"L’Heure du crime" vous propose de redécouvrir des affaires criminelles marquantes, à travers les archives de l’émission animée par Jacques Pradel. Du vendredi au dimanche, trois épisodes vous emmènent au cœur de ces enquêtes, avec les témoignages de ceux qui les ont vécues. Une plongée dans les dossiers qui ont marqué l’histoire criminelle. Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Dans la nuit du 30 au 31 août 1997, la princesse Diana décède lors d'un accident de voiture à Paris. Ce soir-là, Diana et son compagnon Dodi Al-Fayed quittent le Ritz pour rejoindre l'appartement de Dodi. Pour échapper aux paparazzis massés devant l'hôtel, ils partent par une sortie discrète à bord d'une Mercedes conduite par Henri Paul, chef adjoint de la sécurité du Ritz. La voiture démarre rapidement, mais les photographes se lancent à sa poursuite. Dans le tunnel du pont de l'Alma, le chauffeur perd le contrôle à vive allure. La Mercedes heurte un muret, une Fiat Uno blanche, puis percute un pilier. Henri Paul et Dodi Al-Fayed meurent sur le coup. Diana est transportée à l'hôpital où elle meurt à 4 heures du matin d'un choc hémorragique. L'enquête officielle conclut à un accident causé par la vitesse, l'alcool et la pression des paparazzis. Néanmoins, de nombreuses zones d'ombre persistent. Plus de 25 ans après, la mort de Diana continue de marquer les esprits et demeure l'une des tragédies les plus bouleversantes de l'histoire contemporaine.
Stéphanie Jusac, une jeune femme de 22 ans, est victime de violences extrêmes et assassinée à Marseille en 1998. Dans la nuit du 30 janvier 1998, à la sortie d'une discothèque d'Aix-en-Provence, elle cherche à rentrer chez elle et monte dans une voiture. Elle est emmenée dans un squat à Marseille où elle subit des atrocités : séquestration, viols et tortures pendant de longues heures. Son corps est ensuite dissimulé dans une armoire métallique remplie de béton, ce qui donnera à l'affaire son surnom de sarcophage. Après des mois d'investigations, un témoin présent lors de cette scène atroce décide de parler. Son témoignage permet aux policiers de remonter jusqu'aux auteurs. Ces hommes sont condamnés définitivement à perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans pour les viols et l'assassinat de Stéphanie Jusac. Cette affaire a profondément marqué Marseille par sa violence extrême et la manière macabre dont le corps de la victime a été dissimulé.
Le 25 juin 2005, Mathilde Croguennec, 18 ans, se rend à sa première rave-party, le Teknival de Carnoët, avec son petit ami Adrien. Le lendemain matin, son corps est découvert à moitié dénudé dans une forêt voisine. L'autopsie révèle 28 coups de couteau, un égorgement et un viol. Les gendarmes retrouvent un préservatif ensanglanté et le couteau du crime. L'assassin se cache parmi les 43 000 festivaliers. L'enquête devient titanesque : 24 000 identités relevées et de nombreuses analyses ADN. Après de longs mois, un détail fait basculer l'affaire. Sur une photo prise par Adrien, on voit Mathilde aux côtés d'un inconnu au pull rouge. Ce portrait-robot est diffusé dans tous les commissariats. Un homme arrêté à Rennes reconnaît Alain Kernoa, ancien camarade du service militaire. Le 22 juin 2006, Kernoa est interpellé. Son ADN correspond à celui de la scène de crime. Il est donc condamné à perpétuité, puis en appel à 30 ans de réclusion. Cette affaire demeure l'un des faits divers les plus marquants par sa violence et l'ampleur de l'enquête.
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En février 1949, au Puits d'Enfer près des Sables-d'Olonne, des enfants découvrent au fond d'une faille rocheuse un corps très abîmé mêlé aux débris d'une malle en osier. La victime est identifiée : Robert Tellier, un rentier parisien de 62 ans. Les soupçons se portent rapidement sur sa gouvernante, Andrée Faré, une femme au passé trouble, autoritaire et manipulatrice. Avec l'aide de son jeune complice Robert Plané, elle aurait monté un plan pour s'emparer de l'argent de son patron. Robert est drogué, frappé et forcé à signer des chèques et documents. Son corps est ensuite placé dans une malle et transporté en Vendée pour être jeté au Puits d'Enfer. Cette affaire devient un immense feuilleton judiciaire, au point d'inspirer plus tard l'univers des Diaboliques de Clouzot.
En octobre 2015, à Châteauneuf-du-Pape, Jean-Marc Brunel disparaît. Les soupçons se portent sur son frère aîné Dominique, qui vivait chez lui. Interrogé, il prétend que Jean-Marc est parti en Roumanie ou en Ukraine, sans pouvoir préciser l'aéroport. En revenant sur place, les gendarmes relèvent plusieurs éléments suspects : traces de désordre et traces de sang. Puis, ils découvrent le corps de Jean-Marc au fond d'un puits, sous une dalle de béton fraîchement coulée. Interrogé à nouveau, son frère prétend qu'une bagarre accidentelle avait mal tourné et qu'il avait paniqué. Néanmoins, l'enquête révèle une tout autre réalité. Dominique était venu chez son frère dans un contexte de fortes tensions et l'avait frappé violemment et volontairement derrière la tête. Les enquêteurs découvrent également une grande rivalité entre les deux frères. Dominique jalousait la réussite de Jean-Marc et se sentait injustement défavorisé par leurs parents. Jean-Marc représentait la stabilité et la réussite, tandis que Dominique apparaissait instable et dépensier. Cette frustration accumulée s'est transformée en haine meurtrière. Dominique Brunel a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour assassinat avec préméditation.
Le 5 mai 1993, trois garçons de de 8 ans, Steve Branch, Michael Moore et Christopher Byers disparaissent à West Memphis en Arkansas. Le lendemain, leurs corps sont retrouvés dans un fossé. Ils ont été violemment battus, ligotés et mutilés. L'enquête se concentre rapidement sur trois adolescents du quartier : Damien Echols (18 ans), Jason Baldwin (16 ans) et Jessie Misskelley Jr. (17 ans). Les policiers les soupçonnent principalement parce qu'un des trois s'intéressait à l'occultisme, portait des vêtements noirs et aimait le heavy metal. L'accusation affirme que les victimes ont été tués dans le cadre d'un rituel satanique. Une théorie qui repose sur la panique morale des années 1990 plutôt que sur des preuves concrètes. En 1994, les trois adolescents sont reconnus coupables malgré l'absence totale de preuves ADN les reliant à la scène de crime. Damien Echols est condamné à mort et les deux autres à perpétuité. En 2007, l'affaire bascule et de nouvelles analyses ADN révèlent que le matériel génétique retrouvé n'appartient ni aux victimes, ni aux accusés. Un cheveu s'avère compatible avec Terry Hobbs, le beau-père de l'une des victimes. Le 19 août 2011, après 18 ans de prison, les trois hommes sont libérés.
En mars 1925, le docteur et héros de guerre, Pierre Bougrat, reçoit dans son cabinet Jacques Rumèbe, un ancien compagnon de tranchée. Il le soigne discrètement pour une syphilis. Suite à la consultation, Rumèbe revient dans son cabinet, affolé. Il s'est fait voler sa sacoche contenant 8 507 francs. Bougrat part à sa recherche sans succès. À son retour, il découvre son ami mort dans son cabinet. Paniqué, persuadé qu'il sera accusé, il dissimule le cadavre dans un placard muré. Trois mois plus tard, alertés par une odeur nauséabonde, les enquêteurs découvrent le corps. Bougrat affirme un suicide ou un accident, mais sa mauvaise réputation constitue un mobile crédible. Malgré l'hypothèse d'un accident thérapeutique, il est condamné à mort en mars 1927, peine commuée en travaux forcés grâce à ses médailles militaires. Envoyé au bagne de Guyane en septembre 1927, il s'évade six mois plus tard avec sept prisonniers. Après 12 jours de fuite, il atteint le Venezuela. Sous le nom de Pedro Bougrat, il exerce la médecine pendant 32 ans sur l'île Sainte- Margarite. Il soigne gratuitement les pauvres. En 1948, il reçoit une grâce présidentielle mais refuse de rentrer en France car sa réhabilitation lui est refusée. Il poursuit sa vie au Venezuela pendant encore 14 ans avant de mourir d'une crise cardiaque en janvier 1962 à 72 ans. Cette affaire est considérée comme l'une des grandes erreurs judiciaires françaises du XXe siècle.
L'affaire Oscar Pistorius raconte la chute d'un héros. Surnommé « Blade Runner », ce champion sud-africain amputé des deux jambes est devenu une star mondiale, symbole de courage et de dépassement. Cependant, tout bascule dans la nuit du 14 février 2013. Il tire quatre balles à travers la porte verrouillée des toilettes de sa maison de Pretoria, tuant sa compagne Reeva Steenkamp, jeune mannequin et personnalité de télévision. Pistorius affirme avoir cru à un cambrioleur, mais les enquêteurs soupçonnent qu'il y a eu une dispute. Après une longue enquête, il est reconnu coupable d'homicide involontaire. Il est condamné à cinq ans de prison en octobre 2014. Puis, il est libéré en 2015 et est assigné dans la résidence de son oncle. En décembre 2015, la Cour suprême requalifie l'homicide en meurtre, jugeant qu'il aurait dû prévoir les conséquences de son tir à travers une porte fermée. Sa condamnation est portée à six ans en 2016, puis aggravée à 13 ans et 5 mois en 2017. Le 5 janvier 2024, il sort en libération conditionnelle avec obligation de suivre une thérapie sur la gestion de la colère et les violences faites aux femmes.
Thierry Saman, ancien champion d'Europe de kick-boxing, mène une double vie dans les années 1990-2000. D'un côté, il est braqueur du grand banditisme et de l'autre un indicateur de police. Il participe à des braquages de fourgons blindés et des projets d'évasion, tout en livrant des informations aux enquêteurs. Mais, ce double jeu finit par le condamner. Dans le milieu, collaborer avec la police est impardonnable. Le 15 janvier 2003, il disparaît après un rendez-vous sur une aire d'autoroute. Il est attiré dans un piège, tué, et son corps est brûlé dans une voiture au fond d'une champignonnière de l'Oise. L'enquête progresse grâce à des aveux. Et, en janvier 2014, les coupables sont trouvés et jugés. Ceux sont des hommes issus du même milieu du banditisme que la victime, sur fond de trahison et de règlement de comptes. Les coupables sont Eric Steiger, condamné à 19 ans de prison, El Hadi Ghariani à 17 ans et un troisième homme acquitté. Le double jeu de Thierry Saman lui aura coûté la vie, illustrant le prix ultime de la trahison dans le monde du crime.
Laurence Vulcin, surnommée « Catwoman », est accusée d'avoir voulu assassiner son mari Christian Honoré, conseiller municipal de Valenton. Le 14 juin 2011, à Saint-Maurice dans le Val-de-Marne, des policiers interceptent une femme en chaussettes, vêtue d'une combinaison noire, d'un casque de moto, les mains gantées de latex avec un pistolet à la main. C'est son mari qui avait alerté le commissariat après avoir senti une présence hostile dans son jardin. L'enquête révèle qu'elle avait contacté un garde du corps, qui l'avait mise en relation avec un ancien policier de la DST. Ce dernier lui avait fourni une arme en échange de plus de 11 000 euros. Ce soir-là, elle s'était cachée chez elle, armée et déguisée, pour attendre son mari. Au dernier moment, elle affirme avoir changé d'avis et s'être sentie incapable de tuer le père de ses enfants. Le 11 mai 2012, Laurence Vulcin sera condamnée à 8 ans de prison pour tentative d'assassinat.
Francis Collomp, ingénieur est enlevé le 19 décembre 2012 dans le nord du Nigeria par le groupe terroriste Ansaru. Il reste séquestré pendant près de 11 mois dans la commune de Zaria, dans l'État de Kaduna, endurant les conditions difficiles de la détention. Le 16 novembre 2013, Francis Collomp réalise l'impossible. Il échappe à la vigilance de ses ravisseurs et parvient à s'enfuir seul. Il se réfugie dans un commissariat de Zaria où la diplomatie française le prend en charge. Deux jours plus tard, le président François Hollande annonce son rapatriement. Cette évasion spectaculaire fait de lui l'un des rares otages djihadistes à s'être évadé sans aide extérieure. En 2015, il publie un livre où il raconte son enlèvement, sa détention et son évasion avant de mourir le 12 juin 2019 à La Réunion.
Le 2 mars 1998, à Vienne, Natascha Kampusch, une fillette autrichienne de 10 ans, est enlevée par Wolfgang Priklopil alors qu'elle se rend à l'école. Il la séquestre pendant plus de huit ans dans une cellule secrète de moins de 5 m², aménagée sous le garage de sa maison. Cette pièce insonorisée, accessible par une trappe dissimulée, devient sa prison. Priklopil exerce sur elle un contrôle total et une emprise psychologique écrasante : isolement complet, menaces constantes et privation de nourriture. Progressivement, il relâche sa surveillance. Le 23 août 2006, alors qu'elle nettoie sa voiture, Natascha profite d'un moment d'inattention pour s'enfuir. Elle croise une voisine qui alerte la police et retrouve ses parents. Quelques heures plus tard, Priklopil se suicide en se jetant sous un train. Après sa libération, Natascha raconte son calvaire dans plusieurs livres, notamment 3 096 jours et Dix ans de liberté. Cette affaire demeure l'un des cas de séquestration les plus marquants, symbole de l'emprise totale et de la résilience humaine.
En décembre 2011, Michèle Laforge, 64 ans, est retrouvée morte dans la baignoire de son appartement parisien. La scène fait d'abord penser à un suicide ou à un accident, mais l'enquête s'oriente rapidement vers un homicide maquillé. L'autopsie conclut à une noyade avec un coup à l'arrière du crâne et des traces de violence. Des bijoux ont disparu, ce qui dirige les soupçons vers sa femme de ménage, Bnina Bouzoumita. Les preuves techniques démontrent sa présence sur les lieux. Elle est interrogée, elle n'avoue jamais le meurtre mais reconnaît avoir découvert le corps et volé des bijoux. En 2014, elle est condamnée à 18 ans de réclusion. En avril 2016, compte tenu des nombreuses zones d'ombre de l'enquête et de l'absence de traces d'ADN, la Cour d'assises de Seine-Saint-Denis l'acquitte du meurtre. Depuis, la fille de la victime, Virginie Clériot, demande la reprise de l'enquête car elle estime que le vrai coupable n'a jamais été identifié.
Le 26 février 2003, Francis Imbard, célèbre gérant de boîtes de nuit parisiennes (Brasil Tropical, L'Enfer), est abattu d'une balle dans la tête devant son domicile. Les enquêteurs explorent alors plusieurs pistes. Est-ce un crime passionnel lié à ses multiples relations amoureuses ? Un meurtre lié à ses dettes ou un règlement de comptes lié à son activité professionnelle ? Cette dernière hypothèse semble la plus crédible. Imbard avait renvoyé une partie de son équipe de sécurité qui tentait de prendre le contrôle de ses établissements. Un ancien videur devenu son associé attire particulièrement l'attention des enquêteurs. Après son licenciement, il avait menacé Imbard de mort et présenté de fausses factures. Le jour du crime, présent à l'aéroport de Roissy, il annonce étrangement la mort d'Imbard avant la presse, puis s'envole immédiatement pour le Brésil. Malgré un non-lieu en 2008, l'enquête reprend. En décembre 2021, il est mis en examen pour avoir commandité le meurtre, et un dénommé Serge C. pour complicité. Plus de vingt ans après, l'affaire reste non résolue.
Le 23 septembre 2011, Murielle Couret organise un piège diabolique contre son mari, Lionel Floury. Elle simule une crevaison sur une route de campagne à Glénac, près de La Gacilly. Lorsque Lionel arrive pour l'aider, il est sauvagement agressé à coups de couteau et de barre de fer par Jean-Sébastien Thomas et son amant, Patrice Pluot. Lionel survit miraculeusement après trois jours de coma. L'enquête révèle que c'était la cinquième tentative de meurtre. Murielle avait déjà essayé de saboter sa voiture et de l'empoisonner. Elle voulait éviter le divorce pour garder son confort de vie et toucher les deux millions d'euros de l'assurance-vie de son mari. En 2016, Murielle Couret est condamnée à 20 ans de prison, Jean-Sébastien Thomas à 12 ans et Patrice Pluot à 10 ans. Cette affaire a profondément marqué la région et est devenue l'une des plus célèbres de Bretagne.











