Ils (ou elles) sont avocat(e)s, enquêteur(ice)s, proches de victimes, suspects ou coupables. Chaque jeudi, ces "voix du crime" nous racontent une affaire criminelle de leur point de vue. Des témoignages inédits, qui apportent un éclairage nouveau sur la justice et les affaires criminelles d'aujourd’hui. Les Voix du crime est présenté par les journalistes de la rédaction de RTL | Direction : Charlotte Pascal | Production : Mildray Goinard l Rédaction en chef : Sylvain Zimmermann | Réalisation : Étienne Villand | Chef.f.e de projet : Marie Zafimehy | Archives : RTL | Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
REDIFF - Nous sommes en 2019. Un jeune homme est auditionné par les gendarmes : il est témoin d'une bagarre. À la fin, sans doute se sent-il en confiance avec l'enquêteur et lui confie qu'il a été violé lorsqu'il était enfant. C'est assez pour qu'une instruction judiciaire soit ouverte et deux ans plus tard, l'homme qu'il accuse est arrêté. Il s'appelle Laurent Moussière. Une perquisition est menée chez cet ex-opérateur du SAMU, formateur à la Croix-Rouge. À son domicile, les enquêteurs retrouvent un carnet dans lequel sont consignés les noms, adresses et dates de naissances de plusieurs hommes. Ce sont en fait ses victimes : il profitait de son statut de soignant pour les approcher. Laurent Moussière est mis en examen pour viol et agressions sexuelles, mais aussi pour corruption de mineurs. Il est accusé d'avoir approché certaines de ses victimes sur Internet. Deux procès se préparent : un devant le tribunal correctionnel, l'autre devant la cour criminelle du Rhône avec une vingtaine de parties civiles. La voix du crime de cet épisode présenté par Marie Zafimehy, c'est Maître Jean Sannier. Il est avocat de l'association Innocence en danger et représente huit parties civiles dans cette affaire, en correctionnelle comme en criminelle. Parmi ses clients figure la première victime, celle qui a témoigné d'une bagarre, celle par qui tout a commencé.
REDIFF - En décembre 2025, Frédéric Péchier est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour avoir empoisonné volontairement trente patients de deux cliniques à Besançon.Trente patients, dont douze sont morts. Jamais incarcéré pendant la très longue instruction, le médecin déchu continue de clamer son innocence. Il a fait appel et sera rejugé dans les prochains mois, par une nouvelle juridiction : Lyon. L'affaire éclate en mars 2017 : Frédéric Péchier, marié et père de trois enfants, rentre de vacances en famille. Coup de tonnerre : il est placé en garde à vue puis mis en examen, à ce moment-là pour SEPT cas. En parallèle, les investigations se poursuivent. Résultat, en mai 2019 : nouvelle garde à vue, nouvelle mise en examen pour 17 autres cas. Les suites de l'instruction, achevée en 2024, monteront ces cas à 30. La voix du crime de cet épisode c'est Étienne Manteaux, à l'époque procureur de Besançon. C'est lui qui a dirigé l'enquête de l'affaire Péchier et il raconte pour la première fois cette enquête tentaculaire au micro de Plana Radenovic.
REDIFF - Ce sont quatre mots qui ont divisé la France dans les années 1990. Le 24 juin 1991, Ghislaine Marchal est retrouvée morte dans la chaufferie de sa luxueuse villa de la Côte d'Azur. Dans son agonie, la riche veuve semble avoir pris le temps d'écrire deux inscriptions sur les portes de la pièce : Omar m'a tuer et Omar m'a t. Ces deux phrases désignent Omar Raddad, le jardinier de la victime. L'homme qui n'a cessé de clamer son innocence est rapidement devenu le principal suspect dans cette affaire, jusqu'à sa condamnation en 1994. Quelques mois après la mort de sa patronne, deux experts en écriture sont mandatés par le juge d'instruction. Ghislaine Marchal a-t-elle pu écrire elle-même ces messages ? L'a-t-on forcée à le faire ? Ou bien est-ce tout simplement quelqu'un d'autre qui l'a tuée et a voulu brouiller les pistes ? La voix du crime de cet épisode est experte en écritures et a dû répondre à toutes ces questions en étudiant les portes ensanglantées. Au micro de Marie Zafimehy, Florence Buisson-Debar raconte comment elle a travaillé pour conclure que la victime avait pu rédiger ces inscriptions.
REDIFF - Le 29 mai 2022, en bordure de la route départementale entre Pornichet et Saint-Nazaire en Loire-Atlantique, un gendarme retrouve un corps calciné, gisant sous une moto. Ce corps, c'est celui de Mehdi Clarke, un jeune homme de 22 ans. L'enquête révèle qu'il ne s'agit pas d'un accident, mais d'une mise en scène. La victime a été tuée à genoux, d'une balle dans la tête. Le principal suspect s'appelle Corentin Villette. Les deux hommes sont d'anciens amis. Ils ont même été incarcérés ensemble pour une affaire de trafic de stupéfiants. Pourquoi Mehdi Clarke a-t-il été tué ? Quels éléments permettent de suspecter Corentin Villette ? La voix du crime de cet épisode, c'est Maître Hugo Trân. Il a représenté les intérêts du père et de la cousine de la victime lors du premier procès en janvier 2026. Corentin Villette a fait appel de sa condamnation et est donc présumé innocent. Au micro de Marie Zafimehy, l'avocat raconte la douleur de ses clients, décuplée par le choix de l'accusé de garder le silence.
REDIFF - Le 26 février 2018, au petit matin, un homme est en route vers son lieu de travail dans le Nord, près de la Sambre. À un rond-point, des voitures de police surgissent et l'arrêtent. Cet homme s'appelle Dino Scala. Il est l'un des plus importants criminels français. Pendant 30 ans, il a commis des dizaines d'agressions sexuelles et de viols à l'aube, sur le trajet qui le conduit à l'usine. En garde à vue, il avoue les faits. Au total, il a été condamné pour 54 faits de violences sexuelles. Comment a-t-il pu commettre autant de délits et de crimes sans être inquiété ? L'une des raisons est à rechercher dans la personnalité de celui qui est surnommé le violeur de la Sambre. La voix du crime de cet épisode, c'est Paul Bensussan, l'expert psychiatre qui a examiné Dino Scala. Il l'a rencontré en prison avec son collègue, le professeur Rouillon, et a déposé à la barre au procès. Au micro de Plana Radenovic, il décrit et explique un véritable clivage psychologique : d'un côté, il y a le père de famille insoupçonnable et de l'autre, celui qui attaque.
REDIFF - Karine Jambu, née en 1997 en Bretagne, a vécu une enfance marquée par les violences sexuelles et les maltraitances. Dès ses dix jours, sa mère refuse de s'occuper d'elle. Sa tante par alliance effectue alors un premier signalement aux services sociaux. Laurence Brunet-Jambu en a l'intime conviction : Karine subit des violences intrafamiliales. Au total, ce sont huit signalements qui sont formulés par la tante de Karine. Mais rien ne se passe. À ses 12 ans, Karine décrit à sa tante les violences de ses parents et les viols commis par un ami de ces derniers. Un long parcours judiciaire débute. Comment la tante de Karine a-t-elle essayé d'alerter sur les violences subies par Karine ? Comment expliquer que, malgré les signalements, la petite-fille soit restée dans son foyer violent ? La voix du crime de cet épisode, c'est la tante de Karine, Laurence Brunet-Jambu, ancienne présidente d'une association de protection de l'enfance. Au micro de Marie Zafimehy, elle retrace le parcours qui lui a permis de sauver sa nièce en l'accueillant chez elle et de faire condamner ses bourreaux, ainsi que l'État.
Le 12 janvier 2002, le corps d'Elodie Kulik, 24 ans, est retrouvé calciné dans une décharge. Depuis deux jours, elle était portée disparue, son véhicule avait été retrouvé abandonné au bord d'une route de campagne. L'autopsie révèle qu'Elodie Kulik a été violée. Un ADN est retrouvé sur la scène de crime mais malgré cet indice crucial, impossible pour les enquêteurs de résoudre l'énigme. Jusqu'à l'arrivée d'un nouveau gendarme à la section de recherche d'Amiens. Nous sommes en 2009, sept ans après les faits. Il s'appelle Emmanuel Pham-Hoai. Biologiste de formation, il va se plonger dans cette affaire et mettre au jour une nouvelle technique d'analyse ADN qui va permettre de résoudre le mystère Kulik : ka recherche dite, de parentèle. La voix du crime c'est lui, Emmanuel Pham-Hoai. Désormais colonel de gendarmerie à l'IRCGN (Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale), il raconte l'affaire Kulik, le dossier qui a changé sa vie, au micro de Marie Zafimehy.
Nous sommes le 18 juin 2009, un soir comme les autres soirs pour Alexandra Lange, 32 ans : un soir de violence pour cette femme enfermée, battue, violée depuis 11 ans. Mais ce soir-là, son mari menace de s'en prendre aux enfants. La goutte d'eau pour Alexandra Lange qui lui annonce qu'elle va le quitter. Ils sont dans la cuisine, il se met à l'étrangler comme il l'a déjà fait plusieurs fois. Mais cette fois-là, elle sent qu'il va la tuer. Alors elle saisit un couteau avec une lame de 13 centimètres, un couteau qui se trouvait là à portée de main. Un coup, il meurt. Trois ans plus tard, lors d'un procès historique, l'avocat général requiert l'acquittement de l'accusé au motif de la légitime défense. La voix du crime de cet épisode présenté par Plana Radenovic, c'est Luc Frémiot. L'ancien magistrat, ex-procureur à Douai, a endossé le rôle d'avocat général lors du procès d'Alexandra Lange. Il a requis l'acquittement - avec succès.
Nous sommes le 6 septembre 2016, en Charente-Maritime. Estelle Duran, 45 ans, mère et future grand-mère, est portée disparue. Une enquête est ouverte pour disparition inquiétante. La première piste explorée est celle du suicide, mais très vite, les enquêteurs font une découverte macabre : des traces de sang sont retrouvées au domicile de la quadragénaire disparue, des restes de corps démembrés et calcinés aux alentours de la maison. Il s'agit d'une bâtisse héritée par Estelle Duran de ses propres parents. Et c'est cet héritage qui va intéresser les enquêteurs. Estelle Duran avait confié à son compagnon avoir peur que son frère ne la tue. Et la veille de la disparition, une voisine explique avoir entendu une dispute durant laquelle elle le mentionnait. Dès lors, le principal suspect n'est autre que Loïc Duran, le cadet d'Estelle. Placé en garde à vue et interrogé, il nie d'abord les faits, puis il avoue avoir eu une dispute avec la victime et l'avoir frappée d'un coup de marteau derrière la tête. La raison exacte reste inconnue. Mais, insiste-t-il, il n'avait aucune intention de tuer. Il a ensuite démembré et brûlé le corps d'Estelle Duran, des faits pour lesquels il a été condamné en octobre 2020 à 20 ans de réclusion criminelle. La voix du crime de cet épisode, c'est le lieutenant-colonel Guillaume Cognon. Il est chef adjoint de la division criminalistique physique-chimie à l'IRCGN, l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale, la Gendarmerie scientifique. Plus particulièrement, il est expert en incendie et explosifs, et c'est en cette qualité qu'il est désigné en 2016 dans l'affaire.
Au printemps 2013, à Clermont-Ferrand, Cécile Bourgeon, 25 ans, enceinte de son troisième enfant, s'assoupit dans un parc et perd de vue sa fille Fiona, cinq ans. Elle alerte les autorités de cette disparition, mais très vite, les enquêteurs doutent de la version que la mère éplorée relaie dans les médias. Dans les jours suivants, ils placent la jeune femme, mais aussi son compagnon et le beau-père de Fiona, Berkane Maklouf, sur écoute. À l'issue de leur garde à vue quelques jours plus tard, le couple finit par être mis en examen. En 2022, après quatre procès et un pourvoi en cassation, le couple est condamné définitivement pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Cécile Bourgeon écope de 20 ans de prison et son compagnon de 18 ans. Mais le mystère reste entier : le corps de la petite fille n'a jamais été retrouvé et les circonstances exactes de sa mort demeurent inconnues. Qu'est-ce qui a permis aux enquêteurs d'obtenir les aveux de la mère de famille ? Comment expliquer le comportement de Cécile Bourgeon après la mort de sa fille ? La voix du crime de cet épisode est Emma Oliveira, psychocriminologue et autrice du podcast Psychologue du crime. Au micro de Marie Zafimehy, elle raconte comment elle a conseillé les enquêteurs au début de l'affaire alors qu'elle revenait tout juste de congé maternité et qu'elle était confrontée pour la première fois à une affaire d'infanticide.
Margaux - c'est un nom d'emprunt - accuse de viol l'avocat Alex Ursulet, connu notamment pour avoir défendu le tueur en série Guy Georges. En 2019 elle a porté plainte contre cet homme. Les faits qu'elle dénonce ont eu lieu un an et demi auparavant alors qu'elle commençait un stage chez ce ténor du barreau. L'avocat est radié du barreau à l'issue d'une procédure disciplinaire mais fait appel, et peut donc continuer d'exercer. Il nie les faits que Margaux lui reproche, multiplie les procédures d'appel et porte plainte pour dénonciation calomnieuse. En novembre 2025 à l'issue de 5 jours de procès, il est acquitté au bénéfice du doute. Le parquet a fait appel et Margaux attend le prochain procès. Comment vit-elle toute cette procédure ? La voix du crime de cet épisode c'est donc Margaux, qui accuse son célèbre confrère Alex Ursulet de viol. Elle témoigne au micro de Marie Zafimehy.
Le 24 janvier 2023, Florence Talbourdet, 24 ans, s'enfuit de l'appartement qu'elle partage avec son petit-ami, Florian Oxaran. Elle est figée par la peur, c'est ce qu'elle dira plus tard. Des collègues de travail viennent la chercher et la conduisent à l'hôpital, la jeune fille a le visage tuméfié. Après avoir fait constater ses blessures, elle porte plainte le lendemain au commissariat contre Florian Oxaran, c'est le nom de son petit ami qu'elle accuse de viols conjugaux. La violence utilisée est telle, que le jeune homme est même par la suite poursuivi pour actes de tortures et de barbarie. La voix du crime de cet épisode c'est maître Fanny Comarmond. Elle est l'avocate de Florence Talbourdet, elle raconte au micro de Marie Zafimehy ce dossier de violences conjugales qui occupe une place singulière au sein de son cabinet.
Le 22 mai 1986, Marie-Thérèse Bonfanti, mère de famille de 25 ans, disparaît à Pontcharra en Isère. L'enquête patine et un non-lieu finit par être prononcé. Pendant des décennies, la famille Bonfanti se bat jusqu'à ce que le dossier soit rouvert en 2020. Deux ans plus tard, Yves Chatain, l'homme devant chez qui sa voiture avait été retrouvée, avoue le meurtre en garde à vue. Grâce à ses indications, le corps de la victime est retrouvé. Mais lui et son avocat contestent sa mise en examen : pour eux, 36 ans après les faits, le meurtre est prescrit. Débute alors une bataille judiciaire qui s'est terminée en janvier 2026 devant l'assemblée plénière de la Cour de cassation avec une question centrale : peut-on encore juger un meurtre avoué et élucidé trente-six ans après les faits ou bien est-il considéré comme prescrit ? La plus haute juridiction française a finalement constaté la prescription du crime : le suspect, malgré ses aveux, ne sera jamais jugé. La voix du crime de cet épisode a accompagné les proches de Marie-Thérèse Bonfanti dans cette épreuve. Au micro de Marie Zafimehy, l'avocate à la Cour, Maître Catherine Bauer-Violas raconte comment elle a représenté cette famille soudée lors de leur dernier espoir de voir un jour un procès se tenir.
Dix-sept ans après la mort de l'abbé Pierre, admiré pour son engagement en faveur des plus démunis par le biais de sa fondation et des structures Emmaüs, l'image du saint se brise en 2024. En un an, quatre rapports font état de 68 victimes de viols et d'agressions sexuelles commis par l'abbé Pierre, dont 12 mineures. Emmaüs et l'Église catholique ont depuis engagé des processus d'indemnisation. Une enquête en cours menée par la Commission indépendante d'études sur les violences commises par l'abbé Pierre. Composée de chercheurs, elle a pour but de comprendre ce qui a conduit à l'établissement et au maintien du silence. Comment expliquer que l'abbé Pierre ait pu agir en toute impunité ? Avait-il des complices ? A-t-il été couvert ? Certaines personnes ont pourtant alerté. La voix du crime de cet épisode est l'une d'entre elles : elle a parlé puis a enfoui ces violences sexuelles dans sa mémoire durant cinq décennies. Rachel Le Nan a été victime de l'abbé Pierre lorsqu'elle avait huit ans. Au micro de Marie Zafimehy, elle raconte pourquoi elle a décidé d'enquêter sur sa propre histoire et sur le système d'omerta qui a régné autour de l'homme d'Église et de ceux qui l'entouraient.
Le 16 octobre 2020, Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie, sort du collège de Conflans-Sainte-Honorine où il enseigne dans les Yvelines. Un islamiste radicalisé de 18 ans l'attaque au couteau et le tue. Cet assassinat est l'aboutissement d'un engrenage mortel. Le professeur était visé depuis une semaine par des dénonciations en ligne, notamment sur les réseaux sociaux, où il était accusé d'avoir montré des caricatures du prophète Mahomet en classe en demandant aux élèves musulmans de sortir. Une adolescente, qui s'avérera ensuite avoir été absente lors du cours et avoir menti, a propagé la rumeur auprès de son père, Brahim Chnina. Il a posté une vidéo sur les réseaux sociaux pour dénoncer la situation et a obtenu le soutien du prédicateur Abdelhakim Sefrioui - autant d'éléments qui ont préparé les conditions d'une infraction terroriste, d'après les juges. Comment défendre un homme qui a participé à cette fatwa numérique selon la cour d'assises spéciale de Paris, mais qui n'a aucun lien avec le terroriste ? La voix du crime de cet épisode est l'un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui. Au micro de Marie Zafimehy, Maître Vincent Brengarth explique pourquoi, selon sa ligne de défense, son client est innocent et livre les raisons qui l'ont poussé à se pourvoir en cassation à l'issue du procès en appel en mars 2026.














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