Podcast radio classiqueL'invité de la matinale par David Abiker
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L'invité de la matinale

Politologues, scientifiques, intellectuels et artistes : du lundi au vendredi à 8h15, David Abiker reçoit un invité pour une conversation exigeante sur les grands enjeux de notre époque. Un rendez-vous à retrouver en podcast et en vidéo sur la chaîne YouTube de Radio Classique. Pour ne rater aucun épisode de L’invité de la matinale, n'hésitez pas à vous abonner. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

1480 épisodes en replay et MP3

Paris-Saclay, 13e université mondiale : la recette du succès avec son président Camille Galap
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David Abiker reçoit Camille Galap, président de l'université Paris-Saclay depuis deux ans, pour une conversation sur les enjeux de l'enseignement supérieur et de la recherche en France. Le classement de Shanghai 2024 positionne Paris-Saclay comme la meilleure université française, classée 13e au niveau mondial. Une progression spectaculaire quand on sait qu'en 2005, l'université Paris-Sud (ancêtre de Paris-Saclay) occupait la 61e place. Comment expliquer ce bond en avant ?

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«Le réchauffement climatique n'est pas une opinion, mais une réalité, on va devoir gérer des successions de canicules», déclare Julien Marion, DG de la Sécurité civile et de la gestion des crises
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David Abiker reçoit Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises, pour une conversation approfondie sur les enjeux majeurs soulevés par la saison des incendies exceptionnelle que la France vient de traverser. Un entretien qui éclaire les défis présents et futurs face à l'intensification des phénomènes climatiques extrêmes.

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« La France n'alloue pas ses ressources à ce qui crée de la croissance » constate l'économiste Philippe Dessertine
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David Abiker reçoit Philippe Dessertine, économiste et auteur de « L'Horizon des possibles » (Robert Laffont), pour une conversation exigeante sur les grands enjeux économiques et budgétaires qui traversent la France et l'Europe. Un entretien qui démêle les fils complexes de l'inflation, de la dette publique et des stratégies budgétaires nécessaires pour sortir de l'impasse.

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« Les mathématiques, c'est une science très humaine » : Emmanuel Sander démythifie les blocages face aux chiffres
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Pourquoi les mathématiques font-elles peur à tant d'élèves à la rentrée ? Comment expliquer cette « bosse des maths » qui enferme certains dans l'idée qu'ils ne sont « pas faits pour ça » ? Et comment retrouver la joie de comprendre derrière les formules et les calculs ? Autant de questions que David Abiker pose à Emmanuel Sander, professeur à la Faculté de Psychologie et des Sciences de l'Éducation de l'Université de Genève, invité de la matinale de Radio Classique pour parler de son nouvel ouvrage. Emmanuel Sander co-signe avec Hugo Duminil-Copin, mathématicien titulaire de la prestigieuse médaille Fields, un livre intitulé « De l'autre côté du tableau noir : les mathématiques à visage humain », publié aux éditions du Seuil. Un titre qui résume à lui seul l'ambition de ces deux auteurs : montrer que les mathématiques ne sont pas cette discipline froide et formelle que l'on imagine, mais une science profondément humaine, traversée par les émotions, les intuitions et les découvertes.

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Rentrée scolaire : 150.000 élèves de moins, l’effet de l’effondrement de la courbe des naissances, quels risques pour l’économie ? avec Maxime Sbaihi, expert associé à l'institut Montaigne
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Dans cet épisode passionnant, l'économiste Maxime Sbaihi analyse les conséquences du creux démographique qui frappe la France, avec 150 000 élèves de moins à la rentrée scolaire. Invité de David Abiker, il explique comment la baisse du nombre de naissances impacte déjà le système éducatif et se répercutera à l'avenir sur le marché du travail. Maxime Sbaihi, auteur des Balançoires vides, expert associé à l'Institut Montaigne et membre du club Landoy, brosse un tableau alarmant du vieillissement de la population française. Il souligne que la France a tout misé sur la démographie lors de la Libération, avec un modèle social basé sur le renouvellement constant des générations - un pari aujourd'hui remis en cause par la chute du taux de natalité. L'invité pointe les défis à venir, de la fermeture d'écoles en milieu rural à la raréfaction de la main-d'œuvre active. Il met en garde contre le risque d'une gérontocratie, avec une majorité d'électeurs de plus de 50 ans qui changerait la donne politique. Maxime Sbaihi estime que la démographie est un angle mort de la campagne présidentielle, alors qu'il s'agit d'une méga-tendance aussi importante que le climat ou l'intelligence artificielle. Revenant sur les tentatives passées de politique nataliste, l'économiste souligne la difficulté d'agir sur un sujet aussi intime que la décision d'avoir des enfants. Selon lui, il faudrait au contraire viser le désir d'enfant en améliorant les conditions de vie des jeunes générations, du logement au soutien à la parentalité. Au-delà du cas français, Maxime Sbaihi décrit un phénomène mondial de décroissance démographique, avec un pic du nombre d'enfants de moins de 5 ans atteint en 2017. Il évoque les différentes stratégies adoptées, de l'immigration en Allemagne aux robots en Chine, pour tenter de pallier ce défi majeur des sociétés contemporaines.

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La France a perdu l’Afrique à force de renoncements, déplore le géopolitologue Pascal Lorot
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Pascal Lorot, président de l'Institut Choiseul et spécialiste de géopolitique, pour discuter de son ouvrage Adieu l'Afrique, histoire d'une rupture fatale aux éditions Fayard. Ensemble, ils reviennent sur l'événement marquant de l'été : l'afflux de dizaines de milliers de migrants, principalement marocains mais aussi d'autres nationalités africaines, tentant d'entrer dans l'enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc. Pascal Lorot analyse cet épisode comme un avant-goût de ce que l'Europe pourrait connaître dans les années à venir face à la réalité démographique du continent africain. D'ici 2100, entre 40 et 50% de la population mondiale vivra en Afrique, ce qui laisse présager d'importants flux migratoires vers l'Europe, principal déversoir naturel pour cette population. Mais au-delà de cette question migratoire, l'invité de David Abiker dresse un constat plus large sur les relations entre la France et l'Afrique. Selon lui, la France a lâché l'Afrique, renonçant progressivement à ses intérêts économiques, politiques et culturels sur le continent. Pascal Lorot pointe du doigt le manque de stratégie et de vision de la France, toujours prisonnière d'un certain paternalisme post-colonial, face à la montée en puissance d'autres acteurs comme la Chine, la Turquie ou la Russie qui proposent de nouveaux modèles de partenariat aux pays africains. Pour inverser cette tendance, Pascal Leroux plaide pour un vrai partenariat d'égal à égal avec l'Afrique, basé sur le développement économique, l'industrialisation et le renforcement des mobilités régionales, plutôt que sur une politique de repentance et de culpabilisation qui ne correspond pas aux attentes des Africains. Il met également en avant l'importance de lutter contre la corruption, frein majeur à l'établissement de relations économiques équilibrées. Au fil de l'entretien, l'expert nuance le tableau en soulignant que tous les pays africains n'ont pas rompu avec la France, certains comme la Côte d'Ivoire ou le Bénin tirant leur épingle du jeu. Mais il alerte sur la nécessité pour la France de revoir sa copie et de s'adapter à un monde multipolaire où elle n'est plus la seule à courtiser le continent africain.

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La multiplication des candidats à la présidentielle, un signal alarmant ou positif pour notre démocratie ? L’analyse du politologue Martial Foucault
14m34s13.34 MB

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Pour l’Arabie Saoudite, « la France se présente comme une alternative relative » à l’alliance avec les Etats-Unis, estime le chercheur David Rigoulet-Roze
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Dans cet épisode de « L'invité de la matinale », David Abiker reçoit David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut français d'analyse stratégique et rédacteur en chef de la revue Orient Stratégique, pour décrypter les enjeux de la visite officielle de deux jours du prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed ben Salmane, à Paris. Au-delà de la dimension économique de cette visite, marquée par la signature de nombreux accords et protocoles d'entente, David Rigoulet-Roze analyse la nature particulière de la relation entre la France et l'Arabie saoudite. Malgré les controverses autour du respect des droits de l'homme dans le royaume, la France semble avoir adopté une « réelle politique » qui la conduit à maintenir des liens étroits avec Riyad, notamment sur le plan stratégique. Le chercheur explique comment l'Arabie saoudite, confrontée à des doutes sur la fiabilité de la garantie de sécurité américaine après les attaques contre ses infrastructures pétrolières en 2019 et 2023, a entrepris de diversifier ses alliances, tout en conservant son lien privilégié avec Washington. Dans ce contexte, le partenariat avec la France apparaît comme une alternative relative, permettant à Riyad de se positionner sur la scène internationale. Mais au-delà des considérations économiques et stratégiques, la question du conflit israélo-palestinien reste un enjeu délicat pour l'Arabie saoudite, qui doit composer avec les pressions américaines et israéliennes pour rejoindre le processus d'Abraham, tout en préservant ses liens avec la Palestine. C'est là que le rôle de la France, en tant que partenaire crédible, prend tout son sens. David Rigoulet-Roze offre ainsi un éclairage passionnant sur les subtilités de la diplomatie saoudienne, entre pragmatisme économique, considérations sécuritaires et sensibilités politiques. Un épisode à ne pas manquer pour comprendre les enjeux de cette relation ambivalente entre la France et l'Arabie saoudite.

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«Les piratages récents montrent des défaillances qui pourtant sont documentées», constate Nicolas Arpagian, spécialiste de cybersécurité
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Dans cet épisode passionnant de L'invité de la matinale, David Abiker reçoit Nicolas Arpagian, expert en cybersécurité et auteur du Que Sais-Je « La cybersécurité » aux Presses Universitaires de France. Ensemble, ils plongent au cœur des récentes cyberattaques qui ont touché des institutions étatiques françaises comme la DGFIP, l'ANTS ou encore France Travail. Nicolas Arpagian, directeur de la stratégie de Jizô AI, entreprise spécialisée dans la cybercriminalité, livre un éclairage sans concession sur la vulnérabilité numérique de l'État français. Malgré des avancées réglementaires importantes, comme la directive européenne NIS, force est de constater que la phase pratique de mise en œuvre laisse encore à désirer. Les piratages récents en témoignent, révélant des failles de sécurité préoccupantes, parfois même causées par la négligence ou le manque de moyens humains. L'expert décrypte les différents profils d'attaquants, des jeunes hackers isolés aux groupes criminels organisés, en passant par les services de renseignement d'États alliés. Cette diversité des menaces oblige l'État à une discipline de fer sur la gestion de ses systèmes d'information et de ses bases de données sensibles. Mais pourquoi peine-t-il à s'équiper des outils de supervision et de contrôle des accès pourtant recommandés aux entreprises ? Au-delà, Nicolas Arpagian interroge le bien-fondé de la numérisation à outrance des services publics et la concentration excessive de données personnelles entre les mains de l'État. Faut-il repenser les règles de confiance et de proportionnalité dans la collecte et le traitement de ces informations stratégiques ? Enfin, l'expert évoque le risque d'une cyberattaque déstabilisatrice des enjeux électoraux, à l'image des attaques informationnelles déjà observées. La France est-elle suffisamment armée pour faire face à cette menace numérique qui pourrait fragiliser les fondements mêmes de sa démocratie ? Un épisode essentiel pour comprendre les défis de la cybersécurité de l'État et les chantiers prioritaires à engager pour renforcer la résilience numérique de la France.

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Mélenchon veut annuler la dette : "c'est pour mettre à bas la Zone euro", assure Philippe Aghion, Prix nobel d’économie
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Dans cet épisode, David Abiker reçoit Philippe Aghion, prix Nobel d'économie 2025, professeur au Collège de France et à l'INSEAD, pour une discussion approfondie sur les défis économiques auxquels la France est confrontée. Alors que la France emprunte de plus en plus cher sur les marchés financiers, avec des taux d'intérêt atteignant des niveaux inédits depuis la crise de 2008, Philippe Aghion analyse les causes de cette situation préoccupante. Il explique que les fondamentaux de l'économie française sont solides, mais que le problème réside dans la maîtrise de la dépense publique, qui doit impérativement être réduite. Le débat s'engage ensuite sur les pistes d'économies possibles, avec notamment la question sensible du système de retraites. Philippe Aghion évoque la nécessité d'un dialogue social approfondi pour trouver un équilibre entre le besoin de réformes et les attentes des Français en termes de flexibilité et de préservation du modèle social. Le prix Nobel aborde également les dépenses de santé, soulignant la nécessité de revoir le système de remboursement des médicaments et de favoriser le virage ambulatoire à l'hôpital. Il insiste sur la nécessité de cibler les efforts sur les dépenses les plus élevées, tout en protégeant les revenus des plus modestes. Au-delà des aspects techniques, Philippe Aghion partage son analyse sur la perception de la France par les observateurs étrangers, qui s'interrogent sur la capacité du pays à mener les réformes indispensables. Un éclairage précieux sur les défis qui attendent la prochaine équipe gouvernementale.

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Trump menace son allié Oman, un élément de sa stratégie de négociation, analyse le diplomate Eric Danon
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, Charles Bonnaire reçoit l'ancien ambassadeur de France en Israël, Éric Danon. Ensemble, ils décryptent les tensions entre Benyamin Netanyahou et Donald Trump, deux figures politiques puissantes qui jouent leur avenir dans des élections cruciales. Alors que Benyamin Netanyahou cherche à affirmer la supériorité militaire d'Israël pour asseoir sa position stratégique dans la région, Donald Trump souhaite au contraire mettre fin aux conflits et se présenter comme l'homme de la paix pour les élections de mi-mandat aux États-Unis. Cette divergence de vues illustre les défis de l'alliance historique entre Israël et les États-Unis, confrontée à des enjeux électoralistes et à une remise en cause du soutien automatique à Israël, notamment au sein de la base républicaine. Éric Danon analyse également les conséquences de cette crise sur la position de l'Europe, désormais marginalisée dans les négociations sur le nucléaire iranien et sur les questions stratégiques au Moyen-Orient. Face à l'imprévisibilité de la politique étrangère de Donald Trump, les pays de la région, comme l'Arabie Saoudite, le Pakistan ou Oman, cherchent à s'autonomiser et à se rapprocher d'autres puissances comme la Chine. Cet épisode offre un éclairage sur les enjeux géopolitiques complexes qui se jouent au Moyen-Orient, entre guerre et paix, à quelques jours d'élections décisives pour l'avenir d'Israël et des États-Unis.

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L'Allemagne se réarme : « C'est le tournant géopolitique européen le plus important depuis la chute du mur de Berlin » estime l’expert Alexandre Robinet-Borgomano
15m08s13.87 MB

Dans cet épisode de L'invité de la matinale, Charles Bonnaire reçoit Alexandre Robinet-Borgomano, associé Allemagne à l'Institut Montaigne, ancien responsable du programme Allemagne de l’Institut Montaigne et ancien attaché parlementaire au Bundestag. Ensemble, ils analysent les enjeux du réarmement de l'Allemagne et son impact sur la géopolitique européenne. Alors que le chancelier allemand Friedrich Merz affiche l'ambition de faire de la Bundeswehr la première armée conventionnelle d'Europe, Alexandre Robinet-Borgomano explique que ce tournant géopolitique majeur n'est pas en contradiction avec l'histoire allemande. Malgré le traumatisme de la Seconde Guerre mondiale qui marque encore profondément l'identité européenne, le réarmement allemand est perçu d'un très bon oeil par les pays baltes et scandinaves, qui y voient un moyen de s'affirmer face à la menace russe. Cependant, ce réarmement suscite des inquiétudes en France et en Pologne, qui craignent de se retrouver pris entre la puissance allemande et la puissance russe. L'expert analyse également les raisons de ce revirement stratégique de l'Allemagne, qui s'explique notamment par la prise de conscience d'un éloignement de la relation germano-américaine. Bien que traditionnellement attachée à l'équilibre de ses finances publiques, l'Allemagne a fait le choix de débloquer des moyens colossaux pour moderniser sa Bundeswehr. L'invité de Charles Bonnaire détaille les acquisitions d'armements réalisées par l'Allemagne depuis le début du conflit en Ukraine, qui profitent en priorité à l'industrie de défense nationale. Cependant, il met en garde contre le risque d'un soutien trop important aux entreprises traditionnelles de la défense, au détriment de l'innovation dans des domaines comme les drones ou le cyber. Il souligne également les défis que doit relever l'Allemagne pour mener à bien ce réarmement, notamment face à la montée de l'extrême droite représentée par l'AfD.

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L’emploi des seniors en hausse : 44% des 60-64 ans sont en activité, salue l’économiste Gilbert Cette
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, Charles Bonnaire reçoit Gilbert Cette, professeur d'économie à la Neoma Business School et président du Conseil d'orientation des retraites (COR). Ensemble, ils plongent au cœur des débats autour du financement du système de retraite français et du modèle social dans son ensemble. Malgré des dépenses sociales élevées en pourcentage du PIB, la France peine à financer son système de protection sociale. L'invité explique ce paradoxe : si les dépenses sociales par habitant sont similaires à celles de pays comme l'Allemagne ou les Pays-Bas, c'est parce que la France a un produit intérieur brut par habitant plus faible, lié à un taux d'emploi, notamment chez les seniors, plus bas que chez nos voisins européens. Pour assainir les finances publiques, le gouvernement envisage plusieurs pistes, comme la désindexation partielle des retraites ou la suppression de l'abattement fiscal de 10% sur les pensions. Des mesures qui soulèvent des débats et un sentiment d'injustice chez les retraités. Mais selon Gilbert Cette, l'effort doit être collectif, avec une participation de tous les bénéficiaires de prestations sociales, pour éviter une consolidation brutale à l'avenir. Au-delà des retraites, l'invité souligne que le défi est de travailler davantage pour financer l'ensemble du modèle social français, de la santé à l'éducation en passant par la culture et la défense. Un défi de taille, mais nécessaire pour préserver un système généreux tout en assurant sa soutenabilité à long terme.

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Ebola en RDC : « C'est une épidémie dramatique que l'on n'a pas vue venir » estime l'infectiologue Karine Lacombe
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, Charles Bonnaire reçoit Karine Lacombe, chercheuse et infectiologue, cheffe de service hospitalier des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine à Paris. Elle plonge les auditeurs au cœur de la lutte contre l'épidémie d'Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC). Alors que le bilan humain s'alourdit tragiquement, avec plus de 2 300 morts et près de 5 000 cas confirmés, la spécialiste explique les raisons pour lesquelles cette épidémie échappe encore au contrôle des autorités sanitaires. Entre un diagnostic tardif, l'absence de traitement et de vaccin, et surtout les conflits armés qui déchirent l'est de la RDC, la situation est particulièrement complexe et préoccupante. Malgré les efforts déployés, le taux de létalité reste élevé, autour de 50%. La défiance de la population envers les services de santé et le gouvernement central rend la tâche encore plus ardue pour les équipes médicales sur le terrain. Karine Lacombe souligne également le rôle néfaste du retrait des États-Unis de la coopération multilatérale, qui a fragilisé les moyens de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour faire face à cette crise sanitaire. Alors que la RDC fait face à sa 17e épidémie d'Ebola, les pays voisins comme l'Ouganda ou le Rwanda semblent mieux armés pour contenir la propagation du virus, grâce à des systèmes de surveillance et de prévention plus élaborés. Cependant, l'infectiologue met en garde contre l'illusion d'une fermeture hermétique des frontières, rappelant que la mobilité des populations reste un défi majeur. Au-delà de cette crise, l'invité de Charles Bonnaire évoque les autres menaces sanitaires qui pèsent sur la France et l'Europe, comme la résurgence d'arboviroses liées au changement climatique, ou les risques de mutation de la grippe aviaire. Elle souligne l'importance cruciale d'une surveillance épidémiologique renforcée et de la recherche, notamment sur les vaccins à ARN messager, pour faire face à ces défis émergents.

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Sécheresse : « La situation est catastrophique » pour les agriculteurs, alerte Thierry Pouch, chef économiste aux Chambres d’agriculture France
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Dans cet épisode de L'invité de la matinale, Charles Bonnaire reçoit Thierry Pouch, chef économiste à la Chambre d'agriculture de France, pour discuter de la situation alarmante que traverse actuellement l'agriculture française face à la succession de canicules et de sécheresses. Alors que la cinquième vague de canicule touche à sa fin, le bilan est déjà catastrophique pour les agriculteurs. Toutes les régions et tous les types de productions sont touchés : les céréales, les oléagineux, les fruits et légumes, ainsi que les productions animales. L'invité alerte sur les pertes de rendement record, pouvant atteindre jusqu'à 100% pour certaines cultures comme les artichauts. Cette situation critique met en péril la survie même de l'agriculture française, qui fait face à une accumulation de chocs ces dernières années, qu'ils soient climatiques, géopolitiques ou économiques. Il souligne que la France, autrefois l'un des cinq premiers exportateurs mondiaux de produits agricoles, a même frôlé le déficit commercial dans ce secteur l'année dernière, une première depuis 1970. Face à ces défis, il appelle à une réflexion en profondeur sur l'avenir de l'agriculture française et européenne, avec la nécessité d'un accompagnement public fort pour permettre aux agriculteurs de s'adapter au changement climatique. Thierry Pouch explique que cela passe notamment par le développement de nouvelles pratiques culturales et d'élevage, ainsi que par une meilleure gestion de la ressource en eau, avec par exemple l'installation de systèmes d'irrigation plus performants. Il estime également que les consommateurs devront probablement accepter une hausse des prix alimentaires, qui pourrait atteindre 10 à 15% d'ici la fin de l'année, afin de soutenir la production nationale. Au-delà des mesures d'urgence, il insiste sur la nécessité d'une vision à long terme pour l'agriculture française, avec une nouvelle politique agricole commune européenne ambitieuse en 2028. Un défi de taille pour permettre à ce secteur essentiel de surmonter les bouleversements climatiques à venir.

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David Abiker

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Agacée
Anonyme22-11-2013 09:00