse puis présentée en tournée à travers l’Europe. Elle se base sur la 5ème symphonie de Gustav Mahler, une œuvre où la douleur côtoie l’exubérance et l’extase amoureuse. Le chorégraphe nous racontera ce soir sa démarche à partir de cette partition qui lui a inspiré une pièce en cinq tableaux, contrastés, évoquant l’amour comme la mort et la transformation. C’est aussi sa première création avec sa nouvelle troupe de jeunes danseurs basée à Marseille.
Coup de projecteur ce soir sur le festival d’Auvers-sur-Oise qui fête ses 45 ans cette année et accueillera ces prochaines semaines, Fazil Say, Renaud Capuçon, Guillaume Bellom, Bella Schütz, Marc Minkowski… mais aussi Thomas Dunford. Ce dernier se produira le 26 juin, avec Léa Desandre et ses complices de Jupiter dans un programme des plus éclectiques, de Haendel aux Beatles, conçu comme une rétrospective de la jeune histoire de l’ensemble. Thomas Dunford passera, à cette occasion, un moment avec nous, aux côtés de Pascal Escande le fondateur et directeur du festival. L’occasion d’évoquer les moments forts de cette édition anniversaire qui se poursuit jusqu’au 3 juillet, et comprend également un postlude en septembre.
Rendez-vous le 29 juin au Théâtre des Bouffes du nord pour découvrir la première création de l’Académie de La belle saison. Un spectacle conçu comme un conte musical en deux volets associant Le masque de la mort rouge d’André Caplet inspiré par Edgar Allan Poe et une œuvre originale du compositeur Corentin Apparailly sur un livret de Yanowski intitulée La louve. Une soirée qui marque l’aboutissement d’un processus de création associant de jeunes musiciens. Corentin Apparailly ainsi que deux membres de l’Académie de La belle saison, le violoniste Oscar Hatzfeld et l’altiste Iris de Sousa nous raconteront ce soir l’élaboration de ce projet collectif qui s’est décliné pendant une année sous la forme de résidences. L’occasion donc pour de jeunes musiciens d’assister à l’éclosion d’une nouvelle œuvre et de participer à sa création.
Après « So romantique » qui mettait à l’honneur des trésors méconnus de l’opéra français, Cyrille Dubois nous invite, avec « So poétique », à découvrir des pépites rares appartenant cette fois-ci au genre de la mélodie avec orchestre. Un genre qui a connu ses heures de gloire en France entre 1860 et 1920 mais dont la majeure partie du répertoire était tombée dans l’oubli. Cyrille Dubois nous éclairera ce soir sur l’esprit de cet album sorti chez Alpha, conçu avec Alexandre Dratwicki, le directeur artistique du Palazzetto Bru Zane et enregistré avec l’orchestre Philharmonique de Bruxelles sous la direction de Pierre Dumoussaud. Au programme : 24 mélodies, pour beaucoup inédites, signées Gounod, Godard, Saint-Saëns, Fauré, Augusta Holmès, Fernand de la Tombelle… absolument irrésistibles.
C’est à quatre mains que la pianiste Claire-Marie Le Guay et l’écrivain Erik Orsenna ont écrit ce touchant ouvrage qui nous plonge dans l’intimité, dans le foyer même de Bach, auprès de sa famille, de ses élèves comme au plus profond de son âme. « Que la joie demeure », tel est le titre de ce livre édité chez Albin Michel qui ne se veut pas être une biographie mais une série de réflexions sur l’un des plus grands génies de l’histoire de la musique derrière lequel se cache un homme profondément attachant. Claire-Marie Le Guay et Erik Orsenna nous éclaireront ce soir sur leur démarche et sur la place que la musique de Bach occupe dans leur vie. Bach auquel la pianiste vient de consacrer un nouvel album sorti chez Mirare.
C’est Marc Chagall qui l’a inspirée pour son premier album sort chez Oktav records dont le titre, « Les amoureux en bleu », fait référence à un tableau de jeunesse du peintre. Un peintre dont elle peut admirer presque tous les soirs la fresque qui orne le plafond du palais Garnier. Car Iris Daverio est flûte solo de l’orchestre de l’opéra de de Paris. Elle nous racontera ce soir son amour pour Chagall et sa conception de ce programme associant des œuvres qui entrent en résonance avec l’univers de ce peintre des couleurs. Elle nous entraine ici dans un voyage onirique, du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy au Sextuor de Poulenc, en passant par des pièces de Holmès, Boulanger, Dutilleux, Gaubert et Ravel. Iris Daverio présentera ce programme en concert le 9 juin salle Cortot avec quelques-uns des nombreux complices de cet album.
Coup de projecteur ce soir sur la prochaine saison de l’Orchestre National de Lyon, la septième de son directeur musical Nikolaj Szeps-Znaider. Une saison qu’il a choisi d’ouvrir avec une œuvre puissante et monumentale, La Turangalîla-Symphonie d’Olivier Messiaen, véritable « chant d’amour » mais aussi « Hymne à la noie, surhumaine, débordante, aveuglante et démesurée » pour reprendre les propos du compositeur. Nikolaj Szeps-Znaider nous éclairera ce soir sur les temps forts de cette saison qui sera également placée sous le signe de Mahler, son compositeur fétiche, mais aussi Strauss, dont il dirigera l’opéra Elektra en version de concert, Rachmaninov, Sibelius et le répertoire tchèque qu’il a choisi de mettre à l’honneur.
Pomponio Nenna fait partie de ces compositeurs oubliés dont on redécouvre la musique avec délice. Il fit carrière à Naples et fut, au 16ème siècle, l’un des grands représentants du madrigal italien aux côtés de Carlo Gesualdo. Son œuvre est d’une beauté, d’une volupté er d’une force émotionnelle saisissantes comme on peut le constater à l’écouter ce ce nouvel album de l’ensemble Comet Musicke sorti sous le label Ricercar. Francisco Manalich, le directeur artistique de l’ensemble et la gambiste Aude-Marie Piloz nous éclaireront ce soir sur l’art de Pomponio Nenna dont ils ont enregistré le premier livre de madrigaux. Un recueil composé en 1582 pour le fils de son protecteur Fabrizio Carafa… qui mourra peu de temps après assassiné par Gesualdo.
C’est une scène extraordinaire où il a vécu quelques moments forts de sa carrière. Ludovic Tézier sera de retour, le 4 juillet, au Théâtre antique d’Orange, pour une version de concert de La Traviata de Verdi, aux côtés de Jessica Pratt, Eléonore Pancrazi ou encore Javier Camarena et sous la direction de Paolo Arrivabeni. Une soirée qui s’annonce comme l’un des moments forts de la nouvelle édition des Chorégies d’Orange. Le baryton reviendra ce soir à notre micro sur ses liens avec les chorégies où il a laissé tant de grands souvenirs. Il y fut Escamillo dans Carmen de Bizet, Marcello dans La Bohème de Puccini et y chantera cet été l’un de ses rôles fétiches, celui de Giorgio Germont, un personnage auquel il sait donner tant de profondeur et d’humanité.
C’est une redécouverte que l’on doit à Leonardo Garcia-Alarcon. Le chef argentin a réussi à convaincre le directeur de l’Opéra de Paris de donner vie à une œuvre oubliée depuis plus de 300 ans que l’on doit à une compositrice vénitienne exilée à la cour de Louis XIV. Il s’agit d’Ercole mante, écrit en 1707 par Antonia Bembo sur un livret que Francesco Cavalli, son professeur, avait déjà utilisé quelques dizaines d’années auparavant. Leonardo Garcia Alarcon nous éclairera sur le parcours de cette compositrice et sur cet ouvrage jamais encore donné en version scénique. Également à notre micro ce soir : la soprano Julie Fuchs qui incarne Junon dans cette production mise en scène par Netia Jones. Un spectacle à découvrir jusqu’au 14 juin à l’Opéra Bastille.
C’est avec le violoniste canadien Kerson Leong que Jonathan Fournel a enregistré son nouvel album tout juste sorti chez Alpha. Un album dédié à Fauré associant les deux sonates pour violon et piano du compositeur, écrites à deux périodes extrêmes de sa vie, ainsi qu’un florilège de transcriptions de mélodies et petites pièces du compositeur. « L’écriture de Fauré exprime quelque chose de profondément humain – les sentiments que nous portons dans notre cœur, mais qui nous semblent difficiles à traduire en mots » nous dit Jonathan Fournel, qui nous éclairera ce soir sur ses affinités fauréennes. Le pianiste nous dira également quelques mots sur le nouveau volet de son festival Les songes musicaux qui se tient ce week-end dans le pays du Saulnois.
C’est avec l’Enlèvement au sérail de Mozart que se clôturera la saison lyrique du théâtre des Champs-Elysées, dans une nouvelle production à découvrir du 3 au 12 juin. Un œuvre pas si souvent donnée qui, derrière son masque de turquerie, cache une profonde réflexion sur la complexité des rapports humains, que ce soit du point de vue des classes sociales ou des relations entre homme et femme. Le metteur en scène Florent Siaud, qui fait ici ses débuts dans l’univers mozartien, nous éclairera sur sa lecture de cet opéra. Nous échangerons également avec Laurence Equilbey qui dirige son Insula orchestra dans la fosses, tandis que vient de paraître son nouvel album dédié aux musiques baroques et classiques au cinéma, enregistré avec ses musiciens et une pléiade de grands solistes.
C’est en Argentine que les musiciens du quatuor Voce ont choisi de nous entrainer, nous offrant un panorama subjectif des musiques du pays du tango et de la Milonga. Leur double album, sorti chez Alpha, réunit des pièces de quelques grandes figures argentines des 20ème et 21ème siècles, d’Astor Piazzola à Fernando Fiszbein et Gabriel Sivak, en passant par Alberto Ginastera ou encore Sebastian Piana. Célie Roubin et Guillaume Becker, violoniste et altiste du quatuor nous éclaireront sur leur perception de ces pièces qui témoignent d’une fusion entre musiques traditionnelles et langage savant. Un programme qu’ils ont enregistré avec le guitariste Pablo Marquez et le bandonéoniste Jean-Baptiste Henry.
En écho à l’exposition consacrée à Michel Ange et Rodin, Julien Masmondet et les musiciens de son ensemble Les Apaches exploreront la façon dont ces deux artistes ont bouleversé la représentation du corps à travers un concert conçu comme un récit ponctué des musiques de Monteverdi, Wagner ou encore Fabien Touchard. La soprano Marie-Laure Garnier sera la soliste de ce concert. Elle nous éclairera ce soir sur ce programme particulièrement éclectique, intitulé Indefinito, qui évoque différentes étapes de l’amour, depuis la naissance du désir jusqu’au deuil amoureux et à l’élévation.
Plus d’une cinquantaine de compositrices différentes figurent au programme de la nouvelle édition du festival Un Temps pour Elles qui se déploiera du 5 juin au 5 juillet dans quelques châteaux et églises du Val d’Oise. Une programmation placée cette année sous le signe de l’international mettant en avant l’importance du répertoire féminin à travers le monde et les époques, de l’Italie baroque à l’Amérique du XXème siècle. Cette riche programmation est le fruit d’un immense travail de recherches et de déchiffrages réalisé par Héloïse Luzzati, la fondatrice et directrice du festival, avec toute une équipe d’artistes qui l’accompagne dans sa démarche au sein de la Cité des compositrices. Elle reviendra justement ce soir sur la conception de cette édition qui s’annonce exceptionnelle en découvertes.
Case Scaglione retrouvera ses musiciens de l’ONDIF vendredi 22 mai à la Cité de la musique à Paris puis le 29 à Vélizy-Villacoublay. Il dirigera des œuvres de Bartok, Brahms et Berio, trois compositeurs qui ont en commun d’avoir été puiser dans le répertoire traditionnel pour nourrir leur musique, à travers des démarches différentes. Ce programme s’ouvrira avec les Folk Songs du compositeur italien chantées par Iva Bittova. Un cycle fascinant qui réunit des chants traditionnels américains, français, italiens et même azéris, harmonisés, orchestrés et modernisés par Berio. Ce cycle figure justement au programme du nouvel enregistrement de Case Scaglione avec ses musiciens, sorti chez NoMadMusic. Le chef américain nous éclairera ce soir sur le programme de cet album qui réunit également des pages d’inspirations espagnoles, particulièrement voluptueuse et chatoyantes, de Maurice Ravel.
Après un premier album commun aux accents plutôt romantiques, Gabriel Pidoux et Jorge Gonzalez Buajasan nous invitent à un nouveau voyage au cœur du répertoire français du 20ème siècle. Ce programme, publié par le label Oktav Records, met à l’honneur des compositeurs qui ont contribué au renouveau du hautbois en France. Ils nous offrent ainsi leurs lectures des sonates de Saint-Saëns, Poulenc et Dutilleux complétées par deux trios pour hautbois, basson et piano enregistrés avec la bassoniste Marie Boichard. Les deux musiciens nous éclaireront sur ce programme et sur leurs projets respectifs eux qui sillonneront cet été la France des festivals avec différents partenaires, dont les musiciens d’un tout nouvel ensemble, Le Chapitre, fondé par Gabriel Pidoux.
Vassilena Serafimova est l’une des plus grandes ambassadrices du marimba, instrument qu’elle a largement contribué à populariser ces dernières années. La Philharmonie de Paris lui a donné carte blanche le temps d’un week-end (du 29 au 31 mai). C’est ainsi qu’elle imaginé une grande fête à laquelle s’associeront des artistes de différents horizons : un chœur de chanteuses bulgares, l’artiste électro Chloé Thévenin, le pianiste Thomas Enhco ou encore le quatuor Ardeo. C’est avec les musiciennes du quatuor Ardeo qu’elle vient justement s’illustrer au disque, sous le label La Dolce Volta. Un album au programme éclectique - de Jean Cras à Gershwin en passant par Debussy, Satie et Vivaldi - à l’image de cette musicienne curieuse et désireuse de mettre en avant les multiples possibilités expressives de son instrument.
Pour son premier album, sorti sous le label Indésens, Mélanie Laurent a choisi de faire référence au pastel, « matière poudreuse et volatile qui a donné son nom aux teintes douces » nous dit-elle. Car son instrument, la harpe, nous renvoie à un univers évanescent, à l’élégance, la douceur et la sensualité, comme on peut le percevoir à l’écoute des pièces du répertoire français réunies ici. Mélanie Laurent nous éclairera sur ce programme et sur sa vie de musicienne au sein de l’orchestre philharmonique de Strasbourg dont elle est harpe solo. Elle retrouvera ses collègues en concert le 21 mai au Palais de la musique et des Congrès de Strasbourg, sous la direction d’Aziz Shokhakimov, puis le 28 mai pour la présentation de la nouvelle saison de l’orchestre.
C’est à une soirée exceptionnelle que nous convie Romain Descharmes lundi 18 mai. Il interprètera l’intégrale du cycle des six partitas pour clavier de Jean-Sébastien Bach, en une seule soirée, soit près de deux heures et demie de musique. Un concert qui s’annonce d’autant plus intense qu’il se tiendra dans le cadre magique des Bouffes du nord et bénéficiera d’une mise en lumière réalisée, via un mapping vidéo, par Serge Meyer. Le pianiste nous racontera ce soir ses liens avec Bach dont il n’avait, jusqu’ici, que très peu joué la musique en concert et la conception de ce projet donné dans le cadre de La Belle saison.
La nouvelle édition des flâneries musicale de Reims investira quelques hauts-lieux de la ville du 18 juin au 10 juillet. De grands solistes internationaux, de prestigieuses phalanges comme de jeunes talents y sont attendus cet été autour d’une programmation placée sous le signe du voyage. Parmi les artistes invités, Bilal Alnemr, jeune violoniste syrien, arrivé en France à l’âge de 14 ans et séjournant aujourd’hui à Berlin. Un musicien pour qui la notion de voyage veut dire beaucoup ! Il se confiera justement ce soir à notre micro et nous éclairera sur le programme qu’il donnera le 25 juin en la chapelle Saint-Joseph, aux côtés du pianiste Jonathan Ware. Ils joueront des pièces d’Ernest Bloch, George Enescu et Béla Bartok.
L’opéra allemand de Berlin (Deutsche Oper Berlin) est l’une des trois grandes institutions lyriques de la ville avec le Staatsoper Unter den Linden et le Komische Oper. Une maison particulièrement dynamique qui programme chaque année un grand nombre d’opéras du répertoire ainsi que des œuvres contemporaines. Aviel Cahn, qui quittera à la fin de cette saison le Grand Théâtre de Genève, en prendra donc les rênes à la rentrée et vient de dévoiler sa première programmation. Elle est à son image : inventive, audacieuse, largement tourée vers la création et placée, pour cette saison, sous le signe de l’amour. Maxime Pascal comptera parmi les trois chefs associés au Deutsche Oper et y dirigera notamment, au mois de septembre, le dernier volet du monumental cycle Licht de Karlheinz Stockhausen, à la tête de son ensemble Le Balcon. Il s’agit de Mittwoch aus Licht (Mercredi de lumière) qui célèbre l’utopie de l’amour.
Cette 58ème édition du Festival de Saint-Denis sera la deuxième de son directeur Nicolas Candoni, mais surtout la première dont il signe la programmation. Il nous éclairera ainsi ce soir sur sa démarche, sa fidélité à l’esprit et la tradition du festival et ses nouveaux projets. Un festival qui rayonnera du 28 mai au 23 juin entre La Basilique où résonneront quelques grandes œuvres symphoniques ou sacrées et le pavillon d’honneur de la Légion d’honneur où se donneront des concerts plus intimes. Jérémie Rhorer nous racontera, quant à lui, son histoire avec le festival où il reviendra le 16 juin pour diriger la Messe en ut mineur de Mozart. Il sera à la tête de son Cercle de l’harmonie, du choeur de l’orchestre de Paris et d’un beau plateau de solistes réunissant Amina Edris, Adèle Charvet, Sahy Ratia et Guilhem Worms.
Longtemps négligée voire méprisée, la musique de Philip Glass connaît un vif succès depuis quelques petites années en France. Son œuvre lyrique Satyagraha a même fait, tout récemment, son entrée au répertoire de l’Opéra national de Paris. Célia Oneto Bensaid n’a pas attendu que le vent tourne en sa faveur pour s’intéresser au compositeur américain, dont elle explore les partitions depuis longtemps, et avec passion, au point de compter parmi ses grandes ambassadrices. En attendant de découvrir son enregistrement de l’intégrale des études de Philip Glass, elle nous offre ici, chez Mirare, un florilège de pièces écrites pour le piano ou transcrites, empruntées, pour certaines, au monde de l’opéra ou du cinéma. La pianiste nous éclairera, à cette occasion, sur sa démarche interprétative face à cette musique si envoûtante, parfois de l’ordre de l’hypnotique.
Yves Henry présente la programmation du Nohant Festival Chopin dont il est le président. 35 concerts sont programmés pour cette édition 2026 qui revêt un caractère particulier. Le Nohant Festival Chopin, qui se déroulera du 6 juin au 22 juillet prochains au Domaine de George Sand à Nohant dans l’Indre, célèbre en effet les soixante ans de sa création et commémore le cent cinquantième anniversaire de la disparition de George Sand. Il accueillera des pianistes de renom tels Elisabeth Leonskaja, Momo Kodama, Elisso Virsaladze ainsi que des artistes de la jeune génération comme Nour Ayadi.
Mathieu Herzog présente le Volume 1 de l’intégrale symphonique de Rachmaninov qu’il a entreprise avec son ensemble, l’Orchestre Appassionato. Au programme de ce premier disque : le Concerto pour piano n°3 avec le jeune pianiste russe Nikita Mndoyants, la Symphonie n°1 et le Scherzo en ré mineur. Cette intégrale est enregistrée en public à l’Auditorium Patrick Devedjian de la Seine Musicale à Boulogne-Billancourt où Mathieu Herzog, toujours à la tête d’Appassionato, présente et dirige la série de concerts « Vous trouvez ça classique ? ». Le prochain sera consacré à Tosca de Puccini le 30 mai.
Créé au festival d’art Lyrique d’Aix-en-Provence l’été dernier, cette production de la Calisto de Cavalli mise en scène par Jetske Mijnssen et dirigée par Sébastien Daucé sera présentée les 4 et 6 mai au Théâtre des Champs-Elysées puis les 20 et 21 mai au Théâtre de Caen. Un spectacle qui avait déjà été repris, notamment à l’Opéra de Rennes, qui a connu un vif succès, enchanté de nombreux spectateurs et vient de faire l’objet d’une publication discographique. La soprano Lauranne Oliva qui incarne le rôle-titre et le contre-ténor Paul-Antoine Bénos-Djian qui chante le rôle d’Endimione ont été de toutes les représentations. Ils nous raconteront ce soir l’esprit de ce spectacle, véritable opéra de troupe, et les spécificités du langage de Cavalli dont La Calisto est l’un des grands chefs d’œuvre.
Un vent de folie soufflera sur le théâtre du Châtelet du 6 au 11 mai à l’occasion de la deuxième édition de ce festival imaginé par Olivier Py, le directeur de la maison. Une manifestation qui se déploiera dans les différents espaces du théâtre à laquelle participeront des artistes connus et appréciés pour leur créativité, leur audace et leur capacité à bousculer les codes. Parmi eux : Julien Masmondet et ses Apaches, Rosemary Standley et l’ensemble Contraste, Nicolas Stavy avec le comédien Robin Renucci, la gambiste Lucile Boulanger, le pianiste Francesco Tristano ou encore quelques figures de l’électro ainsi que les musiciens de l’orchestre de chambre de Paris qui feront dialoguer musique classique occidentale et musique classique indienne. Olivier Py nous éclairera ce soir sur l’esprit de ce festival ainsi que sur les temps forts de la prochaine saison du châtelet qui vient d’être dévoilée.
C’est l’adaptation française de l’opéra Lucia di Lammermoor de Donizetti que l‘Opéra-Comique a choisi de présente. Une version réalisée par le compositeur pour le public parisien de l’époque moins souvent donnée que l’originale en italien, témoignant, en plus de la traduction, de quelques réaménagements du livret. L’oeuvre d’une grande force dramatique, inspirée d’un roman de Walter Scott, met en scène une femme amoureuse, fragile et tourmentée, évoluant dans un monde masculin, qui finira par sombrer dans la folie. Sabine Devieilhe et Léo Vermot-Desroches qui font leurs débuts dans les rôles de Lucie et d’Edgar, nous raconteront ce soir leur perception de cette partition et de ce bel canto à la française. Une production mise en scène par Evgeny Titov et dirigée par Speranza Scappucci à découvrir du 30 avril au 10 mai.
Les musiciens de la fratrie Tchalik poursuivent leur exploration de l’oeuvre de Reynaldo Hahn, un compositeur connu pour ses mélodies et ses opérettes mais dont la musique de chambre est rarement jouée. Et pourtant elle compte bien des chefs d’œuvre et témoigne de cet art, d’une grande profondeur, fait de poésie, de sensualité et d’élégance. Au programme de ce nouvel album, sorti sous le label Alkonost, un florilège de pièces en solo, duo, trio et quatuor, pour certaine inédites au disque, qui couvrent toute la vie créatrice de Reynaldo Hahn. Deux membres de la fratrie Tchalik, Louise et Dania, respectivement violoniste et pianiste, nous apporteront leur éclairage sur ce programme qu’ils donneront en concert le 30 mai à l’Hôtel de Conny à Moulins. Le quatuor Tchalik se produira également le 11 mai au Collège des Bernardins dans des oeuvres de Mozart.
C’est à Friedrich Nietzsche que les musiciens du Trio Zarathoustra ont choisi de se référer à travers le nom de leur ensemble. Des musiciens dont l’engagement artistique témoigne d’une grande profondeur. C’est ainsi que leur nouvel album, sorti sous le label Discover grâce au soutien du festival d’Auvers-sur-Oise, met à l’honneur des œuvres d’une intense force dramatique. Construit autour des deux trios de Dimitri Chostakovitch, ce programme inclut également le bref quatuor de jeunesse de Gustav Mahler et une création d’Elise Bertrand. Nous passerons un petit moment ce soir avec les trois membres du trio : le pianiste Théotime Gillot, le violoniste Thomas Briant et le violoncelliste Eliott Leridon. Ils nous éclaireront sur ce programme, sur leur démarche artistique et leurs projets à venir.
Après un premier album en duo placé sous le signe de la musique française, la violoniste Manon Galy et le pianiste Jorge Gonzalez Buajasan nous convient vers des contrées nordiques. Le programme de leur nouvel enregistrement, sorti chez Aparté, réunit de célèbres sonates de Brahms et de Grieg ainsi q’une rare œuvre de jeunesse, pleine de fraicheur, de Mendelssohn. Mais aussi de délicieuse miniatures signées Dvorak, Fibich et Sibelius.Les deux musiciens se confieront ce soir sur l’esprit de cet album, gorgé de romantisme, de tendresse et de poésie. « Ce programme nous plonge dans un profond voyage introspectif. Il est un peu comme un miroir qu’on tourne vers soi, ravivant souvenirs et émotions enfouies, révélant fragilités et failles pas tout à fait refermées » nous disent-ils. Manon Galy et Jorge Gonzalez Buajasan donneront ce programme en concert le 28 mai au Conservatoire Rachmaninov de Paris.
Se tiendra ce week-end, du 24 au 26 avril, la nouvelle édition du Festival de Printemps des Arts Florissants dans quelques églises de Vendée, sous la direction artistique de Paul Agnew. Une programmation dédiée cette année à Alessandro et Dominico Scarlatti dont quelques grandes œuvres sacrées seront jouées aux côtés de pages d’autres compositeurs italiens du début du 18ème siècle. L’occasion également d’apprécier leurs pièces pour clavier dont Béatrice Martin présentera un florilège.
La vague classique déferlera du 23 mai au 20 septembre à Six-Fours Les plages ! Un festival qui s’étend sur quatre mois et réunit quelques-unes des plus grandes étoiles de la musique, parmi lesquelles Renaud et Gautier Capuçon, Bruce Liu, Nikolaï Luganski, Vanessa Wagner, Patricia Petitbon, Jean-Christophe Spinosi… ainsi que des talents en devenir. Gérald Laïk-Lerda son directeur artistique nous éclairera sur la programmation de cette édition placée sous le signe de l’éclectisme et de l’accessibilité, s’adressant à un très large public et se déployant dans quelques lieux emblématiques de la ville. C’est Philippe Jaroussky qui donnera le coup d’envoi des festivités le 23 mai à la Maison du cygne avec ses complices de l’ensemble Artaserse, autour d’un programme dédié à Monteverdi, Frescobaldi ou encore Caccini. Le contre-ténor et chef sera, lui aussi, à notre micro pour présenter ce concert et nous raconter ses liens avec le festival. Un festival qui accueille, en outre, de jeunes talents issus de l’Académie Jaroussky tels la violoniste Iris Scialom et le pianiste Antonin Bonnet
L’année 2027 sera marquée par un anniversaire important : les 200 ans de la disparition de Beethoven. Les quartettistes comptent parmi les musiciens les investis dans ces célébrations, Beethoven ayant été l’un des plus grands contributeurs du genre du quatuor à cordes. Aux côtés des intégrales en cours, on remarquera le projet particulièrement pertinent du Quatuor Dutilleux qui a choisi de se lancer dans un triptyque, mettant en lumière les trois périodes créatrices du compositeur et le confrontant à ses maîtres comme à ses héritiers. Le premier volume de ce cycle, qui vient de paraître chez b-Records, associe le dernier quatuor achevé de Haydn et le premier de Beethoven, ainsi que l’Adagio et fugue en ut mineur de Mozart. Il s’accompagne d’une série de Podcasts dans laquelle les musiciens du quatuor se confient sur leurs liens avec le compositeur et vont à la rencontre d’autres interprètes de sa musique. Guillaume Chilemme, le premier violon du Quatuor Dutilleux, nous éclairera ce soir sur ce grand projet beethovénien.
Il est l’un des premiers contrebassistes à se lancer dans une carrière exclusive de soliste. Marc André est en train de relever un sacré défi : mettre son instrument sur le devant de la scène en déployant ses capacités lyriques mais aussi sa douceur et sa tendresse. Son premier album, « Mirage » sorti chez Warner est ainsi empreint de nostalgie et témoigne d’une grande subtilité. Car si la contrebasse est imposante, elle ne doit pas, pour autant, être uniquement associée à la lourdeur d’un éléphant comme l’a fait Saint-Saëns dans son Carnaval des animaux. Le jeune musicien nous racontera ce soir sa démarche, lui qui a toujours cherché à faire chanter la contrebasse et a fait rajouter une cinquième corde à son instrument pour lui donner davantage de clarté et élargir sa tessiture. C’est ainsi qu’il aborde dans cet album, à travers la transcription, un répertoire particulièrement varié, de Gluck à Piazzolla, en passant par Dvorak, Schumann, Debussy ou encore la musique de film. Marc André sera en concert le 12 juin au Festival de Saint-Denis en compagnie du guitariste Gabriel Bianco.
La nouvelle saison de la Philharmonie de Paris, tout juste dévoilée, sera marquée notamment par les célébrations du cinquantième anniversaire de l’Ensemble intercontemporain. Cette formation, fondée par Pierre Boulez, réunit 31 musiciens de très haut niveau, capables de s’exprimer aussi bien en soliste qu’en tant que chambriste. Elle compte parmi les plus prestigieuses phalanges internationales, entièrement dédiée à la musique d’aujourd’hui et donc largement tournée vers la création. Pierre Bleuse en est le directeur musical depuis trois ans. Il nous éclairera ce soir sur les célébrations de cet anniversaire, sachant que le public est invité à choisir le programme du premier de ces concerts, qui se tiendra le 19 septembre prochain à la Philharmonie. Un formulaire de vote, avec une liste d’œuvres à choisir est disponible, jusqu’au 18 avril, sur le site de la Philharmonie de Paris.
Les suites françaises comptent parmi les pièces les plus touchantes de Jean-Sébastien Bach. « C’est une musique de l’intime, pour laquelle, en tant qu’interprète, on doit donner beaucoup de soi. » confie Cédric Pescia dans le livret de ce double album sorti chez La Dolce Volta. Il faut dire que le pianiste, qui avait déjà enregistré de grands cycles comme l’Art de la fugue, les Variations Goldberg ou le Clavier bien tempéré, a toujours témoigné d’une approche très personnelle de la musique de Bach. Il nous éclairera ce soir sur l’esprit de ces suites françaises, composées pour être jouées dans un cadre familial, dont il sait admirablement faire ressortir la dimension humaine. « On perçoit ici l’humilité d’un compositeur plus soucieux d’émouvoir ses proches que de mettre en avant son génie contrapuntique. » nous dit-il. Cédric Pescia jouera ces six suites en concert le jeudi 16 avril à la salle Cortot. Et il partagera la scène de la Cité bleue à Genève avec Omar Porras, du 4 au 6 mai, pour un concert lecture autour de Bach et de la Bible.
C’est l’univers marin qu’Aline Piboule célèbre dans son nouvel album sorti chez harmonia Mundi. La pianiste a choisi d’associer deux compositeurs qui ont su merveilleusement traduire au clavier les scintillements, les jeux de lumières comme les déferlements de l’océan. Ce programme est ainsi conçu autour d’une fascinante transcription pour piano du triptyque La Mer de Debussy réalisée par Yann Ollivo associée à des pages plus rares de John Ireland, évoquant les îles de Jersey et de Guernesey. Aline Piboule se confiera ce soir sur le défi que représente cette transcription pour seulement deux mains du chef d’œuvre orchestral de Debussy et elle nous éclairera sur l’anglais John Ireland dont le langage, aux accents impressionnistes, n’est pas sans évoquer celui du compositeur français
C’est l’un des projets les plus originaux imaginés pour les célébrations du 150ème anniversaire de Ravel en 2025 ! Léo Warynski et les chanteurs de l’ensemble Les Métaboles ont donné un programme entier de transcriptions pour chœur A cappella d’œuvres du compositeur français, incluant le célèbre Boléro. Un programme qui avait fait l’objet d’un grand concert à la Philharmonie de Paris l’année dernière et que nous restitue au disque le label b.records. Léo Warynski nous racontera ce soir la naissance de ce projet et tout le travail réalisé par les chanteurs pour s’approprier l’œuvre orchestrale ou pianistique de Ravel. Ils seront en concert mercredi 15 avril à l’Auditorium du Louvre dans un nouveau programme conçu en lien avec l’exposition « Michel Ange / Rodin », incluant une transcription originale du Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy.
La treizième édition du festival de Pâques s’achèvera ce week-end. L’occasion de faire un premier bilan ce soir avec Renaud Capuçon et Dominique Bluzet. Ils reviendront ainsi à notre micro sur les temps forts de cette manifestation et les valeurs qu’ils ont choisi d’y développer, tant sur le plan artistique que solidaire. Les festivités se poursuivent jusqu’à dimanche avec la résidence de l’Orchestre Philharmonique de Munich dont radio classique diffusera deux concerts en direct, vendredi et samedi soir à 20h30, avec Lahav Shani à la baguette et au piano. Car les musiciens de l’orchestre se produiront aussi bien en grand effectif qu’en musique de chambre aux côtés de Martha Argerich et de Renaud Capuçon.
L’Orchestre Philharmonique de Munich vient d’arriver à Aix-en-Provence où il donnera toute une série de concerts, en formation symphonique comme en musique de chambre et participera à des actions de sensibilisation à la musique. Lahav Shani et ses musiciens clôtureront ainsi le festival de Pâques et entameront, à cette occasion, le premier volet d’une résidence qui se prolongera sur trois années. Nous nous glisserons ce soir dans les coulisses de ce prestigieux orchestre en compagnie de l’un de ses membres, Dany Bonvin. Il y occupe le poste de trombone solo depuis plus de quarante ans ! Nous le retrouverons ensuite vendredi soir, aux côtés de ses partenaires et sous la direction de Lahav Shani, pour le premier grand concert de cette résidence, avec Martha Argerich en soliste. Une soirée à vivre en direct sur Radio classique, dès 20h30.
Trois pianos, six mains, dix doigts… une combinaison rare jeudi soir sur la scène du Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence. Jean François Heisser sera entouré de son fils, Charles, et de l’un de ses anciens élèves Jean-Frédéric Neuburger atour d’un programme tout à fait original. Ils joueront des œuvres écrites pour trois pianos des 20ème et 21ème siècles ainsi que des transcriptions de pages de Wagner et de Schubert, sans oublier le concerto pour trois claviers de Bach (dont ils interprèteront également les parties orchestrales). Jean-François et Charles Heisser nous raconteront leur démarche et le potentiel sonore et expressif qu’ils peuvent atteindre avec une telle formation. L’occasion également d’évoquer la complicité entre père et fils lorsqu’ils partagent une même scène.
C’est l’une des nouvelles grandes figures de la guitare, de celles qui ont su donner à cet instrument un bel élan dans le monde classique. Raphaël Feuillâtre sera en récital ce soir au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence. Il jouera des œuvres originales du répertoire espagnol et sud-américain ainsi que des transcriptions. Un programme éclectique et contrasté à l’image du répertoire de ce jeune et brillant musicien révélé en 2018 lorsqu’il remporta le premier prix du prestigieux concours de la Guitar Foundation of America. Raphaël Feuillâtre nous éclairera ce soir sur son parcours et ses affinités musicales, lui qui adore Bach comme la musique baroque française et aime ainsi jouer, à la guitare, des pièces écrites pour le clavecin ou le luth. Il nous parlera également de ses projets à venir lui qui a déjà développé une belle carrière internationale.
S’il convie chaque année des grands artistes internationaux, le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence met aussi à l’honneur des talents émergents et leur fait partager la scène avec de prestigieux aînés. C’est ainsi que la pianiste Yuliana Avdeeva, qui a donné un récital le 30 mars au Conservatoire Darius Milhaud, a également prodigué ses conseils à quelques jeunes et remarquables musiciens, la violoniste Iris Scialom, l’altiste Héloïse Houzé et le violoncelliste Krzysztof Michalski. Une résidence qui se conclue par un concert au Théâtre du Jeu de Paume, dans le cadre du cycle Génération@Aix. Yulianna Avdeeva nous parlera justement de transmission et d’éhanges ce soir en compagnie de l’une de ces jeunes partenaires, Iris Scialom qui poursuit un beau parcours et compte déjà parmi les nouvelles grandes étoiles du violon.
Elle a choisi des invocations, des prières, des moments suspendus qui comptent parmi les plus fragiles et les plus beaux d’un opéra. Elsa Dreisig nous présentera ce soir son nouvel album, sorti aujourd’hui même chez Erato, réunissant une vingtaine d’airs, d’une grande profondeur dramatique. « Des instants où le personnage de l’opéra se rapproche de lui-même, où l’on entend son âme chanter » confie-t-elle. La soprano nous éclairera ce soir sur l’élaboration de cet album ponctué d’airs aussi célèbres que Casta Diva, Vissi d’arte, l’air à la lune de Rusalka ou la chanson de Solveig mais aussi des pages plus rares, voire inédites au disque, empruntées à 14 compositeurs et compositrices différents. Un programme enregistré avec l’orchestre de l’Opéra Carlo Felice de Gênes et Massimo Zanetti.
Satyagraha de Philip Glass fait son entrée au répertoire de l’Opéra national de Paris et constitue ainsi l’une des productions les plus attendues de la saison. L’œuvre, datant de 1979, s’inscrit dans le cadre d’un cycle opératique du compositeur américain consacré aux grandes figures de l’histoire, à ces personnages qui ont changé le monde. C’est le cas de Gandhi, l’inspirateur de cet opéra entièrement écrit en sanskrit. Nous en parlerons ce soir avec le contre-ténor Anthony Roth-Costanzo qui connait bien l’univers de Philip Glass et incarne ici le rôle principal de Satyagraha. Également à notre micro la cheffe des chœurs de l’opéra de Paris, Ching-Lien Wu qui nous éclairera sur le défi que représente un tel ouvrage pour des chanteurs et la danseuse Marion Gautier de Charnacé qui participe à cette production mise en scène par les chorégraphes Bobbi Jene Smith et Or Schraiber. Un spectacle à découvrir du 10 avril au 3 mai au Palais Garnier.
C’est une version inédite de la Création de Haydn que Julien Chauvin nous invite à découvrir au disque, une version en français du célèbre oratorio du compositeur, tel qu’il a été créé à Paris en 1800. Une pratique courante à l’époque et jusqu’à récemment en France qui permettait à l’auditeur d’avoir un accès plus immédiat avec une œuvre alors que les surtitres n’existaient pas encore. Julien Chauvin reviendra ce soir à notre micro sur la dimension historique de sa démarche même si elle peut paraître troublante pour un mélomane habitué à entendre cette œuvre en allemand. Mais c’est la version originale qu’il dirigera en concert le 8 avril au Théâtre des Champs-Elysées, avec Regula Mühlemann, Nahuel di Pierro et Petr Nekoranec ainsi que le chœur de chambre de Namur et le Concert de la loge.
Natacha Kudristkaya aime la musique baroque, celle des grands maîtres français du clavecin, à l’instar de Rameau auquel elle avait consacré un remarquable album il y a une douzaine d’années et de Couperin dont elle vient d’enregistrer un florilège de pièces pour le label 1001 notes. Des pièces dont les titres sont empreints de poésie et dont elle souligne admirablement l’élégance, la douceur comme la sensualité. La pianiste jouera ce programme en concert le 10 avril à la salle Gaveau accompagnée d’une création vidéo inspirée du théâtre d’ombres. Elle sera également en récital à Limoges le 5 mai et participera aux Flâneries musicales de Reims. Elle s’y produira le 24 juin dans un concerto de Mozart avec l’orchestre symphonique national d’Ukraine et le 25 juin en Récital.
Francis Poulenc occupe une place essentielle dans le cœur de Mathieu Romano et, tout naturellement, dans le répertoire d’Aedes qui n’a cessé de fréquenter sa musique et a même construit son identité sonore grâce au compositeur français. Pour célébrer le vingtième anniversaire de son ensemble, Mathieu Romano a choisi d’enregistrer l’intégrale de son œuvre pour chœur a cappella, un double album tout juste sorti chez Aparté. Il se confiera ce soir sur son amour pour la musique de Poulenc qu’il mêlera à celles de Britten, Hersant, Brahms, Barber ou encore Rachmaninov à l’occasion du concert anniversaire de l’ensemble. Rendez-vous le12 avril à Royaumont, le 19 juin su festival de Saint-Denis, le 11 août à l’abbaye de Lessay et le 21 août aux rencontres musicales de Vézelay.
Coup d’envoi ce soir de la treizième édition du Festival de Pâques d’Aix-en-Provence dont nous vivrons les moments forts, cette année encore, sur notre antenne. Avant de profiter, en direct, du concert d’ouverture, nous accueillerons, dans le cadre d’un Journal du classique exceptionnel, Dominique Bluzet, le directeur exécutif du festival et Alain Chouraki, le président de la Fondation du Camp des Milles. Nous évoquerons ainsi la grande journée de concerts et de tables rondes qui se tiendra dimanche dans ce lieu mémorial, à l’occasion du volet « Musique en Partage » du festival. Une journée à laquelle participeront des musiciens, parmi lesquels Renaud Capuçon mais également Jacques Attali, Bernard Foccroulle, Delphine Horvilleur et Laurent Berger
L’ensemble Théodora est né en 2018 à Londres, à la Royal Academy of Music. Il réunit quatre musiciennes françaises expatriées alors pour leurs études dans la capitale anglaise, désireuses de célébrer justement cette idée d’échanges internationaux, de transmission culturelle à l’époque baroque. Leur premier album paru chez Alpha se situe ainsi dans la lignée de cette réflexion. Il emprunte son titre « Tranquilles cœur » à un air de Lully et souligne l’influence de ce dernier et du style français en général sur les compositeurs germaniques. Louise Ayrton et Alice Trocellier, violoniste et gambiste de l’ensemble, nous éclaireront ce soir sur leur démarche et sur les projets à venir de Théodora. Elles présenteront notamment le programme de cet album en concert le 25 avril au Temple du Foyer de l’Ame à Paris, avec leurs partenaires, la claveciniste Lucie Chabard et la soprano Mariamielle Lamagat.
C’est le monde de la nuit que nous décrit Pierre Gallon dans son nouvel album paru chez Harmonia Mundi. Ce programme réunit un florilège de pièces d’une grande poésie et d’une touchante expressivité appartenant au répertoire anglais de l’époque Elisabéthaine. Des pièces qui évoquent les différentes facettes de la nuit, depuis la tombée du jour jusqu’à l’Aube qui chasse les tourments nocturnes. Pierre Gallon nous racontera ce soir la conception de ce programme qu’il a choisi d’enregistrer sur quatre claviers différents : un clavicorde, deux clavecins et même un piano jouet. L’occasion de mettre en avant la riche facture instrumentale de l’époque (et d’aujourd’hui) et de déployer une belle palette de couleurs.
La nouvelle saison du Théâtre des Champs-Elysées s’inscrit dans l’ADN de l’institution, en poursuit l’héritage et la dimension pluridisciplinaire. Dans cette maison de musique, on vient écouter de l’opéra, du symphonique, de la musique de chambre ou du récital de piano mais aussi voir de grands ballets. Tous ces genres y seront bien représentés à l’occasion de cette nouvelle et riche saison ponctuée de 200 levers de rideaux. Nous en évoquerons les moments forts avec le directeur général du théâtre, Baptiste Charroing. Depuis qu’il a pris les rênes de l’établissement en septembre dernier, il a su imprimer sa marque en repensant les espaces publics, en donnant de nouveaux axes à la programmation, en fédérant de grands artistes et en accompagnant des talents émergents. Parmi ces derniers, la jeune pianiste Arielle Beck qui retrouvera la scène de l’avenue Montaigne l’année prochaine et se confiera ce soir sur ses liens avec ce théâtre où elle a fait ses débuts l’automne dernier.
Après une première immersion dans le monde de l’opéra il y a deux ans, avec Le chapeau de paille d’Italie de Nino Rota, Julien Duval retrouve la scène bordelaise pour mettre en scène la Flûte enchantée de Mozart, un ouvrage dont l’univers fantastique et onirique s’accorde merveilleusement avec l’esprit loufoque et poétique que le metteur en scène sait si bien déployer. Il nous plonge ici dans un univers chatoyant, drôle et profondément touchant. Julien Duval nous éclairera ce soir sur sa démarche aux côtés d’Aude Desigaux, la conceptrice des incroyables costumes de ce spectacle haut en couleur. Nous échangerons également quelques mots avec la jeune soprano Sofia Kirwan-Baez qui incarne ici le pétillant personnage de Papagena. Une production dirigée par Joseph Swensen à découvrir du 25 mars au 2 avril au Grand Théâtre de Bordeaux.
C’est un opéra de jeunesse de Mozart, la Finta Giardiniera, que présente cette saison l’Académie de l’opéra national de Paris. Un délicieux opéra buffa mettant en scène une fausse jardinière et toute une galerie de personnages pittoresques, dont l’esprit évoque celui de Goldoni mais aussi de Marivaux et que l’on a rarement l’occasion d’entendre. S’il fait partie des ouvrages méconnus du compositeur, cet opéra témoigne cependant, déjà, du génie mozartien et annonce Cosi fan tutte ou Les Noces de Figaro Nous nous glisserons ce soir dans les coulisses de cette nouvelle production, en compagnie de la metteuse en scène Julie Delille qui nous éclairera sur la profondeur de cet ouvrage s’apparentant à un conte initiatique, de la cheffe Chloé Dufresne qui nous parlera de la force de cette partition et de la soprano Sima Ouahman qui incarne le piquant personnage de Serpetta. Une production à découvrir du 24 mars au 1er avril à la MC93 de Bobigny.
Elles sont sœurs, ont grandi dans un environnement musical et jouent, chacune, d’un instrument à cordes. Magdalena est violoniste, Anna est altiste et Caroline joue du violoncelle. Tout en suivant leurs propres voies dans le monde de la musique elles aiment se retrouver pour jouer en trio et viennent ainsi d’enregistrer leur premier album commun, paru sous le label Aparté. Un album au programme original mettant en regard des transcriptions de pièces de violes de Purcell, un trio de jeunesse de Sibelius, une création récente de Saariaho et l’un de chefs d’œuvres de Beethoven. Les trois musiciennes se confieront ce soir sur l’importance du lien familial dans leur parcours et sur leur conception du trio à cordes dont elles ont voulu, ici, mettre en avant une variété de couleurs. Elles nous raconteront ainsi l’élaboration de ce programme qu’elles donneront en concert dimanche 22 mars à la salle Cortot.
A l’approche de la semaine sainte, propice à l’écoute des grandes passions de Bach, nous évoquerons ce soir la Saint-Jean avec Camille Delaforge qui la dirigera justement en tournée à la tête de son ensemble Il Caravaggio. Tournée qui passera par l’Atelier lyrique de Tourcoing le 29 mars, le Théâtre des Champs-Elysées le 1er avril et le festival de Pâques d’Aix-en-Provence le vendredi 3. La cheffe d’orchestre a réuni pour l’occasion un prestigieux plateau de solistes : Cyrille Dubois qui fera ses débuts dans le rôle de l’Evangéliste, Marie Lys, Marie-Nicole Lemieux, Guilhem Worms et Mathieu Gourlet. Camille Delaforge nous racontera ses liens avec cette passion qu’elle a dirigée pour la première fois l’année dernière au festival de Saint-Denis et qu’elle enregistrera à la fin de sa tournée pour le label Alpha.
Lost to the world, ainsi s’intitule le premier album réunissant le violoniste Daniel Lozakovich et la pianiste Hélène Mercier, titre qui fait référence à un poème de Rückert et un lied de Mahler. Un album aux accents nostalgiques qui nous plonge dans une douce contemplation de l’ordre du rêve. Rachmaninov, Fauré, Debussy, Tchaïkovski, Mahlerou encore Kreisler ponctuent ce programme de miniatures et de transcriptions empruntant également au monde de la chanson avec notamment un clin d’œil particulièrement touchant à Romy Schneider. Daniel Lozakovich et Hélène Mercier nous éclaireront ce soir sur la conception de cet album et sur leur amitié musicale qu’ils cultivent depuis une dizaine d’années. Le violoniste nous dira également quelques mots sur le concerto de Pascal Dusapin qu’il créera les 20 et 21 mars à la Fondation Louis Vuitton.
Il fut l’un des grands maîtres du clavecin français au 18ème siècle, à une époque, à l’aube de la révolution, où l’instrument s’apprêtait à céder la place au pianoforte. Jacques Duphly porte ainsi en lui une forme de nostalgie comme nous le rappelle Loris Barrucand dans un formidable album sorti sous le label Encelade intitulé « Eclats et derniers feux », réunissant un florilège de pièces d’une grande expressivité. Le claveciniste nous éclairera ce soir sur l’art de ce compositeur dont la renommée aujourd’hui n’atteint pas celle d’un Couperin ou d’un Rameau mais dont l’œuvre est toute aussi fascinante.
« Il y a quelque chose de merveilleux dans la musique de Prokofiev : elle semble constamment se mouvoir entre ombre et lumière, chercher la vérité en usant de contrastes, de sarcasmes, de magie, d’amour, d’ironie et de beauté. » écrit Nemanja Radulovic dans la préface de son nouvel album sorti chez Warner. Son premier enregistrement dédié au compositeur russe associant son 2ème concerto pour violon à un florilège de pièces empruntées pour certaines au monde du ballet. Nemanja Radulovic se confiera ce soir sur ses liens avec Prokofiev et sur la quête de vérité qui le guide en tant qu’interprète. Il sera le 27 avril en concert à la Philharmonie de Paris.
A l’occasion de la recréation de l’Avare de Gasparini, Vincent Dumestre sera, ce vendredi 13 mars à 20h, l’invité du Journal du Classique. Après l’Uomo Femina de Galuppi, qui a connu un vif succès la saison dernière, Vincent Dumestre nous invite à découvrir un autre délicieux ouvrage oublié du 18ème siècle italien. Un intermezzo de Francesco Gasparini sur un livret d’Antonio Salvi, d’après l’Avare de Molière, qui fait ici l’objet d’une production absolument jubilatoire mise en scène par Théophile Gasselin, avec Eva Zaïcik, Victor Sicard, Serge Goubioud, Stefano Amori et les musiciens du Poème Harmonique. Vincent Dumestre nous éclairera ce soir sur cet ouvrage appartenant à ce genre si particulier de l’intermezzo qui se donnait, à l’époque, au milieu de la représentation d’un opera seria pour distraire le public. Un spectacle créé au Théâtre de Caen, à découvrir du 18 au 21 mars à l’Opéra de Rennes, du 9 au 18 avril au Théâtre de l’Athénée, le 29 avril à l’Opéra de Reims, les 5 et 6 mai à la Coursive de La Rochelle, le 13 mai à la Maison de la culture d’Amiens, du 5 au 7 juin à l’Opéra royal de Versailles puis les 12 et 14 juillet au Festival de Beaune.
Son nouvel album, sorti sous le label Scala Music, est conçu comme un fascinant voyage à travers les siècles et les styles, un voyage intérieur assez étourdissant comparable à une course vers l’abîme, dans lequel apparaît la figure de Faust. Un programme personnel, narratif voire philosophique comme Nour Ayadi aime les concevoir. La pianiste nous éclairera ce soir sur cet album qui s’ouvre sur la transcription par Busoni de la Chaconne en ré mineur de Bach et s’achève avec la Fantasia quasi sonata, Après une lecture du Dante de Liszt. « Un parcours entre clarté et désordre, foi et faille, où chaque œuvre semble porter en elle la fin de ce qu’elle célèbre » nous dit-elle.
C’est à Vienne que nous entrainent les musiciens du quatuor Hermès dans leur nouvel album sorti chez La Dolce Volta. Un programme qui associe Mozart à deux compositeurs du début du 20ème siècle, Webern et Korngold. Ainsi célèbrent-t-ils la grande école viennoise du XVIIIe siècle comme les derniers feux du romantisme et l’entrée dans la modernité. Et cela à travers des œuvres qui, chacunes dans leurs styles, portent en elles une vraie fébrilité. Les musiciens du quatuor Hermès nous éclaireront ce soir sur ce programme qu’ils donneront en concert le 1er avril à la salle Cortot. L’un des premiers concerts du quatuor dans son nouvel effectif puisque l’altiste Lou Chang a choisi, après 18 ans d’aventure, de céder sa place à Manuel Vioque-Judde.
La notion de solidarité est au cœur du festival de Pâques d’Aix-en-Provence. De nombreux rendez-vous gratuits se déroulent ainsi dans le cadre du volet « Musique en partage ». Des concerts dans le territoire pour le public éloigné, des ateliers pédagogiques, une journée entière dans le site mémorial du Camp des Milles et même une petite académie destinée à de jeunes étudiants des conservatoires de la région. L’altiste Léa Hennino et le pianiste Théo Fouchenneret qui prendront part, cette année encore, à ces actions de sensibilisation nous éclaireront ce soir sur l’importance du partage dans leur vie de musicien.
Elle chante sur les plus grandes scènes internationales, a triomphé à Salzbourg, New-York, Glyndebourne, Vienne, Paris ou encore Aix-en-Provence. Golda Schultz se produira, pour la première fois le 13 mars, à l’Opéra Berlioz de Montpellier, non pas dans le cadre d’une production lyrique mais dans un autre genre cher à son cœur, la mélodie avec orchestre. Elle interprétera ainsi le cycle Honey and Rue d’André Previn, avec Roderick Cox et l’orchestre national Montpellier Occitanie. La soprano sud-africaine nous racontera ce soir son amour pour la mélodie et nous éclairera sur cette œuvre d’André Previn, sur des poèmes de Toni Morrison, une partition imprégnée de jazz et de spirituals afro-américains. Ce concert, au programme duquel figureront également la 4ème symphonie de Beethoven et la suite du Chevalier à la rose de Strauss, sera diffusé le samedi 25 avril à 20h sur radio classique.
Créé il y a cinq ans, en plein confinement et sans public, le diptyque associant la Voix humaine et Point d’orgue est repris dès le 9 mars au Théâtre des Champs Elysées. Un spectacle singulier et fascinant conçu autour d’un personnage féminin, interprété par Patricia Petibon, qui se fait quitter par son amant au téléphone dans l’œuvre de Francis Poulenc sur un texte de Jean Cocteau puis se ressaisit, renaît sous la plume d’Olivier Py et la musique de Thierry Escaich. Ariane Matiakh, qui dirige cette production à la tête de l’orchestre National de France, nous éclairera sur la façon dont ces deux œuvres et ces deux langages musicaux se complètent pour créer une œuvre absolument saisissante. Une production mise en scène par Olivier Py, à laquelle participent également Cyrille Dubois et Jean-Sébastien Bou, à découvrir jusqu’au 17 mars.
Un trio rare de Lalo, une œuvre de jeunesse de Debussy, des pièces de Mel Bonis, mais également des œuvres majeures de Ravel… Le double album du trio Wanderer, qui vient de paraître chez Harmonia Mundi, célèbre une période charnière de l’histoire de la musique française, au tournant du 20ème siècle, marquée par les derniers feux du romantisme et le début du modernisme.
C’est à une grande cantatrice du 18ème siècle, dont elle porte le même prénom, que la soprano Adriana González rend hommage dans un album tout juste sorti chez Audax records. Avec Iñaki Encina Oyón placé à la tête de l’ensemble Diderot, elle repend ainsi une partie du répertoire d’Adriana Ferrarese qu’elle associe au sien dans un programme conçu autour de l’air de la comtesse des Noces de Figaro avec lequel la chanteuse d’origine guatémaltèque brille aujourd’hui sur les plus grandes scènes internationales. Adriana González et Iñaki Encina Oyón nous éclaireront ce soir sur celle qu’on appelait la Ferrarese, sur sa prestigieuse carrière entre sa Venise natale et la cour de Vienne où elle collabora avec plusieurs compositeurs dont Mozart. C’est elle qui fut ainsi la créatrice du rôle de Fiordiligi dans Cosi fan tutte. Une chanteuse qui avait d’impressionnantes possibilités vocales, une capacité notamment à passer avec aisance du grave profond aux aigus stratosphériques, agilité que possède également Adriana González.
L’octuor à cordes est une formation singulière, à mi-chemin entre la musique de chambre et l’orchestre, dont le répertoire est assez restreint mais comprend des chefs d’œuvre majeurs signés Mendelssohn et Enescu. Pour servir ces partitions, les musiciens des quatuors Ebène et Belcea ont choisi d’unir leurs forces le temps d’une vaste tournée qui s’est achevée récemment à Paris et d’un enregistrement tout juste sorti chez Erato. Pierre Colombet, le premier violon du quatuor Ebène nous racontera ce soir cette grande aventure à huit qui les a conduits à travers le monde. Il nous éclairera sur le travail et la réflexion nécessaires pour parvenir à créer, non pas un double quatuor, mais une vraie entité.
C’est le genre si intime, si expressif et si simple de la monodie que Gwendoline Blondeel a choisi de mettre en avant dans un superbe album sorti chez Harmonia Mundi, enregistré avec Quito Gato et quelques autres complices. La monodie c’est cet art du chant à une seule voix qui a remplacé la polyphonie à la renaissance pour mettre en avant les mots, le texte et qui sera ainsi à la source de l’opéra. Nous nous plongerons, avec son interprète, dans ce délicieux album construit autour du sentiment amoureux, dans toute sa tendresse comme sa passion ou ses douleurs, tel qu’il a été exprimé aux 16ème et 17ème siècles. Et cela à travers un florilège de canzonette, airs de cours, brunettes, villanelles et autres madrigaux français, italiens ou espagnols.
Leur troisième enregistrement (premier sous le label alpha) est placé sous le signe de la transcription. Les musiciens du quintette Ouranos nous invitent ainsi à découvrir, sous un nouvel éclairage, le Tombeau de Couperin de Ravel et le quatuor n° 8 de Chostakovitch. Un album qui nous permet d’apprécier leurs qualités de coloristes. Car ils déploient ici une large palette de textures, parviennent à restituer de véritables pâtes orchestrales ou à se rapprocher du jeu des instruments à cordes. La flûtiste Mathilde Calderini et le hautboïste Philibert Perrine nous éclaireront ce soir sur ce programme qui met également à l’honneur une œuvre originale pour quintette à vent, Summer Music de Samuel Barber.
A l’occasion de la création de son spectacle Orlando au théâtre des Bouffes du Nord, Simon-Pierre Bestion sera, ce vendredi 13 février à 20h, l’invité du Journal du Classique. Son portait mélancolique d’Orlando di Lasso avait fait l’objet, l’année dernière, d’un album et se décline aujourd’hui sous la forme d’une version scénique à découvrir lundi 16 février aux Bouffes du Nord. Simon-Pierre Bestion reviendra, à cette occasion, sur la genèse de ce programme, qui témoigne de sa volonté d’apporter un nouvel éclairage sur les œuvres du passé en soulignant notamment leur intemporalité. Car chacun des enregistrements et chacun des concerts – qui s’apparentent d’ailleurs à des spectacles – de la Tempête sont de véritables expériences sonores dans lesquelles s’expriment une liberté et une audace aussi fascinantes que déconcertantes. Orlando sera présenté ensuite à Utrecht et Amsterdam, puis au mois de mai au Théâtre de Compiègne. Et en avril sortira chez Alpha, le nouveau programme de Simon-Pierre Bestion avec ses musiciens, intitulé La Bomba Flamenca.
À l'occasion de la publication de son nouvel album monographique, Elise Bertrand sera, ce jeudi 12 février à 20h, l'invitée du Journal du Classique. Elle n'a que vingt-cinq ans, mais déjà plus d'une trentaine d'œuvres à son actif. Elle est encore étudiante au CNSMD de Paris, mais mène déjà une brillante carrière de violoniste et de compositrice. Elise Bertrand nous présentera ce soir son nouvel album sorti chez NoMadMusic et intitulé Talisman, réunissant un florilège de pièces vocales et instrumentales. Elle nous parlera ce soir de ces rencontres, de sa démarche créatrice, de ses belles amitiés avec ceux qui jouent sa musique et de ses projets à venir. Car son catalogue n'en finit pas de s'étoffer et certaines de ses œuvres font l'objet de multiples reprises, y compris sur les scènes internationales.
A l’occasion de la publication du nouvel album du Trio Ernest, deux de ses membres, Natasha Roque Alsina et Clément Dami seront, ce mercredi 11 février à 20, les invités du Journal du Classique. Elle s’appelait Amanda Maier, a vécu durant la deuxième moitié du 19ème siècle, était violoniste, violoncelliste, pianiste mais aussi compositrice et la première femme diplômée en direction musicale de Stockholm. Sa musique témoigne d’une tradition germanique transmise durant ses études à Leipzig mais est également empreinte du répertoire populaire suédois. C’est son trio avec piano que les musiciens du trio Ernest nous invitent à découvrir dans leur album paru chez Aparté, incluant également des pages de quelques-uns de ses contemporains tels Carl Reinecke qui fut son professeur ou Robert et Clara Schumann dont elle était proche. Un programme qu’ils donneront en concert le 15 février à la Maison de la Suède à Paris et le lendemain, lundi 16 février, salle Cortot.
A l’occasion de la représentation d’une version inédite de l’opéra Médée de Cherubini au Théâtre des Champs-Elysées, Alexandre Dratwicki, Mélissa Petit et Julien Chauvin seront, ce mardi 10 février à 20, les invités du Journal du Classique. Mercredi soir sera dévoilé, au théâtre des Champs-Elysées, une nouvelle version du Médée de Cherubini. Créé en 1797 au Théâtre Feydeau dans une version avec des dialogues parlés en alexandrin, l’ouvrage a, par la suite, été adapté en allemand et en italien (et immortalisé par Maria Callas) mais n’existait pas encore dans le style auquel le compositeur rêvait, c’est à dire le grand opéra romantique français. C’est ainsi qu’ont été insérées ici des récitatifs chantés composés il y a quelques années par Alan Curtis, tandis que l’orchestration a été retravaillée. Une adaptation initiée par le Palazzetto Bru Zane sur laquelle reviendra ce soir son directeur artistique Alexandre Dratwicki. Également à notre micro : Julien Chauvin qui dirige l’œuvre à la tête de son Concert de la loge et Mélissa Petit qui incarne ici le rôle de Dircé aux côtés de Marina Rebeka, Julien Behr ou encore Marie-Andrée Bouchard-Lesieur. Cette version fait l’objet d’un enregistrement à paraître dans quelques mois sous le label de Palazzetto Bru Zane.
« C’est une partition romantique, noble, épique, vaste et verdoyante comme une vallée du Yorkshire, chantante et mouvante comme une eau versatile, truffée de références musicales, qui s’inscrit naturellement dans le patrimoine romantique européen. » écrit Geneviève Laurenceau à propos du concerto pour violon de Guirne Creith qu’elle vient d’enregistrer pour NoMadMusic, avec l’orchestre de Picardie et David Niemann. Le violoniste nous éclairera ce soir sur cette compositrice anglaise du début du 20ème siècle, dont l’œuvre et le nom étaient tombés dans l’oubli. Une femme aux multiples vies, aux multiples identités même, qui a exercé en tant que pianiste, compositrice, pédagogue mais aussi écrivaine ou encore œnologue. Geneviève Laurenceau jouera ce concerto en concert, avec les mêmes partenaires, le 20 février au grand Amphithéâtre de la Sorbonne.
Après l’Elixir d’amour de Donizetti, c’est Roméo et Juliette de Gounod qui fait l’objet de la nouvelle production participative du Théâtre des Champs-Elysées, destinée au public familial. Une version raccourcie et allégée de ce chef d’œuvre de l’opéra romantique français, portée par de jeunes chanteurs ainsi que deux comédiens, avec l’orchestre Victor Hugo dans la fosse. Dans ce spectacle d’une grande fantaisie et empreint de poésie, les enfants sont invités à prendre part en intervenant, à quelques moments clés, dans les parties du chœur. Le chef Jean-François Verdier et la metteuse en scène Johanna Boyé à qui cette production a été confiée, nous raconteront ce soir leur démarche, tandis que Baptiste Charroing, le directeur du Théâtre des Champs-Elysées nous éclairera sur sa programmation destinée au jeune public. Ce Roméo et Juliette est à découvrir en famille les weekends des 7 et 8 février ainsi que 14 et 15 février. Un kit de préparation pour les chants est disponible sur le site du théâtre et une mise en voix avec un chef de chant précède chacune des représentations.
Son nom est un dérivé du mot ciocârlia qui signifie l’alouette en roumain et qui est aussi le titre de l’un des thèmes populaires les plus célèbres du folklore de son pays natal. Dana Ciocarlie célèbre justement ses racines au disque, dans un album particulièrement chatoyant sorti chez La dolce Volta. Un programme mêlant des musiques traditionnelles arrangées pour le piano et des pièces de compositeurs qui se ont nourris du folklore, tels Bartok, Enescu ou Constantinescu. Dana Ciocarlie nous éclairera ce soir sur cet album et sur ses liens avec la Roumanie dont elle nous invite à découvrir la campagne profonde, nous faisant entendre à travers son piano des violoneux, des paysans qui chantent, font la fête, des cloches comme des chants d’oiseaux. Elle jouera ces pièces en concert le 16 février au théâtre de l‘Européen à Paris en compagnie d’Isabelle Georges, qui ponctuera ce programme de lectures de poèmes roumains.
Si les plus grandes étoiles de la musique se pressent chaque hiver aux Sommets Musicaux de Gstaad, le festival est aussi un formidable tremplin pour la jeunesse. Renaud Capuçon, son directeur artistique dont on connait l’engagement auprès de la nouvelle génération, invite chaque année de jeunes talents, dans la cadre d’une formidable série de concerts et master classes qui se tient tout au long de la semaine et à l’issue de laquelle sera décerné, samedi, le prix Thierry Schertz.
Il vient d’être nommé directeur musical de l’Opéra national de Paris et dirige actuellement la nouvelle production d’Eugène Onéguine de Tchaikovsky au Palais Garnier. Semyon Bychkov se confiera ce soir son amour pour l’œuvre de Tchaïkovski ainsi que sur ses liens avec l’institution parisienne où il a laissé de grands souvenirs au point d’avoir gagné le cœur des musiciens de l’orchestre. Car ce sont eux qui l’ont sollicité et ainsi convaincu d’accepter de devenir leur chef dans un peu moins de deux ans.
Ils ont fondé, il y a vingt ans, leur propre compagnie, le Théâtre du corps, ont imaginé ensemble des spectacles originaux, ont développé un langage singulier, une forme de narration mêlant danse, théâtre, littérature, poésie, chant… Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault nous raconteront ce soir leur démarche artistique, alors que plusieurs de leurs créations sont à l’affiche.
L’édition 2026 du festival de Pâques d’Aix-en-Provence se tiendra du 28 mars au 12 avril. De grandes figures de la musique et de jeunes talents s’y côtoieront dans cet esprit de partage et de transmission cher à ses deux directeurs, Renaud Capuçon et Dominique Bluzet. Parmi les moments forts de la manifestation : le concert du 8 avril qui réunira Emmanuel Pahud et Lionel Bringuier à la tête de son orchestre philharmonique Royal de Liège.
Ils les considéraient comme « les berceuses de ses douleurs ». Les dernières pièces pour piano de Brahms, qui constituent les opus 116 à 119, comptent parmi les pages les plus touchantes voire bouleversantes du compositeur. Piotr Anderszewski nous en livre aujourd’hui une lecture saisissante d’émotion, soulignant avec tant de subtilité la tendresse, la souffrance comme les mystères qui en émanent.
C’est à Jacques Champion de Chambonnières et à sa série de concerts « l’Assemblée des honnêtes curieux » que Marie van Rhijn a emprunté le nom de son ensemble, l’Assemblée, fondé en 2023. Un ensemble avec lequel la claveciniste explore la musique des 17ème et 18ème siècles mais s’autorise également des incursions dans des répertoires beaucoup plus récents voire contemporains.
Il aime jouer sur les contrastes pour mieux souligner les affinités. Après avoir associé Bach et Rachmaninov, Guilhem Fabre a choisi de mettre en regard Debussy et Beethoven. Deux compositeurs aux esthétiques bien différentes, mais qui étaient animés par un même esprit de liberté les conduisant à dépasser les possibilités du piano et à faire naître de nouveaux univers sonores. Le pianiste nous racontera ce soir la conception de ce programme qui associe les Épigraphes antiques et les deux cycles d’Images de Debussy à la dernière sonate de Beethoven.
C’est une belle rencontre entre l’une des nouvelles étoiles de la scène lyrique et l’une des pianistes les plus aimées des chanteurs. Julie Roset et Susan Manoff sont réunies, pour la première fois, dans un superbe album intitulé « M’a dit amour » sorti chez Alpha. Un album gorgé de lumière associant un florilège de mélodies, assez rares pour la plupart, signées Debussy, Koechlin, Rosenthal, Reynaldo Hahn ou encore Francis Poulenc sans oublier Isabelle Aboulker, compositrice d’aujourd’hui, dont elles ont choisi quelques pages d’une grande drôlerie.
C’est avec la toute première tragédie lyrique de Lully que Christophe Rousset achèvera son grand cycle dédié au compositeur. Il dirigera ainsi Cadmus et Hermione dimanche 25 janvier à la Philharmonie de Paris, avec ses musiciens des Talens lyriques et, parmi les solistes, Éléonore Pancrazi, Jérôme Boutillier ou encore le jeune baryton Lysandre Châlon. Il reviendra, à notre micro, sur cette grande aventure musicale qui l’occupe depuis plusieurs années et dont témoignent de remarquables publications discographiques.
C’est un début d’année particulièrement intense que vit Ted Huffman : des débuts à l’Opéra-Comique, son premier Werther et sa prise de fonction en tant que nouveau directeur général du festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence. Le metteur en scène américain se confiera à notre micro. Il nous parlera de sa perception de l’œuvre de Massenet dont il nous livre une lecture particulièrement poignante et de son travail avec les chanteurs. Des chanteurs qui, au milieu d’un décor dépouillé, témoignent de subtils jeux d’acteurs et d’un engagement saisissant.
Après six années à la salle Cortot, la Musikfest, ce festival de musique de chambre imaginé par la violoniste Liya Petrova, s’installe à la Philharmonie de Paris. Quatre concerts, vendredi et samedi toute la journée, ponctueront cette nouvelle édition qui réunira plus de 60 musiciens. Et cela dans des programmes particulièrement éclectiques conçus par Liya Petrova et Alexandre Kantorow.
C’est un spectacle qui s’annonce particulièrement onirique et saura toucher un très large public. Imaginé par la cheffe d’orchestre Alondra de la Parra et l’artiste clown Gabriela Muñoz, The silence of sound, est un véritable voyage musical et poétique, ponctué de grandes pages du répertoire symphonique. Une rencontre entre l’art silencieux du clown et la musique, le tout sublimé par des effets de vidéo à découvrir le 24 juin au Théâtre des Champs-Elysées, avec les musiciens de l’orchestre Pasdeloup.
Il succèdera, la saison prochaine, à Ben Glassberg, au poste de directeur musical de l’Opéra de Rouen. Pierre Dumoussaud était, le 5 décembre dernier, en concert avec les musiciens de l’orchestre. Un somptueux programme russe aux accents narratifs voire féériques, faisant référence à Shakespeare comme aux contes des mille et unes nuits, à revivre dimanche à 20h sur radio classique.
La force créatrice face à l’adversité, la combativité, la résilience et le dépassement de soi ! Telles sont les valeurs que les musiciens du quatuor Elmire ont choisi de célébrer dans leur double album dédié à Beethoven. Il réunit les trois quatuors « Razumovsky » mis en regard avec le poignant testament d’Heilingenstadt dans lequel le compositeur exprime son désespoir causé par la surdité. Beyond the limits, au-delà des limites, tel est le titre qu’ils ont choisi pour cet enregistrement publié par Scala Music.
La fondation Louis Vuitton s’impose aujourd’hui comme l’un des hauts lieux de la création où sont accueillis régulièrement de grandes figures de la musique d’aujourd’hui. C’est le compositeur Pascal Dusapin qui y sera à l’honneur de janvier à mars, à l’occasion d’une résidence exceptionnelle au cours de laquelle seront notamment créés sont huitième quatuor à cordes et son nouveau concerto pour violon intitulé Flying river, écrit pour Daniel Lozakovitch.
Les cordes sont à l’honneur cette semaine à la Philharmonie de Paris où se tient la 12ème biennale de quatuor à cordes et où se déroulera de mercredi à dimanche la 3ème édition du concours international de lutherie organisé en partenariat avec le fonds de dotation Talents et violon’celles. Après le violoncelle et le violon, c’est l’alto qui sera célébré cette année. Deux prix seront ainsi attribués à l’issue de cette manifestation, récompensant un talent d’aujourd’hui et un talent de demain, à savoir un luthier professionnel et un étudiant en formation.
Le 17 décembre dernier, pour clore en beauté l’année Ravel, Alain Altinoglu avait dirigé le choeur et l’orchestre de Paris dans un concert d’une grande force émotionnel capté les micros de Radio Classique. Concert au cours duquel fut donné la création française d’une cantate de jeunesse inachevée du compositeur retrouvée il y a peu dans les archives de sa maison de Montfort-L’amaury. Figurait également au programme le ballet intégral de Daphnis et Chloé, ainsi que le premier concerto pour violoncelle de Saint-Saëns joué en soliste par Julia Hagen.
« Il était une fois… », ainsi s’intitule la nouvelle série de concerts et masterclass lancée cette saison par l’Ecole Normale de musique de Paris en collaboration avec les Talens lyriques, et cela à raison de quatre samedis par saison. Un projet qui s’inscrit dans le cadre du développement des activités de l’institution en faveur de l’accompagnement de ses élèves en voie de professionnalisation.
« Cet enregistrement marque une étape importante de notre parcours et ouvre un nouveau chapitre de notre manière d’aborder le quatuor » écrivent les musiciens du Quatuor Arod dans la préface de leur double album, sorti chez Erato, consacré à l’intégrale du cycle opus 76 de Joseph Haydn. Un vaste cycle qu’ils donneront en concert le 15 janvier dans le cadre d’une soirée exceptionnelle à la Philharmonie de Paris qui marquera l’un des temps forts de la Biennale de quatuor à cordes
C’est un album qui marque un tournant dans le parcours de Sébastien Daucé, son premier dédié à Jean-Sébastien Bach, réunissant trois cantates de jeunesse. Le chef de l’ensemble Correspondances nous racontera ce soir la façon dont il a préparé, au fil des ans, son incursion dans l’univers du compositeur, grâce à son exploration de l’œuvre de Buxtehude et d’autres grands maîtres nordiques, français ou italiens dont Bach s’est nourri.
Elle vient de fêter son 80ème anniversaire mais semble toujours aussi désireuse de retrouver la scène. Elisabeth Leonskaja joue Schubert ce soir et demain soir à la Philharmonie de Paris et sera le 22 janvier au Théâtre du Capitole de Toulouse pour un programme dédié à Weinberg et Chostakovitch en compagnie du quatuor Danel. Car cette grande dame du piano, formée à la prestigieuse école russe et résidant depuis de longues années à Vienne, est très attachée au public français qu’elle retrouve régulièrement.
Parmi les compositeurs célébrés en cette année 2025 figurait Alessandro Scarlatti, disparu il y a tout juste 300 ans. Mais si son nom demeure relativement connu, sa musique est assez rarement jouée et un grand nombre de ses œuvres restent à redécouvrir. Thilbault Noally est, depuis des années, un ardent défenseur de la musique du compositeur italien et entend bien réhabiliter son œuvre, sans pour autant négliger ses partitions phares. C’est la plus célèbre sans doute, son Stabat mater, qu’il vient d’enregistrer avec son ensemble Les Accents et deux merveilleux solistes, la soprano Emmanuelle de Negri et le contreténor Paul Figuier. Un album sorti chez Alpha au programme duquel figurent également deux motets, plus confidentiels de Scarlatti.
C’est à l’un des compositeurs les plus singuliers et les plus mystérieux – qui nous a quitté il y a juste 100 ans – que Guillaume Coppola rend hommage dans son nouvel album sorti chez Alpha. Un album intitulé Satie amoureux dont la couverture est une reproduction d’un portrait signé Suzanne Valadon avec laquelle le compositeur vécut une brève et houleuse liaison. « Au-delà des pièces qui parlent d’amour sans être en lien avec la peintre, ou contemporaines à cette relation troublée, c’est un portait de Satie qui se dessine, masqué par un voile de pudeur ou de provocation, entre inspiration antique et orientale, phase mystique, humour et cabaret » nous dit le pianiste
Ils ont partagé pour la première fois un même clavier en 2016 en Norvège et ont joué ensemble ce soir-là la célèbre fantaisie en fa mineur de Schubert. Bertrand Chamayou et Leif Ove Andsnes sont aujourd’hui réunis au disque pour célébrer Schubert justement, pour nous offrir leur interprétation commune de la fantaisie et d’autres pièces pour quatre mains. Tous les deux sont, depuis de longues années, de grands amoureux et des interprètes inspirés du compositeur dont ils connaissent si bien l’œuvre pour piano solo, comme les lieder et la musique de chambre.
La musique de Rachmaninov est entrée très tôt dans sa vie et, avec elle l’âme et la culture russe. Le pianiste Jean-Baptiste Fonlupt a séjourné en Russie, a étudié au conservatoire Tchaïkovski de Moscou, a sillonné la campagne, a écouté ses cloches et s’est nourri de sa littérature comme de sa poésie. Tout cela lui a permis de nous restituer l’univers de ce compositeur si attaché à ce pays qu’il dut, cependant, quitter définitivement aux lendemains de la révolution.
C’est à Vienne, au début du 18ème siècle, que nous entraine Suzanne Jerosme dans un bel album sorti chez Aparté, enregistré avec l’ensemble Il Gusto Barocco et Jörg Halubek. Au programme : des œuvres d’Alessandro Scarlatti et de deux compositrices italiennes, Camilla de Rossi et Maria Margherita Grimani, qui séjournaient à la cour des Habsbourg et ont écrit des oratorios tombés aujourd’hui dans l’oubli. La soprano nous éclairera ce soir sur ce programme qui met en avant de nombreux inédits au disque
L’octuor à vent était un genre très en vogue à Vienne du temps de Mozart et de Schubert, un genre populaire que l’on jouait en plein air, dans les kiosques et qui touchait ainsi un très large public. Les musiciens de l’ensemble Sarbacanes nous restituent aujourd’hui au disque toute la fraicheur, la richesse de couleurs et la dimension théâtrale de cette combinaison instrumentale. Un répertoire qu’ils fréquentent avec bonheur depuis des années Le hautboïste Gabriel Pidoux et le corniste Félix Roth nous éclaireront ce soir sur ce programme qui met en avant des pages de Mozart et de Schubert, des œuvres originales comme des transcriptions qu’ils interprètent sur des instruments d’époque.
Le 7 décembre de l’année dernière, la cathédrale Notre-Dame de Paris rouvrait ses portes et nous révélait sa splendeur retrouvée. Un an après, 11 millions de personnes l’ont visitée, des touristes comme des pèlerins venus du monde entier. La musique également y a repris ses droits à un rythme soutenu d’un concert tous les mardis soir.
Une voix de soprano et un quatuor à cordes qui s’entremêlent, se fondent pour créer un quintette, vibrer de la même façon : c’est l’alchimie magique à laquelle sont parvenus Sandrine Piau et les musiciens du quatuor Psophos dans un superbe album dédié à Schubert. Ainsi nous offrent-ils un florilège de lieder de Schubert arrangés pour voix et quatuor dans un esprit de musique de chambre. « Entre crin des archets et grain de la voix, nos instruments se fondent en un quintette de Schubert imaginaire » nous disent-ils.
De Chérubin à Mélisande, de John Dowland à Mary Poppins, Lea Desandre n’en finit pas d’élargir ses horizons et de rechercher de nouvelles expressions. Elle qui s’était révélée dans le monde baroque et dans l’univers mozartien, aborde désormais des répertoires romantiques et avoue même une prédilection pour l’opéra français des 19ème et 20ème siècles. Sans pour autant délaisser ses premières amours. C’est ainsi qu’elle participe en ce moment à la reprise de la production des Noces de Figaro à Garnier, dans la mise en scène de Netia Jones. Entre deux représentations elle redonnera son spectacle Chasing Rainbows en hommage à Julie Andrews les 13 et 14 décembre à l’Opéra-Comique.







