De 12h à 13h, toute l’actu du jazz se déguste à point et avec convivialité. La pause du déj' à la sauce TSFJAZZ, c’est une heure d’interviews, de rencontres, d’avant-premières, d'explorations d’albums & rééditions, de célébration… Sans oublier, nos désormais incontournables sessions musicales : plus de 150 par saison ! De 12h à 13h, c'est toute l'actualité du jazz qui se déguste à point. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Des programmations toujours ambitieuses, joyeuses, fédératrices…Et presque entièrement gratuites.Et un quart de siècle de croisements entre le jazz, la soul, le blues, le gospel, et les musiques du monde.C’est la 25e édition du Barrière Enghien Jazz Festival qui a ouvert ses portes hier avec un sacré parrain : Thomas Dutronc.Et ce n’est que le début !D’ici dimanche soir, vont défiler Avishai Cohen, Gabi Hartmann, Aron!, Robin McKelle, Angélique Kidjo.Bref, du lourd ! Sans compter le concert événement de l’harmoniciste de Johnny Hallyday : Greg Zlap, pour un hommage immanquable, ce soir à 21h, sur la Scène du Théâtre du Casino.On va tout explorer avec Blandine Harmelin. C’est la fondatrice du Barrière Enghien Jazz Festival, et la directrice artistique du Groupe Barrière.À tout de suite, Blandine !Ce Deli, on le passe avec une chanteuse qui a conquis le cœur de millions de téléspectateurs, en remportant la finale de The Voice, il y a cinq ans.C’est un plaisir d’accueillir Anne Sila, une artiste pétrie de jazz. C’est sa musique de cœur depuis toujours, celle de ses débuts, et celle qu’elle jouait, il y a une quinzaine d’années lorsqu’elle vivait à New York.Anne Sila est aussi à l’affiche du Barrière Enghien Jazz Festival. Rendez-vous, tout à l’heure, à 19h, pour un concert gratuit avec une référence du jazz manouche : le guitariste Angelo Debarre.
Mais que va-t-il se passer ? Non, parce que déjà séparément, on est en présence de cinq personnalités intrépides, empêcheuses de tourner en rond, qui débordent d’énergie et de musicalité.Alors si on les met toutes ensemble…Tout peut arriver ! Et on va se régaler, c’est sûr ce midi, dans notre Deli, avec un quintet créé spécialement pour cette émission.C’est cadeau, ça nous fait plaisir. C’est pour vous souhaiter un bel été.Ladies & gentlemen please put your hands together for Mario Canonge au piano, Jowee Omicil au saxophone, Ludovic Louis à la trompette, Michel Alibo à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie : leDeli All-Stars!
Le compte à rebours est lancé… The Final Countdown ! Dans quelques heures, le public du Maisons-Laffitte Jazz Festival va vivre un concert complètement loco !Et ça tombe bien, dans le répertoire qui va être joué, il y a The Final Countdown.Mais sous les doigts d'Alfredo Rodriguez ce tube des années 80 devient une bombe latin jazz. C’est l’un des onze hits que le pianiste cubain revisite sur son nouvel album, ¡Take Cover! Il y a aussi les thèmes de la Panthère Rose et Mission Impossible, La Cucaracha, Hotel California, Barbie Girl.Bref, ça part dans tous les sens. Et on adore…Il n’y a pas de limites. Et surtout Alfredo, arrive à extraire la substantifique moelle de chaque morceau, pour l’emmener complètement ailleurs.Pas étonnant de la part d’un génie des claviers, qui a bluffé jusqu’à Quincy Jones, dont il est devenu le protégé.Alfredo, c’est toujours un plaisir de t’accueillir à la radio.Tu arrives de Miami, où t’es installé depuis quelques années…Et te voici avec Swaeli Mbappé à la bass et Michael Olivera à la batterie.
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Le saxophone, c’est plus qu’un simple instrument. C’est tout un monde peuplé de nombreuses tribus.Il y a les spirituels, les aventuriers et les sauvages.Il y a les élégants, les langoureux et les classiques.Notre invité appartient clairement à ces trois dernières catégories. Jan Harbeck est même l’un des maîtres danois de la grande tradition du saxophone ténor. Celle qui s’inscrit dans la filiation des pionniers, Coleman Hawkins ou Ben Webster, ses héros absolus.Mieux, le sax dans lequel il souffle depuis des années, c’est celui de Stan Getz. Un Selmer de 1939. Son quartet se produit rarement en France. Raison de plus pour se précipiter ce soir et demain au Duc des Lombards, où le groupe va jouer le répertoire de son nouvel album, Conversation.Une discussion musicale ultra classe, dont voici déjà un avant-goût dans notre Deli Express.Welcome les amis !C’est une joie d’avoir sur notre scène, Jan Harbeck, en compagnie de Henrik Gunde au piano, Eske Norrelykke à la contrebasse et Anders Holm à la batterie.
Mais non, vous ne rêvez pas : Lakecia Benjamin est clairement l’une des saxophonistes les plus stylées et inspirées du moment.Son nouvel album, We Dream, en apporte la preuve éclatante ! Non seulement il fait défiler des invités aussi classes que Terence Blanchard, Kassa Overall, Hiromi, ou Bilal.Mais il est surtout porté par un souffle incandescent, une énergie solaire, un sacré sens du collectif, et des influences qui vont du spiritual jazz au hip-hop. À l’image de son parcours, qui va du trompettiste Clark Terry à la rappeuse Missy Elliott.Ça en fait des sujets à aborder avec Lakecia…Notre invitée, dans Deli Express ! (c) Elizabeth Leitzell
Une musique qui respire, prend le temps de déployer toutes ses couleur, qui est presque organique. Voilà ce que nous inspire le répertoire de notre invitée.Le tout est porté par la sonorité enchanteresse, ultra trippant de sa flûte. Bienvenue dans l’univers de Charlotte Isenmann, une nouvelle figure du jazz à suivre de très près.Il faut absolument vous précipiter sur son premier album, In Motion, parce que chez elle, le mouvement est permanent. Ça donne des compositions brillamment écrites, et qui regardent du côté du classique, des groove brésiliens et de la danse.Il y a aussi l’alliage irrésistible de sa flûte avec la clarinette basse de Lucien Lacquement qui rend leur son unique.Pour vous en rendre compte, rendez-vous lundi prochain, on sera le 22, au Duc des Lombards, à Paris.En attendant voici Charlotte Isenmann, avec donc Lucien Lacquement à la clarinette basse, ainsi que Vladimir Sekula au piano, Léo Messina à la contrebasse et Andy Rostoll à la batterie.
Ce midi, on pleure la disparition d’un géant : le pianiste Abdullah Ibrahim à l’âge de 91 ans.Monument et figure historique du jazz sud-africain, militant pour la liberté, Dollar Brand comme il se faisait appeler à ses débuts, avait vu le jour au Cap, le 9 octobre 1934.C’est en Europe où il s’était exilé durant les années 60, au plus fort de l’appartheid qu’il avait été repéré par Duke Ellington. Il avait ensuite collaboré avec Max Roach, Don Cherry, Gato Barbieri ou Archie Shepp.On lui doit une œuvre pléthorique, intense et profonde, fortement imprégnée de ses racines sud-africaines, de l’œuvre d’Ellington, d’influences orientales et particulièrement japonaises, lui qui était un adepte de la méditation et des arts martiaux. Une œuvre résolument libre et unique, qui a même regardé du côté du free au tournant des années 60 et 70.Il y a quatre ans, on avait eu l’immense honneur d’interviewer Abdullah Ibrahim, avant sa participation au TSFJAZZ Chantilly Festival…A l’époque, il venait de sortir l’album Solotude, enregistré seul au piano. Un répertoire qui nous invitait à la contemplation à travers des mélodies hypnotiques…Revoici cet entretien exceptionnel et tellement précieux.
Ce qui a toujours fait la force de notre invité, c’est sa sensibilité à fleur de peau. Son engagement total au service de la musique.Ça n’a probablement pas échappé à Michel Petrucciani, l’un des premiers à avoir repéré son talent, dans les années 90.Depuis Thierry Maillard s’est imposé comme un maître de la mélodie. Et un pianiste qui n’a pas froid aux yeux. Et ça fait sacrément du bien.Enregistrer avec l’Orchestre Philharmonique de Prague…Il l’a fait.Célébrer en big-band la folie et le génie de Frank Zappa…Fait également.Tout comme rendre hommage en solo à Brel, Brassens et Ferré, ou plonger dans le monde merveilleux des synthétiseurs.Mais pour son nouvel album, Thierry Maillard a eu besoin de s’entourer de sa garde rapprochée. De proches parmi les proches auprès desquels il a puisé le courage d’exprimer l’impensable : la perte d’un enfant. Le déchirement, la douleur, le vide, l’impossible résilience.Le résultat est un double album bouleversant, No More She Is, en compagnie de Stéphane Belmondo à la trompette, Thomas Bramerie à la contrebasse et Yoann Schmidt à la batterie. Un groupe qu’on pourra applaudir en concert ce soir au Studio de l’Ermitage, à Paris, dans le 20e.Messieurs, c’est avec énormément de plaisir et d’émotions qu’on vous accueille ce midi dans notre Deli Express.Soyez les bienvenus.Je précise que David Linx est également invité sur quatre chansons dont il a écrit les paroles. On va en parler au cours de cette émission.
La fougue, le lyrisme, l’engagement : voilà tout ce qu’on adore chez Giovanni Mirabassi, depuis le début. Notre première fois, c’était d’ailleurs il y a vingt-cinq ans, à travers un recueil puissant autour des chants révolutionnaires : Le temps des cerises, Bella Ciao, le Chant des partisans…Des thèmes dont il révélait toute la puissance, à travers des interprétations magnifiques en piano solo.Ça paraît fou, mais ce disque qui l’a imposé sur les scènes du monde entier était introuvable depuis un bail. Alors, un quart de siècle plus tard, au lieu de le rééditer…Et devant l’état du monde, Giovanni Mirabassi a choisi de replonger, toujours seul, dans ces airs de lutte et de barricadesLe résultat est toujours aussi beau et exalté, et s’intitule Più Avanti ! Un répertoire qu’on est heureux d’explorer en ta compagnie Giovanni, avant de t’applaudir demain au Bal Blomet, à Paris. Enfin, pour ceux qui ont leur billet, parce que c’est complet depuis pas mal de temps.Mais rassurez-vous, il y a un autre concert qui vient d’être rajouté, samedi dans un nouvel endroit de la capitale : le Studio Raspail, dans le 14e. Quel succès ! On va y revenir. Mais tout de suite, te voici à notre piano !
La délicatesse !Quel mot parfait pour décrire l’art du piano, selon notre invité : Enrico Pieranunzi. Et pas seulement parce qu’il est autant pétri de classique, que de jazz. Pas seulement non plus, parce qu’il place Claude Debussy au-dessus de tout…Non ! Il y a dans sa musique, une beauté, une grâce naturelle et presque désarmante.A ses débuts, dans les années 70, Enrico Pieranunzi s’est fait un nom en accompagnant la crème des musiciens américains de passage à Rome. Il en a croisé un paquet…On va en citer deux : Chet Baker, parce que c’est la classe. Et Jim Hall, l’un des esthètes absolus de la guitare jazz, qui a notamment co-signé dans les sixties, deux albums ultra-élégants avec Bill Evans.Cette formule piano-guitare est d’ailleurs au cœur du nouvel album d’Enrico. Evanscape. Une escapade intimiste et irrésistible dédiée à Bill Evans, et enregistrée avec le guitariste Bebo Ferra, et en invité, à deux reprises, le contrebassiste Diego Imbert.C’est un répertoire à découvrir en concert ce soir au New Morning, à Paris…Et dès ce midi dans notre Deli Express.
La première fois qu’on a entendu notre invitée, ce n’était ni sur disque, ni en concert, mais sur une vidéo Youtube qu’on s’est aussitôt mis à visionner en boucle.C’était il y a cinq ans, en plein Covid. Les salles de concerts étaient fermées, mais toute une nouvelle génération de musiciens se fédéraient au sein du collectif Paris Jazz Sessions, pour jouer malgré tout. Et même coûte que coûte.Ils sortaient leurs instruments pour se produire dans les rues, donner du bonheur aux passants, et se filmaient pour toucher un maximum de monde.C’est donc au détour de ces vidéos, qu’on a découvert Ellen Birath. Et quelle vidéo ! Une version absolument fabuleuse du tube pop Alone Again (Naturally), avec un quatuor à cordes. On a tout de suite été bouleversé par son timbre légèrement voilé, sa manière totalement habitée d’incarner la chanson. Du grand art !Ellen Birath est une chanteuse suédoise installée à Paris depuis 2009. Elle développe un univers unique et intimiste, empreint de jazz, de folk et de soul. Mais oui, pourquoi choisir ? Elle se nourrit d’absolument tout. Ça donne à ses chansons une saveur douce et acidulée. Il y a aussi le regard qu’elle porte sur sa vie, ses expériences, sa récente maternité.Ce midi, on va vivre un grand moment. Bienvenue Ellen !Tu viens nous présenter ton nouvel EP, Mother of Pearl. Et c’est une avant-première, puisqu’il sort la semaine prochaine.On pourra aussi t’applaudir le 19 juin, sur la scène parisienne de l’Archipel.En t’attendant, te voici sur TSFJAZZ, en compagnie de Bastien Brison au piano, Clément Daldosso à la contrebasse, et David Paycha à la batterie.
Ce midi, impossible de résister à l’appel de New Orleans.Le pianiste Amaury Faye n’a même pas essayé. Il a immédiatement succombé.Ça faisait un moment qu’il avait envie de se frotter aux groove de la ville. Alors l’an passé, il a pris toute sa petite famille, et il est allé s’immerger pendant trois mois à la Nouvelle-Orléans.Il est tombé amoureux de ses habitants et de son esprit.De son propre aveu, il s’est même tout de suite senti chez lui, se liant d’amitié avec de nombreux musiciens. A commencer par l’un des piliers du coin : Herlin Riley, qui a longtemps été le batteur d’Ahmad Jamal.Tel un aventurier du son, Amaury Faye en a aussi profité pour tenir un carnet de route et y consigner ses impressions. Il y a puisé l’inspiration pour composer tout un nouveau répertoire : celui de l’album Rust, qu’il présente en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris dans le 15e arrondissement.Avec donc Herlin Riley, mais aussi Julian Lee au saxophone ténor et Edouard Pennes à la contrebasse.Les voici tous les quatre sur la scène du Deli Express.
Ce midi, ça va être intense et totalement habité.On dit merci qui ?Merci au Addis Ken Project. Un groupe totalement envoûtant, porté par la voix et le souffle profond d’Abate Berihun, un chanteur et saxophoniste né à Addis Abeba, en Éthiopie, et installé en Israël depuis la fin des années 90.Abate Berihun a parcouru le globe avec les légendes de l’éthio-jazz, à commencer par Mulatu Astatké, le père-fondateur de ce genre musical ultra puissant et trippant. Une énergie qu’on retrouve dans cette nouvelle aventure, où il fait dialoguer la liturgie juive éthiopienne avec l’énergie d’un trio jazz ultra hip, incarné par Roy Mor au piano, David Michaeli à la contrebasse, et Nitzan Birnbaum à la batterie. Pour les applaudir en concert, ça se passe ce soir, au mahJ, le Musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme, dans le cadre du Sacré Sound Festival... Et les voici dès à présent dans notre Deli Express.Le Sacré Sound Festival se tient jusqu’à vendredi dans pleins d’endroits différents de Paris. Et notamment pour le concert final, à l’Église Saint-Eustache.Ça va être grand et assez incroyable, avec une chorale sud-africaine qui fait sensation partout où elle passe : le Thanda Choir. On les avait découvert il y a pile un an, grâce à Melody Gardot qui avait tellement flashé sur eux, qu’elle les avait invités pour ses concerts à l’Olympia. Le Thanda Choir, c’est un groupe qui a été fondé il y a trois ans dans l’agglomération du Cap, etqui s’adresse à la jeunesse des townships, en leur créant un espace d’expression, de liberté et d’évasion par le chant et la danse. Au moment des Olympia de Melody, ils étaient passés nous voir dans Deli Express. On avait vécu un moment fort en émotions. Ils étaient montés à 14 sur scène. Revoici ce moment sur TSFJAZZ, avec Ndilimele.
C’est l’un des boss de la contrebasse. Un instrument qu’il fait chanter et danser sur toutes les scènes du monde depuis plus de vingt ans.Entre deux avions et deux concerts, Avishai Cohen fait escale ce midi, dans notre Deli Express. C’est aussi ça de conserver son âme d’enfant : privilégier la spontanéité et la générosité. C’est d’ailleurs ainsi qu’il faut lire le titre de son nouvel album, Eternal Child. Une manière aussi pour Avishai, d’honorer la mémoire de son mentor, Chick Corea. Eternal Child, est une composition de Chick...Et le contrebassiste israélien la revisite, en souvenir de ses débuts à New York dans les années 90, et de sa rencontre déterminante avec le maestro - comme il va nous le raconter au cours de cet entretien.On va aussi prendre le temps d’explorer ce nouveau répertoire, enregistré avec un nouveau trio : Itay Simhovich au piano, et Eviatar Slivnik à la baterie. Et en cerise sur le gâteau : un deuxième batteur, et quel batteur : Jeff Ballard en invité. (c) Andreas Terlaak
Mais qui était Betty Davis ?Au milieu de cette semaine de centenaire de la naissance de Miles Davis, on voulait absolument s’attarder sur sa deuxième épouse.Mademoiselle Mabry, pour reprendre le titre d’une composition de l’album Filles de Kilimanjaro, que le trompettiste a enregistré en septembre 68. Le mois de leur mariage.L’influence de Betty sur Miles est considérable. Elle est essentielle, même. A la fin des sixties, tout change musicalement : Jimi Hendrix et Sly Stone deviennent les héros de la nouvelle génération, la soul se psychédélise, se politise.Et Betty Davis est au cœur de ce bouillonnement ! Leur union a beau ne durer qu’un an, sous son influence, Miles électrifie son propos, sature sa musique, explore de nouveaux horizons et donne le coup d’envoi de la révolution jazz-fusion.Sous son nom, Betty Davis a sorti dans les années 70, une poignée d’albums de funk débridés abrasifs, pionniers, à l’énergie presque punk, préfigurant tout ce qui allait suivre, de Grace Jones à Prince.Pour la célébrer, on ne pouvait rêver mieux que Sandra Nkaké et le flûtiste Jî Drû.Depuis une vingtaine d’années, vous développez des répertoires résolument libres, frondeurs, poétiques et totalement décloisonnés.C’est un plaisir de vous accueillir sur la scène du Deli Express.Vous voici avec Jérôme Perez à la guitare, Margaux Monnois à la basse et Fred Jean à la batterie.Avec une chanson de Betty Davis : If I’m in Luck, I Might Get Picked Up.Au cours de cette émission, vous serez également rejoints par Marion Rampal.
Tout simplement colossal ! Ainsi étaient notre admiration et notre amour pour le saxophoniste Sonny Rollins. Alors, au lendemain de sa disparition à 95 ans, on va modestement lui dire merci, en se baladant à travers sa vaste, son impeccable discographie, et en revisitant au passage quelques pages de sa prolifique carrière.Rendez-vous compte : du début des années 50 en leader, avec le Modern Jazz Quartet, jusqu’au milieu des années 2000. Et même au-delà.D’ailleurs, on avait eu l’honneur de l’interviewer en 2007, au Monte-Carlo Jazz Festival.Entre les deux, citons son association avec Miles Davis, Thelonious Monk ou Dizzy Gillespie, son trio sans piano, son quartet avec guitare…Mais aussi sa profonde humilité.C’est assez rare pour être souligné : en 1959, Sonny Rollins trouvait que son jeu stagnait, il se sentait frustré, alors il s’est retiré pendant deux ans et demi, afin de travailler son souffle, son endurance. Et il s’est rendu quasi tous les jours sur le pont de Williamsburg, entre Manhattan et Brooklyn, pour s’entraîner. Il est revenu plus libre, plus incisif, plus mystique aussi.Ce midi, on va également revenir sur les racines caribéennes de Sonny Rollins, centrale dans sa musique. eux de ses titres emblématiques, Saint Thomas et Don’t Stop the Carnival renvoient directement à sa maman qui était originaire des Iles Vierges.Cette dimension est forcément au cœur de l’amour que le saxophoniste Samy Thiébault, auteur des Caribbean Stories, éprouve pour Sonny Rollins.On va avoir la réponse, car Samy passe cette heure en notre compagnie. Car rien, absolument rien ne peut stopper le Carnaval.
Happy Miles Davis Day !Joyeux Miles !Et d’ailleurs aujourd’hui, c’est plus qu’un simple anniversaire : c’est le centenaire de la naissance du trompettiste.Cent ans de Miles, combien de révolutions esthétiques ?De son association avec Charlie Parker au milieu des années 40, à son ultime album, Doo-Bop, enregistré en 91 et qui regardait du côté du hip-hop, sa trajectoire musicale est tout bonnement ébouriffante.D’autant qu’entre les deux, il y a eu : le cool, le jazz modal et aérien de Kind of Blue, la déconstruction du second grand quintet, le virage électrique, le funk urbain et radical d’On the Corner, ses années so 80’s.Miles où le mouvement permanent, comme va nous le raconter Marcus Miller. Il a été l’un des fidèles de Miles au moment de son come-back dans les années 80. On va entendre son témoignage au cours de notre Deli Express…Et ce n’est pas notre seul cadeau ! Ce n’est pas la seule interview de luxe.On a aussi recueilli - et ça c’est exclusif – la parole de Ron Carter, l’un des contrebassistes les plus importants de l’histoire du jazz. Et d’ailleurs à 89 ans, il est plus actif que jamais.Ron Carter a appartenu à ce fameux second grand quintet, au milieu des sixties, avec Wayne Shorter, Herbie Hancock et Tony Williams. Des années qui ont clairement changé la face du jazz. Le maître nous en parle pendant cette émission.Mais pour ouvrir ce Deli spéciale, voici un autre des anciens comparses de Miles Davis : Rick Margitza a été l’un des saxophonistes de la fin de sa vie. Il l’a rejoint en 1988, a tourné avec lui pendant deux ans. Et il apparaît sur les albums Amandla et Live Around the World.Rick, nous sommes ravis de vous avoir avec nous pour honorer la mémoire du trompettiste pour ce centenaire. Vous voici en quartet, avec Manuel Rocheman au piano, Peter Giron à la contrebasse et Jeff Boudreaux à la batterie.
Et ce midi : Tapis rouge !Avec à l’honneur, un pianiste majuscule. Un homme aussi à l’aise dans le jazz que le classique.C’est l’une des forces de Makoto Ozone.C’est simple, il peut faire autant de merveilles en duo avec Avishai Cohen, qu’en interprétant Mozart ou Beethoven, avec les plus grands orchestres philharmoniques.Et parfois même, il mélange tout : ça, c’est son projet No Name Horses.Makoto Ozone a aussi été un proche de Chick Corea. D’ailleurs, comme lui, c’est un pianiste aux idées larges et à la virtuosité lumineuse.Un musicien voyageur également : de Kobe sa ville natale, au Berklee College de Boston où il a étudié au début des années 80.En passant par Paris où il se trouve cette semaine pour des concerts au Duc des Lombards.Hier, Makoto Ozone s’est produit avec son trio, Trinfinity. Et ce soir, il brillera en piano solo…C’est aussi la configuration avec laquelle il passe nous voir ce midi, dans Deli Express. (c) Kazashito Nakamura
Le trio à l’honneur ce midi, c’est tout simplement la classe !Il est porté par la vision de Katia Schiavone. Une guitariste pétrie de blues et de bop, et qui revisite avec énormément de goût et de brio des standards et des compositions d’Horace Silver ou Cedar Walton, sur son premier album, This is New.Katia Schiavone, c’est un jeu fluide, lettré, qui swingue. Une artiste qui a étudié la guitare classique puis le jazz, à Naples, où elle a grandi, avant de s’installer à Paris, il y a dix ans. Et c’est d’ailleurs dans la capitale, qu’on pourra l’applaudir la semaine prochaine, le 27 mai au Sunset.En attendant, te voici Katia, sur la scène du Deli Express, avec Fabien Marcoz à la contrebasse et Philippe Soirat à la batterie.Noé Huchard est certainement l’un des jeunes pianistes les plus cool et talentueux du moment.Son album, Young and Fine, fourmille de fraîcheur et de créativité. Il en jouera, pour sûr, quelques pièces ce soir au Duc des Lombards, où il se produit dès 19h30.On se met déjà dans l’ambiance en ouverture de notre Deli, avec Gotta Get Away !
Une étoile est née...Et nous sommes ravis de la faire scintiller dans notre Deli Express.A 23 ans, Levi Harvey est clairement l’un des pianistes les plus prometteurs de la nouvelle génération.Il y a énormément de grâce qui émane de son premier album, Bloom, enregistré avec Cyril Drapé à la contrebasse et Pierre-Eden Guilbaud à la batterie.Un triangle enchanteur qui délivrera son art du trio dès 19h, tout à l’heure, au Théâtre de l’Alliance Française, dans le cadre de Jazz-à-Saint-Germain-des-Prés. Et ils sont chauds ! Ils sortent tous les trois d’une résidence avec la saxophoniste américaine Melissa Aldana. Ça devrait donc être le feu ce soir ! Mais avant ce soir, il y a ce midi : bienvenue sur notre scène, messieurs !Toujours au Théâtre de l'Alliance Française et dans la programmation de Jazz à Saint-Germain-des-Prés, on pourra embarquer demain pour un long et passionnant voyage, aux confins de l’Orient et des Balkans, avec l’improvisation en trait d’union.C’est l’Antidote, un groupe qui rassemble le percussionniste iranien Bijan Chemirani, le violoncelliste albanais Redi Hasa et le pianiste libanais Rami Khalifé. Une musique de dialogue et de partage, dont voici déjà un avant-goût, avec un extrait de leur album du même nom.Au cours de cette nouvelle édition, Jazz-à-Saint-Germain-des-Prés va aussi célébrer la mémoire de Michel Portal, qui nous a quitté cet hiver, à l’âge de 90 ans.Il est au cœur d’un documentaire, tourné il y a trois ans et qui se concentre sur son processus créatif. Ça s’appelle Quelques notes de liberté, réalisé par Benjamin Delattre. Un film qui sera projeté mercredi, samedi et dimanche au Christine Cinéma Club. Des moments qui promettent d’être forts en émotion.La B.O. sortira, elle, à la fin de la semaine : c’est le tout dernier témoignage enregistré de Michel Portal, avec au programme 18 improvisations à la clarinette basse, la clarinette en si bémol, au bandonéon et au saxophone soprano.En voici un extrait, avant de refermet notre Deli Express.
Cyrille Aimée, citoyenne du monde !Mais oui, dans ses chansons, notre invitée passe avec aisance de l’anglais au français, puis à l’espagnol.Pour son univers musical, c’est pareil : pas de frontières. Avec elle, on est quelque part entre le jazz, la soul et la pop.Ce patchwork est aussi le fruit de son parcours.Cyrille Aimée a grandi à Samois-sur-Seine, la dernière ville de Django. C’est d’ailleurs en fréquentant la scène jazz manouche qu’elle est tombée raide dingue de cette musique. Elle est ensuite partie tenter l’aventure américaine. D’abord New York, puis la Nouvelle-Orléans, dont elle a tout aimé : le mélange, la place de la musique, la convivialité. Ces dernières années, Cyrille a aussi passé pas mal de temps au Costa Rica où elle a construit une maison seule, au milieu de la jungle. Un projet qui lui a donné envie de prendre son carnet et de se raconter, comme jamais auparavant. Le résultat est un disque à la fois touchant et rafraîchissant, baptisé « A Fleur de peau », avec en cerise sur le gâteau, au milieu de ses compos, des reprises inspirées de For the Love of You des Isley Brothers, et Ma préférence de Julien Clerc.Ce répertoire, elle le présente en concert ce soir et demain au Duc des Lombards, à Paris. C’est complet depuis pas mal de temps. Mais réjouissez-vous : voici Cyrille Aimée sur la scène de notre Deli Express.Bienvenue Cyrille ! u n’es pas venue seule. A tes côtés : Michael Valeanu à la guitare, Carl-Henri Morisset au piano, Matteo Bortone à la contrebasse et Pedro Segundo à la batterie.
Il a la formule et il va nous la dévoiler !Mario Canonge n’en n’est pourtant pas à son coup d’essai. Depuis quarante ans c’est un pianiste central, un pilier des clubs parisiens. Et même au-delà : en 2004, il invitait par exemple Roy Hargrove sur son album Rhizome.Comment ne pas citer également, l’aventure Ultramarine ? L’un des groupes phares du jazz-fusion made in France dans les années 80.Mais Mario Canonge est avant tout, un maître du jazz caribéen.Et depuis cinq ans, il semble avoir trouvé le groupe qui lui permet d’aller au bout de ses envies. La preuve, avec son nouvel album, Caldeira, tout simplement solaire et flamboyant. Avec donc à ses côtés, Michel Alibo à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie.Le temps de trois morceaux, et pour que la fête soit plus folle, il y a même le saxophoniste Godwin Louis en invité.Mais pour ce Deli Express, voici la base : le trio : Mario, Michel et Arnaud !
La nouvelle génération ne s’excuse pas d’exister, d’affirmer haut et fort sa vision, de bousculer les codes.Musicalement, ça donne des répertoires libres, frondeurs, décloisonnés.Prenez nos invités. Ils sont trois : Abdias Armenteros au saxophone et au chant, Sebastian Rios à la contrebasse et TJ Reddick à la batterie.Il ont la bonne vingtaine et se sont fait repérer en jouant dans les parcs de New York pendant le confinement, avant de se filmer dans leur cuisine, puis de mettre tout le monde d’accord en dédiant toute une suite au rappeur Kendrick Lamar.New Jazz Undeground ! C’est le nom qu’ils se sont choisis : un groupe à l’esprit grand ouvert - on vient de le dire – et qui regarde du côté sauvage de l’histoire, en s’inscrivant dans la filiation des trios sans piano. Une formule qui compte Sonny Rollins comme parrain.La fougue donc. Mais l’attitude caractérise aussi New Jazz Undeground qui sortira fin mai son premier album chez Artwork Records. Plus qu’un titre, c’est d’ailleurs presque un manifeste : Hoodies… Le répertoire qu’on explore ce midi dans notre Deli Express.
N’y allons pas par quatre chemins : ce midi, on reçoit un grand Monsieur. Riccardo Del Fra est un contrebassiste incontournable de la scène européenne depuis les années 70.On pourrait dresser la longue liste de ses collaborations, et on croiserait pleins de légendes. On va en citer un : c’est Chet Baker dont tu as été l’un des proches pendant près de dix ans et à qui tu as dédié plusieurs albums. On va y revenir !Mais parmi toutes ses collaborations, on croise aussi - et c’est la classe - des noms tels que Federico Fellini ou Ennio Morricone.Riccardo est enfin, une figure respectée de l’enseignement. Pendant un quart de siècle, il a dirigé le département jazz du CNSM, le Conservatoire Supérieur, à Paris. Il vient de prendre sa retraite. Chapeau bas ! Surtout que pendant 25 ans, il a été aux premières loges et vu défiler tous les artistes qui comptent aujourd’hui.Mais pour lui, la retraite ne signifie pas rester sur son canapé. Non ! Grâce au label Frémeaux et Associés, il sort le coffret Songs For Chet, Songs For Now, rassemblant trois de ses albums, enregistrés entre 1988 et 2018.De l’intimité des duos, avec A Sip of Your Touch, à l’écriture orchestrale de My Chet My Song. En passant par le groupe à géométrie variable de Moving People, ce coffret dessine, un portrait à 360 degrés.Pour fêter cette parution, Riccardo Del Fra est concert pendant deux soirs, vendredi et samedi au Sunside, avec des formations différentes...Mais le voici d’abord sur la scène du Deli Express en compagnie de Melvin Marquez au saxophone, Carl-Henri Morisset au piano et Zacchary Leblond à la batterie.
Du bon jazz-funk qui tâche, des tourneries irrésistibles et pleines de groove, un son brut de décoffrage, de l’énergie à revendre. C’est la recette imparable de Parlor Greens. Un trio orgue-guitare-batterie, dont les membres viennent de Seattle, New York et Nashville..Ça en fait des influences, et ça en fait défiler des paysages.Parlor Greens perpétue une tradition qui remonte aux 60's et dans laquelle on croise Booker T & the MG’s ou le Dr. Lonnie Smith.C'est du jazz qui fait bouger la tête, danser, sourire…Ses trois membres sont aussi dingues de soul, comme on peut l’entendre sur leur deuxième album, Emeralds, qui vient de sortir sur l’excellent label Colemine Records.Ce qui est aussi excellent c’est que le groupe est à l’affiche ce soir du New Morning, à Paris.Un bonheur n’arrivant jamais seul, les voici également sur la scène du Deli Express.Welcome les amis ! It is such a pleasure !!Voici Adam Scone à l’orgue, Jimmy James à la guitare et Tim Carman à la batterie.
Attention frissons, attention révélation ! Il y a un mois, on ne connaissait pas Olive Jones, aujourd’hui on se demande comment on a pu vivre sans ses chansons.Olive Jones est une autrice, compositrice, chanteuse et guitariste, basée à Londres. Mais elle a grandi dans un petit village du Dorset, sur le littoral de la Manche. Et ça doit être doux la vie, là-bas.C’est ce qu’on se dit en écoutant son premier album, For Mary, un recueil tellement élégant… De la soul soyeuse, ultra-moderne et qui flirte avec le rock et la folk.Son concert parisien de ce soir à la Boule Noire affiche complet depuis pas mal de temps. Raison de plus pour nous réjouir de l’accueillir ce midi sur la scène du Deli Express.Depuis quelques jours, on fait le tour des sorties du Disquaire Day qui se déroule demain dans toute la France, et même à travers le monde, avec pleins de pépites et de ressorties spécialement pour l’occasion.Notamment un classique de la discographie de Gil Scott-Heron : Reflections, initialement paru en 1981 et porté par une version imparable du Inner City Blues de Marvin Gaye.
Ce midi, on va vivre un grand moment ! Et pas seulement parce qu’il y a du monde sur notre scène.Non, parce que le projet à l’honneur ce midi célèbre les liens forts qui unissent Cuba au continent africain. Des liens historiques, bien sûr, mais aussi spirituels et musicaux.C’est un disque riche, festif, d’une grande profondeur et qui convoque tellement de beaux instruments : de la kora, du kalimba, de la flûte pygmée. Il y a des cordes, des soufflants, des voix, et bien sûr des percussions.A commencer par celles de notre invité : Mansfarroll. Un musicien cubain, installé en France depuis une vingtaine d’années.Si vous êtes fans d’Ibrahim Maalouf, vous l’avez déjà entendu à ses côtés. Le reste de ses collaborations, c’est ausso la classe : de Chucho Valdes à Rosalia.Son nouvel album, « Africa, Si », est plus qu’un album c’est un véritable et indispensable trait d’union.Avant de le présenter en concert demain soir au Studio de l’Ermitage, à Paris.En attendant, le voici avec Audes Publes au chant, Tunde Jegede à la kora, Jorge Vistel à la trompette, Julien Chirol au trombone, Pity Cabrera au piano, Mathias Di Giusto à la guitare, Gino Chantoiseau à la basse et Yaroldy Abreu aux percussions. Et puisque l'on parle de concert, restons dans des ambiances live, avec la sortie samedi pour le Disquaire Day d’un enregistrement inédit de Michel Petrucciani.Kuumbwa, c’est son titre, reprend une performance qui s’est tenue en 1987 à Sant Cruz, en Californie, avec à ses côtés, Dave Holland à la contrebasse et Eliot Zigmund à la batterie.C’est franchement la classe ! A l’image de la version du standard, My Funny Valentine qu'on écoute au cours de ce Deli.
Les concerts, c’est quand même la vie… et les concernant, on a de la chance ! Nos invités sont actuellement en tournée à travers toute la France.On pourra par exemple les applaudir demain soir au Théâtre du Vésinet, en région parisienne.Vendredi, ils seront à Vitrolles et dimanche à Lyon. Si vous en avez la possibilité, ne les loupez pas. Quand ils sont sur scène, tous les quatre, c’est le feu, comme on va l’entendre dans une poignée de secondes.Et c’est pour ça qu’on rêve de les entendre sur disque, tant l’addition de leurs forces fait des étincelles.En même temps, ce n’est pas étonnant : on est en présence de quatre fortes personnalités de la scène française… et même au-delà.À commencer par le pianiste Jean-Michel Pilc. C’est l’un des rares musiciens de chez nous qui vit l’aventure nord-américaine depuis 30 ans. D’abord New York, aujourd’hui Montréal. Mais il garde bien sûr des attaches en France.Notamment avec Gaël Horellou, un saxophoniste incontournable et totalement habité. Chacun de ses groupes, chacun de ses projets réserve son lot d’émotions fortes.Si on ajoute Thomas Bramerie, l’un de nos contrebassistes les plus prisés depuis quarante ans — à ses débuts, il a même joué avec Chet Baker — et si l’on complète avec le batteur Thomas Galliano, qui s’est lui aussi frotté pendant plusieurs années à la scène new-yorkaise, on obtient Nowhere Out...Le groupe qu’on est ravis d’accueillir ce midi dans notre Deli Express !Ça aussi c’est incroyable, et ça sort samedi pour le Disquaire Day : un live inédit, incandescent, complètement fou de Roy Hargrove ! Sept ans après la disparition prématurée du trompettiste, le label Time Traveler a mis la main sur un concert capté en Suisse en l’an 2000.On y entend un Roy au sommet de sa forme et de son art, avec à l’époque dans son quintet, le pianiste Larry Willis.Le disque s’intitule « Bern », du nom de la ville où s'est déroulée la performance. Et en voici d’ores et déjà un extrait sur TSFJAZZ : Circus !
Quel trip les amis ! Quel trip !Ce midi, on explore plus qu’un album, on embarque pour un voyage planant, fort en émotion.Et notre commandant de bord se nomme Anthony Jambon, l’une des belles âmes de la guitare en France, un artiste biberonné à Pat Metheny et Tigran Hamsayan. Comme eux, il développe une approche lyrique, presque onirique de la composition…Et il voit les choses en grand.Son nouvel album Relativity prend la forme d’une odyssée haletante, trempée dans le jazz-fusion, et où il prend le temps de développer son propos et de nous emmener très loin. Avec des morceaux d’une quinzaine de minutes. C’est plein de surprises, on ne s’ennuie pas une seconde, et ça ne nous étonne pas de la part d’un guitariste croisé auprès de Ludovic Louis et Etienne Mbappé.On se souvient aussi du groupe Awake, qu’il co-dirigeait, durant la décennie précédente et qui privilégiait déjà les climats et les mélodies lumineuses.Ce nouveau répertoire XXL, Anthony Jambon va le présenter mercredi au Studio de l’Ermitage à Paris. Mais nous, on s’envole dès ce midi dans Deli Express.Bienvenue Anthony !Te voici avec Camille Passeri à la trompette, Joran Cariou au piano, Swaéli Mbappé à la basse et Martin Wangermée à la batterie.
Sa toute première fois en France, c'était il y a près de vingt ans, en 2007, en tant que batteur de la regrettée Geri Allen. Depuis, sa venue en France est extrêmement rare.Raison de plus pour célébrer le retour de Kassa Overall, batteur, producteur, rappeur qu’on pourra applaudir demain au festival Banlieues Bleues. Ça va se passer à l’Espace 93 de Clichy-sous-Bois. Et la soirée sera donc placée sous le signe des liens forts et indéfectibles qui unissent jazz et hip-hop.Aujourd’hui, c’est même l’un des meilleurs représentants des croisements entre les deux genres.Mais pour son nouvel album, il n’y a pas de samples, pas de collages sonores, pas de boîtes à rythmes. Non ! Alors que les vinyles de jazz ont toujours été des mines d’or dans lesquels les beatmakers sont allés piocher pour créer leurs boucles et leurs prods, Kassa a choisi de faire l’exact contraire.Il reprend des morceaux de rap mythiques en quartet : des morceaux d’Outkast, A Tribe Called Quest, Notorious BIG ou du Wu-Tang Clan à qu’il emprunte le titre de son disque Cream. Dans la bouche des membres du Wu-Tang, c’est un acronyme qui signifie Cash Rules Everything Around Me.Ce nom est aussi un clin d’œil au tout premier album de Kassa Overall, Go Get Ice Cream and Listen to Jazz, qui était sorti en 2019.Kassa, on est tellement heureux de finir la semaine avec toi : Welcome.Te voici en compagnie d'Emilio Modeste au saxophone et Giulio Xavier à la contrebasse.
Pas simple de sortir son épingle du jeu lorsqu’on évolue en trio, tant la formule a été magnifiée au fil du temps par d’innombrables légendes. Notre invité est pourtant de cette trempe-là. Mais oui, Marco Mezquida appartient à la catégorie des pianistes qui font bouger les lignes. Il y a d’abord son approche : virtuose et virevoltante. Son éclectisme. Notre homme embrasse un spectre extrêmement large : du jazz à la pop, du classique au flamenco, en passant par la samba, la musique cubaine, le merengue... Le tout est porté par une instrumentation originale avec Martin Melendez au violoncelle et Aleix Tobias aux percussions.C’est l’équipe qui l’entoure depuis pile dix ans et avec laquelle il fait donc des merveilles sur son quatrième album, Tactil, une célébration du rapport presque charnel qui unit un musicien à son instrument. Et du pouvoir de la musique. De sa faculté à toucher les cœurs et les âmes.Au lendemain de leur concert au Duc des Lombards, à Paris, quelle joie de d'explorer ce répertoire en leur compagnie.
Franchement c’est rare que je parte d’une pochette pour présenter un album. Mais là, impossible de ne pas être au choix, titillé, interpelé, interloqué quand on découvre le portrait dessiné de Django Reinhardt mi-homme / mi-robot qui illustre le projet Django Reloaded…Comme une sorte de version cyborg, et même Terminator du Saint-Patron de la guitare.C’est simple, en recevant, le disque on a tout imaginé : un sound clash entre jazz manouche et metal, Django revisité avec pédales d’effets et guitares saturées, Django en pleine rave party.Rien de tout ça en vérité : Django Reloaded est l’œuvre de Yoann Kempst et Benjamin Blackstone, deux jeunes guitaristes parisiens qui font des merveilles dans pleins de domaines, mais qui avaient envie de dire leur amour et tout ce qu’ils doivent au père-fondateur du gypsy jazz.La formule qu’ils ont choisie est donc tout ce qu’il y a de plus classique : juste eux deux. Mais c’est sur le répertoire qu’ils s’éclatent et qu’ils montrent à quel point cette musique est tout-terrain, puisqu’ils reprennent aussi bien Michael Jackson que Céline Dion ou Johnny. Aussi bien Mozart que Flashdance ! Le résultat est joueur, d’une grande fraîcheur, et à découvrir en concert la semaine prochaine, le 16 avril au Sunset. C’est aussi le répertoire qu’on explore ce midi dans Deli Express, avec ses deux auteurs !
Notre invité est l’une des références absolues du vibraphone en France.Pourtant, si on remonte dans le temps, Jean-Michel Davis n’a pas eu la révélation de sa vie en découvrant l’un des pionniers de cet instrument dans le jazz. Mais plutôt en entendant les Beatles. Que s’est-il joué en lui, à ce moment-là ?On va lui poser la question. Ce qui est sûr, c’est qu’il a été tellement chamboulé qu’il s’est mis direct à la batterie. Le vibraphone est arrivé dans un second temps, quelques années plus tard, durant ses études au prestigieux College of Music de Boston. Et là, deuxième claque - qu’il va aussi nous raconter - il a compris que ce serait pour la vie.Cinquante ans plus tard, Jean-Michel Davis est un esprit tellement ouvert qu’il s’illustre aussi bien dans le jazz que la création contemporaine. On l’a aussi croisé au sein des Primitifs du Futur, le groupe inclassable de Dominique Cravic.C’est enfin un pédagogue respecté, auteur de plusieurs méthodes incontournables.Raison de plus pour lui dérouler notre tapis rouge, ce midi dans Deli Express :Bienvenue Jean-Michel !Depuis quelques années, tu animes un quintet, avec lequel tu viens de sortir ton tout premier disque live : ça s’appelle Too Blue, et ça reprend les meilleurs moments de deux concerts captés en région parisienne, en 2023. Tu vas le présenter le 9 avril au Sunset, à Paris…Mais te voici d’abord sur la scène du Deli Express :Et bien sûr, tu es venu avec ton vibraphone : la classe !Te voici aussi en compagnie de Frédéric Loiseau à la guitare, Patrick Villanueva au piano, Raphaël Schwab à la contrebasse et Julien Charlet à la batterie. (c) Dennis Square
Cultiver son jardin, faire éclore sa voix intérieure...C’est depuis toujours la quête de la famille Abraham : Cynthia au chant, Clélya au piano et Zacharie à la contrebasse.En une poignée d’années, ils ont d’ailleurs réussi à imprimer leur marque et leur personnalité sur la scène française.Mais à côté de leurs projets respectifs, ils ressentent régulièrement le besoin d’unir leur force dans une seule et même formation : Abraham Réunion. Un groupe qui fait dialoguer le jazz avec leurs racines guadeloupéennes. Sur leur nouvel album, Jaden an nou », ils s’ouvrent même au maloya réunionnais et aux tambours brésiliens. Un répertoire aussi éclatant que le plus beau des parcs botaniques et qu’on est donc ravi d’explorer ce midi en leur compagnie dans Deli Express.Bienvenue à tous les trois ! Que ce soit ensemble ou séparément, c’est toujours un plaisir de vous recevoir. Pour vous applaudir en concert, ça se passera le 16 avril au Studio de l’Ermitage, à Paris. Mais vous voici d'abord sur la scène du Deli Express.Avant de refermer notre Deli, on prend des nouvelles de Jon Batiste, pianiste et chanteur de génie, enfant prodige de la Nouvelle-Orléans…Et fan absolu de jeu vidéo !C’est ce qu’on apprend grâce à son nouveau morceau, Song of Storms , c’est sa relecture du thème d’un jeu absolument culte pour les gamers : The Legend of Zelda.Ce titre, Jon Batiste l’a improvisé à la fin d’un show Youtube sur les musiques de cartoons, avec le concours de son hôte, le batteur et percussionniste Josh Harmon. Alors pénétrons ensemble dans le monde merveilleux de Zelda, le temps de ce morceau !
Le groove est en eux depuis toujours ! C’est la chance qu’on a lorsqu’on a été élevé par un père organiste et dingue de musique. Grâce à lui, Anthony et Davy Honnet ont été biberonnés au jazz-funk, à la fusion, au blues et à la sono mondiale…Autant d’influences qu’on retrouve évidemment au cœur de leur esthétique.Car oui, nos deux frangins vivent eux aussi, désormais, la vie d’artistes : Anthony s’illustre à l’orgue Hammond et Davy à la batterie. Et ils forment un tandem imparable : les Honnet Brothers.Une paire qui a déjà fait des merveilles auprès de Nina Attal les Toure Kunda, ou Casey Benjamin, l’ancien saxophoniste de Robert Glasper qui s’est éteint, il y a deux ans et à qui ils dédient leur premier album, D&A. Un recueil tour à tour planant et explosif sur lequel on croise du beau monde : notamment l’ancien tromboniste de James Brown, Fred Wesley, et un ancien partenaire de route de Miles Davis, le guitariste Robben Ford.Pour découvrir ce répertoire en concert, ça se passe ce soir au Café de la Danse, à Paris.Mais nous, on prend de l’avance : voici les Honnet Brothers sur la scène du Deli Express.Bienvenue les amis ! Vous n’êtes pas venus seuls : voici aussi Philippe Sellam au saxophone. (c) James StarttAvant de refermer ce Deli, on prend des nouvelles de la chanteuse britannique Raye. Ça fait deux-trois ans, qu’on est dingue de son univers hybride, entre soul, pop, jazz et même house.Un grand mix qu’elle approfondit sur son nouvel album, This Music May Contain Hope qui sort aujourd’hui, avec des invités du calibre d'Al Green, Hans Zimmer et Joe Webb.Et il y a quelques chansons carrément jazz, notamment celle que voici sur TSFJAZZ : I Hate the Way I Look Today !
C’est toi qui vois…A ta guise…Fais comme tu veux…Il y a pleins de manières de traduire l’expression « Suit Yourself ». Ce qui est sûr c’est qu’elle va comme un gant à notre invitée, Judith Owen, tant elle n’a jamais cherché à être dans les clous. Son père était chanteur lyrique, mais dans la vaste discothèque de sa maison londonienne, ce qui l’attirait, elle, c’était surtout ses galettes de jazz et de blues.Elle s’est même très tôt identifiée à Nellie Lutcher, Dinah Washington ou Bessie Smith, comme elle nous l’avait raconté il y a quatre ans, au moment de la sortie de Come On & Get It. Si je cite cet album, c’est aussi parce qu’il a marqué un tournant dans sa grande aventure.Il a été enregistré à la Nouvelle-Orléans où Judith Owen réside une bonne partie de l’année. C’est qu’elle se sent totalement dans son élément là-bas. Et qu’elle s’y est aussi constituée une solide équipe de musiciens : les Gentlemen Callers, qui débordent, comme elle, d’énergie, de joie de vivre. Et avec lesquels elle continue à explorer les groove et la richesse musicale de sa ville d’adoption, sur son nouveau disque justement baptisé « Suit Yourself ».En plus de son sextet, Judith Owen a vu les choses en grand ! Elle a monté un big-band qui s’illustre sur certains titres. On entend même une chorale gospel. Et des invités : le pianiste et chanteur Davell Crawford, l’une des pointures de la scène musicale de New Orleans…Ainsi que le guitariste Joe Bonamassa.Ça sort dans un petit mois, le 24 avril, mais Judith Owen présente ce répertoire en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris, dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine.On la retrouvera samedi à Saint-Rémy-lès-Chevreuse pour le festival Jazz à Toute Heure.Te voici aussi, Judith, à l’honneur de notre Deli Express.Bienvenue à toi et ton équipe : David Torkanowsky au piano, Lex Warshawsky à la contrebasse, Dave Blenkhorn à la guitare et John Lumpkin à la batterie.
Julius Rodriguez a beau être l’un des pianistes les plus chauds de la nouvelle génération, il fait aussi des merveilles à la batterie et à la guitare. Côté collaborations, c’est exactement pareil. Notre bonhomme s’est autant illustré avec Wynton Marsalis qu’A$AP Rocky ou Meshell Ndgelocello.Et sur ses propres albums, il a trouvé l’équilibre parfait entre jazz, groove et réminiscences hip-hop. C’est notamment le cas de son p’tit dernier, Evergreen, paru il y a bientôt deux ans. C’est le répertoire que Julius vient présenter de ce soir à vendredi sur la scène du Duc des Lombards, à Paris. Juste avant le coup de ce marathon, voici Julius Rodriguez et sa team sur la scène du Deli Express : Welcome you all !!! What a joy to have you with us at the radio !Voici Julius au piano, Noah Fürbringer à la batterie, Kate Curly à la basse et Emilio Modeste au saxophone.
Et la lumière fut ! Mais oui, c’est cette phrase fondatrice qui nous vient à l’esprit lorsqu’on écoute le nouvel album de notre invité.En même temps, on sait depuis longtemps à quel point la lumière est présente et irrigue toute son œuvre.Mais avec Waves of Light, Paul Lay pousse encore plus loin son geste artistique.Il a beau être l’une des plus belles âmes du piano-jazz en France - et c’est d’ailleurs toujours un régal de l’entendre - il n’a tellement plus rien à prouver de ce côté-ci, et sa vision est tellement grande, qu’il a imaginé ici une rencontre entre son trio-jazz et un Chœur de chambre, Les Éléments, dirigé Joël Suhubiette. Un dialogue qu’il place sous le signe de la poésie, puisqu’il a notamment mis en musique des textes d’Emily Dickinson, Victor Hugo, Pablo Neruda et Henry David Thoreau.C’est tout simplement puissant !Et pour que le répertoire soit encore plus intense, Paul Lay revisite aussi des pièces de Jean-Sébastien Bach et Henry Purcell. Le résultat est d’une ambition et d’une classe folle ! Il le présente en ce moment avec tout ce beau monde, un peu partout en France… Lundi prochain, on sera le 30 mars, on pourra notamment l’applaudir au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris…Et ce répertoire on l’explore aussi ce midi, avec toi Paul Lay. (c) Sylvain Gripoix
Pour lui la batterie est bien plus qu’un instrument, c’est un partenaire de vie.C’est véritablement l’expression que notre invité utilise lorsqu’il décrit sa relation avec elle.Et d’ailleurs, Kristof Négrit se souvient comme si c’était hier du jour où il a en reçu une en cadeau. Il avait 11 ans, et il a tout de suite compris que sa vie ne serait plus jamais la même.D’un coup, il s’est senti aligné.Non seulement, la batterie allait lui permettre d’exprimer tous ce que les mots ne peuvent pas dire. Mais grâce à elle et à l’étude des percussions, il allait aussi pouvoir explorer les riches traditions musicales caribéennes : le gwoka et le zouk de sa Guadeloupe natale, et plus largement le compas haïtien qu’il a tant aimé durant sa jeunesse.Autant d’influences qui irriguent son premier album, « État d’Âme ». Un disque porté par des mélodies stylées et percutantes, et par une énergie de dingue. Franchement, ça fait plaisir à entendre.Il faut dire que notre bonhomme a fait ses armes auprès de Jacques Schwarz-Bart et Tony Chasseur.Pour découvrir ce répertoire en concert, il faut patienter jusqu’au 10 avril, au Studio de l’Ermitage, à Paris. Mais nous, on a de la chance ce midi, puisqu’on l’explore avec Kristof Négrit et son quartet.Bienvenue sur notre scène.Te voici Kristof, avec Irving Acao au saxophone, Julian Caetano au piano et Zacharie Abraham à la contrebasse.
Pas besoin de scaphandre, ni de combis spatiales pour embarquer à bord d’I-330.Il faut tout simplement avoir les oreilles grandes ouvertes, surtout pas d’œillères, et un amour immense pour la musique.Mais c’est quoi, I-330 ? C’est le titre du premier album de notre invitée, la chanteuse Flore Benguigui et de son groupe les Sensible Notes. Mais en vérité, c’est bien plus que ça. C’est une approche artistique, presque un manifeste. Et comme elle le chante elle-même en ouverture, c’est une Machine à remuer le temps, « il y a des morceaux des années 30 et des synthés qui chantent… »Bref, un grand et joyeux mélange qui fait qu’on passe d’un standard au vocoder, à une reprise de Barbara et que c’est imparable et addictif.Franchement, c’est un projet génial et même malin, tant il réussit à faire le pont entre la musique de ses débuts, le jazz et la pop de ses années passées au sein du groupe L’Impératrice.Pour bien situer, les débuts de Flore Benguigui c’était au début des années 2010 au Baiser Salé, l’un des clubs essentiels de Paris, qui a été son laboratoire pendant pas mal de temps.I-330, c’est bien sûr aussi une vision inclusive de la musique, et on connaît l’engagement de Flore Benguigui, à la pointe des combats féministes et son activisme qui prend notamment la forme d’un podcast « Cherchez la femme » et d’une soirée mensuelle, Cherchez la Jam, pensée pour valoriser les femmes et les minorités de genre.Pour l’applaudir prochainement, deux possibilités dans des contextes d’ailleurs vraiment différents : D’abord ce soir à la Maison Boris Vian, dans 18e, et dans le cadre du Festival Paris Music. Puis mercredi prochain, on sera le 25, au New Morning.Mais nous, on saute déjà dans la machine à remuer le temps et on explore ce répertoire avec Flore Benguigui.
Qui a dit que les rêves n’étaient pas faits pour être réalisés ? Certainement pas notre invitée.Ça faisait des années qu’elle nourrissait l’envie profonde d’enregistrer son propre album. Un recueil qui dirait tout son amour pour le chant, le jazz et les standards. Mais avant de le concrétiser, Cécile Brocas a pris le temps de parfaire son art, en s’illustrant d’abord au sein de deux chorales gospel et r’n’b : We Are One et le Chœur Gospel de Paris.Je les cite - déjà parce que ce sont deux ensembles fabuleux…Ensuite, parce qu’en leur sein, Cécile s’est aussi bien produite au Stade de France que sur des plateaux télés. Aussi bien auprès de Kassav que de Pharrell Williams.Surtout, ces expériences lui ont donné suffisamment de force, suffisamment de confiance pour se lancer sous son nom et écumer, d’abord seule, les cafés et les clubs parisiens.Et en procédant étape par étape, en posant une pierre après l’autre, elle s’est constituée un groupe et un répertoire qui forment la base de son premier album, That Was a Dream.Un projet qui respire la grâce et la sensibilité et que Cécile Brocas a enregistré avec une fine équipe, dont les musiciens qui l’accompagnent ce midi dans Deli Express.Je vais tous les présenter dans un instant. Et vous allez l’entendre c’est la crème de la crème. Mais juste avant, je voudrais préciser qu’en plus de tout…En plus de l’élégance de sa voix…En plus de l’équipe de dingue qui l’entoure. En plus des chansons finement sélectionnées, il y a une cerise sur le gâteau : un titre écrit par le pianiste de Melody Gardot, Philippe Powell, et par l’homme derrière les premiers succès de Norah Jones : j’ai nommé Jesse Harris.Cette chanson, elle se nomme All I’ve Ever Really Wanted…Elle est magnifique et on va l’écouter au cours de ce Deli.Je suis sûr aussi que tu la chanteras ce soir, Cécile, puisque tu es en concert au Duc des Lombards.Mais tout de suite te voici sur notre scène, avec Baptiste Herbin au saxophone, Fred Nardin au piano, Fabien Marcoz à la contrebasse et Romain Sarron à la batterie.Avant de refermer notre Deli, on se souvient et on pense fort au pianiste brésilien Tenorio Jr.Ça fait cinquante ans aujourd’hui qu’il a disparu sans laisser de traces, à Buenos Aires, alors qu’il était sorti de son hôtel pour s’acheter des cigarettes.C’était une semaine avant le coup d’État militaire en Argentine, et on sait depuis qu’il a éé enlevé, torturé et assassiné par les forces de sécurité.Sa tragique histoire était racontée il y a trois ans, dans un documentaire animé de Fernando Trueba, They Shot the Piano Player.Tenorio Jr, qui était considéré comme l’un des pianistes les plus brillants de sa génération. Il n’a sorti qu’un seul album sous son nom, Embalo, en 1964.On en écoute un extrait : Nebulosa !
Le trio…Notre invité en connaît un rayon sur le sujet.C’est avec ce format qu’il s’est fait connaître au milieu des années 80.Alors oui, depuis Jean-Marie Machado s’est imposé comme un explorateur de sons et de formules. Souvent d’ailleurs en grand format : je pense notamment à son orchestre Danzas, dont les effectifs vont de neuf à dix-huit musiciens.Il a même fait plus fou, en composant il y a vingt ans, pour quartet et orchestre de chambre. Ce sont deux exemples parmi une multitude de projets toujours audacieux.Mais oui, l’audace, le grand saut dans l’inconnu, c’est un peu sa boussole à Jean-Marie Machado.C’est ce qui fait - et je boucle la boucle - que même lorsqu’il revient en trio, il ne le fait pas comme tout le monde. Avec lui, on est dans la poésie, l’aventure…Tout est toujours ouvert.C’est dans cet esprit qu’il a enregistré l’album Como As Flores, avec Claude Tchamitchian à la contrebasse et Ze Luis Nascimento à la batterie et aux percussions.C’est un répertoire, et un groupe à découvrir en concert mercredi soir au Centquatre, dans le 19e arrondissement de Paris…Mais nous, on prend les devants : les voici d’ores et déjà sur la scène du Deli Express.Un inédit du pianiste Oscar Peterson…C’est cadeau, ça nous fait plaisir, sur TSFJAZZ.Avec un live qui refait surface 66 ans après sa captation, en 1960 donc, à Détroit.Cet inédit s’intitule « The Oscar Peterson Trio at Baker’s Keyboard Lounge », et a été enregistré au cours d’une résidence de deux semaines. Mais tout le disque a été gravé durant une seule et même soirée. Ça sortira le 17 avril chez Verve Records, mais en voici d'ores et déjà un extrait dans Deli Express. Oscar Peterson avec Ray Brown à la contrebasse et Ed Thigpen à la batterie. (c) Cecil Mathieu
Ce midi, on vous offre plus qu’une parenthèse...Plutôt une caresse, un instant suspendu, un moment de grâce.C’est cadeau, ça nous fait plaisir.Ce présent, on le doit surtout à nos deux invités.Olivier Hutman, d’abord. Pianiste incontournable de la scène française depuis cinquante ans. Il a eu la révélation de sa vie en découvrant Oscar Peterson. Et depuis, il est passé par le jazz-rock, avant d’accompagner le gratin : de Dee Dee Bridgewater à Barney Wilen, en passant par tellement d’autres.Mais avant tout ce que je viens d’énoncer, Olivier Hutman s’est penché sur les musiques urbaines au Ghana, à travers une thèse réalisée sous la direction de Jean Rouch. C’est tout simplement énorme !Aujourd’hui, il revient à ses amours ouest-africaines, en en explorant une autre de ses riches facettes musicales : la sublime et ancestrale tradition mandingue.Il le fait via sa rencontre avec Lamine Cissokho, un maître de la kora. C’est son papa qui l’a initié lorsqu’il était enfant.Lamine Cissokho vient de Casamance, dans le sud du Sénégal, et il descend d’une longue, très longue lignée de griots, qui remonte au 14e siècle, ça aussi c’est magnifique !Installé en Suède depuis le début de notre siècle, il développe une œuvre qui prolonge son héritage, tout en l’ouvrant au jazz et même à la musique indienne et au folklore nordique.C’est d’ailleurs exactement dans cet état d’esprit, dans cet amour de la rencontre que s’inscrit sa collaboration avec Olivier Hutman.Après un premier disque ensemble, paru il y a trois ans, ils remettent ça avec The Following. Un album somptueux, qui vient de sortir chez Frémeaux & Associés, et qui pousse encore plus loin les croisements avec la participation du bluesman Eric Bibb sur deux titres, et même une incursion du côté du klezmer.Ce répertoire, ils le présentent tous les deux, ce soir et demain au Sunside, à Paris.Les voici d’abord sur la scène du Deli Express. (c) David Drussant
Mais comment fait-il ? Quel est le secret de Shai Maestro pour mettre la barre toujours plus haut ?On va lui poser la question, car c’est notre invité d’honneur. Et à chaque fois qu’on le reçoit, ce sont des moments rares et d’une grande profondeur. Ce qui est certain, c’est qu’on vient tout juste de se remettre de nos émotions, après le piano solo qu’il avait sorti l’an passé. C’était un sommet de subtilité et de délicatesse. Et en vérité, ça ne nous avait pas étonné, de la part d’un pianiste qui nous émerveille depuis ses débuts dans le groupe d’Avishai Cohen, il y a près de vingt ans, et qui développe sous son nom depuis 2012, une œuvre sensible et importante.On vient donc à peine de se remettre de Solo : Miniatures & Tales, que Shai est déjà de retour avec un nouvel album, The Guesthouse . Un patchwork fascinant qui entremêle jazz, flamenco, électronique et fait défiler pleins d’invités : Le saxophoniste Immanuel Wilkins, le claviériste Jake Sherman et des voix parmi les plus singulières et marquantes du moment : MARO, Michael Mayo et Alon Lotringer.Avec eux, Shai Maestro développe un répertoire puissant, plein de grâce et à l’image de toutes les valeurs du pianiste : l’ouverture à l’autre, l’inclusion, le partage. C’est d’ailleurs comme ça qu’il faut comprendre le titre The Guesthouse : une maison d’hôte forcément accueillante quand on connaît le bonhomme.De son propre aveu, c’est son projet le plus ambitieux à ce jour. On va aussi lui demander de nous expliquer pourquoi, car ce répertoire on l’explore donc en sa compagnie.
Oui, oui, trois fois oui, ce qu’on adore depuis toutes ces années chez notre invité, c’est sa finesse, son groove, sa poésie. Et bien sûr son jeu de guitare tellement balèze, mais sans jamais se la raconter, toujours au service de la mélodie et du collectif.Mais ce qui nous bluffe par-dessus tout chez Hugo Lippi, c’est son immense culture musicale et son corollaire, son ouverture d’esprit. Et si l’on reçoit chacun de ses albums, comme des offrandes pour nos cœurs et nos oreilles, j’ai le sentiment qu’avec son petit dernier, on touche à l’essence-même de son approche. A l’essence-même de ce qu’il est fondamentalement.Olha Maria, c’est son titre, est une déclaration d’amour au son des années CTI. Une époque bénie, dans les seventies, où le producteur Creed Taylor a opéré via son label, la synthèse parfaite entre jazz, funk, classique et musique brésilienne. Entre acoustique et électrique.Mais plutôt qu’une célébration à la lettre, c’est la créativité et l’éclectisme qui en a découlé, qu’Hugo Lippi célèbre ici. Ce qui lui permet de faire aussi bien des clins d’œil à Wes Montgomery, qu’à Scriabine, à Paul Simon qu’à Steely Dan, à Kate Bush qu’à Freddie Hubbard ou Chico Buarque.Comme à chaque fois avec lui, il y a beaucoup de goût. Et une belle équipe autour de lui, notamment le pianiste Gael Rakotondrabe. Je le cite, lui, parce qu’il n’est pas là ce midi, et que je vais présenter les autres dans une poignée de secondes.On retrouve aussi en invités, le trompettiste Stéphane Belmondo et le guitariste Hugo Guezbar.Ce disque, c’est son deuxième pour l’excellent label For Musicians Only, fondé par Manou Pallueau, et Hugo Lippi le présente en concert ce soir au Studio de l’Ermitage, dans le 20e arrondissement de Paris.Mais vous connaissez désormais la formule : avant ce soir, il y a ce midi. Te voici donc d’abord sur la scène du Deli Express, Hugo, en compagnie de Laurent Vernerey à la contrebasse et Denis Benarrosh à la batterie. (c) Laurent AskienazyEt c’est décidément un Deli Express 100% guitare, puisqu’avant de se quitter, j’ai des places à vous offrir pour un showcase exceptionnel de Biréli Lagrène.C’est dans une semaine pile, mardi prochain donc, on sera le 17 mars, et Biréli présentera en avant-première le répertoire de son prochain album, Elegant People, qui va paraître début avril sur le label Pee Wee. Un disque majestueux, enregistré en quartet et qu’il va donc jouer avant sa sortie, à l’endroit même où il l’a enregistré, au Studio Sextan, à Malakoff.Si vous voulez y aller, vous avez raison ! On vous offre deux places. Rendez-vous sur le tsfjazz.com, à la rubrique Jeu du Jour.., et il vous suffit d’inscrire le mot de passe suivant : Biréli.C’est facile, et si vous êtes sélectionnés, vous aurez donc deux places pour son showcase de mardi prochain à Malakoff.Pour se mettre déjà dans l’ambiance, voici Biréli Lagrène sur TSFJAZZ, avec W 48th Street !
Light for the People !C’était le titre d’un des premiers disques de Youn Sun Nah. Nous étions au début des années 2000, elle vivait à Paris et elle commençait à bâtir un univers déjà unique et irrésistible.Un quart de siècle plus tard, la chanteuse Sud-Coréenne demeure plus que jamais une lumière, et elle apparaît toujours aussi magnétique sur son nouvel album, Lost Pieces. Un recueil où l’on retrouve tout ce nous qui passionne depuis le premier jour : une balance impressionnante entre puissance et sensibilité. Une plume qui touche en plein cœur, et des influences qui vont du jazz au rock. Pour cette nouvelle aventure, elle s’entoure notamment du guitariste Mathis Pascaud et du claviériste Tony Paeleman. Il y a aussi du violon, de l'alto, du violoncelle, des instruments à vents, du marimba...C'est extrêmement riche.Ces prochaines semaines, Youn Sun Nah va sillonner pas mal d'endroits, puisqu'elle a commencé ce week-end une tournée à travers la France et l'Allemagne.Elle était samedi à Bordeaux. Demain, on pourra l’applaudir à Bourges, et elle se produira du 27 au 29 mars aux Bouffes du Nord, à Paris. Vous avez l’ensemble des dates sur son site internet.Mais tout de suite, Youn fait étape sur la scène du Deli Express : Bienvenue ! C’est toujours un plaisir de te retrouver.Te voici donc, avec Mathis Pascaud à la guitare, Brad Christopher Jones à la contrebasse, et Raphaël Chassin à la batterie.Allez tout autre chose maintenant. Et c’est vraiment le cas de le dire puisqu’on parle à présent d’un album qui s’intitule justement Autre Chose…Ou plutôt Somethin’ Else, en anglais ! L’un des joyaux de la discographie du saxophoniste Cannonball Adderley, enregistré un 9 mars : Joyeux anniversaire !C’était il y a 68 ans, en 1958.Avec, et ça n’arrivait franchement jamais, un sideman, un partenaire de luxe dans le groupe : le trompettiste Miles Davis dans le sextet duquel, Cannonball évoluait en parallèle.Ce disque est sorti chez Blue Note. C’est une merveille ! Alors, pourquoi s’en priver : en voici tout de suite un extrait, avant de refermer notre Deli Express : une version de Love For Sale !
Oh Folie !Ce midi, je n’ai pas d’autres mots. Ça va être intense, et on va vivre un grand moment, grâce à nos invités.Oh He Dead. Mais oui, c’est vraiment le nom de leur groupe, venu tout droit de Washington, et porté par la voix magnétique de sa leadeuse, CJ Johnson.Avec eux, on est quelque part entre la soul, le funk et le rock.Si vous fouillez sur les plateformes, vous trouverez des sessions live, un EP, et trois albums, dont le dernier en date, Ugly.Il y en a un quatrième dans les tuyaux, Vertigo, qui sortira cet automne.En attendant, Oh He Dead débarque en France pour la toute première fois : ce soir et demain, on pourra les applaudir au Duc des Lombards à Paris.Et pour leur toute première radio ici, ils ont choisi TSFJAZZ. Alors ce midi, tenez-vous prêts. Ils ont de l’énergie à revendre, et ils sont chauds.Avant de les présenter, je précise qu’on les retrouvera ce soir dès 21h45 dans le Jazzlive de Manon Brimaud.Mais tout de suite, voici sur la scène du Deli Express : CJ Johnson au chant, Piano Whitman aux claviers, Alex Salser à la guitare, Colin Sidley à la basse et Adam Ashforth à la batterie.
En 1997, Dianne Reeves était déjà l’une des voix jazz les plus importantes de son temps, et elle choisissait la scène du New Morning pour enregistrer tout un album pour son label de l’époque, Blue Note.Un live qui est vite devenu l’un des joyaux de sa discographie.Quasiment trente ans plus tard, Dianne Reeves fait son come-back dans le club parisien pour deux soirs de concerts d’autant plus événements qu’ils s’inscrivent dans le cadre de la programmation des 45 ans du New.C’est ce soir et demain, avec à chaque fois deux sets au programme : 19h30 et 22h. Ça va être beau, somptueux et immanquable.Surtout que Dianne Reeves dévoilera en avant-première le répertoire d’un album qui sortira à la fin de l'été, Us, en duo avec le guitariste brésilien Romero Lubambo. Il sera sur scène, avec elle.Je ne vais pas vous mentir, cet album, on n’a pas encore pu l’écouter. Il vient juste d’être enregistré. Mais il était impossible de passer à côté de la venue de cette chanteuse incontournable et dont les disques passés nous ont fait rêver. C’est donc un immense honneur, Dianne Reeves, de vous accueillir ce midi dans Deli Express.Mais juste avant je n’ai qu’une seule chose à dire : Félicitations !Mais oui, un grand bravo au pianiste Fred Nardin qui vient d’être fait Chevalier des Arts et des Lettres, par le ministère de la Culture…Non seulement ça me donne envie d’ouvrir cette émission avec un extrait de son dernier album mais aussi de m’entretenir avec ce nouveau Chevalier. Et ça tombe bien ! Fred Nardin est aussi avec nous. On pourra l'applaudir demain et vendredi au Jass Club, rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement de Paris. Il y aura deux concerts à chaque fois, 19h30 et 21h30. Le trompettiste et chef d'orchestre Laurent Mignard vient de recevoir la même distinction.
Attention, méga bon plan pour les Parisiens. Je répète, méga bon plan.On ne peut pas faire mieux même, puisqu’il s’agit d’un concert gratuit dans le cadre des soirées Nouvelles Scènes du Duc des Lombards. Avec à l’honneur, à partir de 19h30 un projet high-level. Je me permets cet anglicisme car on pourra applaudir un groupe franco-britannique : The London – Paris Junction. Un quintet sans piano…Mais avec une guitare et deux saxophones.Leur truc à eux, j’veux dire, ce qu’ils aiment par-dessus tout, c’est le jazz des années 50 et 60. C’est donc l’héritage qu’ils perpétuent à travers ce groupe, et à travers l’album du même nom qui vient de sortir chez Zoot Records et qu’ils vont donc présenter au Duc.Mais avant ce soir, il y a ce midi : les voici donc tous les cinq dans notre Deli Express : Fraser Smith et Mathieu Najean aux saxophones ténors, Clément Trimouille à la guitare, Kim Baiunco à la contrebasse, et David Paycha à la batterie.Pour nous mettre en appétit, on ouvre ce Deli, avec une petite merveille : la réédition en vinyle, grâce à Craft Recordings, d’un album de 1965, entre deux amis, deux musiciens qui faisaient alors régulièrement des merveilles ensemble, en concert. D’un côté, le pianiste Vince Guaraldi, notamment connu pour son travail sur les musiques du dessin-animé Charlie Brown.De l’autre, un prodige brésilien de la guitare, Bola Sete.Au milieu des 60's, ils ont donc co-signé le disque From All Sides. Et que dire, à part que c’est du miel pour les oreilles…La preuve, avec Ginza Samba !Enfin, dans la foulée de la London-Paris Junction, pour boucler notre grande boucle de l’amitié franco-britannique - et en prévision de notre Coup de Projecteur à 13h30 - voici un multi-instrumentiste français, basé à Londres.Il s’appelle Akusmi et développe un jazz influencé par les maîtres de la musique répétitive et par le côté transe de l’électro. Mais une transe toute en douceur.L’un de ses morceaux illumine l'une des scène marquantes de la série Pluribus, le nouveau coup de génie de Vince Killigan, à qui l’on doit déjà Breaking Bad et Better Call Saul.C’est une dystopie d’un genre nouveau qui imagine un monde où quasiment toute l’humanité aurait fusionné, penserait et s’exprimerait d’une seule voix.C’est à voir sur Apple TV avec Rhea Seehorn dans le rôle principal. Laurent Sapir va nous en parler en détails à 13h30. En attendant, voici ce fameux morceau sur TSFJAZZ : Cogito !
Qu’est-ce qu’on se sent bien dans le BelleJazzClub ! Tellement qu’on n’a plus envie d’en sortir. Et comme son proprio ne veut pas non plus que la fête se termine, on y reste, et franchement, ça fait plaisir ! BelleJazzClub c’est une série d’albums initiée l’an passé par Adrien Soleiman, l’un des saxophonistes les plus prisés de la pop. Vous adorez Philippe Katerine, Juliette Armanet, Malik Djoudi, Alain Chamfort…Bref, la crème du genre. Il les a toutes et tous accompagnés, et vous l’avez sans doute croisé. Mais avec ce projet, Adrien Soleiman a voulu revenir à la source de ses passions musicales. À ce qu’il adorait quand il était ado : le jazz ! Et même la liberté du jazz. C’est pour ça qu’au détour de son nouvel album, le Volume 2 de BelleJazzClub, il revisite Naima, l’une des plus belles compositions de John Coltrane. Mais il le fait à sa manière, avec synthés et guitare électrique. Parce qu’en vérité, BelleJazzClub, c’est devenu une plateforme passionnante où cohabitent toutes ses facettes. C’est, par exemple, pour cette raison qu’Arthur Teboul de Feu ! Chatterton faisait une apparition dans le volet précédent, et que dans le nouveau, il invite aussi bien la chanteuse soul Nka et le saxophoniste Émile Parisien. Et d’ailleurs, tout ce nouveau répertoire est hybride, irrésistible et addictif. On va l’explorer avec Adrien Soleiman au cours de ce Deli : Bienvenue, Adrien. C’est un plaisir de t’accueillir de nouveau à la radio. Dans un instant, on va même t’entendre en live sur notre scène, avec ton groupe. Je vais présenter tout le monde. Mais ton actu, c’est aussi une soirée mensuelle que tu as initiée au Relais de Belleville. Et d’ailleurs, c’est plus qu’une soirée ! Ce sont des concerts gratuits, que tu as baptisés Contrebande.s, au cours desquels tu invites à chaque fois, des musiciens différents. Le live est enregistré sur un magnéto à bandes. Et dans la foulée, tout est réécoutable et commandable sur Bandcamp. Il y a déjà eu trois éditions. La prochaine, c’est mercredi prochain. Nous serons le 4 mars. Mais tout de suite, te voici donc au saxophone Adrien Soleiman, sur la BelleJazzScène du Deli Express, en compagnie de Marc-Antoine Perrio à la guitare électrique, Maxime Daoud à la basse, Arnaud Biscay à la batterie. Et je garde le birthday boy pour la fin, le pianiste Tony Tixier, dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. Joyeux anniversaire ! Mais c’est toi, et c’est vous tous qui nous faites un cadeau avec cette session musicale.
Une trompette, un accordéon… Ce midi, on n'a pas besoin de plus pour être heureux.Surtout qu’on explore un album qu’on attend depuis belle lurette.Depuis qu’Airelle Besson a invité Lionel Suarez à la rejoindre sur scène, à l’occasion d’une résidence au festival Jazz sous les Pommiers. C’était il y a dix ans.Mais devant l’évidence de cette association, devant le magnétisme qui s’en est dégagé, ils n’ont plus jamais cessé d’approfondir cette rencontre. Et de créer un dialogue envoûtant, entre jazz, classique et tango…Des moments uniques, qu’ils ne réservaient jusqu’à présent qu’à la scène.Mais je suis sûr qu’à la fin de chacun de leurs concerts, des tonnes de gens leur demandaient : « Bah alors, il sort quand votre album ? » Eh bien ça y est ! Le disque existe... Et il respire la grâce !Blossom, c’est son titre, et c’est le répertoire qu’on explore ce midi dans Deli Express, en compagnie d'Airelle et de Lionel.Depuis une vingtaine d’années, le claviériste canadien Pierre Chrétien remue les dancefloors du monde entier, à la tête du Souljazz Orchestra, avec son mix imparable entre jazz, funk et afrobeat.Au fil des ans, il a initié plusieurs autres groupes et projets, notamment l’Atlantis Jazz Ensemble dans une veine plus spiritual, éthérée et mystique.Le nouvel album de la formation s’appelle d’ailleurs Mystic Suite… Il sort vendredi, mais en voici déjà un extrait, avant de refermer notre Deli : Broken Dreams.
Leyla McCalla et Sélène Saint-Aimé, ensemble sur une même scène…Ce n’est plus seulement un rêve. C’est la réalité, et une création 100% inédite à découvrir demain soir au festival Sons d’Hiver. Un dialogue qui s’annonce passionnant, au cœur de tout ce qu’elles ont en commun.Les cordes : pour Leyla, le violoncelle, le banjo et la guitare. Et pour Sélène, la contrebasse.Le chant, pour les deux.Leurs racines caribéennes : Haïti, pour la première, la Martinique, pour la seconde.La créolité.Et la Nouvelle-Orléans, où Leyla McCalla réside depuis seize ans, et où Sélène Saint-Aimé a passé plusieurs mois, en résidence à la Villa Albertine.C’était il y a quatre ans.Elle va et elles vont tout nous raconter, parce qu’avant de les applaudir demain, donc, au Théâtre Jean-François Voguet de Fontenay-sous-Bois, quelle classe de les accueillir toutes les deux dans Deli Express ! (c) Margaux Rodrigues
Ce midi, pas besoin de nous mettre en quête de fraîcheur, pour paraphraser l’un des nouveaux titres de notre invité.Non ! La fraîcheur est belle et bien présente. Et elle traverse l’ensemble de l’approche, résolument cool et moderne, du pianiste Alix Logiaco.C’est l’une des figures montantes de la nouvelle scène. Il y a quelque chose de très solaire qui émane des compositions de son nouvel album, « From Sand to Land ». Un recueil qui prend pour base son trio. Mais la force d’Alix, c’est aussi de dresser des ponts, des passerelles, d’amener dans son univers tout un tas de personnalités, de Manu Codjia à Christophe Panzani, de Daniel Zimmermann à Julien Alour.Il y a du beau monde qui défile dans ce nouveau recueil. Son troisième à ce jour, qui accueille aussi la chanteuse Maë Defays, le temps d’une imparable pépite entre jazz et soul, baptisée Do You Feel Alright ?Et ça va être la classe, puisqu’on va l’entendre en live sur notre scène à la fin de ce Deli. A tout à l’heure Maë.Avant cela, et avant de l’applaudir en concert demain soir, à Paris, du côté du Studio de l’Ermitage, voici Alix Logiaco en trio, en compagnie de Cyril Billot à la contrebasse, et Zacchary Leblond à la batterie.
L’audace, la curiosité, la réinvention permanente, l’ouverture sur le monde…Il incarnait tout cela, et bien plus encore.Ce midi, on pleure la disparition d’un musicien majeur et majuscule : le clarinettiste, saxophoniste, bandonéoniste et compositeur Michel Portal à l’âge de 90 ans.Jamais on n’oubliera son passage, il y a quatre ans, à notre TSFJAZZ Chantillly Festival.Michel venait alors de sortir l’album « MP85 », conçu avec la complicité du pianiste Bojan Z…En plein concert, en pleine action, une abeille l’avait piqué au doigt : même pas une seconde d’interruption…Rien ! Michel Portal avait continué à tout donner, à communier avec son groupe et le public.Et après le concert - je n’avais jamais vu ça - pleins d’enfants l’attendaient pour lui faire signer des disques…C’était magnifique à voir. Et pour moi, voilà ce qu’était Michel Portal : un musicien intense, entier et profondément humain.Ce midi, on lui dédie notre Deli Express, et on va célébrer sa mémoire et son œuvre exemplaire : celle d’un enfant de Bayonne, formé au classique, qui s’est pris en pleine figure la révolution free-jazz et qui l’a alors pleinement embrassé.Je parlais de réinvention permanente, Michel Portal n’a ensuite cessé d’avancer, d’ouvrir de nouvelles portes : L’Afrique à travers l’album Burundi, en compagnie de Mino Cinelu.Le funk et le groove avec Minneapolis, un projet génial enregistré avec des musiciens de Prince.Ou même sa rencontre avec l’un des trompettistes majeurs de la nouvelle scène américaine, Ambrose Akinmusire. C’était en 2010 sur l’album Baïlador, toujours avec la complicité de Bojan Z.Michel a d’ailleurs été l’un des premiers à vous faire confiance, Bojan Z, lorsque vous êtes arrivé en France. Et vous êtes restés un proche parmi les proches jusqu’à la fin de sa vie. Bienvenue, et merci d’être à nos côtés ce midi, pour évoquer la mémoire de Michel Portal. Avec nous également ce midi, et merci du fond du cœur, pour votre présence : l’accordéoniste Richard Galliano. Bonjour et bienvenue ! Vous allez nous dire la force du lien qui vous unissait à Michel Portal…En 1987, vous figuriez sur son album Turbulence, et vous avez également formé un duo majestueux à la fin des années 90 et au début de la décennie suivante. En témoigne les albums Blow Up et Concerts.J’évoquais Minneapolis, il y a un instant. Ce disque a été produit par vous, Jean Rochard pour Universal. Ça a été un incroyable aventure que vous allez nous raconter. Merci pour votre temps et bienvenue.Au cours de cette émission, nous serons également en ligne avec le contrebassiste Henri Texier, autre compagnon essentiel de Michel Portal. (c) Jean-Marc Lubrano
Avec lui, c’est toujours bien plus que de la musique ! Jowee Omicil manie pourtant les saxophones soprano, alto et ténor, les clarinettes basses et picolo, la flûte, la trompette, le cornet de poche, le piano, et le Fender Rhodes, il est surtout habité par le feu sacré !C’est un empêcheur de tourner en rond, un poète, dont la fantaisie et le grain de folie font sacrément du bien. Il a même donné un nom à sa manière de voir le monde : c’est le Bash ! Son nouvel album résume aussi à merveille cette approche : « sMiLes », c’est son titre, célèbre l’esprit libre et frondeur de Miles Davis et nous balade à travers les nombreuses influences de Jowee : De ses racines haïtiennes au hip-hop, en passant par des mélodies solaires, des compos spirituelles et des impros débridées. On a déjà le smile a l’idée de l’avoir avec nous, ce midi dans Deli.Bienvenue Jowee !Te voici en compagnie de Jendah Manga à la basse et Yoann Danier à la batterie.
A ce niveau-là, ce n’est plus seulement une tentative, c’est un véritable manifeste esthétique ! Régulièrement, depuis une dizaine d’années, le pianiste Pierre De Bethmann nous livre sa conception du trio, à travers une série d’albums sobrement baptisés « Essais », et qui sont à chaque fois, des modèles de finesse, de goût, et d’intelligence.C’est aussi un projet à part pour lui. Comme une sorte de respiration. Puisqu’à côté de ses autres formations, pour lesquelles il écrit, Pierre honore ici les compositions des autres. Il revisite les morceaux et les auteurs qu’il adore. Qu’ils viennent du jazz, de la musique brésilienne, de la pop ou même parfois, de la chanson française. Et ce qui a commencé comme un trio classique, s’est transformé en cours de route, en formation toute à cordes, avec guitare, en l’occurrence celle de Nelson Veras et contrebasse : celle de Sylvain Romano.C’est le groupe à l’honneur de notre Deli ce midi, à l’occasion de la sortie des « Essais Volume 6 », et à quelques heures de leurs deux soirs de concerts au Sunside, à Paris.
« It’s a Family Affair », comme disait l’autre.Et franchement ça n’a jamais sonné aussi vrai qu’avec le groupe à l’honneur de notre Deli.Attention, on reçoit une team exceptionnelle ! Ils arrivent de West Point, une petite ville de 10 000 habitants dans le Mississippi. Et leur musique est un irrésistible mélange de soul, de gospel. Et même de disco, par endroits.Quelle folie d’accueillir Annie & the Caldwells, avant leur concert de ce soir au Théâtre du Châtelet, à Paris, pour l’ouverture du Châtelet fait son Jazz. Et oui, c’est parti pour quatre soirs forts en émotions et qu’on va vous faire vivre en direct à la radio. Ce qui rend ce groupe si génial et si unique, c’est bien sûr leur son…Je l’ai dit.C’est aussi qu’il s’agit vraiment d’une famille : Annie, c’est la maman. Le guitariste, Willie Joe, c’est le papa. Et tous les autres sont leurs enfants.Quasiment tout le monde à un boulot, à côté.Annie par exemple, n’est pas que chanteuse. Elle tient aussi une boutique de vêtements, Caldwell Fashions.Ses filles, Anjessica et Deborah, qu’on va aussi entendre au chant, sont respectivement conseillère clientèle dans une compagnie d’assurance, et esthéticienne.Willie Jr, n’est pas que bassiste, non ! Il est aussi conducteur de chariot élévateur.Et il nous reste le batteur, Abel Aquirius dont le boulot est de conduire des patients à l’hôpital.A côté de tout ça, au lieu de s’affaler devant leur télé, le soir. Ils font de la musique ensemble, et ils enregistrent des albums. Le p’tit dernier s’appelle « Can’t Lose My (Soul) ». C’est le répertoire qu’on explore avec eux ce midi.
On fait tous, ça ! Qu’on adore le foot, le jazz, les super-héros…On passe tous notre temps, à imaginer notre dream team, notre équipe idéale.Ronaldo et Messi ensemble, ce serait fou ! Ou dans un autre registre, je ne sais pas moi, le saxophoniste Baptiste Herbin et le batteur et percussionniste Minino Garay.Attendez, on me glisse dans l’oreillette, que ça existe.Et en même temps, c’était écrit. Ça devait arriver. Nos deux maestros sont tellement animés du même feu, de la même fougue, ils ont chacun une telle curiosité et un tel appétit de musique qu’ils devaient bien finir par se rencontrer, et par imaginer tout un disque ensemble.Le résultat s’intitule, « Los Arregladores ». C’est une célébration de l’art subtile de l’arrangement dans le jazz. Et c’est un répertoire profond, totalement habité, généreux, joueur, et qui embrasse la richesse des musiques et rythmes de l'Amérique Latine.Pour applaudir Baptiste Herbin et Minino Garay en concert, ça se passe de ce soir à samedi au Sunside, avec Leo Montana au piano, et Pato Lisboa à la contrebasse.Avant de refermer notre Deli, on plonge aussi dans l’univers d’une artiste unique : elle s’appelle Nesrine, est violoncelliste, chanteuse, et développe une œuvre passionnante, entre le jazz, ses racines algériennes et la pop.Il y a aussi énormément d’énergie. On est totalement emporté quand on la voit en concert.Et ça tombe bien : Nesrine se produit mardi (le 10 février) à partir de 21h, au Théâtre du Vésinet, dans le cadre des soirées, Parcours Jazz Métis. Franchement, si le pouvez, ne la manquez pas.Pour se mettre déjà dans l’ambiance, voici un extrait d’un concert sans public, qu’on avait organisé avec le Duc des Lombards, à l’époque du Covid.
Croire en ses rêves…Ça a toujours été la philosophie de notre invité.Déjà tout petit, alors qu’il ne savait pas aligner deux notes, il s’imaginait parcourir le monde avec son oud entre les mains. Et vous savez quoi ? Mission accomplie. On va y revenir.Mais je suis obligé de m’attarder encore un peu sur son enfance. Parce que notre invité est également issu d’une longue lignée de muezzins.Il est donc aussi imprégné de chant soufi…Un art ancestral qu’il a appris, là encore, haut comme trois pommes, dans la ville côtière de Téboulba, en Tunisie, où il a grandi. Cette intensité, cette dimension mystique est probablement ce qui rend la musique de Dhafer Youssef si puissante, si envoûtante.Ça, et son côté transcendantal ! Les barrières, très peu pour lui ! Dhafer fait constamment dialoguer, « passé, présent et futur ». Les traditions que j’évoquais à l’instant, avec le jazz, le classique. Et même pendant longtemps, les musiques électroniques. C’est toujours fort en émotion ! Quand je l’ai découvert, il y a vingt-cinq ans, avec le disque Electric Sufi, j’en ai même eu les larmes aux yeux, tellement c’était beau ! Je vous promets ! Essayez les morceaux Yabay ou La prière de l’absent, vous me direz merci.Son nouvel album est certainement l’un de ses plus touchants, à ce jour. Il porte le nom de son épouse, « Shiraz ». Une déclaration d’amour, d’admiration et un chant de résilience, face aux épreuves de la vie.C’est un répertoire que Dhafer Youssef présente en concert dimanche soir, au Théâtre du Châtelet, à Paris pour le festival « Le Châtelet fait son jazz ».Mais pour nous, le voyage débute dès maintenant, puisque te voici sur la scène du Deli Express, en duo avec Mark Priore au piano.
Quelques grammes de finesse dans un monde de brut…Parce que c’est notre projet, ce midi dans Deli Express.Ça va être beau, on va frissonner et vivre un moment de grâce avec Jesse Harris, chanteur, guitariste, parolier et compositeur de génie. Franchement, le concernant ce n’est pas un mot employé à la légère !Il maîtrise l’art subtile du songwriting comme personne. Demandez à Norah Jones, Melody Gardot, Gabi Hartmann, Willie Nelson ou même Lana Del Rey. Toutes et tous ont fait appel à ses services.C’est pareil quand on plonge dans ses propres disques. Ce sont à chaque fois des sommets de délicatesse, et de chansons qui touchent instantanément en plein cœur.Sur son nouvel album, on va même un cran plus loin dans l’émotion. Jesse Harris s’entoure d’un orchestre symphonique, dirigé par son ami brésilien Maycon Ananias. Le résultat est renversant de tous les adjectifs que je viens d’utiliser : de beauté, d’élégance, de délicatesse. Ça s’appelle « If you believed in Me », et c’est un répertoire à découvrir en concert, les 20 et 21 février au Duc des Lombards.Mais nous, on va avoir la chair de poule dès maintenant dans Deli Express.Voici Jesse Harris, avec Wilbur Thompson à la contrebasse, Jeff Boudreaux à la batterie, ainsi un quatuor à cordes composé de Nina Tonji à l’alto, Marion Frère au violoncelle, Madeleine Athané-Best et Pavel Paul au violon.Quelques grammes de finesse dans un monde de brut…Parce que c’est notre projet, ce midi dans Deli Express.Ça va être beau, on va frissonner et vivre un moment de grâce avec Jesse Harris, chanteur, guitariste, parolier et compositeur de génie. Franchement, le concernant ce n’est pas un mot employé à la légère !Il maîtrise l’art subtile du songwriting comme personne. Demandez à Norah Jones, Melody Gardot, Gabi Hartmann, Willie Nelson ou même Lana Del Rey. Toutes et tous ont fait appel à ses services.C’est pareil quand on plonge dans ses propres disques. Ce sont à chaque fois des sommets de délicatesse, et de chansons qui touchent instantanément en plein cœur.Sur son nouvel album, on va même un cran plus loin dans l’émotion. Jesse Harris s’entoure d’un orchestre symphonique, dirigé par son ami brésilien Maycon Ananias. Le résultat est renversant de tous les adjectifs que je viens d’utiliser : de beauté, d’élégance, de délicatesse. Ça s’appelle « If you believed in Me », et c’est un répertoire à découvrir en concert, les 20 et 21 février au Duc des Lombards.Mais nous, on va avoir la chair de poule dès maintenant dans Deli Express.Voici Jesse Harris, avec Wilbur Thompson à la contrebasse, Jeff Boudreaux à la batterie, ainsi un quatuor à cordes composé de Nina Tonji à l’alto, Marion Frère au violoncelle, Madeleine Athané-Best et Pavel Paul au violon.
Tout le monde se l’arrache, de Youn Sun Nah à Erik Truffaz, de Marion Rampal à Hugh Coltman.Et il suffit de l'écouter deux secondes pour comprendre pourquoi !Matthis Pascaud, c’est un son de guitare à la fois rugueux et planant, ancré dans le blues et le rock psyché. Son nouvel album, Loup(s), avec le « s » entre parenthèses, prend d’ailleurs des allures de trip totalement hypnotique.Une musique des grands espaces, qui prend le temps de s’étirer et qui évoque la pop instrumentale, vaporeuse et pleine de soul, de Khruangbin. Franchement, on n’avait jamais entendu personne sonner comme ça en France. Il y a une atmosphère envoûtante, un grain vintage…Sans doute, parce que Matthis Pascaud a emmené sa « team » enregistrer dans les mythiques Studios d’Abbey Road, à Londres, au milieu, par exemple, du vieux piano droit de 1905 qu’on entend dans Penny Lane et Lady Madonna. Franchement, ça devait être fou, comme expérience.Ce qui va l’être aussi, c’est le concert de ce soir, au Pop Up!, à Paris dans le 12e arrondissement. Vous pourrez d’ailleurs le vivre en direct dans Jazzlive, exceptionnellement au micro de David Koperhant.C’est aussi le répertoire qu’on explore ce midi dans Deli Express.Bienvenue Matthis !Te voici avec toute ta meute de loups : Raphaël Chassin à la batterie, Elise Blanchard à la basse, et Christophe Panzani au saxophone et à la clarinette basse.
« Young and Fine »…« Jeune et radieux ! » Au départ, c’est une merveille de groove et de sensualité, composée par Joe Zawinul pour le groupe, Weather Report.Non seulement ces deux adjectifs collent à merveille à notre invité…Mais c’est aussi, ainsi qu’il a baptisé son nouvel album.Young and Fine…Jeune et radieux : c’est ce qu’on se dit à chaque fois qu’on croise Noé Huchard. Clairement l’un des pianistes les plus palpitants et les plus cool de la nouvelle génération. Et je ne suis pas le seul à le penser : Géraldine Laurent et les frères Moutin, Neil Saidi, Cécil L. Recchia…Ils ne peuvent plus s’en passer ! Et on doit dire que nous non plus. Encore moins depuis qu’on a posé son nouvel album sur nos platines. Noé Huchard nous livre son art trio. Une approche, joueuse, lumineuse et poétique. Au milieu de ses compositions, il y a donc le morceau de Joe Zawinul que j’évoquais. Mais aussi une relecture tellement fraîche et élégante d’un thème de la série Amicalement Vôtre.C’est un répertoire à découvrir en concert, la semaine prochaine, le 5 février au Studio de l’Ermitage, à Paris. Et dès ce midi voici sur la scène du Deli Express : Noé Huchard, en compagnie du contrebassiste Clément Daldosso et du batteur Donald Kontomanou.
Notre invité est un personnage clé ! Avec quelques autres, il a totalement fait bouger les lignes, et remis les Caraïbes au cœur de la scène jazz française.En plus, il sort rarement des albums sous son nom : trois en treize ans...Raison de plus pour applaudir le batteur et percussionniste : Sonny Troupé.C'est aussi un messager, l’héritier d’une puissante tradition musicale : le gwoka, l'un des genres majeurs de la Guadeloupe. Et une musique que son père, le regretté saxophoniste Georges Troupé, a contribué à transmettre et à moderniser, à travers son œuvre et à travers une école à Sainte-Anne, par laquelle Sonny Troupé est passé et où il enseigne aujourd’hui.Cette approche ouverte, ancrée dans notre temps et faisant sans cesse des liens avec le jazz, est au cœur de tout son travail.Aujourd’hui Sonny Troupé va même encore plus loin. Pour son nouvel album, il s’est lancé le défi d’adjoindre à son groupe, un quatuor à cordes. Il y a aussi du chant.Le résultat est tout simplement percutant et envoûtant ! C’est un album qui s’intitule « Evy Danse », ça sort le 6 février. Et c’est un album à découvrir en concert au printemps, le 9 avril au Studio de l’Ermitage, à Paris.Mais nous, on l’explore dès ce midi dans Deli Express.Voici Sonny Troupé à la batterie et au tambour ka, Andy Bérald également au tambour ka, Carl-Henri Morisset au piano, Mike Armoogum à la basse et en invitée, la chanteuse Lou Tavano.
Et si on arrêtait d’être toujours speed ? Si on arrêtait de courir, de sauter des haies, en permanence ?Si on prenait plutôt le temps de profiter du moment présent ?C’est l’invitation lancée par notre invité, sur son nouvel album, « Todo Es Presente ». Un répertoire solaire, contemplatif, qui met du baume au cœur et aux oreilles.Merci donc à son auteur, le pianiste Ismail Sentissi.Pourtant, lui ne doit pas beaucoup souffler ! A côté de son activité de musicien, il œuvre au développement et à la transformation agricole en Afrique. C’est qu’il a fait des études d’ingénieur. Il est passé par la Banque Mondiale, à Washington, et a même vécu pendant trois ans au Ghana.Mais pour lui, la musique, c’est comme une respiration, une invitation à basculer dans un autre espace-temps. Je dis la musique, et pas seulement le piano. Non ! Car le premier instrument d’Ismail, celui qu’il pratique depuis son enfance à Casablanca, c’est la guitare. Et d’ailleurs, c'est avec une guitare qu’il compose encore ses morceaux. Pour leur donner corps, il a rassemblé autour de lui un sextet flamboyant, avec saxophone, trompette et trombone. Le groupe avec lequel il se produit ce soir au Sunside, à Paris.On en a cinq sur six, avec nous ce midi dans Deli Express : voici Ismail Sentissi au piano, Roman Reidid à la trompette, Luca Spiler au trombone, Maurizio Congiu à la contrebasse et Cédric Bec à la batterie.
Plus qu’un nouveau répertoire, une quête d’identité ! Ça fait déjà quelques temps qu’on est bluffé par Louis Matute ! Sa vision, sa guitare sans frontières, la finesse de ses compositions, sa sensibilité, son amour du Brésil et de l’Amérique Latine…Et même son flow, son humour scène.Tout nous enchante depuis qu’on l’a découvert il y a six ans, avec « How Great This World Can Be », disque qu’on cite rarement - on se concentre généralement sur les deux suivants - pourtant, tout était déjà présent, sur ce premier essai.Mais avec son nouvel album, « Dolce Vita », Louis va encore plus loin.Il remonte aux sources de ses racines familiales, aux Honduras. Et raconte l’engagement de son grand-père, l’exil de sa famille pour Genève dans les années 70. Et plus largement l’histoire tumultueuse de l’Amérique Latine, entre coups d’État militaires et ravages de l’impérialisme. Un répertoire résolument engagé, mais toujours aussi envoûtant et poétique.Il y aussi un son plus vintage, parfois plus musclé, plus rock, qui se dégage de ces dix nouveaux titres. C’était l’une des volontés de Louis Matute et de son Large Ensemble, qui sont partis enregistrer à La Frette Studios, près de Paris, dans les pas d’artistes comme Nick Cave ou les Arctic Monkeys.Ce répertoire va électriser le New Morning, à Paris, ce soir. Et d’ailleurs vous pourrez le suivre en direct dans le Jazzlive de Manon Brimaud…Et nous, on l’explore dès ce midi dans Deli Express.Voici Louis Matute à la guitare, Léon Phal au saxophone, Zacharie Ksyk à la trompette, Andrew Audiger au piano et à l'orgue, Virgile Rosselet à la contrebasse et Nathan Vandenbulcke à la batterie. (c) Nadia Tarra
Passionné, amoureux fou, adorateur, ou même, serviteur...Choisissez l’adjectif que vous voulez.C’est ce qui sûr, c’est que notre invité est tellement dingue de musique, il y pense tellement tout le temps, qu’il lui a dédié sa vie !Je ne sais pas à quel point, ça a été un moment fondateur – il va nous le raconter - mais à 13 ans, André Manoukian s’est pris Fats Waller en pleine poire. Ça a été un choc, une révélation. Il en a même pleuré d’émotions. Depuis, il n’a jamais cessé de chercher, d’explorer les possibilités du piano. Et de tenter de transmettre à son tour, tout ce qu’il a alors ressenti. Quelqu’un qui place le mot jazz, dès qu’il le peut, depuis des années, sur les grandes chaînes de télé. C’est tout simplement la classe ! Et déjà pour ça, on lui dire notre chapeau, et on lui dit merci.Mais il y a plus que ça.Car Dédé n’a pas seulement des doigts de fée, et ce n’est pas seulement un passeur. Non ! Il a une conviction profonde : la musique, c’est une histoire de dialogue, un point de rencontre et de partage. Une plateforme qui rassemble l'Orient et l'Occident. Le jazz et ses racines arméniennes.Sa fusion se fait encore plus suprême sur son nouvel album, La Sultane ». Un projet irrésistible, et XXL. André Manoukian vu les choses en grand. Avec des cordes, en l’occurrence celles de l’Orchestre Appassionato, dirigé par Mathieu Herzog. Un maître des tablas, Mosin Kawa, ou même une incroyable chanteuse originaire d’Erevan, et qui s’appelle Arpi Alto.Ce répertoire, il le présente actuellement dans toute la France, notamment le 28 mars, Salle Pleyel, à Paris. Et dès ce midi dans notre Deli Express.
Ce midi, « c’est pas la capitale, c’est Marseille bébé ! » Et même le cœur de la Cité Phocéenne. « Heart of Town : H.O.T », comme le proclame le titre de l’album à l’honneur ce midi.Il est signé Cyril Benhamou. Un pianiste qui a de l’énergie à revendre, un lyrisme à fleur de peau et un certain talent pour les compositions solaires et généreuses.Il adore aussi explorer les liens entre jazz, soul, musiques urbaines et sono mondiale. Tout comme ses camarades de jeu. C’est d’ailleurs avec cette ouverture d’esprit que leur trio est né, il y a deux ans, sur la scène du festival Jazz des 5 Continents.H.O.T. c’est un répertoire qui est donc né à Marseille et que Cyril vient présenter à Paris ce soir, sur la scène du Duc des Lombards…Et dès ce midi dans notre Deli Express : C’est un plaisir de finir avec toi et tes comparses, Cyril. Te voici en compagnie de Jérôme Mourièze à la batterie, et Denis Frangulian à la basse électrique ! (c) Bareille
Qu’est-ce qu’on a à dire, à raconter ? Quelle trace veut-on laisser ?Je ne sais pas si notre invité se pose toutes ces questions. Ce qui est sûr, c’est qu’il bâtit, depuis vingt ans, pierre après pierre, une œuvre pleine de sens et de grâce. Il y a aussi, toujours, énormément de goût dans ses choix, ses partis-pris.Et c’est au répertoire d’un de ses modèles que le contrebassiste Stéphane Kerecki s’attaque sur son nouvel album, « Liberation Songs », dédié au regretté Charlie Haden, qui a mis l’engagement et l’émancipation au cœur de son œuvre. Notamment à travers l’aventure du Liberation Music Orchestra.C’est justement le répertoire sur lequel se concentre Stéphane Kerecki…en quintet, avec en plus, çà et là en invités, la trompettiste Airelle Besson et le saxophoniste Émile Parisien.Ce répertoire est à découvrir en concert, ce soir au Bal Blomet à Paris, enfin, pour les chanceux et les prévoyants qui ont pris leur place à temps…Parce que c’est complet depuis belle lurette.Raison de plus, pour savourer la présence de Stéphane Kerecki, ce midi, en compagnie de Thomas Savy à la clarinette basse, Federico Casagrande à la guitare, Enzo Carniel au piano et Fabrice Moreau à la batterie. (c) Eric Garault
Que se passe-t-il à la Haute École de Musique de Lausanne pour former autant de musiciens incroyables ?C’est vrai, plusieurs, des figures les plus passionnantes de la nouvelle génération sortent de cet établissement : Léon Phal, Louis Matute…Ou même le trompettiste à l’honneur ce mardi : Shems Bendali. Son nouvel album, « Casbah Qassioun », c’est tout simplement la classe ! Entre jazz, électro et influences du Maghreb et du Moyen-Orient. La pochette, elle, nous emmène du côté de la BD et de la SF, la science-fiction. C’est un univers foisonnant et passionnant, à découvrir en concert ce soir au Duc des Lombards, à Paris. Il y a trois sets au programme : tout est gratuit. Franchement, c’est immanquable ! Et ce sera même retransmis en direct dans le Jazzlive de Manon Brimaud. Mais nous, on explore cette bande-son dès ce midi dans Deli Express : Bienvenue, et bonne année Shems !Te voici avec Arthur Donnot au saxophone ténor, Andrew Audiger au piano, Yves Marcotte à la contrebasse, et Nathan Vandenbulcke à la batterie.
Mais comment fait-il ?Quel est le secret de Vincent Peirani, pour sortir des albums toujours aussi intenses, trippant, et tout simplement cool et géniaux ? Que ce soit d’ailleurs sous son nom, en duo avec Émile Parisien ou au sein du quartet enchanteur des Égarés, c’est à chaque fois, fort en émotion.Sur « Time Reflections », son p’tit dernier, il continue à casser les codes et à défricher de nouveaux possibles pour l’accordéon, entre jazz, rock, dub et musique baroque. Le tout avec énormément d’attitude et de sensualité. Ce disque, c’est le versant électrique de Vincent Peirani. Celui qu’il explore depuis une quinzaine d’années avec le groupe Living Being…Mais pour ce nouveau volet, en plus des synthés et Fender Rhodes, le piano occupe une place plus importante.Ils sont venus, ils sont tous là : c’est une sacrée dream team qu’on reçoit ce midi dans Deli Express. Avant de les retrouver en concert, le 21 janvier, à La Cigale, te voici, Vincent, en compagnie d’Émile Parisien au saxophone soprano, Tony Paeleman aux claviers, Julien Herné à la basse et Martin Wangermée à la batterie. (c) Frank Siemer
Allez spéciale dédicace totalement gratuite pour commencer.Je ne sais pas à quel point ils sont proches de nos invités, mais l’an passé, j’écoutais en boucle une chanson du groupe Wet Enough !? : « J’Fais les 2 », avec des paroles géniales sur un gars incapable de choisir.En même temps, je vous le demande : pourquoi choisir ? Et dans le cas de la formation à l’honneur ce midi : pourquoi tout cloisonner et ne pas plutôt tout mélanger ? Je veux dire tout ce qu’on aime, tout ce qui nous constitue.Ça a été le parti prix du claviériste Kevin Larriveau, quand il a fondé KLT il y a cinq ans. Il avait une envie en tête : mixer jazz, soul et hip-hop.Aujourd’hui, le groupe est devenu incontournable dans le genre. Tellement que China Moses, l’une des boss de ces fusions, ouvre et referme leur nouvel album, « KLT & Friends ».Un répertoire sur lequel on retrouve d’autres voix passionnantes…Notamment les chanteuses Amandine Cabald-Roch, et Galawesh,présentes ce midi aux côtés de Kevin Larriveau, Gabriel Gorr à la contrebasse et Boris Meichelbeck à la batterie.
Gil Evans, c’est toute une approche de l’écriture, de l’arrangement et de la direction d’orchestre. Une vision moderne, ouverte et singulière, autant pétrie de bebop que d’impressionnisme. En cours de route, il a même ajouté l’héritage de Jimi Hendrix.C’est aussi, bien sûr, la collaboration avec Miles Davis, à travers des disques cultes. Et une série d’albums sous son nom. Notamment « The Individualism of Gil Evans », qui rassemblait du beau monde, en 1964, de Wayne Shorter à Kenny Burrell.Ce répertoire a été très peu joué sur scène. Et pour cause : les partitions ont disparu. Mais oui, vous avez bien entendu : elles ont été perdues juste après l’enregistrement.Et c’est là qu’on arrive à notre époque.Le batteur David Georgelet est dingue de ce disque ! Alors il s’est lancé le défi de retranscrire l’essentiel des morceaux et de les interpréter en concert. Ce qu’il a réussi à faire, avec le soutien des Conservatoires d’Orléans et de Caen.Il y a eu deux représentations.La première avec des élèves, dans l’esprit originel de l’œuvre.Et l’autre en petite formation : avec Yoni Zelnik à la contrebasse, François Chesnel au piano et Thierry Lhiver au trombone.Ce quartet est au cœur de l’album « Live For Gil » qui sort demain, et qu’ils présentent en concert les 16 et 17 janvier sur la scène du Charbon, à Courseulles-sur-Mer…Et dès ce midi dans notre Deli Express !
Et surtout, la santé.C’est évidemment ce qu’on vous souhaite d’abord, pour cette nouvelle année.Et côté musique, ça tombe bien ! Notre première invitée incarne tout ce qu’on veut voir et entendre en 2026 : Une créativité sans bornes, de l’audace, un regard, et même une vision, et un univers lui ne ressemble à aucun autre.Nous sommes en compagnie de Gildaa, avec deux « a ».C’est le double, l’alter-ego de Camille Constantin Da Silva, et il a surgi lors d’un atelier clown, durant ses études au Conservatoire.Depuis Gildaa est l’entité puissante, fascinante qui relie tout ce qui la constitue : la France, le Brésil, la passion des mots et de la satire sociale. Les rythmes afro-brésiliens, la soul, l’électro la chanson…Et le jazz, qui est au cœur de son ADN, puisqu’elle a grandi avec des parents qu’on connaît bien ici :La chanteuse Catia Werneck et le percussionniste François Constantin.Les new-yorkais ne le savent pas encore, mais ils en ont de la chance.Ils vont pouvoir applaudir Gildaa d’ici quelques jours. Elle fait partie des artistes que l’association Paris Jazz Club emmène à New York, de vendredi à lundi pour sa nouvelle édition de French Quarter. Le principe est simple et génial : ça fait une dizaine d’années que ce festival présente la crème de la scène française dans des clubs de la Big Apple. En l’occurrence cette année, Le Smalls Jazz Club, le Nu Blu et le Bitter End…Et franchement, merci du fond du cœur Gildaa parce qu’avant de prendre l’avion, te voici sur la scène du Deli Express avec Pierre Antoine-Piezanowski à la guitare.
Ils nous ont tant fait planer ! Pendant longtemps, ça a même été leur marque de fabrique. Celle qui les a hissés à la pointe de la nouvelle scène bruxelloise. Mais pour leur troisième album, nos invités avaient en tête un son plus sombre, pour faire écho à la jungle urbaine dans laquelle ils évoluent. Le résultat est tout simplement magnétique et fait la passerelle entre jazz, techno, ambient et hip-hop. C’est totalement addictif !Ça s’appelle « 4N4LOG CITY » : et c’est le tout nouveau Glass Museum, un trio composé d’Antoine Flipo aux claviers, Martin Grégoire à la batterie, et Issam Labbene à la basse.Bienvenue messieurs ! Merci d’avoir pris la route aux aurores pour être avec nous ce midi.Pour vous applaudir en concert, ça se passe ce soir à Paris, du côté du Hasard Ludique, dans le 18e.Et vous voici tout de suite, sur la scène du Deli Express.Noël, c’est dans même plus une semaine. Mais à la radio, c’est déjà la période des cadeaux, avec un titre de Christmas par jour, enregistré dans nos studios par de nombreux artistes.Tous les morceaux seront rassemblés dans une grande émission animée par Pia Duvigneau, le 25 décembre, à 19h…Et on entendra notamment, Estelle Perrault et le pianiste Rob Clearfield en duo, avec Let it Snow.
« Break the rules »« Casser les règles »…Pour notre invité, ce n’est pas juste un titre ! En l’occurrence, l’un de ceux qu’on trouve sur son nouvel album.Non ! Pour le flûtiste Jî Drû, c’est une philosophie, un état d’esprit.Ça fait 30 ans, qu’il fait valser les frontières musicales. Il est soul dans son esprit, jazz dans son cœur et son ambition. Et il est allé fureter partout : de l’afrobeat à l’électro, de Tony Allen à Doctor L. Ce qui rend son œuvre si riche et passionnante, c’est aussi que Jî Drû envisage la création de façon collective. C’est du partage ! De groove, d’énergie, de bonnes vibrations. Et il a trouvé en la chanteuse Sandra Nkaké, une alter-ego qui a les mêmes valeurs musicales.On les retrouve donc ensemble sur son nouvel album, « Poems For Dance » qui sort chez Label Bleu et qu’il présente ce soir au Studio de l’Ermitage, à Paris, dans le 20e.Avant ce soir concert, voici Jî Drû à la flûte et au chant, Sandré Nkaké au chant, Mathieu Penot à la batterie et Pierre-François Blanchard aux claviers ! J-8 avant Noël.Et pour que la fête soit encore plus folle et joyeuse et parce que la planète jazz défile toute l’année dans nos studios, on a demandé à plusieurs groupes de nous interpréter des chansons de Noël. Celle de leur choix. On diffusera le tout, le 25 décembre au cours d’une grande émission, à 19h, présentée par Pia Duvigneau.Et parmi les artistes qu’on va retrouver, il y aura les guitaristes Stochelo Rosenberg et Rocky Gresset, soit la crème de la crème du jazz manouche. Et à leurs côtés, le contrebassiste William Brunard…Voici Rudolph the Reindeer
C’était il y a quasiment un an, le 27 janvier dernier, on décrochait notre Deli Phone pour souhaiter de vive-voix, et en direct, un joyeux anniversaire au contrebassiste Henri Texier.Il célébrait alors ses 80 ans. 80, dont une soixantaine au service du jazz.A la fin de l’entretien, Henri nous glissait qu’il venait de former un nouveau groupe, qu’il avait enrôlé Hermon Mehari, tout simplement l’un des jeunes trompettistes les plus chauds du moment. Et qu’il y avait un nouveau disque dans les tuyaux. On avait hâte, et on avait raison ! Déjà, parce qu’Henri Texier c’est un regard ouvert sur le monde et ses injustices, une parole qui pèse. L’auteur d’une œuvre engagée, voyageuse et poétique. Des compositions fortes dans lesquelles il a décidé de se replonger pour ce nouvel album, « Healing Songs ».Le monde traverse des temps troublés, l’époque est anxiogène, Henri est donc allé piocher dans ses répertoires passés des morceaux qui lui font du bien. Des titres qui disent ses indignations mais qui l’aide à les transcender. Il y a de la gravité mais aussi beaucoup de douceur, et on en a sacrément besoin.Et pour les faire revivre, Henri s’entoure d’une nouvelle équipe de choc :Sébastien Texier au saxophone et à la clarinette, Hermon Mehari, on l’a dit, à la trompette, Emmanuel Borghi aux claviers, Gautier Garrigue à la batterie…Il y a même un autre batteur, et pas des moindres, en invité : c’est Manu Katché, présent sur trois titres.C’est un répertoire à découvrir en concert le 28 janvier au New Morning, à Paris, et qu’on est honorés d’explorer ce midi, avec son auteur. (c) Sylvain Gripoix
Je ne sais pas où vous étiez le 19 mai 2024...Moi-même, je ne m’en souviens plus.Par-contre, ce soir-là « the place to be », c’était clairement le Festival International de Jazz de Saint-Louis, au Sénégal, où se tenait plus qu’un concert.L’aboutissement d’un rêve pour notre invité : le batteur Raphaël Pannier qui réunissait sur scène, son quartet et huit percussionnistes sénégalais, emmenés par Khadim Niang, l’un des grands maîtres actuels des tambours sabars.Le sabar, c’est à la fois, une tradition musicale, une famille de huit tambours, une danse et une cérémonie, qui le fascine depuis sa plus sa plus tendre enfance. Depuis qu’il a été complètement happé par un documentaire sur le sujet… Je ne sais pas ce qui s’est joué à l’époque, mais son amour pour les rythmes et les émotions qu’ils procurent sont probablement nés à ce moment-là, et ne l’ont plus jamais quitté. Ça faisait longtemps que Raphaël Pannier voulait créer un pont entre le jazz et la culture sabar, et pour concrétiser cette envie, il a aussi convié le contrebassiste François Moutin, le saxophoniste Yosvany Terry et Thomas Enhco qu’on entend au piano et au Fender Rhodes.Le concert a été enregistré, parce qu’il y avait dès le départ, la volonté d’en faire un disque. Il vient de sortir sous le titre de « Live in Saint Louis, Senegal »...Un répertoire qu’on explore ce midi avec son auteur.
Vingt ans ! Et je ne dis pas ça en mode « Guignols de l’Info ».Non, ça fait vingt ans, que son talent et sa fraîcheur nous envoient du rêve. Depuis qu’il a remporté le concours de Montreux, sous le regard attentif d’Herbie Hancock et du regretté Chick Corea.Dès le départ, Harold López-Nussa s’est révélé être un pianiste véloce, virtuose, solide, et aux antennes grandes ouvertes. Un homme pétri de classique, passionné de jazz, mais qui adore aussi les pas de côté. On se souvient encore de son morceau « Jazztón », il y a cinq ans, qui était le clash ultime entre jazz et reggaeton.Après le Covid, Harold López-Nussa a quitté La Havane pour s’installer à Toulouse. Un changement pas forcément évident. Mais au milieu des doutes, la lumière est notamment apparue grâce à Blue Note, le label de nombre de ses héros, qui l’a contacté pour que lui aussi intègre cette grande et prestigieuse famille.Et après un premier essai plus que réussi chez Blue Note, il remet ça avec « Nueva Timba ». Un album qui réserve son lot de moments de grâce et de groove. Et dont la matière première a été enregistrée sur la scène du Duc des Lombards. Harold a ensuite retravaillé, ou plutôt enrichi certains morceaux en studio, en ajoutant des textures et des pistes supplémentaires.Ce répertoire, il le présente en concert, ce soir, à Paris, à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet.Mais la fiesta, c’est dès ce midi dans Deli Express ! Voici Harold Lopez-Nussa au piano, Grégoire Maret à l’harmonica, Thibaud Soulas à la contrebasse et Ruy Adrian Lopez-Nussa à la batterie.Messieurs, quel immense plaisir de vous recevoir à la radio. Tellement qu’on a aussi invité Léonor Matet, rédactrice en chef adjointe du magazine Polka, à passer ce Deli avec nous. (c) Ryan McNurney
Ce groupe, c’est tout simplement de la dynamite ! Quelle joie d’accueillir ce midi, une jeune formation, qui a seulement deux ans d’existence, et dont le premier album nous a littéralement bluffé !Sapocaya célèbre toute la richesse des groove brésiliens d’hier et d’aujourd’hui.Quand on les écoute, on pense à Hermeto Pascoal. Par endroits, à Milton Nascimento ou au percussionniste Airto Moreira. Bref, que du bon et que du lourd !Ses membres puisent aussi dans les traditions indigènes d’Amazonie et dans les sons de la nature.Leur disque s’intitule « Elementos » et franchement, c’est une folie ! Et un formidable panorama de la scène brésilienne actuelle, puisqu’ils font défiler pleins d’invités enregistrés directement au Brésil.Ce répertoire, on l’explore ce midi avec une grosse partie des effectifs de Sapocaya. On pourra aussi faire la fête avec eux, mardi prochain, on sera le 9 décembre, au New Morning, à Paris.Mais tout de suite, voici les donc sur la scène du Deli Express. Attention, il y a du monde !On commence par les soufflants : Jamayê Viveiros à la trompette, Tristan Boulanger au trombone Léo Morini au saxophone et à la clarinette, et Charlotte Isenmann à la flûte.Avec aussi, César Aouillé à la guitare, Simon Voituriez à la basse, Taylor Philemon à la batterie et Arlet Feuillard aux percussions.« This is Love » ! C’est de l’amour !Ce n’est pas moi qui le dis, mais la chanteuse Georgia Cécile.Elle fait partie des artistes qu’on pourra applaudir dans 10 petits jours, le 15 décembre Salle Pleyel, pour notre fête annuelle You & the Night & the Music. Elle va nous faire vivre un moment entre jazz et soul…Et comme on n’a pas envie d’attendre, la voici déjà sur TSFJAZZ, avec un extrait de sa récente session musicale dans Deli Express.
J’en ai déjà des frissons !J’ai la chair de poule, parce que je sais qu’on va vivre un moment fort en émotion.C’est toujours le cas avec le clarinettiste Yom. Je ne sais pas quel est son secret, mais il fait partie de ces musiciens qui nous font instantanément basculer dans une autre dimension.Avec lui, c’est toujours hypnotique, puissant. Il a le pouvoir de nous mettre en transe. Et c’est le cas depuis le premier jour ! Depuis son album, « The New King of Klezmer Clarinet ». C’était en 2008. Mais à l’époque, on était loin d’imaginer qu’il emmènerait son instrument aussi loin des sentiers battus, et que rien ne l’arrêterait.Il était fait pour croiser la route des frères Ceccaldi ! Théo au violon, et Valentin au violoncelle. Deux autres empêcheurs de tourner en rond. Deux musiciens qui font aussi constamment bouger les lignes, et ça fait du bien.Ensemble, ils ont imaginé un album tout simplement beau, trippant et intense : Le Rythme du Silence qui vient de sortir sur le label Komos et qu’ils présentent en concert de ce soir à samedi au Théâtre de la Concorde, à Paris.Toutes les dates sont complètes depuis pas mal de temps. Raison de plus pour ouvrir en grand nos shakras, ce midi et se réjouir de leur venue à tous les trois, dans Deli Express ! (c) Nicolas SenegasAvant de les accueillir, tic tac, tic tac...On est à J – 12 avant notre fête annuelle, You & the Night & the Music, Salle Pleyel. On est notamment impatients de retrouver China Moses, qui a sorti cette année un album impeccable, entre jazz, funk & soul.it’s complicated… » , c’est son titre, et en minuscule, s'il vous plaît. Avant de l’applaudir à Pleyel, revoici sa récente session live dans Deli Express.
Du caméléon à la biche…Ça en fait une sacrée métamorphose !A quinze ans, le pianiste Florian Pellissier s’est pris en pleine poire l’un des disques fondateurs du jazz-funk : le Head Hunters d’Herbie Hancock. Tout un monde nouveau, merveilleux, en ébullition s’est ouvert à lui.Il a surtout été scotché par le solo de Fender Rhodes d’Herbie sur le premier titre, Chameleon.Ça y est ! Grâce à lui, il avait trouvé sa voie. Ce n’était, ni le Droit, ni Médecine, mais la musique, corps et âme.C’était à la fin des années 90. Et depuis, il a clairement réalisé son rêve !Et même probablement au-delà, puisqu’il a accompagné Iggy Pop pendant cinq ans.Florian Pellissier anime aussi plusieurs groupes de jazz cosmique et perchés Cotonete et Aldorande. Et On le retrouve dans Setenta, dans une veine plus latine.Et puis, il y a son quintet ! Celui qu’il anime depuis 25 ans. Un quart de siècle ! Et ses membres n’ont jamais changé.Christophe Panzani au saxophone, Yoann Loustalot au bugle, Yoni Zelnik à la contrebasse et David Georgelet à la batterie.Avec eux, il est parti d’une esthétique très Blue Note, année 60. Mais ne fait depuis, qu’élargir l’horizon des possibles.Leur nouvel album s’intitule « Pacifiques Biches », au pluriel. Ensemble, ils transcendent les frontières entre hard-bop, soul-jazz, grooves éthérés et influences brésiliennes. Ils font aussi défiler du beau monde en invités. On parlait d’Iggy Popp. Il fait une apparition. Ainsi qu’Archie Shepp, l’harmoniciste Grégoire Maret et le chanteur DjeuhDjoah.On va d’ailleurs entendre DjeuhDjoah en fin d’émission.Mais tout de suite, place au quintet sur la scène du Deli Express. Et pour les applaudir en concert, ça se passera le 21 janvier, au Sunside, à Paris.
Le piano-jazz est un art en perpétuel mouvement. Et parmi ses nouvelles têtes chercheuses, il y a notre invité : Paul Cornish ! Il y a encore quelques mois, on ne connaissait pas son existence. Jusqu’à ce qu’on l’entende faire des merveilles dans le groupe de Joshua Redman.Mais sur son tout premier album, « You’re Exaggerating ! », notre cher Paul va plus loin. Il nous expose son esthétique, résolument moderne et novatrice.Pas étonnant qu’il ait tapé dans l’œil du prestigieux label Blue Note. Il faut dire qu’il poursuit la voie tracée par deux de ses aînés, Jason Moran et Robert Glasper, qui eux ont aussi redéfini le genre au début des années 2000.C’est d’ailleurs à leur écoute, que Paul Cornish s’est plongé à fond dans le jazz. Il n’a fait ensuite qu’élargir le spectre, se liant notamment d’amitié avec le grand Herbie Hancock. Paul vient de Houston. Il vit désormais à Los Angeles. Mais ce soir, c’est à Paris qu’on pourra l’applaudir sur la scène du Duc des Lombards, où il vient présenter ses compositions et son univers, en trio.On en profite ce midi pour faire davantage connaissance.Voici Paul Cornish à notre piano, en compagnie de Jermaine Paul à la contrebasse et Jonathan Pinson à la batterie. (c) Piper FergusonDu côté de l’histoire, Blue Note vient par-ailleurs d’exhumer des enregistrements historiques d’un saxophoniste obscur, John Hardee, surtout actif dans les années 40 et au début de la décennie suivante, avant de se retirer de la musique pour se consacrer à l'enseignement à Dallas.« Tenor Sax » est une compilation digitale qui rassemble trois sessions gravées entre 1946 et 1948 avec trois groupes différents, notamment celui que voici tout de suite sur TSFJAZZ, « Tired » !
Ça fait quinze ans que ça dure !Quinze ans, qu’ils font souffler un vent de cool attitude sur la scène française. Et bien au-delà, puisqu’ils cartonnent notamment en Asie.Les membres du RP3, le Rémi Panossian Trio sont de retour avec un huitième album, d’ailleurs baptisé « 88888888 ».On y retrouve tout ce qu’on adore chez vous depuis toujours : De l’énergie à revendre ! Des compositions canons, sans jamais se la raconter. Mieux : avec une bonne dose de fun. C’est important l’humour en musique, et c’est encore une fois le cas, ici, avec des compositions telles que « You Must Believe in Spring Roll ».Donc, merci du fond du cœur de nous faire à la fois sourire et groover depuis quinze ans…Merci et applaudissements à Rémi Panossian au piano, Maxime Delporte à la basse et Frédéric Petitprez à la batterie.C’est à Séoul que vous avez enregistré vos nouveaux morceaux : un mix toujours parfait entre jazz, énergie rock, mélodies aussi accrocheuses qu’un tube pop. Sur ce nouveau disque, vous regardez même du côté de l’électro, du disco et de choses plus expérimentales.On va donc remuer dans tous les sens ce soir au New Morning et après-demain au Théâtre de Fontainebleau pour le festival Jazz au Théâtre où vous vous produisez.Mais la fête dès ce midi dans Deli Express !Plaisir d’offrir, joie de recevoir...Pour ouvrir cette émission, je voulais absolument partager avec vous, cette merveille qui vient d’arriver au courrier.La rencontre de deux maestros, deux musiciens sans peurs et sans frontières.Le pianiste Roberto Fonseca et le violoncelliste Vincent Segal sortiront le 30 janvier, un album tout simplement sublime, en duo, « Nuit Parisienne à La Havane ».Une session touchée par la grâce. La preuve, avec le titre, Soul Kiss, avant de les applaudir le 20 décembre au Duc des Lombards, et le 8 février au Théâtre du Châtelet, pour le festival Le Châtelet Fait son Jazz.
Plus qu’incontournable…Indispensable ! Et ça fait près de trente ans que ça dure ! Près de trente ans, que Jazz au Fil de l’Oise nous fait adorer l’automne.Grâce au festival, la saison n’est plus seulement synonyme de jours plus courts, mais de programmations toujours impeccables, et qui font vibrer le jazz pendant deux mois, à travers tout le Val d’Oise.Il n’y en n’a pas beaucoup des rendez-vous aussi longs et qualitatifs, convoquant aussi bien la crème du genre que les talents de demain. Les répertoires confirmés que des créations inédites.Samedi au Foyer Communal de Neuville, on retrouvera un aventurier, un homme qui imagine d’autres lendemain pour le piano : c’est Edouard Ferlet.Parmi les projets qui lui tiennent à cœur en ce moment, il y a Pianoïd, qui interroge les relations entre son instrument, et les machines qui lui permettent de décupler ses possibilités.Un terrain de jeu qui l’emmène tellement loin qu’il y a déjà consacré deux albums ainsi qu’un EP de remixes, et un autre où il ajoute des voix…Celles notamment de Lou Tavano, Macha Gharibian, et Marion Rampal.Au passage, Edouard brouille les pistes entre jazz, électro, pop et chansons. Il vient tout nous expliquer ce midi dans Deli Express. Jazz au Fil de l’Oise cette année, c’est aussi la venue d’un quartet qui fait bouger les lignes depuis plus de quinze ans maintenant. Flash Pig célèbre la beauté et l’esthétique du film In the Mood For Love de Wong Kar-Wai, à travers l’album « The Mood For Love ».Pour les applaudir, eux, ça se passe vendredi à l’Espace Rive Gauche de Mériel. Et pour ouvrir notre émission, voici un extrait de leur passage dans nos studios l’an passé, avec donc Maxime Sanchez au saxophone, son frère Adrien Sanchez au piano, Florent Nisse à la contrebasse et Gautier Garrigue à la batterie
« One Nation Under a Groove » !C’était en 1978 l’un des hymnes du groupe Funkadelic. Ça pourrait être aussi la philosophie de notre invité, le saxophoniste Braxton Cook.Il a été, il y a une dizaine d’années, l’un des acteurs de toute une évolution de la scène américaine, auprès du trompettiste Christian Scott ou du groupe Butcher Brown. Une génération qui a totalement décloisonné le jazz, en puisant aussi dans le hip-hop et le R&B.Il a d'ailleurs même bossé avec Rihanna. On n’en connaît pas beaucoup dans son cas.Chapeau ! Big Up ! Respect ! Et aussi, merci et bienvenue, parce que Braxton Cook est sur la scène du Deli Express ce midi.En plus de faire des étincelles au saxophone, le chant prend de plus en plus de place dans ton univers. C’est le cas sur ton nouvel album, « Not Everyone Can Go », que tu présentes depuis hier et ce soir encore au Duc des Lombards, à Paris, et ce midi dans Del Express.Te voici avec Lucas Kadish à la guitare, Paul Reinhold à la basse, Curtis Nowosad à la batterie. Et toi, Braxton, on va aussi t'entendre au chant, à la guitare et à la flûte.Et ce midi, c'est un peu cinquante nuances de saxophones, puisqu'on commence avec le ténor Hank Mobley.Un homme qui a été central dans l’émergence du hard-bop, ce jazz qui remettait en avant ses racines blues et gospel, dans les années 50.Hank Mobley a d’ailleurs été l’un des premiers Jazz Messengers, l’un des groupes phares du genre. En 1957, il sortait même l’album « Jazz Message Number 2 », sur le label Savoy. Ce disque, enregistré avec deux quintets, vient d’être réédité en vinyle, et en voici un extrait, « B For B.B », en compagnie notamment du trompettiste Donald Byrd !
Éclaireur, guide, pionnier...Choisissez le terme que vous préférez. Ce qui est sûr, c’est que le contrebassiste Omer Avital appartient à cette catégorie d’artistes qui montrent le chemin.Au début des années 90, ça a été l’un des tous premiers musiciens israéliens à tellement rêver de jazz, qu’il est parti vivre sa passion à fond, à New York. Il ne le savait pas encore, mais ce faisant, il a ouvert la voie à toute une génération qui a suivi exactement le même chemin, et qui est ensuite devenue centrale sur la scène internationale.Dans la Big Apple, Omer a rapidement fréquenté des légendes, de Roy Haynes à Jimmy Cobb, pour n’en citer que deux.Il a aussi affiné son esthétique, entre hard-bop et influences moyen-orientales.Aujourd’hui, Omer Avital va encore plus en loin. Il a écrit toute une suite pour un ensemble d’une trentaine de musiciens : l’Orchestre Andalou d’Israël-Ashdod.Le résultat s’intitule « North African Dream ». Un répertoire intense et passionnant, mêlant jazz et traditions musicales judéo-arabes, à découvrir sur l'album du même nom, et en concert ce soir à l’Alhambra, dans le cadre du festival Jazz’n’Klezmer.Omer Avital officiera donc en tant que compositeur et chef d’orchestre. On explore cette suite, en avant-première dans notre Deli. (c) Shmulik BalmasDeux maestros, deux références sur leurs instruments respectifs : le pianiste cubain Gonzalo Rubalcaba et le mandoliniste brésilien Hamilton De Holanda.En voir un des deux en concerts, c’est déjà un cadeau. Alors en duo, ça va être magique, ce soir à la Seine Musicale de Boulogne Billancourt.Les deux hommes ont récemment sorti ensemble l’album « Collab », dont on écoute un extrait ce midi, avant de les applaudir donc, dès 20h30. ça s’appelle Mandalagh ! On referme ce Deli avec l’un des nouveaux princes parisiens du piano : Noé Huchard, qui fait des merveilles en ce moment dans le groupe The Hook Up et dans le quintet de Neil Saidi et Noé Codjia.Il s’apprête aussi à sortir un nouvel album en trio : « Young and Fine ». Ce sera le 12 décembre.Il en jouera d’ailleurs deux pièces en avant-première ce soir à 19h dans l’émission mensuelle d’Ibrahim Maalouf, Improbox. En studio, il y aura aussi le magicien Eric Antoine.Mais pour nous, la magie commence dès maintenant avec un extrait de ce prochain disque. Voici Gotta Get Away !
D’excellents musiciens, la planète jazz en est évidemment remplie…Mais des personnalités qui ont dès le départ, une vision claire et l’ambition de faire bouger les lignes, ça court moins les rues.C’est le cas de notre invité, le batteur Makaya McCraven, qui est même le chef de file de la nouvelle scène de Chicago.Son œuvre s’inscrit d’ailleurs clairement dans l’héritage frondeur et avant-gardiste de sa ville d’adoption. Mais cet esprit, il le transpose dans quelque chose de totalement neuf.Enfant à la fois du jazz et du hip-hop, il n’a jamais voulu choisir. Alors à la place, il a élaboré une mixture unique et a développé toute une façon de procéder qui est devenue la Makaya’s touch !Son truc ? Enregistrer des heures et des heures de concerts ou de séances d’improvisation…Puis reprendre les bandes et les couper, les éditer, les remixer, le malaxer dans tous les sens, pour donner naissance à de tous nouveaux morceaux.C’est comme ça qu’on l’avait découvert et qu’il nous avait fasciné en 2015, avec l’album « In the Moment ».Une décennie plus tard et pour mieux mesurer le chemin parcouru, Makaya McCraven sort « Off the Record », un double disque qui compile quatre EP’s inédits, enregistrés entre 2015 et aujourd’hui, dans des endroits, et avec des groupes différents. C’est un répertoire qu’il présente en concert ce soir au New Morning, à Paris, et dès ce midi dans notre Deli Express. (c) Jacob BlickenstaffAu début du mois, on a commémoré les sept ans de la disparition de Roy Hargrove, fauché en pleine gloire, à 49 ans.Roy Hargrove qui a été le musicien le plus important de sa génération, et qui avait les deux pieds bien ancrés à la fois dans la tradition, qu’il perpétuait avec énormément de style, et la modernité, puisqu’il n’a cessé de dresser des ponts entre le jazz, le hip-hop et la soul.Un EP totalement inédit paraîtra dès le 7 janvier, avec au menu, quatre titres enregistrés en 2009 et 2017 dans les locaux de la radio public, à Seattle. Ça va s’appeler « Roy Hargrove Live at KNKX », et il y a un premier morceau qui paraîtra vendredi. Ce titre, le voici d'ores et déjà sur TSFJAZZ, « Top of My Head » !
« Viaggio » ça signifie « voyage » en Italien.Et franchement, on n’en connait pas beaucoup des accordéonistes qui ont fait traverser autant de paysages à leur instrument.Notre invité est de cette trempe-là !Mieux : c’est un maître, un pionnier, une référence, qui a ouvert la voie à tous ceux qui ont suivi. Quel honneur de vous accueillir, ce midi, Richard Galliano !Bienvenue !Richard, vous avez totalement décloisonné l’approche de l’accordéon. Vous l’avez à la fois emmené, hors de ses sentiers battus, et sur les scènes les plus prestigieuses du monde.Classique, jazz, chanson, musiques argentines, brésiliennes, de films…Rien ne vous arrête !Cette vision à 360 degrés, elle est d’abord née d’une envie profonde : donner sa juste place à votre instrument. Elle est aussi le fruit de plusieurs rencontres.Avec le jazz, à l’adolescence, via les enregistrements du trompettiste Clifford Brown.Avec Claude Nougaro, dont vous avez été l’ami, l’accordéoniste et le directeur musical.Ou avec Astor Piazzolla, qui vous a soufflé un jour, un précieux conseil :Il faut que tu crées ton new musette, comme moi j’ai inventé le nuevo tango ».Votre musique Richard Galliano, elle est libre, belle, intense, mélodique et on l’aura compris, sans œillères, ni frontières. L’une des pierres angulaires de votre discographie, c’est l’album « Viaggio », paru initialement en 1993, avec Biréli Lagrène à la guitare, et les regrettés Pierre Michelot et Charles Bellonzi, respectivement à la contrebasse et à la batterie. Ce disque, vous venez de le rééditer sous le titre de « New Viaggio ». Un répertoire que vous interpréterez en concert, le 12 décembre au New Morning, avec une nouvelle équipe, notamment Adrien Moignard à la guitare.Le 12 décembre, ce n’est pas une date qui a été choisie au hasard, ce sera votre anniversaire : vos 75 ans, que vous passerez donc sur la scène…Ça va être un beau moment ! Mais on se régale dès ce midi dans Deli Express ! (c) Vincent Catala
Plus qu’une voix, plus qu’une chanteuse : un exemple, un modèle d’engagement et d’intégrité.Abbey Lincoln a été une combattante ! Elle a lutté contre les injustices, à commencer par la lutte pour l’égalité des droits civiques, aux Etats-Unis, dans les années 60.Sa carrière, elle, s’est étendue sur cinq décennies. Abbey a enregistré quasiment jusqu’à la fin. Son dernier album est sorti en 2007, trois ans avant sa disparition à 80 ans. Et au fil du temps, elle s’est imposée comme une autrice-compositrice, à la plume percutante et bouleversante…Un songbook qui fascine notre invitée : Marion Rampal.Elle aussi, tisse, une œuvre forte et à part, depuis une dizaine d’années. Il y a toujours beaucoup de poésie chez elle, et une conscience aiguë de l’histoire des musiques qui lui sont chères. Pas étonnant, quand on a partagé la route et la scène avec Archie Shepp ou Raphaël Imbert.Marion Rampal célèbre donc, l’héritage d’Abbey Lincoln sur son nouvel album, Song For Abbey. Un recueil d’une grande classe, entre jazz et folk, qui sort aujourd’hui, elle qu’elle présente les 26 et 27 novembre au Bal Blomet. Des concerts qui affichent déjà complets. Mais il y a une belle tournée à venir.En attendant, on est comme des fous, car Marion Rampal est sur la scène du Deli Express :Bienvenue Marion ! On est ravis de te recevoir en ce jour de sortie.Te voici avec Julien Omé à la guitare, Auxane Cartigny au piano, Simon Tailleu à la contrebasse et Raphaël Chassin à la batterie.
Istanbul est une formidable terre de jazz.Il y a un festival génial, qui se déroule chaque début d’été depuis une trentaine d’années, et pas mal de clubs de jazz.C’est dans l’un d’entre eux, au Chin Chin, dans le quartier de Beyoglu que le trompettiste Hermon Mehari de passage dans la ville, a découvert notre invité : le pianiste Jef Giansily. Un Parisien qui est parti vivre à Istanbul, il y a vingt ans.C’est devenu son Eldorado. Il accompagne pleins de pointures de passage en Turquie, développe ses groupes, ses répertoires et a même fondé une école de musique…RESPECT !Et de sa rencontre avec Hermon est née, une complicité bien sûr, mais aussi l’envie de fonder un quintet qui ferait la passerelle entre ses villes d’origine et d’adoption.Ce groupe, c’est la classe ! Il est à la fois intrépide et élégant, et développe des compositions percutantes ! Celles que Jef Giansily a imaginé pour l’album « Insight », qu’il présente en concert ce soir au Sunside…Et dès ce midi dans Deli Express.Voici Jef au piano, Hermon Mehari à la trompette, Pierre Bernier au saxophone ténor, Apostolos Sideris à la contrebasse et Gautier Garrigue à la batterie.
Vous êtes déjà fans de la nouvelle génération ?Place à présent à « la toute nouvelle génération » !Il y a encore deux ans, le saxophoniste Jérémie Lucchese était étudiant au Conservatoire Supérieur de Paris. Aujourd’hui, c’est l’un des nouveaux visages d’une scène jazz parisienne en perpétuel mouvement. Un jeune cat qui fait de plus en plus parler de lui, et qui place la poésie au cœur de son premier album, « Essais pour l’imaginaire Vol. II ».Un répertoire 100 % maîtrisé qu’il vient nous présenter ce midi avec son quintet.Retenez bien leurs noms : Thomas Gaucher à la guitare, Levi Harvey au piano, Cyril Drapé à la contrebasse et Paul Lefèvre à la batterie.Soyez les bienvenus à TSFJAZZ.Pour commencer, on se plonge ce midi encore dans la programmation du prochain « Châtelet Fait son Jazz ».L’édition 2026 se tiendra du 6 au 9 février au Théâtre du Châtelet, à Paris, avec au programme, trois concerts par soir + une jam session, à chaque fois.Et ça va être un défilé d’artistes tellement stylés et talentueux !Ne serait-ce que Kenny Barron, l’un des boss du piano-jazz.Il y aura aussi côtés pianistes, Shai Maestro et son tout nouveau groupe, le trio de Mario Canonge…Ou une rencontre entre Roberto Fonseca et le violoncelliste Vincent Ségal.Les chanteuses Gabi Hartmann, China Moses et Célia Kameni seront également de la partie, tout comme le oudiste Dhafer Youssef,ça va intense, comme à chaque fois avec lui.Le saxophoniste Isaiah Collier proposera, lui, une création autour du centenaire de John Coltrane.On retrouvera le batteur Arnaud Dolmen et son groupe Vitygroove, ainsi que le quintet de Neil Saidi et Noé Codjia.Et alors, l’ouverture sera assez folle aussi, avec un trio de gospel-soul, tout droit venu de Westpoint dans le Mississippi : les voici tout d’abord sur TSFJAZZ : Annie & the Caldwells !
La beauté, la grâce, l’évidence…Voilà ce qui nous traverse à l’écoute de « Ballads », le nouvel album, que dis-je, la nouvelle merveille de nos invités : à ma droite, le pianiste Alain Jean-Marie. A ma gauche, le contrebassiste Diego Imbert.C’est la deuxième fois qu’ils se retrouvent en studio pour faire dialoguer leurs instruments, leurs cœurs et leurs âmes.La première, c’était pour célébrer le répertoire de Bill Evans. Cette fois, ils ont choisi de remettre la romance au pouvoir ! Mais aussi la douceur, la finesse. En voilà un programme auquel on souscrit à 100% !Nos deux pointures sont allées piocher dans les plus belles ballades du Great American Songbook, de Stardust à The Nearness of You, en passant par une série d’autres joyaux.Pour frissonner avec eux, rendez-vous le 13 novembre…Ils se produiront au Sunside, à Paris.Mais avant le 13 novembre, il y a le 29 octobre. Mais oui, aujourd’hui, ce n’est pas n’importe quel jour : c’est votre anniversaire, Alain Jean-Marie ! Ça fait 80 ans que vous êtes né à Point-à-Pitre, en Guadeloupe…Alors, « Bon Fet / joyeux anniversaire » !Quel honneur à chaque fois de vous recevoir !Vous êtes un modèle et une source d’inspiration pour tellement de monde, et vous avez déjà accompli tellement de choses, qu’on va avoir du mal à être exhaustif.Mais quelques points clés : le piano est entré dans votre vie à 8 ans. Et depuis vos premiers cours chez une voisine, vous n’avez plus jamais arrêté d’en jouer.Vous êtes pétri de biguine, mais le jazz, et plus particulièrement le bebop que vous avez découvert à la radio, vous a aussi très vite fasciné.Et d’ailleurs, au cours de votre carrière vous n’avez cessé de faire le pont entre les deux, notamment à travers votre série d’albums, Biguine Réflections.Avant de vous établir à Paris en 1973, vous avez passé trois ans à Montréal, et d’ailleurs là-bas vous vous êtes même essayé à la fusion avec votre groupe Liquid Spirit.Et alors, Alain, toutes les légendes avec lesquels vous avez joué au fil des ans, c’est fou ! Chet Baker, Abbey Lincoln, Sonny Stitt, Charlie Haden, Charlie Rouse, Dee Dee Bridgewater, Johnny Griffin, et j’en passe.Il y a eu aussi bien sûr, votre complicité avec Barney Wilen…Au cours de cette toute petite heure, on va essayer de revenir sur quelques-uns de ces moments.Mais tout de suite, place à la musique, vous voici en duo avec Diego Imbert sur la scène du Deli Express.
Le projet à l'honneur ce midi, et plus qu’un album ! C’est une parenthèse enchantée. Une plongée dans un monde remplit d’espace, de magie et de poésie.On le doit à deux jeunes talents de la scène de Munich…D’abord, Shuteen Erdenebaatar. Une pianiste mongole, née et élevée à Oulan-Bator. Alors qu’elle faisait déjà du piano, elle a eu la révélation du jazz à 17 ans, en découvrant Brad Mehldau et Ahmad Jamal.A ses côtés, on retrouve Nils Kugelmann. Si je vous disais qu’il est contrebassiste, ce serait déjà la classe ! Mais notre bonhomme fait aussi des merveilles à la clarinette. Et même plus précisément à la clarinette contralto au son profond, chaleureux, presque mystique.Ce qui rend leur album, « Under the Same Stars », encore plus envoûtant ! Alors ce midi, c’est clair, on va vivre un pur moment de grâce, car ils sont tous deux nos invités.Ce midi, on poursuit aussi notre exploration de la programmation du Châtelet Fait son Jazz.La prochaine édition se tiendra du 6 au 9 février au Théâtre du Châtelet, à Paris.Hier, je vous parlais de la soirée d’ouverture avec Célia Kameni, le saxophoniste Isaiah Collier qui célèbrera le centenaire de la naissance de John Coltrane, et le trio de gospel-soul Annie & the Caldwells, tout droit venu de West Point dans le Mississippi.Le lendemain, donc le samedi 7, on pourra applaudir le quintet du saxophoniste Neil Saidi et du trompettiste Noé Codjia, soit deux des musiciens les plus incontournables de la nouvelle scène parisienne.Le pianiste Shai Maestro sera aussi de la partie, avec son quartet et le répertoire d'un nouvel album à paraître début 2026.On retrouvera également la chanteuse China Moses et son univers entre jazz & soul, avec la musique de son projet It's Complicated...Chaque soirée se conclura avec une jam session, à partir de minuit. Et les places seront en vente dès lundi sur le site du Théâtre du Châtelet.Mais cette émission, on la dédie à la mémoire d’un pionnier, d’un aventurier, d’un guide !On a appris hier la disparition à 83 ans de Jack DeJohnette, l’un des batteurs les plus intrépides et essentiels de l’histoire du jazz. Et l’un de ces musiciens qui ont ouvert la voie, montré le chemin.Jack DeJohnette a été l’un des compagnons de Miles Davis dans sa révolution électrique. L’une des pièces maîtresses du trio de Keith Jarrett. Et un homme prêt à toutes les expérimentations, toutes les explorations, lors d’innombrables sessions pour le label ECM : directement sous son nom, ou avec John Abercrombie, Dave Holland, Anouar Brahem ou John Surman.A ses débuts, il avait aussi amené la génération flower power vers le jazz, au sein du quartet de Charles Lloyd.Le voici ici, avec son groupe Special Edition, en 1983, avec Ebony, extrait de l'album Inflation Blues !
Sa musique n’en finira jamais de nous éblouir.On n’arrêtera jamais de célébrer son génie et sa poésie.L’héritage de Django Reinhardt est au cœur d’une nouvelle collection baptisée « Django Célébration ». Une série dont chaque album mettra à l’honneur des solistes de différentes générations.Et pour le premier volume, c’est du lourd, puisqu’on retrouve deux esthètes du jazz manouche !Stochelo Rosenberg, tout simplement l’un des plus grands guitaristes du genre en activité, et l’une de ses figures les plus respectées. Stochelo a été adoubé par Stéphane Grappelli lui-même qu’il a accompagné dans les années 90.Et Rocky Gresset, révélé durant la décennie suivante et qui s’est immédiatement imposé comme un guitariste qui compte et qui ne cesse d’impressionner le public, ses pairs guitaristes. Tout le monde, à commencer par nous ici !« Et d’ailleurs, c’est ton anniversaire Rocky…Alors, happy birthday ! C’est toi qui nous offre un cadeau formidable en étant avec nous ce midi ».A vos côtés, on retrouve William Brunard à la contrebasse…« William, c’est toi, qui assure la direction artistique de ce magnifique projet initié par Label Ouest et le Sunset… »Et c’est d’ailleurs dans ce club parisien, le Sunset, que vous vous produisez tous les trois depuis hier et ce soir encore, à raison de deux concerts à chaque fois : 19h30 et 21h30.Vus voici aussi ce midi à l’affiche de notre Deli Express ! Crédit Une : Philippe Vitau
Dès qu’on parle du nouveau Londres qui swingue, ils sont incontournables !On peut même affirmer haut et fort, que ce sont deux des musiciens les plus chauds actuellement Outre-Manche.C’est une pure coïncidence, mais le pianiste Joe Webb et le clarinettiste Adrian Cox sont tous les deux à Paris, aujourd’hui. Et ils ne sont pas seuls !Et non, vous n’êtes pas seuls ! Vous êtes venus avec vos trios respectifs.Toi, Joe, pour jouer ce soir au Duc des Lombards, en trio avec Will Sach (contrebasse) et Kai Macrae (batterie). Et il sera question du répertoire de ton premier album « Hamstrings & Hurricanes ». Un concentré de style et d’énergie paru l’an passé et qui continue son p’tit bonhomme de chemin.Il était récemment en lice - et c'est la classe - pour le Mercury Prize, l’un des prix musicaux les plus prestigieux de Grande-Bretagne, qui désigne le meilleur album de l’année, toutes catégories confondues !« Big Up for that ! »Toi, Adrian Cox, tu continues à propager la bonne parole du jazz des origines et du vieux son de la Nouvelle-Orléans sur ton nouvel album, « Club Croco » - tiens, d’ailleurs, on est fans du titre ! C’est un répertoire toujours aussi élégant et qui nous touche en plein cœur, et on retrouve à tes côtés, le guitariste Honey Boulton et le contrebassiste Alex Gilson.Vos deux groupes sont donc à Paris aujourd’hui…Alors on n’a pas pu résister. On a surtout été incapable de choisir entre l’un ou l’autre. On vous adore tous les deux !!!Alors ce midi, on organise un grand London Summit dans notre Deli Express !
Laissez-loi compter…C’est bien ça : ils sont huit sur la scène du Deli Express !En même temps, pour la pianiste Leïla Olivesi, la musique est tellement une passion « bigger than life », qu’elle l’a toujours envisagée de façon XXL. Et c’est vrai ! La musique, ça nous transcende, ça traverse le temps.C’est sans doute, parce qu’elle a très tôt saisi la puissance intemporelle de l’œuvre de Duke Ellington, que Leïla s’est plongée à fond dans l’étude de son œuvre. Comme Ellington, notre invitée voit les choses en grand. Son nouvel album « African Rhapsody » a donc été enregistré avec son orchestre de huit musiciens. Je vais les présenter dans un instant.Mais Leïla Olivesi va plus loin ! Elle ajoute des voix sur certains morceaux. En l’occurrence, celles de Camille Bertault et d’un ensemble vocal, les Poetic Birds, pour une suite pleine de poésie et de spiritualité.Pour vous en rendre compte en live, plusieurs possibilités : On pourra l’applaudir jeudi soir au Bal Blomet, à Paris. Un concert dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine.Vous pouvez aussi lever à fond le volume de votre radio, car voici Leïla Olivesi sur notre scène, en compagnie de Baptiste Herbin (saxophone alto et flûte), Adrien Sanchez (saxophone ténor), Jean-Charles Richard (saxophone baryton et soprano), Quentin Ghomari (bugle), Manu Codjia (guitare), Yoni Zelnik (contrebasse) et Donald Kontomanou (batterie). Crédit Une : Solène PersonPour ouvrir ce Deli, voici le pianiste Kenny Barron, non pas en 2025…Mais en 1973 ! Il avait 29 ans et sortait son premier album, « Sunset To Dawn », qui révélait déjà son immense talent de compositeur, et sur lequel il s’illustrait au piano et au Fender Rhodes. Ce disque, paru à l'époque chez Muse Records, vient d’être réédité en vinyle. Et c’est tellement bon qu’en voici un extrait. Un morceau qu’il a d’ailleurs réenregistré en solo il y a deux ans : « Delores Street SF » !
Il faut compter 14 heures pour le vol Nice-Sao Paulo.Le saxophoniste Samy Thiébault en sait quelque chose. Un soir de décembre 2019, en sortant d’un concert en Provence, il a sauté dans un avion. Direction le Brésil pour enchaîner deux shows, dès son arrivée, avec le Projeto Coisa Fina. Un orchestre génial et incontournable de la ville, un pied dans le jazz, l’autre dans les pulsations brésiliennes, et notamment dans les compositions du regretté Moacir Santos, dont ils sont les spécialistes.Ces deux concerts resteront à jamais gravés dans la mémoire de Samy Thiébault. Et pas seulement parce qu’il est arrivé dans la salle, trente minutes avant le début de la première performance. Non, il y a eu une énergie, un groove, une puissance rare. Et une connexion immédiate aussi ! Parce qu’il a véritablement rencontré les membres de l’orchestre une fois sur scène.Tout a été enregistré. C’est beau ! Et le meilleur de ses concerts vient d’être rassemblés sur un album, « Sampa Fever », qui sortira demain chez Gaya Music. Mais on l’explore d’ores et déjà avec Samy Thiébault, et avec le saxophoniste Daniel Nogueira, qui est le fondateur du Projeto Coisa Fina. Crédit photo Une : Tom VierusCette voix-là, c’est de l’or !C’est un cadeau du ciel ! Des frissons garantis, c’est tout simplement la classe !Et d’ailleurs, en même pas deux ans, Tyreek McDole est devenu LE chanteur de la nouvelle génération à New York. Et l’une des plus belles promesses de la planète jazz !Il y a tout de ce qu’on cherche dans sa voix. Tout ce qu’on attend : du grain, de la chaleur, de la profondeur…C’est velouté. Tyreek swinguer comme personne. Mais il aime aussi fureter du côté spirituel de la force ! Pour citer de grands anciens dont il se revendique, on entend autant chez lui, l’influence de Joe Williams, que celle de Leon Thomas.Quelques mois après la sortie de son premier album, « Open Up Your Senses », tout simplement impeccable, Tyreek McDole est de retour en France.Vous l’avez peut-être applaudi hier au Tourcoing Jazz Festival. Vous avez plutôt prévu d’aller le voir demain au Nancy Jazz Pulsations. Ou tout à l’heure au New Morning, à Paris. Vous avez raison : on ressort toujours de ses concerts, légers et souriants. Et comme on veut avoir la pêche dès ce midi, on accueille Tyreek McDole sur notre scène en fin d'émission, en compagnie de Victor Gould au piano, Daniel Finn à la contrebasse et Gary Jones à la batterie !
A ce niveau-là, ce n'est même plus un bon plan. C’est encore mieux ! Le ciel est avec nous…Toutes les étoiles s’alignent pour qu’on passe une soirée exceptionnelle ! Et on dit, merci qui ? Merci au festival Jazz sur Seine, qui organise tout à l’heure, son incontournable soirée Showcase !Showcase, signifie « vitrine » en anglais. Et c’est exactement ça : toute une soirée pour mettre la nouvelle scène jazz à l’honneur. Montrer sa richesse, ses nuances, sa vitalité. Avec, au programme dès 20h30, 15 concerts répartis sur cinq clubs du quartier de Châtelet – Les Halles. Et tout est en entrée libre !Je répète, parce qu’à part les verres d’eau dans les bars, il n’y a pas grand-chose de gratuit dans la vie : tout est entrée libre !Même, donc, le concert de nos invités à 21h40, au Baiser Salé : le guitariste Ralph Lavital, le bassiste Elvin Bironien et le percussionniste et batteur Adriano Tenorio. Trois musiciens unis par leur amour de la biguine, l’un des genres musicaux historiques et majeurs des Antilles. Un répertoire dont ils veulent continuer à écrire l’histoire, en le frottant à tous les groove, à toutes les pulsations qui agitent le jazz en 2025. Le projet est né au cours d’une résidence à la Scène Nationale Tropiques Atrium en Martinique, et se prolonge aujourd’hui avec l’album « Biguine Extension », qu’ils nous présentent ce midi dans Deli Express.Vendredi, je vous passais un extrait du quartet AMG, l’un des autres groupes de fou à l’honneur de la soirée Showcase. Du côté du Sunside.Et juste en-dessous, au Sunset, on pourra applaudir un vibraphoniste qui fait des étincelles à chacune de ses apparitions : c’est Alexis Valet. Un musicien branché sur les pulsations new-yorkaises et qui va se produire avec le groupe The Cypher, qui va regarder du côté de ses influences hip-hop. C'est aussi avec eux, qu'il était passé nous voir l’hiver dernier pour l’émission d’Ibrahim Maalouf, Improbox. On en réécoute un extrait, juste pour le plaisir !On referme notre Deli avec un autre magicien de la nouvelle génération, lui aussi bientôt en concert : c’est le pianiste Simon Chivallon que vous pourrez applaudir après-demain au Sunside. Et vous aurez raison d’aller le voir : il présentera le répertoire de son nouvel album, Alone Again. Un disque tout en finesse, enregistré en trio avec ça et là, un quatuor à cordes qui intervient. C’est très joli : la preuve avec une relecture de cette merveille composée par Antonio Carlos Jobim : Eu Sei Que Vou Te Amar !
« Space is the Place », nous disait en son temps le pianiste et chef d’orchestre Sun Ra. Ça tombe bien, c’est aussi là que nous emmène notre invité, le saxophoniste, flûtiste et pianiste Harald Lassen. Mais oui, il a tous ses talents ! Et bien plus encore ! On l’a vu jouer dans des églises, se plonger au cœur de la scène techno undergound d’Oslo, collaborer avec des danseurs, s’installer à Zanzibar pour une résidence musicale. C’est l’une des personnalités les plus passionnantes de la nouvelle scène norvégienne.Harald Lassen est aussi adepte d’un jazz cosmique, trippé et rêveur. Comme on peut l’entendre sur son nouvel album, « RIK », un petit bonbon acidulé et psychédélique à découvrir en concert demain, au New Morning à Paris, et dès ce midi dans notre Deli Express…Boici Harald avec Solveig Wang, aux synthé et à la clarinette, et Sander Eriksen Nordahl à la guitare. (c) Shawn ArvindEn ce moment, à Paris, il y a des concerts de fou dans tous les sens, grâce au festival Jazz sur Seine, qui se déroule jusqu’au 25 octobre. Par exemple, ce soir à 19h30 et 21h30 au 38 Riv, du côté de la rue de Rivoli, on pourra se plonger dans un océan de douceur et de bonnes vibrations : dans l’univers, entre jazz et folk de Lavender Walk !C’est un jeune trio composé de Christelle Raquillet à la flûte, Thomas Gaucher à la guitare et Cyril Drapé à la contrebasse.Après un premier EP l’an passé, il y deux nouveaux morceaux qui viennent de sortir, notamment cette merveille : Cowboy Song ! Ça y est la programmation de notre prochaine You & the Night & the Music est entièrement dévoilée. Et il y aura du beau monde Salle Pleyel, le 15 décembre, à commencer par notre invité d'honneur : le batteur André Ceccarelli. Également à l'affiche, les Poest of Forest composés de Arnaud Dolmen (batterie), Michel Alibo (basse), et Jowee Omicil (saxophone), et qu'on écoute ce midi avec la harpiste Sophye Soliveau en invitée.
« Jazz sur Seine », c’est d’abord le titre d’un des disques les plus cool du jazz parisien d’après-guerre : un album que le saxophoniste Barney Wilen a sorti en 1958 ! Franchement, l’occasion est trop belle, impossible de résister : on va en écouter un extrait au cours de cette émission !Ce midi, on va surtout célébrer le jazz d’aujourd’hui, dans toute sa richesse, toutes ses nuances, toute sa vivacité…Cette formidable scène actuelle sera mise à l’honneur de ce soir au 25 octobre par le festival Jazz sur Seine – ça y est, vous avez compris le clin d’œil !C’est un rendez-vous incontournable et indispensable impliquant cette année, 25 clubs et salle de concerts d’Ile-de-France, avec pas moins de 180 concerts au programme, notamment ceux de notre invitée : la chanteuse Estelle Perreault qu’on pourra applaudir ce soir et demain au Sunside.Et ça va être la fête ! Estelle va jouer le répertoire de son nouvel album, « Promises », un recueil de chansons originales, percutantes et pleines d’allure. Estelle Perrault y a mis ses émotions, ses douleurs, ses promesses...Et tout ce qui la constitue musicalement : le jazz et la soul…Mais c’est plus que ça ! Moi j’entends aussi des réminiscences de l’acid jazz, et si on remonte plus loin de certaines productions jazz-funk des années 70. Estelle Perrault va donc interpréter ses nouvelles au Sunside à Paris.La voici d’abord sur la scène du Deli Express, avec Rob Clearfield au piano, Melvin Marquez au saxophone, Matteo Bortone à la basse et Théo Moutou à la batterie.L’un des temps fort de Jazz sur Seine, ce sera la soirée Showcase, qui mettra à l’honneur mardi, 15 jeunes groupes dans cinq clubs du quartier de Châtelet, notamment le Duc des Lombards, le Baiser Salé, et le Sunset / Sunside.Il y aura trois concerts par lieux, tout est en entrée libre…Absolument tout : le trio de Mario Canonge, Mathias Lévy et Lou Tavano, le groupe the Getdown, le projet Biguine Extension…Et même ce quartet de fou : AMG, composé de Keïta Janota (saxophone), Antoine Fleury (piano), Anthony Jouravsky (contrebasse) et Mailo Rakotonanahary (batterie), et qu'on écoute ce midi avec Kashmir !
En vérité, pour notre invité, ça a toujours été beaucoup plus que de la musique !Mathias Lévy a trouvé dans le violon une respiration, un refuge, une bulle de liberté, un ailleurs vital. Voilà sans doute, la raison pour laquelle, l’entendre jouer est toujours fort en émotion.C’est toujours intense, mais notre bonhomme a aussi l’humilité des plus grands. Alors au lieu de se mettre en avant, il a imaginé son nouvel album comme une aventure humaine, collective et qui fait la part belle aux mots, à la poésie et à la mélodie.Le résultat s’intitule « Chant Song », et on y entend la prose de Jacques Prévert, James Joyce, Blaise Cendrars…Mais aussi Daniel Balavoine, avec une reprise poignante de « Tous les cris les SOS ».Le tout magnifié par Lou Tavano, qui est l’une des chanteuses les plus bluffantes de la scène française ! Le reste du groupe, c’est aussi la grande classe : Jean-Philippe Viret à la contrebasse, Laurent Derache à l’accordéon et Sébastien Giniaux au violoncelle et à la guitare. On pourra tous les applaudir en deux temps, mardi au Duc des Lombards, dans le cadre de la soirée Showcase du festival Jazz sur Seine…Et le 18 novembre au Studio de l’Ermitage, dans le cadre du festival Jazz'n'Klezmer.Ça n’arrive pas tous les jours ! Raison de plus pour sortir trompettes, tambours, et cotillons : l’ouverture d’un nouveau club de jazz, demain à Paris !Longue vie, au Jass Club, avec deux « s », qui va se tenir à l’emplacement de l’ancien Barbizon, au 141 rue de Tolbiac, dans le 13e arrondissement.Pour cette soirée inaugurale, il y aura une double affiche : d’abord l’un des padre de la trompette jazz en France, Eric Le Lann, à 19h30, en quartet…C’est toujours la classe ! Suivi de la chanteuse Ellen Birath, avec à ses côtés, la crème de la nouvelle scène, Noé Codjia à la trompette ou Bastien Brison au piano, pour un set entre jazz, soul et pop.On est tellement impatients qu’on célèbre déjà la nouvelle dans notre Deli, avec un morceau d’Ellen Birath, il y a quatre ans, dans le cadre des Paris Jazz Sessions, « Alone Again », sa version du tube de Gilbert O’Sullivan !
Lorsque Stella Cole était ado à Springfield dans l’Illinois, alors que tout le monde autour d’elle écoutait Justin Bieber ou Katy Perry, elle était plutôt branchée James Taylor ou Norah Jones.Il y avait aussi Judy Garland, et les comédies musicales de l’âge d’or d’Hollywood. Ça, c’était carrément son dada, son royaume, sa passion ! « Le magicien d’Oz », « Chantons sous la pluie », « La mélodie du bonheur »…Elle a rêvé sur ses films ! Ils lui ont donné envie de chanter, et de montrer au monde entier à quel point leurs bandes-son pouvaient rendre notre époque plus belle.Aujourd’hui, après avoir affolé les réseaux sociaux à travers des vidéos qui cumulent des dizaines de millions de vues, Stella Cole perpétue son amour des standards à travers les scènes du monde entier.Et à travers des albums, dont le deuxième, « It’s Magic » vient de sortir. Une plongée tout en élégance dans le Great American Songbook. Non seulement la voix de Stella Cole nous touche une nouvelle fois en plein cœur. Mais elle est magnifiée par un orchestre à cordes. C’est somptueux ! Et tout a été arrangé par le pianiste Alan Broadbent.Ce répertoire, Stella Cole le présente en concert demain soir à La Cigale, et dès ce midi sur la scène du Deli Express.« It is such a pleasure, Stella !Te voici avec Fraser Urquhart au piano, Luca Fattorini à la contrebasse et Malte Arndal à la batterie.Pour ouvrir notre Deli, on plonge dans une archive inédite du batteur Art Blakey et de ses Jazz Messengers. Un concert d’avril 1982 à Strasbourg, qui refait surface grâce à l’excellent label Gearbox Records. Un live tout simplement explosif ! A cette époque, les frères Wynton et Branford Marsalis venaient de quitter la formation, qui accueillait donc des petits nouveaux : Terence Blanchard à la trompette et Donald Harrison au saxophone…Mais aussi le pianiste Johnny O’Neal. Cet inédit sortira samedi, jour de l’anniversaire d’Art Blakey, sous le titre de « Strasbourg 82 »…En extrait, voici Fuller Love ! Crédit Une : Luke Rogers
Ce midi, c’est compliqué ! Ce n'est pas moi qui le dis, mais China Moses qui en a même fait le titre de son nouvel album : it’s complicated… » Pourtant, tout coule de source quand on l’écoute ! Son sens inné du groove, son énergie solaire, ses talents d’autrice et conteuse, sa volonté de casser les barrières, d’être résolument libre, et de se livrer totalement, sans faux semblants.China a mis 100% d’elle-même : son expérience, sa sueur, ses sentiments. Elle a pris le temps de polir chacune des huit chansons pour être au plus proche de ses émotions. C’est ce qui les rend si magnétiques.Ce disque, c’est tout simplement la classe, si vous aimez la soul, le jazz et tout ce qu’il y au milieu. Il y a de la gratte, des cuivres, des phases carrément rock, d’autres plus funky...Bref, c’est du China style ! Elle aime autant Roberta Flack que Jimi Hendrix, autant Patrice Rushen que Meshell Ndgeocello. Alors forcément ça se ressent dans son univers. Ça et le fait, qu’elle a conçu ce disque entre Londres, Brooklyn et Paris, et qu’on croise au fil des plages, des gens qu’on adore : Theo Croker, Lakecia Benjamin, et Troy Miller à la production.it’s complicated… » sort aujourd’hui, et en vérité, ce n'est pas compliqué : on célèbre cette parution avec son autrice.Welcome China ! Bienvenue China Moses ! Quel kif de finir la semaine avec toi, et toute ton équipe ! Il y a du monde ce midi sur la scène du Deli : Tony Tixier au piano, Emmanuel Sunee à la contrebasse, Faniry Adriana Rissoa à la batterie, Jérôme Cornelisss à la guitare, Adélaïde Songeons au trombone, Gérald Grandman au saxophone et Aurélien Meunier à la trompette.
Et si on profitait de la vie, ce midi ? Si on décidait que la fête commence ? Si on laissait le bon temps rouler ?Je ne suis d’ailleurs pas le seul à le vouloir. Pour nos invités, c’est même une philosophie de vie, et le nom de leur émission de radio chez nous, à TSFJAZZ.Vous me voyez venir : Bon Temps Rouler, le rendez-vous incontournable des amoureux du blues et de la soul. Et c’est fou, le show existe depuis 25 ans, et il y a toujours autant de fraîcheur, de passion, d’émotions, et de découvertes. C’est du miel pour les oreilles ! Pas étonnant quand on sait que ses deux pilotes sont, non seulement des pointures sur leurs instruments, Jean-Jacques Milteau à l’harmonica et Johan Dalgaard aux claviers. Mais aussi, et peut-être même avant tout, des amoureux fous de musiques…Et ils nous le transmettent ! Il n’y a pas une émission dont on sort, sans avoir eu le cerveau retourné par une chanson.Aujourd’hui, Jean-Jacques et Johan vont plus loin : ils sortiront le 31 octobre le premier d’une série d’EP’s baptisés « Bon Temps Rouler Sessions » avec à chaque fois, un invité qui les rejoints en studio.Celui qui ouvre le bal incarne tout l’esprit de leur émission : la classe, la profondeur, la soul…Et par soul j’entends : cette manière de nous faire dresser les poils dès qu’il chante. Leur guest, c’est Hugh Coltman avec lequel ils ont enregistré cinq chansons que vous entendrez pour sûr si vous faites partis des chanceux qui les applaudiront en concert le 7 octobre au Duc des Lombards, à Paris. Des concerts gratuits pour lesquels il suffisait de s’inscrire sur les sites de la radio et du Duc. Je parle au passé, parce que c’est complet…Mais pour quelques derniers chanceux, il y a une file d’attente, et qui sait, ça va peut-être un peu bouger dans les prochains jours.En attendant, soyons heureux : Jean-Jacques Milteau, Johan Dalgaard et Hugh Coltman sont ce midi sur la scène du Deli Express…Avec aussi Laurent Vernerey à la contrebasse et Raphaël Chassin à la batterie !On profite aussi de la présence de la team Bon Temps Rouler pour explorer l'un des quatre albums de Ray Charles que son label, Tangerine Records, va rééditer le 24 octobre. Parmi ces disques, introuvables depuis longtemps, il y a Come Live With Me, initialement paru en 1974, avec un Ray Charles flamboyant, entre soul et pop !
Mais à quoi carbure-t-il ? A quoi carbure notre invité ?Au Chocolate Cake ? Peut-être, comme c’est le titre d’un de ses nouveaux morceaux. On va lui poser la question, tiens ! En tout cas, le pianiste Armel Dupas a tellement de musique en lui, qu’il s’apprête à sortir encore un nouvel album. Son troisième en même pas un an.Cette fois, c’est un disque lumineux, en trio qui fait la part belle à ses propres compositions, à l'exception de deux titres, Invitation, qu'il va jouer au cours de cette émission.Armel Dupas déborde donc d’inspiration. Ça s’explique probablement par le mode de vie qu’il s’est choisi. Il a mis le bien-être, la spiritualité et le lien social au cœur de sa démarche : il joue du piano dans des cours de yoga, invite son public à s’allonger sur son instrument pour en ressentir toutes les vibrations, et organise des concerts chez l’habitant.Il est aussi inspiré, Armel Dupas, par toutes ses expériences et ses collaborations. Et là aussi c’est la classe ! Cartherine Ringer, Sandra Nkaké, Henri Texier…Il les a toutes et tous accompagné. Son nouvel album, « Everyday Superheroes » célèbre les héros du quotidien, et nous fait naviguer Il dans du soul-jazz, des choses plus contemplatives et même des rythmiques latines. Ça sortira le 17 octobre, mais on l’explore dès ce midi dans Deli Express.Te voici Armel, avec Jules Billé à la contrebasse et Christophe Piot à la batterie.Un nouveau morceau de Samara Joy, ça ne se refuse pas !Ça s’accueille même les bras grands ouverts : ce midi, on se régale donc aussi avec Three Little Words, sorti il y a trois jours, mais issue des mêmes sessions que Portrait, son dernier disque en date.Pour la petite histoire, c’est l’une des premières chansons que Samara Joy a apprises.On souhaite aussi un joyeux anniversaire au violoniste Jean-Luc Ponty, qui a 83 ans aujourd'hui.Dès la fin des années 60, il s'est installé aux Etats-Unis, pour se rapprocher de musiciens tels que George Duke et Frank Zappa et a commencé à électrifié son propos, s'imposant très vite comme une figure majeure du jazz fusion.On l'écoute en 1969, avec un extrait de Electric Connection, enregistré avec un orchestre emmené par Gerald Wilson.
On est comme des fous !Ce moment, ça fait un bail qu’on l’attend : la reformation d’un des groupes phares du jazz caribéen des années 2000. Je crois qu’ils n’avaient pas donné de concerts ensemble, depuis 10 ans. Raison de plus pour célébrer le retour de Sakésho.C’est tellement bon de vous voir tous les quatre, ensemble !En plus, ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’accueillir un joueur de steelpan, l’instrument roi de la Trinité-et-Tobago, au son tout simplement magique : So welcome Andy Narell ! Bienvenue aussi bien sûr au reste de la team, et vous allez l’entendre, il n’y a que des pointures : Mario Canonge au piano, Michel Alibo à la basse et Jean-Philippe Fanfant à la batterie.Sakésho se reforme pour plusieurs concerts. Demain d'abord, au Baiser Salé, à Paris, haut lieu des groove de la Caraïbe. Et les 30 et 31 octobre, juste à côté, au Sunside.L’occasion de revisiter le répertoire des deux albums, qu’ils ont sorti en 2002 et 2005.Notamment celui de « We Want You To Say… », sur lequel on retrouve le morceau que voici en live, sur la scène du Deli Express : Bwa Moudong !
Mais ça ne va pas ?On ne met jamais de majuscule au début du nom de daoud ! C’est d’ailleurs une tendance qu’on croise de plus en plus. Pour casser le côté trop formel, trop rigide de certaines convention, pour installer d’emblée un rapport plus détendu.Est-ce la raison pour laquelle notre invité a adopté le tout minuscule ? On va lui demander au cours de cette émission.Ce qui est sûr c’est que daoud ne fait rien comme tout le monde…Et c’est pour ça qu’on l’adore ! Il y a déjà son parcours ! Il a étudié à Amsterdam, a été croque-mort, livreur de pizzas. daoud a même servi des bières dans un vieux rade en Ecosse.Aujourd’hui il vit à Toulouse, et s’est imposé, en même pas deux ans, comme l’un des enfants terribles de la nouvelle scène. Mais il n’y a rien de plus attachant qu’un enfant terrible ! Surtout lui ! On est fans de son approche brute de décoffrage. De sa manière de tremper son jazz dans pleins d’autres choses. Il n'y a pas de limite : ça va de la drum’n’bass à la transe du gnaoua.daoud remet aussi la malice, et le décalage au centre de la musique, et ça fait du bien ! C’est aussi un artiste qui peut se faire tondre les cheveux en plein milieu de ses concerts.Cette vision unique, il continue à l’affiner sur son 2e album, « ok », paru chez ACT Music, le label historique du trio E.S.T.Un répertoire qu’il a présenté hier au Carré Bellefeuille de Boulogne-Billancourt.Et avant de remettre ça, le 12 novembre au Bikini, à Toulouse, et le 15, à Paris, à la Machine du Moulin Rouge, voici daoud sur la scène du Deli Express, en compagnie de Bastien Andrieu aux claviers, Louis Navarro à la contrebasse et Quentin Braine à la batterie.En ce jeudi 25 septembre, on se souvient aussi du pianiste Georges Arvanitas, qui s’est éteint, il y a vingt ans aujourd’hui. Il avait 74 ans, et une carrière exemplaire !A la tête de son trio pendant 28 ans, il a accompagné la crème de la scène américaine de passage à Paris. Et quand je dis la crème, ça va de Dizzy Gillespie à Chet Baker…C’était aussi un musicien de studio ultra prisé. Et là, on peut citer Claude François, Sheila, Maxime Le Forestier, et tant d’autres.Le voici, Georges Arvanitas en quintet, avec un extrait de son album, « Soul Jazz », sorti en 1960…Une version du morceau This Here, composé par Bobby Timmons !
Est-ce parce que Stéphane Grappelli a passé toute la 2nde Guerre Mondiale là-bas ?Possible…Ce qui est sûr, c’est que Londres est une terre de jazz manouche fertile !Pendant près de vingt ans, la crème européenne du genre s’est produite au Quecumbar, un resto/club qui a été incontournable jusqu’à sa fermeture, il y a trois ans. Je me souviens encore d’un live d’anthologie d’Angelo Debarre qui a été capté là-bas.Aujourd’hui, il y a un jeune guitariste qui sort clairement du lot : il s’appelle Harry Diplock et a quitté en 2012 sa ville natale de Devon pour la capitale britannique. C’est un proche de musiciens qu’on adore à la radio, Joe Webb ou Giacomo Smith. Et il aime tellement Django et ses enfants spirituels qu’il a même fondé le London Django Collective.Il y a deux ans, il sortait aussi un disque impeccable et tout en élégance, « Harry Diplock Trio & Friends ». C’est d’ailleurs comme ça qu’on l’avait découvert.Harry Diplock est en concert ce soir au Duc des Lombards, à Paris, en compagnie de Sol Grimshaw à la guitare rythmique, et Isaac Burland à la contrebasse...C'est aussi le groupe à l'honneur de notre Deli Express.Pour tous les amoureux de guitare jazz, il y a aussi une petite merveille qui vient d’être rééditée en vinyle et en digital grâce à Craft Recordings : l’une des premières sessions en leader de Kenny Burrell. Un album paru en 1957, qui porte d’ailleurs tout simplement son nom. Il avait 25 ans, à l’époque, et déjà un son marquant : à la fois fortement ancré dans le blues et dans le bebop. Son jeu c’était déjà de la dentelle ! La preuve, avec cette version d’un standard de Cole Porter : All of You, avec notamment Tommy Flanagan au piano et Elvin Jones à la batterie. On referme ce Deli avec une étoile filante du jazz : un trompettiste né un 24 septembre, en 1923 et qui s’est éteint à 26 ans.Fats Navarro était l’un des trompettistes les plus brillants et les plus prometteurs de sa génération. Le voici en 1947 avec le pianiste Tadd Dameron et le morceau The Squirrel !
La première fois que Joe Alterman a rencontré l’un de ses héros, Les McCann, c’était déjà un pianiste chevronné. Au point d’avoir l’honneur de faire l’ouverture d’un de ses concerts, au Blue Note à New York.Alors que Joe répétait quelques heures avant, Les McCann s’est avancé et lui a demandé de jouer un blues…Ce qu'il a fait. Et au bout de quelques minutes, le grand maître a prononcé un seul mot : « Amen ! ».Ce fut le début d’une belle complicité qui a duré une douzaine d'années, jusqu’à la fin de la vie de Les McCann, il y a bientôt deux ans.Aujourd’hui Joe Alterman célèbre sa mémoire dans un album qui sortira la semaine prochaine, « Keep the Line Open », conçu avec le bassiste et producteur Mocean Worker.C’est un petit bijou ce disque et on va en écouter un extrait au cours de cette émission.Parce que oui, Joe Alterman est en studio avec nous, à l’occasion de ses concerts ce soir au Duc des Lombards. Des live en trio, avec Viktor Nyberg à la contrebasse et Romain Sarron à la batterie.Les voici aussi, tous les trois sur la scène du Deli Express.Ce midi, on célèbre aussi les 70 ans d'un concert de légende.Le 19 septembre 1955, le trio du pianiste Erroll Garner s'installait le temps d'une soirée, dans une ancienne église transformée en base militaire, à Carmel, en Californie.Une performance qui a été enregistrée par un étudiant équipé d'un magnétophone de fortune.La bande est arrivée sur le bureau de Columbia, et si la qualité de l'enregistrement laissait au départ à désirer, la magie elle opérait dès les premières secondes, au point que le label ne l'édite quelques semaines plus tard sous le titre de Concert By The Sea, devenu depuis un incontournable, un classique, un best-seller du piano-jazz !
Entre le quartier de la Goutte d’Or à Paris, et la Nouvelle-Orléans, il y a, à peu près 8000 kilomètres de distance. Mais grâce au 360 Paris Music Factory (en association avec le New Orleans Jazz Museum), les deux ne formeront qu’un seul et unique territoire de demain à dimanche, avec le Festival Jazz Nouvelle-Orléans à la Goutte d’Or.Un rendez-vous musical, mais pas seulement ! Il va y avoir des ateliers culinaires, une expo, des masterclasses, une fanfare qui va déambuler dans tout le quartier.Et donc aussi évidemment tous les groove de New Orleans qui seront célébrés. C’est un tôlier de la ville qui ouvre le bal, demain ! James Andrews est trompettiste, chanteur. C’est aussi un véritable showman…En même temps il en connaît un rayon : il fait de la musique depuis qu’il a quatre ans. C’est aussi le petit-fils d’un pionnier du rhythm’n’blues, et le grand frère de Trombone Shorty.Pour son concert parisien, James Andrews va se produire avec la Nola French Connection, un brass-band parisien, fondé il y a un peu moins de dix ans, après un voyage initiatique à la Nouvelle-Orléans.Ils sont tous là ce midi sur notre scène, ça va déménager : Voici James Andrews en compagnie de François Morin au trombone, Thibaud Merle au saxophone ténor, Lucas Dessaint au sousaphone, et Florent Berteau à la batterie.L’album sera réédité demain grâce aux fins limiers du label Resonance Records : « Cinnamon Flower » de Charlie Rouse.Il est connu pour avoir été le saxophoniste de Thelonious Monk dans les années 60. Mais là, on l’entend plus tard : en 1977, et dans un tout autre contexte. Sur ce disque, il fusionnait musique brésilienne et jazz-funk. En extrait voici « Clover & Cinnamon (Cravo & Canela) », une reprise de Milton Nascimento.
Finalement pour atteindre le Nirvana ce midi, on a besoin de quoi ?Pas grand-chose ! Juste d’un violoncelle, et d’un cavaquinho. Un quoi ?Un cavaquinho ! C’est une sorte de petite guitare très répandue au Brésil, sur laquelle Matheus Donato a flashé a dix ans lorsqu’il vivait à Brasilia. Comme c’est l’un des instruments rois du choro, il s’est aussi plongé en profondeur dans l’étude de cette musique. Désormais basé à Paris, il ouvre son champ d'action à des multiples contextes musicaux.Notre violoncelle du jour, appartient, lui, à Guillaume Latil. C’est d’ailleurs un instrument qu’il a toujours vu et entendu, car il a grandi avec une maman prof de violoncelle. Elle lui a notamment appris à ne pas avoir peur de l’emmener hors des sentiers battus. Alors, depuis qu’il en a fait sa vie, il navigue entre jazz, musique de chambre et du monde. Et on l’a croisé auprès de Youn Sun Nah, Lou Tavano ou Sélène Saint-Aimé.Nos deux hommes réunissent tous leurs mondes sur un très bel album en duo, « Hémisphères ». Avec des clins d’œil à Robert Schumann, Piazzolla, Pixinguinha Chopin ou même à la musique bulgare. Un dialogue sensible, joueur, plein de grâce qu’ils présenteront en concert le 15 octobre au Petit Duc, à Aix-en-Provence, et le 5 novembre au Café de la Danse, à Paris. Et dès ce midi dans notre Deli.(c) JE EftehkariSi on a la sourire en ce début de semaine, c’est aussi parce qu’on a reçu des nouvelles d’un jeune pianiste américain qu’on adore !Sean Mason a 27 ans, et déjà, du style, du swing et du talent à revendre. Sa musique, c’est tout simplement la classe ! Elle renvoie aux années 50 et 60, tout en étant parfaitement ancrée dans la modernité new-yorkaise…La preuve, avec ce tout nouveau morceau, Rediscovery, enregistré en quintet.Ce Deli, on le dédie à la mémoire d’un génie : le Brésilien Hermeto Pascoal, qui s’est éteint ce week-end à 89 ans.Hermeto Pascoal jouait de l’accordéon, de la flûte, du saxophone, des claviers, de la guitare, des percus. Rien que ça, c’est déjà énorme !Mais pour lui, tout était musique, tout était propice à la création ! N’importe quel objet pouvait se transformer en instrument. Et il intégrait aussi les bruits de la nature et le chant des animaux dans sa musique.Hermeto Pascoal avait impressionné jusqu’à Miles Davis, qui l’avait convié à participer à son album, Live Evil, au début des années 70.On l’écoute, nous, en 1977 avec « Chorinho Pra Ele », extrait de l'album Slaves Mass.
Encore plus balèze que les Quatre Fantastiques et Superman au cinéma : le pianiste Fred Nardin pendant trois soirs au Duc des Lombards, et à l’honneur toute la journée sur TSFJAZZ ! Mais oui, depuis ce matin, notre super-héros, c’est lui !Quel est son pouvoir, vous allez me demander ? C’est très simple : Un toucher cristallin, du swing à revendre, un appétit de musique insatiable et une immense culture jazzistique.Il est tellement fort Fred Nardin ! Tout le monde se l’arrache, et il est sur tous les fronts !C’est l’un des fondateurs, et aujourd’hui encore un pilier de l’Amazing Keystone Big Band…Depuis quelques années, il officie aussi en tant que claviériste et directeur musical de Pascal Obispo…Il fait la même chose avec Stefano Di Battista…Il dirige ses propres groupes, et il n’est pas rare non plus de le voir accompagner des musiciens étrangers de passage à Paris.Bref, Fred est hyperactif, et nous, on est hyper heureux à chaque fois qu’on l’entend.Et depuis ce matin, nous sommes servis ! Il a imaginé pour nous, une série de duos avec plusieurs des musiciennes et musiciens qui vont défiler à ses côtés, de ce soir à samedi au Duc des Lombards.Et près le contrebassiste Viktor Nyberg dans les Matins Jazz, te voici Fred Nardin, sur la scène du Deli Express, en compagnie de Raynald Colom et Inor Sotolongo...Un trompettiste et un percussionniste qu’on retrouve aussi en invité sur ton nouvel album, « Trio + ».
Ce midi, un seul mot clé : Zangbeto !A l’origine, c’est le nom d’une société de porteurs de masques au Bénin, dont la mission est de protéger les communautés contre les mauvais esprits. Mais Zangbeto, c’est aussi le quintet à l’honneur de notre Deli Express. Une belle aventure qui a débuté, il y a quatre ans, lorsque trois instrumentistes togolais, Joachim Amouzou, Honoré Dafo, et Hénoc Fafadji, ont participé à une résidence musicale avec Peter Solo de Vaudou Game.L’alchimie entre eux trois a été si forte qu’ils n’ont plus jamais arrêté de jouer ensemble, jusqu’à taper dans l’œil de l’Académie d’été du festival Jazz à Vienne.C’est là qu’ils ont noué une solide complicité avec le trompettiste Félicien Bouchot, échappé d’orchestres qu’on adore sur TSFJAZZ, l’Amazing Keystone Big Band, Bigre et le Skokiaan Brass Band.Ensemble, et avec aussi l’arrivée du guitariste Romain Baret, ils ont commencé à travailler sur un répertoire fusionnant jazz, rythmes et chants d’Afrique de l’Ouest. Le résultat était tellement bon et bouillant qu’ils devaient absolument l’immortaliser sur un album : « Ezo », paru l’an passé et qu’ils présentent en concert ce soir au Duc des Lombards, et dès ce midi sur la scène de notre Deli Express.Voici Joachim Amouzou au piano, Honoré Dafo à la basse Henoch Fafadji à la batterie, Romain Baret à la guitare, et Félicien Bouchot à la trompette.On le sait, nous : le jazz en club, le jazz en concert, ce sont des émotions incomparables, des moments forts et uniques !On est donc comme des fous depuis qu’on nous a annoncé la sortie le 24 octobre d’un live inédit du pianiste Horace Silver, un pilier de l’âge d’or du label Blue Note, et le tenant d’un jazz gorgé de blues, de gospel, de soul et de ses racines cap-verdiennes. Le live en question reprend un concert d’août 1965 à Seattle.A cette époque, dans son groupe, Woody Shaw faisait des merveilles à la trompette et Joe Henderson faisait pareil au saxophone.On en écoute un extrait ce midi : une version fougueuse du Cape Verdean Blues !Il est né un 10 septembre : le regretté Roy Ayers qui s'est lui aussi tourné vers l'Afrique au cours de sa longue carrière.A la fin des années 70, le vibraphoniste est parti en tournée à travers le Nigeria pour assurer les premières parties des concerts de Fela Kuti.A la fin de cette série de trente dates, les deux hommes sont entrés en studio pour gravé un album paru en 1980, Music of Many Colours, dans lequel on se plonge en fin d'émission.
Ce midi, c'est la grande grande classe !On passe Deli en compagnie de Brad Mehldau.On va aligner les superlatifs, mais c’est certainement le pianiste les plus influent de ces trente dernières années… Un homme qui a renouvelé l’art du trio, changé la face du jazz et profondément marqué les générations qui ont suivi !En 2002, avec l’album Largo, il s’affirmait même comme un esthète à la vision unique, synthétisant de façon impressionnantes toutes ses influences, de la musique orchestrale européenne à la drum’n’bass, avec le jazz, en dénominateur commun et des moyens de production et d’enregistrement qu’on avait plutôt l’habitude de voir dans la pop.Depuis, Brad Mehldau n’a jamais cessé à la fois, de magnifier son instrument, mais aussi de chercher de nouveaux possibles…Comme sur le disque Finding Gabriel, paru il y a six ans…Un trip sonore fascinant inspiré par sa lecture approfondie de la Bible, et sur lequel il s’amuse avec toutes sortes de claviers et avec des chœurs.Le nouvel album de Brad Mehldau est un nouveau coup de maître.Avec « Ride Into the Sun », il renoue d’ailleurs avec l’esprit pop de Largo, et l'ambition orchestrale d’un autre de ses sommets, Highway Rider. Mais ici, il célèbre la mémoire d’Elliott Smith, l’un de ses artistes préférés et un poète maudit du rock américain.Il le fait à travers un répertoire à géométrie variable, du solo à l’orchestre, avec des invités tels que le joueur de mandoline et chanteur Chris Thile, ou encore de David Rossen du groupe Grizzly Bear.Un disque fort et sublime qu’on est heureux et fiers d’explorer ce midi à ses côtés. (c) Yoshika Horita
Notre invitée est un phare pour toute la nouvelle génération du jazz français.Ne suivant que son cœur et ses envies, la batteuse Anne Paceo a très tôt développé un univers singulier, empli de poésie, d’ouverture sur le monde, d’exploration sonore ! Sans le savoir, elle a donné confiance et servi d’exemple à beaucoup de musiciens qui ont suivi.C’est que rien ne l’arrête ! Tout est prétexte à élargir le spectre des possibilités. Jouer avec des musiciens traditionnels birmans ? Elle l’a fait…Se pencher sur l’importance de la musique et de la voix dans les rites chamaniques…Fait également !Pour son huitième album, Anne Paceo est allée voir encore ailleurs : dans les profondeurs, dans son amour pour l’eau et les océans.Il faut dire qu’elle a vécu une expérience assez forte, il y a trois ans, en faisant de la plongée pour la première fois de sa vie : ça a été un moment magique ! Un moment d’apesanteur et de contemplation, et quelque part le début de ce projet passionnant…Je ne sais pas comment tu fais Anne, ça doit être le travail sur les voix et les claviers…Mais on a l’impression d’être sous la mer, d’être en immersion de la première à la dernière note d’Atlantis. Un album puissant, flirtant avec la pop et l’électro, et que tu présentes en en concert demain soir à Jazz à La Villette. Et dès ce midi dans notre Deli…Te voici à la batterie et au chant, avec Maya Cros aux claviers, Gauthier Toux au piano, Christophe Panzani au saxophone, Lilian Mille à la trompette et Laura Cahen au chant !(c) Tanguy GinterCe midi, on souhaite aussi un joyeux anniversaire à Peter Bernstein, l’un des boss new-yorkais de la guitare, et ça fait une trentaine d’années que ça dure ! Auprès de Diana Krall, Lonnie Smith ou Brad Mehldau dont il est l’un des proches. Brad Mehldau était d’ailleurs le pianiste de son tout premier album, « Somethin’s Burnin’s », enregistré en 1992.
Pour nous, c’est clair ! Quand on les voit, quand on les écoute, on se dit qu’ils étaient faits pour s’entendre ! Donny McCaslin et le groupe Ishkero partagent le même goût pour les explorations sonores, la même envie de brouiller les pistes, de faire sauter les barrières, d’aller fouiller les recoins de leurs influences musicales.Donny a été le dernier saxophoniste et directeur musical de David Bowie, celui qu’on entend sur Blackstar et Ishkero est au cœur des nouvelles tendances qui agitent la scène française. Ses membres trippent d’ailleurs depuis longtemps sur sa musique. Et grâce au soutien de l’opération Talents Adami Jazz, ils peuvent non seulement le rencontrer, mais aussi se produire avec lui.Au printemps dernier, il y a un eu un concert d’anthologie à Jazz sous les Pommiers, puis un autre cet été à Jazz à Vienne. Et tout ce beau monde remet ça jeudi soir au festival Jazz à La Villette. Ça va être explosif et génial ! Ils vont jouer le répertoire du nouveau disque de Donny McCaslin, « Lullaby for the Lost » (à paraître le 26 septembre chez Edition Records). Un répertoire qu’on explore dès ce midi dans Deli Express, avec Donny McCaslin au saxophone, et donc tous les Ishkero : Tao Ehrlich à la batterie, Antoine Vidal à la basse, Arnaud Forestier aux claviers et Victor Gasq à la guitare ! On est comme des fous, c'est la rentrée. On avait hâte de vous retrouver. Et on vous la souhaite remplie d’autant de groove et d’énergie que ce morceau du bassiste Jaco Pastorius : « Kuru / Speak Like a Child » !
Vous en connaissez beaucoup, vous, des trompettistes adoubés à la fois par Wynton Marsalis et Beyoncé ? Nous, on n’en voit qu’un : c’est Keyon Harrold, un pied dans le jazz, l’autre dans le hip-hop et la soul. Un musicien génial et hybride, dont l’ouverture d’esprit colle à merveille avec tout ce que défend le New Morning…Et ça tombe bien, c’est là que Keyon et son quintet se produisent ce soir, dans le cadre du All Stars Festival, que le club parisien organise tous les étés et qui rassemble du beau monde.On va en parler avec la programmatrice du New, Christine Badier.Et on va donc se régaler aussi avec Keyon Harrold et son groupe, parce qu’ils sont là ce midi, sur notre scène.Bienvenue Keyon ! L’an passé, tu as sorti ton troisième album, Foreverland. C’est le répertoire dont il sera question au New Morning. Il y aura peut-être aussi, remarque, des nouveaux morceaux. Tu vas nous l’expliquer.Mais tout de suite, te voici en live, avec Nir Felder à la guitare, Chad Selph au piano, Jermain Paul à la basse, Charles Haynes à la batterie !
Ce midi, c’est la folie ! On accueille une incroyable chorale sud-africaine : le Thanda Choir. Un groupe fondé il y a deux ans à peine à Khayelitsha, dans l’agglomération du Cap et qui s’adresse à la jeunesse des townships, en leur créant un espace d’expression, de liberté et d’évasion par le chant et la danse.Le tout en imaginant des répertoires qui fusionnent les traditions musicales d’Afrique du Sud, notamment l’utilisation de la langue xhosa avec des influences d’aujourd’hui. Le résultat est tellement puissant et sublime, que j’en ai la chair de poule rien que de vous en parler.Mais vous allez vous en rendre compte, vous aussi, dans une poignée de secondes.Parce que oui, le Thanda Choir est à Paris. C’est même la première fois que ses membres voyagent à l’étranger.Et s’ils sont là, c’est grâce à Melody Gardot qui a découvert leurs vidéos en se baladant sur les réseaux sociaux. Elle a tellement flashé qu’elle a immédiatement décroché son téléphone pour les inviter à participer à ses concerts événements à l’Olympia. Il y en a huit, en tout…Quatre qui ont déjà eu lieu, et les derniers qui vont se dérouler de jeudi à dimanche.Entre toutes ces dates, le Thanda Choir multiplie les performances surprises et virales dans les rues parisiennes. Et ce midi, quelle chance, et quel honneur de les avoir au grand complet sur la scène du Deli Express.Ils sont quatorze ! Voici :Zinziwe Mazotsho, voix altoSiyasanga Mhlekwa, voix ténorIva Sogiba, voix lead et altoZoleka Mazotsho, voix soprano et percussionsZizipho Mathonsi, voix lead et sopranoSiphokazi Mnyamana, voix altoNosiphiwo Mnyamana, voix sopranoAsandisa Siswana, voix lead et altoLukhanyo Nodolo, voix basseLisakhanya Maqhajana, voix ténorLuyolo Jika, voix basse et chef de chœur Aviwe Gigi, voix ténor et chef de chœur Lonwabo Mguzula, voix basse Et Sisipho Tom, voix sopranoOn va vivre un grand moment tous ensemble !
Sylvain Luc était bien plus qu’un Guitar Hero. C’était un « grand grand », pour reprendre les mots de Michel Legrand sur notre antenne, il y a une quinzaine d’années.Un guitariste, bluffant de virtuosité, d’imagination et de générosité. Et surtout une belle âme, l’une de ces personnalités rares qui illuminait de sa présence n’importe quelle scène, n’importe quel studio.C’est peu dire que Sylvain Luc a marqué la scène française ! Michel Portal, Dee Dee Bridgewater, Didier Lockwood, Richard Bona…Il a été leur complice.Il y a aussi, bien sûr, tous les albums !Les duos avec Biréli Lagrène, Richard Galliano ou Stefano Di Battista, le Trio Sud, en compagnie d’André Ceccarelli et Jean-Marc Jafet. Les solos, dont l’ultime Simple Song. Et tellement d’autres moments de grâce !Un an et demi après sa disparition soudaine à 58 ans, plusieurs de ses proches célèbreront sa mémoire et son héritage à l’occasion d’une grande Sylvain Luc Célébration, lundi prochain à 22h, dans le cadre du Peillon Jazz Festival…Un concert qui sera notamment marquée la présence de la guitariste Marylise Florid qui était son épouse mais aussi sa partenaire sur scène, et avec laquelle nous serons en ligne au cours de cette émission.Également présents la semaine prochaine à Peillon, et avec nous dès ce midi en studio, le trompettiste Stéphane Belmondo, l’harmoniciste Olivier Ker Ourio et le contrebassiste Rémi Vignolo.Et sur notre scène aussi, l’un des pairs guitaristes de Sylvain Luc. Ils se connaissaient depuis plusieurs décennies : Khalil Chahine.
Ils sont là, en studio, ça va être le feu ! Dans quelques minutes, le collectif londonien Kokoroko va faire trembler notre Deli, avec deux titres en live de leur prochain album, « Tuff Times Never Last ».Mais avant cela, impossible de ne pas dédier notre émission, au pianiste, chef d’orchestre, compositeur et arrangeur Lalo Schifrin, dont on a appris la disparition à 93 ans. On lui doit une série de B.O. cultes, de Mission Impossible à Bullitt, en passant par l’Inspecteur Harry, Opération Dragon. Même la musique de Starsky & Hutch, c’est lui !Mais son parcours est aussi solidement ancré dans le jazz, une musique dont il s’est passionné dès l’adolescence.C’est même dans le jazz, en tant que pianiste, et à Paris qu’il a débuté sa carrièreUne carrière profondément marquée par sa rencontre et sa collaboration avec le trompettiste Dizzy Gillespie.Lalo a même fait partie de son quintet au début des années 60, et l’a retrouvé en 1977 pour l’album Free Ride, dont voici un extrait sur TSFJAZZ, Unicorn.On va même entendre la voix de Lalo Schifrin, extraite d’une interview de notre collègue Laurent Sapir, qui avait l’honneur de le rencontrer en 2016.L’été sera chaud, l’été sera Kokoroko.Et donc rempli de bonnes vibrations, de groove sensuels, de mélodies imparables et cuivrées !Quand toute la nouvelle scène londonienne a déboulé il y a sept-huit ans, on a tout de suite senti que ce collectif-là avait un p’tit truc en plus, un supplément d’âme qui les rendaient irrésistibles. Il y avait une force tranquille qui émanait de leurs morceaux, toujours beaucoup de goût, et un éventail d’influences qui allait du jazz à l’afrobeat.On a été fan dès le début.Et ce qu’on adore depuis chez Kokoroko, c’est qu’à chaque nouveau projet, le groupe élargit l’horizon des possibles. Leur nouvel album,« Tuff Times Never Last » sortira le 11 juillet, et pour la première fois le groupe privilégie le format chanson et reprend à son compte la philosophie de George Clinton, One Nation Under a Groove, en s’ouvrant au reggae, à la soul, au funk et même au disco… C’est doux, c’est stylé, c’est parfait pour les grandes vacances. Et c’est un répertoire que Kokoroko présente demain en avant-première au Festival Django Reinhardt de Fontainebleau…Et dès ce midi, c’est la folie : ils sont au grand complet sur la scène du Deli Express.Welcome everybody…Voici Onome Edgeworth aux percussions, Sheila Maurice-Grey à la trompette et au chant, Oluwatobi Adenaike-Johnson à la guitare, Ayobami Salawu à la batterie, Duane Atherley à la basse, Yoannes Kebede est au piano et Anoushka Nanguy au trombone !
Ça aussi, c’est la French Touch !Et cette touche française-là, le monde entier nous l’envie depuis 140 ans. Depuis que le clarinettiste Henri Selmer a créé sa marque d’instruments dans son atelier de Montmartre en 1885.Vous voulez des noms ? C’est parti : Charlie Parker, Sidney Bechet, Stan Getz, Sonny Rollins, Maceo Parker…Mais aussi Benny Goodman, Eric Dolphy, Artie Shaw…Ils ont tous joué sur des saxophones ou des clarinettes Selmer.En plus des instruments à vents, le fabricant a aussi construit, un temps, des guitares. Et là, comme ambassadeur on peut citer le grand Django Reinhardt himself.Cette belle histoire valait bien un festival : le Selmer Music Festival, qui a débuté samedi dernier pour la Fête de la Musique, et qui nous réserve encore deux soirées immanquables, vendredi et samedi au Cirque d’Hiver Bouglione ! Vendredi, c’est le classique et les musiques du monde qui seront célébrées.Et alors samedi, ça va être la fête, la bamboche, la fiesta du jazz, avec notamment un All Star Selmer Big Band créé spécialement pour l’occasion et rassemblant la crème de la crème : de Géraldine Laurent à Olga Amelchenko, en passant par Pierrick Pedron, Giacomo Smith, Baptiste Herbin, et même China Moses. Le tout sous la direction de Pierre Bertrand. Ça va être chaud, ça va être explosif !Il y aura aussi l’un de nos invités, Stéphane Guillaume. On est ravi que tu sois là, Stéphane. Tu une pointure française du saxophone. Tu vas nous raconter les répètes avec cet orchestre inédit. On a hâte de t’entendre.Mais là, tu es sur notre scène avec deux autres participant à la soirée de samedi. Parce qu’outre le big band, le pianiste Andy Emler sera aussi à l'honneur. Mais oui un pianiste dans un festival qui célèbre les instruments à vent.Andy Emler est l’un des esprits les plus libres, singuliers et empêcheurs de tourner en rond de la scène hexagonale. Et pour son nouveau projet, il a convié autour de son trio, un octuor de clarinettes. C’est l’album, « Le temps est parti pour rester », qu’il va donc présenter au Cirque d’Hiver, avec notamment Thomas Savy à la clarinette basse.Avant cela, Andy et Thomas vous êtes, vous aussi ce midi sur la scène du Deli. Merci d’avoir répondu à notre invitation ! Surtout qu’on va vivre dans un instant, un moment inédit : une rencontre à trois, avec Stéphane Guillaume, donc.Mais juste avant de vous entendre, on tire notre chapeau à cette programmation du Selmer Music Festival que l’on doit à Adrien Besse, aussi présent ce midi et qu’on va aussi entendre au cours de cette émission.
Un jazz pur, élégant, s’abreuvant à la source du blues, du bop, des standards et des grands maîtres tels que Grant Green…Voilà pour l’esthétique de notre invité, le guitariste Yves Brouqui, un musicien français parti tenter l’aventure new-yorkaise, pour vivre à fond sa passion du jazz.Yves a passé sept ans dans la Big Apple, de 1994 à 2001, et l’endroit où il adorait jouer, traîner, et se prendre des claques, musicales, c’était au Smalls Jazz Club, dans le quartier de Greenwich Village.Il s’est notamment lié d’amitié avec Spike Wilner, qui est un puits de culture, un pianiste fabuleux, et depuis 2007, le propriétaire des lieux.Et si Yves Brouqui est rentré poursuivre sa carrière en France, il n’a jamais rompu le dialogue avec son buddy, avec son frère américain, dont il convie le trio à l’accompagner sur son nouvel album, Mean What You Say…Ça vient de sortir sur le label SteepleChase. Ce disque, c’est tout simplement la classe ! Un mix entre standards et compositions personnelles, interprété, et ce sont ses propres mots, avec une « dream team new-yorkaise », notamment le regretté Anthony Pinciotti à la batterie.C’est un répertoire qu’Yves Brouqui et Spike Wilner présentent en concert vendredi et samedi au Duc des Lombards, à Paris. Et on en a de la chance, car les voici dès ce midi sur la scène du Deli Express, en compagnie de Paul Gill à la contrebasse et Joe Strasser à la batterie.
Unique, précieux, indispensable et toujours tellement classe niveau programmation.La Défense Jazz Festival est tout ça à la fois ! Sans compter que sa tenue sonne tous les ans le retour de l’été… Décidément, on a le sourire dès qu’on pense à ce rendez-vous organisé par le Département des Hauts-de-Seine, et dont la 48e édition ouvre ses portes en ce moment. Car l’une de ses particularités, c’est de proposer des concerts à la mi-journée - 12h15 et 13h - puis en soirée.Cette année, c’est Wet Enough !? qui va ouvrir le bal, un jeune groupe génial, bourré d’énergie et qui aime autant le jazz que le hip-hop.Le festival est unique aussi, parce qu’il propose une vingtaine de concerts en plein air, sur le parvis de La Défense, au cœur d’un des quartiers d’affaire les plus importants d’Europe. Et que tout est entièrement gratuit !J’ai bien dit TOUT. Même la légende Herbie Hancock qui fera la clôture dimanche !D’ici là, c’est la classe aussi…Rien que ce soir : le groupe RP3 de Rémi Panossian et les Anglais de Gogo Penguin, en mode trio du futur.On va partir loin, mercredi, grâce au oudiste et chanteur Dhafer Youssef.Et on ne va pas louper, non plus ces prochains jours : Angélique Kidjo, Célia Kaméni, le poète Anthony Joseph, ou l’irrésistible voix soul de Jalen Ngonda.Je vous le disais : programmation impeccable ! On tire notre chapeau au directeur artistique, David Ambibard qu’on va entendre au cours de ce Deli.La Défense Jazz Festival c’est aussi un tremplin jazz historique et l’un des plus prestigieux en France.Un centaine de dossiers ont été déposés. Six groupes seulement ont été sélectionnés…Chacun fera un concert de 30 minutes, entre mercredi et jeudi…Et les vainqueurs seront connus dans la foulée.On va bien sûr, les citer au cours de ce Deli, et on va en parler avec l’un des membres du jury, Pascal Pilorget, fondateur et directeur de l’agence de bookings GiantSteps.Depuis 1977, le Concours National de Jazz à La Défense a révélé des tonnes de musiciennes et musiciens qui sont ensuite devenus des pointures.On souhaite la même trajectoire au trompettiste et claviériste Roman Reidid et à son groupe, Paper Chase, qui a gagné l’an passé, qui se produira sur le parvis, demain à la mi-journée, et que voici dès ce midi sur la scène du Deli Express.C’est un plaisir de commencer la semaine avec toi, Roman…L’an passé, à La Défense, tu as mis tout le monde d’accord avec ton univers à la cool, porté par des mélodies percutantes et un groove qui évoque Alfa Mist ou Roy Hargrove.Te voici ce midi en compagnie de Dee Huang à la guitare, Baptiste Willot à la basse et Julien Roger à la batterie.
Qui a dit que les jeux vidéo ne menaient à rien ? Certainement pas les parents de notre invité ! C’est grâce à Guitar Hero qu’Aron! a eu envie de se mettre pour de vrai à la guitare.Il avait huit ans et il a bien fait ! Quinze ans plus tard, il a rajouté d’autres belles cordes à son arc : il chante, joue du piano et excelle dans l’écriture de mélodies douces, touchantes et qui renvoient à Frank Sinatra, Nat King Cole et au répertoire des années 40. Car son truc à lui, ce sont les chansons rétro, les balades old-school, comme il les nomme lui-même.Après avoir affolé TikTok et Instagram avec les vidéos qu’il poste quotidiennement, Aron! a séduit le label historique d’Ella Fitzgerald, Verve Records, sur lequel il vient de sortir son premier EP, Cozy You (And Other Nice Songs)… Un recueil de six chansons fragiles, touchantes, irrésistibles, qu’il vient nous présenter ce midi…Bienvenue Aron ! Wecome !Nous sommes ravis et comme des fous de te recevoir, surtout que c'est ta toute première radio…Avant de t’entendre en live, je précise que tu signes toutes les compos, paroles et musiques de cet EP !
Vous avez vu passer cette nouvelle de fou ?Après trois Bercy, enfin trois Accor Arena, comme on dit maintenant, qui ont tous étaient remplis, le trompettiste Ibrahim Maalouf va encore plus loin, encore plus haut.Il célébrera ses 20 ans de carrière avec une soirée XXL sur la scène de Paris La Défense Arena : une salle de 40 000 personnes qu’il va investir le 10 avril 2027.Ibrahim promet déjà d’en faire « une immense célébration du jazz » …Ça mérite un coup de téléphone, en ouverture de notre Deli Express.Pour notre invité, le jazz c’est corps et âme ! Et depuis qu’il a débarqué à Paris, il y a dix ans, il a décidé de vivre sa passion à fond.Le batteur Paul Morvan est entièrement dédié et dévoué à la cause…Ou comme on dit en anglais, Dedicated.Ça tombe bien, c’est le titre de son premier album en leader.Un témoignage de son amour pour cette musique, son histoire et ses héros…Le répertoire puise dans l’œuvre des grands maîtres : Charlie Parker, Cedar Walton ou Horace Silver.Le témoignage aussi de son ambition : celle de continuer à faire avancer le swing - il signe deux compositions – et d’un musicien pleinement connecté à son temps : il s’entoure de deux pointures : le new-yorkais David Wong à la contrebasse et Dmitry Baevsky au saxophone.C’est que Paul aussi s’est taillé une place de choix sur la scène actuelle. En cinq-six ans, pas plus, il est devenu l’un des batteurs incontournables des clubs de jazz parisiens. Il anime d’ailleurs régulièrement les jam sessions du Duc des Lombards.Et a noué de solides relations avec des tonnes de musiciens, citons-en deux : la flûtiste Christelle Raquillet et le guitariste Hugo Lippi. On les retrouve en invités sur Dedicated dont il célèbre la parution ce soir au Duc…Et dès ce midi dans Deli Express. Te voici avec Dmitry Baevsky et David Wong !
La vie c’est quand même un sacré voyage, surtout quand on s’appelle Itai Kriss !C’est l’homme qui est là, à quelques mètres de moi sur la scène du Deli Express et qui va nous présenter, dans un instant, son nouvel album, Daybreak.Si je parle de voyage, ce n’est pas seulement parce que son instrument, la flûte, nous envoie systématiquement au septième ciel. Ce n’est pas seulement non plus parce que sa trajectoire va d’Israël, où il a grandi, à New York où il réside depuis plus de 20 ans.Mais parce que son œuvre est plurielle, colorée et qu’elle nous fait visiter des tonnes de contrées.La musique latine ? Itai Kriss aime tellement ça, qu’il s’est illustré dans des orchestres de mambo et de salsa, et qu’il a créé il y a sept ans, le projet Telavana, un pont entre les groove de la Méditerranée et les musiques afro-cubaines, avec l’improvisation en trait d’union.Le jazz, bien sûr ! Il est tombé dedans adolescent après que son papa l’ait initié au blues et au gospel. Et c’est par le hard-bop qu’il a définitivement basculé.Cette esthétique magnifiée en leurs temps par Art Blakey et Horace Silver l’a profondément marqué et elle irrigue une bonne une partie du répertoire de Daybreak…Son nouvel album donc, qui sortira le 27 juin chez Jojo Records, et qui nous emmène aussi au Brésil, le temps de trois morceaux sur lesquels il convie le guitariste Yotam Silberstein.Pour cette aventure, Itai s’est aussi entouré d’une rythmique new-yorkaise royale, notamment le regretté Anthony Pinciotti à la batterie, disparu il y a quelques mois, et à qui il dédie ce disque.Itai Kriss est à Paris pour des concerts au Duc des Lombards, ce soir à 19h30 et 22h…Et donc dès ce midi tu es à l’honneur de Deli Express :Welcome Itai !Te voici avec Jorge Vistel à la trompette, Michael Valeanu à la guitare, Pablo Vergara au piano Felipe Cabrera à la contrebasse et Jesús Vega à la batterie.
Lyrisme, délicatesse, poésie…Trois mots qui nous viennent à l’esprit pour décrire l’ambiance qui plane sur le nouvel album de notre invité : le pianiste Rob Clearfield. Un musicien de Chicago installé à Marseille, et qui est profondément pétri de cette double culture.De Chicago, il a gardé un esprit frondeur et le plaisir de jouer avec les textures, de tailler, malaxer la matière sonore…Comme pourrait le faire, Ce batteur Makaya McCraven, dont il est proche – c’est d’ailleurs à ses côtés qu’on l’avait découvert.Et depuis l’Europe où il réside donc désormais, Rob Clearfield cultive un amour pour les mélodies cristallines, les harmonies pastorales, le tout saupoudré de touches d’impressionnistes.« Voice in the Wilderness » est fait de tout ça, et bien plus encore ! C’est un disque qui vient de sortir chez Jazz & People, et sur lequel notre bonhomme fait des merveilles en trio ou en quartet, avec sur certains titres l’ajout du trompettiste Itamar Borochov.Makaya McCraven, encore lui, produit deux des neuf titres, et le tout est à découvrir en concert ce soir au Duc des Lombards, à Paris, dans le cadre des soirées Nouvelle Scène. Trois sets en entrée libre, à partir de 19h30. Rob se produira aussi vendredi au Théâtre de l’Oeuvre à Marseille.Avant de l’applaudir, voici Rob Clearfield à notre piano, en compagnie de Joe Sanders à la contrebasse, Fred Pasqua à la batterie, et Hermon Mehari à la trompette !
La programmation bien sûr ! Elle est toujours impeccable, festive et de haut niveau.L’ambiance, avec une équipe de passionnés aux commandes.Et le cadre beau et champêtre : en l’occurrence ici, dans le parc du Château de Maisons-Laffitte.Mais oui, c’est bientôt le retour du Maisons-Laffitte Jazz Festival qu’on adore pour toutes les raisons qu’on vient d’évoquer. Mais aussi parce qu’il sonne l’arrivée de l’été.La 21e édition sera lancée vendredi soir avec les princes du jazz cubains, les membres d’El Comité. Ne les loupez pas, c’est le feu à chaque fois. Puis défileront jusqu’au 29 juin, Cimafunk, le duo Youn Sun Nah & Bojan Z ou le trio Emile Londonien, à la pointe de la nouvelle scène française. On est aussi impatients d’applaudir, le violoniste Mathias Lévy qui présentera son nouvel album, Chant Song, en avant-première avec Lou Tavano à ses côtés, ce sera dimanche à 17h…Et d’assister à la belle rencontre entre Anne Sila et Angelo Debarre…Côté jazz manouche, à suivre aussi Les Doigts de l’Homme et le guitariste Sébastien Giniaux. On va en parler ce midi avec Samuel Strouk, le directeur et programmateur du Maisons-Laffitte Jazz Festival, lui aussi guitariste d’ailleurs.Outre le Parc du Château, les équipes du Maisons-Laffitte Jazz Festival vont aussi transformer le camping international Sandaya, en club de jazz, avec un concert des Blue Jitters, le mardi 24 juin. Les Blue Jitters c’est un groupe parisien irrésistible et dingue de jazz rétro, des années 20, 30 et 40. Et ils ont une raison d’être : nous faire danser. Ils ont une certaine expérience en la matière, puisqu’ils sont actifs depuis 2013...Alors ça va être la fête, mardi en huit !Et nous on prend de l’avance : voici les Blue Jitters sur la scène du Deli Express, avec Caloé au violon et au chant, Louis Alléaume à la trompette, Florian Marques au saxophone, Nicolas Almosni à l’accordéon, Paul de Robillard à la guitare, Ahmed Ghanem à la contrebasse, et Martin Cazals à la batterie.Avant de vous entendre, je précise que vous avez récemment sorti un album qui porte votre nom, Blue Jitters, sur lequel on retrouve les deux titres que vous nous interprétez ce midi sur la scène du Deli Express !
Notre premier invité, aime voir les choses en grand ! Au cours de sa longue carrière, il s’est illustré dans de nombreuses configurations...Mais rien ne lui donne autant de frissons que la puissance d’un big-band ! Quel honneur d’accueillir ce midi, le trompettiste, chanteur, et chef d’orchestre Jean-Loup Longnon.Son amour pour les grands ensemble, ne se limite d'ailleurs pas aux big-bands. Au cours de sa carrière, il a aussi composé plusieurs pièces pour orchestre symphonique.Et ça la démangeait tellement que Jean-Loup Longnon vient de reformer son big-band. C’est qu’au fil des ans, ils en ont vécu des choses fortes tous ensemble ! Ses membres sont même devenus une véritable famille unit par les liens du swing, du bebop, de la chanson française et de la bonne humeur...Autant d’ingrédients qui rendent irrésistibles, l’album Istanbounce, qui vient de sortir et que Jean-Loup Longnon présente en concert ce soir au Bal Blomet, dans le 15e arrondissement de Paris.Au programme des compositions récentes et des classiques de l’orchestre, ainsi que des variations autour de standards du jazz, et au-delà, avec des incursions du côté des répertoires de Gilbert Bécaud ou Boris Vian. Un répertoire qu’on explore ce midi en sa compagnie !Le groove tranquille ! Les climats planants !!! Et les bonnes vibrations…Voilà ce qui nous séduit chez Mohs. Et d’ailleurs, ce quartet, c’est un nouvel exemple, une nouvelle preuve qu’il se passe des choses incroyables en Suisse, côté jazz !Mohs est composé de Zacharie Ksyk à la trompette, Erwan Valazza à la guitare, le bassiste Gaspard Colin et le batteur Nathan Vandenbulcke. Ensemble, ils ont trouvé l’équilibre parfait entre acoustique et électronique. Au lendemain de leur concert au Duc des Lombards, et à l’occasion de la sortie de leur troisième album, Baïne, voici Mohs sur la scène du Deli Express !
Planer, s’envoler, s’évader...Pour notre invité, c’est plus qu’une nécessité. C’est une philosophie, la clé de son épanouissement.C’est surtout son quotidien de pilote de ligne slash saxophoniste. Mais oui, vous avez bien entendu, Benjamin Petit est les deux.Et il atteint autant le septième ciel quand il souffle dans son alto que lorsqu’il est installé dans le cockpit d’un Airbus d’Air France, la compagnie sur laquelle il officie depuis de nombreuses années.S’il mène ces deux activités de front, ce n’est pas pour épater la galerie, mais par fidélité à ses rêves, à ses passions d’enfance. Et il les honore de la plus belle des manière : officier dans une compagnie aérienne d’excellence, et musicien qui s’est longuement illustré dans les groupes de Michel Jonasz et Kad Merad. Mais aussi avec Lionel Richie, Paco Sery et le regretté Didier Lockwood.Aujourd’hui dès qu’il n’est pas dans les airs, Benjamin Petit court les clubs, et ce quel que soit l’endroit du globe où il se trouve. C’est qu’il en a vu du paysage ! Ça lui a même inspiré le répertoire de son nouvel album, « Requiem For the Nomad King », une ode aux voyages et à l’ailleurs.Un disque surtout intense, animé par le feu sacré, dont Benjamin signe toutes les compositions.A ses côtés pour cette nouvelle aventure, la pianiste Julia Perminova, le contrebassiste Jeremy Bruyère et le batteur Raphaël Pannier.Il y a même la chanteuse Lynn Adib, invitée le temps d’un titre fort en émotion. Ce répertoire, Benjamin Petit le présente en concert ce soir au Bal Blomet, à Paris, dans le cadre des Jeudis de Jazz Magazine.Mais nous, on fait la fête dès ce midi dans Deli Express, avec le quartet au complet.
Ce midi, on fait plus que croire en nos rêves, on les réalise. Et on n’est pas les seuls...Notre invité aussi. Le titre de son nouvel album, El sueño, signifie d’ailleurs « le rêve », en espagnol. Celui que le vibraphoniste Lucas Dorado vit éveillé depuis son plus jeune âge, entouré de musique et d’artistes, à commencer par son papa, le guitariste Carlos Dorado. Il lui a transmis l’amour du jazz et du folklore argentin. Deux influences, deux piliers même, qu’il explore sur ce disque, faisant la part belle à ses compositions, et à une instrumentation pleine de grâce.On y entend du bandonéon, de la guitare, le vibraphone de Lucas bien sûr, et de belles surprises ça et là : les voix envoûtantes d’Ingrid Legrand et Aitzi Cofre Real, Juan Villaroel l’un des contrebassistes les plus en vue de la nouvelle scène parisienne, qui s’exprime à la basse électrique sur un morceau qu’on croirait tout droit sorti d’un vieux disque de jazz-funk. Il y a même le percussionniste Minino Garay qui pointe le bout de son nez sur deux morceaux.Franchement, c’est un répertoire irrésistible et d’une immense fraîcheur.Si vous êtes à Paris, ne le loupez pas : Lucas Dorado est en concert dès 20h30, ce soir au Sunset. Et on en a de la chance, car te voici aussi sur la scène de notre Deli Express, en compagnie de Fabrizio Colombo au bandonéon, Gabriel Zamora Cortese à la guitare, Juan Villaroel à la basse électrique et Sacha Souêtre à la batterie.
Libre comme Naïssam Jalal ! Dix ans après ses débuts, la flûtiste continue d’emprunter des chemins de traverse et elle pose une nouvelle pierre à une œuvre déjà unique et intense. « Souffles », au pluriel, c’est le titre de son nouvel album.Un disque envoûtant qui prend la forme de huit duos intimistes dans lesquels elle dialogue avec d’autres soufflants, à commencer par le grand Archie Shepp.On y entend donc du saxophone, mais aussi du trombone, de la clarinette, ainsi que sa propre voix.L’un des enjeux de ce projet était pour elle, de composer pour cette formule inhabituelle, et pour chaque morceau avec un musicien précis en tête. Le résultat est à la fois doux et puissant, ça ne ressemble à rien d’autre et c’est un répertoire à découvrir en concert ce soir au Studio de l’Ermitage, avec certains des invités du disque, notamment le saxophoniste Sylvain Rifflet et le clarinettiste Yom qui sont aux côtés de Naïssam Jalal ce midi dans Deli Express.
Tout commence dans une chambre d’étudiant, à Montréal, il y a quinze ans. Le colocataire de Giacomo Smith lui fait découvrir Django Reinhardt à travers un vinyle qui devient vite la bande-son de ses années universitaires.Sur cet enregistrement, Django s’illustre avec Hubert Rostaing à la clarinette. Et c’est précisément ce qui fascine Giacomo !Il est lui même clarinettiste (et saxophoniste, mais c'est une autre histoire), et il n’avait jamais entendu son instrument de cœur sonner de cette manière.Ça a été le début de sa love affair avec le jazz manouche. Une musique que Giacomo Smith n’a plus jamais cessé d’écouter, même s’il s’est ensuite illustré dans d’autres registres, lui qui est devenu l’un des musiciens les plus intéressants, complets et charismatiques de la scène londonienne. Mais Il y a quelques années, une rencontre a tout changé : avec le guitariste Mozes Rosenberg, le frère du grand Stochelo, l’un des maîtres du genre.A son contact, Giacomo a eu le sentiment d’être au plus près de la source. Jouer avec lui a donc sonné comme une évidence, et même une envie irrépressible. Et il a bien fait ! Le disque qu’ils viennent de sortir ensemble, Manouche, et d’une fraîcheur et d’une élégance folle.Ce n’est pas le premier que sort Giacomo Smith, mais c’est le premier sous son nom, après avoir fait notamment des étincelles à la tête du collectif Kansas Smitty’s.Ce projet, ils viennent de le présenter pendant deux soirs en concerts au Duc des Lombards. C’était génial ! Tellement qu’on ne pouvait pas les laisser repartir sans les inviter à la radio.Voici donc Giacomo Smith à la clarinette, Mozes Rosenberg à la guitare, Rémi Oswald les accompagne à la guitare rythmique, ainsi que William Brunard à la contrebasse.
L’énergie, le groove, l’éclectisme…Voilà tout ce qui nous bluffe chez notre invitée.Et il y a bien sûr, son instrument, la flûte. Dansante, caressante, irrésistible…Et funky !Chaque nouveau projet de Ludivine Issambourg nous le montre de façon éclatante. D’autant qu’elle sait s’entourer pour rendre la fête toujours plus folle. Je ne veux pas me lancer dans une énumération sans fin…Mais quand même, parce que c’est la classe : Eric Legnini, Laurent De Wilde, Chassol…Ils sont tous présents sur « Above the Laws », le nouvel album de Ludivine.Et puis il y a aussi le claviériste et chanteur Brian Jackson, qui a longtemps été l’alter-ego de Gil Scott-Heron, celui avec lequel Gil a composé et enregistré la plupart de ses classiques. Brian Jackson apparaît le temps d’une reprise à tomber de Angel Dust, que tous les fans du tandem connaissent par cœur. Avec tout ce beau monde, et pleins d’autres, Ludivine Issambourg célèbre l’âge d’or du jazz-funk et l’héritage de plusieurs de ces modèles, à commencer par Hubert Laws et Bobbi Humphrey. Des figures qui lui ont montré la voie. Et elle le fait à travers onze titres irrésistibles et ensoleillés à découvrir en concert ce soir, au Jazz Club Etoile, à Paris. Et dès ce midi dans notre Deli Express.Merci d’être avec nous Ludivine.Merci aussi de venir avec Brian Jackson : « It is such an honour to welcome you at the radio ! »Mais tout de suite, voici Ludivine Issambourg en compagnie de Nicolas Derand aux claviers, Swaeli Mbappé à la basse et Yoann Schmidt à la batterie.
Le piano est pour lui, bien plus qu’un instrument ! C’est un passeport, une ouverture sur le monde...Et notamment sur l’Amérique latine. Un continent qui fascine notre invité, Adrien Brandeis.Tellement qu’il est parti vivre quelques temps au Mexique, s’immergeant au passage dans la scène locale, et fondant même un quartet panaméricain.Désormais de retour en France, il continue à décliner son amour pour le jazz afro-cubain, les musiques latines et brésiliennes, à travers un nouvel album percutant, Résurgence, qu’il présente en concert jeudi au Sunside, à Paris, la semaine prochaine, le 14 juin, Galerie Depardieu à Nice…Et dès ce midi dans notre Deli, avec une sacrée équipe autour de lui, Felipe Cabrera à la contrebasse, Arnaud Dolmen à la batterie et Yaroldy Abreu Robles aux percussions !
Mais pourquoi faire comme tout le monde ? Notre invité, lui, se laisse uniquement porter par ses envies, ses intuitions. Et il ne s’interdit rien.Assurer la première partie d’un concert d’Herbie Hancock ? Il l’a fait !Jouer dans le Late Show de Jimmy Fallon, l’un des plus populaires et incontournables de la télé américaine ? Fait aussi ! Tout comme jouer avec Jon Batiste et Usher ! Ou composer pour le Théâtre de Nîmes et la Fondation Louis Vuitton.Mais de qui s’agit-il ? Qui est ce pianiste qui navigue avec aisance, entre les scènes françaises et américaines ? Cet enfant de Montreuil qui écrivait des poèmes dans sa chambre d’ado, et appartenait, à la même époque, à une compagnie de danse ?Mais oui, Tony Tixier a fait tout ça ! Et je n’ai pas précisé, qu’il trouvait aussi le temps de se produire régulièrement en club, et de mettre aussi son talent au service de la crème de la nouvelle génération, d’Olga Amelchenko à Alexis Valet.Et comme il ne fait rien comme tout, et que la crise du disque connaît pas, notre bonhomme sort, non pas un, mais deux nouveaux albums, simultanément.Les deux projets à l’honneur de notre Deli.« Soul Song », d’abord ! Un duo Fender Rhodes / trompette, tout en finesse, enregistré avec Hermon Mehari, pas dans un studio, mais au milieu du salon du boss du label Komos, en plein cœur de la Bourgogne. Le résultat est chaud, irrésistible et salue de grandes figures telles que Cannonball Adderley ou Maris Cultier. Tony Tixier et Hermon Mehari vont nous en jouer un titre en 2e partie d'émission. L’autre album, marque le retour au trio de Tony Tixier.« Poems Never End » ! Un disque, limpide et sensible qu’il est parti enregistrer à New York, avec des invités, tels que Mino Cinelu, qui pointent aussi le bout de leur nez.C’est un répertoire qu'il présentes en concert vendredi soir, Tony, au Sunside, à Paris…Et dès ce midi sur notre scène, en compagnie de Joachim Govin à la contrebasse et Pierre-Eden Guilbaud à la batterie.
On va être parfaitement clair et transparent : on n’a jamais écouté une seule seconde de la musique du groupe à l’honneur ce midi.Et c’est normal ! C’est une toute nouvelle formation.Il n’existe donc aucun disque, aucun single, aucune vidéo qui traîne sur internet.Et pour le moment, ils ont donné deux concerts seulement, ce week-end à Munich et à Vienne. On sait en revanche, que ce trio a été formé à l’initiative d’un intrépide batteur américain, E.J. Strickland, un homme qui a croisé le fer, ou plutôt les baguettes, avec Herbie Hancock, Ravi Coltrane et Cassandra Wilson.Que du lourd ! Que de la Champions League du jazz !Pour ces toutes nouvelles aventures, EJ Strickland a imaginé un trio sans piano, mais avec contrebasse et saxophone. Une formule basée sur l’énergie, la transe même, et et portée par des mélodies entêtantes. Et il a fait appel à Reggie Washington, bassiste du RH Factor, ici juste à la contrebasse, et Soweto Kinch, l’un des saxophonistes les plus respectés de la scène britannique.Ensemble, ils forment Trilogy, un groupe à découvrir en concert demain soir au Sunset, à Paris. Et dès ce midi, en exclusivité dans Deli Express.
The Bad Plus ou l’évolution permanente !Dès ses débuts, il y a 25 ans, le groupe dynamitait les codes du trio piano-contrebasse-batterie, en explorant son versant crade, énervé et progressif.Il y a 15 ans, alors qu’on leur parlait d’énergie rock du matin au soir, ils faisaient un pied de nez à tout le monde en adaptant le Sacre du Printemps d’Igor Stravinsky. En vérité, il n’y avait rien d’étonnant, venant d’une des formations les plus intrépides de la scène américaine.Le départ d’un de ses membres en 2018, aurait pu sonner le glas de The Bad Plus. Au contraire, le bassiste Reid Anderson et le batteur David King y ont vu l’opportunité de se renouveler, et ils ont accueilli un nouveau membre, en la personne d’Orrin Evans, prolongeant l’aventure du trio, et repoussant encore un peu plus ses limites.Depuis trois ans, leur quête sonique et leur envie d’aller toujours plus loin a encore pris une nouvelle forme...Exit le pianiste et bienvenue au guitariste Ben Monder et au saxophoniste Chris Speed.Mais oui, ils ne sont plus trois, ils sont quatre désormais, et forcément cette nouvelle instrumentation les emmène encore ailleurs et leur permet d’explorer une palette encore plus large d’émotions. C’est d’ailleurs l’idée de leur 16e album, « Complex Emotions », paru chez Mack Avenue, et qu’ils présentent cette semaine en France. Demain, The Bad Plus sera à Coutances pour le festival Jazz Sous les Pommiers…Et mercredi, ce sont les Parisiens qui pourront les applaudir au New Morning.Avant ses concerts événements, quel honneur de les accueillir sur la scène du Deli Express.
Une flûte, un piano…La vie ! Ce midi, on n’a pas besoin de plus pour atteindre le Nirvana.Et ça tombe bien, c’est dans cette formule intimiste et enchanteresse que nos deux invités se retrouvent pour leur nouveau projet.Et d’ailleurs c’est drôle : tout a commencé, il y a trois ans quand le pianiste Laurent Coulondre a proposé à la flûtiste Christelle Raquillet de rejoindre l’aventure Meva Festa, qui était un peu tout l’inverse du disque qui les rassemble aujourd’hui, puisqu’il convoquait onze musiciens. Et s’ils sont passés de onze à deux, ce n’est pas par amour de la soustraction. Non ! Pendant, les concerts de Meva Festa, ils se retrouvaient souvent à faire des rappels à deux ou trois. C’est là qu’a germé l’idée d’aller plus loin et d’explorer les possibilités de cette association piano-flûte.Il y a énormément de douceur et de lyrisme qui émane de leur album en duo, « Shifting Lights », qui sortira dans une semaine pile. Pour l’occasion, Christelle Raquillet a même ramené tout son attirail de flûtes. Ce qui donne une palette de couleurs chatoyantes. On entend même sa voix. Et on se balade, entre jazz, pop et Brésil. Des territoires que Laurent Coulondre aime confronter depuis longtemps et qui prennent tout leur relief sur ce bel album qu’ils présenteront en concert, le 19 juin au Studio de l’Ermitage, à Paris. Et donc dès ce midi, en avant-première dans notre Deli Express !
Entre Frank Sinatra et Stevie Wonder, son cœur balance !Alors Georgia Cécile s’inspire autant des deux.C'est aussi une City Girl, comme elle le proclame dans le titre de son nouvel EP. Une collection de chansons tout simplement irrésistibles, entre jazz et soul.Notre City Girl a grandi dans la banlieue de Glasgow, elle réside désormais à Londres. Et on a de la chance, car elle est depuis hier et ce soir encore à Paris pour des concerts au Duc des Lombards.J’ai testé pour vous hier, et c’était d’un groove et d’un charme fou ! Franchement, si vous en avez la possibilité, ne la ratez pas ce soir : il reste quelques places pour le set de 22h.Et disons tous : « merci la vie » ! « gracias a la vida » car Georgia Cécile est notre invitée ce midi dans Deli Express.Bienvenue Georgia ! C’est un plaisir de vous accueillir de nouveau sur notre scène. Vous étiez déjà passée cet hiver, avec le groupe vocal Flight Call.Mais là, vous voici donc sous votre nom, et en duo avec Euan Stevenson au piano. Que diriez-vous d’une pure merveille, d’un diamant brut pour refermer ce Deli Express ?Un extrait de « Musa – Ancestral Streams », un disque en piano solo de Stanley Cowell, sorti en 1974.J’ai dit piano solo ? On l’entend aussi au Fender Rhodes et au piano à pouces autrement appelé le kalimba. Cet album, c’est un joyau, un trésor caché, comme de nombreuses autres références du label Srata-East que Stanley Cowell a co-fondé au début des seventies avec le trompettiste Charles Tolliver.En ce moment, il y a une mise en ligne pour la première fois sur les plateformes de pleins d’albums, en partenariat avec Mack Avenue Records.Et une campagne de réédition en vinyle et en CD, de quelques-uns d’entre eux : notamment donc ce « Musa – Ancestral Streams », dont voici en extrait Equipoise.
Pas besoin de bouée, ni même de savoir nager pour s’y aventurer.Ce midi, on plonge dans l’univers doux et onirique de Ninanda, un quartet emmené par la pianiste Nina Gat et la batteuse Ananda Brandão.Il y a une énergie quasi télépathique entre ces deux formidables musiciennes qu’on croise dans de plus en plus de groupes sur la scène parisienne.Mais elles avaient envie de construire leur propre cabane musicale. Et d’y mettre pleins de choses !Des rythmes prenants, du jazz, de la folk, de la musique brésilienne.Des harmonies vocales aussi, parce qu’elles chantent, en anglais, français, portugais et hébreu.Franchement, ça ne ressemble à rien d’autre, c’est envoûtant. Et je ne suis pas le seul à le penser : Ninanda a remporté deux tremplins et pas des moindres, l’an passé : le Rezzo Jazz à Vienne et le Prix René Urtreger de l’Ecuje.Quatre jours avant la sortie de leur premier album, « A Place Where sur le label Komos, quelle joie de vous accueillir sur la scène du Deli Express. Voici donc Nina Gat au piano et au chant, Ananda Brandão à la batterie et au chant, Mathieu Scala à la contrebasse et Maxime Boyer à la guitare.Avant de vous entendre en live, je précise qu’on pourra vous applaudir en concert le 8 juin, au Son de la Terre, à Paris.Mais juste avant, on souhaite un joyeux anniversaire au contrebassiste Cecil McBee qui a 90 ans aujourd’hui. C’est beau !Dont 66 au service de la musique, lui, qui a commencé sa carrière en 1959 auprès de Dinah Washington.Au milieu de la décennie suivante, il a notamment fait partie du quartet de Charles Lloyd, celui qui a révélé Keith Jarrett. Et dans les seventies, Cecil McBee a été l’une des pièces maîtresses de Strata-East, un label au fonctionnement alors inédit : Tous les artistes qui y étaient affiliés disposaient d’une liberté totale et du plein contrôle de leur musique.Pour la toute première fois, une grande partie des disques Strata-East arrivent d’ailleurs sur les plateformes digitales.Quelques albums sont aussi réédités ces jours-ci en vinyle et en CD, notamment les deux volumes du Live at Slugs, de Music Inc, un quartet emmené par le trompettiste Charles Tolliver, avec Cecil McBee à la contrebasse et à la composition du morceau que voici sur TSFJAZZ : Wilpan’s !
Un grand bol d’air, une respiration salutaire, un moment de grâce !Le label Aztec Musique vient de sortir un live inédit de Mario Canonge et Alain Jean-Marie.Mais oui, vous avez bien entendu, deux pianistes ensemble ! C’est dans cette configuration qu’ils avaient donné un concert événement le 30 janvier 2009 à l’Olympia.Pour son plaisir personnel et pour ses archives, Mario Canonge l’avait enregistré, mais avait complètement oublié l’existence de cette banden qu’il a récemment retrouvé chez lui, en faisant du rangement.Et devant la beauté et la majesté de ce qu’il a entendu, il s’est dit qu’il fallait mettre ce live dans les mains du plus grand nombre.C’est désormais chose faite. L’album s’intitule Con Alma, il est d’une élégance folle, à la croisée du jazz et de la biguine, des standards des deux genres et de leurs propres compositions.Il y a neuf morceaux, dont le titre que voici en ouverture de Deli !Happy vendredi à tous !Dans quelques heures, c’est le week-end, la dolce vita.L’occasion, par exemple, d’aller en concert !Les Lyonnais, prenez votre voiture et foncez à Chassieu où Kareen Guiock Thuram célèbre ce soir au Karavan Théâtre la musique de Nina Simone. Faites-nous confiance : vous allez passer une super soirée ! En fin d’émission, on va d’ailleurs se mettre dans l’ambiance, avec sa version d’ I Love You Porgy ! Et si vous êtes à Paris, alors ?Si vous êtes à Paris, allez au Duc des Lombards ce soir et demain ! Vous pourrez dire que vous l’avez entendue avant tout le monde.Lucy-Anne Daniels est l’une des nouvelles étoiles du jazz vocal en Grande-Bretagne.Une chanteuse qui s’inscrit clairement dans le sillage des voix historiques, Betty Carter ou Sarah Vaughan. D’ailleurs, il y a quelques mois, sur la prestigieuse scène du Royal Albert Hall, à Londres, elle célébrait l’héritage de Sarah Vaughan, entourée par le BBC Orchestra.Lucy-Anne Daniels, avait illuminé notre mois de janvier avec le trio vocal Flight Call qui était passé nous voir en studio.Elle est donc de retour ce soir et demain, au Duc des Lombards, en compagnie notamment du saxophoniste et clarinettiste Giacomo Smith, l’une des figures les plus passionnantes de la scène londonienne.Et pour nous ce midi, te voici Lucy-Anne Daniels avec Edouard Pennes à la contrebasse et David Grebil à la batterie. (c) Elie Koepke Nyjo
Allez, on ressort nos pantalons patte d’eph, et on remonte en 1977.Notre invité est alors âgé de 16 ans, et il est totalement scotché par les concerts de Count Basie, Charles Mingus et de l’orchestre de Thad Jones & Mel Lewis, auxquels il assiste à la Grande Parade du Jazz, l’ancêtre du Nice Jazz Fest.Je ne sais pas à quel point ça a été un moment de bascule? Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de là, Franck Amsallem s’est pleinement dédié au piano et au jazz.Il est même allé poursuivre son rêve aux Etats-Unis où il a vécu pendant 20 ans, et partagé la scène avec Gerry Mulligan, Joshua Redman ou même Harry Belafonte !Aujourd’hui, c’est un pianiste incontournable de la scène parisienne. Si vous avez vos habitudes au Duc des Lombards, vous l’avez peut-être croisé. Il y anime régulièrement les jam sessions.La force de Franck Amsallem c’est notamment sa curiosité, et sa soif de musiques toujours intactes.Il adore, par exemple s’entourer de la nouvelle génération.Mais pour son onzième album, il avait envie d’un retour aux sources.Il voulait d’abord renouer avec la formule magique du trio. Depuis toutes ces années, il est aussi tellement subjugué par la beauté et la force des standards, qu’il a choisi d’honorer ce répertoire.Le résultat s’intitule « The Summer Knows (un été 42) », avec aussi au programme trois de ses compositions.Le tout enregistré à New York avec des musiciens américains : David Wong à la contrebasse et Kush Abadey à la batterie.Ce disque, Franck le présente en concert samedi soir au Sunside, à Paris.Et dès ce midi, te voici sur la scène du Deli Express, en compagnie de Thomas Bramerie à la contrebasse et Jesus Vega à la batterie. (c) Jean-Baptiste Millot
Ce midi, on part des racines africaines du jazz et on va jusqu’au Bayou !C’est la trajectoire effectuée par notre invité sur son nouvel album, « New African Orleans ».J’ai dit « album » ? Mais c’est bien plus que ça ! C’est un passionnant carnet de route, qui nous emmène au Sénégal, au Nigéria et à la Nouvelle-Orléans.Ce disque est un pont entre deux rives, une reconnexion.On le doit à un magicien de la basse, Alune Wade ! Qui est aussi un formidable chanteur, comme on peut l’entendre sur ce nouvel album, qui est festif et cuivré…C’est une grande fête, où l’on croise des musiciens sénégalais, cubains, nigérians, français, américains.Il y a trois relectures, brillantes et hyper originales d’Herbie Hancock, Fela Kuti et Jimi Hendrix. Le reste, ce sont des compositions irrésistibles qu’on va découvrir au cours de cette émission.Alune Wade a même filmé son road trip entre toutes ces destinations, et va le sortir en documentaire.En attendant, on pourra l’applaudir, le 4 juin au Studio de l’Ermitage à Paris. Quelques jours plus tard, le 7, on te retrouvera à Angoulême pour Musiques Métisses. Et le 13 juillet, il sera à l’affiche du festival Marseille Jazz des Cinq Continents…Le voici donc aussi ce midi, sur la scène du Deli Express, en compagnie de Camille Passeri à la trompette, Harry Ahonlonsou au saxophone, Axel Foucan au trombone, Baptiste Andreani au soubassophone, Cédric Duchemann aux claviers, Alix Gofic à la batterie !
En mai, fais ce qu’il te plaît.Mais en mai, procure-toi des billets pour Jazz à Saint-Germain des Près !Depuis 2001 à Paris, c’est le rendez-vous printanier qui fait le mieux rimer jazz & belle vie.Tout le monde attend le mois de mai, sa douceur de vivre, les jours qui rallongent sérieusement, l’envie de flâner et d’écouter de la magnifique en live.Et les programmes de Jazz-à-Saint-Germain-des-Près, c’est toujours la classe ! Surtout que les concerts sont joués dans des écrins magnifiques : Par exemple, l’Odéon Théâtre de l’Europe où se produira ce soir pour l’ouverture, Youn Sun Nah en duo avec le pianiste Bojan Z, et en invité – ce sera une première, et ça promet d’être magique - le saxophoniste Thomas De Pourquery.La Monnaie de Paris…Autre décor de rêve où l’on assistera demain au premier concert d’un nouveau quintet, Poetic Ways, avec Célia Kameni et le saxophoniste Raphaël Imbert.Au cours de cette intense semaine, vous pourrez aussi vous rendre au Théâtre de l’Alliance, avec des concerts de Charlotte Planchou, Paul Lay ou pour la clôture, lundi prochain, la pianiste Leila Olivesi.Et je ne vous parle même pas de la Maison de l’Océan ! C’est là qu’on retrouvera notre invité, vendredi soir, avec un concert événement.Le pianiste Yaron Herman présentera à la fois, son nouveau groupe, et son nouvel album, « Radio Paradise ».Et c’est vrai que c’est un p’tit paradis ce disque ! Dans sa profondeur, son lyrisme, sa liberté, le côté prenant de ses mélodies.C’est un projet enregistré avec deux saxophonistes, Alexandra Grimal, qui est une figure des musiques improvisées, et Maria Grand, son son de ténor, singulier et plein de caractère.L’une et l’autre se succèdent selon les plages, et parfois, on les entend toutes les deux, ensemble.Le tout est porté par une rythmique tout terrain : Haggai Cohen Milo à la contrebasse et un compagnon de longue de date de Yaron Herman, le batteur Ziv Ravitz.C’est donc ce groupe qu’on pourra applaudir vendredi soir à Jazz à Saint-Germain des Près. Et ce disque, qu'on explore ce midi Deli Express, avec son auteur. (c) Hamza Djenat
Et vous, votre Zoot, vous l’aimez comment ?En big-band, en octet ou en orchestre symphonique ? Remarquez, vous préférez peut-être quand il prend la forme d’un studio, d’un label, ou d’un festival+.Quelle que soit la forme que ses membres adoptent, le Zoot est l’un des collectifs les plus dynamiques et passionnants de la scène parisienne…C’est notamment pour ça qu’on l’adore !Plutôt que d’attendre qu’on vienne les chercher, cette bande de jeunes trentenaires a décidé, il y a bientôt dix ans, de se prendre en main, en se fédérant, et en faisant tout eux-mêmes.Le studio dont je parlais, ils l’ont monté avec leurs petites mains, dans une cave, au fond d’une cours du 11e arrondissement. C’est là qu’ils enregistrent la plupart de leurs album…Notamment celui qu'ils viennent nous présenter.Le Zoot Collectif fait swinguer la capitale, et joue partout : des bars de quartier aux plus grandes salles.C’est un aréopage de cracks de la composition et de l’arrangement. L’une de leurs raisons d’être, c’est d’ailleurs de proposer des créations originales.Leurs deux chefs de file, le trompettiste Noé Codjia et le saxophoniste Neil Saidi viennent de sortir l’album « Indi-gêne ? ». Cette fois, ils sont en quintet.Avec un répertoire qui évoque le meilleur des Jazz Messengers et de toute la galaxie de musiciens qui a gravité autour du groupe de Blakey au tournant des années 50 et 60.On l’explore ce midi dans Deli Express.Bienvenue à tous !Vous voici, Noé et Neil, avec Noé Huchard au piano, Luca Fattorini à la contrebasse et Malte Arndal à la batterie.Lui aussi, c’est un trentenaire du jazz qu’on adore !Le trompettiste Daoud s’est auto-proclamé « vilain petit canard du jazz ». Un vilain petit canard assez productif, ma foi ! Un an après la sortie de son premier album, Good Boy, notre ami toulousain vient de signer sur le label ACT Music, celui du trio E.S.T.Et il vient de dévoiler un nouveau morceau, Plato’s twins, à l’énergie presque drum’n’bass, avec en invité le tromboniste britannique Corto Alto.Le voici en ouverture de Deli
Notre invité est passé par ici. Il repassera par-là. Et rien ne l’arrête ! Fred Nardin est l’un des boss de l’Amazing Keystone Big Band, depuis sa fondation, il y a une quinzaine d’années.C’est aussi le directeur musical de Stefano Di Battista, ou même de Pascal Obispo, qui ne peut plus se passer de ses services et que Fred accompagne partout en France, sur scène et en studio.Tout le monde se l’arrache ! Et pour cause, c’est l’un de nos pianistes les plus brillants et les plus chauds !Il a tout ! Le toucher, le swing, un appétit de musique insatiable et une immense culture jazzistique, lui qui a grandi en ayant comme héros, McCoy Tyner, Kenny Barron et Mulgrew Miller. C’est-à-dire, la crème de la crème du piano.A force de mettre son immense talent au service des autres, Fred Nardin n’avait pas pris le temps de sortir de disque sous son nom depuis quelques années.Ça a été long ! Mais l’attente est désormais terminée. Trio +, c’est son nouveau disque, est d’une grâce et d’une classe folle ! Naviguant entre jazz et pop, entre Thelonious Monk et la French Touch, avec une reprise du Nightcall de Kavinsky, qu’on vous a beaucoup joué sur TSFJAZZ.La base du projet, c’est donc le trio que le pianiste forme avec Viktor Nyberg à la contrebasse et Romain Sarron à la batterie. Et au fil des plages, il y a des invités ! C’est le « + » du titre.Anne Sila, Stefano dont on parlait à l’instant, le trompettiste Raynald Colom, les guitaristes Sébastien Giniaux et Maxime Fougères, Inor Sotolongo aux percus…Et le saxophoniste Max Pinto, qui est présent ce midi aux côtés du trio de Fred Nardin.Bienvenue à tous. On est heureux de vous accueillir. Surtout que pour vous applaudir en concert, il faudra patienter jusqu’à la rentrée, avec trois soirs du 11 au 13 septembre au Duc des Lombards.Raison de plus, donc pour savourer votre venue dans notre Deli !Focus en fin d'émission sur Zaza Desiderio, un batteur et percussionniste né à Rio de Janeiro et installé en France depuis une quinzaine d'années.Il a partagé la scène avec Quincy Jones, Brad Mehldau ou Milton Nascimento. Et on l'a aussi croisé dans le groupe de la flûtiste Naïssam Jalal.Zaza Desiderio est installé à Lyon, mais c'est à Paris qu'on pourra l'applaudir jeudi soir, au Sunside, où il présentera son nouvel album, Osmoses...Un répertoire aux confins de ses influences : Brésil, jazz et classique, avec Rémi Ploton aux claviers et Michel Molines à la contrebasse. Extrait dans notre Deli !
Ce midi, on fait de la place, on pousse les meubles. Et même les murs, si on peut !Ce midi, il y a du monde sur notre scène.Ils sont huit. Ce sont les membres du Hot Sugar Band.Si on a besoin d’espace, c’est aussi parce que depuis 15 ans, ce groupe basé à Paris affole tous les adeptes du lindy-hop. Cette danse qui a émergé dans le Harlem des années 1920, en plein essor du swing.Mais oui, on guinche, on se trémousse pendant les concerts du Hot Sugar Band.Leur truc à eux, c’est le jazz des années 30 et 40. Les débuts de l’orchestre de Count Basie. L’époque du contrebassiste John Kirby.Ou même les premières années de la carrière de Billie Holiday.Ils en ont même fait tout un disque : « Eleanora – The Early Years of Billie Holiday », enregistré avec Nicolle Rochelle, une chanteuse du New Jersey installée en France…Et qui sera à leurs côtés, jeudi soir. Le groupe se produira au Duc des Lombards.Avant cela, tout ce beau monde est installé sur la scène de notre Deli Express.Bienvenue !Voici, Julien Ecrepont à la trompette, Timothée Weeger à la clarinette, Thomas Gomez au saxophone alto, Galaad Moutoz au piano, Vincent Simonelli à la guitare, William Brunard à la contrebasse, Jonathan Gomis à la batterie. Et donc, Nicolle Rochelle au chant !
Attention, révélation ! Attention, talent ! Attention, magnifique moment en perspective !Ce midi on ouvre notre scène à l’une des nouvelles étoiles du jazz vocales. Tellement, que Lucia remportait il y a trois ans, la Sarah Vaughan Competition, le concours international le plus prestigieux du genre, succédant notamment à Samara Joy. Elle est née et a grandi à Veracruz, au Mexique, passe dans ses chansons, de l’anglais à l’espagnol, et puise autant son inspiration dans le Great American Songbook que dans ses racines latines. Avant de vous applaudir demain soir au Duc des Lombards, quelle joie de faire votre connaissance, Lucia, ce midi, dans notre Deli Express !Bienvenido !Votre premier album porte votre nom. IL sortira le 16 mai. Et rien que pour nous, vous voici en duo avec le pianiste Antonio Mazzei.Impossible de refermer ce Deli Express, sans évoquer la mémoire d’Andy Bey, pianiste et chanteur à la voix chaude, céleste et pleine de soul, dont on a appris la disparition à 85 ans.Andy Bey a été un compagnon de route d’Horace Silver, Gary Bartz ou Max Roach. Il avait aussi débuté sa carrière avec ses sœurs au sein du groupe Andy & the Bey Sisters.Il y a plusieurs facettes, plusieurs dimensions dans son œuvre.La face spirituelle et funky. Des reprises inattendues, comme le River Man de Nick Drake. Ou sa parfaite maîtrise du répertoire des standards auxquels il a consacré plusieurs albums.Le voici ici en 1974 avec un extrait de son album Experience & Judgment : Trust Us to Find a Way !
Chacun de ses concerts est une célébration du groove !Le bassiste Marcus Miller écume les scènes depuis l’adolescence : des plateaux du Saturday Night Live où il a officié à ses débuts, aux salles les plus prestigieuses du monde entier auprès de Miles Davis, dont il a été le bras droit dans les années 80. Depuis, il a repris le flambeau d’un jazz sans cesse connecté aux pulsations de son époque.C’est l’un des esthètes de la basse électrique, et nous sommes honorés de le compter parmi les artistes qui participeront au TSFJAZZ Chantilly Festival le samedi 5 et le dimanche 6 juillet. Marcus montera sur scène le premier jour, en plein air, dans le parc du Château. Ça va être magique !Nous sommes tellement impatients qu’on lui passe un coup de fil ce midi dans notre Deli Express !
« Quel temps fait-il à Paris ? »Ce n’est pas une question que je pose à mon assistant vocal, genre : « Ok Moogle, tu peux me dire, la météo de ce matin, s'il te plaît ? Je prends un parapluie, ou pas ? »Non ! « Quel temps fait-il à Paris ? », c’est l'un des titres de la B.O. des Vacances de Monsieur Hulot de Jacques Tati. Ce morceau, notre invité le reprend sur son nouvel album, « Cookin’ in the Couve, signé donc Ben Paterson. Un pianiste actif depuis 20 ans. D'abord à Chicago où il a démarré sa carrière avec un vétéran local du saxophone, Von Freeman, puis à New York.On l’entend, par exemple, faire des merveilles sur le deuxième album de Samara Joy, Linger Awhile. Mais, comme il fait partie des pianistes incontournables de la Big Apple, il a collaboré avec pleins d’autres pointures.Ben, nous sommes ravis de te recevoir ! Je sais que tu viens d'atterrir. Tu as directement foncé à la radio pour passer ce Deli avec nous. Tu es à Paris pour plusieurs soirs de ce concert au Duc des Lombards. A partir de 19h30, tout à l’heure, on pourra t’applaudir en quartet. Et de demain à samedi, ce même quartet va accompagner la chanteuse Catherine Russell, toujours au Duc.En attendant, te revoici rien que pour nous en piano solo.
Et si on débutait ce Deli en disant tout simplement « merci » !Merci à notre invitée, Gabi Hartmann, de mettre de la lumière dans nos vies !Merci Gabi pour tes chansons classes, rêveuses et colorées ! Pour ta capacité à nous offrir autant de joyaux musicaux.Avec toi, j’ai même envie de dire qu’un autre genre de tubes est possible !Tes mélodies sont belles et imparables, sans jamais être tapageuses…Elles sont tellement fortes, qu’on a souvent l’impression de les connaître depuis toujours…Elles ont ce super-pouvoir-là !Après un premier album paru il y a deux ans, et qui était déjà impeccable, tu places la barre encore plus haut, avec « La Femme aux yeux de sel » ! Il est irrésistible ce disque, que tu as construit comme un conte. On y découvre Salinda, habitante d’une île déserte, dont les yeux de sel fondent à chaque fois qu’elle verse une larme.A partir de cette histoire, tu nous embarques dans une quête où tu nous racontes, Gabi, tes doutes, tes colères, tes émerveillements.Tu nous fais aussi voyager, à travers le monde. Au Brésil, en Guinée, en Afrique du Sud, en Argentine, à New York.Et à travers les styles. Ça, c’est l’une de tes marques de fabrique depuis le début : jazz, pop, folk, soul, musiques du monde…C’est à la fois doux et puissant, et il y a du beau monde autour de toi.Déjà deux des saxophonistes les plus stylés du game : Oan Kim et Laurent Bardainne - avec lesquels tu as bâti une bonne partie de ce répertoire -, la flûtiste Naïssam Jalal, le guitariste Ignacio Maria Gomez. On retrouve aussi Jesse Harris. Et il y a même un quatuor à cordes enregistré à Buenos Aires.Ce répertoire tu le présenteras en concert, notamment le dimanche 6 juillet à notre TSFJAZZ Chantilly Festival Et d’ailleurs, ne dormez pas. Si vous voulez faire la fête avec nous, ça se passe pour commencer sur le tsfjazzchantilyfestival.comOn te retrouvera le 13 octobre à Paris, sur la scène du Trianon.Et rien que pour nous ce midi, puisqu’on explore ensemble « La femme aux yeux de sel ».Bienvenue Gabi…Te voici sur notre scène avec Florian Robin au piano, Jérôme Arrighi à la basse, Arthur Allard à la batterie.
Allez, ce midi, on vous sert un Deli 100 % gratte ! 100 % guitare !Et on se place sous la protection de deux saints-patrons, et pas des moindres : Jimi Hendrix et Django Reinhardt !Le premier est tout simplement l’un des héros de Thomas Naïm.Il le vénère depuis qu’il est ado, lui doit ses premiers émois guitaristiques, et l’envie de se dédier pleinement à l’instrument.Cinq ans après « Sounds of Jimi », qui était sa première incursion dans l’univers du Voodoo Child, il replonge dans son répertoire d’Hendrix, mais cette fois il le fait en solo et en acoustique, pour mieux en révéler la fragilité et la poésie.Au détour de de ce répertoire, il y a même deux clins d’œil à John Lennon.Le résultat est désarmant de finesse. C’est un album baptisé « May This Be Love », que Thomas Naïm vient nous présenter en fin d’émission.« On a hâte, Thomas…A tout à l’heure ! »100 % guitare, vous disais-je !Notre premier invité est l’un des grands maîtres, l’une des grandes références du jazz manouche. Une tradition qu’il a emmené sur les scènes du monde entier.Quel honneur de recevoir Angelo Debarre !Angelo, tu as commencé la guitare en famille. Tu avais huit ans ! Et même si tu l’as délaissé un temps pour faire de la batterie, tu l’as définitivement adopté en 1984. Là, tu étais âgé de 22 ans.Et dès à la fin de cette décennie, tu t’es imposé comme l’un des jeunes guitaristes les plus charismatiques du jazz manouche. A peu près à la même époque, tu as rencontré Serge Camps, lui aussi guitariste, et alors propriétaire d’un bar-cabaret, la Roue Fleurie dans le quartier parisien de la Butte Montmartre.Ensemble, vous avez formé un trio qui prolongeait l’héritage de Django, tout en s’aventurant du côté des musiques d’Europe de l’Est.A vos côtés, on retrouvait aussi le contrebassiste Franck Anastasio.Votre disque ensemble, Gypsy Guitars est vite devenu une référence, et même l’un des étendards de ce renouveau.Ce qui rend encore plus savoureuse, la parution, trente-six ans plus tard, de l’album Gypsy Guitars 2. Un bijou de tendresse et de swing. Et un répertoire que vous présentez tous les trois messieurs, en concert ce soir à Paris, du côté du Bal Blomet…Et donc tout de suite dans notre Deli Express !
Au départ, le Skokiaan était un alcool frelaté, fabriqué en Afrique du Sud…Une boisson ultra toxique pouvant rendre fou ou aveugle…A la fin des années 1940, c’est devenu une chanson, reprise aux Etats-Unis par Louis Armstrong…Et aujourd’hui, c’est aussi le nom d’une fanfare aux grooves explosifs : le Skokiaan Brass Band !Un groupe fondé par des musiciens lyonnais, il y a dix ans, suite à un voyage initiatique à la Nouvelle-Orléans.Le Skokiaan débarque à Paris dans une semaine pile, mercredi 16 avril, pour un concert au New Morning.On se met déjà dans l’ambiance à la fin de ce Deli, avec un extrait de leur nouvel album, Skoki Mama.Attention, ça va remuer !!! On pourra aussi les applaudir le 25 mai au festival Couleur Jazz, le 1er juillet à Jazz à Vienne et le 25 juillet au Surgères Brass Festival.Ce midi, on prend à présent notre machine à remonter le temps, et on s’arrête en 1978.Pour notre invité, ce n’est pas n’importe quelle année. En 78, Emmanuel Bex débarque de sa Normandie natale dans le Sud-Ouest du batteur Bernard Lubat…Il intègre sa compagnie et participe à son festival Jazz à Uzeste.Et là, il voit Eddy Louiss et son orgue Hammond B3 !Tout le fascine d’emblée, le son bien sûr. Mais aussi ce qu’Eddy Louiss fait avec l’instrument, jusqu’où il l’emmène.Ce moment va changer sa vie ! Lui donner envie de se mettre lui-même à l’orgue Hammond, dont il va devenir l’un des ambassadeurs les plus audacieux et aventureux de la scène française. Alors Emmanuel Bex tenait à lui dire merci !Et quasiment dix ans après la disparition d’Eddy Louiss, il orchestre une grande fête musicale à sa mémoire, à travers tout un album, tout simplement ébouriffant, coloré, jouissif : « Eddy m’a dit », c’est le titre, vient de sortir sur le label Peewee !Un répertoire à géométrie variable, tellement Eddy Louiss a exploré différentes directions durant sa carrière…Une grande fiesta qui convoque du beau monde : Arnaud Dolmen, Michel Alibo, Fidel Fourneyron, Dominique Pifarély André Minvielle, Simon Goubert, et même deux fanfares.Ça nous en fait des choses à raconter avec Emmanuel Bex, notre invité !Mais pour commencer, focus sur un contrebassiste et chanteur israélien qui déchaîne les foules, et qu’on ne présente plus sur TSFJAZZ, tant on suit tous ses développements avec des étoiles dans les yeux, depuis vingt bonnes années…Il a trouvé la formule parfaite entre jazz, pop et groove du Moyen-Orient…Quelle joie de savoir qu’Avishai Cohen participera à notre TSFJAZZ Chantilly Festival le week-end du 5 juillet, en plein air, ça va être fabuleux, et dans le parc du Château.Avishai montera sur scène le dimanche, et présentera son nouvel album, Brightlight. Un répertoire aussi lumineux que son titre…La preuve, en ouverture de ce Deli !
Musiciens slash architectes !La première est batteuse, le second pianiste.Ensemble, Lada Obradovic et David Tixier bâtissent des paysages sonores envoûtants, et pleins de reliefs.Ils forment le Obradovic – Tixier Duo, et viennent de sortir leur sixième album ensemble, « Jiggled Juggler », un nouveau voyage sonore qui nous emmène jusqu’en Inde et en territoires électroniques.Ce « jongleur bousculé », est tout sauf bancal : ça fourmille d’idées, c’est percutant, les mélodies sont fortes…Et c’est un répertoire à découvrir en concert ce soir à Paris, au Studio de l’Ermitage.Et dès ce midi dans Deli Express ! Nous sommes le 7 avril...Et c’est un 7 avril, en 1938, que le trompettiste Freddie Hubbard a vu le jour. Il a été aux avant-postes de plusieurs évolutions du jazz, dès le début des années 60, et un compagnon de route de John Coltrane, Art Blakey, Herbie Hancock ou même Ornette Coleman.Freddie Hubbard sera l’un des héros du Disquaire Day qui se déroule ce samedi dans le monde entier, avec la parution, grâce au label Resonance Records, d’un live inédit capté en 1967 dans un club Bronx, le Blue Morocco.« On Fire », c’est son titre !On le retrouve en quintet, avec notamment Bennie Maupin au saxophone, et Kenny Barron au piano…Un live qui s’ouvre avec un classique de son répertoire : Crisis, que voici pour ouvrir ce Deli !
Deux musiciens, combien d’affinités ? L’harmoniciste Olivier Ker Ourio et le pianiste Manuel Rocheman en partagent tellement depuis une trentaine d’années, qu’ils ont arrêté de les compter !Ce qui est sûr, c’est qu’ils adorent jouer ensemble !Ils font même des concerts à deux. Comme ce fut le cas, en novembre 2023 au Petit Duc d’Aix en Provence, et au Hot Club de Lyon. Des concerts qu’ont été capté sur le vif, juste pour eux…Mais à la réécoute, il y avait tellement de chaleur et de plaisir de jouer à deux, qu’ils ont décidé de sortir tout un disque.Le résultat s’intitule Affinities, qui en plus de célébrer leur complicité, honore un autre disque, Affinity, que Bill Evans et Toots Thielemans ont sorti en 1978.Olivier, Manuel, c’est un plaisir de finir la semaine en votre compagnie.Ce midi, on se souvient aussi de Hugh Masekela, né un 4 avril en 1939.Figure historique du jazz en Afrique du Sud, Hugh Masekela avait fui son pays au début des années 60, d'abord pour Londres, puis New York, où il avait notamment connu un immense succès en 1968 avec le morceau Grazing in the Grass, qu'on va écouter en fin d'émission.Il avait regagné sa terre natale, à la fin de l'apartheid où il a vécu jusqu'à sa disparition en 2018, à 78 ans.
Notre invitée a un super pouvoir ! Mais oui, Clelya Abraham a le pouvoir d’écrire des morceaux à l’énergie solaire et aux mélodies toujours percutantes.Son deuxième album, Atacama, en apporte une preuve éclatante !Ce disque, c’est tout un voyage. Et pas seulement parce qu’il tire son nom d’un désert chilien !Non, la pianiste et chanteuse y mêle avec beaucoup de brio et de naturel, toutes ses influences : ses racines guadeloupéennes, son amour pour les groove africains et brésiliens, la soul ou même le maloya réunionnais.Ce disque, c’est un bijou, à découvrir en concert ce soir au New Morning à Paris, après-demain à La Passerelle Scène Nationale de Saint-Brieuc…Ou encore le 17 avril pour nos auditeurs cannois : Clelya Abraham se produira au Théâtre Alexandre III.En attendant, quelle joie de l’accueillir sur notre scène, en compagnie de Kevin Lazakis à la guitare, Samuel F’hima à la contrebasse et Ananda Brandao à la batterie. (c) Jérémy BruyèreEt pour ouvrir notre Deli, focus sur l’une des artistes qui va illuminer notre prochain TSFJAZZ Chantilly Festival, qui se tient cette année le samedi 5 et dimanche 6 juillet, dans le parc du château de Chantilly : Sophye Soliveau.Un talent éclatant ! Et un répertoire d’une richesse et d’une profondeur rare, pour une musicienne encore au début de son parcours !Elle est harpiste et chanteuse, et développe un univers entre jazz et soul…Certaines de ses chansons ont la force et l’évidence des grands classiques du genre.On est tellement heureux que Sophye Soliveau participe à notre festival. Elle montera sur scène, le dimanche 6.Et ce sera aussi classe que le morceau que voici sur TSFJAZZ : Leave !
Nissa la bella ! On a plus que jamais envie d’entonner l'hymne du Pays niçois quand on lit la programmation du prochain Nice Jazz Fest !Du jeudi 24 au dimanche 27 juillet vont défiler pêle-mêle, les nouvelles reines de la soul Raye et Jorja Smith, les pointures John Scofield, Avishai Cohen, Christian McBride, Sullivan Fortner et China Moses.La nouvelle génération sera aussi représentée par Nubya Garcia, Monsieur Mâlâ, Tyreek McDole ou Ekep Nkwelle…Au total, 28 concerts sont attendus, répartis sur deux scènes, avec pour la première fois, l'ajout d'un quatrième concert jazz chaque soir, au Théâtre de Verdure.On explore tout le programme dans la seconde partie de notre Deli !Et pour ouvrir le bal, voici l’une des étoiles montantes de la scène suisse ! La pianiste Manon Mullener, est dingue de jazz et de musiques afro-cubaines.Deux influences qui s’entremêlent brillamment sur son nouvel album « Stories ».Les histoires en question sont des témoignages qu’elle a recueillis lors de ses différents voyages, à Cuba, New York ou au Mexique…Des parcours de vie qui lui ont inspiré ces nouvelles compositions, mais aussi la parution d’un livre qui porte le même titre, et réalisé avec la complicité de la dessinatrice Mathilde Ducrest.Manon Mullener présente tout demain soir au Duc des Lombards. Des concerts en entrée libre.La voici avant cela sur la scène du Deli Express en compagnie de Damian Nueva à la basse et Lucien Mullener à la batterie !
Il y a pile un an, on recevait ici même l’un des nouveaux phénomènes du jazz afro-cubain : El Señor Rolando Luna, l’un des pianistes du groupe El Comité, et un compagnon de route d’Omara Portuondo et Ibrahim Maalouf.Rolando déborde tellement d’énergie et de créativité que le Duc des Lombards lui a confié une carte blanche de trois soirs, avec à chaque dois des formules différentes !Ça a commencé mercredi, avec un piano solo.Hier, Rolando Luna se produisait en trio.Et ce soir, on le retrouvera en duo avec le trompettiste Carlos Sarduy. Ça commence à 19h30, et c’est immanquable !Rolando Luna, que voici ici en compagnie du contrebassiste Felipe Cabrera et du batteur Lukmil Perez. C’était donc l’an passé sur la scène du Deli Express, avec Son a Emiliano !C’est la crise ! Les temps sont durs !Qu’à cela ne tienne ! Notre invité a décidé de sortir non pas un, mais deux albums, simultanément.Et je ne parle pas de disques bricolés dans une chambre, non ! Le guitariste Khalil Chahine a vu les choses en grand. Le premier, « Le Dé », est tout simplement luxuriant, et convoque l’Orchestre Philharmonique de Nice, sous la direction de la violoniste Line Kruse, et des solistes tels que l’harmoniciste Olivier Ker Ourio et le saxophoniste Eric Séva.Le second, « Espoir », puise sa force et son inspiration dans l’univers de la poésie. Khalil Chahine est parti de textes de Victor Hugo, Arthur Rimbaud ou Verlaine pour écrire ce répertoire où l’on croise des flûtes, un cor une clarinette.Un double répertoire monumental qu’il présente en concert mercredi au Bal Blomet à Paris, on sera le 2 avril.Et dès ce midi dans notre Deli Express... Te voici Khalil, en duo avec la violoniste Lien Kruse !
Les vrais hommes pleurent ! Real Men Cry !A travers le titre de son nouvel album, David Linx l’affirme avec force : que le monde est beau quand la sensibilité prend le pouvoir !Alors pour ses soixante ans, il nous revient avec un recueil de douze chansons à la fois puissantes et délicates, toujours au plus près de ses émotions.Et il s’entoure une nouvelle fois d’une équipe de rêve ! La crème de la crème de la nouvelle scène française : Grégory Privat au piano, Chris Jennings à la contrebasse et Arnaud Dolmen à la batterie. Il y a même un nouveau venu dans son univers, le trompettiste Hermon Mehari.Ils sont venus, ils sont tous là, sur la scène du Deli Express où ils s’installent dans dix minutes, avant leur concert de ce soir au Studio de l’Ermitage, à Paris.« A tout de suite, les amis » ! (c) Jeff LudovicusLes vrais hommes pleurent ! Les vrais hommes débordent d’émotions ! En ont assez de devoir rentrer dans des petites cases !Depuis qu’il a déboulé sans prévenir sur la scène jazz, le saxophoniste Kamasi Washington, bâtit une œuvre unique, cosmique, monumentale, spirituelle et qui casse tous les cadres, tous les formats.Ses morceaux peuvent durer jusqu’à quinze minutes, son premier album était triple.On est comme des fous, car Kamasi Washington fait partie des musiciens qui vont se produire à notre TSFJAZZ Chantilly Festival qui se déroule cette année, le samedi 5 et le dimanche 6 juillet. Lui, montera sur scène le dimanche.Avant cela, on pourra aussi l'applaudir dans quelques jours, mardi, Salle Pleyel, à Paris.On est tellement impatients que le voici d’ores et déjà sur TSFJAZZ, avec The Garden Path !
Attachez vos ceintures ! Ce midi, on ravive l’esprit, la chaleur et le swing qui transpiraient des nuits parisiennes des années 30.A partir de 1934, un groupe a synthétisé comme personne la révolution musicale alors en cours : le Quintette du Hot Club de France, créé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli ! L’esprit de cette formation et l’éclosion d’un jazz typiquement français fascinent depuis longtemps, le guitariste Duved Dunayvesky et le violoniste Daniel Garlitsky…Ils sont lancés le pari fou de faire revivre le groupe.Un Quintette du Hot Club de France flambant neuf qui se produit vendredi au Bal Blomet, à Paris, et dès ce midi dans notre Deli Express, avec également Andrea Soria et Pierre Richeux aux guitares et Scott Koehler à la contrebasse !Ce Deli, on le dédie à la mémoire du saxophoniste et chanteur Manu Dibango…Ça fait cinq ans aujourd’hui, que Manu nous a quitté, au début de la pandémie de covid, laissant derrière lui une œuvre généreuse, monumentale, puisant dans de nombreuses traditions musicales…Ses racines camerounaises, le jazz, le funk, la pop.Un live totalement inédit illustre à merveille son génie et sa vision. Dibango 82, c’est son titre, reprend un concert totalement habité, du 22 décembre 1982 au Théâtre La Criée à Marseille. Il sera dispo le 4 avril. Il ne faut pas louper ça ! C’est exceptionnel, à tous les niveaux : la musique, l'énergie, la qualité de la captation ! C’est une bande exhumée par le label Wewantsounds, avec le concours de l’INA et de Soul Makossa, qui était la maison de disques de Manu Dibango. Extrait en avant-première dans notre Deli Express !
Et ce midi, ce n’est même plus un repas qu’on vous sert. C’est un festin, et même une jazz bamboche !Avec dans trente minutes, la visite du GRAND maestro du piano cubain Chucho Valdes.Comment vous dire ? C’est comme si je faisais une émission sur le foot, et que j’avais Kylian Mbappé…Personne ne lui arrive à la cheville !Il y a cinquante ans, Chucho Valdes révolutionnait le jazz afro-cubain, en le propulsant dans la modernité, à grands coups de grooves électriques, tout en revendiquant aussi son solide ancrage dans le classique.A 83 ans, il reste au top et nous montre qu’il a encore des tonnes de jolies choses à explorer à nous raconter.Son nouvel album, Cuba & Beyond, nous en apporte une nouvelle illustration éclatante. C’est un disque enregistré avec son Royal Quartet et que Chucho présentera demain et samedi à Jazz à Pau, lundi à la Halle aux Grains de Toulouse, et cet été sur la route des festivals notamment le 29 juin au Festival Django Reinhardt de Fontainebleau et le 4 juillet au Charlie Jazz Festival.En attendant, mon cher Chucho,c’est un honneur de vous accueillir !Mais la bamboche, ça commence dès maintenant !Avec un nouveau groupe qui nous met en joie pour pleins de raisons !D’abord, parce qu’il rassemble quatre pointures, issues de générations différentes du jazz français :Géraldine Laurent au saxophone alto, Noé Huchard au piano, ainsi que les frères François et Louis Moutin, respectivement à la contrebasse et à la batterie.Quatre fortes personnalités aux univers et aux discours singuliers.Quatre Fantastiques qui ont eu la bonne idée d’unir leurs forces dans un seul et même groupe, The Hookup ! Ensemble, ils viennent de sortir « Twenties » sur le label Jazz Eleven, un album qui plonge dans les standards des années 1920, pour mieux en révéler l’éternelle modernité !Le plaisir de jouer ensemble se ressent à chaque seconde ! Il y a comme de la magie dans l’air, à laquelle on est tellement sensible qu’on vous a invités à participer à notre TSFJAZZ Chantilly Festival, qui se déroulera tout le week-end du 5 juillet dans le parc du château de Chantilly. Vous monterez sur scène le samedi…On a hâte !En attendant, on pourra aussi vous applaudir demain soir à Saint-Malo, dans le cadre du festival Jazz à l’Etage, le 9 avril au New Morning à Paris.Et donc dès ce midi dans notre Deli.
Vous savez ?Vous savez qu’il se passe des choses, chaque troisième mercredi du mois ?Des rencontres uniques se produisent dans nos studios, sous le regard bienveillant d’Ibrahim Maalouf ! C’est son émission, Improbox, qui confronte une personnalité hors musique et un jazz band autour du thème de l’improvisation.Et ce soir à 19h, il reçoit la romancière Agnès Martin-Lugand et sur scène le vibraphoniste Alexis Valet.L’émission vient d’être mise en boîte…Et franchement, on a tellement trippé sur la session d’Alexis Valet, elle transpirait tellement le groove et les bonnes vibrations, qu’on triche un peu, et qu’en voici un extrait en avant-première. Ça s’appelle Coda ! C’est une voix qui porte et une plume respectée !Tellement qu’Anthony Joseph est membre de la Royal Society of Literature, l’équivalent britannique de l’Académie française, et qu’il a, en tant qu’auteur, remporté plusieurs prix littéraires. S’il n’y avait que ça, ce serait déjà énorme !Mais dans la grande tradition des Last Poets ou de Gil Scott Heron à ses débuts, Anthony Joseph bâtit aussi, en tant que poète adepte du spoken word, une œuvre discographique percutante et précieuse.Des disques qui placent les Caraïbes au centre du jeu musical, et qui vont aussi fureter du côté du jazz, du funk ou de l’afrobeat.Tout est lié ! Et c’est justement là que réside la beauté de son nouvel album, « Rowing Up River To Get Our Names Back » qu’il vient nous présenter ce midi…« What a pleasure & an honour, Anthony ! »Vous voici avec Dave Okumu à la basse - et d’ailleurs ce disque, vous l’avez conçu ensemble - Renato Paris est aux claviers et Leo Taylor à la batterie.
Ce midi, c’est la belle vie ! C’est vrai ça, on est tout simplement heureux de recevoir l’un des nouveaux princes du jazz manouche…Une fine gâchette de la six-cordes : le guitariste Fanou Torracinta.Fanou, c’est chez toi, en Corse, que tu as découvert, et que tu es même tomber à la renverse devant ce swing si particulier et irrésistible créé par Django Reinhardt.Et après, les deux volets de ton diptyque, « Gipsy Guitar from Corsica », te voici de retour avec La Belle Vie. Un disque sur lequel tu prends les même et tu recommences : Bastien Brison au piano, Benji Winterstein à la guitare rythmique et William Brunard à la contrebasse.Et sur certains titres, tu invites en plus, et c’est somptueux, un quatuor à cordes…Le résultat, c’est un p’tit bijou à découvrir en concert demain soir au Studio de l’Ermitage, dans le 20e arrondissement de Paris. Et donc dès ce midi dans notre Deli Express !Et pour ouvrir ce Deli, on célèbre ces quatre lettres L.O.V.E.Quatre lettres pour dire tout notre amour à Nat King Cole, qui est né un 17 mars, en 1919, à Montgomery dans l’Alabama.Et avant d’être un chanteur à succès, Nat King Cole, s’est fait connaître en tant que pianiste. Et maniait comme personne l’art de la subtilité, de classe et de la délicatesse. Illustration avec cette sublime Penthouse Serenade , enregistrée au début des années 50.
Un concert de Samara Joy, c’est toujours la grande classe ! Toujours un moment d’excellence & de swing suprême.Ne la loupez surtout pas, Samara présente en ce moment son nouvel album, Portrait, à travers la France.Ce soir, elle passe par la Maison de la Culture d’Amiens…Et demain, on la retrouvera, à l’affiche de la Philharmonie de Paris.On se met déjà dans l’ambiance à la fin de ce Deli, avec un extrait de ce magnifique, Portrait ! Une voix précieuse ! Une bâtisseuse ! Un trait d’union indispensable !Notre invitée est tout cela à la fois, et bien plus encore. Depuis, vingt ans, Carmen Souza ne cesse de créer des ponts, entre le jazz et les traditions musicales du Cap Vert…Ça donne, un univers musical riche, unique, irrésistible !Pour le découvrir, rendez-vous ce soir au Duc des Lombards à Paris, où Carmen va présenter son 11e album, Port’Inglês…Une suite qui s’inspire aussi bien de contes cap-verdiens que de chants de marins, et qui explore les liens entre les cultures du Cap-Vert et de Grande-Bretagne.C’est aussi le répertoire qu’on célèbre ce midi dans Deli Express.On va retrouver Carmen Souza, en compagnie de Théo Pascal à la contrebasse, Jonathan Idiagbonya au piano et Elias Kacomanolis à la batterie.Et pour ouvrir ce Deli Express, on a un cadeau…Vous nous connaissez : « plaisir d’offrir, joie de recevoir ».Voici en avant-première, et même en exclu mondiale, un tout nouveau morceau d’Electro Deluxe, l’un des groupes de jazz-funk les plus redoutables de la scène française. Et ça fait plus de 20 ans que ça dure !Pour annoncer le concert exceptionnel qu’il donnera en Big Band, le 6 novembre prochain à la Cigale, le groupe vient de sortir sur Youtube, le premier épisode d’une toute nouvelle série de vidéos baptisées Live Sessions Bigband.Le morceau s’appelle Next. Il est ultra nasty et funky, avec le claviériste Laurent Coulondre, en invité. Il sera aussi disponible en streaming, le mois prochain…Et le voici d’ores et déjà dans Deli Express !
Du beau monde va défiler à Paris du 12 au 19 mai pour la 24e édition du festival Jazz à Saint-Germain des Près.Avec pour ouvrir le bal, à l’Odéon Théâtre de l’Europe, Youn Sun Nah & Bojan Z qui inviteront Thomas De Pourquery.Sont aussi attendus pendant une semaine : le pianiste Yaron Herman qui présentera en quintet son nouvel album, Radio ParadiseCharlotte Planchou en duo avec Mark Priore, la première parisienne d’un groupe Poetic Ways, composé de Célia Kaméni & Raphaël Imbert…Il y aura aussi la pianiste et compositrice Leïla Olivesi qui présentera en octet sa nouvelle création « African Rhapsody », un ciné-concert avec Guillaume Perret…Ou encore le pianiste Paul Lay, le 14 mai au Théâtre de l’Alliance Française. Paul Lay qui était passé nous voir dans Deli Express, avec son quintet en novembre dernier. Revoici sa session sur TSFJAZZ.Faites du vélo !C’est bon pour la santé…Et puis le mouvement du pédalier, le grand air, le sentiment de liberté, ça fait germer des tonnes d’idées !Prenez notre invitée : c’est en roulant dans les rues de Paris, en s’imprégnant des sons et de l’énergie de la ville, de la galerie de personnages qu’elle croisait, que Virginie Daïdé a puisé l’inspiration de son nouvel album.Les thèmes, les tempos, les lignes de basse : tout lui est apparu à deux roues. Et tout a été immédiatement enregistré sur son dictaphone…Virginie Daïdé est même allée plus loin : elle a demandé à chaque membre de son quartet de faire pareil et de ramener un morceau au pot commun. C’est à partir de cette base, qu’elle a donc bâti le répertoire de « While We’re Strollin’ », un disque à l’image de tout ce que je viens d’écrire : intense, inspiré et en mouvement ! Pour découvrir le résultat en concert, ça se passera le 28 mars au Sunside à Paris.Et te voici dès maintenant, Virginie, sur la scène du Deli Express, en compagnie de Nicolas Dri au piano, Thomas Posner à la contrebasse et Tony Rabeson à la batterie !Nous sommes le 13 mars. Et c’est un 13 mars que le trompettiste Blue Mitchell a vu le jour, en 1930.Blue Mitchell, ça a été une étoile du hard-bop et un compagnon de route d’Horace Silver ou même du bluesman John Mayall.A l’occasion du Disquaires Day qui aura lieu cette année, le 12 avril, le label Resonance Records va sortir une bande totalement inédite d’un de ses concerts de 1967.Ça s’appelle « Blue Bossa in the Bronx – Live From the Blue Morocco » et en voici un extrait en avant-première, pour commencer ce Deli Express à la cool, sur TSFJAZZ !
Elle a été une femme phénoménale du jazz !A ses débuts, dans les années 40, Betty Carter a impressionné les plus grands : Charlie Parker ou Lionel Hampton.Elle est restée active quasiment jusqu’à la fin de sa vie, en 1998…Le label Verve Records vient de ressortir en vinyle, un p’tit bijou : l’un de ses premiers albums, « Out There », paru initialement en 1958. Betty Carter est entourée d’un orchestre emmené par le saxophoniste Gigi Gryce. On en écoute un extrait en ouverture de ce Deli !Notre invitée est, elle aussi, vraiment phénoménale !Son nouvel album, c’est un rayon de soleil, un voyage plein de surprises et de poésie !La pianiste et chanteuse Macha Gharibian est partie de la lecture d’un poème de Maya Angelou, «Phenomenal Woman ». Un texte à la gloire de toutes les femmes et de l’acceptation de soi.Ça lui a inspiré le répertoire de « Phenomenal Women », sur lequel, elle invite plusieurs voix féminines, Lea Maria Fries et Linda Olah sur une bonne partie du répertoire, ainsi qu’Isabel Sörling, le temps d’une envoûtante célébration.Macha Gharibian élargit aussi sa palette d’expression, ancrant toujours son travail dans ses racines arméniennes et ses amours pluriels pour le jazz et la pop anglo-saxonne, elle s’ouvre sur ce nouveau projet aux langues arabes et portugaises, à travers deux reprises : de Djavan et de la syrienne Asmahan qui a été la sœur de Farid El Atrache.Et puis, pour la première fois sur l’un de ses disques, elle chante en français…Et c’est génial ! On va écouter le résultat au cours de cette émission !Mais tout de suite, te voici sur notre scène Macha, en compagnie des chanteuses Lea Maria Fries et Linda Olah, de Kenny Ruby à la basse électrique et Fabrice Moreau à la batterie.Avant de vous entendre, je précise qu’on pourra t’applaudir en concert le 21 mars au Havre…Et la semaine suivante, le 27 et 28 au Café de la Danse, à Paris.
Il fait beau, c’est vendredi. Dans quelques heures, le week-end la belle vie. Et en cerise sur le gâteau, une réédition en vinyle qui nous met en joie !Verve Records ressort un disque de Roland Kirk : « Now Please Don’t You Cry, Beautiful Edith » initialement paru en 67.Roland Kirk c’était un drôle d’oiseau, et un musicien génial. Il jouait de trois saxophones en même temps. Il était aussi flûtiste et clarinettiste. Et ce qui est fascinant chez lui, c’est qu’il était autant défricheur que fortement ancré dans les racines et l’histoire du jazz. Chacun de ses disques en témoigne.La semaine prochaine, David Koperhant lui consacrera d’ailleurs deux épisodes de son émission « Pour Qui Sonne le Jazz ». Ce sera mercredi et jeudi matin à 9h30. Vous saurez donc tout sur Roland Kirk !En attendant, le voici sur TSFJAZZ avec « Silverlization ».Si on s’exprimait en grec ancien, on disposerait de toute une palette de mots pour décrire les différentes formes d’amour.Eros, Philia…ou celui que notre invité a retenu pour le titre de son nouvel album : « Agapé » !Ce terme, c’est la classe ! C’est un amour fraternel et totalement désintéressé.Pas étonnant qu’il ait été choisi par Pierre De Bethmann !En plus d’être un compositeur ambitieux, un sculpteur de sons et de formes, et une pointure française du piano, Pierre De Bethmann est une belle âme. Un musicien tourné vers le collectif. C’est aussi ce qui rend son œuvre si attachante !Il a tout exploré ! Le solo, le trio. Et même des formules plus étoffées, allant jusqu’aux dix musiciens de son Medium Ensemble.Je vous le disais : le partage, l’aventure humaine...C’est aussi ce qui lui a donné envie de réactiver son quartet avec le saxophoniste David El MalekEt de sortir non pas un, mais deux albums !Après « Credo », l’an passé, voici donc Agapé que Pierre présente en concert ce soir au Bal Blomet à Paris.Et dès ce midi dans notre Deli Express : « Merci, Pierre, de passer nous voir ! On est super heureux de finir la semaine avec ton équipe »Voici donc Simon Tailleu à la contrebasse, Antoine Paganotti à la batterie. Et vous Pierre et David, respectivement au piano et au saxophone !
Pour ouvrir ce nouveau Deli, on honore la mémoire d’un pionnier : le vibraphoniste Roy Ayers qui vient de nous quitter à 84 ans.Dans les années 70, il avait trouvé la formule parfaite entre jazz-funk et soul, avec son groupe Roy Ayers Ubiquity. Élargissant même le spectre vers la disco ou en enregistrant avec Fela Kuti en 1980.Et la première décennie de sa carrière a été dominée par le jazz, via plusieurs albums impeccables, notamment pour le label Atlantic…Des disques convoquant Herbie Mann, l’un de ses premiers mentors, mais aussi Herbie Hancock, Ron Carter ou Joe Henderson.Il y a tellement de disques et tellement de morceaux incroyables que c’est difficile de choisir…Voici Roy Ayers en 1972 avec Sweet Tears, extrait de He's Coming !Vous êtes fans de Philippe Catherine ? Attention, je ne parle du guitariste, non, non ! Celui de Louxor et de la Banane…Vous aimez Juliette Armanet, ou dans un genre plus musclé le groupe Justice ? Alors vous avez sans doute déjà croisé notre invité.Depuis une dizaine d’années, Adrien Soleiman est un saxophoniste ultra prisé dans le monde de la pop.Et quand il décide de revenir à ses premières amours musicales sur tout un album, ça donne un objet hybride, irrésistible, addictif…C’est jazz, c’est pop, ça fourmille d’idées et de mélodies accrocheuses…Et c’est une grande réussite ! Tellement, qu’on ne loupera son concert à la Maroquinerie, à Paris, le 18 mars. Adrien Soleiman présentera donc « BelleJazzClub ». Un projet qu’on explore ensemble ce midi, Adrien Soleiman.
Pour ouvrir ce Deli, on plonge avec joie et délice dans un enregistrement live totalement inédit d’Ella Fitzgerald, retrouvé par son label historique Verve Records.Toute une bande reprenant un concert qui a eu lieu fin juin 1967, à l’Oakland Coliseum, entre deux dates qu’Ella donnait alors au Hollywood Bowl, avec Duke Ellington. On retrouve, d’ailleurs, à ses côtés, des membres de l’orchestre du Duke.Et la beauté de la chose, c’est qu’on peut désormais tous l’écouter ce live, parce qu’il vient de sortir sous le titre de « The Moment of Truth : Ella at the Coliseum » ! Chez lui en Suède, il est incontournable !Et d’ailleurs même au-delà, puisque des padre de la guitare jazz, comme George Benson ou John Scofield, ne tarissent pas d’éloges à son égard.Comme eux, Gustav Lundgren s’exprime donc à la six-cordes. Et il se produit dans les clubs de Stockholm depuis ses 16 ans.Il en a aujourd’hui 44 ! Et c’est une pointure, l’un des guitaristes de jazz les plus demandés de son pays.Gustav Lundgren est à Paris pour des concerts ce soir au Duc des Lombards.L’occasion était trop belle ! Te voici tout de suite sur notre scène, Gustav, en compagnie de Viktor Nyberg à la contrebasse et Gautier Garrigue à la batterie.Bienvenue les amis…C’est un plaisir de vous avoir ce midi !Avant de vous entendre, deux précisions : ce soir au Duc, le saxophoniste Rick Margitza se joindra à vous.Et tu viens Gustav, de sortir en trio l’album « Sofo Session » !
Nous sommes le 3 mars, et il est né un 3 mars…C’était en 1906 à la Nouvelle-Orléans.Barney Bigard a œuvré auprès des pionniers : King Oliver, Jelly Roll Morton et Louis Armstrong. Il l’a fait au saxophone ténor et à la clarinette, l’instrument qui l’a fait entrer dans la légende.Il a surtout été un pilier de l’orchestre de Duke Ellington pendant quinze ans, de 1927 à 1942.Pour ouvrir ce Deli, le voici un an avant, en 1941 avec à ses côtés plusieurs des membres de l’orchestre d’Ellington, dont le Duke lui-même au piano, avec Lament for Javanette !Il est libre Myles !C’est d’ailleurs avec la chanson Freedom qu’on l’avait découvert, et qu’on avait succombé à sa soul classieuse et imparable, il y a près de dix ans. Il est libre Myles Sanko ! C’est sans doute pour ça qu’il n’a jamais eu peur de se réinventer.Notre bonhomme a d’abord été rappeur, MC dans les bars de Cambridge, puis chanteur de rue, avant de glisser doucement vers la soul, dont il est devenu l'une des valeurs sûres.Il est libre Myles, et il n’a pas peur de plonger au plus profond de lui-même, de sonder les recoins de son âme et d’être au plus près de ses émotions dans ses textes et ses chansons.Son nouvel album, « Let it Unfold », est un bijou de soul music. Et avant de le présenter en concert le 21 mars au New Morning, à Paris, Myles Sanko est notre invité dans Deli Express.On referme ce Deli avec le saxophoniste Emile Parisien qui s’installe au Sunside pendant trois soirs, de jeudi à samedi.Des concerts dans le cadre des soirées Timeline, imaginées par le club parisien et qui donnent régulièrement carte blanche à des figures du jazz français pour revisiter leurs carrières.Le premier soir, les artistes en question replongent dans l’un de leurs projets passés.Le deuxième, c’est le groupe actuel….Et le 3e soir : ils se projettent vers l’avenir.Alors le futur, samedi pour Emile Parisien, prendra la forme d’un concert avec le trompettiste Theo Croker…Vendredi, ce sera son quartet et le répertoire de son album, Let Them Cook.Et alors jeudi, Emile Parisien va reformer son duo avec l’accordéoniste Vincent Peirani.Un tandem, qui était passé nous voir dans Deli Express, il y a quatre ans...Revoici cette session !
Vous êtes plutôt, samedi 5 ? Dimanche 6 juillet, ou les deux ?Nous, on est carrément les deux ! Et on est impatient de vous accueillir tout au long de ce week-end estival au TSFJAZZ Chantilly Festival.La billetterie vient d’ouvrir sur le tsfjazzchantillyfestival.com.Et maintenant que la programmation complète a été dévoilée, c’est le moment de savoir qui joue samedi et qui joue le lendemain : Sont attendus le premier jour…Attention, c’est la classe : Samara Joy, Marcus Miller, Monty Alexander, le saxophoniste de Chicago Isaiah Collier.Ludovic Louis sera également présent, ainsi que le guitariste Fanou Torracinta et The Hookup, le nouveau projet de Géraldine Laurent, avec les frères Moutin et Noé Huchard.Et alors dimanche, double classe, se sont succéderont sur scène : le contrebassiste Avishai Cohen, Kamasi Washington, la harpiste et chanteuse Sophye Soliveau, Gabi Hartmann, Sullivan Fortner, et le trio Coulondre / Dolmen / Privat…Ainsi que le projet Jazz Célébration qu’on avait monté à la rentrée pour les 25 ans de la radio, rassemblant autour des tubes du jazz, des artistes comme Robin McKelle et l’Amazing Keystone Big Band.Le dimanche 6 juillet on pourra aussi applaudir le nouveau phénomène du jazz vocal Tyreek McDole que voici pour ouvrir notre Deli Express !« Space is a Place », proclame l’un des titres emblématiques du pianiste, compositeur et chef d’orchestre Sun Ra.Je ne sais pas à quel point ce morceau et cette phrase résonnent chez le claviériste Enzo Carniel.Ce qui est sûr Enzo, c’est que depuis dix ans, avec ton groupe, House of Echo, tu sculptes une musique futuriste qui puise autant dans le jazz, que l’électronique, l’ambient, la littérature SF et la BD. Même la pochette de ton nouvel album représente une sorte de Jedi des claviers reliés à des cyborgs et qui pianote sur ses machines, au beau milieu d’une cité extra-terrestre. C’est un dessin aussi coloré, trippé et envoûtant que le répertoire de ce disque intitulé, « Wallsdown II : Beyond Cyborgs, tECHnO Inside Us »…Tu le présentes en concert ce soir à Paris du côté de la Petite Halle, dans le parc de la Villette, et dès ce midi dans notre Deli Express. Voici Enzo Carniel en compagnie de Marc-Antoine Perrio à la guitare, Simon Tailleu à la contrebasse, et Ariel Tessier à la batterie.On referme ce Deli, en célébrant la mémoire d’un grand maître de la batterie, Roy Haynes qui nous a quitté à l’automne dernier, à l’âge de 99 ans.Roy Haynes c’est un ancien compagnon de route de Charlie Parker ou John Coltrane…Le label Wewantsounds ressort aujourd’hui pour la toute première fois en vinyle, l’album « Hip Ensemble », sorti à l’origine en 1971, chez Mainstream Records.Le début des seventies, c’était une période marquée par une fusion entre jazz, funk et spiritualité…Une esthétique qui irrigue tout le répertoire de ce disque…En extrait sur TSFJAZZ, voici Equipoise, une composition de Stanley Cowell !
Vous aimez le 15 de France ? Vous adorerez le 15 de Chantilly !Jusqu’à la fin de la semaine, on vous annonce la programmation complète du TSFJAZZ Chantilly Festival.Avec au programme, entre le samedi 5 et le dimanche 6 juillet, dans le parc du Château, 15 concerts qui vont se succéder à chaque fois de midi à minuit.Voici les trois derniers noms : Le trio Coulondre / Dolmen / Privat, réunissant trois pointures de la nouvelle scène française.Le projet Jazz Célébration qu’on avait créé à la rentrée pour les 25 ans de la radio, et rassemblant autour des tubes du jazz, des artistes tels que Robin McKelle, l’Amazing Keystone Big Band et Mario Canonge.Ainsi que le phénomène américain du saxophone, venu tout droit de Chicago : Isaiah Collier et abonné aux prestations intenses et habitées.Ils rejoignent donc Samara Joy, Marcus Miller, le contrebassiste Avishai Cohen, Sophye Soliveau, Monty Alexander, Fanou Torracinta, Gabi Hartmann, Kamasi Washington, The Hook Up qui est le nouveau projet de Géraldine Laurent et des frères Moutin…Sont aussi attendus Tyreek McDole, Ludovic Louis et le pianiste Sullivan Fortner…Rendez-vous demain matin, pour l’ouverture de la billetterie, sur le www.tsfjazzchantillyfestival.com !C’est bien connu, quand on aime, on ne compte pas !Alors notre invité, le guitariste Louis Matute a beau avoir remporté à deux reprises notre palmarès des albums de l’année pour ces deux derniers projets. Notamment son petit dernier, « Small Variations From the Previous Day », un disque-monde d’une classe folle puisant dans le jazz, la folk, le Brésil et dans ses racines sud-américaines. Il a beau s'être déjà fait tamponné mille fois sa carte de fidélité des musiciens qui passent nous voir à la radio...On est tellement fans, de sa musique, son univers, son style et son écriture, qu’on profite de ses concerts depuis hier et jusqu’à demain soir au Duc des Lombards, à Paris pour le réinviter avec ton Large Ensemble…Surtout qu'il vit à Genève, et qu'il n'est donc pas là tout le temps.Le voici sur notre scène avec Léon Phal au saxophone, Shems Bendali à la trompette, Andrew Audiger au piano, Virgile Rosselet à la contrebasse et Nathan Vandenbulcke à la batterie !
Samara, Marcus, Avishai et les autres...Tout au long de la semaine, on vous dévoile la programmation complète de notre TSFJAZZ Chantilly Festival. Au total, ce sont 14 groupes qui vont défiler de 12h à minuit, dans le parc du Château de Chantilly, le samedi 5 et le dimanche 6 juillet. Donc Samara Joy, Marcus Miller et le contrebassiste Avishai Cohen. Ça ce sont les premiers noms annoncés, il y a déjà quelques semaines.En voici trois autres !Pour cette 2e édition, on a l’honneur d’avoir avec nous, un maître du piano-jazz, Monty Alexander. L’un des nouveaux princes du jazz manouche, le guitariste Fanou Torracinta. Et l’une des sensations de ces derniers mois, la harpiste et chanteuse Sophye Soliveau !Le tigre est en eux ! Le jazz-funk aussi.Ce midi, on reçoit les Honnet Brothers : Anthony à l'orgue…Davy à la batterie. Deux frangins qui aiment leur jazz plutôt musclé et électrique, qui ont grandi avec un papa organiste, et qui ont déjà croisé le fer avec Fred Wesley, le regretté Casey Benjamin ou Robben Ford, pour ne citer qu’eux.Dans une semaine pile, le 3 mars, ils invitent le saxophoniste Julien Lourau au Duc des Lombards. Un concert en entrée libre. Leur premier album sortira, lui, à l'automne prochain...Avant cela, Les Honnet Brothers viennent faire trembler la scène du Deli Express !
Au milieu des années 80, notre invité était tellement dans la place, qu’il faisait des ouvertures de concerts pour McCoy Tyner et Herbie Hancock.C’était l’un des pianistes français les plus prometteurs de sa génération.Zool Fleischer n’avait pas sorti d’album depuis 20 ans !Ce qui donne encore plus de saveur à la parution de « The Fab Three », enregistré en trio avec Marc Bertaux à la contrebasse et Franck Agulhon à la batterie. Un disque qui a l’épaisseur et la profondeur d’un musicien qui a roulé sa bosse. Toujours aussi espiègle dans son approche, Zool nous montre qu’il a encore des tonnes de belles choses à nous raconter...Et ça tombe bien, dans une dizaine de minutes, on explore ce répertoire en sa compagnie ! Au milieu des années 80, les compositions d’Herbie, toujours lui, étaient au cœur d’un album du batteur japonais George Kawaguchi, avec à ses côtés certains des jeunes musiciens les plus en vue de la scène américaine de l'époque, Terence Blanchard à la trompette et Donald Harrison au saxophone, devenus depuis de vrais tôliers du jazz ! Le disque s’intitule « George Kawaguchi Plays Herbie Hancock ». Il n'y a pas de tromperies sur la marchandise, c’est un titre clair…Il ressort en digital sur toutes les plateformes, à commencer par Bandcamp, grâce au label Sound Fuji qui continue à fouiller les riches archives de King Records. Extrait, en ouverture de notre Deli
C’est une belle histoire…Mais attention, ce n’est pas un roman : c’est la réalité !A 18 ans, Yannis Constans a poussé un peu par hasard, les portes d’un disquaire, chez lui à Toulouse. Et il a bien fait !Il est ressorti avec trois CD’s de Django Reinhardt...Ça a changé sa vie.A partir de là, Yannis Constans s’est sérieusement mis à la guitare, et le jazz manouche est devenu sa raison d’être.Il sort un petit bijou du genre. Un disque aussi solaire et poétique que son titre « Esperanza », qui documente plusieurs années de complicités scéniques avec une pointure, un master : le guitariste Samson Schmitt.Messieurs, on va pouvoir vous applaudir en concert, le 13 mars au Duc des Lombards, avec aussi Camille Wolfrom à la contrebasse.En attendant,vous voici tous les trois sur la scène du Deli Express !Lui, c’est hier soir qu’il s’est installé sur la scène de TSFJAZZ !Adrien Soleiman était l’invité musical d’Improbox, le show mensuel d’Ibrahim Maalouf.Adrien Soleiman c’est un saxophoniste qui bosse énormément dans la pop…Il accompagne Juliette Armanet, Philippe Katherine, ou même dans un genre beaucoup plus électro et musclé, Justice.Mais son premier crush musical, c’est le jazz. Et il y revient sur l’album BelleJazzClub. Mais il le fait à sa manière, empreinte donc de toutes ses expériences.La session d’hier soir était tellement géniale, qu’en revoici un extrait, juste pour le plaisir !
En plus d’avoir été un éclaireur et l’un des pionniers du jazz-fusion, le regretté Chick Corea a magnifié plusieurs fois dans sa carrière, la formule reine des pianistes de jazz : le trio avec contrebasse et batterie.Il y a cinq ans, durant les quelques semaines qui ont précédé le début du Covid, il a pris la route avec Christian McBride et Brian Blade, c’est-à-dire, avec la crème de la crème…Ça restera sa dernière tournée, puisque Chick Corea s'est éteint un an plus tard, le 9 février 2021.Les meilleurs moments de cet ultime tour de piste, sont compilés sur l’album « Trilogy 3 » qui sortira à la fin du mois. En voici déjà un extrait sur TSFJAZZ…C’est cadeau, ça nous fait plaisir !Le trio, c’est aussi l’un de ses dadas. Et pareil pour le piano d’ailleurs !En voilà un drôle d’oiseau comme on les aime !Etienne Manchon est l’un des nouveaux as du piano jazz ! Et pourtant quand on lui demande quelle est sa plus grande influence, il ne cite pas les grands maîtres du genre, mais…Pink Floyd !Ou plus proche de lui, Jozef Dumoulin, un extra-terrestre des claviers, actif sur la scène européenne depuis un quart de siècle.Ce grain de folie, ce côté défricheur se ressent dans la musique d’Etienne Manchon, mais il l’allie à un groove et à un sens de la mélodie qui rendent sa musique percutante et addictive !On sait depuis longtemps que Toulouse est une sacrée terre de jazz ! L’an passé, on a été bluffé et même totalement happé par le premier album du trompettiste Daoud. C’est là qu’on a repéré Etienne Manchon qui est avec nous ce midi, au lendemain de son concert parisien.Hier soir, Etienne t’a présenté ton nouvel album, « Weird Life », au Café de la Danse…Et à présent, c’est donc sur notre scène que te voici en compagnie de Clément Daldosso à la contrebasse et Théo Moutou à la batterie !Vendredi soir, Salle Pleyel, ce sera le retour d’une chanteuse suédoise qui entretient des relations fortes avec le public français depuis près de trente ans.Dans les années 90, Lisa Ekdahl a ouvert toute une nouvelle génération au jazz et aux standards, avec ses albums « When Did You Leave Heaven » et « Back To Earth ».Lisa Ekdahl, c’est une voix douce & sucrée. Des atmosphères feutrées et irrésistibles. Elle était venue dans Deli Express en septembre 2022. Revoici cette session pour nous mettre d'ores et déjà dans l’ambiance.
A l'occasion de son concert au Duc des Lombards ce soir, la chanteuse suisse, dont l'album Cléo sortira en avril prochain, vient jouer deux morceaux live en avant-première et se raconter au micro, exceptionnellement aujourd'hui, de Sébastien Vidal.
Du boogie-woogie à l’avant-garde ! Voilà comment on pourrait résumer l’apprentissage d’Henri Texier !Le boogie-woogie, ça a été sa porte d’entrée dans le jazz, enfant, grâce à son oncle. Et le free, c’est ce qu’il s’est pris en pleine figure alors adolescent dans les années 60, et ce qui a fait naître son besoin de musiques.Henri Texier est depuis plus de soixante ans, l’une des voix les plus singulières de la scène européenne. Pour lui le jazz, c’est un engagement, un cri. Mais pas seulement de colère face aux injustices…Un cri d’amour aussi.Il a 80 ans aujourd’hui, Henri Texier ! Dont 64 passés avec une contrebasse entre les mains…Ça vaut bien, un coup de téléphone, à ce grand Monsieur ! (c) Sylvain Gripoix Un son franc et direct et qui va droit au cœur ! Des compositions percutantes. Et une esthétique, qui plonge dans le meilleur du hard-bop, ce jazz gorgé de gospel et de blues, qui a émergé dans les fifties.La musique de notre invité, c’est tout simplement la classe ! Et même si on ne sait pas grand-chose de lui. On n’avait pas besoin de plus pour avoir envie l’inviter.On sait quand même, deux-trois petits trucs : On sait que Shimon Gambourg est un contrebassiste israélien qui s’est envolé pour les Etats-Unis, il y a près de dix ans, pour vivre à fond sa passion du jazz. !Il a notamment fréquenté deux des écoles de musiques les plus prestigieuses des US : le Berklee College de Boston et la Manhattan School of Music.Mais aujourd’hui, Shimon Gambourg est parisien, et il nous offre un album cool, canon, de haut niveau, qui s’intitule « The Arrival ».Un projet à découvrir ce soir en concert au Duc des Lombards, à Paris, avec à ses côtés le quintet qui l’accompagne déjà ce midi dans notre Deli, David Sauzay au saxophone, Vid Sketa à la trompette, Tommy Scott au piano, Paul Morvan à la batterie...Et donc, Shimon à la contrebasse.
Ça paraît fou, mais lorsque Keith Jarrett arrive à l’Opéra de Cologne, avant son concert du 24 janvier 1975, il se retrouve face à un piano d’étude qui n’a pas été révisé depuis longtemps.Un instrument qui, de son aveu même, sonne comme un clavecin ou comme un piano dans lequel on aurait mis des punaises !Il est aussi épuisé, enchaîne trop de concert, n’a pas dormi depuis 24 heures.Et pourtant, Keith Jarrett va transfigurer toutes ces contraintes, les retourner à son avantage…Et va donner, dans un moment de grâce et de lâcher prise, l’un de ses performances en solo les plus légendaires… Le Köln Concert aura 50 ans demain !Happy Köln Concert avec un peu d’avance !Le piano, c'est magique ! Et d’ailleurs, avant que notre invitée ne tombe raide dingue de l’orgue Hammond B3, elle a d’abord été, toute jeune, fascinée et attirée par le piano. Selon la légende familiale lorsque Rhoda Scott était haute comme trois pommes, dans le New Jersey, elle montait sur les genoux de sa maman, lorsqu’elle jouait du piano, et rejouait à l’oreille les morceaux qu'elle venait d'entendre. Et à 8 ans, nouvelle révélation, nouveau choc : son père pasteur est envoyé dans une église où se trouve un orgue Hammond. Elle ne lâchera plus jamais cet instrument.Depuis, Rhoda Scott est devenue l’une des plus grandes virtuoses. Un instrument, un son et un groove qu’elle continue à défendre avec toujours autant de générosité. Pour les vingt ans de son Lady Quartet, elle ouvre son groupe à des voix masculines. Hugh Coltman ou David Linx figurent parmi les invités de son nouvel album, « Ladies & Gentlemen », que Rhoda vient nous présenter ce midi, en compagnie de la saxophoniste Lisa Cat-Berro et de la batteuse Julie Saury.On pourra aussi les applaudir le 7 février au Théâtre du Châtelet pour le festival Le Châtelet fait son Jazz ! On termine ce Deli avec bon plan concert !Ce soir au Sunside à Paris, ne râtez pas le concert de Simon Belelty ! Un guitariste pétri de Wes Montgomery, et un homme qui aime les connexions. C'est un bâtisseur de passerelles entre les scènes parisienne et new-yorkaises. Il appartient aux deux, et la musique est tellement en lui qu'il a même fondé l'excellent label Jojo Records.Pour cette date parisienne, il se présentera notamment avec le pianiste américain Kirk Lightsey...Avant de l'applaudir, on se replonge dans sa session d'il y a deux ans, dans nos studios.
A quoi carbure notre invité ?On va lui poser la question.Ce qui est sûr c’est que Bastien Brison est un touche-à-touche génial, un pianiste qui a su se rendre indispensable en même pas dix ans, une personnalité solaire et poétique qui n’aime rien de plus que jouer, jouer, et encore jouer !Prenez le 31 décembre, par-exemple !Pendant que vous dégustiez votre plateau de fruits de mer, lui il était en concert au Duc des Lombards, aux côtés de China Moses.Quand elles viennent en France, il accompagne Samara Joy ou Stella Cole.Bastien fait des merveilles dans le groupe de Fanou Torracinta, a participé à l’aventure swing du Hot Sugar Band, mais collabore aussi avec des beatmakers, dans une veine plus hip-hop.Il s’intéresse à la danse & au chant lyrique, gravite autour de deux des collectifs jazz les plus passionnants de la jeune scène française : le Zoot et les Paris Jazz Sessions.Et lorsque la chanteuse britannique Lucy-Ann Daniels est passée nous voir, il y a dix jours avec Flight Call, elle nous a même dit qu’elle bossait sur un projet avec lui.Je vous le disais, Bastien Brison est partout !Et même au Bal Blomet, à Paris dans le 15e, samedi soir, pour un concert hommage à Bill Evans…En compagnie de Matteo Bortone à la contrebasse et Fabrice Moreau à la batterie.
Il y a des groupes qui sont un peu plus que des groupes !Ce sont des phares, des passeurs, des traits d’union.Pendant vingt ans, le Kora Jazz Trio a été de cette trempe-là, grâce à leur fusion parfaite entre jazz et tradition mandingue. Ils ont fait résonner la note bleue à travers l’Afrique, ont emmené la kora et sa sonorité majestueuse dans les clubs et ont créé une musique magnifique et intemporelle.L’un des fondateurs du Kora Jazz Trio s’est éteint, il y a quelques jours…On dédie donc notre Deli Express à cette belle âme : le pianiste Abdoulaye Diabaté !Strasbourg, capitale de pleins de choses !De la région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine : « Salut à tous ! »C’est aussi la capitale parlementaire de l’Europe.Et celle de Noël, avec l’un des plus vieux marchés du genre, qui se tient tous les ans, depuis 1570.Mais nous à TSFJAZZ, on sait aussi que Strasbourg c’est le QG, le hood, le barrio d’Émile Londonien, l’un des groupes phares de cette nouvelle génération qui a soif de mélanges, de métissages et qui ne veut plus choisir entre toutes ses influences : le jazz bien sûr, c’est leurs fondations, mais aussi les musiques électroniques, la soul…Bref le groove sous toutes ses coutures ! Rien que leur nom, Émile Londonien, c’est tout un poème ! C’est à la fois un clin d’œil au saxophoniste Émile Parisien, au jazz anglais, et à la club culture d’Outre-Manche.Derrière ce nom se cachent Matthieu Drago à la batterie, Midva au piano et Théo Tritsch à la basse…Leur deuxième album, « Inwards » enfonce leur clou esthétique et affine leur propos, pour un résultat terriblement efficace.Ils invitent pleins de gens qu’ils adorent : Jowee Omicil, Laurent Bardainne, Cherise, Ashley Henry ou Léon Phal…Avant de danser demain soir à la Maroquinerie, à Paris, sur leurs nouveaux morceaux, voici les membres d’Émile Londonien sur la scène du Deli Express !
La vie est une fête !Et pas seulement parce qu’on est vendredi, et que dans quelques heures, c’est la dolce vita…Non, la vie est une fête ! Il suffit d’aller à un concert de Cotonete pour s’en rendre compte !On a la banane, on danse, on transpire. Ça fait 20 ans que ça dure, et à chaque fois, on en redemande !Ce soir, la bande du claviériste Florian Pellissier exporte au Studio de l’Ermitage, à Paris, dans le 20e, sa révolution jazz-funk teintée de groove brésilien, et jouera le répertoire de son dernier disque en date, « Victoire de la musique ». On va se mettre dans l’ambiance à la fin de notre Deli ! La vie est une fête ! Tellement que notre invité n’a jamais voulu choisir. Jazz, hip-hop & soul, R&B ! Il aime tout ! Veut tout croquer, tout mélanger !La claviériste Monfort sort son nouvel album, aujourd’hui sur le label Komos.« Hypnotized » est un concentré de toutes les influences que je viens d’énoncer. Ou plutôt une illustration parfaite de ce que peux donner cette fusion en 2025.Aux côtés de Monfort, il y a notamment une jeune chanteuse incroyable qui s’appelle Nina Tonji. Ils viennent nous voir tous les deux dans dix minutes !La vie est une fête ! Et d’ailleurs on est heureux de vous annoncer le retour du TSFJAZZ Chantilly Festival, pour une deuxième édition, le samedi 5 et dimanche 6 juillet, dans les jardins du Château de Chantilly. Et ce, à l'initiative de votre radio adorée & de Live Nation. Et en accord avec Montuno. Au programme quatorze artistes qui vont défiler, de midi à minuit, en plein air…Quatorze parmi lesquels Samara Joy, le bassiste Marcus Miller et le contrebassiste Avishai Cohen.Rendez-vous mercredi prochain à 10h, pour l’ouverture de la billetterie, avec la vente d’un pass 2 jours à prix promo en nombre ultra limité. On a hâte !
Une clarinette, une guitare, une contrebasse…Ce midi, il n’en faut pas plus pour nous envoyer au septième ciel ! C’est la formule imaginée par Adrian Cox, le clarinettiste de la bande, pour son nouveau projet.On savait déjà que le bonhomme adorait le vieux son de la Nouvelle-Orléans, celui des origines…Il y a deux ans, la première fois qu’il était venu nous voir à la radio, il nous avait même parlé de son héros absolu, Edmond Hall - c’est pointu – c’est un musicien qui a enregistré avec Billie Holiday à la fin des années 30.Adrian Cox continue de remonter aux sources du jazz sur son nouvel EP, « Makin’ Runs », du nom d’une composition attribuée à Buddy Bolden, le tout premier King de New Orleans, avant même Louis Armstrong. Un projet qui lui tient tellement à cœur, qu’il a pris le premier Eurostar ce matin pour être à nos côtés dans ce Deli…Merci pour ça !Si Adrian a traversé la Manche, c’est aussi parce qu’ils se produit ce soir au Duc des Lombards avec Honey Boulton à la guitare, et Alex Gilson à la contrebasse. Avant cela, ils s'installent tous les trois sur la scène du Deli Express !On l’aime tellement cette scène londonienne, qu’on l’honore dès l'ouverture de notre Deli, avec une révélation : un jeune pianiste qui s’appelle Sultan Stevenson et qui s’apprête à sortir son deuxième album : ce sera le 28 mars sur le label Edition Records.C’est frais, c’est stylé…C’est un disque qu’on a reçu, il y a trois jours à la radio, et qui tourne depuis, en boucle. Ça s’appelle « El Roi », et en voici déjà un extrait en avant-première : « Unspeakable Happiness » !
Avant de l’applaudir sur notre scène, petit retour en arrière !A la fin des années 90, David Sauzay fait partie de cette nouvelle génération qui a tellement faim de jazz et tellement pas le temps d’attendre qu’on lui ouvre les portes, qu’elle se regroupe en collectifs, investit des lieux et joue toutes les nuits jusqu’à pas d’heures...Notamment au Petit Opportun à Paris.A peu près à la même période, le même David découvre le trompettiste américain Jim Rotondi et son groupe One For All , à l’esthétique fortement ancrée dans le hard-bop et le son Blue Note des années 50 et 60. C’est une révélation ! C’est pile le genre de musique qu’il veut lui-même jouer et défendre.Jim Rotondi s’est éteint brutalement en juillet dernier, à l’âge de 61 ans. Juste avant sa disparition, David Sauzay avait eu la chance de réaliser l’un de ses rêves et d’enregistrer tout un album avec lui, « Five Stories » qui prend aujourd’hui la forme d’un vibrant hommage, et d’une déclaration d’amour à un son et une certaine approche du jazz.Ce disque, il le présente dans neuf petits jours, le vendredi 24 janvier au Sunside, à Paris. En attendant voici David Sauzay avec Fabien Mary à la trompette, Michael Joussein au trombone, Hiroshi Murayama au piano - Gabriel Sauzay à la contrebasse et Paul Lefèvre à la batterie !Ce midi, on prend aussi des nouvelles d’un des boss américains du saxophone : Mister Branford Marsalis, dans la place depuis les années 80 ! Une décennie dont il a même été l’une des figures émergentes les plus importantes, imposant un son, une exigence et même un état d’esprit, aussi à l’aise avec Art Blakey que Sting ou des ensembles classiques. Bref, avec lui, on est du côté de l’excellence musicale.Son quartet s’apprête à faire son grand retour, avec un nouvel album au printemps. Ce sera son premier pour Blue Note : « Belonging », enregistré avec Joey Calderazzo au piano, Eric Revis à la contrebasse et Justin Faulkner à la batterie. Un disque qui revisite le répertoire d'un des sommets de la discographie du quartet européen de Keith Jarrett dans les années 70 !
nstallez-vous confortablement, relaxez-vous...Ce midi, ça va tout simplement être beau !« Simply Beautiful » comme dirait ce bon vieil Al Green. Ou comme aurait été dit notre invité, entre 1991 et 1995, quand il était étudiant à la Manhattan School of Music et l’élève de Jaki Byard, un ancien partenaire de route de Charles Mingus ! En tant que pianiste, Pierre Christophe est un adepte de la délicatesse. Son nouvel album est le fruit d’une envie : celle d’enregistrer avec des cordes classiques…Mais pas en orchestre, plutôt en petite formation de chambre. Il avait aussi la vision d’un répertoire contemplatif et tout en douceur.Le résultat s’intitule « Passing By » et a été enregistré avec le Quatuor Hanson, et le guitariste Hugo Lippi. Les arrangements, eux, sont signés Philippe Maniez.C’est un recueil qui fait du bien au cœur, à l’âme, et qui s’écoute comme un voyage, nous entraînant sur les rives du lac Toho au Bénin, au Brésil ou dans un temple japonais. Ce midi, on en a de la chance, car ils sont tous sur notre scène.Voici donc, Pierre Christophe & Hugo Lippi en compagnie d’Anton Hanson & Jules Dussap au violon, Gabrielle Lafait à l’alto, Camille Supéra au violoncelle… Et donc, Philippe Maniez à la direction, et aux arrangements !Jeudi dernier, on vous parlait de French Quarter…Ce festival assez génial, créé il y a une dizaine d’années par l’association Paris Jazz Club, et qui emmène tous les ans, en janvier, de jeunes groupes français à New York…Pas pour faire du tourisme, hein ! Ils sont programmés dans des clubs incontournables de la Big Apple.La nouvelle édition dure jusqu’à ce soir…Cette année, font partis du voyage Sophye Soliveau, Monsieur Mâlâ, Photons, Paul Morvan, Amaury Faye ou Flash Pig…Programmés dans des clubs comme le Smalls ou le Poisson Rouge.Après en avoir discuté avec Vincent Bessières, le président de Paris Jazz Club…C’est l’heure de faire un pré-bilan, avec Sébastien Vidal qui est notre envoyé spécial à New York !
Ce midi, on va vivre un instant suspendu.On ne va être que paix, douceur et harmonie, grâce à un trio vocal qui nous a fait pleurer des rivières - bah oui, dans le jazz depuis Julie London, on pleure des rivières - C’était il y a quelques mois, en tombant sur une vidéo où ils reprenaient une chanson de Cole Porter, « Everytime we say goodbye », avec brio, élégance, simplicité & justement des harmonies vocales parfaites !Flight Call, retenez bien ce nom !C’est l’une des nouvelles sensations du Swingin’ London. Un groupe créé, il n’y a même pas deux ans, par trois chanteurs dingues de jazz, de soul et de gospel. D’ailleurs chacun mène en parallèle une carrière en solo.Il y a d’abord Georgia Cecile ! Elle, elle a tout simplement fait la première partie de Gregory Porter au Royal Albert Hall.Puis, Lucy-Anne Daniels….Seulement 22 ans, et qui est clairement l’étoile montante du jazz vocal en Grande-Bretagne ! Et enfin, Pete Horsfall.Lui, il a plus d’une corde à son arc. Parce qu’on le connaissait jusqu’à présent en tant que trompettiste, notamment avec les Kansas Smitty’s qu’on adore ! Le bonhomme est aussi chanteur.Flight Call est à l’affiche du Duc des Lombards ce soir et demain. C’est la classe ! C’est immanquable et les voici en attendant à l’honneur de Deli Express, avec aussi Alex Bryson au piano.On referme ce Deli avec le souvenir d’un batteur qui est né un 10 janvier, il y a 101 ans. C’était en 1924.Oui, je sais, ce n’est pas un compte rond, mais comment louper une occasion de célébrer l’œuvre de Max Roach…Qui était d’ailleurs plus que batteur.Ça a été un artiste fortement engagé dans le combat pour l’égalité des droits civiques. Son album, « We Insist – Freedom Now Suite », sorti en 1960 avec Abbey Lincoln en est l’une des démonstrations les plus éclatantes. Max Roach a aussi été à la pointe de plusieurs révolutions dans le jazz : le bebop dans les années 40, le hard-bop, la décennie suivante.Dans les seventies, il a aussi été à l’initiative d’un groupe unique en son genre M’Boom, un ensemble uniquement de percussions…Max Roach s’est éteint en 2007, à 83 ans. Et on célèbre donc sa mémoire en cette fin de Deli, avec « Lonesome Lover », sorti en 62 sur l’album « It’s Time » !
Évidemment la santé !Mais on vous souhaite aussi toujours plus de musique ! Partout, tout le temps, de toutes les manières possibles.En concert, sur disque…Et of course, sur votre seule radio 100% jazz ! D’ailleurs, notre premier groupe à l’honneur cette année, incarne à la perfection ce souhait.AMG est un jeune quartet parisien habité par le feu sacré, au son intense et extatique ! Ses membres ont pour modèles John Coltrane, Pharoah Sanders et Yusef Lateef…Bref, c’est le jazz abordé par son versant spirituel.Derrière ces trois lettres, il y a Antoine Fleury au piano, Anthony Jouravsky à la contrebasse, Mailo Rakotonanahary à la batterie et Keïta Janota au saxophone.Pour eux, janvier démarre fort : avec l’album « Extended », qui est la ressortie en version enrichie de leur premier album. Un disque live enregistré au Sunside est également dans les tuyaux, ainsi qu’un concert le 17 janvier à la Petite Halle, dans le Parc de la Villette.Dans dix minutes, on va donc les retrouver sur la scène du Deli Express.Je disais donc, de la musique, tout le temps et absolument partout !A partir de ce soir et jusqu’à lundi, la crème de la nouvelle génération du jazz français se produit dans six clubs incontournables de New York.C’est le cas de Sophye Soliveau, Monsieur Mâlâ, Photons ou Flash Pig, qui sont emmenés par l’association Paris Jazz Club qui organise depuis une dizaine d’années, le festival French Quartet, visant donc à faire rayonner la scène tricolore dans la Big Apple.On en parle avec le président de Paris Jazz Club, Vincent Bessières, qui est arrivé sur place, il y a quelques heures !
Un piano, un saxophone…Pas besoin de plus pour nous faire frissonner ! Et ce ne sont pas mes invités qui diront le contraire.Ce sont des références, des pointures sur ces instruments. Et ça fait 30 ans que ça dure !Giovanni Mirabassi et Rosario Giuliani viennent de sortir en duo un recueil raffiné…Une caresse pour le cœur et les oreilles. C’est l’album « Live & Kicking » à découvrir en concert dimanche et lundi au Duc des Lombards, à Paris. Et dès ce midi dans notre Deli Express !Ce midi, juste pour se faire du bien, on écoute aussi le vibraphoniste Cal Tjader, qui a commencé en tant que batteur, notamment avec Dave Brubeck.Mais son truc à lui, ça a été dès les années 50, le latin jazz dont il est devenu un ambassadeur. En 1956, il sortait l’album « Latin Kick », qui est réédité en vinyle ces jours-ci, grâce à la magie de Noël et au label à Craft Recordings. En voici un extrait.
Ne cherchez pas plus loin…On a trouvé LA prochaine grande voix du jazz !Et la beauté de la chose, c’est que les Parisiens vont pouvoir s’en délecter de ce soir à samedi.Mais oui, son détenteur se produit pendant trois soirs au Duc des Lombards…Si vous pouvez, ne le loupez pas, vous allez passer une soirée de dingue !Tyreek McDole a seulement 24 ans, et il est déjà en train d’affoler tout le monde à New York !!! Tellement, qu’il a remporté l’an passé l’une des compétions vocales les prestigieuses au monde : le concours Sarah Vaughan.Sa voix grave, veloutée, fait aussi bien des merveilles dans des registres swing que spiritual jazz, et évoque Joe Williams pour le premier aspect, Andy Bey pour le second.Et dès qu’il chante une balade, c’est la chair de poule instantanée !Après sa prestation remarquée lundi soir à Pleyel, pour notre soirée annuelle, You & the Night & the Music…Et donc avant le Duc, le voici ce midi sur la scène du Deli Express :It’s such a pleasure to have you at the radio, Tyreek !Vous venez aussi de sortir en single, la chanson « Everyday I Have the Blues » chez Artwork Records…C’est ce que vous nous interprétez tout de suite, en compagnie de Caelan Cardello au piano, Michel Alibo à la contrebasse et Raphaël Pannier à la batterie !En fin d'émission, on honore la mémoire de Bobby Timmons, né un 19 décembre, en 1935 !Ancien Jazz Messenger et pianiste pétri de blues et de gospel, on lui doit aussi la composition de nombreux classiques, de Moanin à Date Dere.Le voici avec un extrait de The Soul Man ! enregistré en 1966 en quartet avec Wayne Shorter.
Nous sommes le mercredi 18 décembre, mais grâce à notre invité, la magie de Noël se répand déjà sur nos ondes !« Jingle Bells », « Let it Snow », et même « Petit Papa Noël »...Des chansons mille fois entendues, qu’on ressort tous les ans. Mais il faut savoir les magnifier, les faire swinguer, saisir leur essence.Mission plus qu’accomplie par notre invité : Armel Dupas, pianiste aussi humble et discret que talentueux et touche-à-tout. Il a fait partie des groupes de Sandra Nkaké et Henri Texier. C’est dire l’éventail de ses possibilités. Et il a une connexion tellement particulière avec le public, qu’il lui arrive d’organiser des concerts chez l’habitant…Mais demain, c’est au Sunside, à Paris qu’on pourra l’applaudir avec Jules Billé à la contrebasse et Christophe Piot à la batterie.Le groupe avec lequel il vient donc de sortir un album impeccable de Noël, Let It Snow, Let It Swing. C’est même tout simplement un pur disque de trio jazz, et c’est qui rend ce projet si bon !La preuve tout ce midi sur la scène du Deli Express. Deux jours après You & the Night & the Music, Salle Pleyel, on a encore des étoiles pleins les yeux et le coeur rempli d'émotion. Juste pour le plaisir, on réécoute en fin d'émission, la prestation de la harpiste et chanteuse Sophye Soliveau !
Tout est parti d’une idée lancée en l’air, au fond d’une salle de concert, un soir de 2002.Ça a commencé à peu près comme ça :« Et si on racontait les douze mois de l’année, en faisant défiler douze groupes sur scène pendant toute une soirée ? »You & the Night & the Music était née, avec une première édition dans un New Morning full de chez full !Depuis, que d’émotions ! C’est même devenu l’un des moments de la saison qu’on attend avec le plus d’impatience. Un moment de double communion !D’abord, avec les artistes qui nous font vibrer chaque année. Et avec vous. Avec nos auditeurs. C’est d’ailleurs pour vous qu’on a imaginé cette soirée. Je citais le New Morning, mais ces 22 dernières années, l’aventure You s’est aussi déroulée à l’Opéra-Comique, à l’Olympia, et depuis sept ans, Salle Pleyel, synonyme d’excellence musicale depuis 1927.Pendant que je vous parle, toutes les équipes en coulisses s’activent pour accueillir les artistes de cette nouvelle édition, accorder les pianos, installer la régie, restaurer les musiciens, etc, etc…Il y a beaucoup de monde qui oeuvre à la réussite de cette soirée.Dans huit heures, le rideau va s’ouvrir et la crème de la crème va défiler sur scène.Vous voulez des noms ? En voici !Le contrebassiste Avishai Cohen…Il sera là !Samy Thiébault, Sophye Soliveau, Charlotte Planchou…La même chose !Isaiah Collier…Mais oui, aussi ! Tout droit débarqué de Chicago !Ou encore notre invité d’honneur…On est drôlement fiers : Monty Alexander !Il y en a pleins d’autres, ça va être grandiose, on a hâte ! Je ne peux pas tous les citer. Mais je vous lâche quand même encore deux noms pour la route !Les deux invités qui vont défiler ce midi dans notre Deli Express…Puisqu’on est déjà installés à Pleyel au Salon Bellamy.Avec en fin d’émission, le pianiste Joe Webb. Au moment où je vous parle, son Eurostar est en train d’entrer en gare.Il vient spécialement de Londres pour passer ce moment avec nous. Joe Webb c’est un gars passionnant ! Il se nourrit de l’oeuvre de Fats Waller & Art Tatum, soit la tradition du piano-jazz, mais avec une approche fraîche & moderne. Celle d’un musicien qui adore aussi Oasis et Lionel Messi.Après plusieurs EP’s remarqué, il vient ENFIN de sortir son premier album, « Hamstrings & Hurricanes » en trio. See you Joe ! On t’attend dans 40 minutes pour en parler !Lui, il s’est auto-désigné « vilain petit canard du jazz » ! Et c’est pareil, on est fans de son premier album, « Good Boy », qui est un concentré de groove, d’énergie, d’idées et de pieds de nez, comme faire sonner comme une pure balade un tube des 2B3.daoud (ça s'écrit tout en minuscules) est surtout un trompettiste à suivre de très près et qu’on pourrait voir comme la réponse française à Theo Croker ou Keyon Harrold. Il réside à Toulouse, mais a déjà pas mal globe-trotté : il a vécu à Edimbourg, Saint-Louis dans le Missouri, et Los Angeles.Mais aujourd’hui, c’est donc à Paris qu’on le retrouve pour participer à You & the Night & the Music et dès ce midi, à notre Deli Express !
Il a beau avoir passé « sa vie sur un tabouret » - pour reprendre le titre de ses mémoires – c’était un géant !Le pianiste, compositeur, arrangeur et chef d’orchestre Martial Solal vient de s’éteindre à 97 ans, au terme d’une carrière foisonnante et passionnante qui a quasiment duré jusqu’à la fin et au cours de laquelle, il est devenu un acteur de premier plan du jazz, des musiques improvisées et même au-delà, puisqu’on lui doit l’écriture de plusieurs œuvres symphoniques.Dès le début Martial Solal a voulu plus que tout devenir musicien professionnel.C’est ce qui l’a conduit à quitter Alger en 1950 pour s’installer à Paris. Il avait 22 ans.Sa première session d’enregistrement ? C’était aux côtés de Django Reinhardt !Il a aussi été le premier artiste français à se produire au festival de Newport, aux Etats-Unis en 1963, et bien sûr le compositeur de l’incroyable B.O. de « A bout de souffle » de Jean-Luc Godard.Musicien à la fois exigent et espiègle, cherchant sans cesse de nouvelles possibilités et de nouvelles formes, Martial Solal s’est illustré de toutes les manières, du solo au big-band.On avait eu l’immense honneur d’aller interviewer Martial Solal dans son pavillon de Chatou, en 2019.A l’époque, il venait de sortir l’album « Histoires improvisées (paroles et musiques) » chez JMS, et s’apprêtait à donner un concert événement Salle Gaveau. Une scène parisienne qu’il avait déjà été le tout premier jazzman à fouler en 1962.Pour lui rendre hommage, revoici ce midi, une partie de cet entretien.Bricolé à la main, avec trois fois rien, mais avec cœur et l’envie, que dis-je, l’urgence de s’exprimer.Depuis quelques années, toute une nouvelle génération de musiciens ultra démerdards et talentueux a émergé. Ils sont pétris de swing et de traditions, mais en ont une approche résolument cool et moderne. Et surtout, ils n’attendent pas que les maisons de disques leurs ouvrent les bras.Ils s’autoproduisent, organisent des sessions en pleine rue, débordent de projets. Romain Vuillemin en fait partie !C’est une sorte de guitariste touche-à-tout qui a eu la révélation Django Reinhardt à 18 ans. Et qui porte depuis, la bonne parole du jazz manouche partout où il le peut.Mais dans la vie de Romain, il n’y a pas que la guitare…Il aime chanter aussi !! Et il adore les vieux standards.Alors il a imaginé tout un album où on retrouverait tout ça et il a convié un groupe de potes musiciens pour lui donner corps. Le résultat s’intitule « Romain Vuillemin Sings the Great American Songbook », il le présente en concert ce soir à Paris, du côté du Bal Blomet, dans le 15e, avec Amaury Faye au piano, Edouard Pennes à la contrebasse et David Grebil à la batterie.
New York, plus de 8 millions d’habitants, et l’une des plus fortes concentrations de musiciens de jazz, au mètre carré.Pas simple de faire son trou, au milieu d’autant de concurrence !Notre invité a réussi !Le pianiste Emmet Cohen est même devenu incontournable, en une poignée d’années. Il a côtoyé des légendes, Ron Carter ou le regretté Jimmy Cobb.Pendant le covid, il a aussi été l’un des premiers à organiser des concerts en ligne depuis son salon de Harlem, et il a fait défiler tout ce que la Big Apple compte de nouvelles sensations, accompagnant l’émergence de toute une génération.Il est aussi joueur, Emmet Cohen ! Dans sa musique, il s’amuse avec 100 ans d’histoire du jazz ! Il aime autant la grande tradition du piano stride que tous les nouveaux courants qui agitent la planète jazz.Son trio est à Paris depuis hier et jusqu’à demain soir, pour des concerts à guichets fermés au Duc des Lombards. Il présente son nouvel album, Vibe Provider.Vous ne pouvez pas y aller…Pas grave ! On s’occupe de tout. Emmet s'installe sur la scène du Deli Express avec Philip Norris à la contrebasse et Kyle Poole à la batterie. On va se régaler !Tiens, pourquoi je dis « on va » ?C’est déjà la régalade dans Deli Express, grâce à une jeune pianiste et compositrice pleine de talent : Clélya Abraham, révélée il y a cinq ans dans le groupe Abraham Réunion et qui sortira son nouvel album, le 7 février. Et là encore, c’est tout un voyage ! « Acatama » emprunte son nom à un désert du nord du Chili, plonge dans ses racines guadeloupéennes, va regarder du côté du Brésil et de l’Afrique…On ne s’ennuie pas une seconde !Il y a déjà un morceau de dispo avec le guitariste Lionel Loueke. Le voici sur TSFJAZZ : ça s’appelle « Pèyi » !
Quinze jours avant le retour de ce bon vieux Santa, un magnifique cadeau vient déjà d’apparaître, comme tombé du ciel !On tire notre chapeau à la plateforme Arte Concert qui a publié avant le week-end un concert entier d’un des plus grands pianistes de notre époque : Brad Mehldau !En vérité, n’importe lequel de ces concerts, capté à n’importe quelle époque, c’est la classe…Mais là, on parle d’une performance qui a eu lieu, il n’y a même pas deux mois, le 16 octobre, à l’Opéra de Nancy, dans le cadre du festival Nancy Jazz Pulsations. Ce soir-là, il s’est produit en trio, avec le retour du batteur Jorge Rossy à ses côtés, et un jeune contrebassiste de Copenhague, Felix Moseholm. Impossible de résister : on en écoute un court extrait en fin d’émission. Trois mots qui se terminent en « eur » me viennent à l’esprit quand j’écoute notre invité.A commencer par batteur ! Mais oui, il est même devenu incontournable, bluffant jusqu’ à Henri Texier qui ne peut plus se passer de lui ! Il faut dire que Gautier Garrigue voit la batterie comme un outil pleins de finesse et de nuances ! Ou plutôt comme une palette remplie de couleurs.C’est poétique une batterie ! Ça permet de suggérer, d’appuyer, de rehausser. Il est donc un peu sculpteur aussi.Pour son premier album en leader, « La Traversée », il a imaginé ou plutôt modelé de vastes paysages sonores, autant traversés par de douces brises que par des tempêtes. C’est un disque profond et résolument libre, qu’on explore ce midi dans notre Deli Express.Te voici Gautier, avec Federico Casagrande à la guitare, Maxime Sanchez au piano et Florent Nisse à la contrebasse…Mais avant cela, nous sommes le 9 décembre…Ce jour-là, en 1933, le trompettiste Donald Byrd voyait le jour dans le Delaware.La carrière de Donald Byrd est fascinante à plus d’un titre. Déjà, il s’est imposé dès le milieu des années 50, comme l’un des trompettistes les plus prometteurs de sa génération.Il y a ensuite sa trajectoire esthétique, qui a accompagné plusieurs des évolutions du jazz, notamment les expérimentations électriques et funky des années 70.Rien que pour le plaisir, on ouvre ce Deli avec lui.Donald Byrd a signé tellement de morceaux merveilleux, que ça a été dur de choisir !Mais on a relevé le défi : on l’écoute en 1964, avec Cristo Redentor, extrait de l’album « A New Perspective ».
Ce midi, on retrouve notre âme d’enfant ! Et même, pour ma part, mon âme de toute petite graine, avec un concert inédit d’Al Jarreau qui a récemment fait surface, grâce à Resonance Records, un label habitué à dénicher des perles jamais entendues.Cette fois, c’est donc un enregistrement complètement solaire du grand Al, reprenant un live qui avait été capté en 1976 à Washington D.C. A l’époque pour une radio locale. Le disque s’intitule « Live At the Childe Harold », et on en écoute un extrait en fin d’émission.Ce soir à 21h, Manon Brimaud consacrera d’ailleurs son Jazzlive à cette merveille !Avec eux, on est toujours sur du « high level » du point de vue des orchestrations, des arrangements et des influences, psyché, funky, fortement ancrée dans les années 70….Et en même temps, on se fend toujours la poire !Autrement dit, c’est de la très bonne musique qui ne se prend surtout jamais au sérieux.Et à force de jouer aux enfants terribles du jazz français, il fallait bien que le Sacre du Tympan se plonge dans le monde merveilleux des dessins animés ! C’est le projet « Cartoons », initié il y a sept ans, et qui a depuis ce matin, un p’tit frère : l’album « Cartoons (Le Retour) » !On y croise Les Indestuctibles, Princesse Mononoké, Batman, Albator, les Fous du Volants, les Barbapapa, et pleins d’autres copains.Les thèmes qui leur sont associés, sont donc revisités à la sauce du Sacre : avec amour, un grain de folie et des arrangements de première classe. J’insiste vraiment car le boulot est incroyable !Ce midi, on accueille le bassiste Fred Pallem et sa bande. Rémi Sciuto au saxophone alto et à la scie musicale, Stéphane Bartelt à la guitare, Sandra Cipolat aux claviers et Jérémie Piazza à la batterie.Alors oui, je sais, ce qui occupe l’esprit de tout le monde en ce moment ce sont les fêtes de fin d’année…Pourtant, j’ai quand même envie de me projeter un peu plus loin : le 14 février, ça ne sera pas seulement la Saint-Valentin.Ce jour-là, l’un des pianistes les plus balèzes du moment aux Etats-Unis sortira son nouvel album.Ce sera le retour de Sullivan Fortner. Et après son échappée en solo, il revient à la formule du trio avec « Southern Nights » du nom d’une composition d’Allen Toussaint. Il y a tellement de feeling, tellement de maîtrise et une approche à la fois immensément cool et créative ! A ses côtés, on retrouve Peter Washington à la contrebasse et Marcus Gilmore à la batterie. On se fait du bien ce midi, avec un extrait en avant-première.
Un seul homme combien, de possibilités ?C’est simple depuis vingt ans, le saxophoniste Pierrick Pédron se réinvente projet après projet.Et franchement ? C’est toujours bien ! Toujours plein d’audace, de profondeurs, de personnalité ! On ne va pas refaire toute sa discographie. Seulement donner trois petits exemples pour saisir l’étendue de sa palette : Reprendre Monk ou The Cure, en trio sans piano…Mais oui, il l’a fait !Se frotter à l’art exigent du duo avec une sommité du piano, Señor Gonzalo Rubalcaba…Fait aussi !Enregistrer à New York avec la crème de la crème de la scène US…The same ! C’était l’album Fifty / Fifty !Depuis cinq ans, ce qui rend la flamme de Pierrick toujours aussi vive, c’est aussi qu’il a trouvé SA dream team ! Un quartet qui lui donne des ailes et l’envie d’aller toujours plus loin ! C’est qu’au fil des concerts, le groupe a façonné un son, et une manière d’être ensemble : libre, exigeante, interconnectée. Voilà pourquoi, Pierrick Pedron n’a pas eu peur, au contraire, quand son directeur artistique, Daniel Yvinec, lui a soufflé une idée un peu folle : revisiter l’un des disques charnière du jazz d’avant-garde : « The Shape of Jazz to Come », que le saxophoniste Ornette Coleman a enregistré en 1959. Le résultat est intense, fort en émotion et s’intitule : « The Shape of Jazz to Come (Something Else) ».Pour le découvrir en concert, ça se passe ce soir et demain au Sunside, à Paris…Et dès ce midi dans notre Deli Express !Voici sur scène Carl-Henri Morisset au piano, Thomas Bramerie à la contrebasse, Elie Martin-Charrière à la batterie, et donc Pierrick Pédron au saxophone alto.Et d'ailleurs, l'un de nos Quatre Fantastiques à lui aussi un projet tout chaud ! Parallèlement à l'aventure Ornette, avec Pierrick Pédron, le batteur Elie Martin-Charrière vient de sortir l'album Era #P, dans une veine plus groove et électrique. Un projet qu'il présente, lui, mercredi prochain, nous serons le 11 décembre, au Studio de l'Ermitage, à Paris. Avec une sacrée team autour de lui, notamment la claviériste Nina Gat, Christelle Raquillet à la flûte et Elvin Bironien à la basse. On en écoute un extrait en fin de Deli.
Marley Munroe à l’état civil.Lady Blackbird quand elle monte sur scène.Même si elle est californienne, je ne parle pas de la super-héroïne d’un blockbuster d’Hollywood, mais d’une chanteuse entre jazz et soul, dont la voix emporte tout sur son passage. Les Parisiens en ont de la chance, car Lady Blackbird fait une halte dans la capitale, pour un concert vendredi au Trabendo. Elle va présenter son nouvel album, « Slang Spirituals », qui déborde de groove et d’énergie…On se met dans l'ambiance dès le début de notre Deli Express.On ne l’attendait pas forcément là. Et pourtant qu’est-ce qu’il aime les standards ! Jusqu’à présent, le pianiste Maxime Sanchez était plutôt de la trempe des musiciens qui aime faire avancer la musique, en composant, encore et toujours.Il fait aussi parti de ces amoureux des aventures collectives qui peuplent la planète jazz !Avec le groupe Flash Pig, actif depuis une quinzaine d’années, il a trouvé une famille, partageant les mêmes valeurs, la même exigence et la même envie de faire bouger les lignes.Mais à la base de tout ça, à la base de sa passion, il y a ces fameux standards, le répertoire populaire américain qui ne cesse de l’éblouir, et dans lequel il s’est plongé pour son nouvel album, tout simplement baptisé « Standards ». Un disque d’une grande élégance enregistré en trio, durant un concert à La Scala Provence d’Avignon…Et qu’il va d’ailleurs présenter là-bas, la semaine prochaine, le 15 décembre.Avant cela, on pourra applaudir Maxime Sanchez ce vendredi à La Scala de Paris, en compagnie de Florent Nisse à la contrebasse et Guilhem Flouzat à la batterie. C’est exactement le groupe que voici ce midi sur la scène du Deli Express !On le sait depuis longtemps, et c’est aussi ce qu’on adore chez lui : Ibrahim Maalouf est un artiste total !Si tout repose évidemment sur la musique, il aime imaginer ses concerts comme de véritables spectacles, il aime aussi explorer les correspondances entre son art et la danse, ou le théâtre.Et tel un metteur en scène, il s’éclate à imaginer des clips pour magnifier ses compositions.Sa toute nouvelle vidéo vient de sortir. Et pour la réaliser Ibrahim a imaginé une grande fête en studio, avec son groupe et, avec son public !En fait, il a invité une trentaine de fans à assister à l’enregistrement de trois titres de son nouvel album, « Trumpets of Michel-Ange ».On sait à quel point ce projet, lui tient à cœur : c’est un hommage à la trompette quart-de-ton, inventée par son père, il y a une soixantaine d’années. On entend d’ailleurs cinq trompettes dans ce répertoire. C’est aussi un disque qu’il a voulu graver dans les conditions du direct : tous les musiciens ensemble dans la même pièce, et pas de travail de post prod…Juste l’énergie du moment. L’énergie ça pourrait d’ailleurs aussi être le maître mot de cette vidéo : le public est vraiment installé parmi les musiciens, totalement immergé dans la musique…Et les réactions qu’il renvoie booste les musiciens…Et alors à la fin sur le dernier titre, The Proposal. Tout le monde se met carrément à danser.C’est une immense party comme Ibrahim Maalouf en a le secret. La vidéo est géniale ! Et on lui a justement demandé de nous expliquer la démarche qui a été la sienne pour cette vidéo.
De Broadway aux dancefloors !Voilà le genre de grand écart qu’on adore dans Deli Express ! Commençons par la piste de danse ! C’est celle de la Maroquinerie, dans le 20e à Paris, où le quintet du saxophoniste Léon Phal va faire remuer nos corps demain grâce son cocktail imparable de jazz et de musiques électroniques. Une esthétique qui emprunte aussi bien au hard-bop d’Art Blakey qu’aux producteurs house de Chicago. Si vous êtes dans les parages, c’est un concert immanquable. Pour se mettre dans l'ambiance, on se replonger dans sa session de l'an passé dans notre Deli !Son concert aussi est immanquable ! Et la concernant, on peut carrément parler de phénomène. La new-yorkaise Stella Cole appartient à cette nouvelle génération qui sait tirer le meilleur des réseaux sociaux. Ses vidéos sur Instagram et TikTok cumulent plusieurs dizaines de millions de vues...Suffisamment pour pouvoir financer son premier album. Il porte son nom. Un recueil tout en finesse, en élégance, avec des cordes parfois, qui prend racines dans les standards et l’âge d’or des comédies musicales. Stella Cole reprend aussi Billie Eilish. Le disque est somptueux !Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Stella Cole vient aussi de sortir un disque de Noël, baptisé « Snow » ! Ça fait pleins de raisons de faire la fête ce soir à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet, où elle se produit. Avant cela, quelle joie d’ouvrir cette nouvelle semaine de Deli Express, en compagnie de Stella Cole, avec Bastien Brison, au piano.Ce midi, on pense aussi à Wynton Kelly, qui a vu le jour un 2 décembre. C'était en 1931 en Jamaïque.Au cours d'une carrière qui s'étend du milieu des années 40, jusqu'à sa disparition en 1971, il a été un pianiste prisé collaborant avec Dinah Washington, Wes Montgomery ou Miles Davis dont il a été un compagnon de route pendant quatre ans, à cheval entre les 50's et les 60's.On lui doit aussi une série d'albums d'une grande classe, sous son nom, notamment Piano, en 58 avec le guitariste Kenny Burrell !
Certains boivent du lait pour vivre des sensations pures !Lui, c’est en faisant de la scène qu’il atteint le Nirvana.Et d’ailleurs pour lui, le live c’est comme sauter en élastique…C’est un grand saut dans l’inconnu. Tout peut arriver et c’est ce qui rend ces moments si forts ! Alors pour son anniversaire, le saxophoniste Jowee Omicil organise un grand concert lundi soir, au New Morning, à Paris…En fin d’émission il vient nous raconter comme il l’imagine cette fête et qui il a convié autour de lui.La scène, ça le connaît lui aussi ! Et ce depuis 1962. Cette année-là, André Ceccarelli avait 16 ans et il était engagé en tant que batteur des Chats Sauvages, le groupe de Dick Rivers.Et c'est un an auparavant, qu'il a eu l’un de ses grands chocs cinématographiques. Il est allé voir West Side Story sur grand écran, et tout l’a d’emblée fasciné ! L’esthétique du film, les compositions percutantes de Leonard Bernstein et Stephen Sondheim, l’affrontement entre les Jets et les Sharks, cette jeunesse américaine qui le faisait rêver, là, sous ses yeux !West Side Story ne l’a plus jamais quitté !Il y a près de trente ans, Dédé, comme on le surnomme dans le métier, revisitait ce répertoire sur tout un album, salué en son temps par une nomination aux Victoires de la Musique. Et c’est justement une musique qui lui tient tellement à cœur qu’il la revisite de nouveaux depuis quelques temps, le temps de concerts forts en émotions. Ce sera le cas ce soir et demain à la Batterie de Guyancourt, dans les Yvelines. Et il va le faire, avec une sacrée équipe autour de lui : Pierre-Alain Goualch au piano, Diego Imbert à la contrebasse, François Constantin aux percussions, Pablo Campos au chant, et le saxophoniste Rosario Giuliani en invité.André Ceccarelli interrompt quelques minutes ses répètes pour nous parler de son amour pour cette œuvre culte de Leonard Bernstein.Pour commencer, vous connaissez notre philosophie : « plaisir de recevoir, joie d’offrir » ! Oui, c’est l’inverse des fleurs, mais c’est tout aussi intense !On a récemment reçu le prochain album de Fanou Torracinta, l’un des nouveaux princes du jazz manouche.Le guitariste fera son come-back début février, avec un 3e album, baptisé « La Belle Vie »…A ses côtés : Bastien Brison au piano, Benji Winterstein à la guitare rythmique, et William Brunard à la contrebasse. Et en invité sur plusieurs titres, un quatuor à cordes sous la direction de Philippe Maniez. Le résultat est tout simplement somptueux...La preuve !





