Campagne présidentielle - mon point de vu
Bonjour
J'aime le débat et la liberté de penser ...mais plusieurs éléments sur le traitement de la campagne présidentielle m'insupportent.
D'abord je considère que le temps d'analyse et le crédit consacré aux sondages est indécent. Les questions ne sont pas souvent opportunes et cela ne participe pas à une prise de conscience des électeurs. On nous présente des explications de chiffres, partiels, qui ne sont que le fruit d'une réflexion personnelle d'un salarié d'institut de sondage.
Et pour le compte de qui ? Certainement pas pour les électeurs.
Ce genre d'individu oriente voire impose une pensée menant à un but recherché: éliminer un candidat ( chronologiquement Fillon, Hamon, Melanchon au 1er tour et Le Pen au second tour) ou favoriser un autre ( le cas Macron semble de jour en jour plus évident). Outre le coût important et inutile que cela représente, tout ce temps passé à formuler des hypothèses et suggestions est perdu pour évoquer les programmes politiques. Quid des affaires personnelles qui entravent le temps nécessaire à la compréhension des sujets de fond.
Je pense que la faute en revient aux médias qui, comme dirait Coluche, "s'autorisent à penser" que nous sommes friands de ces analyses et de ce qui ressemble à la télé-réalité des candidats...
Ne trouvez vous pas que cela nous conditionne, perturbe notre perception propre et nous ramolli ???
Même si je ne voterai jamais pour Le Pen, la plupart des journalistes et Bourdin en particulier ce matin oublient, à vouloir se réclamer de ceux qui "bousculent" les candidats, de rester neutres.
Quoiqu'on en dise si le fn existe dans le paysage politique français c'est que le parti est inscrit dans la démocratie. A ce titre chaque journaliste, consultant, analyste ou autre intervenant de la campagne devrait aborder de la même manière et avec le même flegme les questions et sujets qu'ils proposent aux candidats.
Lorsque j'entend Bourdin répéter 5 fois la même question au candidat ou son représentant, qu'il assène des affirmations aussi peu recherchées sans prêter attention à la réponse fournie, je ne me dis pas qu'il élève le débat mais qu'il ne fait pas avancer la discussion, ni rehausse le niveau du traitement de la campagne.
Ce qui me désole le plus c'est que, sous le couvert de l'esprit républicain, les médias nous dictent de voter pour le 2ème candidat qualifié au second tour (quelqu'il soit) pour ne pas que Le Pen soit élue...
N'est-ce pas antidémocratique ou du moins anti déontologique ???
Le mérite de l'élection c'est l'adhésion volontaire des électeurs. Dans le cas présent les médias sortent de leur devoir de réserve et d'équité. Ils tentent par leurs interventions emprunte de fébrilité de nous faire culpabiliser en rejetant la responsabilité sur ceux qui voterait blanc et pas systématiquement pour le rival du fn ci ce dernier arriverait au pouvoir. Inciter les électeurs à voter pour un candidat qu'il ne soutiennent pas mais afin de contrer le fn, s'apparente à une forme de propagande qui ne doit pas exister si l'on estime vivre libre en démocratie.
Que penser du comportement de ceux qui prennent à partie les invités d'émission pour pointer du doigt un candidat éliminé du 1er tour qui ne donne pas de consignes de vote au second tour?
L'entourage et alliés des candidats peuvent se le permettre, c'est le jeu démocratique, mais je ne l'admet pas dès lors que ça émane des médias journalistes intellectuels et autres.
Enfin pourquoi existe-il un vote blanc ? Cette possibilité de vote n'est pas évoquée ni valorisée. Ne serait-ce pas là une vraie évolution de nos institutions ? La voix des électeurs qui ne se retrouvent dans aucune candidature n'est pas comptabilisée. Je considère que cela fausse les résultats et donc ne consolide pas la légitimité d'un élu.
Si vous partagez cet avis je vous invite à le partager le plus largement possible. Même si cela n'aura aucun effet à court terme, nous pourrons peut-être espérer voir du respect de la franchise et de la probité dans les suffrages directs.
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